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Ethique DESBIO2025-1

Le document traite de l'éthique dans le domaine médical, soulignant l'importance de la rencontre entre le médecin et le patient, ainsi que la responsabilité du médecin envers son patient. Il distingue l'éthique de la morale, définissant l'éthique comme une réflexion sur les principes et valeurs qui guident les comportements, et présente les axes et principes de l'éthique, notamment l'autonomie, la bienfaisance, la non malfaisance et la justice. Enfin, il aborde l'historique de l'éthique médicale, notamment les événements ayant conduit à la création de codes éthiques après la Seconde Guerre mondiale.

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Ethique DESBIO2025-1

Le document traite de l'éthique dans le domaine médical, soulignant l'importance de la rencontre entre le médecin et le patient, ainsi que la responsabilité du médecin envers son patient. Il distingue l'éthique de la morale, définissant l'éthique comme une réflexion sur les principes et valeurs qui guident les comportements, et présente les axes et principes de l'éthique, notamment l'autonomie, la bienfaisance, la non malfaisance et la justice. Enfin, il aborde l'historique de l'éthique médicale, notamment les événements ayant conduit à la création de codes éthiques après la Seconde Guerre mondiale.

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I.

ETHIQUE
2018
DR YAPO M RAOUL SG ONMCI
INTERET

 La qualité de la rencontre:
 jamais une rencontre ordinaire.
 La clarification du rôle du médecin auprès de son patient:
 détenteur de la connaissance et du savoir-faire nécessaire
 Fournisseur des meilleurs soins
 Les fondements de l’acte soignant:
 Le patient fondant son espoir dans le soignant, a-t-il le choix ?
 Le médecin détenteur de l'autorisation légale, garanti-t-il n’agir que pour les intérêts du
patient?
 Le médecin agit-il en connaissance de cause (la maitrise de son art?)
 Mobiliser les ressources disponibles et nécessaires, ni plus ni moins (optimisation)!
 La responsabilité:
 Quelle signification a sa présence auprès du malade?
« me voici répondant et dépendant de toi et de ta souffrance»
Plan:
Généralités
Définitions
Historique
Axes de l’éthique
Principes de l’éthique
Réflexion éthique
Ethique de la vertue
I. GENERALITES
I.1. DEFINITIONS
 Ce mot vient du Grec ETIKE ou encore ETHOS qui désigne aussi les mœurs.
 Certains auteurs emploient les deux concepts c’est-à-dire morale et éthique comme des
synonymes dont l’un est latin et l’autre grec.
 D’autres auteurs les différencient:
 l’éthique étudie les principes généraux et philosophiques,
 la morale étudie les comportements humains,
 l’éthique est plus théorique que la morale,
 l’éthique réfléchit davantage sur les fondements de la morale.
 l’éthique se rapporte surtout à une science morale normative c’est-à-dire l’étude des
mœurs, normes et valeurs qui doivent être respectées et qui présupposent une
réflexion critique sur leur validité, sur leur conformité au bien, à la vertu ou à l’amour
du divin.
 Selon Philippe MERIEU, éthique = l’interrogation d’un sujet
sur la finalité de ces actes.
Interrogation qui le place d’emblée devant la question de
l’autre …car l’existence de l’autre, chaque fois que j’agis et
au sens propre des mots « fait question » : Est-ce que je le
reconnais comme tel, dans sa radicale altérité ou est-ce que
j’en fais l’objet de mes manipulations pour servir à ma
satisfaction ? Dans tous ce que je dis, à travers toutes les
décisions que je prends, au sein des institutions que je
fréquente, est-ce que je permets à l’autre d’être, face à moi,
voir contre moi un sujet ? Est que j’accepte, en dépit des
difficultés que cela comporte, de l’incertitude devant laquelle
cela me place, des inquiétudes qui vont immanquablement
surgir à chaque pas, de prendre le risque.
I.2. Différence entre Ethique et
Morale
En philosophie, une différence plus marquée est de mise :
 La morale = ensemble de règles établies, propres à une culture, à un système de valeurs,
permettant de juger ce qui est bien et ce qui est mal, auxquelles par conséquent il est
recommandé de se conformer pour assurer – idéalement – une vie harmonieuse en
société.
 L’éthique = une forme de pensée qui se situe au-delà de la morale, une métamorale en
quelque sorte, raisonnant sur les fondements des valeurs et des jugements moraux. Elle
est en outre une réflexion qui a pour finalité, les fondements raisonnables du « bien agir ».

Paul Ricœur (1990): Le terme d’éthique vise une vie accomplie sous le signe des
actions estimées bonnes, et celui de morale pour le côté obligatoire, marqué par des
normes, des obligations, des interdictions caractérisées à la fois par une exigence
d’universalité et par un effet de contrainte,
I.3. Ethique des soins

 Parler d’éthique dans l’univers du soin, c’est donc d’abord parler du quotidien de l’acte
soignant, qui est « Rencontre entre l’homme debout et l’homme couché ».
 L’homme couché, par le surplus de la manifestation de son visage, «oblige» l’homme
debout.
 Un acte de soin est un lieu d’humanité, parce que la « faiblesse » s’impose à la « force
».
 L’éthique se comprend comme un questionnement sur le sens de l’application de résultats
scientifiques et techniques au domaine de la santé et finalement comme le moyen de
discerner la meilleure attitude diagnostique et thérapeutique.
Ethique des soins 2

 Chaque acte médical et soignant repose d’abord sur une connaissance pratique et
scientifique, sans laquelle il n’est pas de soins ni même d’éthique possibles.
 Cette connaissance s’inscrit ensuite dans une norme déontologique retenue pour
transcender les conflits de la singularité et contrevenir aux risques de dérives
personnelles.
 Mais cela ne suffit pas à décrire les exigences de l’exercice médical et soignant. C’est tout
le sens de la réflexion éthique,
 Parler d’enseignement de l’éthique, c’est d’abord enseigner les questions, éviter les
certitudes toutes faites, et laisser place aux réponses « en âme et conscience » … C’est
aussi fonder la réflexion éthique sur un trépied : légal, moral, pratique.
 C’est à chaque occasion d’accueil des blessés de la vie que l’éthique se trouve engagée.
Une réflexion éthique « quotidienne » s’impose donc à chaque médecin et à chaque
soignant.
 Se méfier de la routine: Le refus de l'interrogation, de l'interpellation, de l'inquiétude
éthique, est une attitude éthiquement critiquable. Le fait d’interroger la science n’est pas
illégitime en soi. Le point clef est de se méfier de l’acte routinier qui évite la liberté du
Ethique des soins 3

 Il s’agit en effet d’apprendre à s’interroger et à interroger sans pour autant fuir dans
l’éternelle discussion l’exigence de la décision. Rappelons ici qu’un médecin ou un
soignant est le plus souvent seul décideur au quotidien dans l’urgence.
 Le médecin est ainsi appelé à mener sa propre réflexion éthique, en la « nourrissant »
par le dialogue avec d’autres, par la clarification de ses mouvements psychiques
internes, par la lecture des textes fondateurs de l’humain et par les avis d’experts,
avant d’en venir à l’intime de sa conscience et à l’exigence de sa responsabilité à
laquelle il ne peut se dérober.
Historique
 L’origine de l’emprise du médical et du biologique sur l’éthique remonte à la fin
de la seconde guerre mondiale.
 Elle fait suite au choc qu’ont suscité les révélations sur la part prise par certains
médecins dans les exactions commises dans les camps de concentration nazis
et qui a donné naissance en 1947, au code de Nuremberg, élaboré dans le cadre
du procès international des dirigeants et collaborateurs du régime nazi.
 Ce texte regroupe une série de 10 principes fondamentaux sur les
expérimentations cliniques, identifiant le consentement volontaire et éclairé
comme préalable absolu à la conduite de la recherche mettant en jeu des sujets
humains.
 Il avait pour but, de permettre de caractériser les violations des droits de
l’homme, commises dans la pratique médicale, mais illustrant aussi, pour la
première fois, la prise de conscience de la nécessité absolue de réglementer
d’un point de vue éthique, les comportements dans le cadre de la recherche
médicale.
Historique 2

 La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et la déclaration


d’Helsinki, de l’AMM en 1964 ont réaffirmé et renforcé ces principes. Mais c’est
aux USA après une série de scandales liés à l’expérimentation sur l’être
humain que les règles de l’éthique biomédicale sont définitivement posées au
cours des année 1970.
 En France, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM)
a créé en 1974, le premier comité d’éthique, chargé de donner des avis sur les
questions éthiques posées par l’expérimentation sur l’être humain. Puis, en
1978, à l’initiative des médecins, sont mis en place, les premiers comités
locaux hospitalo-universitaires.
 Ce mouvement aboutit à la création du CCNE en 1983 dont l’existence et les
missions seront consacrées par les lois de bioéthique de juillet 1994.
Historique 3

 Des institutions comme le CNRS ou l’INRA ont également mis en place, un comité
d’éthique. D’autres structures, différentes des comité d’éthique, ont également vu le jour
dans le domaine de la santé : les espaces éthiques dont le premier fut créé au sein de
l’Assistance publique-Hôpitaux de paris (AP-HP) en 1995, ont par exemple pour but de
réfléchir aux problématiques éthiques au sein de l’hôpital et spécifiquement à celles qui
concernent le soin aux personnes malades. Le modèle de l’AP-HP a inspiré le législateur
français, qui, à l’occasion de la révision de la loi de bioéthique a souhaité étendre
l’expérience à l’ensemble du territoire en créant des espaces régionaux et inter-
régionaux d’éthique. Exemple unique, le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin.
 En Côte d’Ivoire nous avons le Comité National de l’Ethique de la Recherche qui regroupe
en son sein les acteurs de santé et de la société civile (CNER) logé au sein de l’IP à
Cocody. Ce comité se charge de mener la réflexion éthique autour de tout projet de
recherche en santé.
AXES ET PRINCIPES DE
L’ETHIQUE

II. Axes de l’Ethique
La communication : Toute personne ouverte à la réflexion éthique se confronte à la
nécessité de communiquer avec autrui afin d’exprimer son point de vue, présenter des
arguments raisonnables et formuler des critiques rationnelles à l’égard du discours
d’autrui. Il faut donc s’ouvrir aux enjeux de la communication orale et de
l’argumentation logique.
 La pensée : Toute réflexion sérieuse en éthique requiert une envie d’acquérir pas à pas
les éléments nécessaires permettant de mieux comprendre les présupposés
axiologiques et culturels d’un discours, de saisir ses principales articulations. De ce
point de vue la philosophie morale doit être considérée comme une discipline
essentielle.
 Le dialogue : Toute personne ouverte à la réflexion éthique doit manifester une
ouverture sur le monde des valeurs d’autrui. Une mise en éveil en anthropologie sociale
et spirituelle voire religieuse permet d’acquérir cette ouverture.
 Le jugement et l’action : La réflexion éthique véritable repose sur la délibération en
vue de la meilleure action possible. Il s’agit d’éveiller à la saisie des enjeux éthiques et
à la délibération à partir d’un horizon de valeurs. Pour une réflexion personnelle, toute
délibération éthique doit pouvoir conduire à l’action la plus juste possible. La
III. Les 4 Principes de l’éthique

 L’autonomie : chaque patient est une personne autonome, capable


de faire des choix et de prendre des décision : c’est le fondement de
la règle du consentement éclairé des patients,
 La bienfaisance : assurer le bien-être des personnes, ce qui
nécessite sur le plan médical une prise en compte du rapport entre
les risques et les bénéfices des différents actes de soins,
 La non malfaisance : « ne pas nuire » : primum non nocere de la
tradition hippocratique,
 La justice : ne pas faire de discrimination et ne pas avantager
uniquement les plus favorisés : ceci vise à réguler l’allocation des
ressources et des moyens limités, qu’il s’agisse des organes pour
une transplantation ou des budgets de politique de la santé.
REFLEXION ETHIQUE
La Réflexion éthique
 L’éthique se base sur les concepts de la dignité, la liberté, la
solidarité, l’honnêteté intellectuelle;
 Réfléchir « éthique, c’est se donner un horizon de réflexion hors des
limites politiques, scientifiques, économiques, religieuses sur :
 La déclaration des droits de l’homme de 1789,
 La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948,
 Les conventions des droits de l’homme,
 La déclaration d’Helsinki à partir de laquelle se définit l’exercice des arts médicaux,
pharmaceutiques, biologiques et paramédicaux.
 L’éthique s’applique en général à des situations qui soulèvent un
questionnement moral et donnent lieu à des conflits de valeurs. Dans
ce contexte, la dimension interrogative et critique de la démarche éthique
repose en grande partie sur l’échange de point de vue au travers de
discussion, débat…
1 – Approches non rationnelles
DE LA REFLEXION ETHIQUE
 L’obéissance : la moralité consiste à suivre les règles ou instructions de ceux qui ont le
pouvoir que l’on soit d’accord ou pas (Exemple : ……, police, armée, organisation
religieuse (institutions autoritaires)
 L’imitation : Subordonne le jugement du vrai et du faux à celui d’une autre personne, un
modèle à émuler. La moralité consiste à suivre l’exemple de ce modèle. Les modèles à
émuler ici pour les médecins étudiants sont d’éminents spécialistes et le mode
d’enseignement est l’observation et l’assimilation des valeurs représentées (relation de
maître et disciple).
 La sensibilité ou le désir : ce qui est juste est ce que l’on sent être ou ce qui répond à
un désir. Ce qui est faux, est-ce que l’on sent faux ou constitue une frustration du désir. La
mesure de la moralité se trouve dans chaque personne et, naturellement, peut beaucoup
varier d’un individu à un autre, voire chez un même individu avec le temps.
 L’intuition: une perception immédiate de la bonne façon d’agir dans une situation
donnée. Elle s’apparente au désir car subjective, différente par son emplacement dans
l’esprit plutôt que les précédents. Cependant, elle n’est ni systématique, ni réfléchie mais
dicte les décisions morales par une simple idée-éclair varie d’un individu à l’autre voire
chez un même individu avec le temps.
1 – Approches non rationnelles
DE LA REFLEXION ETHIQUE 2
 L’habitude : est une méthode efficace de prise de décision morale. Il
n’est pas nécessaire de répéter le processus de décision systématique
chaque fois qu’une question morale identique à celles précédemment
rencontrés se présente. Cependant, il existe de mauvaises habitudes (ex.
mentir) et de bonnes habitudes (ex. dire la vérité).
De plus, il est possible que des situations apparemment semblables
requièrent des décisions
très différentes. Aussi utile que puisse être une habitude, on ne peut donc
lui accorder toute
sa confiance.
2 – Approches rationnelles de
LA RÉFLEXION ÉTHIQUE

 La déontologie: concerne la recherche de règles fondamentales pouvant servir


de base à des décisions morales. Une fois les règles établies, elles doivent être
appliquées à des situations particulières mais les exigences requises par ces
règles peuvent être l’objet de désaccords.
 Le conséquentialisme : fonde la prise de décision éthique sur l’analyse des
conséquences ou résultats des différents choix ou actes. L’action juste est celle
qui produit les meilleurs résultats. Naturellement, il peut y avoir désaccord sur ce
que l’on estime être un bon résultat. L’une des formes les plus connues de cette
théorie utilitaire retient " l’utilité" comme unité de mesure et définit ce principe
comme « le plus grand bien pour la prise de décision relative aux soins de santé
figurent le coût/efficacité et les systèmes de mesure de la qualité de la vie, AVCQ
(années de vie corrigées par la qualité) ou AVCI (années de vie corrigées de
l’invalidité). Cette théorie permettrait que la "fin justifie les moyens" dans ces
conditions les droits de la personne humaine peuvent être sacrifiés pour parvenir à
certaines fins.
2 Approches rationnelles de
LA RÉFLEXION ÉTHIQUE 2

 Le principalisme: pose les principes éthiques comme fondement des


prises de décision morale. Elle applique ces principes à des situations ou
cas particulier pour savoir ce qu’il convient de faire en tenant compte à la
fois des règles et des conséquences. Dans des débats récents aux USA, le
principalisme a été très influent notamment quatre (04) principes : le
respect de l’autonomie, la bienfaisance, la non malfaisance et la justice ont
été considérés comme les plus importants dans la prise de décision éthique
dans la pratique médicale. Les principes jouent en effet un rôle important
dans les prises de décision rationnelle. Cependant, le choix de ces principes
renvoie à une culture libérale occidentale et non forcément universelle.
V. Ethique de
la vertu
 Une vertu est un type d’excellence morale. La compassion est une vertu
particulièrement importante pour le médecin ainsi que l’honnêteté, la
prudence et le dévouement.
 L’éthique de la vertu s’intéresse moins à la prise de décision qu’au
caractère des décideurs tel qu’il s’exprime dans leur comportement.
 Les médecins qui possèdent les vertus sont mieux à même de prendre les
bonnes décisions et de bien les appliquer.
 Cependant, même les personnes vertueuses ne sont souvent pas sûres de
la manière d’agir dans certaines situations et ne sont pas à l’abri d’une
mauvaise décision.

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