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Année Universitaire 2024-2025 UFR Sciences Et Technologies: Cours D'atomistique S1/L1-Prépa1

Le document présente le cours d'atomistique pour l'année universitaire 2024-2025, visant à familiariser les étudiants avec les concepts fondamentaux de la chimie et à les préparer aux méthodes pédagogiques universitaires. Il aborde la constitution de l'atome, ses caractéristiques, les isotopes, la radioactivité, et les modèles classiques de l'atome, tout en soulignant l'importance de la compréhension des notions de base pour l'orientation future des étudiants. Les objectifs spécifiques incluent la description des composants de la matière, la symbolisation des atomes, et l'utilisation des règles de remplissage électronique.

Transféré par

Henri joel Ballo
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Année Universitaire

2024-2025
UFR Sciences Et Technologies

Cours d’atomistique
S1/L1-Prépa1
Pr. Karidioula Daouda
(Maître de Conférences)
1
INTRODUCTION GENERALE

Au cours du 1er Semestre Universitaire du L1/Prépa1, il convient


d’apporter aux étudiants des éléments de décision quant à leur
orientation future. Le programme proposé reprend des notions
déjà abordées dans le secondaire. Deux objectifs généraux seront
poursuivis à savoir :
 Formaliser ces notions essentielles en montrant que la chimie
est susceptible de déductions logiques et rigoureuses.

 Aider l’étudiant à s’adapter aux méthodes pédagogiques


actuellement utilisées à l’université (prise de notes,
recherche de documents, etc). 2
Objectifs Spécifiques
Concernant spécialement cette matière de l’UE chimie 1,
l’étudiant doit être capable:
 de décrire la constitution de la matière à travers l’identification
de ses composants;
 de symboliser les atomes en utilisant les particules
élémentaires constitutifs et quantifier la matière,
 d’utiliser les règles de remplissage électronique pour localiser
la position d’un élément chimique dans une classification
périodique;

 de distinguer puis classer leurs propriétés périodiques.

3
CHAPITRE I

CONSTITUTION DE L’ATOME

4
I. Définition d’un atome
Un atome (du grec, atomos, " que l'on ne peut diviser")
est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se
combiner chimiquement avec une autre.

Un atome est constitué d'un noyau composé de protons


et de neutrons autour desquels gravitent des électrons.
Noyau :
(protons+Neutrons)

Cortège
électronique
(Electrons
gravitant
du noyau ) 3

autour
II. Caractéristiques de l'atome

le noyau, composé de deux sortes de particules


appelées nucléons :

les neutrons, particules de charge électrique nulle qn = 0C,


et de masse égale à , mn = 1,575 ×10-27 kg

les protons, particules de charge électrique positive


égale à : qp=+e= 1,602 ×10-19 C,
et de masse égale à : mp = 1,673 ×10-27 kg.

Le noyau est donc chargé positivement.


La masse du noyau, est égale à la somme des masses des
protons et des neutrons, appelée nombre de masse.

6
Autour du noyau gravitent des électrons suivant des
trajectoires bien définies, cela constitue le nuage
électronique;
Les électrons possèdent une charge
électrique négative égale à : qe = -1,602 ×10-19 C,

Cette charge est identique à celle du proton en


valeur absolue.

La masse de l’électron est bien plus faible


que celles des nucléons (1836 fois moindre) :
me = 9,109×10-31 kg.

7
Représentation de l’atome
L’atome est le constituant de base de la matière. Il
correspond à un élément chimique représenté par un
symbole qui est généralement la lettre initiale en
majuscule du nom de l’élément.

Exemple : Le Carbone symbolisé par C


Le Fluor symbolisé par F

Au cas où deux éléments ont la même lettre initiale, un


des deux est symbolisé par la première lettre en
majuscule et la deuxième en minuscule :

Exemples : Le Cobalt symbolisé par Co


Le Fer symbolisé par Fe
8
Un élément chimique de symbole X est caractérisé par son numéro atomique
Z et son nombre de masse A :

A
z x
A : nombre de masse de l’atome. Il désigne le nombre de
nucléons, soit la somme du nombre de protons et du
nombre de neutrons.
A = Σ protons + Σ neutrons

Comme Σ protons = Z, on pose Σ neutrons = N ⇒

A = Z + N avec A ∈ N∗

Z : désigne le nombre de protons.


9
Exemples
12 Le carbone possède:

6
c 6 protons,
6 électrons
et (12-6) = 6
neutrons

Le Scandium possède :
47
Sc 21 protons,
21 électrons,
21 et (47-21) = 26 neutrons
10
Lorsque, le nombre de proton est égale au nombre d’électron
l’atome est dit neutre.

Les atomes sont susceptibles de se charger électriquement en


gagnant ou en perdant un ou plusieurs électrons : on parle alors
d’ions.

X+ L’atome a perdu un électron (Cation)

X- L’atome a gagné un électron (Anion)

11
La masse des atomes
La masse d’un atome est la somme des masses de ses
divers constituants.

Matome = Z(mproton) + N (mneutron) + Z (mélectron)

La masse des électrons est très faible par rapport à celle


des neutrons ou des protons, nous pourrons donc la
négliger.

L’atome étant très petit on préfère utiliser la masse molaire


atomique qui correspond bien sur à la masse d’une mole
d’atomes.

12
La mole est définie comme le nombre d’atome de carbone
12
12 contenu dans 12 g de carbone 12.
c
6
En pratique ce nombre 𝓝 est appelé nombre d’Avogadro
et vaut environ 6,022 1023.

Une mole d’atome correspond à 𝓝 = 6,022 1023


atomes

13
L’Unité de Masse Atomique
Elle est définie comme 1/12 de la masse d’un atome
de Carbone12C (carbone),

et correspondant à 𝓝 atomes de carbone.


Une mole de carbone C pesant par convention 12 g

1mole d’atome ( 𝓝
Pèse
12g
atomes) Pèse
?

Un atome de carbone pèse donc 12/ 𝓝 (g) et


1 atome

l’unité de masse atomique vaut donc (1/12) x(12/ 𝓝 ) = 1/ 𝓝 (g).

14
Un atome à une masse de M (uma) signifie que sa masse
molaire atomique est de M (g).

1 u.m.a = 1/ 𝓝 (g) = 1/6,022 1023  1,67 10-24 g  1,67.10-27


kg
1 u.m.a  1,67.10-27 kg

de 𝓝
La masse atomique d’un élément est la masse en g

𝓝 (Z+N)x1/𝓝 = Z+N = A
atomes :

La masse de l’atome exprimée en u.m.a ou sa masse


molaire exprimée en g sont pratiquement égales à son
nombre de masse A = Z + N.
15
Défaut de masse
Le défaut de masse noté ∆m conduit à une libération d’énergie E absorbée par
les nucléons eux-mêmes lors de la formation d’un noyau stable:

La masse d’un noyau est toujours inférieure à la somme des masses de


nucléons (protons et neutrons) qui le compose. La différence est le défaut de
masse : Z

Energie de liaison du noyau


L’énergie de liaison du noyau, noté ∆E, est l’énergie dégagée lors de la formation
du noyau à partir de ses nucléons :

Elle représente également l’énergie à fournir au noyau pour le décomposer en


protons et neutrons. ∆E est donnée par la relation d’Einstein :

∆m : le défaut de masse et C : la vitesse de la lumière (ou célérité), C = 3.


l’énergie de cohésion par nucléon 𝝙E’ est égale à : 𝝙E’ = 16
Les isotopes
Deux atomes sont dits isotopes si leur noyau a un nombre de protons
identique mais un nombre de neutrons différent.

14
Le carbone 14, noté
6 c sont ainsi des isotopes de l’élément carbone.

12
et le carbone 12, noté , 6
c
Le carbone 14 a 6 protons, 6 électrons et (14-6)=8 neutrons

Le carbone 12 a 6 protons, 6 électrons et (12-6)=6 neutrons

17
Les isotopes les plus courants de l’hydrogène 11H sont

1
2 H pour le deutérium (1P, 1e-, 1N)
et
3H pour le tritium. (1P, 1e-, 2N)
1

18
Pour la majorité des atomes, un seul des isotopes existant est présent
en quantité appréciable dans la nature les autres isotopes étant
seulement présents à l’état de traces.

On désigne par abondance naturelle le pourcentage


en nombre d’atomes de chacun des isotopes présents
dans le mélange naturel.

La masse molaire atomique d’un élément est déterminée


en tenant compte de l’abondance naturelle des isotopes de
cet élément.

C’est une masse molaire moyenne qui tiendra compte de


sa composition.
M =  xi Mi/100
xi désignant l’abondance naturelle de l’isotope i
de masse molaire Mi. 19
Exemple :Le Magnésium (Z = 12 ) existe sous forme de
trois isotopes de nombre de masse 24, 25 et 26.
Les fractions molaires dans le magnésium naturel sont
respectivement : 10,1% pour 25Mg et 11,3% pour 26Mg.

Déterminer une valeur approchée de la


masse molaire atomique du Magnésium naturel.

M (Mg) =  xi Mi/100 =
([%(24Mg)xM(24Mg)] + [%(25Mg)xM(25Mg)] +
[%(26Mg)xM(26Mg)])/
100

Calcul de
l’abondance de l’isotope 24Mg 
xi = 100
M = (11,3*26 +%10,1*25 + 78,6*24)/100
24Mg: 100 = 24,33 [Link]
– 11,3 – 10,1 = 78,6%
-1. 17

Calcul
21
Radioactivité
Propriété que possèdent certains éléments
de se transformer spontanément ou artificiellement en
d’autres éléments présentant des propriétés chimiques
et physiques différentes.
Les émissions radioactives
- Emission α : émission d’un noyau d’hélium ou hélion
A 4 A 4
Z X  2 He Z  2Y
Particule α
- Emission β- : émission d’un électron ou e-
A 0 A
Z X   1 e  Z 1Y
Particule β-
22
- Emission β+ : émission d’un positron ou e+
A 0 A
Z X  1 e  Z  1Y
Particule β+
-Emission 𝛄 : émission d’une radiation électromagnétique
lors du retour à l’état fondamental d’un atome initialement à
l’état excité.
A A
Z X * Z X 
Loi de l'émission radioactive
dN dN dN
v - N  N   .dt
dt dt N
 ln N  .t  c te A t=0, N=N0 te
c ln N 0
 ln N   .t  ln N 0
 N  N 0 .e - t Loi de désintégration 23
radioactive
Période ou demi-vie d'un élément
Période T: Temps au bout duquel la moitié des noyaux
initialement présents se sont désintégrés.
N0
A l’instant t = T: N   N 0 N 0 .exp .T 
ln 2
2 2
 T Période
 Constante radioactive

Activité d'un élément


Activité A: Vitesse de désintégration

A λN N 0 .exp  .t   A A 0 .exp(  λ.t)


Unités de l’activité
L’unité légale: le d.p.s (désintégrations par seconde).
avec 1 Bq (becquerel) = 1 dps

24
L’unité usuelle: le Ci (curie) tel que 1 Ci = 3,7.1010 dps.
CHAPITRE II

Les modèles classiques de l’atome

25
1897- LA DECOUVERTE DE L’ELECTRON
En 1897, Thomson, physicien, anglais, (1856-1940)
découvre le premier composant de l’atome: l’ électron ,
particule de charge électrique négative.

Déviation du faisceau par des


champs magnétique et électrique.

Schéma de l’expérience des rayons cathodiques réalisée par Thomson en 1897

26
En 1904, il propose un premier modèle d’atome, surnommé depuis "le pudding
de Thomson« .

Il imagine l’atome comme une sphère remplie d’une substance électriquement


positive et fourrée d’électrons négatifs "comme des raisins dans un cake".

27
1912 LA DECOUVERTE DU NOYAU
Le modèle de Rutherford
En 1911, Ernest Rutherford (1871-1937) réalisa une expérience qui allait lui
permettre d’élaborer un nouveau modèle de l’atome.

28
Particule 
déviée

Feuille d’or

Particule 
qui
rebondit
Particule 
non déviée

Il observa que la majorité des particules traversaient la feuille d’or


sans être déviées et sans endommager la feuille d’or. Il observa
également que certaines particules étaient légèrement déviées et
que d’autres étaient rejetées en 22

arrière.
Pour expliquer les observations expérimentales Rutherford
propose un nouveau modèle dans lequel :

l’atome n’est pas plein (structure lacunaire (Vide)) c’est pour


cela que la plupart des particules ne sont pas déviées.

Pour Rutherford, Il existe de même des îlots de charge positive


qui repoussent les particules α.

L’atome est donc constitué d’un noyau chargé positivement et


qui contient la majorité de la masse de l’atome
Et
d’électrons qui tournent autour tels les planètes
autour du Soleil. Entre le noyau et les électrons, il y a du
vide.

30
Inconvénients du modèle de Rutherford
L’atome selon le modèle de Rutherford est instable. pourquoi?

1. Si lesélectrons sont stationnaires, ils seront


attirés vers le noyau.

[Link] principes de la théorie électromagnétique


connues à l’époque affirmaient que tout mouvement
de charge électrique s’accompagne d’une émission de
radiations électromagnétiques, laquelle entraîne une
diminution de l’énergie. Les électrons devraient donc se
rapprocher du noyau.

31
1913 Modèle de Bohr : Niels Bohr (1885-1962)

Afin de rendre compte de cette stabilité atomique, Niels Bohr crée en 1913 un
nouveau modèle d’atome:

Les orbites des électrons ne sont pas quelconques mais "quantifiées";


seules certaines orbites particulières sont permises pour l’électron. Ce n’est
que lorsque celui-ci saute d’une orbite à l’autre qu’il peut émettre (ou
absorber) de la lumière.

32
Spectre d’émission de l’atome d’Hydrogène
Expérience:
Lorsqu’on soumet du dihydrogène H2 sous faible pression (de l’ordre de
10−3 à 10−4 bar) à une décharge électrique (de quelques volts à quelques
centaines de volts) on observe une émission lumineuse qui constitue le
spectre d’émission de l’atome d’hydrogène.

Les atomes émettent un rayonnement lorsqu’ils sont soumis à une


excitation.

Si on analyse plus précisément la lumière émise on observe un


spectre discontinu ou spectre de raies.

33
Le spectre est constitué de
radiations monochromatiques
de longueurs d’onde λ bien
définies.
41 43 48 656
0 4 6

400 600  27

500 700 (nm)


Quantification de l’énergie
Afin de résoudre les problèmes du modèle de
Rutherford, Bohr s’inspira de la théorie de la
quantification de l’énergie mise au point par Max
Planck en 1900.
Dans cette théorie l’énergie transportée par un
rayonnement est Chaque
rayonnement quantifiée. possède d’énergie
E = h avec un quantum
h = 6,63 10-34 j.s = constante de
Planck et  =c/. On donne le nom de photon au
quantum d’énergie rayonnante

35
1 Quand un atome est excité, il émet
un rayonnement, donc une énergie.

2 La matière, en l’occurrence l’Hydrogène,


excitée, n’émet pas n’importe quelle lumière
(énergie), mais des lumières (énergies) bien
définies (du fait de la discontinuité du spectre).

36
But : détermination d’une relation entre les
caractéristiques des différentes raies du spectre
Au lieu de , on utilisera ( = 1/ ) : Nombre d’onde.
Dès 1885, le suisse J. Balmer a proposé la relation

 = 1 /  = RH (1/22 - 1/p2)

RH : Constante de Rydberg pour


l’Hydrogène, sa valeur expérimentale vaut :
109677 cm-1= 10967700 m-1

En donnant à p les valeurs 3, 4, 5 et 6, on


retrouve
37
respectivement les valeurs de : 656, 486, 434 et 410
Il a été observé que les longueurs d’onde des raies
n’étaient pas et qu’on
calculer quelconques par pouvait les
généralisé comme formule empirique
une suit: qui
a été
 = 1 /  = RH (1/n2 - 1/p2)

 est le nombre d’onde


RH = 1,096 107 m-1 : la constante de Rydberg pour l’hydrogène..
n et p sont des entiers tels que n < p.

La formule est appelé formule de Rydberg ou Ritz

38
INTERPRETATON :

Interprétation du spectre de l’hydrogène

Niels Bohr a posé les postulats suivante:

Postulat mécanique :

L’électron de l’atome d’hydrogène ne possède qu’un


nombre limité d’états accessibles. Ce sont des états
stationnaires.

Chaque état possède une énergie invariante (quantification des


niveaux d’énergie de l’hydrogène) ( E1, E2, E3,…….En) sur
lesquelles l’électron ne rayonne pas.

Le premier niveau d’énergie la plus basse est appelé niveau


fondamental, les autres niveaux d’énergies plus élevées sont
39
appelés des niveaux excités.
Postulat optique :

Normalement l’électron occupe l’état fondamental, mais il


peut passer à un état excité si on lui fournit de l’énergie

Pour revenir à son état fondamental il doit restituer cette


énergie qui sera émise sous forme lumineuse. Cette énergie
sera émise sous forme d’énergie lumineuse. L’énergie du
photon émis est donnée par la relation de Planck : E = h

Ces déplacements de l’électron d’un niveau à un autre sont


appelés des transitions

La transition entre deux états accessibles s’accompagne de


l’absorption ou de l’émission d’un photon d’énergie égale à la
différence de l’énergie des deux états.

40
E = En- Ep =
h : 6,623 10-34 h de Planck)
j.s (constante
ν : fréquence de rayonnement mis en jeu.

Soit les niveaux n et p avec p>n

Une absorption d’une radiation est obtenue lorsque


l’électron passe du niveau n au niveau p

41
Une émission d’une radiation est obtenue lorsque l’électron
passe du niveau p au niveau n.

42
Postulat du moment cinétique
Les états de mouvement permis sont ceux pour
lesquels le moment cinétique 0 de l’électron est
un multiple entier de (h/2).

0 = n (h/2 ) = mevern

me : masse de l’électron et ve sa vitesse


rn : rayon de l’orbite dans circule
laquelle
l’électron.
43
Notions de série de raies :
Si nous prenons la formule

 = 1 /  = RH (1/n2 - 1/p2)

On dit que le spectre d’émission de l’atome


d’Hydrogène se décompose en plusieurs séries: les
séries de Lyman, Balmer, Paschen, Brackett et Pfund.

Chaque série est définie par le niveau d’énergie final des


transitions électroniques..
Selon la valeur de n, nous avons différents spectres de
raies :
Série (n) 1 2 3 4 5

Nom lyman Balmer Pashen Brackett Pfund

Domaine UV Visible IR IR IR
44
Ex: la série de Balmer correspond à l’ensemble des photons émis lors des
transitions électroniques de niveaux d’énergie n>2 vers le niveau d’énergie n=2.
Les photons émis sont alors situés dans le domaine du visible comme indiqué
sur le spectre d’émission ci-dessous.

45
CHAPITRE III

Calcul de quelques
grandeurs de l’atome
d’hydrogène

46
L’hydrogène 1H est constitué d’un noyau de charge (+e) et
d’un électron de charge (-e), séparés par une distance r.

Electron

Noyau r

Dans le modèle atomique de Bohr, l’électron tourne autour


du noyau en suivant un mouvement circulaire uniforme avec
une vitesse V, sur une orbite de rayon r.

L’application du principe fondamental de la mécanique


permettra alors de déterminer l’énergie de l’électron.

47
L’électron chargé négativement est soumis à la force d’attraction coulombienne
du noyau chargé positivement. (Le poids des électrons est considéré comme
négligeable).

L’électron est aussi soumis à la force centrifuge due à son


mouvement circulaire :

48
Energie totale = Energie cinétique + Energie potentielle

Donc:

49
Hypothèse de Bohr
1)L’électron ne peut se situer que sur certaines orbites bien précises
ou permises, de telle sorte que son énergie reste constante. Ces
orbites stables sont différenciées, quantifiées. Ce sont les seules
orbites sur lesquelles l’électron peut tourner.

2)Lorsque l’électron absorbe ou émet de l’énergie, il change d’orbite ou


de niveau d’énergie.

Orbites permises <=> orbites stationnaires

2 r=n ( n = 1, 2, 3...)

50
Quantification du moment cinetique
mvr = nh/2

En remplaçant V par sa valeur dans l’équation

on détermine le rayon des orbites:

51
Pour r1 = 5,3 10-11m = 0,53Å : (n=1)

premier rayon de Bohr pour l’atome d’hydrogène qu’on note a0.

Pour n = 2 , 2ième orbite de Bohr r2 = 4× a0 ;


Pour n = 3 , 3ième orbite de Bohr r3 = 9× a0 ;
Pour n = 4 , 4ième orbite de Bohr r4 = 16× a0
On constate que l’électron ne peut se trouver que sur une
suite discontinue caractérisée par le
nombre quantique n dont le rayon r est : a0, 4a0, 9a0, 16a0,…

52
Remplaçons r par sa valeur dans E:

53
- l’énergie correspondante (2)

K = 2,18.10-18J, soit en ev : K = 13,6eV (1eV =


1,6.10-19J)
Pour n=1

C’est l’énergie fondamentale de l’atome d’hydrogène.


Donc l’énergie sera exprimée de la façon suivante

54
Les différents états quantifiés de l’énergie sont :

Le système le plus stable correspond à la plus petite valeur algébrique


de l’énergie: E1 = -13,6 eV

Dans son état fondamental, l’électron de l’atome d’Hydrogène


selon le modèle de Bohr est situé sur une orbite de 0.53Ǻ de
rayon et possédant une énergie de -13.6 eV.

55
Transitions entre niveaux électroniques.
D’après la seconde hypothèse de Bohr, le passage d’un e- d’une orbite définie par
ni à une orbite définie par nf , se fait par un échange d’un quantum d’énergie :

56
L’énergie d’excitation
L’énergie d’excitation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron
de l’orbite n1 à une orbite n2 (n1 ≠ n2).

L’énergie d’ionisation
L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est
l’énergie nécessaire pour faire passer l’électron de
l’orbite n = 1 à n =  Ce phénomène correspond à
l’arrachement de l’électron de l’atome :

L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène est :

57
Les Hydrogénoïdes
Un hydrogénoïde ou atome hydrogénoïde est un ion
monoatomique ne possédant qu’un seul électron.

Il a alors une structure semblable à celle l’atome


d’hydrogène,
de hormis la charge de son noyau Ze où Z est le
numéro atomique de l’élément chimique et e la charge
élémentaire.

C’est donc un atome auquel on a arraché tous les électrons


sauf un.

Exemple : 2He+, 3Li2+, 4Be3+…….


58
Pour les hydrogenoïdes, toutes les formules vues pour l’atome d’hydrogène
concernant le calcul du rayon, de l’énergie et de la vitesse de l’électron sur
une orbite n peuvent être retrouvées en remplaçant dans celles de l’atome
d’hydrogène, la charge du noyau (+ e) par (+Ze).

59
60
Conclusion
Nous allons passer maintenant au modèle ondulatoire qui
va apporter une nouvelle conception de l’organisation
électronique.

61
CHAPITRE IV

MODELE QUANTIQUE DE
L’ATOME

Le modèle de Bohr ne permet pas de bien décrire les atomes.


L’apparition de la mécanique quantique va palier aux
insuffisances de ce modèle. L’un des fondements de cette
nouvelle théorie est la dualité onde-particule ou dualité onde-
corpuscule.
I- NOTION DE LA MECANIQUE QUANTIQUE
(ONDULATOIRE )
1) Dualité onde - corpuscule : Postulat de De
Broglie
A toute particule de masse m en mouvement
(de vitesse v) est associée une onde. La
longueur de cette onde est donnée par la relation
de De Broglie qui s’écrit :
λ = h/mv
λ : longueur d’onde
h : constante de Planck
mv : quantité de mouvement

Cette hypothèse a été émise en 1924 par Louis de Broglie (prix Nobel 1929)
2) Principe d’incertitude d’Heisenberg

On ne peut définir avec précision à la fois la position et la


vitesse d’une particule ( exemple : l’électron).
Cela se traduit par la relation :

Δx . Δp ≥ h/2π
Δx : incertitude sur la position
Δp = mΔv : incertitude sur la quantité de mouvement
donc sur la vitesse
Ce qui veut dire que si je connais la vitesse je ne peux pas
connaître la position et inversement. Donc on ne peut pas définir
une trajectoire pour une particule.
À partir de là, il ressort que pour l’infiniment petit (électron,
…) il faut appliquer une nouvelle physique : Mécanique
Quantique.
Ceci est la conception probabiliste de l’électron et nous
permet de passer de la notion de trajectoire à la notion
de probabilité de présence. On peut donc associer à
l’électron une onde de De Broglie qui sera décrite par
une fonction mathématique ψ appelée fonction d’onde
(ou orbitale) solution de l’équation de Scrödinger .
Applications
1- Objet macroscopique :
Pour une voiture de masse de 1 tonne et de vitesse de 100
km/h à 0,001 km/h d’incertitude, sur la
position l’incertitude est de 3,8×10-34m. aucune
conséquence
Cecipratique n’a
à notredonc
échelle.

2- Objet microscopique :
Un atome d’hydrogène H a une incertitude sur sa vitesse

position est de 0,063.10-4 m ⇒


de 1 cm/s. Sa masse est de 1 u.m.a. L’incertitude sur sa

Imprécision énorme comparée à la taille


d’un atome (10-10 m).

Un électron a une incertitude sur la vitesse de 100 m


/s, donc l’incertitude sur sa position est de 0,115.10-4 m.
Valeur très supérieure au rayon de Bohr.
II.3. Conclusion
Les exemples précédents montrent que si la masse m est
grande, le produit des incertitudes peut être très petit.
C’est le cas pour tous les phénomènes qui se produisent
à notre échelle et qui font l’objet de la mécanique
classique. Mais si m est la masse d’un électron, on ne
peut plus ignorer les deux termes Δx et ΔV .
Le passage de la mécanique classique à la mécanique
quantique se fait à l’aide d’opérateur. A chaque grandeur, de la
mécanique classique on associe un opérateur qui permet
d’écrire cette grandeur en mécanique quantique.
Notion d’opérateur
Un opérateur c’est le symbole d’une opération que l’on effectue
sur une fonction pour retrouver une autre fonction ou quelque
fois la même fonction.

Exemple : L’opérateur dérivée (d/dx) agissant sur la fonction


exponentielle ekx donne la fonction kekx.
Â: Opérateur
f : Fonction propre
Âf = af
a : Valeur propre
En mécanique quantique, un électron est décrit par une
fonction d’onde (x,y,z).  n’a pas de signification
physique. Mais La probabilité de présence dp de trouver
la particule dans un volume dv est donnée par le carré du
module de la fonction  dépendant des coordonnées de
position et du temps.
dp = (x,y,z,t)[Link]
L’état stationnaire correspond à une situation où dp ne
dépend pas du temps. La fonction  est obtenue en
résolvant l’équation de Shrödinger du système.

dP
  densité de probabilté de présence
2
dv
: en MQ la notion de la trajectoire n’existe plus.
Donc,
Elle est remplacée par la probabilité de
présence ou nuage électronique.
Équation de Schrödinger

En mécanique classique l’énergie totale du système ET = Ec + Ep


Soit l’équation de Hamilton H= T+V (T en Cinétique, V En
Potentiel) A l’énergie cinétique T = Ec=1/2mV2 on y associe en
mécanique

quantique l’opérateur -

: Laplacien

A l’énergie potentiel V = -e2/r on y associe un opérateur


On appelle orbitales atomiques, les fonctions d’ondes
des électrons atomiques.
En 1926, Schrödinger a montré que la fonction d’onde
et l’énergie E sont solution d’une équation aux
dérivées partielles du second ordre.
L’équation de Schrödinger s’écrit :
Pour résoudre cette équation on fait un changement de
coordonnée: On ne travaille plus avec les coordonnées
cartésiennes mais avec les coordonnées sphériques
(r, , )

La résolution de cette équation donne la fonction d’onde


 (l’espace où évolue l’électron) et son énergie propre E.
1) L’énergie :
La résolution de l’équation de Schrödinger nous permet de déterminer les
valeurs propres E qui correspondent aux différentes valeurs énergétiques
possibles de l’e- puis les fonctions d’onde  dont le carré nous définira les
régions de l’espace où pourra se trouver cet électron.

Dans le modèle de Bohr, pour l’Hydrogène :


En (eV)= - (13.6/n2)
Ce même résultat est obtenu par la résolution de l’équation
de Schrödinger.
Dans le modèle de Bohr, ‘n’ est l’état stationnaire ou le
niveau
d’énergie.
L’énergie est quantifié par le nombre quantique ‘n’ que l’on
appelle: dans le modèle ondulatoire, le nombre quantique
principal.
2) Fonctions d’onde et nombres quantiques

Les fonctions d’onde  solutions de l’équation de Shrödinger


se présentent sous la forme suivante
(r,,)= R + A
R c’est le terme radial il ne dépend que de la coordonnée r
Il fait intervenir le nombre quantique n, il définit ce que l’on appelle

la couche quantique n
n est un nombre entier positif (1,2,3,4,…..)

Il renseigne en quelque sorte sur la place relative


qu’occupe un e- dans l’atome. Plus n est petit plus l’e-
a des chances de se trouver proche du noyau et
inversement.
A C’est le terme angulaire, il dépend de  et  il
fait intervenir 2 autres nombres quantiques l et m

(n,l,m)= n + (l,m)
l est le nombre quantique secondaire ou azimutal.
Il peut prendre toute les valeurs comprise entre 0
et n-1
0ln-1
Il définit la notion de sous couche et détermine la
géométrie des orbitales atomiques.
m est le nombre quantique magnétique

-
lm+
Il définit une case quantique
l
Il y a 2l+1 valeurs de m donc (2l+1) orbitales

Il détermine l’orientation spatiale d’une orbitale.


Chaque valeur différente de n ou de l ou de m définit ce
que l’on appelle une orbitale atomique
Exemple: n=2
(n,l,m) n l m
(2,0,0) 2 0 0

(2,1,1) 2 1 1

(2,1,0) 2 1 0

(2,1,-1) 2 1 -1

Chaque orbitale atomiqe est donc caractérisée par une combinaison de 3


nombres quantiques : n, l ,m
Introduction de la variable de spin:
La mécanique quantique relativiste montre que la
fonction  solution de l’équation de Shrödinger est une
fonction comprenant une fonction d’espace et une
fonction de spin f(s).
 = (r,,) + f(s) donc

= (r,,,s)

Le nombre quantique de spin ne peut prendre que 2


valeurs
s=+1/2 ou s=-1/2
Notation des couches:
l’ensemble des électrons possédant le même nombre
quantique principal n constitue une couche électronique.

n 1 2 3 4 5 …

Couche K L M N O…
Notation des couches: Selon la valeur de l on
donne un nom à la sous couche désignée par une lettre
minuscule
Valeur de l 01 2 3 4 ….
Sous couche s p d f g
ou orbitale

Exemples :
Sous-couche
- Couche K n=1 ; l=0 1s (scharp)

- Couche L n=2 ; l=0 2s


l=1 2p (principal)

- Couche M n=3 ; l=0 3s


l=1 3p
l=2 3d
(d
iff
Etude des fonctions d’ondes

On va examiner ici la forme des orbitales définies par les


fonctions précédentes:

Orbitale de type s: (n=x, l=0, m=0)


nous avons l’orbital 100 ou 1s

 1 
3/2 1
ψ 1s  2 e  r/a 0 .
2 π
a0 
Y(,)
R(r
)
Comme Y( , ) est une constante, la valeur
1s de

indépendante de est et et ne dépend que de r.


la même dans toutes
Sa les
valeur
directions,
est doncà une distance r du noyau.
Les orbitales s présentent une symétrie sphérique.

1s décroît exponentiellement avec r et son carré aussi. La


densité de probabilité de présence d’un électron est donc
maximale autour du noyau et décroît de manière continue à
l’infini.
• Orbitales s
Orbitale de type p: l=0 orbitale 2s
n=2
m= -1
l=1 21-1
m=0
m=1 210

211
Les 3 orbitales différentes 2px, 2py, 2pz sont appelés
orbitales p.

1
2pz  210 1 r r / 2a
. 3/ . a e . 3 cos
0

 2 6 a 0 0 2 
2
La partie radiale La partie angulaire
La partie radiale est la même pour les 3 orbitales p,
la partie angulaire a la forme suivante:
m=0 A= cos
m=1 A= sin  cos
m=-1 A= sin  sin

Les valeurs différentes de A définissent des


domaines de probabilité de présence qui présentent
des symétries bien particulières
z z z
L
=1

x x x

y y y
m=1 m = -1
m=0

Les orbitales atomiques px, py, pz sont désignées par trois cases
quantiques
Orbitales p
Orbitale de type d: l=0 m= 0 orbitale 3s
l= 1 m= -1 py
31-1
m=0 pz
m=1 310 px
n=3
311

l= 2 m=-2
m=-1 5 orbitales
atomiques d
m=0
m=+1
m=+2
Les orbitales atomiques d sont schématisées par cinq cases
quantiques reliées :
Orbitale de type f:

l = 3 ; m = -3, -2, -1, 0 , +1, +2, +3 n = 4

Il y a donc 7 orbitales atomiques f


Extension aux atomes polyélectroniques

Dès que l’on considère un système pluri-électronique on ne


peut plus résoudre l’équation de Shrödinger du système, on
emploie alors des méthodes d’approximations comme par
exemple le module de la constante de Slater.

Chaque e- (i) est étudié indépendamment des autres e-


mais on essaye de tenir compte de la présence de ces
autres électrons en disant que ces e- font écran entre
le noyau et l’ e- (i) considéré, cela modifie le
potentiel central auquel est soumis l’ e- (i)
a) Formes des orbitales
La forme des orbitales obtenues pour les atomes poly-
électroniques est très légèrement modifiée par rapport à celle
de l’atome d’Hydrogène mais les propriétés de symetrie
restent les mêmes.

b) Niveaux d’énergie
Pour l’atome d’Hydrogène, l’énergie de l’ e- dépend que
du
nombre quantique principale (n). Pour les atomes poly-
électroniques on montre que l’énergie dépend de n et l
E = f(n,l)
A l’intérieur d’une même couche, pour n fixée, les
e- appartiennent à 2 sous couches différentes et
ont des énergies différentes
Configuration électronique d’un atome
C’est la répartition des électrons sur les couches de
différents niveaux d’énergie. Elle est définie par les
nombres quantiques: n, l, m, s

L’état d’un atome est définit par 4 nombres


quantiques : n le nombre quantique principal, l le
nombre quantique secondaire, m le nombre
quantique magnétique et s le nombre quantique de
spin. Les cases quantiques (représentées par des
carrés) schématisent les orbitales contenant les
électrons représentés par des flèches.

n entier 0l n-


positif, 1,
- l  m + l s = 1/2
Exemple : 1s2 signifie que deux électrons sont décrits
par l’orbital 1s . Autrement dit, deux
électrons occupent l’O.A. 1s.

Le remplissage des cases quantiques ou


orbitales atomiques doit impérativement
respecter les quatre règles suivantes:
Principe de stabilité:
Les électrons occupent les niveaux d’énergie les
plus bas dans la limite des places disponibles.
a) Principe d’exclusion de PAULI

Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir


leurs quatre nombres quantiques identiques :
Si deux électrons d’un atome occupent la même orbitale
(même valeurs de n, l, m), ils diffèrent forcement par le
nombre quantique de spin ( l’un de spin +1/2 et l’autre
de spin -1/2).

Conséquence : Dans une même case n, l, m sont


fixés. On ne peut placer que deux électrons au
maximum avec leur nombre quantique de spins
opposé
Règle de HUND
A l’état fondamental, quand les électrons se placent dans
une sous-couche multiple (p, d, f), ils occupent le
maximum d’orbitales de même énergie avec des
électrons célibataires qui ont des spins parallèles (même
valeur de s).
L’état fondamental est donné par un maximum de
spins parallèles. On occupe donc un maximum
d’orbitales avant de les saturer.

Conséquence:
Règle de Klechkowski:

- Le remplissage des
orbitales s’effectue selon les
valeurs de (n+l) croissant. Si 2
valeurs de (n+l) sont égales, le
remplissage de la case ayant la
valeur de n la plus faible est
prioritaire.
n l s (l=0) p(l= 1) d(l=2) f(l=3)
1 1s
2 2s 2p
3 3s 3p 3d
4 4s 4p 4d 4f
5 5s 5p 5d 5f
6 6s 6p 6d 6f
7 7s 7p 7d 7f
1) Etablir les configurations électroniques
complètes des édifices atomiques suivants : Na
(Z=11) - O (Z=8) K (Z=19)

Na:
1s22s22p63s1 O:
1s22s22p4
K:
1s22s22p63s23p
64s1
Exceptions à la règle de klechkowsky:

ns2(n-1)d4 ns1(n-1)d5

Anomalie

Stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d


est à moitié remplie

ns2(n-1)d9 ns1(n-1)d10

Anomalie
Stabilisation lorsque la sous-couche (n-1)d est
remplie
ns2(n-2)f6 ns1(n-2)f7
Anomalie

ns2(n-2)f13 ns1(n-2)f14
Anomalie
24 Cr : 1s22s22p63s23p64s23d4

Anomalie

24 Cr : 1s22s22p63s23p64s13d5
29 Cu : 1s22s22p63s23p64s23d9

Anomalie

29 Cu : 1s22s22p63s23p64s13d10
CHAPITRE V
La classification périodique des éléments
 Dans le chapitre précédent nous décrit
simplement
avons le cortège électronique des atomes. Un
électron est caractérisé par ses 4 nombres quantiques :
n, l, m et s.

Les électrons se placent sur des couches


successives caractérisées par le nombre quantique
principal n.

Chaque couche est composées de sous-couches


caractérisées par le nombre quantique secondaire l.
Chaque sous-couche se en
décompose quantiques caractérisées par cases
le nombre magnétique m. quantique
1
Les règles de Klechkowski et de Hund
permettent de déterminer la configuration
électronique d ’un atome et sa description.

Ce modèle simple va nous conduire à la notion


de Classification Périodique et sera ensuite utilisé
pour la description des principales propriétés
atomiques.

2
La classification périodique telle que nous
la connaissons est essentiellement due à
MENDELEIEV qui en 1870 publia une table
dans laquelle les éléments étaient
sensiblement classés par ordre de masse
atomique. D’autre part, les éléments ayant
des propriétés semblables étaient classés
sur la même colonne.

3
I) Description du tableau périodique de Mendeliev
Le tableau périodique est une conséquence des
configurations électroniques.

La classification périodique est


constituée à partir des deux grandes règles
suivantes:

4
1°) les atomes sont rangés par numéro
atomique croissant

2°) On va disposer les uns sous les autres les


atomes présentant la même structure
électronique pour la couche externe c’est-à-
dire les atomes possédant le même nombre
d’e- de valence

Ceci va constituer les grandes familles de la


classification périodique
5
∗ Le tableau périodique est constitué de 4 blocs :

∗ Les éléments d'une même ligne horizontale du


s, p, d et f.

tableau périodique constituent une période. Ils sont


au nombre de 7. (A une ligne correspond
sensiblement une valeur de n.)

∗ Les éléments d'une même colonne ayant la


même configuration électronique de la couche
externe constituent une famille ou groupe.
Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes
réparties en 9 groupes.

6
Le boc s et le bloc p constituent la zone A comprenant les éléments principaux
du T.P., séparés par le bloc d qui constitue la zone B comprenant les éléments
de transition. Enfin, le bloc f qui s’étend sur deux périodes contenant les
éléments Subtransitoires appelés terres rares.

7
Couche de valence: On appelle électrons de valence
d’un atome les e- qui se trouvent sur la dernière
couche de cet atome. Ou encore les e- périphériques.

Exemple:
C (Z=6): 1s22s22p2
Couche de valence : 2s22p2 (4 e- de valence)
O (Z=8): 1s22s22p4
Couche de valence : 2s22p4 (6 e- de valence)

7
Parfois les électrons de valence ne sont pas toujours
ceux de la dernière couche mais les derniers électrons
que l’on met lors du remplissage:

Ti (Z=22) : 1s22s22p63s23p64s23d2

Couche de valence : 4s23d2 (4 e- de valence)

Ordre naturelle : 1s22s22p63s23p63d2 4s2

8
nsx (1x 
ns2npx (1x 
2) Bloc s
6)
H ns2(n-1)dx (1x  Bloc p He

10)
Li Be B C N O F Ne
Bloc d
Na Mg Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr

Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe

Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra Ac

Bloc f (ns2(n-2)fx (1x  14)


Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Di Ho Er Tm Yb Lu

Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
9
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche
externe est ns ou ns np.

Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état


d.

Les indices I, II, III,… indiquent généralement le


nombre d'électrons sur la couche externe, appelés
électrons de valence.

10
Les principales familles du tableau périodique sont :

Famille des alcalins : Groupe IA


Les éléments dont la configuration électronique
externe est du type ns1.

Famille des alcalino-terreux : Groupe IIA


Leurs configurations électroniques externes sont de
type
ns2.

Famille des halogènes : Groupe VIIA


Leurs configurations électroniques externes sont de
type 11
ns2np5.
Famille des gaz rares
Tous ces éléments ont une configuration électronique
externe de la forme ns2np6.

Famille des éléments de transition


Ce sont des éléments qui possèdent les orbitales
d incomplètement remplies.

12
Eléments des triades
Ces éléments constituent le groupe VIII.
On distingue trois types de triades :
- Triade du Fer (Fe, Co, Ni)
- Triade du palladium (Ru, Rh, Pd)
-Triade du platine (Os, Ir, Pt)

Eléments des terres rares


Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de
remplissage. On distingue les éléments qui
correspondent au remplissage de l'orbitale 4f : on les
appelle les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l'orbitale
5f sont appelés les actinides.
13
Les Familles d’éléments
Certaines familles ont reçues des noms particuliers à connaître.
Ligne = période
1 18
H 2 Colonne = famille (ou groupe) 13 14 15 16 17 He

Li Be B C N O F Ne
Na Mg 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Al Si P S Cl Ar

K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Rb Sr Y Sr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn

Fr Ra Ac

Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Di Ho Er Tm Yb Lu
Lanthanides
Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Em Md No Lr
Actinides

1 : Alcalins 17 : Halogènes Bloc f = Terres

2 : Alcalino-terreux 18 : Gaz Rares rares

16 : Chalcogènes Blocs d et f : éléments de transition


Cours de T. BRIERE - ATOMES - Chapitre 4
15
Les gaz rares présentent une grande inertie chimique,
ils ne se combinent pas aux autres éléments dans des
composés chimiques.

Ils présentent une grande stabilité qui est due à leur


configuration électronique qui fait apparaître une couche
de valence saturée à 8 électrons.

ns2 np6
Couche remplie = stabilité

16
LA REGLE DE L’OCTET

Un atome cherche à acquérir la structure


électronique du gaz rare le plus proche de lui
dans la classification périodique.

Cette règle permet de prévoir facilement l’ion


le plus stable des éléments des blocs s et p.

Pour les éléments trop éloignés de la structure des


gaz rares (blocs d et f et colonne 14) cette règle ne
s ’applique pas aussi simplement.

17
IONS LES PLUS STABLES DES ELEMENTS s et p
1 2 13 14 15 16 17 N° Colonne
18
s1 s2 p1 p2
p3 p4 p5 p6
H
Be B C N O F
Li He
Mg Al Si P S Cl
Na Ne
Ca Ga Ge As Se Br
K Ar
Sr In Sn Sb Te I
Rb Kr
Ba Tl Pb Bi Po At
Cs Xe
Fr Ra
Rn

X+ X2+ X3+ X4+ X3- X2- X-

X4-
Attention aux pièges : les métaux donnent des cations et pas des 1
anions. Les semi-métaux peuvent donner des anions et des cations8
(Sb par exemple)
19
QUELQUES PROPRIETES ATOMIQUES ET LEURS
VARIATIONS DANS LA CLASSIFICATION PERIODIQUE

19
Evolution des rayons atomiques ( ra )

Le rayon d’un atome ne peut être défini que si


l’atome est engagé dans une molécule.
Il dépend de la nature des liaisons et des
proches voisins.
Le rayon atomique ra est la demi distance entre
les noyaux des deux atomes dans une liaison
covalente simple

RA RA
R Cov (A ) = dA-A / 2

d A-A
Variation du Rayon atomique
 Suivant une période, lorsque Z augmente la charge nucléaire augmente (dans
une même couche) c'est-à-dire l’attraction noyau-électrons augmente et par
conséquent le rayon atomique diminue.

 Suivant un groupe, lorsque Z augmente il y a addition des couches


supplémentaires c'est à-dire l’attraction noyau-électrons diminue et par
conséquent le rayon atomique augmente.

R
Sens d ’augmentation de R dans la classification
32
Energies d’ionisation successives

Il s’agit des énergies associées aux réactions


suivantes :
A A+ + e- Première Ionisation : E.I1

A+ A2+ + e- Deuxième Ionisation : E.I2

A2+
+ e- Troisième Ionisation : E.I3
A3+
………………………………………………
A( Z -1)+ Az+ + e-
zième Ionisation : [Link]

Ces énergies sont toujours positives car il faut fournir de


l’énergie pour arracher l’électron à l’attraction, du noyau.

34
Variation de E.I
 Dans une période lorsque Z augmente, le rayon atomique diminue et les
électrons externes sont fortement attirés par le noyau. En conséquence,
l’énergie d’ionisation augmente.

 Dans un groupe lorsque Z augmente le rayon atomique augmente et les


électrons qui vont être arracher seront de plus en plus loin du noyau.
Par conséquent, l’énergie d’ionisation (E.I) diminue.

E.I
Sens d’augmentation de E.I1 dans la
classification 35
Affinité électronique ( AE)
C’est l’énergie de la réaction de fixation d’un
électron à l’atome neutre pour obtenir un anion.
A + 1e- A-
L’affinité électronique peut être positive ou négative selon
la nature de l’atome.
Elle a tendance à augmenter, en valeur absolue, lorsqu’on
se déplace sur une période de gauche vers la droite car la
charge nucléaire attirant l’électron augmente et la taille de
l’atome diminue.
Le long d’une colonne, elle diminue de haut en bas du fait
que l’augmentation du rayon de l’atome fait diminuer
l’action du champ attractif du noyau sur les électrons des
couches externes et augmenter celle du champ répulsif des
autres électrons (effet d’écran). 3
7
Electronégativité ()
L’électronégativité d’un atome A est la tendance que
possède cet atome d’attirer vers lui des électrons d’un
autre atome B au cours d’une liaison chimique A B.
L’atome A acquière plus facilement un électron de
l’atome B dès que :
• L’affinité électronique de A est plus élevée
• Le potentiel d’ionisation de B est plus faible.

C’est une grandeur relative. Elle est évaluée par les


échelles de Pauling et de Mullikan.

Quelque soit l’échelle utilisée, l’électronégativité varie


dans le même sens que l’énergie d’ionisation et que
l’affinité électronique.
39
Echelle de Mullikan
L’électronégativité d’un atome d’un élément chimique
entrant dans une liaison chimique est donnée par
définition par:

 = 1/2 (EI + AE ) exprimée en [Link]-1

où EI désigne l’énergie de première ionisation de


l’atome et AE son affinité électronique.

Comme on ne connaît pas l’affinité électronique de tous


les éléments chimiques cette échelle a connu moins de
succès que celle de PAULING, beaucoup plus étendue.

40
Echelle de Pauling

Pauling a élargi l’échelle d’électronégativité à un


nombre plus élevé d’éléments en se basant sur
les énergies de dissociation des molécules
diatomiques.

L’écart des électronégativités entre deux atomes A


et B est la racine carrée de la différence entre
l’énergie de dissociation de la molécule AB (B est
plus électronégatif que A) et la moyenne des
énergies de dissociation des molécules AA et BB.

41
Lorsque les énergies sont exprimées en kj/mole, la
différence d’électronégativité est :

EAB , EAA et EBB sont les énergies des liaisons A-B ,


A-A et B-B exprimée en eV

Lorsqu’elles sont exprimées en kcal/mole, la


relation d’électronégativité devient :

42
Z R


Sens d’augmentation de  dans la classification

L’électronégativité varie comme l’énergie d’ionisation, en sens inverse du


rayon atomique.
43
FIN

1
3
7

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