La biométrie
Définition - généralités
Face à la fraude documentaire et au vol d'identité,
aux menaces du terrorisme ou de la
cybercriminalité, et face à l'évolution logique des
réglementations internationales, de nouvelles
solutions technologiques sont progressivement
mises en œuvre.
Parmi ces technologies, la biométrie s'est
rapidement distinguée comme la plus pertinente
pour identifier et authentifier les personnes de
manière fiable et rapide, en fonction de
caractéristiques biologiques uniques.
• La biométrieest la science qui porte sur
l'analyse des caractéristiques physiques ou
comportementales propres à chaque individu
et permettant l'authentification de son
identité.
• Au sens littéral et de manière plus simplifiée,
la biométrie signifie la "mesure du corps
humain« ou la mesure du vivant.
Les différentes technologies utilisées en biométrie:
• On distingue deux catégories de technologies
biométriques : les mesures physiologiques, et les
mesures comportementales.
- Les mesures physiologiques peuvent être
morphologiques ou biologiques:
• Ce sont surtout les empreintes digitales, la forme
de la main, du doigt, le réseau veineux, l'œil (iris
et rétine), ou encore la forme du visage, pour les
analyses morphologiques.
• En matière d'analyses biologiques, on trouve le
plus souvent l'ADN, le sang, la salive, ou l'urine
utilisés dans le domaine médical.
- Les mesures comportementales:
Les mesures comportementalesles plus
répandues sont la reconnaissance vocale, la
dynamique des signatures (vitesse de
déplacement du stylo, accélérations, pression
exercée, inclinaison), la dynamique de frappe
au clavier d'un ordinateur, la façon d'utiliser des
objets, la démarche, le bruit des pas, la
gestuelle
• La biométrie est une notion fondamentalement
vaste faisant référence à de nombreux domaines
d’application. En effet, on l’utilise en médecine
depuis des siècles pour en étudier les
dimensions et la croissance des êtres vivants.
• Elle est également une « application des
méthodes statistiques à la biologie . La biométrie
est aussi intimement liée à l’anthropométrie,
définie comme une science qui a pour objet les
mensurations du corps humain
• La biométrie répond à une préoccupation très
ancienne de prouver son identité, de manière
irréfutable, et en utilisant ses différences.
• Dès la préhistoire, l'homme pressentait que
certaines caractéristiques comme la trace de
son doigt suffisaient à l'identifier, et il
« signait » de son doigt.
• Deux siècles avant Jésus Christ, l'empereur Ts-
In-She authentifiait déjà certains scellés avec
une empreinte digitale.
• Au XIXe siècle, Bertillon en France lance les premiers
jalons de la police scientifique.
• Il utilisait le « relevé métrique » de certains caractères
anatomiques pour identifier des criminels récidivistes,
une technique souvent couronnée de succès.
• Ce relevé métrique se base sur 14 mensurations comme
la taille, la longueur du coude, du pied, des oreilles.
• En 1894, il fait apposer aux prévenus en bas de la fiche
d'identification les empreintes de quatre doigts de la
main droite puis les dix doigts (déca-dactylogramme) en
1904.
• Il élabore aussi un protocole stricte pour les
photographies signalétiques (face/profil) et la
description des signes particuliers du corps comme les
cicatrices, brûlures et tatouages.
• La biométrie fut redécouverte au cours du
même siècle, par William James Herschel,
officier anglais, pour un tout autre usage.
Alors qu'il était chargé de construire des
routes au Bengale, il eût l'idée de faire signer
les contrats de ses sous-traitants avec leurs
empreintes digitales.
• Un moyen sûr de pouvoir les retrouver plus
facilement, en cas de contrat non honoré…
• Le principe de la biométrie était posé :
identifier une personne à partir de certaines
de ses caractéristiques uniques.
METHODES D’INVESTIGATIONS ANTHROPOLOGIQUES:
• La reconnaissance visuelle
• L’identification par les objets
• L’anthropologie médico-légale
• L’odontologie médico-légale
• L’autopsie médico-légale
• L’étude radiologique
• Les empreintes digitales
• Les empreintes génétiques (ADN)
L’identification en médecine légale
• Pendant des siècles, la médecine légale s’est
contentée d’une identification comparative en
fonction d’éléments matériels ou d’éléments de
physionomie qui bien souvent ont prêté à
confusion.
• L’anthropologie et l’odontologie médico-légale
en prenant leur titre de noblesse, ont permis à
la médecine légale de faire des progrès
considérables dans le processus d’identification.
1- l’IDENTIFICATION VISUELLE :
L’identification Visuelle est le premier stade de
l’identification du vivant ou du cadavre. C’est le
premier, voire le seul contact, que peuvent avoir les
témoins d’une affaire criminelle.
Cette identification repose sur l’étude des vêtements et
du morphotype.
3-l’IDENTIFICATION DACTYLOSCOPIQUE :
• Les empreintes digitales sont des méthodes
d’identification semi-modernes les plus
connues et les plus répandues.
• Il s’agit d’une technique efficace, rapide et
fiable.
• Les travaux de Galton ont permis de montrer
que le dessin épidermique est fixé dès le 4ème
mois de la vie intra-utérine. Ces empreintes
sont aussi inaltérables avec le temps et sont
propres à chaque individu.
• 3-l’IDENTIFICATION ANTHROPOLOGIQUE:
• L’anthropologie médico-légale regroupe des
procédés techniques permettant, à partir des
restes humains ou supposés tels, d’établir ou
d’estimer les critères suivants :
• - Origine humaine ;
• - Sexe ;
• - Taille ;
• - Age ;
• - Ethnie.
4-l’IDENTIFICATION ODONTOLOGIQUE:
L’odontologie médico-légale est la science qui
utilise l’arcade dentaire afin d’identifier les
personnes.
C’est parfois la seule méthode utilisable lorsqu’il
ne reste du cadavre que des fragments
calcinés, morcelés ou putréfiés. En effet, les
dents résistent aux agents destructeurs tels
que le feu ou la macération, gardant ainsi leur
morphologie et leur dureté.
• 5-l’IDENTIFICATION GENETIQUE :
• En 1985, Jeffreys propose une nouvelle méthode
d’identification biologique (au delà de l’analyse
des groupes érythrocytaires, enzymatiques et
des protéines sériques), hautement spécifique,
fondée sur l’étude l’ADN et appelée
communément « empreintes génétiques ».
• Jeffreys a découvert, au sein de l’ADN, des
séquences répétées de 33 paires de bases.
• Ces régions sont polymorphes, disséminées dans
tout le génome. Le nombre de répétitions est
variable d’individu à l’autre et d’un locus à l’autre
au sein de la même molécule.
• CONCLUSION :
• L’identification en médecine légale est entrain de
prendre actuellement des progrès considérables.
• D’un immense apport aussi bien pour la science
que pour la société et la justice, l’identification a
permis de résoudre des problèmes de
responsabilité civile et pénales.
• Cette identification ne peut être conçue que dans
un cadre multidisciplinaire, moyennement de tous
les outils pour pouvoir arriver à la réalité, et dont
le médecin légiste doit assurer le rôle de chef
d’orchestre dans tous les procédés scientifiques
qui conduisent à l’identification d’un individu.