Formation en vaccinologie
simplifiée
Maladies cibles du PEV
I-Population cible du PEV
Quelles sont les cibles du PEV ?
• Enfants de 0 à 11 mois
• Filles de 09 ans
• Les femmes enceintes
• Cible du rattrapage :
12 à 23 mois pour tous les antigènes
10 à 14 ans pour la vaccination contre le HPV
II-Calendrier vaccinal
Vaccins, Nombre de contacts et Voie d’administration(1/2)
Antigène Désignation Nombre de
doses
Vaccin contre l’Hépatite B dose à la naissance DNHép B 1
Bacille de Calmette et Guérin BCG 1
Vaccin Polio Oral VPO 4
Diphtérie-Tétanos-Coqueluche, Hépatite B, DTC-Hép B-Hib 3
Hémophilus-influenzae-b (Penta)
Vaccin antipneumococcique 13 valent PCV13 3
Rotarix Rota 2
Vaccin Polio Inactivé VPI 2
Vaccin combiné rougeole-rubéole RR 2
Vaccin Antiamaril VAA 1
Men Afrivac (Vaccin contre la méningite A) Men A 1
Vaccin Contre le Papilloma Virus humain HPV 2
Vaccin combiné Tétanos Diphtérie Td 5
Vaccins, Nombre de contact et Voie d’administration(2/2)
Antigènes voie d’administration Site d’administration
BCG, Intra Dermique (ID) Bras gauche
DTC-Hép B - Hib Intra Musculaire (IM) Bras gauche (deltoïde)
VPI Intra Musculaire (IM) Cuisse gauche ( face latero
externe)
RR, VAA Sous Cutané (SC) Deltoïde (bras gauche)
PCV 13 Intra Musculaire (IM) Cuisse droite ( face latero
externe)
Men AFRIVAC Intra Musculaire (IM) Cuisse gauche ( face latero
externe)
VPO Orale (O) Bouche
Rota Orale (O) Face interne de la joue
Nouveau calendrier vaccinal de l’enfant (1/2)
Contact
Age Vaccins Maladies
s
Enfant de 0-23 mois
Hépatite virale B,
A la naissance 1er
DN HépB, BCG, VPO 0
Tuberculose, Poliomyélite
A 6 semaines DTC-Hép B-Hib 1,
(1 mois et 2ème VPO1, PCV13-1, Diphtérie, Tétanos,
demi) Rota1, VPI-1
Coqueluche, Hépatite virale B,
A 10 semaines
DTC-Hép B-Hib 2, VPO Poliomyélite,
(2 mois et 3ème
2, PCV13-2, Rota 2
demi) Méningite à Hémophilus
influenzae de type b,
A 14 semaines Méningite à pneumocoque et
DTC-Hép B-Hib 3,
(3 mois et 4ème
VPO3, PCV13-3, VPI-2 Infections respiratoires aiguës,
demi)
Nouveau calendrier vaccinal de l’enfant (2/2)
Age Contacts Vaccins Maladies
Enfant de 0-23 mois
Rougeole,
Rubéole,
9 mois 5ème RR1, VAA, Men A Fièvre jaune,
Méningite A
15 mois 6ème RR2 Rougeole-rubéole
Jeunes filles de 9 ans
1er HPV1
9 ans (filles) HPV2 (6 mois Cancer du col de l’utérus
2ème
après)
Calendrier vaccinal de la Femme enceinte
Période Durée de
Contact Vaccin Maladies
d’administration protection
1ère consultation 1er Td 1 Pas de protection
prénatale (CPN1)
2e consultation 2ème Td 2 3 ans
prénatale (CPN2), 4
semaines après le Td 1 Tétanos
Diphtérie
6 mois après le Td 2 3ème Td 3 5 ans
1 an après le Td 3 4ème Td 4 10 ans
1 an après le Td 4 5ème Td 5 A vie
Rattrapage des cibles du PEV (1/3)
Calendrier vaccinal Période de
Antigène
Nombre de dose Âge d'administration rattrapage
Hépatite B à la naissance 1 dose A la Naissance (24h de vie) Jusqu’à 72h de vie
BCG 1 dose A la naissance Jusqu'à 23 mois
VPO Zéro 1 dose A la naissance Jusqu'à 2 semaines
6 semaines (1 mois et demi),
VPO 3 doses 10 semaines (2 mois et demi) Jusqu'à 23 mois
14 semaines (3 mois et demi)
6 semaines (1 mois et demi)
VPI 2 doses Jusqu'à 23 mois
14 semaines (3 mois et demi)
6 semaines (1 mois et demi),
Penta (DTC-HepB-Hib) 3 doses 10 semaines (2 mois et demi) Jusqu'à 23 mois
14 semaines (3 mois et demi)
6 semaines (1 mois et demi),
Rota 2 doses Jusqu'à 23 mois
10 semaines (2 mois et demi)
Rattrapage des cibles du PEV (2/3)
Calendrier vaccinal
Antigène Nombre de Période de rattrapage
Âge d'administration
dose
6 semaines (1 mois et demi),
10 semaines (2 mois et
PCV13 3 doses demi) Jusqu'à 23 mois
14 semaines (3 mois et
demi)
9 mois
Rougeole-Rubéole 2 doses Jusqu'à 23 mois
15 mois
Men A 1 dose 9 mois Jusqu'à 23 mois
VAA 1 dose 9 mois Jusqu'à 23 mois
9 ans
HPV 2 doses Jusqu'à 14 ans
6 mois après la 1ère dose
9 ans
HPV* 3 doses 2 mois après la 1ère dose Jusqu'à 14 ans
Rattrapage des cibles du PEV (3/3)
Calendrier vaccinal
Antigène Nombre de Période de rattrapage
Âge d'administration
dose
1er contact
1 mois après la 1ère dose
Jusqu’à 3 ans après
Td 5 doses 6 mois après la 2ème dose
l’accouchement
1 an après la 3ème dose
1 an après la 4ème dose
Conduite à Tenir : Rattrapage des cibles du PEV(1/4)
Période de Absence de document individuel Existence du document individuel de
rattrapage de vaccination (carnets, cartes…) vaccination (carnets, cartes…)
Administrer le VPO zéro Administrer le VPO zéro
VPO0 non fait à la naissance
Donner un RDV pour la suite de la série Donner un RDV pour la suite de la série
vaccinale à 6, 10 et 14 sem vaccinale à 6, 10 et 14 sem
Possibilité de rattraper
Remplir et donner le document individuel Remplir et remettre le document individuel de
jusqu’à 2 semaines
de vaccination (carnets, cartes…) vaccination (carnets, cartes…)
BCG non fait à la naissance Administrer le BCG Administrer le BCG
Donner un RDV pour la suite de la série Donner un RDV pour la suite de la série
Possibilité de rattraper vaccinale à 6, 10 et 14 sem vaccinale à 6, 10 et 14 sem
jusqu’à 23 mois Remplir et donner le document individuel Remplir et remettre le document individuel de
de vaccination (carnets, cartes…) vaccination (carnets, cartes…)
Conduite à Tenir : Rattrapage des cibles du PEV (2/4)
Période de
rattrapage Absence ou absence de document individuel de vaccination (carnets, cartes…)
Aucun vaccin fait Si l’enfant a moins de 9 mois
Age compris entre 1er contact administrer le BCG et donner rendez-vous dans 4 semaines pour le 2 e contact
0 et 11 mois 2e contact administrer VPO1 + Penta 1+Rota 1+PCV13-1+VPI 1 et donner rendez-vous dans 4 semaines
pour le 3ème contact
3e contact administrer VPO2, Penta 2, Rota 2, PCV13-2 et donner rendez-vous 4 semaines plus tard pour le
4e contact
4e contact administrer VPO3, Penta 3, PCV13-3, VPI 2 et donner rendez-vous pour le MenA, RR et VAA
Si l’enfant a un âge compris entre 9 et 11 mois
1er contact administrer Men A+RR1+VAA+BCG
2e contact, 4 semaines après VPO 1 + Penta 1+Rota 1+PCV13-1, VPI 1
3e contact, 4 semaines après VPO 2 + Penta 2+Rota 2+PCV13-2
4e contact, 4 semaines après VPO 3 + Penta3 +PCV13-3+VPI 2
Donner un rendez-vous pour la 2e dose de RR à 15 mois
N B: Remplir et remettre le document individuel de vaccination (carnets, cartes…)
Conduite à Tenir : Rattrapage des cibles du PEV(3/4)
Période de Existence ou Absence de document individuel de vaccination (carnets,
rattrapage cartes…)
Aucun vaccin fait 1er contact administrer MenA+RR1+VAA+BCG
Age compris entre 2e contact, 4 semaines après VPO 1 + Penta 1+Rota 1+PCV13-1, VPI1
12 et 23 mois 3e contact, 4 semaines après VPO 2 + Penta 2+Rota 2+PCV13-2
4e contact, 4 semaines après VPO3 + Penta3 +PCV13-3+VPI 2
Administrer 4 semaines après la 2e dose de RR
N B: Remplir et remettre le document individuel de vaccination (carnets,
cartes…)
Conduite à Tenir : Rattrapage des cibles du PEV(4/4)
Période de rattrapage Existence ou Absence de document individuel de vaccination (carnets, cartes…)
Enfant incomplètement Continuer la série vaccinale selon le calendrier et donner RDV selon le vaccin à rattraper :
vacciné o dans 4 semaines pour Penta, VPO, PCV13, Rota, VPI
Age 0 et 11 mois o à 9 mois d’âge pour RR1, Men A et VAA
Enfant incomplètement Vérifier le statut vaccinal et continuer la série vaccinale selon le calendrier et donner RDV selon
vacciné le vaccin à rattraper :
o Administrer les vaccins manquant en respectant les intervalle entre les séries
Age de 12 mois à 23 mois
Filles incomplètement Toutes celles qui ont reçu leurs premières doses de HPV il y’a plus de 6 mois doivent être
vaccinées rattrapées pour la 2ème dose jusqu’à l’âge de 14 ans.
Age de 9 à 14 ans
III-Les maladies évitables par la vaccination
Qu’est ce que l’hépatite B ?
• Définition: c’est une affection aiguë ou chronique,
• Agent responsable de la maladie : virus de l’hépatite B
• Mode de transmission: voie sexuelle ou sanguine (sang, sperme,
sécrétions vaginales, salive,…) et de la Mère à l'enfant.
• Signes de la maladie: Fièvre, céphalées, fatigue générale, ictère,
nausées, vomissements, perte d'appétit, douleurs musculaires et
articulaires
• Traitement : pas de traitement spécifique
• Prévention :
o La vaccination est le moyen le plus sûr pour lutter contre cette affection.
o Observation des mesures d'hygiène et l'utilisation du préservatif.
Non diagnostiquée, elle peut évoluer vers une affection chronique, tel que la
cirrhose et le cancer du foie.
Qu’est ce que la tuberculose?
• Définition : Maladie infectieuse et contagieuse qui touche les poumons mais
aussi d'autres organes.
• Agent responsable de la maladie: Bacille de Koch (Mycobactérium
tuberculosis)
• Mode de transmission: voie aérienne par les gouttelette de Pflugge (salive
répandues dans l’air)
• Signes de la maladie: Fièvre, sueurs nocturnes ; Toux chronique,
Essoufflement ; Douleurs thoraciques ; fatigue générale; Perte d'appétit,
amaigrissement.
• Traitement: médicament disponible dans les centres antituberculeux (CAT)
• Prévention: La vaccination de l’enfant à la naissance est la
principale mesure de prévention
• Évolution: tuberculose chronique si traitement mal suivi, décès.
Qu’est ce que la Poliomyélite?
• Définition: Maladie très contagieuse entraînant des paralysies aigues
irréversibles.
• Agent responsable de la maladie: poliovirus sauvage
• Mode de transmission: par la bouche à travers l’eau ou les aliments ayant été
contaminé par les selles d’une personne infectée (maladie des mains sales).
• Signes de la maladie : Fièvre, Fatigue, Céphalées, douleurs dans les membres,
paralysie des membres. Très souvent l’infection est asymptomatique.
• Traitement: symptomatique, il n’existe pas de traitements curatifs.
• Prévention:
o Vaccination,
o hygiène alimentaire, environnementale et corporelle.
• Evolution: forme grave évoluant vers la mort
Qu’est ce que la diphtérie?
• Définition: Maladie contagieuse caractérisée par la formation de pseudo-
membranes sur le larynx et le pharynx.
• Agent responsable de la maladie : Corynebacterium diphtheriae
• Mode de transmission: voie aérienne par l’intermédiaire des gouttelettes de
pflugge.
• Signes de la maladie : Fièvre, mal de gorge, étouffements, perte
d’appétit.
• Evolution : Complications possibles, Myocardite, Paralysie des nerfs crâniens.
• Traitement : antibiothérapie.
• Prévention : La diphtérie peut être évitée si le nourrisson est vacciné.
Qu’est ce que le Tétanos?
• Définition : Infection souvent mortelle, due à une neurotoxine produite par
une bactérie.
• Agent responsable de la maladie : Clostridium tetani, bactérie se
trouvant dans les déjections animales, dans le sol ou sur des objets souillés,
sous une forme très résistante.
• Mode de transmission : par pénétration dans l’organisme du microbe au
niveau des plaies.
• Signes de la maladie : contractions musculaires douloureuses, en
particulier au niveau de la mâchoire et du cou.
• Evolution : difficultés respiratoires et la mort.
• Traitement : symptomatique
• Prévention : Le tétanos peut être évité si la mère est vaccinée pendant la
grossesse puis si le nourrisson est aussi vacciné.
Qu’est ce que la coqueluche ?
• Définition : Maladie respiratoire grave et très contagieuse chez les nourrissons
et les personnes fragiles.
• Agent responsable de la maladie : Elle est due à une bactérie
appelée Bordetella pertussis.
• Mode de transmission : Elle se transmet très facilement, par voie aérienne.
• Signes de la maladie : quintes de toux fréquentes, prolongées et se
terminant par un sifflement qui ressemble au chant du coq.
• Evolution : lente vers la guérison ou complication (saignement nasal…)
• Traitement : antibiothérapie
• Prévention : La coqueluche peut être évitée si le nourrisson est vacciné.
Affections à hémophilus influenzae de type b
• Définition : Elles touchent généralement les voies aériennes supérieures
• Agent responsable de la maladie : bactérie Haemophilus
influenzae de type b, appelée couramment « Hib », très répandue. Elle se
retrouve facilement dans les voies aériennes supérieures (nez, gorge).
• Mode de transmission : par les gouttelettes pflugge.
• Signes de la maladie : otite, épiglottite, infection de l’arrière gorge
(larynx).
• Evolution : peut entraîner une asphyxie, une septicémie ou une méningite.
• Traitement : antibiothérapie
• Prévention : la vaccination du nourrisson permet de lutter contre cette maladie.
Qu’est ce qu’une infections pneumococcique?
• Définition : infections bactériennes qui entrainent des maladies bénignes (otite,
sinusites bronchite) et des maladies graves (pneumonie, méningite, septicémie)
• Agent responsable de la maladie : pneumocoques
• Mode de transmission : contact étroit entre personne malade et personne saine,
ou par des objets contaminés. Il y’a des porteurs sains qui peuvent transmettre la
maladie par éternuement ou par la toux.
• Signes de la maladie : fièvre, toux, difficultés respiratoires, sensation de
malaise général
• Evolution : décès ou des dommages permanents au cerveau, aux oreilles, même si
l’infection est traitée avec des antibiotiques.
• Traitement : antibiothérapie
• Prévention :
o La vaccination est le moyen le plus sûr d’éviter les infections à pneumocoque
o Mesures d’hygiène: lavage des mains
Qu’est ce que la diarrhée à rotavirus?
• Définition : elle est due à une infection virale des cellules qui tapissent la lumière
des intestins grêle, survient généralement chez les enfants de moins de cinq ans
• Agent responsable de la maladie : le rotavirus
• Mode de transmission : Maladie très contagieuse à transmission féco-orale direct
ou indirect (mains, objets, aliments, eaux contaminés)
• Signes de la maladie : fièvre, diarrhée liquide, vomissements, douleurs
abdominales
• Evolution : déshydratation, déséquilibre électrolytique, état de choc et décès
• Traitement : Zinc, Réhydratation par voie orale (SRO), alimentation
• Prévention :
o La vaccination est le seul moyen d’éviter les diarrhées à rotavirus
o Allaitement maternel exclusif
o Hygiène environnementale (qualité de l’eau de boisson, utilisation de latrine) et corporelle
(lavage des mains à l’eau propre et au savon);
Qu’est ce que la rougeole ?
• Définition : maladie virale grave très contagieuse
• Agent responsable de la maladie : virus rougeoleux
• Mode de transmission : gouttelette de pflugge (gouttelettes de salive répandues
dans l’air).
• Signes de la maladie : Fièvre + Éruption + Toux ou Coryza ou
Conjonctivite
• Evolution : complications d’ordre respiratoire (rhinopharyngites, angines,
bronchites, pneumonies, mais aussi otites et laryngites) et d’ordre neurologique
(troubles de la conscience, convulsions, paralysies, voire coma et mort)
• Traitement : symptomatique
• Prévention : La rougeole peut être évitée si le nourrisson est vacciné.
Qu’est ce que la rubéole ?
• Définition : la rubéole est une infection virale contagieuse, elle est la principale
cause d’anomalies congénitales.
• Agent responsable de la maladie : virus de la rubéole
• Mode de transmission : toux, éternuement ou contact direct
• Signes de la maladie : similaires à ceux de la rougeole : fièvre, éruptions
cutanées.
• Complications : rubéole congénitale avec lésions du cerveau, surdité, cécité,
anomalies cardiaques, retard de croissance ou d’autres handicaps, risque
d’avortement ou de prématurité.
• Traitement : symptomatique
• Prévention : la vaccination confère une protection durable.
Qu’est ce que la méningite a méningocoque A ?
• Définition : maladie grave qui laisse des séquelles aux personnes infectées
même après un traitement curatif.
• Agent responsable de la maladie : méningocoque A
• Mode de transmission : contact direct et prolongé avec les sécrétions des
voies respiratoires hautes
• Signes de la maladie : céphalées, nausées, vomissements, raideur
de la nuque
• Traitement : antibiothérapie
• Evolution : septicémie, décès
• Prévention : La vaccination est le meilleur moyen de prévention contre la
méningite A.
Qu’est ce que la fièvre jaune ?
• Définition : La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aigue qui se
transmet d’une personne à une autre par la piqûre d’un moustique infectés.
• Agent responsable de la maladie : virus de la fièvre jaune
• Mode de transmission : piqûre d’un moustique (Aedes)
• Signes de la maladie : fièvre, céphalées, ictère, myalgies, nausées,
vomissements et fatigue.
• Traitement : symptomatique
• Prévention :
o Vaccination par le vaccin anti amaril
o Hygiène environnementale.
Qu’est ce que le cancer du col de l’utérus (CCU)?
• Définition : maladie qui se développe au niveau du col de l’utérus
• Agent responsable de la maladie : le Papilloma Virus Humain (HPV)
• Mode de transmission : par simple contact au niveau des parties génitales et au
cours des rapports sexuels.
• Signes de la maladie : Saignements vaginaux (+++) en dehors des
menstrues
• Evolution : généralisation du cancer et décès
• Traitement : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, symptomatique
• Prévention :
o Le dépistage précoce des lésions précancéreuses.
o La vaccination des filles de 09 ans est la meilleure protection contre le cancer
du col de l’utérus,
Organisation d’une séance
de vaccination
OBJECTIFS DU COURS
Objectif général
• Offrir un service de qualité lors des séances de vaccination
Objectifs éducationnels
L’apprenant doit être capable de:
• Préparer et encadrer une séance de vaccination
• Administrer les vaccins en toute sécurité
• Communiquer avec les parents lors des séances de vaccination
PLAN DU COURS
Préparation d’une séance de vaccination
Evaluation de l’état vaccinal de la mère et de l’enfant
Administration du bon vaccin en toute sécurité
Clôture de la séance
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (1/12)
Conditionner les accumulateurs au moins 30 minutes avant la séance
Retirer les accumulateurs congelés du compartiment congélateur au moins
30 minutes avant le début de la séance
Les laisser à la température ambiante jusqu’à ce que la glace commence à
fondre et que de l’eau commence à se former à l’intérieur
Vérifier si l’accumulateur contient de l’eau en le secouant et en écoutant le
bruit de clapotis
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (2/12)
Retirer les vaccins du réfrigérateur
Estimer le nombre de dose pour chaque vaccin
Sortir les vaccins du réfrigérateur dans l’ordre suivant
1-les flacons entamés et bien conservés
2- les flacons et diluants sortis et non ouverts lors de la précédente
séance fixe ou avancé et remis dans la réfrigération après la
séance
3- les vaccins dont la PCV commence à changer de couleur
4 – les vaccins les plus anciens mais qui n’ont pas encore atteint
leur date limite d’utilisation
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (3/12)
Vérifier si les vaccins sont utilisables
Contrôler chaque vaccin et son diluant
Vérifier les étiquettes du vaccin et du solvant: les jeter s’ils n’en ont pas
Vérifier la date limite d’utilisation : jeter les flacons et solvants si la date limite d’utilisation est
dépassée
Vérifier la pastille de contrôle du vaccin (PCV) : jeter si stade 3 ou 4
Vérifier si l’indicateur de congélation présente un risque de congélation ou suspicion de
congélation d’un vaccin sensible (Td, HepB, DTC-HepB+Hib..) il faut faire le test d’agitation
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION(4/12)
Préparer le porte vaccin
placer les accumulateurs conditionnés dans le porte vaccin
Déposer les vaccins et solvants dans le porte-vaccins et bien refermer
Déposer les vaccins au milieu du porte-vaccins
Conserver les flacons ouverts dans le coussinet en mousse du
porte-vaccins
Ne pas recouvrir les flacons de glace
PREPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINTION (5/12)
Préparer le porte-vaccins
Mettre les accumulateurs de froid contre
les quatre parois du porte-vaccins.
Déposer les vaccins au milieu
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (6/12)
Préparer le poste de travail
Aménager l’espace réservé à la vaccination :Important pour gérer le flux des
femmes et permet de travailler avec rapidité
L’espace doit être :
• Facile d’accès pour les utilisateurs (femmes et nourrissons)
• Aménagé de sorte que ceux-ci ne s’agglutinent pas dans la zone de vaccination
• Situé dans un espace qui n’est pas exposé directement au soleil, à la pluie et à la poussière
• Commode pour l’agent qui prépare le vaccin et l’administre
• Suffisamment paisible pour pouvoir expliquer ce que vous faites
PRÉPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (7/12)
Préparer le poste de travail
Rassembler le matériel d’injection : seringue,…
Rassembler les outils de collecte : registre de vaccination, fiche de pointage,
fiche de synthèse…
Préparer le dispositif d’hygiène : eau , savon liquide…
Rassembler le matériel de sécurité d’injection : boîte de sécurité, sac
poubelle…
Disposer le mobilier : table, banc, chaise…
PREPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (8/12)
Quelques indications pour l’aménagement de l’espace
Si possible, installer des tables séparées pour la vaccination et les autres
interventions de santé si ces dernières ont lieu en même temps que la
vaccination
L’agent de santé se place entre le nourrisson et toutes les aiguilles et autres
objets tranchants
Chaque agent pratiquant des injections dispose de son propre réceptacle de
sécurité dans les postes de vaccination très fréquentés
PREPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (9/12)
Quelques indications pour l’aménagement de l’espace
Le matériel pour se laver les mains doit être disposé juste à côté de la
table de vaccination
Les agents de santé doivent se laver les mains avant de pratiquer la
première vaccination et lorsqu’ils sont en contact avec des souillures ou
du sang
PREPARATION D’ UNE SEANCE DE VACCINATION (10/12)
Aménagement d’un Poste en stratégie avancée
Site de vaccination : Espace géographique bien délimité ( avec une population
bien déterminée) couvert par une équipe de vaccination
Poste de vaccination : Lieu choisi pour installer l’équipe de vaccination
NB : le poste de vaccination doit être spacieux, aéré, à l’ombre ou si possible
couvert
PREPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (11/12)
Différents compartiments d’un poste de vaccination
Zone d’entrée /attente : vérification des carnets et des RDV
Zone de vaccination : administration des vaccins
Zone d’ enregistrement: pointage sur les fiches et remplissage du registre de vaccination et
des carnets de santé mère enfant
Zone de sortie : une sortie pour tous
• NB: zone d’entrée doit être différente de la zone de sortie
PREPARTION D’UNE SEANCE DE VACCINATION (12/12)
Matériels aux différents compartiments du poste
Zone d’entrée /attente: bancs, chaises
Zone de Vaccination :
• Tables, chaises
• Porte - vaccins contenant des accumulateurs
• SAB, BS, sac poubelle
• Coton, bidon d’eau propre, savon
• Répertoire des points focaux MAPI et communication
Zone d’enregistrement :
• Tables, chaises, carnets de sante mère enfant, registre de vaccination ,fiches de pointage, stylos
EVALUATION DE L’ÉTAT VACCINAL DES CIBLES (1/3)
Déterminer si l’enfant doit recevoir des vaccins :
Déterminer l’âge (carnet, interrogatoire)
Evaluer l’état vaccinal : vérification du carnet ou registre de vaccination, ou interrogatoire de
la mère, présence de cicatrice
Recenser tous les vaccins que le nourrisson peut recevoir :
- Si plus d’un vaccin : administrer tous à la même séance avec les injections en des points différents
- Pour les vaccins multi doses, administrer la dose suivante : ne pas
reprendre la série de vaccination si l’intervalle minimum est respecté entre les doses
EVALUATION DE L’ETAT VACCINAL DES CIBLES (2/3)
Par exemple :
• Un enfant de 9 mois qui n’a reçu que le BCG, le VPO1 et le DTC-HepB-Hib 1 est vue à
la présente séance, il recevra le VPO2, le DTC-HepB-Hib 2 , le vaccin RR et le vaccin
antiamaril. Ensuite on expliquera à la mère qu’il est important qu’elle ramène l’enfant
dans quatre semaines pour qu’il reçoive le VPO3 et le DTC-HepB-Hib 3 .
EVALUATION DE L’ETAT VACCINAL DES CIBLES (3/3)
Déterminer si la femme doit recevoir le vaccin antitétanique
Lui demander tout d’abord si elle a une carte de vaccination/ carnet de sante mère enfant
• Si elle en a une, lui administrer la dose requise conformément au
calendrier national
• Si elle n’en a pas, lui demander si elle a reçu une dose de vaccin antitétanique ( VAT/ Td)
dans le passé
Enregistrer les doses de vaccin antitétanique ( VAT/ Td) administrées sur la fiche de
pointage, dans le registre et dans le carnet de santé mère enfant
ADMINISTRATION DES VACCINS EN TOUTE SECURITÉ
Reconstitution des vaccins :
utiliser les solvants appropriés
utiliser le solvant du même fabriquant que le vaccin
refroidir les solvants avant de les mélanger au vaccin
Vaccins à reconstituer
BCG, RR, VAA, Men A
les vaccins reconstitués doivent être jetés au bout de 6 heures
CALENDRIER VACCINAL DE L’ENFANT DE 0 – 11 MOIS
Age Antigène
Naissance BCG + VPO 0+ Hép B0
6 semaines DTC-Hép B - Hib 1 + VPO 1 + PCV13-1 +
Rota1, VPI-1
10 semaines DTC-Hép B - Hib 2 + VPO 2+ PCV13-2 +
Rota2
14 semaines DTC-Hép B - Hib 3 + VPO 3+ PCV13-3+
VPI-2 + Rota3
9 mois RR1 + VAA + MenAfriVac
CALENDRIER VACCINAL DE LA FEMME ENCEINTE
Antigènes Calendrier
Td1 premier contact
Td 1
Td 2 1 mois après Td1
Td 3 6 mois après Td 2
Td 4 1 ans après Td 3
Td 5 1 ans après Td 4
VOIES D’ADMINISTRATION DES DIFFÉRENTS ANTIGÈNES
Antigènes voie d’administration Site d’administration
BCG, Intra dermique (ID) Bras gauche
DTC-Hép B - Hib Intra Musculaire (IM) Bras gauche (deltoïde)
VPI Intra Musculaire (IM) Cuisse gauche ( face latero externe)
RR, VAA Sous Cutané deltoïde (bras gauche)
PCV 13 Intra Musculaire (IM) Cuisse droite ( face latero externe)
Men AFRIVAC Intra Musculaire (IM) Cuisse gauche ( face latero externe)
VPO orale Bouche
Rota orale Face interne de la joue
Td Intra Musculaire (IM) Bras gauche (deltoide)
ENREGISTREMENT DES VACCINTIONS
Inscrire sur la fiche de pointage les vaccins administrés (cocher)
Noter chaque vaccin sur la fiche de pointage selon les directives dès
que vous avez fini d’administrer le vaccin
Remplir correctement les carnets de santé mère enfant
Noter dans le carnet de santé mère enfant le ou les vaccins administrés, les numéros de lot et la date
d’administration
Noter la date de la prochaine vaccination et indiquer aux parents où et quand ils doivent revenir pour
la prochaine vaccination
Remplir le carnet de santé mère enfant de la femme en enceinte
Expliquer aux parents l’intérêt de bien conserver le carnet de santé mère enfant ou la carte de
vaccination et le présenter à la prochaine séance
COMMUNICATION PENDANT ET APRÈS LA VACCINATION
(1/3)
Remercier le parent d’être venu à la séance de vaccination et de sa
patience s’il a dû attendre
Expliquer en termes simples les maladies contre lesquelles les vaccins protègent
Décrire quels sont les effets secondaires de la vaccination et ce qu’il y a lieu de faire
Pour les vaccins à doses multiples, expliquer que le nourrisson doit recevoir toute la série pour être
complètement vacciné
Expliquer aux femmes combien de fois, où et quand elles doivent revenir se faire vacciner pour être
complètement protégées contre le tétanos
COMMUNICATION PENDANT ET APRÈS LA VACCINATION (2/3)
Rappeler aux parents de toujours apporter leurs carnets de santé mère enfant ou cartes de
vaccination au centre de santé ou aux séances de vaccination en stratégie avancée
Si le nourrisson (ou sa mère) a manqué certaines séances, ne pas réprimander la mère :
- lui expliquer pourquoi il est important que le nourrisson et elle soient
complètement vaccinés
- lui expliquer que les doses manquantes seront administrer dans la mesure du possible
au cours de cette séance
- lui rappeler les dates des prochains rendez-vous et insister sur le respect de ces rendez-
vous
COMMUNICATION PENDANT ET APRÈS LA VACCINATION (3/3)
Informer le parent de toutes les activités supplémentaires de vaccination ( JNV contre
la polio …..) à venir
Informer le parent sur les effets secondaires
Demander au parent de ramener l’enfant en cas d’effets secondaires
Demander au parent s’il a des questions
Assurez-vous que vous avez répété chacun de ces messages à plusieurs reprises si
cela semble nécessaire
CLÔTURE DE LA SÉANCE DE VACCINATION
Evaluer la séance de vaccination
Compter le nombre de doses de chaque type de vaccin administré
Compter le nombre de doses restantes pour chaque type de vaccin
Calculer la couverture (cible vaccinée/cible attendue)
Etablir la liste de ceux qui n’ont pas répondu à leur rendez-vous
Ranger les vaccins non utilisés
Etiqueter les flacons ouverts et réutilisables (vaccin liquide)
Détruire les déchets
Ranger le matériel utilisé après la séance de vaccination
Communication dans la
communauté
Introduction
La communication lors des séances de vaccination est importante car elle :
crée un climat de convivialité et de confiance
rassure les parents/gardiens d’enfants et les femmes
améliore la participation des bénéficiaires à la vaccination
favorise la continuité d’utilisation des services de vaccination
Elle doit être systématique pour toutes les séances de vaccination et pour
tous les bénéficiaires
Il est important d’y consacrer du temps pour délivrer les messages clés sur
la vaccination
Deux techniques de communication seront utilisées :
Communication de groupe (avant l’acte vaccinal)
Communication interpersonnelle (pendant et après l’acte vaccinal)
Communication de groupe ou causerie éducative (1/4)
Définition :
• La causerie est une technique d’animation de groupe qui consiste à échanger des
informations avec plusieurs personnes pour les informer sur un thème donné.
• Elle permet d’amener chaque membre d’un groupe à apporter des informations
aux autres pour la résolution d’un problème donné.
Etapes :
• Elles sont trois : la préparation, l’exécution et l’évaluation.
But :
Elle motive les parents/gardien d’enfants à les ramener pour finir leur série
vaccinale. Il en est de même pour les femmes. Elle réduit les abandons de
vaccination.
Communication de groupe ou causerie éducative (2/4)
Etape 1 : la préparation
Elle se fait avant la séance de vaccination et comporte le choix :
• du groupe cible (5-15 personnes)
• du thème, de son but et de ses objectifs
• des messages clés à délivrer
• des supports et matériel de communication
• du lieu de la causerie et son aménagement
• de la date et du thème de la prochaine causerie
Communication de groupe ou causerie éducative (3/4)
Etape 2 : l’exécution
Elle a lieu au début de la séance de vaccination et comporte :
• l’accueil et l’installation des participants
• les salutations d’usage et la création d’un climat convivial
• la présentation de l’animateur
• l’annonce du thème et du déroulement de la séance
• le développement du thème
• les débats et le recueil des expériences des participants
• la synthèse des messages clés
• la sollicitation des demandes de clarifications/informations
• l’information sur les thèmes des prochaines séances.
Communication de groupe ou causerie éducative (4/4)
Etape 3 : Evaluation
Elle a lieu à la fin de la causerie et se fait à travers :
• des questions-réponses pour apprécier les acquisitions de connaissances des
participants
• d’une auto-évaluation de l’animateur pour apprécier si son message est bien
passé
Conditions de réussite d’une causerie (1/2)
Attitudes de l’animateur
• Être accueillant, respectueux, poli, courtois, flexible, dynamique, créatif,
empathique, patient, disponible et attentif au public
• Avoir une bonne capacité d’écoute active et un langage simple
• Avoir une tenue correcte (culturellement acceptable…)
Compétences en communication de l’animateur
• Avoir une bonne maîtrise du thème
• Avoir une bonne capacité de synthèse, de reformulation, d’analyse et
d’interprétation
• Avoir la capacité à faire participer l’auditoire et d’observer ses réactions
(langage corporel de l’auditoire)
Conditions de réussite d’une causerie (2/2)
Aménagement du lieu de la causerie
L’aménagement du lieu doit respecter les conditions suivantes :
• aération, propreté, calme et confidentialité du lieu
• protection de l’auditoire contre le soleil, la pluie…
• disponibilité suffisante de sièges pour l’auditoire
• disposition des sièges pour que tout l’auditoire voit et entende l’animateur
Communication interpersonnelle ou CIP (1/4)
Définition :
La CIP est un processus d’échange d’informations où l’on se trouve face à
face avec son interlocuteur. C’est une communication entre le prestataire de
soins et la personne en charge de l’enfant. Elle garantit une interaction de
qualité entre le vaccinateur et la personne en charge de l’enfant.
But :
Elle motive les parents/gardien d’enfants à les ramener pour finir leur série
vaccinale. Il en est de même pour les femmes. Elle réduit les abandons de
vaccination.
Communication interpersonnelle ou CIP (2/4)
Principes
• Savoir écouter;
• Savoir demander;
• Savoir informer;
• Savoir répondre aux besoins du client;
• Savoir stimuler la participation du client;
• Savoir exprimer des émotions positives.
Communication interpersonnelle ou CIP (3/4)
Savoir écouter :
C’est établir une relation à double sens, où les deux parties parlent et respectent ce
que l’un ou l’autre a à dire.
Savoir demander :
Chercher à obtenir des informations sur le client de façon délicate et soignée.
Éviter que la personne se sente dans un interrogatoire ou soit obligée de donner
des informations quand elle ne se sent pas préparée ou à l’aise pour parler.
(Poser des question qui suscitent des réponse aisées)
Savoir informer:
Savoir sélectionner les contenus qui doivent être communiqués au client et avoir la
capacité de les communiquer de façon effective
Communication interpersonnelle ou CIP (4/4)
Savoir répondre aux besoins du client:
Respecter ce que le client dit et communiquer de façon non verbale.
Savoir stimuler la participation du client:
Parler avec le client de sorte qu’il comprenne mieux son état ou problème de
santé, en lui faisant sentir que le prestataire de santé partage ses inquiétudes et
responsabilités à résoudre le problème
Savoir exprimer des émotions positives:
Être capable de communiquer des informations, surtout des sentiments au client,
en l’aidant à surmonter ses difficultés et inquiétudes
Ce qu’il faut faire (1/3)
• Saluer et remercier le parent d’être venu à la séance de vaccination et
s’excuser pour un éventuel retard ;
• Expliquer en termes simples les maladies contre lesquelles les vaccins
protègent ;
• Décrire les éventuels effets secondaires de la vaccination et rassurer les
parents en leur expliquant que ces réactions sont fréquentes et ne constituent
pas une menace pour l’enfant, elles montrent qu’il répond bien au vaccin ;
Ce qu’il faut faire (2/3)
• Expliquer l’importance du respect scrupuleux des rendez-vous de vaccination
pour la protection et la vaccination complète de l’enfant ;
• Inscrire la date de la prochaine vaccination au crayon sur la carte de vaccination
ou dans le carnet de santé mère-enfant et l’indiquer aux parents le plus
clairement possible (montrer du doigt la date du rdv aux parents ) ;
• Rappeler aux parents de toujours apporter les carnets ou cartes de vaccination
aux séances prochaines ;
Ce qu’il faut faire (3/3)
• Indiquer aux parents d’éviter de laisser les carnets à la portée des enfants (bien
conserver le carnet) ;
• Si le parent a manqué certaines séances, ne pas le réprimander mais lui expliquer
pourquoi il est important que l’enfant soit complètement et correctement vacciné avant
de rattraper si possible les doses manquées ;
• Informer le parent des campagnes à venir, s’il y en aura
• Exhorter/encourager les parents à présenter les enfants lors des campagnes de
vaccination de masse ;
• Demander au parent s’il a des questions et y répondre avec courtoisie en des termes
Conduite à Tenir en cas d’effets secondaires
• Expliquer aux parents ou gardiens d’enfants ce qu’il y a lieu de faire en cas de
fièvre, douleur, tuméfaction au point d’injection, irritabilité, perte d’appétit,
urticaires, prurits ou démangeaisons.
o Donner davantage à boire (lait maternel ou eau propre+++),
o Administrer du paracétamol,
o Manifester à l’enfant encore plus d’affection et d’attention,
o Ne pas toucher le point d’injection ;
o Ne pas utiliser de chaussure ou de massage aux points d’injections ;
o Si l’état s’aggrave ramener l’enfant au centre de santé le plus proche, le plus tôt possible.
Technique Vaccinale
Technique correcte d’injection de vaccin (1/2)
Pour l’administration par voie sous cutanée, intra-musculaire et intradermique, il
convient de respecter les étapes suivantes lors de l’administration :
• Prélever la dose avec précision à l’aide d’une seringue auto bloquante (AB), Si le
volume prélevé n’est pas correct, jeter la seringue AB et son contenu dans la
boite de sécurité ;
• Prélever la dose complète à partir d’un autre flacon ;
• Remplir les seringues juste avant l’administration du vaccin ;
• Tenir le haut du bras de l’enfant par en dessous et faire le tour du bras avec les
doigts pour pincer la peau ;
Technique correcte d’injection de vaccin (2/2)
• Nettoyer le site d’injection avec du coton imbibé d’eau propre ;
• Enfoncer l’aiguille dans la peau qui est pincée, à une profondeur de 1 cm au
maximum. L’aiguille doit être inclinée à un angle de 10 à 15 degrés pour la voie
ID, de 45 degrés pour la voie SC et de 90 degrés pour la voie IM ;
• Appuyer sur le piston avec le pouce pour injecter le vaccin ;
• Retirer l’aiguille et appuyer sur le point d’injection avec un coton sec, sans
frotter.
Pratiques de vaccination à éviter
• Préremplir les seringues à l’avance;
• Toucher l’aiguille (doigts, objet quelconque), toute aiguille
touchée doit être jeté dans la boîte de sécurité;
• Faire l’injection du vaccin en IM dans les fesses des enfants –
ceci pourrait endommager le nerf sciatique et causer une
grande douleur et la paralysie de la jambe;
• Recapuchonner la seringue après injection.
Technique correcte d’injection de vaccin en sous-cutané
Cette photo par Auteur inconnu est soumis à la licence CC BY-NC-ND
Voie et site d’administration
Antigènes Voie d’administration Site d’administration
BCG Intradermique (ID) Bras gauche
DTC-Hép B-Hib Bras gauche (deltoïde)
PCV 13 Cuisse gauche (face latéro externe)
Cuisse gauche (face latéro externe) à 2 cm du
VPI Intramusculaire (IM) site d’injection du PCV13
Men A Cuisse gauche (face latéro externe)
Td Bras gauche (deltoïde)
HPV Bras gauche
VPO Bouche
Oral (O)
Rota Face interne de la bouche
RR Bras gauche (deltoïde)
Sous cutané (SC)
VAA Bras droit (deltoïde)
Surveillance des maladies
cibles du PEV
Objectifs
A la fin du cours l’apprenant doit être capable de :
1. Maitriser la définition des cas de maladies sous surveillance
2. Connaitre la conduite à tenir devant un cas de surveillance de maladies
cibles du PEV
Maladies sous surveillance du PEV
1. Paralysies flasques aigues (PFA)
2. Rougeole-Rubéole
3. Fièvre jaune
4. Tétanos Néonatal
1. Surveillance des Paralysies flasques
aigues (PFA)
Définition Paralysie Flasque Aiguë
au niveau formation sanitaire
• Paralysie*:
faiblesse, diminution ou perte de mouvement
• Flasque:
perte du tonus musculaire, membre “flaccide”, mou (non spastique)
• Aiguë:
début soudain (brusque) - différent de chronique (paralysie soudaine et non
chronique)
*Peut affecter n’importe quel muscle du corps, quand bien même qu’il peut
principalement apparaitre dans les bras et/ou les jambes
Définition de la Paralysie Flasque Aiguë
au niveau communautaire
survenue
soudaine de la
paralysie
le “membre faiblesse
est flasque” résiduelle
Paralysie
Flasque Aiguë
la jambe L’enfant ne
(ou le bras) peut
est “mort” plus se tenir
L’enfant ne debout
peut plus
marcher
Conduite à tenir devant un cas de PFA
89
2. Surveillance de la rougeole
Définition pour l’agent de santé
Cas suspect de rougeole
• Fièvre + Éruption (bouton)
Informer rapidement le responsable vaccinateur
3. Surveillance de la fièvre jaune
Définition de cas
1. Détection des cas
• Définition standardisée des cas :
Sujet avec fièvre d’apparition brusque + ictère (jaunisse)
93
Conduite à tenir devant un cas suspect
de fièvre jaune
1. Notification immédiate au
responsable du centre de santé
(Médecin/IDE/SFDE)
4. Surveillance du TNN
Definitions de cas (1/4)
Cas suspect
Tout décès néonatal entre le 3ème et le 28ème jour
de la vie dont la cause est inconnue;
Tout nouveau-né qui devient raide et/ou a des convulsions
Definitions de cas (2/4)
Definitions de cas (3/4)
Definitions de cas (4/4)
Conduite à tenir devant un cas suspect
de TNN
1. Notification immédiate au responsable
du centre de santé (Médecin/IDE/SFDE)
Conclusion
Efficacité de la surveillance permettra de valider:
l’éradication de la poliomyélite
les progrès vers l’élimination de la rougeole
le maintien de l’élimination du TNN
le contrôle la fièvre jaune
Maintenance préventive de la Chaine
de Froid (CdF) au niveau centre
vaccinateur
Maintenance préventive
• Tâches journalières
Glacières, porte-vaccins doivent être lavés, séchés, entreposés
le couvercle ouvert
Vérifiez la température 2 fois par jour
• Tâches hebdomadaires
Nettoyage des panneaux solaires, joints, brûleur etc.
Dégivrage si givre ≥ 1 cm puis assécher l’intérieur
• Tâches mensuelles
Nettoyage et séchage du réfrigérateur
Nettoyage serpentin et compresseur à l’arrière (chiffon sec,
brosse souple)
Maintenance curative
Contacter les personnes ressources en cas de pannes
conformément au systeme mis en place
Gestion de la chaine de froid
Objectifs pédagogiques
A la fin du cours, l’apprenant doit être capable de :
• Définir un vaccin
• Classer les vaccins du PEV en fonction de leur sensibilité
Plan du cours
1. Définition du vaccin
2. Classification des vaccins
3. Pratiques pour garantir la qualité des vaccins
4. Chaine de froid
5. Gestion des déchets
6. Gestion des pertes
Définition du vaccin(1/2)
Vaccins
• Les vaccins sont des médicaments,
• Pouvant être administrés à l’organisme sain, par voie
injectable, orale, intra-nasale…
• afin de prévenir la survenue d’une ou plusieurs
maladies
Classification des
vaccins(1/4)
Forme
Sensibilite
Classification des vaccins
Forme (2/4)
Vaccins liquides
VPO
DTC-HepB-Hib
Rota
PCV 13
VPI
DN-HepB
TD
HPV
Vaccins lyophilisés (poudre)
BCG
RR
VAA
Men A
Classification des vaccins
(3/4)
La sensibilité:
Les vaccins sont sensibles à des facteurs extérieurs :
• chaleur, congélation (thermosensibilité)
• lumière (photosensibilité),
• micro-organismes (contamination),
• temps.
Thermo-sensibilité des vaccins du
PEV (1/5)
Normes de stockage
Thermo-sensibilité des vaccins du PEV
(2/5)
• Tous vaccins : sensibles à la chaleur
• Stabilité (qualité) des vaccins affectée par l’accumulation de
l’exposition à la chaleur.
• Trop grande exposition à la chaleur détériore la qualité du vaccin et le
rend inutilisable.
• Tous les vaccins liquides ne doivent pas être congelés sauf le VPO
Sensibilité des vaccins du PEV à la
lumière
La lumière est un facteur de détérioration de la stabilité
(qualité) du vaccin par inactivation des organismes
contenus dans sa composition (Vaccins Vivants).
Vaccins sensibles à la lumière
• BCG
• RR
• VAA
Sensibilité des vaccins aux micro-organismes
Tous les vaccins sont sensibles à la
contamination par des micro-organismes.
Pratiques pour garantir la qualité des vaccins
(1/2)
Facteur de Pratiques à respecter
risque
Chaleur / Maintenir les vaccins à une température de +2°C à
Congélation +8°C lors du stockage, du transport et au cours des
séances de vaccination
(maintien de la chaîne du froid)
Lumière Maintenir les vaccins à l’abris de la lumière au cours
des séances de vaccination
Pratiques pour garantir la qualité des vaccins
(2/2)
Facteur de risque Pratiques à respecter
Veiller au respect de la date d’expiration des
Temps vaccins conservés selon les normes
communément admises.
Veiller à la préparation des vaccins avec du
matériel stérile
Contamination
Ne pas immerger les flacons dans l’eau
chaîne de froid (1/3)
La chaîne du froid (CdF)
Les vaccins sont conservés dans des équipements adaptés
(Réfrigérateur, glacières, porte-vaccin) pour assurer leur qualité
jusqu’à leur administration
chaîne de froid
• Équipement producteur de froid
• Congélateurs
• Réfrigérateurs
Réfrigérateur à
Réfrigérateur (+2°C et +8 °C) Energie solaire
(+2°C et +8 °C)
chaîne de froid
Conservateur de froid : Glacières
Glacières
Utilisée comme chaîne du froid pour le transport de grandes quantités de
vaccins
Permet de stocker des vaccins et des accumulateurs en cas d’urgence
chaîne de froid
• Conservateur de froid : portes vaccins et Accumulateurs
de froid
Porte-vaccins
Capacité de 0,5 à 2,6 litres offerte. Durée de conservation du froid variant de 17 à
43 heures
Utilisé comme chaîne du froid rapide pour le transport de petites quantités de
Dispositif de monitorage de la
température(1/2)
Log Taq
Freeze
Tag
Pastille de Log Taq
Contrôle des
Vaccins (PCV)
Lecture de la pastille de contrôle des vaccins
Freeze- Tag
Contrôle de l’exposition à la congélation
• Test d’agitation :
– Permet de confirmer l’exposition de flacons à la congélation en cas de doute
– Les flacons avec test d’agitation positif doivent être sortis des stocks
Test d’agitation
Test d’agitation
Rangement des vaccins dans un réfrigérateur avec
freezer (1/1)
HP
V
Rangement des vaccins dans un réfrigérateur avec
freezer (2/2)
,
HPV
Rangement des vaccins dans un réfrigérateur
bahut (1/2)
Rangement des vaccins dans un réfrigérateur bahut (2/2)
QUALITÉ DES VACCINS
Conditions de garantie de la qualité des
vaccins(1/3)
Les normes et procédures
Contrôle de la date de péremption
• Premier Expiré– Premier Sorti (PEPS) : Gestion des stocks
– S’assurer que le flacon utilisé pour la séance est celui dont la date
d’expiration est la plus proche (excepté flacons avec PCV stade 2)
• Gestion des vaccins (commandes de vaccins – « réduction des
pertes »)
– Limiter les stocks à la quantité nécessaire pour couvrir les besoins
entre 2 approvisionnements
Conditions de garantie de la qualité des vaccins
(2/3)
Les normes et procédures
Pour empêcher la contamination
• Reconstitution et administration des vaccins :
– Utiliser exclusivement du matériel stérile
– Une seringue + une aiguille par flacon reconstitué
– Une seringue + une aiguille stérile par injection
– Pas d’aiguille laissée dans le capuchon en caoutchouc du flacon
• Conservation des vaccins durant les séances de vaccination
– Attention aux flacons baignant dans l’eau (souillure du capuchon)
– Mettre les flacons de vaccins entamés dans le coussinet
• Respecter la politique des flacons multidoses:
– Inscrire la date et l’heure d’ouverture
– Vérifier le délai d’utilisation des flacons multidoses entamés.
Conditions de garantie de la qualité des vaccins
(3/3)
Politique des flacons multidoses
• Tous les vaccins lyophilisés doivent être jetés 6h après ouvertures
• Tous les vaccins liquides peuvent être utilisé sur maximum 28 jours
après ouvertures si les conditions si dessous sont respectées:
1. Date de péremption non dépassée
2. Flacon conservé entre +2° et +8° C
3. PCV n’a pas dépassé le point limite et le vaccin n’a pas été
congelé
*http://www.who.int/immunization_standards/vaccine_quality/PQ_vaccine_list_en/en/
index.htm
Conséquences de la mauvaise qualité du
vaccin
Pour les bénéficiaires
• MAPI (Manifestations adverses post immunisation) avec :
Démotivation des mères
Baisse de la fréquentation des séances
• Baisse de l’efficacité vaccinale (Sujets faussement protégés)
• Risque de survenue des maladies cibles
Pour le Programme
• Pertes de vaccins
• Baisse de la couverture
• Risque de survenue d’épidémies
• Démobilisation sociale
Types de pertes de vaccins
Perte selon la cause
Pertes dues au système: Pertes à l’utilisation:
- Ruptures CdF: - Politique en vigueur:
• PCV virée, • un enfant => un flacon,
• DTC, Td congelés, etc. • jeter flacons ouverts,
- Mauvaise gestion de stock: • taille flacon (nombre de doses/flacon).
• flacon périmé,
- Qualité de l’administration:
• PCV virée • qualification du personnel
- Accidents: - Taille séances de vaccination:
• casses, vols, etc. • grandes, petites, ...
Facteurs favorisant les pertes (1/3)
1) Conditionnement du flacon de vaccin
• Surtout pour les vaccins lyophilisés
2) Mauvaise pratique dans les transports des vaccins
• Expositions à la chaleur/à la congélation
3) Mauvaises pratiques dans la gestion des stocks
• Non prise en compte du stock maximum (sur stocks)
• Non prise en compte de l’état de la PCV
• Non prise en compte de la règle « premier expiré, premier sorti (PEPS)»
Facteurs favorisant les pertes (2/3)
4) Chaîne du froid non fiable
• Pas de chaîne du froid alternative en cas de défaillance
• Pas de plan de maintenance/réparation des équipements de la chaîne
du froid
• Absence de plan d’urgence de la chaîne du froid
• Disposition incorrecte des vaccins dans les équipements
• Mauvais/absence de suivi de la température
Facteurs favorisant les pertes (3/3)
5) Mauvaises pratiques dans la reconstitution/
utilisation des vaccins
• Utilisation d’une quantité inférieure de
diluant par flacon
• Flacons contaminés
• Flacons immergés dans l’eau
6) Fréquentation des séances de vaccination
• Séances de vaccination avec faible
fréquentation
Garder à l’esprit...
Réduire les Pertes de vaccins – d’accord!
Augmenter la Couverture Vaccinale – d’abord!
Gestion des déchets vaccinaux
au niveau centre vaccinateur
Objectifs
A la fin du cours, l’apprenant doit être capable de :
Maitriser la gestion des déchets
Typologie des DBM solides(1/2)
Déchets biomédicaux Nature
solides
Les déchets tranchants, Aiguilles, bistouris; lancettes,
piquants et coupants seringues, lames …
Les déchets infectieux Champs à usage unique
utilisés, Compresses et gants
souillées, perfuseurs, poches de
sang vides, poches d’urines,
sondes et pansements souillés ;
des tubes divers. 143
Typologie des DBM solides(2/2)
Déchets biomédicaux solides Nature
Les déchets anatomiques cordons ombilicaux, placentas,
fœtus, autres.
Les déchets pharmaceutiques flacons vides de solutés, les
ampoules de médicaments vides,
les médicaments périmés.
Les autres types de déchets films radiologiques, des amalgames
dentaires et des thermomètres
médicaux
144
Définition déchets vaccinaux
Déchets piquants issus des activités de vaccination
( routine et AVS)
145
A votre avis ?
A votre avis :
Quelles sont les étapes de la gestion des déchets?
Etapes de traitement des déchets
1. Collecte des déchets
2. Transport des déchets
3. Entreposage des déchets
4. Destruction des déchets
Collecte (1)
Pourquoi ?
Réduire les risques, isoler les déchets dangereux
Limiter le volume à traiter et le coût
Éviter la dispersion des déchets
Faciliter la destruction finale du produit
Comment ?
Aussi près que possible du lieu de production et
immédiatement après l’utilisation
Prévoir les réceptacles nécessaires (boîte de sécurité
pour les seringues) par celui qui produit les déchets
Collecte (2)
Attention !
Les boîtes de sécurité doivent
être disponibles sur chaque
site où se pratiquent les
injections et de façon continue
Elles ne doivent pas être
remplies plus qu’aux trois
quart (100 seringues)
Ne pas mettre d’autres types
de déchets dans les BS
Collecte (3)
La méthode de collecte des seringues
usagées consiste:
à placer dans une boîte de sécurité la
seringue munie de son aiguille juste après
les avoir utilisées, et sans les avoir
recapuchonnées. L’aiguille n’est pas
séparée de la seringue.
Regrouper les boites de sécurités
remplies de seringues usagées dans un
endroit sécurisé au centre de santé
Brainstorming
A votre avis :
Quels moyens de transport utilisés ?
Transport des déchets (1)
Pourquoi ?
Si le traitement adapté est hors site
Comment ?
Les déchets piquants doivent être :
Contenus dans des boîtes de sécurité bien fermées et empilées
verticalement
À l’écart d’autres charges transportées (pas de contamination)
Protégés de l’humidité et des insectes (fourmis, termites)
Bien attacher pour empêcher le renversement ou la chute des
boites et/ou les vols
Le véhicule doit être :
Nettoyé après chaque transport de déchets avec du désinfectant
Transport des déchets (2)
Les boîtes de sécurité sont destinées à permettre un stockage et un
transport sûr des seringues. Une fois la ligne de remplissage maximum
atteinte, ces boîtes peuvent être transportées par les moyens suivants:
1. A la main
2. Dans un véhicule adéquat
Entreposage des déchets (1)
Selon vous, quels sont
les problèmes liés à
l’entreposage présenté ?
Entreposage des déchets (2)
Selon vous, quels sont les problèmes liés au stockage présenté?
Pas de rangement organisé (risques
de renversement et de perforations,
blessure et contamination du
gestionnaire des déchets)
Pas d’accès organisé
Entreposage des déchets (3)
Lieu sec, accès
protégé,
rangement
organisé
Durée
d’entreposage
limitée
Destruction des déchets (1)
Pourquoi ?
Suppression définitive des possibilités de contact
avec les objets souillés piquants et tranchants
Comment ?
Privilégier la destruction sur site de production
Privilégier des méthodes faciles à mettre en œuvre
Privilégier des techniques fiables et peu coûteuses
Tenir compte des directives environnementales
Impliquer la communauté et la collectivité locale
Destruction des déchets (2)
Les méthodes
Enfouissement
Brûlage
Incinération
Destruction des déchets (2)
• Enfouissement contrôlé dans des fosses sécurisées ou
cimentées
Creuser une fosse de 3 à 5 mètres de profondeur avec de
surface, enfouir les déchets et recouvrir la fosse de terre ou de
béton lorsqu’elle sera pleine aux 2/3
Destruction des déchets (2)
Brûlage
Combustion des boîtes de
sécurité dans une fosse à
ciel ouvert
La combustion dans une fosse à ciel ouvert peut être
impossible à la saison des pluies !
Destruction des déchets (2)
Brûlage
Combustion des boîtes de sécurité
dans un foyer couvert
• La combustion dans une fosse à
foyer couvert est préférable et
plus efficace que la combustion
dans une fosse à ciel ouvert car
les températures sont plus
élevées
Destruction des déchets (2)
Incinération
Réduction significative du volume et poids des
déchets
L’incinération est la méthode la plus adaptée
Différents types
d’incinérateurs
Petit incinérateur Incinérateur Incinérateur SICIM
de Montfort hospitalier pour district
600-800 °C 1000-1300°C 700-900°C
Remplissage et archivage des
outils de gestion
Objectifs Pédagogiques ?
• Connaître les outils de gestion du PEV
• Savoir renseigner correctement les outils de gestion
• Savoir bien archiver les outils de gestion de la vaccination
Enregistrement des données de vaccination (1/4)
Qu’est ce que l’enregistrement des données?
A quoi sert l’enregistrement des données?
Où enregistrer les données/ Quelles sont les outils
d’enregistrement ?
Comment archiver les outils d’enregistrement?
Pourquoi archiver les données ?
Enregistrement des données de vaccination (2/4)
Renseigner quotidiennement les différents outils de collecte des
données de vaccination :
• Registres standards de vaccination (fixe et avancé),
o Subdiviser le registre par localités/ quartiers/ venus d’ailleurs ;
o Enregistrer dans le registre de vaccination une seule fois les enfants, les
filles de 9 ans et les femmes enceintes puis leur attribuer un numéro d’ordre.
Pour les anciens cas, rechercher les numéros et mentionner dans la case de
l’antigène correspondant, la date de la vaccination. Ce procédé permet de
retrouver facilement, l’histoire vaccinale de l’enfant, de la fille de 9 ans et de
la femme enceinte. (Enregistrer la femme enceinte à chaque grossesse).
Enregistrement des données de vaccination (3/4)
Renseigner quotidiennement les différents outils de collecte des données de
vaccination :
• Registre d’identification des filles de 9 ans:
o Disposer les registres d’identification dans les écoles et dans la communauté ;
o Inscrire toutes les filles éligibles du mois dans le registre d’indentification ;
o Renseigné tous les items du registre concernant chaque fille : nom et prénoms, village /
quartier et numéro de villa, contact des parents, date de naissance ou âge ;
o Reporter toutes les filles inscrites et vaccinées lors de la séance en cours dans le registre
de vaccination (fixe ou avancé) ;
o Conserver le registre d’identification au niveau scolaire pour les filles scolarisées et au
niveau communautaire pour les filles non scolarisées.
Enregistrement des données de vaccination (4/4)
Renseigner quotidiennement les différents outils de collecte des données de
vaccination :
• Carnet de santé mère-enfant et carte de vaccination HPV
Enregistrer :
o La date d’administration ;
o Toutes les doses administrées ;
o Le numéro de lot ;
o La date du prochain rendez-vous.
• Cahier de pointage.
o Utiliser obligatoirement des fiches de pointage pour les enfants, les filles de 9 ans et les
femmes enceintes.
o Ces fiches doivent être remplies systématiquement au cours de la séance de vaccination
stylo bleu au cours de la séance de vaccination et non après la séance.
Archivage et Rapportage
• Faire de façon quotidienne le point après chaque séance de vaccination
(nombre d’enfants vaccinés, nombre de doses et matériel d’injection utilisés) ;
• Remplir soigneusement toutes les rubriques du rapport mensuel ;
• Respecter la promptitude et la complétude dans la transmission des rapports
mensuels vers le district. Le rapport mensuel d’un mois donné doit être
transmis au Coordonnateur du Programme Elargi de Vaccination (CPEV) du
district au plus tard le 5 du mois suivant ;
• Classer les rapports mensuels par période ;
• Ranger tous les documents relatifs à la vaccination dans un seul endroit ;
• Mentionner sur les tableaux, les graphiques, les cartes issus de l’analyse des
données de vaccination la date de leur impression ou de leur création.
MERCI