REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE DE PARAKOU
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INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS ET OBSTETRICAUX
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ECOLE SUPERIEURE DES INFIRMIERS ET INFIRMIERES D’ETAT (ESIIE)
RAPPORT DE FIN STAGE EN ZONE RURALE AU CENTRE DE SANTE DE DJOUGOU II
Période: 17/03/2025 au 28/05/2025 Année d’étude: licence 2
Lieu de stage: Centre de santé de DJOUGOU II
REALISER PAR:
Encadreurs de stage : KINIFO Koudous
[Link] Comlan Prospère KORA koto Kamarou
Mme FOUDOU T. Safouratou SERO-KPERA Samirath
Remerciem
ent
Nous remercions particulièrement Monsieur SOUSSE C. Prospère, notre maître de
stage, pour son accueil chaleureux, son encadrement rigoureux, ainsi que pour les
conseils précieux qu’il nous a prodigués tout au long de notre immersion
professionnelle.
Nos sincères remerciements vont également à toute l’équipe du centre de santé de
Djougou 2, notamment celles et ceux du dispensaire, de la maternité et de la
pharmacie, pour leur disponibilité, leur bienveillance et leur accompagnement
quotidien qui ont grandement facilité notre intégration et notre apprentissage.
Enfin, nous adressons nos vifs remerciements à l’Institut de Formation en Soins
Infirmiers et Obstétricaux pour la formation de qualité qu’il nous dispense, ainsi qu’à
l’ensemble du corps enseignant pour son soutien constant et son engagement dans
notre réussite. 2
Plan
INTRODUCTIONS
CONNAISSANCE DE LA COMMUNAUTE
Caractéristiques sanitaires de la localité
Le diagnostic communautaire
Analyse et interprétation des données recueillies
• Synthèse des problèmes de santé identifié dans la localité
ACTIVITES MENEES
Activités menées en rapport avec les problèmes de santé
identifiés
Activités menées au centre de santé
Autres activités menées
DIFFICULTES RENCONTREES
SUGGESTIONS
CONCLUSION
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INTRODUCTION (1/3)
• Dans le cadre de notre formation à l’Institut de
Formation en Soins Infirmiers et Obstétricaux,
nous avons effectué de nous immerger dans un
environnement sanitaire réel afin de mieux
comprendre les enjeux de santé publique au
sein d’une communauté.
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INTRODUCTION (2/3)
• Répartis entre le dispensaire, la maternité et la
pharmacie, nous avons mené des activités variées,
allant de la collecte de données communautaires, à la
prise en charge des usagers, en passant par la
sensibilisation sur les problèmes de santé identifiés,
et la participation à la gestion des recettes
pharmacologiques.
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INTRODUCTION (3/3)
Ce rapport présente, dans un premier temps, les
caractéristiques de la localité et du centre de santé,
ensuite le diagnostic communautaire basé sur les
données recueillies, et enfin les différentes activités
que nous avons menées durant cette période de stage.
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CONNAISSANCE DE LA
COMMUNAUTE
• Caractéristiques de la localité
• Aspect historique
L’histoire de la ville de Djougou est profondément
ancrée dans des traditions royales et spirituelles
transmises de génération en génération. Selon les
récits oraux, les origines de Djougou remontent à
une ancienne union dont sont issus trois fils :
Gourougou, Mova et Kpetoni.
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L’un des épisodes fondateurs de cette localité débute dans la commune de
Bouloum, située à 5 km de l’actuelle Djougou. Un tisserand gourmantché du nom
d’Atchoukouma y vécut. Ce dernier aurait soigné la fille aînée du chef Sassirou,
grièvement blessée. En signe de reconnaissance, il l’épousa et se retira avec elle
dans la forêt de Zougu, aujourd’hui connue sous le nom de Zougu-Wangara, qui
devint par la suite le quartier spirituel et la demeure du chef de terre.
Pendant ce temps, des événements tragiques secouaient Sassirou : une série
de morts mystérieuses frappait la communauté. Pour conjurer cette malédiction,
les princes sollicitèrent l’aide de Gourougou, l’un des fils fondateurs, qui, après
s’être enfui, fut retrouvé puis caché dans la forêt de Zougu.
C’est là que débuta une nouvelle lignée royale. Gourougou fut
appelé à monter sur le trône, et pour symboliser ce pouvoir, une
amulette sacrée fut placée à ses pieds lors de son intronisation.
Cet objet devint un symbole traditionnel de la royauté, transmis à
chaque nouveau roi.
Au il du temps, Sassirou et Zougu sont devenus les quartiers
spirituels de Djougou, tandis que le quartier de Kilir, lieu de la
résidence royale, est devenu le centre politique. Quant au quartier
commercial, il s’est développé autour de la ville de Djougou, qui
garde aujourd’hui encore les traces de cette riche histoire royale
et mystique.
CONNAISSANCE DE LA
COMMUNAUTE
• Caractéristiques de la localité
• Aspect géographique et démographique
La commune de Djougou est située dans le nord-ouest du
Bénin, précisément dans le département de la Donga. Elle
s’étend sur une superficie de plus de 3 966 km², ce qui en
fait l’une des communes les plus vastes du pays. Elle est
limitée au nord par la commune de Copargo, au sud par
Ouaké, à l’est par Bassila, et à l’ouest par la frontière
avec le tchaorou.
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Le relief de la région est essentiellement constitué de plateaux entrecoupés de
collines, avec une végétation de type soudano-guinéen. Le climat est de type
tropical, caractérisé par deux grandes saisons : une saison pluvieuse allant de
mai à octobre, et une saison sèche de novembre à avril, marquée par
l’harmattan. La pluviométrie annuelle moyenne varie entre 1 000 et 1 200 mm.
Sur le plan démographique, la commune de Djougou est fortement peuplée, avec
une population estimée à environ 270 000 habitants selon les dernières données
de l’INSAE. Elle est majoritairement jeune, avec une forte proportion de
personnes âgées de moins de 25 ans. La ville est un véritable carrefour culturel,
regroupant plusieurs ethnies telles que les Dendi, Yom, Peulh, Fon,
Gourmantché et Bariba, vivant en relative harmonie.
Cette diversité ethnique et culturelle confère à Djougou une richesse sociale et
une dynamique communautaire favorables à la promotion des actions de santé et
de développement local
CONNAISSANCE DE LA
COMMUNAUTE
• Caractéristiques de la localité
• Aspect économique et socioculturel
L’économie de la commune de Djougou repose
principalement sur l’agriculture, l’élevage, le commerce
et l’artisanat. La majorité de la population active travaille
dans l’agriculture vivrière, cultivant notamment le maïs,
le mil, le sorgho, le manioc, l’igname et le coton.
L’élevage, principalement extensif, concerne les bovins,
ovins, caprins, volailles et porcins.
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Le marché central de Djougou, l’un des plus grands de la région, constitue
un véritable pôle commercial. Il attire non seulement les habitants de la
commune, mais aussi ceux des localités voisines, y compris du Togo
voisin. Le commerce transfrontalier est donc une activité importante dans
l’économie locale.
L’artisanat y est aussi très développé, notamment à travers la fabrication de
tissus traditionnels, la poterie, la vannerie, la forge et la maroquinerie. On
y retrouve aussi des tisserands, des forgerons et des sculpteurs, dont le
savoir-faire est transmis de génération en génération.
Il existe des microfinances et des micro-banques qui permettent à la
population d’épargner. Parmi ceux-ci nous avons la CLCAM, le PADME,
la PTT et le DONGA WUMEN. Par ailleurs les principales sources de
dépenses dans cet arrondissement sont : le mariage, le baptême, la santé et
la scolarisation.
Situation nosologique de la population de Djougou
MOIS
CIBLES COUVERTURE
INDICATEURS
MENSUELLES Février Mars Avril CUMULEE (%)
BCG /Polio 109 96 115 113 103,05
Penta 1, 2, 3 105 371 338 400 301,58
VRR / VAA 105 139 114 137 100,31
CPN 115 279 400 354 88,98
ACCOUCHEMENT 100 92 92 81 86,66
PF 587 118 100 180 22,60
SOINS CURATIFS 3321 416 156 184 07,58
MALNUTRITION 29 06 08 04 24,13
Synthèse des problèmes de santé identifié dans la
localité
Affections
Paludisme Gastro- Diarrhée Traumatisme
IRAB Anémie
Simple entérites fébrile généralisé
Mois
Février 107 38 64 61 52 1
Mars 129 39 55 52 40 2
Avril 75 18 37 50 45 0
Total 311 95 156 163 137 3
Activités menées en rapport avec les problèmes de
santé identifiés
DATE LIEU THEME ABORDE PUBLIC RESPONSABLE
CIBLE
03/04/2025 Cs djougou II Respect du calendrier IDE SOUSSE C Prospère
vaccinale Les mères d
09/04/2025 NALOHOU Paludisme/bonne Tout le IDE SOUSSE C Prospère
pratique monde
11/04/2025 Lycée IST/VIH-SIDA Les élèves IDE SOUSSE C Prospère
technique de (prévention-dépistage-
djougou traitement)
07/05/2025 KPASSI l’hygiène corporelle et Tout le IDE SOUSSE C Prospère
alimentaire monde
12/05/2025 WORGOU L’inconvénients de Tout IDE SOUSSE C Prospère
l'automédication le monde
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
Au dispensaire
Accueil et Installation du patient ;
La prise des constantes (la température, la tension, la
taille, le poids, le périmètre brachial) ;
Leurs transcriptions dans le carnet de soins ;
La réalisation du Test de Diagnostic Rapide TDR ;
Le remplissage des registres de soins curatif, PCIME
(Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant),
de vaccination en poste fixe ;
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
Au dispensaire
La prise en charge des hypertendus ;
Le dépistage et la prise en charge des enfants malnutris ;
L’indication des posologies des médicaments et leur
voie d’administration aux patients ;
Le remplissage des carnets de santé et des cartes
infantiles ;
Le remplissage des supports de données au quotidien ;
La mise en pratique de la DSI (Démarche en Soins
Infirmiers) sur les patients ;
Au dispensaire
KINIFO KORA KOTO SERO KPERA SOULEY GOMINA
KOUDOUS KAMAROU SAMIRATH NABILATH
Consultations (enfants et adultes) 185 190 110 103
Suture 5 3 01 02
Dépistage de malnutrition 11 10 15 16
Abord veineux 92 90 80 73
Pose de perfusion 45 40 50 56
Réalisation des pansements 108 98 80 85
Injection intramusculaire 52 62 58 62
Injection intraveineuse 98 90 69 70
IEC Vaccination 92 85 81 78
Vaccination en post-fixe 92 85 81 78
Vaccination en stratégie avancée 05 03 04 03
Tri des déchets biomédicaux 55 60
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
A la maternité
Accueil et Installation du patient ;
La prise des constantes (la température, la tension, la
taille, le poids) ;
Leurs transcriptions dans le carnet de soins ;
La réalisation du Test de Diagnostic Rapide TDR,
Test Biologique de Grossesse TBG, Test de VIH ;
Le remplissage des registres de soins curatif, de
consultation prénatale, d’accouchement, PTME et
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
A la maternité
Actes d’accouchement, consultation prénatale,
consultation postnatale ;
La réalisation de soins aux patients pris pour consultation
de soins curatifs ;
L’indication des posologies des médicaments et leur voie
d’administration aux femmes ;
L’assistance à la prise en charge des femmes pour une
planification familiale ;
Soins aux nouveau-nés ;
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
A la maternité
KINIFO KORA KOTO SERO KPERA SOULEY
KOUDOUS KAMAROU SAMIRATH GOMINA
NABILATH
CPN 39 42 49 53
PF 19 18 22 20
Accouchement 4 7 5 3
Soins usuels du nouveau-nés 13 20 16 14
VAT 69 66 57 56
GATPA 4 7 5 3
Examen du nouveau ne 13 20 16 14
Examen du placenta 4 7 5 3
ACTIVITES MENEES AU CENTRE
DE SANTE
La pharmacie
L’enregistrement des médicaments vendus
Le suivi des entrées et sorties de médicaments
L’élaboration des bordereaux de recettes
Le respect des normes de conservation
DIFFICULTES
RENCONTREES
• Le manque de matériel pour certaines
activités pratiques.
• Le retard de certains patients aux rendez-
vous. (suite de soins)
• Quelques problèmes de communication avec
les patients qui ne parlaient pas bien le
français.
DIFFICULTES
RENCONTREES
• Refus de certaines femmes de se faire
examiner par des stagiaires hommes ;
• La difficulté financière et certaines exigences
culturelles des patientes empechant une bonne
prise en charge ;
• Mobilisation insuffisante de la population lors
des séances de vaccinations stratégies avancée
CONCLUSION
• MUTATIONS DU CYCLE DE L’EAU
ET LES FORMES D’ADAPTATION
PAYSANNE A MANIGRI
Malgré quelques difficultés rencontrées, ce stage nous a
permis de développer notre sens de la responsabilité, notre
capacité d’adaptation et notre esprit d’équipe. Il constitue
ainsi une étape importante dans notre formation en soins
infirmiers et obstétricaux.
Nous repartons de cette expérience avec un regard plus
engagé envers la santé communautaire et la volonté de
continuer à œuvrer pour le bien-être des populations.
CONCLUSION
• MUTATIONS DU CYCLE DE L’EAU
ET LES FORMES
Ce stage communautaire D’ADAPTATION
réalisé au centre de santé de Djougou 2 a été
PAYSANNE A MANIGRI
une expérience enrichissante, à la fois sur le plan professionnel,
humain et social. Il nous a permis de mieux comprendre les réalités
sanitaires d’un milieu rural, d’identifier les principaux problèmes de
santé de la communauté et de participer activement aux efforts de
promotion de la santé.
Grâce à l’encadrement du personnel soignant et à l’implication
de la population, nous avons pu mener diverses activités de
sensibilisation, d’éducation, de soins et de gestion, tout en renforçant
nos compétences pratiques.
SUGGESTION
• MUTATIONS DU CYCLE DE L’EAU
ET LES FORMES D’ADAPTATION
Renforcer PAYSANNE
les séances de
A MANIGRI sensibilisation
communautaire, surtout dans les quartiers éloignés,
afin de mieux informer la population sur les bonnes
pratiques sanitaires.
Améliorer l’équipement du centre de santé en
fournissant du matériel médical de base nécessaire
aux soins quotidiens.
SUGGESTION
• MUTATIONS DU CYCLE DE L’EAU
ET LES FORMES D’ADAPTATION
Former davantage le personnel
PAYSANNE communautaire sur les
A MANIGRI
méthodes de communication adaptées aux réalités locales.
Faciliter le déplacement des agents de santé en mettant à
disposition des moyens de transport pour les activités de
terrain.
Traduire certains messages de santé en langues locales,
afin de mieux toucher les populations non francophones.
Résultats et discussion
Merci pour votre aimable
attention