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Immulogie

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DGfI

basic immunology

Cours immunologie Medicale

Infection Système Immunitaire

Les virus et autres agents infectieux ont développé


plusieurs façons d’échapper au système immunitaire,
mais ce dernier a beaucoup de stratégies de défense

Crédits: Ahmed Sheriff, Deniz Zeisig, Susanne Bürgis, Alexandros Theodoridis,


Tobias Strapatsas, Hans-Martin Jäck , Aaron Marshall, Michelle Letarte
Immununologie Medicale

C’est la spécialité médicale


consacrée au
système immunitaire. Système
complexe, composé de
différents types de cellules et
d’anticorps, celui-ci permet au
corps de se protéger contre les
infections et autres pathologies,
telles que les cancers (dans une
certaine mesure).
Immunologie

L’immunologie se définit comme la


science de l’immunité. Le mot
« immunité » vient du
latin immunitas, « exemption,
dispense, remise », dérivé
de immunis, qui, en droit romain,
signifiait « dispensé de toute charge,
d’impôt

40 millions de morts
La définition de l’immunologie
comme science étudiant la défense
des organismes contre leurs
pathogènes est fortement liée à la
théorie du soi et du non-soi.
L’immunologie est couramment
définie comme « la science du soi et
du non-soi
• La définition de l’immunité s’appuie sur
deux thèses :
1.Il n’y a immunité que lorsqu’il y a
réaction spécifique avec un antigène.
(Autrement dit : toute immunité est
spécifique).
2.Il y a immunité dès lors qu’il y a un
récepteur susceptible de reconnaître un
motif antigénique (ou ligand), quand
bien même ce motif antigénique serait
très répété dans la nature.
L’immunologie est donc
l’étude de l’ensemble des
réactions spécifiques de
liaison entre les
récepteurs immunitaires
de l’organisme et des
motifs antigéniques ou
ligands.
Compositions du systeme
• Le système immunitaire humain est constitué d’un
ensemble d’organes spécifiques, à savoir la moelle
osseuse, le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques ;
d’un système de circulation, à savoir le circuit
lymphatique, qui communique avec le circuit sanguin ;
de cellules, à savoir les monocytes, qui se différencient
en macrophages (les « éboueurs » de l’organisme), les
cellules dendritiques (cellules présentatrices d’antigène
dites « professionnelles »), les lymphocytes (B et T),
ainsi que les cellules tueuses naturelles (NK), les
mastocytes, les granulocytes ou polynucléaires
(neutrophiles, éosinophiles, basophiles) ; de molécules,
à savoir principalement les cytokine
Immunologie

Les microbes infectieux sont partout:


bactéries, virus, moisissures,
parasites
Virus Influenza Bactérie Salmonella

Comment notre corps se bat-il contre ces envahisseurs?


Avec l’aide du

Système Immunitaire
Immunologie

Notre Système Immunitaire peut aussi


se défendre contre le cancer

Une cellule T tuant une cellule cancéreuse


L’ensemble des éléments
de ce système assure la
reconnaissance spécifique
par laquelle nous avons
défini l’immunologie
Journée Internationale de
l’Immunologie
Quand le Système Immunitaire
fait des gaffes...
ALLERGIES
Quand le système immunitaire réagit contre
une substance qui n’est pas vraiment un
microbe: le pollen, la poussière, les poils de
chat, certains aliments…
Un problème très fréquent et qui augmente:
Jusqu’à 30% de la population dans certains
pays économiquement favorisés

Pourquoi certaines personnes et non pas d’autres


développent des réactions allergiques?
Les immunités
• Pour assurer sa protection, le corps
humain possède 2 types de
mécanismes de défense :
l’immunité innée ou immunité
naturel et l’immunité adaptative
ou immunité acquise ou
Héréditaire.
• L’immunité innée permet la
défense de l'organisme contre les
agents infectieux de façon
immédiate.
• À l'inverse, l’immunité adaptative
confère une protection plus
tardive, mais plus durable.
Mécanismes de Défense contre les Infections

(I) Immunité Innée (II) Immunité Acquise

Barrières naturelles Cellules B et T

Protéines du sang

Phagocytes
• L’immunité innée comprend 2 lignes de défense :

Ligne de défense externe :
o
Empêche la pénétration des agents infectieux dans
l’organisme.
o
Est constituée de la peau et des muqueuses (barrière
physique) ainsi que des sécrétions telles que le mucus,
la salive, les larmes et le suc gastrique (barrière
chimique).

Ligne de défense interne :
o
Empêche la prolifération des agents infectieux qui ont
réussi à pénétrer dans l’organisme.
o
Est constituée de plusieurs types de cellules
(ex. : macrophages, neutrophiles, monocytes, cellules
dendritiques) et de plusieurs types de protéines
(ex. : cytokines, interférons, complément).
Organes et Cellules immunitaires

1. – Organes et tissus lymphoïdes


• C’est le lieu de resident des lymphocytes et d’autres cellules du système immunitaire. Ils se
divisent en deux groupes :

1. Organes lymphoïdes primaires ou centraux
1. Moelle osseuse ou Bourse de Fabicius

• Tissu occupant l’espace libre à l’intérieur des os aussi bien longs que courts (os du crâne…).
C’est le lieu de naissance de cellules progénitrices des différentes populations de
lymphocytes et de cellules phagocytaires
(II) Immunité - le Système Lymphatique

Adénoides
Amygdales

Thymus • Thymus
Ganglions Coeur
• Moëlle osseuse
Rein Rate
Ganglions • Ganglions
Appendice
• Rate
• Amygdales
Ganglions Moëlle Osseuse
• Appendice
1.Thymus
• Organe lympho-épithélial situé au dessus du cœur, formé de deux lobes. Chaque lobe est
divisé par des septums conjonctifs en lobules. Chaque lobule renferme une zone périphérique,
le cortex, et une zone centrale, la médullaire

• Particulièrement développé chez l’enfant, le thymus commence à régresser dés la puberté.


C’est le lieu de différenciation des lymphocytes progéniteurs de T en lymphocytes T matures.

2. Organes lymphoïdes secondaires ou périphériques

• Les lymphocytes matures T et B quittent les organes primaires et gagnent par voie sanguine
les organes et tissus secondaires. Ils s’y localisent dans des zones bien définies, para cortex
pour les lymphocytes T et cortex pour les lymphocytes B. Ce sont les organes effecteurs du
système immunitaire, producteur d’anticorps et de lymphocytes T sensibilisés.

• 1-2-1 Ganglions lymphoïdes ou nœuds lymphoïdes

• Organes arrondis ou réniformes d’un diamètre compris entre 1 à 25mm. Ils correspondent à
des filtres recueillant les antigènes des liquides interstitiels et de la lymphe. Ils sont formés de
3 régions : - zone corticale riche en lymphocytes B. Ces derniers forment des amas ovalaires
appelés follicules primaires (en absence de stimulation antigénique) et des follicules
secondaires (après stimulation antigénique) avec un centre germinatif.
• - zone paracorticale (cortex profond) riche en lymphocytes T et en cellules présentant
l’antigène (cellules dendritiques ou cellules interdigitées).

• - zone médullaire : zone mixte comprenant des lymphocytes B, des lymphocytes T, des
plasmocytes et des macrophages.
• 2-2 La rate
• Organe lymphoïde, de forme ovale, le plus volumineux (12 cm de
long) situé sur le courant sanguin. Il est entouré d’une capsule d’où
partent des cloisons conjonctives délimitant des lobules au niveau
desquels s’organise la pulpe splénique. Celle-ci comprend la pulpe
rouge et la pulpe blanche.
• La pulpe rouge : occupe le plus grand espace, c’est un filtre à
antigènes. -zone de macrophages, lymphocytes T et B, plasmocytes,
érythrocytes, et de granulocytes -lieu de destruction des hématies
sénescentes (vieilles).
1. Tissu lymphoïde associé aux muqueuses
• Il constitue à lui seul un système immunitaire commun appelé
MALT ( mucosal associated lymphoïd tissue). Il assure la
protection de plus de 400 m2 de muqueuses exposées aux
risques de l’environnement.
• Ce système comprend : le tissu lymphoïde de la muqueuse
nasale ou NALT (nasopharyns associated lymphoïd tissue).
• Le tissu lymphoïde associé aux bronches ou BALT (bronchus
associated lymphoïd tissue). A l'entrée des voies aériennes
supérieures se trouvent les amygdales et les végétations
adénoïdiennes qui contiennent de nombreux follicules
lymphoïdes
• Le tissu lymphoïde associé aux glandes salivaires et lacrymales.
• Le tissu lymphoïde associé au tube digestif ou GALT (Gut
associated lymphoïd tissue). Il contient des formations
lymphoïdes composées des plaques de Payer et de cellules
Cellules de l’immunité
Cellules de l’immunité innée
Polynucléaires
Neutrophiles
Eosinophiles
Basophiles

Mononucleaires
Lymphocytes
Monocytes
Cellule NK
Cellules dendritique
Les phagocytes
• Ce sont des ebouers de l’organisme
des cellules capable endocyter les
bacteries et les cellules mortes.on
distingues:Les macrophages
(monocytes), cellules dendrique,les
polynucleaires.
Mastocytes
Cellules de tissu conjonctif, souvent regroupées autour des
capillaires, possédant des granulations contenant des amines
vasoactives. Les mastocytes initient la réponse immunitaire
(inflammation) et interviennent dans les réactions allergiques
Récepteurs pour

l’antigène (Ag)
Récepteurs des lymphocytes B
• Les lymphocytes B sont définis par la présence à leur surface d’immunoglobulines
de surface dont le rôle est la reconnaissance de l’antigène (B cell receptor, BCR).
Le lymphocyte B naïf porte des IgM monomériques, et des IgD. Il existe 105
molécules d’immunoglobulines de surface, sur un lymphocyte, qui reconnaissent
un même déterminant antigénique. La fixation de l’antigène au BCR provoque
l’activation du lymphocyte B et induit la synthèse d’anticorps portant la même
spécificité (le même paratope : même partie variable) vis à vis de l’antigène que
l’immunoglobuline de surface.
• Récepteurs des lymphocytes T
• Le récepteur de l’antigène des lymphocytes T : TCR (T cell receptor) est une
glycoprotéine formée de 2 chaînes α et β ou γ et δ reliées entre elles par un pont
disulfure. Elles comprennent une région variable du coté NH2 terminal
correspondant à la reconnaissance et la liaison spécifique à l’antigène. Plus de
95% de cellules T matures expriment le TCR α/β à leur surface, le reste le TCR γ/δ.
Les lymphocytes à TCR γ/δ représentent 5% des lymphocytes T circulants. Ils sont
retrouvés essentiellement dans la peau et les muqueuses.
2 Différenciation des lymphocytes

• Les lymphocytes pro- T (progéniteurs de T), de la moelle


osseuse, passent dans le thymus où sous l’influence des
cellules épithéliales et de certaines hormones
thymiques, subissent une différenciation en
lymphocytes T et acquièrent :
• -des molécules de surface de différenciation.
• -des récepteurs de surface dont les récepteurs des
antigènes. -des propriétés fonctionnelles: immunité
antibactérienne et antivirale, rejet de greffe, immunité
anti-tumorale et anti-parasitaire, régulation de la
synthèse des anticorps.
• Autres lymphocytes
• : lymphocytes NKT (Natural Killer T) C’est une cellule intermédiaire
entre le lymphocyte NK et le lymphocyte T. Elle possède un TCR α/β,
ainsi que le CD3 des lymphocytes T et les marqueurs des lymphocytes
NK. Par leurs TCR, les NKT reconnaissent les lipides et les glycolipides
présentés par des molécules, appelés CD1d, structurellement proches
des molécules de classe 1 du CMH.
Localisation des lymphocytes

• Les lymphocytes T et B se localisent dans les organes et tissus


lymphoïdes dans les aires qui leur correspondent. Elles se
répartissent chez l’homme de la façon suivante :
Répartition des lymphocytes chez l’homme.

l’homme.

Lymphocytes T Lymphocytes B
Ganglions lymphatiques 85% 15%
Canal thoracique 90% 10%
Rate 35% 65%
Sang 70-80% 20-30%
Circulation des lymphocytes

• Les lymphocytes matures migrent des organes


primaires vers les organes secondaires vers les zones
qui leur correspondent à la recherche d’antigènes
éventuels. Dans les ganglions, s’ils ne rencontrent pas
leurs antigènes spécifiques, ils en sortent au bout de 24
heures par le canal lymphatique efférent.
• La lymphopoïèse
• 1-Introduction
• Les lymphocytes sont organisés en tissus et organes. Le
corps humain contient environ ll012 lymphocytes, soit 2
% du poids du corps. Ils constituent des formations
anatomiques individualisées, au niveau de la moelle
osseuse, du thymus, des ganglions, de la rate et des
tissus lymphoïdes annexées aux épithéliums digestifs et
bronchiques (MALT =Mucosae associated lymphoid
tissue). Les lymphocytes B, T et NK proviennent d'une
population de cellules souches lymphoïdes ou
progéniteurs lymphoïdes communs ou PLC.
• Le PLC dérive de la cellule souche hématopoïétique primitive (CSH) au
niveau de la moelle osseuse et du foie chez le foetus. Ce progéniteur
est de phénotype CD34+ . La lymphopoïèse comporte deux phases à
la différence des autres lignées.
• * La lymphopoïèse primaire ou basale, produit les lymphocytes
matures nécessaires aux besoins de l'organisme.
• * La lymphopoïèse secondaire correspond aux multiplications des
lymphocytes matures soumises à l'activation du contact antigénique.
Elle permet l'adaptation de la réponse immunitaire.
1. Lymphopoïèse T

• 2-1-Lymphopoïèse T primaire

• Les progéniteurs lymphoïdes communs ou PLC (cellules souches lymphoïdes) se


développent en progéniteurs lymphoïdes T (pro-T) sous l’action de cytokines IL3 et
SCF (stem cell factor) sécrétées par les cellules stromales. Les pro T prolifèrent et se
différencient, en présence de l’IL7, SCF, IL2, IL3.. etc, en lymphocytes T naïfs dans le
thymus. Les progéniteurs T (pro-T) de la moelle osseuse accèdent au thymus à partir
des vaisseaux sanguins situés à proximité de la jonction corti-médullaire thymique
puis de là migrent vers la région sous –capsulaire du cortex thymique. A ce moment
là, ils s’appellent des thymocytes.

• Leur différenciation se déroule du cortex vers la médullaire en 4 étapes,


distinguables sur la base de l’expression des corécepteurs CD4 et CD8.

• Stade 1 :progéniteurs de T ( pro-T) - interaction avec le stroma thymique


(cellules épithéliales) - prolifération rapide et expression de CD3 cytoplasmique
(cCD3) - pas de TCR -pas de CD4, ni de CD 8 : thymocytes double négatifs (CD4- ,
CD8- )

• Stade 2 : précurseurs de T (pré-T)

• - réarrangement des gènes codant pour la chaine  à 90 % du TCR ( et pour la


chaine  à 5% du TCR(. -expression membranaire d’un pré-TCR (chaine  associée
à une chaine pré T  invariante) et de CD3. Le pré-TCR transmet des signaux de
survie et de prolifération. Plus de 90% des cellules qui arrivent à ce stade meurent
du fait de l’absence d’expression de pré TCR à leur surface (sélection .
• A ce stade se fait la sélection positive (restriction aux molécules de
CMH du soi). Elle a lieu dans le cortex profonde
• Stade 3 : lymphocytes T immatures : simples positifs
• Dans la médullaire, les thymocytes simples positifs sélectionnés
subissent la sélection négative (C'est la tolérance au soi) pour éliminer
les thymocytes autoréactifs. Les thymocytes dont les TCR
reconnaissent avec une forte affinité les peptides du soi
( autoantigènes) associés à une molécule du CMH à la surface des
cellules dendritiques ou des macrophages sont éliminés. Les
thymocytes dont les TCR ne reconnaissent pas les peptides du soi
associés à une molécule du CMH à la surface des cellules dendritiques
ou des macrophages survivent. Ils représentent seulement 1 à 2% des
thymocytes initiaux.
• Stade 4 : lymphocytes T naïfs
• Les lymphocytes TCD4 et TCD8 deviennent matures. Ce sont des
lymphocytes T naïfs car ils n’ont pas encore rencontré d’antigène. Ils
quittent le thymus et entrent dans la circulation, ils sont au repos.
• 2-2. La lymphopoïèse T secondaire (antigène-dépendante)
• Les lymphocytes T naïfs restent habituellement quiescents et dans cet
état ils ne témoignent pas d'activité auxiliaire (helper) ou cytotoxique.
Ils circulent entre le sang et les organes lymphoïdes secondaires en
quête d’antigènes. Quand des lymphocytes T naïfs sont activés par leur
antigène spécifique, ils prolifèrent puis se différencient, une petite
partie, en lymphocytes mémoires, et une grande partie, en lymphocytes
effecteurs exprimant une activité helper ou cytotoxique.
• Lymphopoïèse B
• 3-1. La lymphopoïèse B primaire ou immunopoïèse B
• Les lymphocytes B se différencient à partir de cellules souches CD34+,
dans le microenvironnement du foie chez le foetus, puis chez l'enfant et
l'adulte au niveau de la moelle hématopoïétique.
• Le stade pro-B tardif.

• Il est caractérisé par : -l'expression membranaire des molécules CD19 (co-stimulation) et des
molécules de signalisation CD79a, b. -la présence de la chaine lourde µ intracytoplasmique.

• Le stade pré-B. Il se caractérise par : -la synthèse d’une pseudo chaine légère (Vpré-B λ5) puis
l’expression membranaire d’un pré BCR. Celui ci est constitué de 2 chaines lourdes µ
réarrangées, associées à 2 pseudo chaines légères. Le pré BCR permet à la cellule d’entrer dans
une phase d’expansion clonale. Il inhibe l’expression de la chaine lourde du 2e chromosome
(exclusion allélique). -deuxième expression de RAG, réarrangement de la chaine κ, expression
d’un des gènes κ (exclusion allélique), s’il n’est pas productif, il se fait sur le 2° allèle k. Si ce
dernier n’est pas productif le réarrangement se poursuivra sur le locus λ.

• Le stade B immature

• Expression membranaire de molécules d’IgM complètes formant les BCR (deux chaînes lourdes μ
et deux chaînes légères), conférant à la cellule une spécificité de reconnaissance de l’antigène.
Les lymphocytes B immatures vont subir une sélection négative. Les lymphocytes B immatures
entrant spécifiquement en contact avec les molécules de soi, certains meurent par apoptose
d’autres réarrangent les gènes des domaines variables de la chaine légère pour modifier la
spécificité à l’antigène du BCR (édition du récepteur). Les lymphocytes dont le BCR persiste à
être réactif à soi sont éliminées par apoptose, ou inactivés (anergiques), les autres lymphocytes
quittent la moelle osseuse et entre dans la circulation pour poursuivre leur différenciation.

• Lymphocytes B matures naïfs

• Les lymphocytes B immatures, en périphérie, deviennent matures et naïfs. Ils possèdent alors à
leur surface des IgM et des IgD, et circulent entre les différents organes lymphoïdes secondaires
(rate, ganglions lymphoïdes) à la rencontre de l’antigène spécifique.
• La lymphopoïèse B secondaire

• Elle a lieu dans les organes lymphoïdes périphériques : les ganglions, la rate,
les amygdales, les formations lymphoïdes annexées aux muqueuses. Elle
résulte d'un signal activateur induit par l'interaction du récepteur
immunoglobulinique des lymphocytes B (BCR) avec l'épitope antigénique. Les
lymphocytes B activés subissent une expansion clonale et une différenciation,
soit en lymphocytes mémoires, soit en plasmocytes, étape ultime de la

différenciation .
Selection positive et negative
• Les lymphocytes T immatures double
positifs dont les récepteurs reconnaissent
fortement les complexes CMH dans le
thymus subissent l'apoptose. Ce
phénomène, qui constitue la sélection
négative, permet d'éliminer
les lymphocytes T susceptibles de réagir
de manière nocive contre les protéines du
soi.
• Barrières naturelles
• 1-1-Barrières physiques

• La peau : barrière très résistante à cause de la couche cornée multicellulaire, la plupart des
agents microbiens ne peuvent la traverser à l’état normal. Les cellules épithéliales des
muqueuses du tractus respiratoire, gastro-intestinal et génitourinaire. Ces cellules, au niveau
de l’appareil respiratoire, retiennent les éléments étrangers (microorganismes....) par le
mucus qu’elles sécrètent, puis par les battements des cils, qu’elles possèdent, d’un
mouvement vers le haut, déplacent les micro-organismes qui pénètrent durant la respiration.

• 1-2-Barrières chimiques :

• Les sécrétions
• Elles proviennent des surfaces épithéliales des muqueuses, elles comprennent les larmes, le
mucus nasal et bronchique, la salive et les sucs gastriques. Elles contiennent des substances
toxiques pour les micro-organismes.
(I) Immunité Innée- Barrières naturelles

Peau

Salive

Acide dans l‘estomac

Flore Intestinale

Les pathogènes trouvent des moyens


pour pénétrer à travers ces barrières!
Tableau 2. Sécrétions antimicrobiennes et leurs
origines

Site Source Substances sécrétées


Œil Glandes Lysosyme
lacrymales
(larmes)
Oreille Glandes Sécrétion de cire-
sébacées cerumen
Bouche Glandes Enzymes de la digestion,
salivaires lysosyme, lactoferrine
(salive)
Peau Glandes Lysosyme, NaCl, acides
sudoripares gras à chaîne moyenne
(sueur)
Estomac Suc gastrique Enzymes digestives
acides (pepsine, rénine),
Flore bactérienne normale
La flore bactérienne normale est constituée de bactéries
commensales. Elles sont hébergées par l’organisme. Elles sont
retrouvées au niveau des fosses nasales, la bouche, la gorge et
dans les tractus gastro-intestinal et génito-urinaire. La flore
gastro-intestinale (des milliards de bactéries),empêche la
colonisation du site par les germes pathogènes, en empêchant
leur liaison à la muqueuse, en entrant en compétition pour les
nutriments essentiels et en libérant des substances contre ces
germes.

Des bactéries telles que les lactobacilles qui colonisent le vagin,


rendent
son environnement acide (PH 4,0-4,5). Ce qui empêcherait la
croissance de nombreux microorganismes.
4-Barrières cellulaires
Lorsque des micro-organismes arrivent à franchir ces barrières et se retrouvent
dans un tissu (exemple : peau ou muqueuse), une réponse inflammatoire se
déclenche. Celle-ci consiste en : -une dilatation des capillaires : vasodilatation
responsable d'érythème et de chaleur. -une augmentation de la perméabilité
capillaire permettant :
•Une exsudation plasmatique (passage) de substances telles que des facteurs
de coagulation, des composants du complément, et des protéines de la phase
aigue dans le tissu agressé (foyer inflammatoire). Cela explique le gonflement
ou œdème et la douleur.
• Une diapédèse (passage) des leucocytes sanguins (neutrophiles, éosinophiles,
monocytes, cellules dendritiques et /ou les NK) vers le foyer inflammatoire. Ces
modifications circulatoires locales (vasodilatation et augmentation de la
perméabilité vasculaire) au lieu de l’agression sont provoquées par :
•Des substances d’origine plasmatique dont les produits des systèmes de la
coagulation, de kinines, et du complement.
•Des facteurs libérés ou produits par les différentes cellules résidentes après
reconnaissance des pathogènes dont l’histamine, la sérotonine, les
prostaglandines, les leucotriènes et des interleukines.
Récepteurs pour les pathogènes

• Les micro-organismes sont reconnus par des récepteurs


des cellules résidentes, mastocytes, macrophages et
cellules dendritiques. Ces récepteurs sont appelées PRR
(Pattern Recognition Receptors), récepteurs de
reconnaissance de motifs (structures) des pathogènes.
Ces récepteurs reconnaissent des motifs ou des
structures conservés, partagés par de nombreux
pathogènes, appelés PAMP (Pathogen Associated
Molecular Pattern).
Ces récepteurs sont de deux types:

• 1- Récepteurs d’endocytose (phagocytose)


• Ils activent la phagocytose en stimulant l’ingestion et la
destruction des pathogènes qu'ils reconnaissent.
• -Récepteurs lectiniques : CLR (C-type-Lectine Receptor),
récepteurs membranaires.
• - Récepteurs pour le mannose constituant de surface de
bactéries et de levures
2 Récepteurs de signalisation
• La liaison des ces récepteurs aux ligands microbiens active les cellules
qui les portent et déclenche la sécrétion par ces cellules de facteurs et
de cytokines pro-inflammatoires et de chimiokines. Ces récepteurs sont
de plusieurs sortes.
• -Récepteurs de type Toll: TLR (Toll Like Receptor). Ce sont des
protéines homologues à Toll qui protègent la drosophile ( passge de larve
a adulte) de l'infection. Les TLR reconnaissent des structures (=motifs)
répétées présentes à la surface des micro-organismes. Ils sont au
nombre de 12, de TLR1 à TLR12 chez l’homme.
• -Les récepteurs NOD (Nucleotide-binding Oligomerization
Domaines). Ces récepteurs NOD ou NOD Like Receptors ou NLR ont été
caractérisés en 2002, ils sont cytoplasmiques, ils détectent des parois
bactériennes (peptidoglycane) ou des motifs bactériens ( flagelline ,
toxine) et des signaux de danger endogènes (dommage, stress, nécrose).
• -Les récepteurs de type RLR (RIG-Like Receptor) Ils sont
cytoplasmiques, ils reconnaissent des composants viraux (ARN double
brin).
• Sécrétion de facteurs et de cytokines
• L’activation des récepteurs TLR, NOD et RLR entraine : - la
libération par les mastocytes d’amine vaso-actives dont
l’histamine. -la synthèse et la sécrétion par les mastocytes,
les macrophages et les cellules dendritiques, de cytokines
pro-inflammatoires, IL1 (interleukine 1), IL6, TNFα (Tumor
Necrosis Factor α) .chimiokines dont l’IL8.

• Ces facteurs pro- inflammatoires


provoquent une dilatation des
capillaires sanguins et une
augmentation de la perméabilité de
ces capillaires dans la zone agressée.

Effets à distance
1-Fièvre : élévation de la température corporelle. Elle est causée par
le TNFα, l'IL1et l'IL6, ils sont appelés pyrogènes endogènes. La fièvre
est bénéfique pour l'hôte, la plupart des pathogènes sont sensibles
aux températures élevées, tandis qu'à ces mêmes températures les
réponses immunitaires adaptatives sont les plus intenses.
• 2- Production de protéines de la phase aigue L'IL1, l'IL6 et le
TNFα (facteur de nécrose tumorale) agissent sur les hépatocytes qui
produisent alors de façon considérable les protéines dites de la phase
aigue dont la CRP (C reactive protein ), la MBL ( mannose- binding
lectin ) et les surfactants pulmonaires A et D.
• 3-Augmentation de leucocytes sanguins (leucocytose) L’IL6 et
le TNFα induisent la production de facteurs de croissance, CSF (colony
stimulating factors), au niveau de la moelle osseuse, par les cellules
stromales et les macrophages. Les CSF induisent la production par les
cellules souches hématopoïétiques plus de leucocytes qui seront
recrutés au niveau du site inflammatoire.
Effets locaux
• 1- Induction de molécules d'adhérence sur l'endothélium

• Le TNFα et l’IL1 activent l'endothélium vasculaire du tissu agressé à


exprimer des molécules ( récepteurs) d'adhérence, appelées les
sélectines P et E permettant aux leucocytes d'interagir par des ligands
et de rouler sur l'endothélium enflammé. Les chimiokines, l'IL8 et le
MCP-1(monocyte chemotactic protein1) transforment ce roulement en
une liaison ferme et stable en provocant un changement de
conformation des intégrines (récepteurs LFA1.)
• 2 -Recrutement des cellules phagocytaires

• La chimiokine IL8 recrute (attire) les neutrophiles au foyer infectieux


où se trouvent les micro-organismes ou les agents infectieux. La
chimiokine MCP-1 (monocyte chemotactic protein1) recrute, beaucoup
plus tard les monocytes vers ce site. Des cellules dendritiques
immatures sont recrutées en dernier.
• Ce qui leur confère une grande capacité de phagocytose.
• 3-Phagocytose.
• Elle est surtout assurée par les neutrophiles et par les
macrophages. Elle s’effectue en 4 phases :
• 1 ère phase de déplacement orienté ou
chimiotactisme Les phagocytes sont attirés vers le
foyer infectieux par des substances produites par des
bactéries, par des produits de dégradation de tissus
altérés, par des chimiokines et par d’autres substances
telles que des produits d’activation du complément, C5a
et C3a.
• 2ème phase d’adhésion de la
particule à la membrane de la
cellule phagocytaire Les cellules
phagocytaires se déplacent en
émettant des pseudopodes et
viennent au contact du matériel à
phagocyter.
• 3ème phase d’ingestion
• Les phagocytes enferment la particule à ingérer dans une
poche de phagocytose. Celle-ci se détache de la périphérie
cellulaire et se retrouve ensuite au centre de la cellule.
• 4ème phase : phase terminale « effectrice ».
• a – Production d’espèces réactives de l’oxygène
• b– Dégranulation
• C-Destruction
Médiateurs solubles
• 1-Le complément
• Le complément est un ensemble
de protéines, présent
naturellement dans le sérum. Il
n’est pas spécifique. Il complète
d’une certaine manière l’action des
anticorps, d’où son nom de
complément.
• Origine tissulaire des protéines
du complément
La plupart des composants du
complément sont synthétisés par
les monocytes – macrophages et
par les hépatocytes. Certains sont
produits par les cellules épithéliales
du thymus et de l’intestin grêle.
• Il existe 3 voies d’activation du
complément, une voie dite
classique dépendant des anticorps,
et deux autres voies fonctionnant
en leur absence, la voie alterne et
la voie de la lectine liant le
mannose.
• Le système du complément correspond à
une cascade enzymatique participant à la
défense de l'organisme contre l'infection
par l'activation d'une réponse
inflammatoire locale. Les protéines du
complément sont souvent présentes dans
le sérum comme des précurseurs
d'enzymes inactives (zymogènes); autres
se situent à la surface cellulaire
Le système du complément relie l'
immunité innée et l'immunité acquise
• Augmentation de la réponse anticorps
et de la mémoire immunologique
• Lyse des cellules étrangères
• Élimination des complexes immuns et
des cellules apoptotiques
1. La voie classique d'activation est soit
• Anticorps-dépendante, active lorsque
C1 interagit avec des antigène-IgM ou
des antigène-IgG agrégés
• Anticorps indépendante, survenant
quand les polyanions (p. ex., l'héparine,
la protamine, l'ADN et l'ARN des
cellules apoptosiques), les bactéries
Gram négatives ou la protéine C
réactive réagissent directement avec
C1.
• L'activation de la voie des lectines est
indépendante des anticorps; elle est
observée lorsque la lectine liant le
mannose (mannose-binding lectin, MBL),
une protéine sérique, se lie aux
molécules de mannose, de fructose ou
des groupes N-acétylglucosamine sur les
parois cellulaires bactériennes, fongiques
ou des virus. Hormis ce mécanisme, cette
voie ressemble à la voie classique,
structurellement et fonctionnellement.
• Activités biologiques du complément
• Certaines fractions du complément ont d'autres fonctions
immunitaires qui sont médiées par les récepteurs du
complément (CR) présents sur diverses cellules. Plusieurs
récepteurs du complément (CR) utilisent des molécules
auxquelles un numéro de CD a été attribué.
• Le CR1 (CD35) favorise la phagocytose et participe à
l'élimination des complexes immuns.
• Le CR2 (CD21) régule la production d'anticorps par les
lymphocytes B et est le récepteur du virus Epstein-Barr.
• Les récepteurs CR3 (CD11 b/CD18), CR4 (CD11c/CD18) et
C1q jouent un rôle dans phagocytose.
• Les C3a, C5a et C4a (faiblement) ont une activité
anaphylatoxine: ils provoquent la dégranulation des mastocytes
qui induit une augmentation de la perméabilité vasculaire et une
contraction musculaire lisse.
• Le C3b agit comme une opsonine en recouvrant les
microrganismes et ainsi augmentant leur phagocytose.
• Le C3d augmente la production d'anticorps par les
lymphocytes B.
• Le C5a est un chimioattracteur des neutrophiles; il régule
les activités des neutrophiles et des monocytes et peut
augmenter l'adhérence des cellules, la dégranulation et
la libération d'enzymes intracellulaires des granulocytes,
la production de métabolites toxiques de l'oxygène, et le
lancement d'autres événements métaboliques cellulaires.
• L'activation de la voie alternative se
produit lorsque les composants des
surfaces des cellules microbiennes (p.
ex., parois de levures,
lipopolysaccharides de la paroi cellulaire
bactérienne [endotoxine]) ou des Ig (p.
ex., facteur néphritique, IgA agrégées)
clivent de petites quantités de C3. Cette
voie est régulée par la properdine, le
facteur H et le facteur DAF (decay-
accelerating factor [CD55])
Les cytokines
• Les cytokines représentent un groupe
diversifié de protéines qui agissent en
tant que médiateurs entre cellules. Elles
ont été initialement identifiées comme
des produits des cellules immunitaires
qui agissent comme médiateurs et
régulateurs de processus immunitaires
• Le terme cytokine est un terme général utilisé pour décrire ce
groupe important de protéines, mais il y a d'autres termes qui
sont couramment utilisés pour décrire certains types de
cytokines. Il s'agit notamment de:
• Monokines: cytokines produites par les phagocytes
mononucléés (monocytes, macrophages)
• Lymphokines : cytokines produites par des lymphocytes activés,
notamment les cellules T
• Interleukines : cytokines agissant comme médiateurs entre
leucocytes
• Chimiokines : petites cytokines responsables de la migration
des leucocytes
Médiateurs de l’immunité naturelle (réponse
immunite innee

• Les cytokines qui jouent des rôles


majeurs dans le système immunitaire
innée incluent: TNF-α, IL-1, IL-10, IL-12,
interférons de type I (IFN-α and IFN-β),
IFN-γ et chimiokines.

• TNF-α
Le facteur alpha de nécrose tumorale est produit par les
macrophages activés en réponse aux microbes, en particulier
en réponse au lipopolysaccharide (LPS) de bactéries à Gram
négatif. C’est un médiateur important de l'inflammation aiguë. Il
permet le recrutement des neutrophiles et des macrophages
vers les sites infectieux en stimulant la production des
molécules d'adhésion et des chimiokines (des cytokines
chimiotactiques) par les cellules endothéliales. Le TNF-α agit
également sur l'hypothalamus pour déclencher la fièvre et
favorise également la production des protéines de la phase
aiguë.
• IL-1
L'interleukine 1 est une autre cytokine inflammatoire produite
par les macrophages activés. Ses effets sont similaires à ceux
du TNF-α et elle contribue aussi à activer les cellules T.

IL-10
L'interleukine 10 est produite par les macrophages activés et les
cellules Th2. C'est principalement une cytokine inhibitrice. Elle
inhibe la production d'IFN-γ par les cellules Th1, ce qui oriente
les réponses immunitaires vers un type Th2. Elle inhibe
également la production de cytokines par les macrophages
activés ainsi que l'expression du CMH de classe II et des
molécules de co-stimulation par ces mêmes macrophages, ce
qui entraîne un diminution des réponses immunitaires.

IL-12
L'interleukine 12 est produite par les
macrophages activés et les cellules
dendritiques. Elle stimule la production
d'IFN-γ et induit la différenciation des
cellules Th en cellules Th1. En outre,
elle améliore les fonctions cytolytiques
des cellules NK et T cytotoxiques
• Interférons de type I
Les interférons de type I (IFN-α et IFN-β) sont produits par de
nombreux types cellulaires et agissent en inhibant la réplication
virale dans les cellules infectées. Ils augmentent également
l'expression des molécules du CMH de classe I sur les cellules ce
qui les rend plus sensibles à la destruction par les CTL. Les
interférons de type I activent également les cellules NK.

INF-γ
L’interféron gamma est une cytokine importante produite
majoritairement par les cellules Th1, bien qu’il puisse également être
produit, dans une moindre mesure, par les cellules T cytotoxiques et
les cellules NK. Il a de nombreux effets à la fois sur l’immunité innée
et sur l’immunité adaptative comme illustré dans la Figure 2.

Chimiokines
Les chimiokines sont des cytokines chimiotactiques produites par de
nombreux types de leucocytes ainsi que par d'autres types de
cellules.
Médiateurs de l’immunité
adaptative
• Les cytokines qui jouent des rôles majeurs dans le système immunitaire
adaptatif incluent IL-2, IL-4, IL-5, TGF-β, IL-10 et IFN-γ.
• IL-2
L'interleukine 2 est produite par les cellules Th, mais peut aussi être produite,
dans une moindre mesure, par les cellules T cytotoxiques. C’est le principal
facteur de croissance des cellules T. Elle favorise également la croissance des
cellules B et peut activer les cellules NK et les monocytes.
L’IL-2 agit sur les cellules T sur un mode autocrine. L'activation des cellules T se
traduit par l'expression de l'IL-2R, et la production d'IL-2. L'IL-2 se lie à l'IL-2R
et favorise la division cellulaire. Lorsque les cellules T ne sont plus stimulés
par l'antigène, l'IL-2R finira par être dégradé et la phase de prolifération se
terminera (voir Figure 4).
• IL-4
L’interleukine 4 est produite par les macrophages et les cellules Th2. Elle
stimule le développement des cellules Th2 à partir des cellules Th naïves et
favorise la croissance des cellules Th2 différenciées conduisant à la
production d'une réponse d'anticorps. Elle stimule également la commutation
de classe des Ig vers l'isotype IgE
• IL-5
L’interleukine 5 est produite par les cellules Th2 et agit en
promouvant la croissance et la différenciation des lymphocytes
B et des éosinophiles. Elle active également les éosinophiles
matures.
• TGF-β
Le facteur beta de croissance et de transformation est produit
par les cellules T et de nombreux autres types de cellules.
C'est, avant tout, une cytokine inhibitrice. Elle inhibe la
prolifération des cellules T et l'activation des macrophages. Elle
agit également sur les neutrophiles et les cellules endothéliales
pour bloquer les effets des cytokines pro-inflammatoires.
• Stimulateurs de l’hématopoïèse
Certaines cytokines stimulent la différenciation des cellules
hématopoïétiques. Il s'agit notamment du GM-CSF qui favorise
la différenciation des progéniteurs de la moelle osseuse, du M-
CSF, qui favorise la croissance et la différenciation des
progéniteurs en monocytes et macrophages et du G-CSF, qui
favorise la production de neutrophiles.

Interleukine 17
L’IL-17 est une cytokine pro-inflammatoire d'environ 150 acides
aminés. La famille de l’IL-17 comprend six membres qui
partagent une homologie de séquence mais ont une expression
tissulaire différentielle. L’IL-17 est produite par les cellules Th17
et sa surexpression est associée à des maladies auto-immunes
telles que la sclérose en plaques, l'arthrite rhumatoïde et la
maladie inflammatoire de l'intestin
Immunité acquise
L'immunité acquise est également dénommée
immunité spécifique, car elle adapte son
attaque à un antigène spécifique, déjà
rencontré. Elle se caractérise par sa capacité
d'apprentissage, d'adaptation et de
mémorisation. L'immunité acquise met du temps
à se développer, après l'exposition initiale à un
nouvel antigène.
• Réponse immunitaire acquise cellulaire
• La réponse humorale est assurée par les lymphocytes B, elle
est accompagnée de la production d’anticorps spécifiques de
l’antigène. Ce type d’immunité est transmissible par le sérum.
La réponse à médiation cellulaire est assurée par des
lymphocytes spécifiquement sensibilisés (lymphocytes T)
venant au contact de l’antigène et libérant des médiateurs
non spécifiques, ou générant des lymphocytes T cytotoxiques
spécifiques.
• 2- Les antigenes
• Un antigène (Ag) est une substance capable
de déclencher une réponse immunitaire et de
se lier spécifiquement avec le produit de la
réponse immunitaire (anticorps, récepteurs de
lymphocytes T sensibilisées).
• Antigènes solubles : ils représentent de
grosses molécules constituées de protéines et
ou de glucides.
• Antigènes particulaires : virus et ou cellules
: bactéries, champignons, parasites, cellules
étrangères, cellules de soi tumorales ou
infectées.
• 3- Structure des antigenes
• L’antigène est un corps étranger de structure
différente de celle des constituants du soi. Ce
n’est pas l’antigène dans son ensemble qui
suscite une réponse immunitaire mais
seulement des petites fractions de celui-ci. Ces
fractions sont appelées déterminants
antigéniques ou épitopes
Complexe majeur
d'histocompatibilité
• Ce sont des presentateurs d’antigene aux
lymphocytes T, elles contiennent des
molecules histocompatibilite (CMH)
• Le greffon présente des structures
antigéniques propres à l'individu chez
qui il a été prélevé (donneur), reconnues
étrangères par le système immunitaire
de l'organisme receveur et contre
lesquelles celui-ci réagit.
• Organisation des gènes du
complexe majeur
d'histocompatibilité, le système
HLA
• Il comprend 2 régions majeures CMH I
et CMH II, chacune de ces régions est
constituée de nombreux gènes répartis
en loci
• Rôles biologiques des
molécules du CMH
• Présentation de l'antigène aux
lymphocytes T
• 1 Apprêtage des antigènes
pour les molécules de classe II
du CMH
• 2 Apprêtage des antigènes
pour les molécules de classe I
du CMH
2-Reconnaissance et activation des cellulesTCD4
La reconnaissance et la liaison par le TCR (récepteur pour l’antigène du
lymphocyte T T) du peptide antigénique présenté, active le lymphocyte
TCD4 par le biais de la molécule de CD3 qui transmet (transduit) un
signal activateur (1°signal) au lymphocyte T CD4 (cellule Th0).
L'interaction des molécules de co-stimulation CD80 ou CD86 (B7-1ou
B7-2) exprimées sur la cellule CPA, avec la molécule CD28 (récepteur)
de la cellule T4, fournit le 2° signal nécessaire pour l'activation
complète de la cellule T.
• 1.Reconnaissance et activation des
lymphocytes T CD8 (T8)
• Les lymphocytes T8 reconnaissent spécifiquement
des cellules de soi infectées par des virus, des
cellules tumorales, des cellules allogéniques ou
xénogéniques. Ils possèdent la molécule de surface
CD8 chez l’homme et Ly2+ chez la souris. Ils
reconnaissent le peptide, issu de l’antigène, en
association avec les molécules de classe 1 du CMH, et
Ils reconnaissent les molécules de classe 1du CMH de
cellules étrangères.
• 1 Activation direct des lymphocytes T8
• La cellule dendritique présente le peptide antigénique
(tumoral ou viral) porté par les molécules de CMH1
(1°signal d'activation fourni au lymphocyte T8 naïf) et
fournissent une forte activité de costimulation par les
molécules B7 (CD80/CD86).
• 2 Activation indirecte des lymphocytes T8
• La réponse des lymphocytesT8 à certains virus ou lors
des rejets de greffe a besoin de la présence des
lymphocytes TCD4
• 1-Réponse aux antigènes T indépendants
• 1-1-Reconnaissance de l’antigène par les lymphocytes B
• Le lymphocyte B reconnaît spécifiquement l’antigène par les
immunoglobulines membranaires qu’il porte. Ce sont les
récepteurs de l’antigène, les BCR (B cell receptors). Ces BCR
sont ancrés dans la membrane.
• 1-2 Activation des lymphocytes B par les antigènes T
indépendants La plupart des antigènes n’activent les
lymphocytes B spécifiques à proliférer, à se différentier et à
produire des anticorps que si des lymphocytes T soient
présents. Ces antigènes sont appelés antigène T dépendants
(TD).
1. Immunoglobulines
• Les immunoglobulines sont des glycoprotéines dont la formation est
déclenchée par l’antigène et qui sont capables de reconnaître et de
réagir avec l’antigène qui a suscité leur synthèse.
• 3-2 Structure
• 3-2-1 Structure générale d’une immunoglobuline
• Exemple de l'immunoglobuline G, l'IgG. La molécule
d’immunoglobuline G est constituée de 4 chaînes polypeptidiques 2 à
2. -2 chaînes légères L (light) identiques de PM 25000 chacune. -2
chaînes lourdes H (heavy) identiques de PM 50000 chacune, reliées
entre elles par deux ponts intercaténaires. Une chaîne légère L est
reliée à une chaîne lourde H par un pont intercaténaire par
l’intermédiaire des cystéines. Les chaînes lourdes possèdent une
courte séquence linéaire, appelée région charnière flexible qui permet
les changements conformationnels nécessaires à l’exercice des
fonctions effectrices.
IMMUNOGLOBULINE
ON a 5 grandes classes
IgA,IgD,Igm,IgE,IgG
•IgA: PM 380 000. . se trouvent dans la
salive, les larmes, le lait maternel, les
sécrétions nasales, bronchiales, génitales
et gastro-intestinales. . les dimères
d’IgA1 ou d’IgA2 sont réunis entre elles
par une pièce J (PM=15000) et un
composant sécrétoire glycoprotéique (PM
70000).
• Les immunoglobulines M : IgM. Ce sont des
pentamères en forme d’étoile.
• 6% des immunoglobulines totales circulantes. PM 900
000. - fixent le complément par l'intermédiaire du
fragment Fc. - leurs chaînes lourdes comprennent 5
domaines : 1 variable et 4 constants. Elles existent en
monomères lorsqu’elles sont des récepteurs de surface
(BCR) des lymphocytes B naïfs.
• Les immunoglobulines D : IgD *0.5 % des
immunoglobulines totales circulantes. *PM 170 000. -
Leurs chaînes lourdes présentent 1 domaine variable et 3
domaines constants. -Elles sont présentes à la surface des
lymphocytes B naïfs, associées à des IgM monomériques
où elles jouent le rôle de récepteurs d’antigènes.
• Les immunoglobulines E : IgE *0.1 % des
immunoglobulines totales circulantes. *PM 185 000 -Leurs
chaînes lourdes comportent 1 domaine variable et 4
domaines constants. -Elles se lient, par l'intermédiaire du
fragment Fc, aux mastocytes et aux polynucléaires
basophiles (allergies)
• Les immunoglobulines G : IgG
*83 % des immunoglobulines
totales circulantes. *Poids
moléculaire (PM) 150 000. -
traversent le placenta. -fixent, par
l'intermédiaire du fragment Fc, le
complément et les cellules
phagocytaires
• Réaction: antigène-anticorps
• La liaison de l’anticorps à l’antigène exige une
complémentarité dans la structure du site de l'anticorps et celle
du déterminant antigénique. Cette complémentarité favorise la
formation de forces attractives
• entre le déterminant antigénique (épitope) et le site anticorps
(paratope).
• Fonctions des anticorps
• Reconnaissance spécifique de l’antigène.
• Les lymphocytes B reconnaissent l’antigène spécifique par les
immunoglobulines de surface ou BCR (B Cell Receptors)). -
Neutralisation de toxines bactériennes (toxines des bacilles
diphtériques et tétaniques), des virus, et des enzymes
bactériennes (streptolysine, streptokinase). Les anticorps
responsables : IgG, IgM, IgA.
• Les IgA jouent un rôle important dans la lutte contre les bactéries et virus
dans les muqueuses (voies respiratoires ou digestives, par exemple).
Leur durée de vie est courte mais, comme elles sont rapidement
remplacées, ce sont les IgA qui sont le plus synthétisées par l’organisme.
• Les IgD interviennent dans la maturation des lymphocytes.
• Les IgE ont un rôle clé dans la défense contre les parasites et dans le
mécanisme de l'allergie. Elles sont sécrétées contre les allergènes et
entraînent dans l'organisme la libération d'histamine, substance
responsable de l'apparition des symptômes de l'allergie (l'asthme, par
exemple).
• Les IgG sont produites lors d'un contact avec un antigène qui se prolonge
ou lors d'un second contact de l'organisme avec un antigène. C'est la
réponse mémoire, principe selon lequel fonctionnent l'immunité acquise et
les vaccins. Leur affinité pour l'antigène est plus forte que celle des IgM.
• Les IgM sont des immunoglobulines sécrétées lors du premier contact de
l'organisme avec un antigène. Leur affinité pour l'antigène est plus faible
que celle des IgC.
• Opsonisation : est un processus biochimique par
lequel une molécule (alors qualifiée d'opsonine)
recouvre la membrane d'une cellule cible (une bactérie
ou une cellule du corps infectée par un agent
pathogène) pour favoriser sa phagocytose par une
cellule dotée de récepteurs pour les
opsonines.L’anticorps fixé à l’antigène facilite la
phagocytose du complexe Ag – Ac par les cellules
phagocytaires qui se lient par des récepteurs au
fragment Fc des immunoglobulines du complexe
Ag-Ac. Les anticorps responsables : IgG, IgA.
• Cytolyse par activation du
complément : la fixation des anticorps
sur les déterminants antigéniques
cellulaires (bactéries, globules rouges
allogéniques….) spécifiques permet la
cytolyse de l’antigène par le
complément (C1---C9). Les anticorps
responsables IgG1, 2, 3, et IgM.
• Cytotoxicité à médiation
cellulaire dépendante
d'anticorps : Les lymphocytes NK
(natural Killer) se lient par un
récepteur au fragment Fc des IgG
combinées à l'antigène particulaire
spécifique (cellule tumorale, cellule
étrangère, cellule infectée par un
virus).
• -Réponse primaire et secondaire
• 4-1 Réponse primaire
• Premier contact entre l’antigène et
l’hôte. Injection d’un antigène à une
souris, dosage du taux sérique
d’anticorps produit contre cet antigène.
Le développement de cette réponse se
fait en 4 étapes:
Reponse primaire
• -phase de latence : au cours de laquelle les anticorps ne sont pas
détectés dans le sérum. Elle est longue, elle correspond au temps
nécessaire à la reconnaissance de l’antigène par les lymphocytes.
Ceux-ci doivent ensuite, se diviser et se différencier en plasmocytes,
cellules sécrétrices d’anticorps.
• -phase de croissance : apparition des anticorps et augmentation
progressive (exponentielle) du taux sérique d’anticorps.
• -Phase en plateau : le taux sérique d’anticorps produit est au
maximum. Il atteint un plateau.
• - Phase de décroissance : le taux sérique d’anticorps baisse
ensuite du fait de la fixation des anticorps sur l’antigène et de leur
disparition. Les premiers anticorps produits sont des IgM.
Reponse secondaire
Réinjection pour la 2e ou des fois du même antigène après
que le taux d’anticorps sériques spécifiques soit devenu
nul. Période de latence beaucoup plus courte en raison de
la présence de lymphocytes T et B mémoires.
-Ascension plus rapide du taux d’anticorps. -Taux
maximum d’anticorps sériques de plus de 10 fois plus
élevé et persistant plus longtemps.
-Décroissance du taux d’anticorps beaucoup plus lente
permettant d’avoir des taux résiduels d’anticorps pendant
de longues périodes. Les anticorps produits sont de
meilleure affinité et presque entièrement de la classe des
IgG ou d’une autre classe.
5- Immunisation
Résultat ou procédé qui consiste à protéger une
personne ou un animal d'une ou plusieurs maladies
grâce, notamment, à un vaccin.
• 5-1- Immunisation active : vaccination
• Elle consiste en l’administration à un individu
d’un agent infectieux rendu non pathogène dans
le but de susciter une réaction immunitaire pour
que celle-ci puisse être rapide et intense lors
d’un nouveau contact avec l’agent pathogène et
de prévenir ainsi la maladie que cet agent
pourrait provoquer. Les vaccins sont les
antigènes des micro-organismes.
5-1-1 Vaccins vivants atténués :
micro-organismes vivants atténués
(bactéries, virus) Microorganismes ayant
perdu leur virulence du fait de leur
passage en série (croissance) en culture
de cellules, ou chez des espèces
animales insensibles (lapin, œuf
embryonné). Exemples : BCG : Bacille de
Calmette et Guérin. C’est un vaccin
obtenu par passage in vitro de
Mycrobacterium tuberculosis sur un
milieu particulier qui est la pomme de
terre biliée. Virus de la fièvre jaune,
atténué par passage du virus en culture
de cellules prolongée
• 5-1-2 Vaccins tués ou vaccins inactivés
• Cultures de micro-organismes tués à la chaleur (normalement
60 °C pendant une heure), à 71 l’irradiation ultraviolette, ou par
traitement avec des produits chimiques tels que le phénol,
l’alcool, ou le formol.
• Les vaccins tués ne peuvent plus se multiplier, mais gardent leur
pouvoir immunogène intact. En pratique, on augmente
l’efficacité des vaccins inactivés en leur ajoutant des adjuvants
de l’immunité : de l’alun ou de l’hydroxyle d’alumine.
• Leur effet tient en partie à la libération lente des antigènes dans
l’organisme, permettant ainsi le prolongement du temps de
l’exposition de l’antigène avec les cellules immunitaires.
• 5-1-3 Les anatoxines ou les toxoïdes (toxines
inactivées)
• Toxines protéiques bactériennes ayant été rendues non
toxiques par addition de formol et une élévation thermique
modérée (37°C). Ces anatoxines induisent dans l’organisme
qui les reçoit la synthèse d’anticorps neutralisants (anticorps
=antitoxines).
• 5-1-4 Vaccins purifiés ou vaccins sous unités
• Fractions antigéniques purifiées à partir du pathogène :
protéines de capside ou d'enveloppe virale, antigènes de
paroi, de capsule et ou de pili et de flagelles bactériens
• 5-2 Immunisation passive (sérothérapie)
• Elle consiste à établir une immunité (protection) temporaire
contre l’infection en administrant des anticorps de la même
espèce ou d’une espèce différente.
• 5-2-1 Anticorps maternels
• Pendant les premiers mois de la vie, le bébé est protégé par les
anticorps d’origine maternelle, acquis par transfert placentaire
(IgG) et par absorption intestinale des IgA du lait.
• 5-2-2 Immunoglobulines (sérothérapie). Elles sont
administrées à : -des sujets incapables de fabriquer des
anticorps (enfants prématurés, enfants porteurs de déficiences
immunitaires). -des sujets normaux pouvant développer la
maladie avant l’installation d’une immunisation active stimulant
la production d’anticorps (ce qui nécessite habituellement
7à10jours).
• Dereglement du systeme immunutaire
• Les dérèglements du système immunitaire
(affaiblissement ou, au contraire, hyperréactivité)
peuvent être associés à une multitude de maladies et
de signes cliniques. Parmi les plus fréquents, citons les
allergies, qui correspondent à une réponse anormale du
système immunitaire face à des éléments de
l’environnement (aliments, pollens, animaux…) qui
devraient être considérés comme inoffensifs.
• Les maladies auto-immunes, elles aussi, sont dues à
une réaction anormale du système immunitaire qui «
attaque » l’organisme au lieu de le défendre. Ces
maladies sont nombreuses, touchant au total environ 8
% des adultes à des degrés divers.
• Les hypersensibilités sont de 2 types : à médiation
humorale :-hypersensibilité de type I ou
anaphylaxie (IgE): immédiate de quelques
minutes.
• -hypersensibilité de type II ou cytotoxique (IgG) :
immédiate -hypersensibilité de type III ou à complexes
immuns (IgG) : semi- retardée à médiation cellulaire : -
hypersensibilité de type IV ou retardée : de 48h à 72h
• 2-Hypersensibilité de type II : Cytotoxique
Elle apparait lorsque des anticorps circulants
se combinent à des antigènes d’une cellule
provoquant la lyse de celle-ci par activation
complète du complément ou par interaction
avec une cellule phagocytaire (monocyte,
polynucléaire) ou avec une cellule tueuse
naturelle.
• 2-1 Maladie hémolytique du nouveau né
• Une mère rhésus négatif (Rh- ) porte un enfant rhésus positif (Rh+ ). A
l’accouchement une hémorragie placentaire peut se produire et libérer
des hématies dans la circulation de la mère. Ces hématies induisent
alors chez la mère la production d’anticorps anti rhésus+ de classe IgG.
Ceux-ci, lors d’une grossesse ultérieure passent dans la circulation
fœtale à travers le placenta. Si le 2° fœtus est également Rh+
incompatible, ces anticorps en présence du complément produisent une
hémolyse.
• La prophylaxie de la maladie hémolytique du nouveau né consiste à
administrer à la mère Rh- immédiatement après la naissance du 1e
enfant Rh+ , des anticorps anti- Rh+ (anti-D). Ces anticorps éliminent
les globules rouges Rh+ du 1e enfant passés chez la mère, empêchant
de cette façon l’immunisation de la mère.
• 2-2-Réactions induites par des medicaments
• Certains médicaments ou leurs métabolites se fixent sur les
éléments figurés du sang (érythrocytes, plaquettes ou
leucocytes) forment des conjugués immunogènes (haptène =
médicament ; porteur = surface cellulaire) et provoquent la
production d’anticorps dirigés contre ces médicaments. Ces
anticorps en présence du complément entrainent la lyse
cellulaire.
• 3-Hypersensibilité de type III : A complexes immuns Ce
sont des réactions faisant appel à des complexes immuns
formés de la combinaison d’anticorps (principalement des
IgG) et d’antigènes à l’état libre qui activent le complément,
le tout est à l’origine de réactions inflammatoires
responsables de nombreuses maladies. Elles sont
d’apparition semi-retardée 4 à 6h.
• 4-Hypersensibilité de type IV ou retardée
• C’est une réaction spécifique d’antigènes mettant en jeu des
lymphocytes T en l’absence d’anticorps et caractérisée par
une accumulation de cellules mononuclées (lymphocytes
Th1, Tc et macrophages) au site de la réaction. Donc c’est
une hypersensibilité à médiation cellulaire. Elle apparait lors
d’un 2e contact et nécessite plus de 12h pour se développer,
elle est appelée retardée comparée à l’HS de type 1, qui est
de quelques minutes.
Immunologie

Une autre gaffe du Système Immunitaire ...


Autoimmunité

 Fièvre rhumatismale (articulations)


 Maladie Inflammatoire de l’intestin
 Diabète de type I (pancréas)
 Sclérose en plaques (cerveau/moëlle épinière)
 Lupus (plusieurs organes)

Il est important de comprendre comment arrêter


le système immunitaire super-activé!
(I) Immunité Innée = réactions de défense immédiate
Protéines du sang attaquent les microbes

 marquant ainsi les microbes pour les phagocytes (mangez-moi!)

 destruction directe des microbes

Phagocytes, aussi appelés macrophages

 Microbes deviennent de la nourriture


Au Secours
 Attirent plus de phagocytes

 Secrètent des molecules messagères qui affectent tout le corps


(Interleukines)

 Fièvre, plus de phagocytes, passage à travers les vaisseaux vers les tissus
Journée Internationale de l’Immunologie

Une blessure = appel du système de défense!

L‘ Inflammation amène une assistance rapide

Caractéristiques de l’inflammation:
rougeur, enflure, douleur, chaleur

La bataille contre la croissance et propagation des pathogènes commence:


Les phagocytes s‘amènent et le processus de réparation débute
Journée Internationale de l’Immunologie

Mécanismes de Défense contre les Infections

(I) Immunité Innée (II) Immunité Acquise

Barrières naturelles Activation de cellules


immunes spécifiques:
Protéines du sang
Cellules B et T
Phagocytes

Prêts à combattre tous les pathogènes Doivent apprendre comment combattre


chaque nouveau pathogène
et s‘en rappeler (mémoire)
Journée Internationale de
l’Immunologie
(II) Immunité Acquise = un système de défense
fait sur mesure
Initiation

Phagocytes et cellules dendritiques alertent les cellules B et T

Z Z
Z Z
ZZ
Z
Z

T
Activation!

Qui a
besoin de
mon aide?
Journée Internationale de
l’Immunologie
Cellules T entrent en action

Cellule T

Killer T Helper T
Destruction des cellules infectées Activation des cellules B
 Production d‘anticorps
Bang,
Bang!
Journée Internationale de l’Immunologie

Cellules B entrent en action


Interaction des cellules B and T-Helper dans les ganglions

Voici
de l‘aide!
T Enfin vous
arrivez!

Les cellules B
deviennnent des
plasmocytes. Les
anticorps produits
neutralisent
les envahisseurs!
Anticorps et sa cible:
la clef dans la serrure
Le système immunitaire a une mémoire

Le système immunitaire peut apprendre !


Les cellules B and T- mémoires se rappellent des microbes envahisseurs
pendant des années.

Alors, lorsque le même microbe se représente, on peut s‘en débarrasser


plus vite et de façon plus efficace. Pensez à la vaccination!!!

T
B
Les virus se modifient régulièrement pour s‘évader de la mémoire immune
Petites variations dans les gènes du Virus
Petites variations de la structure de surface du virus
Protection réduite par les Anticorps

Y
Y

Y
YY Y Y
Ou Rarement - De grands changements permettent d‘échapper à l‘immunité:
Grandes variations dans les gènes du Virus se retrouvent entre
différentes espèces
Structures de surface du virus complètement différentes
Pas de protection par les Anticorps - Grippe Aviaire

Y
Y
Y Y

Bird cell
Mécanismes de Défense contre les Infections

((I) Immunité Innée (II) Immunité Acquise

Barrières naturelles
Activation des cellules
Protéines du sang immunes specifiques

Cellules B et T
Phagocytes

Rapide Prends du temps à se développer


Spécifique pour le type de Spécifique pour un microbe
microbe particulier
Niveau constant de protection Mémoire pour une bonne
protection dans le futur
La cause des allergies?
Pollen

Les cellules B rencontrent un Allergène et produisent des


anticorps d‘un type particulier

->Pourquoi les Cellules B prennent parfois


les Allergènes pour des Pathogènes?
Ces anticorps de type particulier
se lient à la surface de cellules appelées mastocytes
Quand les mastocytes entrent en contact avec les allergènes,
ils sont activés et produisent de l‘ histamine

Histamine

Symptomes allergiques
Pourquoi seulement certaines personnes
ont des réactions allergiques?

- Certain gènes différents


- Exposition à des allergènes
environnementaux
- Pollution
- Cigarette
- Hygiène exagérée
- Autres facteurs
Questions

?
Comment prévenir les réponses immunes aux allergènes?

Comment empêcher l’autoimmunité sans complètement


détruire le système immunitaire ?

Peut-on mobiliser le système immunitaire pour combattre


- le cancer?
- les nouvelles maladies infectieuses telles SRAS
et grippe aviaire?

Comment développer des vaccins contre les maladies


chroniques telles le SIDA?
Journée Internationale de
l’Immunologie

?
Vos Questions?

MERCI

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