Effets hématologiques
et
extra-hématologiques
Notion de tissus
compartimentaux et non
compartimentaux
Rappels :
LES MODES D'IRRADIATION
CONTAMINATION
CONTAMINATION
EXTERNE
EXTERNE
IRRADIATION
IRRADIATION
EXTERNE
EXTERNE
CONTAMINATION
CONTAMINATION
INTERNE
INTERNE
3 modes d’exposition
IRRADIATION
EXTERNE
X, , n
CONTAMINATION
EXTERNE
X,
CONTAMINATION
INTERNE X,
}
ORGANISME PROFOND COUCHE CORNEE
EPIDERME
COUCHE BASALE
DANGER RELATIF DES DIVERS RAYONNEMENTS SELON
LES MODALITES D’IRRADIATION
EMISSIONS
ALPHA BETA GAMMA NEUTRONS
MODALITES
D’IRRADIATION
EXPOSITION
EXTERNE
0 0 +++ +++
CONTAMINATION
EXTERNE
0 +++ +++ 0
CONTAMINATION
INTERNE
+++ ++ ++ 0
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets des rayonnements
ionisants sur
L’ADN et la cellule
CHRONOLOGIE DES EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS IONISANTS
0 IRRADIATION
10-15 s Ionisations, excitations
10-5 s Formation de radicaux, produits moléculaires
seconde Atteinte des molécules vitales
minute Lésions de l'ADN
jour, Mort cellulaire
semaine
Effets déterministes
année
Cancérisation
descendance Mutations génétiques
Lésions initiales
Temps Irradiation
10-15s radiolyse de l’eau
ionisation directe
10-6s radicaux libres
LESIONS MOLECULAIRES: ADN, PROTEINES, LIPIDES
LESIONS MOLECULAIRES AU NIVEAU DE LA CELLULE
LESIONS DU CYTOPLASME
• LESIONS DES PROTEINES
• LESIONS DE MITOCHONDRIES
LESIONS MEMBRANAIRES
•ATTEINTE DES ACIDES GRAS
- ALTERATIONS DES STRUCTURES
- LESIONS DES PROTEINES
•CONSEQUENCES :
- DEGRADATION DES RECEPTEURS MEMBRANAIRES
- DEGRADATION DES SYSTEMES DE TRANSPORTS ET DES FLUX
•PHENOMENE INFLAMMATOIRE
LESIONS NUCLEAIRES
•••
800 000 000 de Km d’ADN sont produits chaque jour dans nos cellules.
Le métabolisme cellulaire produit des radicaux libres à l’origine de
lésions de l’ADN :
• 30 000 cassures simple brin / jour / cellule
2 cassures double brin / jour / cellule
• 500 000 cassures double brin / seconde dans nos cellules
1 Gy provoque :
1000 cassures simple brin / cellule
40 cassures double brin / cellule
EFFETS CHROMOSOMIQUES
DES RAYONNEMENTS IONISANTS
LOIS DE BERGONIE ET TRIBONDEAU
" PLUS UNE CELLULE EST :
- JEUNE,
- PEU DIFFERENCIEE,
- A FORTE ACTIVITE DE REPRODUCTION,
PLUS ELLE EST RADIOSENSIBLE"
EFFETS SUR L'ORGANISME
RADIOPATHOLOGIE
4 GRANDS TYPES D'OBSERVATIONS
HIROSHIMA, NAGASAKI
POPULATIONS PARTICULIERES
IRRADIATION ACCIDENTS
EXPERIMENTATION ANIMALE
LESION
ADN
REPARATION PAS DE REPARATION
REPARATION FIDELE REPARATION FAUTIVE
MORT CELLULAIRE
ALTERATION VIABLE
EFFETS OBLIGATOIRES
PAS D'EFFET EFFETS ALEATOIRES
SOMATIQUES GENETIQUES
EFFETS OBLIGATOIRES EFFETS ALEATOIRES
OU DETERMINISTES OU NON DETERMINISTES
OU NON STOCHASTIQUES OU STOCHASTIQUES
MORT CELLULAIRE SURVIE DE CELLULES LESEES
SEUIL DE DOSE CONNU PAS DE SEUIL DE DOSE
RECONNU
OBLIGATOIRES NON OBLIGATOIRES
EFFET PROPORTIONNEL A LA FREQUENCE
DOSE PROPORTIONNELLE A LA DOSE
GRAVITE LIEE A LA DOSE GRAVITE NON LIEE A LA DOSE
CARACTERISTIQUES NON CARACTERISTIQUES
GENERALEMENT PRECOCES TARDIFS
OU MOYEN TERME
• SYNDROME D'IRRADIATION • CANCERS
GLOBALE AIGUE • EFFETS GENETIQUES
• BRULURES RADIOLOGIQUES
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets des rayonnements
ionisants sur
Les tissus
Organisation tissulaire
Schématiquement
Deux types d’organisation
•Tissus « compartimentaux »
( en anglais « HIERARCHICAL »)
• Tissus « non-compartimentaux »
( en anglais « FLEXIBLE »)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
TISSUS
COMPARTIMENTAUX
Organisation tissulaire
•Tissus compartimentaux
Plusieurs
« compartiments »
Cellules souches
Compartiment de maturation
Cellules différenciées
Organisation tissulaire
Exemple de tissu compartimental
La Moelle osseuse
Trois « compartiments » :
Les cellules souches (moelle)
Le compartiment de maturation (moelle)
Les cellules différenciées (sang)
EFFETS AU NIVEAU TISSULAIRE
TISSUS COMPARTIMENTAUX
COMPARTIMENT COMPARTIMENT COMPARTIMENT
SOUCHE DE MATURATION FONCTIONNEL
Nombreuses mitoses Moins de mitoses Pas de mitoses
Cellules indifférenciées Différentiation en cours Cellules différenciées
TRES RADIOSENSIBLE PEU RADIOSENSIBLE RADIORESISTANT
••MOELLE
MOELLEOSSEUSE
OSSEUSE
••EPITHELIUMS
EPITHELIUMS(muqueuses)
(muqueuses)
••TISSU SEMINIFERE
TISSU SEMINIFERE
••CRISTALLIN
CRISTALLIN
••......
Organisation tissulaire
•Tissus compartimentaux
Si l’on ne considère que la mort mitotique,
Seules les cellules qui se divisent
seront sensibles à l’action des
rayonnements ionisants, c’est-à-dire :
Les cellules souches ( ++ )
(Les cellules du compartiment de maturation)
Organisation tissulaire
Tissus compartimentaux
Les cellules différenciées, qui ne se
divisent plus,
sont – théoriquement - totalement
radiorésistantes …
Organisation tissulaire
Tissus compartimentaux
Si toutes les cellules souches sont
détruites,
Le délai d’expression du déficit
fonctionnel de l’organe ou du tissu
irradié dépend étroitement de la
durée de vie des cellules
différenciées
Organisation tissulaire
Exemple de la moelle osseuse
Neutropénie et thrombopénie sont observées
après seulement quelques jours
(correspondant à la durée de vie –courte- des
leucocytes et des plaquettes)
En revanche, l’anémie n’est observée qu’après
quelques semaines (la durée de vie des
hématies étant de 120 jours)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
TISSUS NON
COMPARTIMENTAUX
Organisation tissulaire
Tissus non compartimentaux
Comportement très différent
Pas de cellules souches individualisées
Chaque cellule de l’organe ou du tissu
peut, si nécessaire, jouer ce rôle, pour
remplacer une cellule mourant dans le
voisinage
Organisation tissulaire
Tissus non compartimentaux
Si le tissu (ou l’organe) a été irradié, les
cellules entrant en mitose pour remplacer
les cellules mourant au terme normal de
leur vie de cellules différenciées,
meurent de « mort mitotique»
Avec comme conséquence la diminution
progressive du nombre de cellules
nobles du tissu ou de l’organe en cause
Organisation tissulaire
Cette diminution progressive peut être très
longtemps tolérée par l’organisme ,
Cependant , arrive un moment où le nombre
de cellules atteint un seuil considéré comme
non-tolérable
Est alors envoyé un « message » (par
Cytokines?) enjoignant à l’ensemble des
cellules de l’organe de se diviser pour
compenser le déficit …(mécanisme de
l’hypertrophie compensatrice)
Organisation tissulaire
Mais comme les cellules ont été
préalablement irradiées, elles meurent
alors toutes ensemble de mort
mitotique, pouvant entraîner la
disparition complète de l’organe ou du
tissu plusieurs mois voire années après
l’irradiation ...
Ce phénomène est décrit comme le
phénomène d’ « Avalanche »
TISSUS NON COMPARTIMENTAUX
(flexibles ou "non hiérarchisés)
PAS DE COMPARTIMENT CELLULAIRE
SPECIALISE DANS LA REPRODUCTION
RENOUVELLEMENT A LA DEMANDE
PAR MITOSE DE CELLULES FONCTIONNELLES
LESION
LESION
STIMULATION
STIMULATION
MITOSES
MITOSES
REGENERATION
REGENERATION
• TISSUS A INHIBITION
INHIBITION
RENOUVELLEMENT LENT
• CELLULES A VIE LONGUE ARRET
ARRET DES
DESMITOSES
MITOSES
• TAUX DE RENOUVELLEMENT FAIBLE
• FOIE,REIN...
LESION
TISSUS NON COMPARTIMENTAUX STIMULATION
MITOSES
REGENERATION
INHIBITION
ARRET DES MITOSES
LESION
LESION
MITOSES ABORTIVES
STIMULATION
STIMULATION
MITOSES RARES
MITOSES
MITOSES Lésions ADN EFFETS TARDIFS
REGENERATION FAIBLE
RADIOSENSIBILITE
INHIBITION
PHENOMENES
D'AVALANCHE
ARRET DES MITOSES
EXPRESSION
EXPLOSIVE
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets observés
Effets déterministes
Effets Déterministes précoces
et tardifs
Très schématiquement
Effets précoces: avant 6 mois
Effets tardifs : après 6 mois
Effets précoces et tardifs
•Effets précoces
Si l’on exclue les effets précoces
catastrophiques des irradiations
accidentelles à très fortes doses,
Les effets précoces sont liés pour
l’essentiel aux
tissus compartimentaux avec
cellules différenciées à durée de
vie brève
Effets précoces et tardifs
Exemples
Moelle osseuse
Épiderme, durée de vie des cellules
différenciées (de la cellule souche au
stratum corneum) :
3 semaines
Si destruction de toutes les cellules
souches ; la mise à nu du derme
( épithélite exsudative ) n’est observée
qu’au bout de 3 semaines
Effets précoces et tardifs
•Effets tardifs
Physiopathologie beaucoup plus complexe,
les effets sont liés :
En théorie, aux tissus compartimentaux
avec durée de vie longue des cellules
différenciées ( rare …)
Aux tissus non compartimentaux,
presque toujours à rythme de
prolifération lent
Effets précoces et tardifs
Les effets tardifs peuvent être
aussi liés :
Aux lésions tardives directement
consécutives à des réactions
précoces très sévères
Au développement d’une
FIBROSE radio-induite plus ou
moins sévère ( +++)
Organisation tissulaire
Leseffets varient également
avec différents facteurs
Le volume irradié
Le fractionnement
L’étalement….
Effets déterministes: tissus
les plus sensibles
Organes hématopoïétiques
La peau
Gonades
Le tube digestif
Le cristallin
Le système nerveux central
Tissus embryonnaires
L’irradiation globale aiguë
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Organes
hématopoïétiques
LES CELLULES DU SANG
GLOBULES ROUGES (HEMATIES )
GLOBULES BLANCS MONONUCLEAIRES
GLOBULES BLANCS POLYNUCLEAIRES
LYMPHOCYTES
PLAQUETTES
Moelle osseuse
Un modèle de :
Tissucompartimental
A temps de doublement rapide
Responsable d’effets (très)
précoces
Moelle osseuse
Maturation et durée de vie des cellules différenciées
Maturation Durée de
vie
Lignée blanche 5-13 jours 6-24
heures
Lignée plaquettaire 4-10 jours 8-9 jours
Lignée rouge 4-7 jours 120jours
Moelle osseuse
•La radiosensibilité particulière des
cellules souches hématopoïétiques est
connue depuis le début du XXème siècle
•Cette radiosensibilité est responsable
(en l’absence de traitement) de l’effet
létal des irradiations totales dépassant
quelques Gy
•Avec une « LD 50 » (dose létale 50%)
d’environ 4-5 Gy
Moelle osseuse
Si l’irradiation (thérapeutique ou
accidentelle) est localisée
On considère qu’une dose de 15-20 Gy
tue toutes les cellules souches dans le
volume irradié
Cependant, les zones de moelle osseuse
non irradiée peuvent compenser le
déficit
Et ré-ensemencer les territoires irradiés
Moelle osseuse
Les conséquences hématologiques
sont donc directement
proportionnelles au pourcentage de
moelle osseuse
• Plus ce volume est important
• Plus l’aplasie sera sévère
Moelle osseuse
Cependant le paramètre « Volume » dépend étroitement de l’âge
du patient
La distribution de la moelle osseuse variant (beaucoup…) selon
l’âge
Chez le nourrisson et le jeune enfant : pratiquement tous les os
contiennent de la moelle osseuse
Chez l’adulte de 40 ans : la moelle osseuse se concentre dans
les vertèbres et les os plats
- 50% dans le rachis lombaire et les os du pelvis
- 30% dans les os du thorax (vertèbres et côtes)
Chez le sujet âgé : quasiment toute la moelle osseuse s’est
concentrée dans les os du bassin
Si bien qu’une irradiation localisée du bassin est susceptible
d’entraîner une aplasie sévère chez un sujet âgé (ce qui est
exceptionnel chez un adulte jeune)
Moelle osseuse
Compte tenu de sa prolifération
rapide, la moelle osseuse est très
sensible à l’étalement de
l’irradiation
A l’inverse , comme la plupart des
tissus / organes responsables d’effets
précoces, la moelle osseuse est peu
sensible au fractionnement
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang
1 Gy
Hématies
(unités arbitraires)
P. N. Neutro
Lymphocytes
0 10 20 30 40 50 60
Jours
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang
2 Gy
Hématies
(unités arbitraires)
P. N. Neutro
Lymphocytes
0 10 20 30 40 50 60
Jours
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang
3 Gy
(unités arbitraires)
Hématies
P. N. Neutro
Lymphocytes
0 10 20 30 40 50 60
Jours
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
La peau
Peau
•Historiquement :
Premier organe pour lequel un effet
biologique a été observé
Médecins allemands
Henri Becquerel
Pierre Curie – Marie Curie
Peau
• Trois couches :
Épiderme ( compartimental )
Derme ( non compartimental )
Hypoderme ( non compartimental
)
La peau peut présenter des
complications précoces (aiguës)
et/ou tardives (chroniques)
STRUCTURE DE LA PEAU
Peau
Effets précoces ( aigus)
Après une dose unique délivrée à haut
débit
4-5 Gy : Épilation simple et transitoire
6-12 Gy : Érythème, puis pigmentation
12-15 Gy : Épithélite sèche, avec érythème
et desquamation
15-25 Gy : Épithélite exsudative ( mise à nu
du derme )
> 25 Gy : Radionécrose
Peau
Effets précoces ( aigus ) :
Liés essentiellement à l’épiderme
Très sensibles à l’étalement
Peu sensibles au
fractionnement
Peau
Effets tardifs (chroniques)
Impliquent les trois couches cutanées (alors
que les effets précoces impliquaient surtout
l’épiderme)
Aspects cliniques très différents des réactions
précoces
Peu sensibles à l’étalement
Très sensibles au fractionnement
Peau
A noter
Les effets tardifs ( chroniques ) peuvent
survenir :
Soit après une irradiation aiguë (qui a pu
être responsable de réactions précoces)
Ou après une irradiation « chronique » à
très bas débit de dose, qui n’a entraînée
par elle-même aucune réaction
cutanée (Cas des pionniers de la
Radiologie …)
Peau
Effets tardifs (chroniques)
Peuvent combiner de diverses façons
Atrophie cutanée
Fibrose ( sclérose ) cutanéo-sous-cutanée
Hypo ou hyperpigmentation
Télangiectasies
Hyperkératose
Modifications des phanères ( ongles,
pilosité)
Peau
Ces effets tardifs peuvent
évoluer vers des complications
plus ou moins sévères :
Gêne fonctionnelle
Radionécrose tardive
Cancers secondaires ( radio-
induits)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Gonades
Gonades
Testicules
Fonction de spermatogenèse :
• oligospermie pour ~ 0,5 Gy
• stérilité transitoire pour ~ 2 Gy
• stérilité définitive pour ~ 6 Gy
Fonction hormonale très peu perturbée par les
expositions
Ovaires
Fonction hormonale et émission d'ovules sont
étroitement liées
L'efficacité des expositions est en rapport direct
avec l'âge :
• ménopause pour 12 à 15 Gy chez une femme de 25 ans
• ménopause pour ~ 7 Gy chez une femme de 40 ans
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Tube digestif
Le tube digestif
•Un organe complexe comprenant
Un tissus compartimental
Un ( ou plusieurs ) tissus non
compartimentaux
Pourra présenter successivement
des effets précoces et des effets
tardifs
Exemple : le tube digestif
Le tube digestif
•Le tube digestif :
Un tissu compartimental : la muqueuse,
responsable d’effets précoces
( diarrhée, douleurs abdominales )
Plusieurs tissus non compartimentaux :
sous-muqueuse, musculeuse, séreuse,
possiblement responsables d’effets
tardifs (sténose, occlusion, obstruction…)
Tube digestif
L'atteintedu tractus digestif par de
fortes doses peut mettre en cause le
pronostic vital.
Pour des expositions uniques :
1à 2 Gy nausées, vomissements tardifs
~ 3 Gy vomissements précoces
~ 4 Gy diarrhées
~ 5 Gy diarrhées sanglantes
~ 6 Gy perforations digestives
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le cristallin
Le cristallin
Les cristallins présentent une sensibilité très
particulière à l'exposition aux rayonnements
ionisants:
L'effet appartient à la catégorie
déterministe, mais...
il est tardif, et ...
plus important pour des expositions aux
neutrons que pour les autres rayonnements
Le résultat est l'apparition d'une cataracte
Seuil d'apparition :
~ 10 Gy pour les photons
~ 5 à 8 Gy pour les neutrons
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le système nerveux
central
Le SNC
Effets tardifs :
L’exemple du Système Nerveux
Central
Les neurones ne se divisent pas, donc
sont résistants à la «mort mitotique»
Mais on connaît des lésions tardives du
SNC, parfois sévères
Le SNC
Enfait, ces lésions tardives du
SNC sont liées :
Aux cellules gliales
A l’endothélium vasculaire
Tous deux étant des tissus non
compartimentaux à prolifération lente
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le tissus embryonnaire
L ’EMBRYOGENESE
EFFETS SUR L ’EMBRYON
L ’EMBRYOGENESE S ’ETEND DE LA FECONDATION A LA FIN DU
DEUXIEME MOIS(FOETOGENESE, AU DELA)
CORRESPOND A LA PERIODE DE
DIFFERENCIATION DE CHACUN DES
ORGANES
PERIODE DE GRANDE SENSIBILITE A TOUS LES AGRESSIFS :
RADIATIONS IONISANTES, VIRUS, PARASITES, AGENTS
CHIMIQUES...
APPRECIATION DU RISQUE ET CONDUITE PRATIQUE :
EVITER L’IRRADIATION DES FEMMES ENCEINTES
DOSE INFERIEURE A 100 mSv : RISQUE NEGLIGEABLE
DOSE SUPERIEURE A 200 mSv : INTERRUPTION DE GROSSESSE
CONSEILLEE
DOSE DE 100 A 200 mSv : ATTITUDE MODULEE
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
L’irradiation globale
aiguë
L'IRRADIATION GLOBALE AIGUE
SYNDROME NERVEUX CENTRAL
SYNDROME INTESTINAL
SYNDROME
HEMATOPOIETIQUE
PHASE DE LATENCE
(Phase de rémission)
APPARENTE
( pour D < 10 Gy)
DOSE AUGMENTE, PHASE :
PLUS COURTE
PLUS TARDIVE
MAUVAISE QUALITE
PHASE INITIALE
• SEUIL : 0,7 GY
• SIGNES GENERAUX
(neurovégétatifs, digestifs)
• DOSE AUGMENTE, PHASE :
PLUS PRECOCE
PLUS FORTE
PLUS LONGUE
PHENOMENES PEU PRECIS
RESSEMBLANCE AVEC PHENOMENES PSYCHOLOGIQUES
CEPENDANT
DOSIMETRIE CLINIQUE POSSIBLE
Dose absorbée probable > 15 Gy 8 à 15 Gy 4 à 8 Gy 2 à 4 Gy 1 à 2 Gy < 1 Gy
Début des prodromes Premières minutes 30 min à 1 h 1hà2h >2 h
Détresse circulatoire + - - - - -
Convulsions + - - - - -
Désorientation - Obnubilation + +/ - - - - -
Erythème -Oedème précoce + +/ - +/ - - - -
Diarrhée + + +/ - +/ - +/ - -
Hyperthermie +++ ++ + + - -
Céphalées - Asthénie +++ +++ ++ + + -
Nausées - Vomissements +++ +++ ++ ++ + -
Parotidite - - -
Apparition dans les 24 heures
Erythème précoce - - -
PHASE D'ETAT
D > 10-15 Gy
SYNDROME NERVEUX
CENTRAL
PERENNISATION ET
AGGRAVATION DE LA
PHASE INITIALE :
PAS DE REMISSION
TROUBLES NERVEUX
AVANT COMA
MORT RAPIDE
D > 6 Gy D > 1 Gy
SYNDROME INTESTINAL SYNDROME HEMATOLOGIQUE
ZONE DE LA DL 50
EXPRESSION EN QUELQUES JOURS
DE LA PERTE DES CELLULES DE LA EXPRESSION EN 3 SEMAINES
MUQUEUSE INTESTINALE : D'UNE APLASIE MEDULLAIRE :
ANOREXIE, DIARRHEES TROUBLES INFECTIEUX
INFECTIONS TROUBLES DE LA COGULATION
DESHYDRATATION ANEMIE
HEMORRAGIESDIGESTIVES LES LYMPHOCYTES ONT DISPARU
OCCLUSIONS, PERFORATIONS...
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Conclusion
Exces st at ist ique de risque
Faisceau de courbes ét ablies
d' après les observat ions expér iment ales
et les enquêt es épidémiologiques
aux doses élevées.
Zone
d' ext rapolat ion
1 Sv Dose
Exces st at ist ique de risque
relat ion linéaire r et enue
pour les besoins de la
radioprot ect ion par la CI PR
Domaine de dose pour
lesquelles les études
épidémiologiques ne
per met tent pas de relat ion linéaire
quadrat ique
conclur e de manièr e
(la plus plausible
signifi cative à chez l' homme)
l' existence d' un risque
0,1 Gy
"pseudo seuil"
Hypothèse possible,mais Dose
non ét ablie, d' un eff et
bénéfi que des f aibles doses
HORMESI S
Tableau 6 des maladies
professionnelles
Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique
consécutif à une exposition aiguë………………………………………….. 30 jours
Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique
consécutif à une exposition chronique ………………………… 1an
Blépharite ou conjonctivite…………………………………………………… 7 jours
Kératite…………………………………………………………………………… 1 an
Cataracte………………………………………………………………………… 10 ans
Radiodermites aiguës…………………………………………………………. 60 jours
Radiodermites chroniques…………………………………………………… 10 ans
Radio-épithélite aiguë des muqueuses…………………………………….. 60 jours
Radiolésions chroniques des muqueuses………………………………… 5 ans
Radionécrose osseuse………………………………………………………… 30 ans
Leucémies……………………………………………………………………….. 30 ans
Cancers bronco-pulmonaire primitif par inhalation …………… 30 ans
Sarcome osseux………………………………………………………………… 50 ans