0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues83 pages

Effets Hemato RX

Le document traite des effets hématologiques et extra-hématologiques des rayonnements ionisants, en expliquant les modes d'irradiation, les effets biologiques sur l'ADN et les cellules, ainsi que les différences entre tissus compartimentaux et non compartimentaux. Il souligne la radiosensibilité des cellules souches, les effets déterministes et aléatoires de l'irradiation, ainsi que les conséquences sur des organes spécifiques comme la moelle osseuse. Enfin, il aborde la chronologie des effets biologiques et les implications pour la santé humaine.

Transféré par

animer759
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues83 pages

Effets Hemato RX

Le document traite des effets hématologiques et extra-hématologiques des rayonnements ionisants, en expliquant les modes d'irradiation, les effets biologiques sur l'ADN et les cellules, ainsi que les différences entre tissus compartimentaux et non compartimentaux. Il souligne la radiosensibilité des cellules souches, les effets déterministes et aléatoires de l'irradiation, ainsi que les conséquences sur des organes spécifiques comme la moelle osseuse. Enfin, il aborde la chronologie des effets biologiques et les implications pour la santé humaine.

Transféré par

animer759
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Effets hématologiques

et
extra-hématologiques
Notion de tissus
compartimentaux et non
compartimentaux
Rappels :
LES MODES D'IRRADIATION

CONTAMINATION
CONTAMINATION
EXTERNE
EXTERNE

IRRADIATION
IRRADIATION
EXTERNE
EXTERNE

CONTAMINATION
CONTAMINATION
INTERNE
INTERNE
3 modes d’exposition

IRRADIATION
EXTERNE 
X,  , n


CONTAMINATION
EXTERNE

X, 


CONTAMINATION
INTERNE X, 

}
ORGANISME PROFOND COUCHE CORNEE
EPIDERME
COUCHE BASALE
DANGER RELATIF DES DIVERS RAYONNEMENTS SELON
LES MODALITES D’IRRADIATION

EMISSIONS
ALPHA BETA GAMMA NEUTRONS
MODALITES
D’IRRADIATION

EXPOSITION
EXTERNE
0 0 +++ +++
CONTAMINATION
EXTERNE
0 +++ +++ 0
CONTAMINATION
INTERNE
+++ ++ ++ 0
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets des rayonnements
ionisants sur
L’ADN et la cellule
CHRONOLOGIE DES EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS IONISANTS

0 IRRADIATION

10-15 s Ionisations, excitations

10-5 s Formation de radicaux, produits moléculaires

seconde Atteinte des molécules vitales

minute Lésions de l'ADN

jour, Mort cellulaire


semaine
Effets déterministes
année
Cancérisation

descendance Mutations génétiques


Lésions initiales
Temps Irradiation

10-15s radiolyse de l’eau


ionisation directe

10-6s radicaux libres

LESIONS MOLECULAIRES: ADN, PROTEINES, LIPIDES


LESIONS MOLECULAIRES AU NIVEAU DE LA CELLULE

LESIONS DU CYTOPLASME

• LESIONS DES PROTEINES


• LESIONS DE MITOCHONDRIES

LESIONS MEMBRANAIRES

•ATTEINTE DES ACIDES GRAS


- ALTERATIONS DES STRUCTURES
- LESIONS DES PROTEINES

•CONSEQUENCES :
- DEGRADATION DES RECEPTEURS MEMBRANAIRES
- DEGRADATION DES SYSTEMES DE TRANSPORTS ET DES FLUX
•PHENOMENE INFLAMMATOIRE

LESIONS NUCLEAIRES
•••
800 000 000 de Km d’ADN sont produits chaque jour dans nos cellules.

Le métabolisme cellulaire produit des radicaux libres à l’origine de


lésions de l’ADN :

• 30 000 cassures simple brin / jour / cellule


2 cassures double brin / jour / cellule
• 500 000 cassures double brin / seconde dans nos cellules

1 Gy provoque :
1000 cassures simple brin / cellule
40 cassures double brin / cellule
EFFETS CHROMOSOMIQUES
DES RAYONNEMENTS IONISANTS
LOIS DE BERGONIE ET TRIBONDEAU

" PLUS UNE CELLULE EST :


- JEUNE,
- PEU DIFFERENCIEE,
- A FORTE ACTIVITE DE REPRODUCTION,

PLUS ELLE EST RADIOSENSIBLE"


EFFETS SUR L'ORGANISME
RADIOPATHOLOGIE
4 GRANDS TYPES D'OBSERVATIONS
 HIROSHIMA, NAGASAKI
 POPULATIONS PARTICULIERES
IRRADIATION  ACCIDENTS
 EXPERIMENTATION ANIMALE

LESION
ADN

REPARATION PAS DE REPARATION

REPARATION FIDELE REPARATION FAUTIVE

MORT CELLULAIRE

ALTERATION VIABLE

EFFETS OBLIGATOIRES
PAS D'EFFET EFFETS ALEATOIRES
SOMATIQUES GENETIQUES
EFFETS OBLIGATOIRES EFFETS ALEATOIRES
OU DETERMINISTES OU NON DETERMINISTES
OU NON STOCHASTIQUES OU STOCHASTIQUES

MORT CELLULAIRE SURVIE DE CELLULES LESEES

 SEUIL DE DOSE CONNU  PAS DE SEUIL DE DOSE


RECONNU
 OBLIGATOIRES  NON OBLIGATOIRES
 EFFET PROPORTIONNEL A LA  FREQUENCE
DOSE PROPORTIONNELLE A LA DOSE

 GRAVITE LIEE A LA DOSE  GRAVITE NON LIEE A LA DOSE

 CARACTERISTIQUES  NON CARACTERISTIQUES

GENERALEMENT PRECOCES  TARDIFS


OU MOYEN TERME
• SYNDROME D'IRRADIATION • CANCERS
GLOBALE AIGUE • EFFETS GENETIQUES
• BRULURES RADIOLOGIQUES
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets des rayonnements
ionisants sur
Les tissus
Organisation tissulaire

Schématiquement
Deux types d’organisation
•Tissus « compartimentaux »
( en anglais « HIERARCHICAL »)

• Tissus « non-compartimentaux »
( en anglais « FLEXIBLE »)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
TISSUS
COMPARTIMENTAUX
Organisation tissulaire

•Tissus compartimentaux

Plusieurs
« compartiments »

 Cellules souches
 Compartiment de maturation
 Cellules différenciées
Organisation tissulaire

 Exemple de tissu compartimental


La Moelle osseuse

Trois « compartiments » :
Les cellules souches (moelle)
Le compartiment de maturation (moelle)
Les cellules différenciées (sang)
EFFETS AU NIVEAU TISSULAIRE

TISSUS COMPARTIMENTAUX

COMPARTIMENT COMPARTIMENT COMPARTIMENT


SOUCHE DE MATURATION FONCTIONNEL
Nombreuses mitoses Moins de mitoses Pas de mitoses
Cellules indifférenciées Différentiation en cours Cellules différenciées

TRES RADIOSENSIBLE PEU RADIOSENSIBLE RADIORESISTANT

••MOELLE
MOELLEOSSEUSE
OSSEUSE
••EPITHELIUMS
EPITHELIUMS(muqueuses)
(muqueuses)
••TISSU SEMINIFERE
TISSU SEMINIFERE
••CRISTALLIN
CRISTALLIN
••......
Organisation tissulaire

•Tissus compartimentaux
Si l’on ne considère que la mort mitotique,
Seules les cellules qui se divisent
seront sensibles à l’action des
rayonnements ionisants, c’est-à-dire :
Les cellules souches ( ++ )
(Les cellules du compartiment de maturation)
Organisation tissulaire

Tissus compartimentaux

Les cellules différenciées, qui ne se


divisent plus,
sont – théoriquement - totalement
radiorésistantes …
Organisation tissulaire

Tissus compartimentaux

Si toutes les cellules souches sont


détruites,
Le délai d’expression du déficit
fonctionnel de l’organe ou du tissu
irradié dépend étroitement de la
durée de vie des cellules
différenciées
Organisation tissulaire
Exemple de la moelle osseuse

Neutropénie et thrombopénie sont observées


après seulement quelques jours
(correspondant à la durée de vie –courte- des
leucocytes et des plaquettes)

En revanche, l’anémie n’est observée qu’après


quelques semaines (la durée de vie des
hématies étant de 120 jours)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
TISSUS NON
COMPARTIMENTAUX
Organisation tissulaire
Tissus non compartimentaux

Comportement très différent

Pas de cellules souches individualisées


Chaque cellule de l’organe ou du tissu
peut, si nécessaire, jouer ce rôle, pour
remplacer une cellule mourant dans le
voisinage
Organisation tissulaire

Tissus non compartimentaux


Si le tissu (ou l’organe) a été irradié, les
cellules entrant en mitose pour remplacer
les cellules mourant au terme normal de
leur vie de cellules différenciées,
meurent de « mort mitotique»
Avec comme conséquence la diminution
progressive du nombre de cellules
nobles du tissu ou de l’organe en cause
Organisation tissulaire
 Cette diminution progressive peut être très
longtemps tolérée par l’organisme ,
 Cependant , arrive un moment où le nombre
de cellules atteint un seuil considéré comme
non-tolérable
 Est alors envoyé un « message » (par
Cytokines?) enjoignant à l’ensemble des
cellules de l’organe de se diviser pour
compenser le déficit …(mécanisme de
l’hypertrophie compensatrice)
Organisation tissulaire

 Mais comme les cellules ont été


préalablement irradiées, elles meurent
alors toutes ensemble de mort
mitotique, pouvant entraîner la
disparition complète de l’organe ou du
tissu plusieurs mois voire années après
l’irradiation ...
 Ce phénomène est décrit comme le
phénomène d’ « Avalanche »
TISSUS NON COMPARTIMENTAUX
(flexibles ou "non hiérarchisés)

PAS DE COMPARTIMENT CELLULAIRE


SPECIALISE DANS LA REPRODUCTION

RENOUVELLEMENT A LA DEMANDE
PAR MITOSE DE CELLULES FONCTIONNELLES

LESION
LESION

STIMULATION
STIMULATION

MITOSES
MITOSES

REGENERATION
REGENERATION

• TISSUS A INHIBITION
INHIBITION
RENOUVELLEMENT LENT
• CELLULES A VIE LONGUE ARRET
ARRET DES
DESMITOSES
MITOSES
• TAUX DE RENOUVELLEMENT FAIBLE
• FOIE,REIN...
LESION

TISSUS NON COMPARTIMENTAUX STIMULATION

MITOSES

REGENERATION

INHIBITION

ARRET DES MITOSES

LESION
LESION
MITOSES ABORTIVES
STIMULATION
STIMULATION
MITOSES RARES
MITOSES
MITOSES Lésions ADN EFFETS TARDIFS

REGENERATION FAIBLE
RADIOSENSIBILITE

INHIBITION
PHENOMENES
D'AVALANCHE
ARRET DES MITOSES
EXPRESSION
EXPLOSIVE
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Effets observés
Effets déterministes
Effets Déterministes précoces
et tardifs

Très schématiquement

Effets précoces: avant 6 mois


Effets tardifs : après 6 mois
Effets précoces et tardifs

•Effets précoces
Si l’on exclue les effets précoces
catastrophiques des irradiations
accidentelles à très fortes doses,
Les effets précoces sont liés pour
l’essentiel aux
tissus compartimentaux avec
cellules différenciées à durée de
vie brève
Effets précoces et tardifs
 Exemples
Moelle osseuse
Épiderme, durée de vie des cellules
différenciées (de la cellule souche au
stratum corneum) :
3 semaines
 Si destruction de toutes les cellules
souches ; la mise à nu du derme
( épithélite exsudative ) n’est observée
qu’au bout de 3 semaines
Effets précoces et tardifs

•Effets tardifs
Physiopathologie beaucoup plus complexe,
les effets sont liés :
En théorie, aux tissus compartimentaux
avec durée de vie longue des cellules
différenciées ( rare …)
Aux tissus non compartimentaux,
presque toujours à rythme de
prolifération lent
Effets précoces et tardifs
Les effets tardifs peuvent être
aussi liés :
Aux lésions tardives directement
consécutives à des réactions
précoces très sévères
Au développement d’une
FIBROSE radio-induite plus ou
moins sévère ( +++)
Organisation tissulaire

Leseffets varient également


avec différents facteurs

Le volume irradié


Le fractionnement
L’étalement….
Effets déterministes: tissus
les plus sensibles
 Organes hématopoïétiques
 La peau
 Gonades

 Le tube digestif

 Le cristallin

Le système nerveux central

Tissus embryonnaires

L’irradiation globale aiguë


EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS

Organes
hématopoïétiques
LES CELLULES DU SANG

 GLOBULES ROUGES (HEMATIES )

 GLOBULES BLANCS MONONUCLEAIRES

 GLOBULES BLANCS POLYNUCLEAIRES

 LYMPHOCYTES

 PLAQUETTES
Moelle osseuse

Un modèle de :

Tissucompartimental
A temps de doublement rapide
Responsable d’effets (très)
précoces
Moelle osseuse

Maturation et durée de vie des cellules différenciées

Maturation Durée de
vie

Lignée blanche 5-13 jours 6-24


heures
Lignée plaquettaire 4-10 jours 8-9 jours
Lignée rouge 4-7 jours 120jours
Moelle osseuse

•La radiosensibilité particulière des


cellules souches hématopoïétiques est
connue depuis le début du XXème siècle
•Cette radiosensibilité est responsable
(en l’absence de traitement) de l’effet
létal des irradiations totales dépassant
quelques Gy
•Avec une « LD 50 » (dose létale 50%)
d’environ 4-5 Gy
Moelle osseuse

 Si l’irradiation (thérapeutique ou
accidentelle) est localisée
 On considère qu’une dose de 15-20 Gy
tue toutes les cellules souches dans le
volume irradié
 Cependant, les zones de moelle osseuse
non irradiée peuvent compenser le
déficit
 Et ré-ensemencer les territoires irradiés
Moelle osseuse

Les conséquences hématologiques


sont donc directement
proportionnelles au pourcentage de
moelle osseuse

• Plus ce volume est important


• Plus l’aplasie sera sévère
Moelle osseuse
 Cependant le paramètre « Volume » dépend étroitement de l’âge
du patient
 La distribution de la moelle osseuse variant (beaucoup…) selon
l’âge

 Chez le nourrisson et le jeune enfant : pratiquement tous les os


contiennent de la moelle osseuse
 Chez l’adulte de 40 ans : la moelle osseuse se concentre dans
les vertèbres et les os plats
- 50% dans le rachis lombaire et les os du pelvis
- 30% dans les os du thorax (vertèbres et côtes)
 Chez le sujet âgé : quasiment toute la moelle osseuse s’est
concentrée dans les os du bassin

Si bien qu’une irradiation localisée du bassin est susceptible


d’entraîner une aplasie sévère chez un sujet âgé (ce qui est
exceptionnel chez un adulte jeune)
Moelle osseuse

 Compte tenu de sa prolifération


rapide, la moelle osseuse est très
sensible à l’étalement de
l’irradiation

A l’inverse , comme la plupart des


tissus / organes responsables d’effets
précoces, la moelle osseuse est peu
sensible au fractionnement
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang

1 Gy

Hématies
(unités arbitraires)

P. N. Neutro

Lymphocytes

0 10 20 30 40 50 60
Jours
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang

2 Gy

Hématies
(unités arbitraires)

P. N. Neutro

Lymphocytes

0 10 20 30 40 50 60
Jours
Plaquettes
Nombre d'éléments figurés dans le sang

3 Gy
(unités arbitraires)

Hématies

P. N. Neutro

Lymphocytes

0 10 20 30 40 50 60
Jours
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
La peau
Peau

•Historiquement :
Premier organe pour lequel un effet
biologique a été observé
Médecins allemands
Henri Becquerel
Pierre Curie – Marie Curie
Peau

• Trois couches :
Épiderme ( compartimental )
Derme ( non compartimental )
Hypoderme ( non compartimental
)
La peau peut présenter des
complications précoces (aiguës)
et/ou tardives (chroniques)
STRUCTURE DE LA PEAU
Peau
Effets précoces ( aigus)
Après une dose unique délivrée à haut
débit
4-5 Gy : Épilation simple et transitoire
6-12 Gy : Érythème, puis pigmentation
12-15 Gy : Épithélite sèche, avec érythème
et desquamation
15-25 Gy : Épithélite exsudative ( mise à nu
du derme )
> 25 Gy : Radionécrose
Peau

Effets précoces ( aigus ) :

Liés essentiellement à l’épiderme

Très sensibles à l’étalement


Peu sensibles au
fractionnement
Peau
Effets tardifs (chroniques)

Impliquent les trois couches cutanées (alors


que les effets précoces impliquaient surtout
l’épiderme)
Aspects cliniques très différents des réactions
précoces
 Peu sensibles à l’étalement
Très sensibles au fractionnement
Peau
A noter
Les effets tardifs ( chroniques ) peuvent
survenir :
Soit après une irradiation aiguë (qui a pu
être responsable de réactions précoces)
Ou après une irradiation « chronique » à
très bas débit de dose, qui n’a entraînée
par elle-même aucune réaction
cutanée (Cas des pionniers de la
Radiologie …)
Peau
Effets tardifs (chroniques)
Peuvent combiner de diverses façons
 Atrophie cutanée
 Fibrose ( sclérose ) cutanéo-sous-cutanée
 Hypo ou hyperpigmentation
 Télangiectasies
 Hyperkératose
 Modifications des phanères ( ongles,
pilosité)
Peau

Ces effets tardifs peuvent


évoluer vers des complications
plus ou moins sévères :
Gêne fonctionnelle
Radionécrose tardive
Cancers secondaires ( radio-
induits)
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Gonades
Gonades
 Testicules
 Fonction de spermatogenèse :
• oligospermie pour ~ 0,5 Gy
• stérilité transitoire pour ~ 2 Gy
• stérilité définitive pour ~ 6 Gy
 Fonction hormonale très peu perturbée par les
expositions

 Ovaires
 Fonction hormonale et émission d'ovules sont
étroitement liées
 L'efficacité des expositions est en rapport direct
avec l'âge :
• ménopause pour 12 à 15 Gy chez une femme de 25 ans
• ménopause pour ~ 7 Gy chez une femme de 40 ans
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Tube digestif
Le tube digestif

•Un organe complexe comprenant


Un tissus compartimental
Un ( ou plusieurs ) tissus non
compartimentaux
Pourra présenter successivement
des effets précoces et des effets
tardifs
Exemple : le tube digestif
Le tube digestif

•Le tube digestif :


Un tissu compartimental : la muqueuse,
responsable d’effets précoces
( diarrhée, douleurs abdominales )
Plusieurs tissus non compartimentaux :
sous-muqueuse, musculeuse, séreuse,
possiblement responsables d’effets
tardifs (sténose, occlusion, obstruction…)
Tube digestif
 L'atteintedu tractus digestif par de
fortes doses peut mettre en cause le
pronostic vital.
 Pour des expositions uniques :
1à 2 Gy  nausées, vomissements tardifs
~ 3 Gy  vomissements précoces
~ 4 Gy  diarrhées
~ 5 Gy  diarrhées sanglantes
~ 6 Gy  perforations digestives
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le cristallin
Le cristallin
 Les cristallins présentent une sensibilité très
particulière à l'exposition aux rayonnements
ionisants:
 L'effet appartient à la catégorie
déterministe, mais...
 il est tardif, et ...
 plus important pour des expositions aux
neutrons que pour les autres rayonnements
 Le résultat est l'apparition d'une cataracte
 Seuil d'apparition :
 ~ 10 Gy pour les photons
 ~ 5 à 8 Gy pour les neutrons
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le système nerveux
central
Le SNC

Effets tardifs :
L’exemple du Système Nerveux
Central
Les neurones ne se divisent pas, donc
sont résistants à la «mort mitotique»
Mais on connaît des lésions tardives du
SNC, parfois sévères
Le SNC

Enfait, ces lésions tardives du


SNC sont liées :
Aux cellules gliales
A l’endothélium vasculaire

Tous deux étant des tissus non


compartimentaux à prolifération lente
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le tissus embryonnaire
L ’EMBRYOGENESE
EFFETS SUR L ’EMBRYON

 L ’EMBRYOGENESE S ’ETEND DE LA FECONDATION A LA FIN DU


DEUXIEME MOIS(FOETOGENESE, AU DELA)

 CORRESPOND A LA PERIODE DE
DIFFERENCIATION DE CHACUN DES
ORGANES
 PERIODE DE GRANDE SENSIBILITE A TOUS LES AGRESSIFS :

RADIATIONS IONISANTES, VIRUS, PARASITES, AGENTS


CHIMIQUES...
 APPRECIATION DU RISQUE ET CONDUITE PRATIQUE :
EVITER L’IRRADIATION DES FEMMES ENCEINTES
 DOSE INFERIEURE A 100 mSv : RISQUE NEGLIGEABLE
 DOSE SUPERIEURE A 200 mSv : INTERRUPTION DE GROSSESSE

CONSEILLEE
 DOSE DE 100 A 200 mSv : ATTITUDE MODULEE
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
L’irradiation globale
aiguë
L'IRRADIATION GLOBALE AIGUE

SYNDROME NERVEUX CENTRAL

SYNDROME INTESTINAL

SYNDROME
HEMATOPOIETIQUE
PHASE DE LATENCE
(Phase de rémission)
APPARENTE
( pour D < 10 Gy)

DOSE AUGMENTE, PHASE :


 PLUS COURTE
 PLUS TARDIVE
 MAUVAISE QUALITE

PHASE INITIALE
• SEUIL : 0,7 GY
• SIGNES GENERAUX
(neurovégétatifs, digestifs)
• DOSE AUGMENTE, PHASE :
 PLUS PRECOCE
 PLUS FORTE
 PLUS LONGUE
PHENOMENES PEU PRECIS
RESSEMBLANCE AVEC PHENOMENES PSYCHOLOGIQUES
CEPENDANT
DOSIMETRIE CLINIQUE POSSIBLE
Dose absorbée probable > 15 Gy 8 à 15 Gy 4 à 8 Gy 2 à 4 Gy 1 à 2 Gy < 1 Gy

Début des prodromes Premières minutes 30 min à 1 h 1hà2h >2 h

Détresse circulatoire + - - - - -
Convulsions + - - - - -
Désorientation - Obnubilation + +/ - - - - -
Erythème -Oedème précoce + +/ - +/ - - - -
Diarrhée + + +/ - +/ - +/ - -
Hyperthermie +++ ++ + + - -
Céphalées - Asthénie +++ +++ ++ + + -
Nausées - Vomissements +++ +++ ++ ++ + -
Parotidite - - -
Apparition dans les 24 heures
Erythème précoce - - -
PHASE D'ETAT
D > 10-15 Gy
SYNDROME NERVEUX
CENTRAL
PERENNISATION ET
AGGRAVATION DE LA
PHASE INITIALE :
 PAS DE REMISSION
 TROUBLES NERVEUX
AVANT COMA
 MORT RAPIDE

D > 6 Gy D > 1 Gy

SYNDROME INTESTINAL SYNDROME HEMATOLOGIQUE


ZONE DE LA DL 50
EXPRESSION EN QUELQUES JOURS
DE LA PERTE DES CELLULES DE LA EXPRESSION EN 3 SEMAINES
MUQUEUSE INTESTINALE : D'UNE APLASIE MEDULLAIRE :
 ANOREXIE, DIARRHEES  TROUBLES INFECTIEUX
 INFECTIONS  TROUBLES DE LA COGULATION
 DESHYDRATATION  ANEMIE
 HEMORRAGIESDIGESTIVES  LES LYMPHOCYTES ONT DISPARU
 OCCLUSIONS, PERFORATIONS...
EFFETS BIOLOGIQUES
DES RAYONNEMENTS
IONISANTS
Conclusion
Exces st at ist ique de risque
Faisceau de courbes ét ablies
d' après les observat ions expér iment ales
et les enquêt es épidémiologiques
aux doses élevées.

Zone
d' ext rapolat ion

1 Sv Dose

Exces st at ist ique de risque

relat ion linéaire r et enue


pour les besoins de la
radioprot ect ion par la CI PR
Domaine de dose pour
lesquelles les études
épidémiologiques ne
per met tent pas de relat ion linéaire
quadrat ique
conclur e de manièr e
(la plus plausible
signifi cative à chez l' homme)
l' existence d' un risque
0,1 Gy
"pseudo seuil"

Hypothèse possible,mais Dose


non ét ablie, d' un eff et
bénéfi que des f aibles doses
HORMESI S
Tableau 6 des maladies
professionnelles
 Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique
consécutif à une exposition aiguë………………………………………….. 30 jours
 Anémie, leucopénie, thrombopénie ou syndrome hémorragique
consécutif à une exposition chronique ………………………… 1an
 Blépharite ou conjonctivite…………………………………………………… 7 jours
 Kératite…………………………………………………………………………… 1 an
 Cataracte………………………………………………………………………… 10 ans
 Radiodermites aiguës…………………………………………………………. 60 jours
 Radiodermites chroniques…………………………………………………… 10 ans
 Radio-épithélite aiguë des muqueuses…………………………………….. 60 jours
 Radiolésions chroniques des muqueuses………………………………… 5 ans
 Radionécrose osseuse………………………………………………………… 30 ans
 Leucémies……………………………………………………………………….. 30 ans
 Cancers bronco-pulmonaire primitif par inhalation …………… 30 ans
 Sarcome osseux………………………………………………………………… 50 ans

Vous aimerez peut-être aussi