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CQ Yasmine

Le document présente une formation sur le contrôle de qualité en biochimie, soulignant son importance pour garantir des résultats d'analyses médicales fiables et éviter des erreurs pouvant avoir des conséquences graves pour les patients. Il aborde les définitions, types, et méthodes de contrôle de qualité, ainsi que les procédures internes et externes nécessaires pour assurer la fiabilité des résultats. Enfin, il insiste sur la nécessité d'un programme de contrôle qualité efficace au sein des laboratoires pour maintenir des standards élevés de performance analytique.

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CQ Yasmine

Le document présente une formation sur le contrôle de qualité en biochimie, soulignant son importance pour garantir des résultats d'analyses médicales fiables et éviter des erreurs pouvant avoir des conséquences graves pour les patients. Il aborde les définitions, types, et méthodes de contrôle de qualité, ainsi que les procédures internes et externes nécessaires pour assurer la fiabilité des résultats. Enfin, il insiste sur la nécessité d'un programme de contrôle qualité efficace au sein des laboratoires pour maintenir des standards élevés de performance analytique.

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CONTRÔLE DE QUALITÉ ET

ÉVALUATION ET
VALIDATION D’UNE
TECHNIQUE BIOCHIMIQUE
Présenté par Dr .Douioui.Y
Laboratoire de biochimie CHU Annaba
Plan du cours
I. Introduction
II. Définition d’un contrôle de qualité
III. Les différents types de contrôle de qualité
IV. Fréquence de contrôle de qualité
V. Classification des critères de fiabilités
VI. Les types d’erreurs
VII. Les causes d’erreurs
VIII. Les moyens de contrôle de qualité
.1. Matériel de contrôle: Étalons et sérums de
contrôle
.2. Les méthodes statistiques
IX. Conduite à tenir devant un contrôle hors limites
X. Conclusion
Bibliographie
I. Introduction

 L’exploration des différentes fonctions de l’organisme nécessite la


prescription d’analyses médicales .

 Lorsqu’un test biochimique est exécuté dans un laboratoire, le but de


ce test est d’aboutir à un résultat . Ce résultat sera alors utilisé par le
clinicien dans un but diagnostique, pronostique et thérapeutique .

• Si des résultats inexacts sont rendus, les conséquences peuvent êtres


très graves:

- Un diagnostic erroné et retard de diagnostic.


- Des traitements inutiles;
- Des complications dues à la maladie ou aux traitement
inappropriés
- Des analyses supplémentaires et inutiles...
- Ces conséquences se traduisent par une augmentation du coût en
temps, en personnel, en matériels et réactifs et souvent par de
mauvais résultats pour les patients.
I. Introduction
 Les résultats ne peuvent êtres rendus qu’après vérification de leurs validité .

 Selon l’OMS des centaines de millier de décès ou de maladies graves sont


imputables chaque année à des erreurs commises lors des explorations .

 C'est pourquoi le contrôle de qualité doit être la préoccupation essentielle


et constante du biologiste et de l'ensemble du personnel du laboratoire.

 Ainsi le contrôle de qualité parait être l’un des moyens les plus utiles pour le
biologiste pour déceler, corriger, réduire et / ou éviter les nombreuses
erreurs ( liées aux méthodes , aux réactifs, aux manipulation , aux matériel),
et pour assurer la fiabilité du résultat.

 Un programme de contrôle qualité qui fonctionne correctement est l'une


des garanties les plus efficaces disponibles pour assurer une bonne qualité
du travail de laboratoire, en particulier en chimie clinique.

 Il devient rapidement nécessaire de savoir qu'ils sont satisfaisants et d'avoir


des preuves tangibles de compétence.
II. Définition du contrôle de qualité
1.1 Qualité, signifie quoi ?
En chimie clinique, la qualité est l’aptitude d’un produit à satisfaire aux
besoins exprimés ou implicites de l’utilisateur. C’est l’adéquation entre les
moyens mis en œuvre et les informations attendues par le médecin
prescripteur, ainsi que les attentes du patient.
1.2 Contrôle, de quoi s’agit-il ?
En analytique, ce terme désigne des activités telles que mesurer ou essayer
une ou plusieurs caractéristiques (niveau) d’une entité (paramètre) et de
comparer les résultats (valeurs) aux exigences spécifiées (Intervalle) en vue
de déterminer si la conformité est obtenue pour chacune de ces
caractéristiques.
1.3 Contrôle de Qualité, l’association des deux entités ?
En chimie clinique, le contrôle de qualité, est l’ensemble des procédures qui
définissent les moyens utilisés par le biochimiste de façon quotidienne et
permanente, pour détecter et corriger les erreurs pouvant entacher les
résultats des examens biologiques. Le contrôle de qualité permet ainsi de se
renseigner sur la qualité d’un processus analytique et sur l’incertitude
affectant un résultat en vue de son interprétation clinique
II. Définition du contrôle de qualité
 Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) le contrôle qualité se
définie par le contrôle des activités liées à la phase analytique. Le but du CQ
est de détecter, d’évaluer et de corriger les erreurs dues à un défaut du
système d’analyse, des conditions de l’environnement ou des conditions
d’exécution de l’opérateur avant que les résultats du patient ne soient rendus.

 Autrement dit c’est l’ensemble des moyens pour assurer la fiabilité des
résultats jour après jour et sur une longue période de temps.

 Il s’applique à tous les types de méthodes, soit quantitatifs, semi-quantitatifs


ou qualitatifs(positif ou négatif)

 Il renseigne sur les indicateurs de performance de la méthode et de


l’équipement utilisé.

 Les résultats de CQ sont utilisés pour valider les résultats de patients. Une fois
validés, les résultats de patients peuvent alors être employés pour effectuer
un diagnostic, un pronostic ou la mise en place d’une thérapie
II. Définition du contrôle de qualité
Place du contrôle de qualité
En effet, le Contrôle de Qualité fait partie d'un système de gestion
de la qualité de laboratoire. Ce système de gestion de la qualité
intègre les bonnes pratiques de laboratoire pour garantir que les
résultats sont adaptés aux décisions de soins aux patients

Qu'est-ce que la gestion de la qualité?


La gestion (management) de la qualité regroupe l’ensemble d’activités
coordonnées permettant d’orienter et de contrôler un organisme en
matière de qualité. Cette définition est utilisée par les deux principaux
organismes de normalisation de laboratoire internationalement
reconnus, à savoir the International Organization for Standardization
(ISO) et the Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI)
III. Les différents types de contrôle de qualité

Contrôle Interne de la Qualité Contrôle Externe de la Qualité


Procédé utilisant les résultats d'un seul Procédé utilisant les résultats de plusieurs
Laboratoire laboratoires qui analysent le même
échantillon.

Vérification du système analytique Évaluation des performances d’un


Validation des résultats et prévention des laboratoire
erreurs Comparaison inter-laboratoires

Bien entendu, les contrôles internes et externes sont complémentaires.


III.1. Contrôle interne de qualité (CIQ) ou contrôle permanent:

•Il s’agit d’une procédure réalisée au sein du laboratoire qui permet l’analyse d’échantillons
de contrôle effectuée dans les mêmes conditions que celles appliquées aux échantillons
biologiques des patients.

•Le contrôle permanent implique l’utilisation de matériaux de contrôle dont les taux sont
connus par le biologiste et le technicien, analysés à une fréquence déterminée par un
processus analytique identique à celui utilisé pour les échantillons de patients.

•Il permet de surveiller en continue la qualité des résultats produits en évaluant des
indicateurs de performance des processus analytiques et en validant la calibration des
instruments.

•Il impose:
 l’application de concepts statistiques pour l’établissement de valeurs cibles et des écarts
acceptables,
le suivi sur des supports graphique tels le diagramme de Levey-Jennings ,
 la mise en place de règles telles que celles de Westgard pour déterminer l’acceptabilité
des résultats produits.
• Procédures mises en œuvre dans un laboratoire pour assurer l’exactitude
et la précision du résultat de chacune des analyses effectuées.
• Correspond à une vérification finale de l'exécution correcte de toutes les
procédures (y compris l'étalonnage) du protocole d'analyse. Il permet
donc d’évaluer, de corriger et de valider le processus analytique.
• Lorsqu’un résultat du contrôle de la qualité est non conforme, des actions
correctives doivent être apportées, documentées et révisées.
Les objectifs de contrôle de qualité interne :

1er Objectif :
le contrôle de calibration :
•Toute analyse réalisée sur un automate doit être régulièrement calibrée ; cette
calibration ne peut être validée qu’après passage d’un CQI ; les analyses ne
peuvent être réalisées qu’après cette validation.

2eme Objectif :
le contrôle continu de Précision et de Justesse :
• A intervalle prédéfini les contrôles doivent être analysés pour vérifier que la
technique est :
Fidèle (reproductible) : mensuellement le CV (COEFFICIENT DE VARIATION) est
calculé et comparé aux spécifications préalablement établies.

Justes : la moyenne observée pour un niveau de contrôle donné est comparée à


la valeur théorique donnée par le fabricant ou estimée par l’utilisateur après une
période probatoire.
• détecte les erreurs éventuelles et conduire à les corriger immédiatement
• prévient les erreurs à l’aide d’un certain nombre de critères (dérives,
augmentation du cv, du biais).
• participe à la validation des séries d'analyses.
• fournit les données nécessaires à l'évaluation de l'incertitude de mesure.
• permet la maîtrise du système analytique et le suivi de ses performances.
• permet la validation des techniques et le suivi des méthodes.
• sert à valider le bon fonctionnement du couple appareil/réactif
(reconstitution et stabilité du réactif, fonctionnement de l’appareil en
particulier).
• permet le contrôle et la vérification de la conformité de l’étalonnage
III.2. Contrôle externe de qualité (CQE) ou contrôle d’enquête:
•C’est une procédure d’évaluation des performances d’un laboratoire, basée sur la
comparaison inter-laboratoire des résultats d’analyse sur le même échantillon
avec le même système analytique, réalisé par une tierce organisation.
•La participation à ces contrôles est obligatoire dans la norme ISO 15189 qui
précise que "le laboratoire doit participer à des comparaisons inter laboratoires,
telles que celles organisées dans le cadre de programmes d'évaluation externe de
la qualité"
•Ce contrôle est important pour l’amélioration du système de gestion de la
qualité car il garantit l’objectivité.
•Les mêmes échantillons sont adressés aux différents laboratoires participants, les
résultats sont collectionnés , analysés et transmis avec commentaires aux
laboratoires participants.
•Il s’agit donc de contrôles d’enquêtes , de sondage , de périodicité
variable(contrôle ponctuel) (hebdomadaire, mensuelle…) qui permettent aux
biologistes, régulièrement et en aveugle, de confronter leurs résultats, et surtout
de savoir si la réponse fournie est «bonne » ou « mauvaise » en appréciant la
différence constatée entre cette réponse et la valeur théorique, ou du moins la
valeur cible.
III.2.2. Fonctionnement des enquêtes inter-laboratoires (CQE):

1- Distribution des spécimens de contrôle: sérums, urines….

2- Réalisation des analyses dans les meilleures conditions possibles

3- Transmission des résultats: internet, courrier, fax…

4- Exploitation statistique: Edition de graphiques

5- Appréciation des résultats : choix des limites acceptables

6- Diffusion des résultats

7- Aide au suivi par mise à disposition d’imprimés


III.2.1. Objectifs dans l’organisation du CQE:
• Utiliser des échantillons de contrôle les plus appropriés possibles.

• Faire la distinction claire entre des caractéristiques de performance inhérentes à un


dispositif et celles imputables aux utilisateurs.

• Assurer un traitement rapide des données en respectant les calendriers préétablis.

• Retourner les résultats aux participants: des rapports clairement interprétés selon
des critères établis.

• Assurer un suivi des performances non satisfaisantes par un service de conseil


assuré par les praticiens experts dans leur domaine.
À quelle fréquence les contrôles
doivent-ils être exécutés?

Il est généralement admis que les laboratoires devraient effectuer le


contrôle de la qualité au moins tous les jours d’analyse des patients.
Cependant, est-ce que c’est la bonne fréquence pour chaque essai et
pour chaque laboratoire ? Est-ce que l’exécution du CQ une fois par
jour est vraiment suffisante ? Quelle est la « bonne » fréquence
d’analyse des échantillons de CQ ?
Les règlements ISO 15189 n’énoncent pas de fréquence de CQ
recommandée, mais ils recommandent que : « Les matériaux de
contrôle de la qualité doivent être examinés périodiquement selon
une fréquence fondée sur la stabilité de l’intervention et le risque de
préjudice pour le patient découlant d’un résultat erroné. »
•Autrefois, en particulier au début de l’automatisation avec les analyseurs en flux continu,
on considérait qu’une série incluait une séquence d’étalonnage; comme on étalonnait pour
chaque série (chaque jour ou plusieurs fois par jour), on insérait dans chaque série au
moins un échantillon de contrôle.

•Aujourd’hui, avec les analyseurs modernes, l’étalonnage, ou plutôt la calibration, est stable
plusieurs semaines voire plusieurs mois.
•Il faut bien distinguer:

-Le contrôle d’étalonnage: réalisé après un étalonnage, et qui fournit une estimation
optimisée de l’incertitude de mesure.
-Le contrôle aléatoire: les échantillons de contrôle étant analysés au hasard, et qui fournit
une estimation plus réaliste de l’incertitude de mesure.

Enfin, la plupart des laboratoires passent un ou plusieurs contrôles en début de travail


(chaque jour), souvent après les opérations de maintenance, pour valider le bon
fonctionnement de l’analyseur.
Ainsi, un contrôle de qualité est réalisé :

 Au moins un contrôle par 24 H (chaque jour) selon la cadence et la fréquence .


 Après toute calibration
 Après opération de certains maintenances sur l’analyseur
 Selon des recommandations du constructeur.

toute analyse réalisée sur un automate ou en manuel doit être


régulièrement calibrée ; cette calibration ne peut être validée qu’après
passage d’un CQ ; les analyses ne peuvent être réalisées qu’après
cette validation.
Différence entre contrôle et calibrateur ou étalon :
la définition d’un étalon: l’échantillon de composition définie qualitativement et
quantitativement, adapté à la méthode utilisée, pour un ou plusieurs constituants.
 destiné à la mise en marche ou au calibrage d’un instrument, d’un kit ou d’un système
avant que l’analyse ne débute
 souvent fournis par le fabricant de l’instrument.
 permettent de déterminer la fonction d'étalonnage de l'appareil ou de la méthode (courbe
ou droite, intervalle de linéarité), par utilisation de différents niveaux de concentration.
 On distingue trois types ; les étalons primaires, les étalons secondaires et les solutions
de calibration.

•Étalon : Sert à établir des courbes de calibration et à garantir la précision des résultats. Il
a une valeur connue très précise.
•Contrôle : Sert à vérifier que l'appareil ou le processus fonctionne correctement au
moment de l’analyse. Il est utilisé pour assurer la qualité des résultats en temps réel.

Les deux sont essentiels pour garantir la fiabilité des analyses


en biologie médicale, mais ils sont utilisés à des étapes
différentes du processus de contrôle qualité.
 Notions de base et les outils d’analyses statistiques :

 Précision (la fidélité) : accord entre les résultats obtenues lors de dosages
répétés d’un même échantillon =dispersion des résultats autour de la valeur
moyenne :notion de répétabilité (même série) et de reproductible (plusieurs
séries).
 Imprécision: reflet de l’erreur aléatoire :inverse de la précision ,estimée par
l’écart type ou le coefficient de variance d’une série de mesures .

 Exactitude: degré de concordance entre la valeur vraie d’un résultats et la


valeur mesurée .

 Inexactitude :reflet de l’erreur systématique « Biais »: la différence


numérique entre la moyenne d’une série de mesures répétées et la valeur
vraie.
 Erreur totale: somme algébrique de l’erreur systématique et l’erreur
aléatoire : inexactitude et imprécision.
 Notion de la série: c’est l'intervalle de temps ou le nombre d'analyses
pendant lequel on peut compter que la justesse et la fidélité du système
analytique demeurent stables.
 Notions de base et les outils d’analyses statistiques :

La moyenne arithmétique : M : somme de toutes les mesures


effectuées rapportée au nombre de mesures : M = (ΣXi) / n
Les paramètres de dispersion:

La variance: dispersion des résultats autour de la moyenne:


V= Σ (Xi-M)² / n-1

L’écart type : DS ou ET ou σ: Racine carré de la variance : imprécision


absolue: ET=σ = √(∑(xi − M)² / n-1
Le coefficient de variation : imprécision relative ET en % :
V. Classification des critères de fiabilités d’une
méthode
•la fiabilité d’une méthode apprécie la confiance qu’on doit lui
accorder
•La fiabilité analytique d’une méthode est la qualité globale qui réunit
des critères variés, dont les manquements ou défauts conduisent à
des erreurs diverses.
•Les critères de fiabilité recouvrent les performances fondamentales
d’une méthode.
•Les critères de fiabilité sont classés en trois groupes :

1. Les critères statistique :la précision(fidélité)

2. Les critères opérationnels : l’exactitude

3. Les critères fonctionnels : la sensibilité et la spécificité.


IX.1. Les critères statistiques:
Permettent d’apprécier la distribution autour d’une moyenne des
résultats d’un grand nombre de mesure sur un même échantillon
(précision) et d’évaluer ainsi les variations inévitables, imprévisibles
dues au hasard dénommées «erreurs aléatoires »

Fidélité (précision):
•La fidélité est représentée par l’étroitesse de l’accord (le degré de
dispersion) d’une série de mesures d’un même échantillon .
•La Précision peut être considérée à deux niveaux : Répétabilité et
Reproductibilité.
•La fidélité (la dispersion) s’exprimera par la variance (ou l’écart-type)
d’une série de mesures d’un même échantillon, quelque fois par le
coefficient de variation.
1-Les critères statistique : précision(fidélité)
a. La répétabilité:
•Etroitesse de l’accord entre les résultats des mesurages successifs du même mesures
effectués dans les mêmes conditions de mesure.
•exprime la Fidélité pour les mêmes conditions opératoires dans un court intervalle
de temps, Elle est aussi appelée « précision intra-série ».
•C’est la mesure de la dispersion obtenue par un même opérateur, utilisant un
appareil défini, dans un intervalle de temps réduit, dans un même lieu, même
méthode .
•Comme toute fidélité, elle est mesurée par la variance ou l'écart type de la série de
mesures.
b. La reproductibilité intra laboratoire (fidélité intermédiaire)
•Etroitesse de l’accord entre les résultats des mesurages successifs du même mesures
, effectués en faisant varier les conditions de mesure.
•C’est la mesure de la dispersion obtenue par plusieurs opérateurs qui opèrent
(analysent ou mesurent) la même méthode, dans des intervalles de temps
importants, dans un même lieu éventuellement avec des types d’appareils
différents.
 En d’autre terme la reproductibilité est la précision en inter-séries alors que la
répétabilité est la précision en intra-série.
IX.2. Les critères opérationnels:
Exactitude de mesure : Elle exprime l’étroitesse de l’accord entre la valeur
trouvée et la valeur qui est reconnue comme valeur de référence.

Elle est déterminer par mesure isolée sur un échantillon stable et de valeur
connue, puis :
•Comparaisons avec les valeurs de référence certifiées,
•Comparaison avec les valeurs du fournisseur,
•Comparaison avec le groupe de pairs,
•Comparaison sur les valeurs de patients obtenus par deux techniques différentes,
la justesse « C’est l’étroitesse de l’accord entre la valeur moyenne obtenue à
partir d’une large série de résultats et une valeur de référence acceptée. Elle
fournit une indication sur les erreurs systématiques (biais). »
IX.3. Les critères fonctionnels :
Spécificité analytique :
•Indique la capacité à ne détecter qu’un produit à analyser bien précis à
l’exclusion de tout autre produit.
Sensibilité analytique :
•une technique est d'autant plus sensible qu'une petite variation de
concentration du composé à mesurer provoquera un changement plus grand de
l'indication donnée par l'appareil de mesure.
•Est la capacité de donner un signal différent pour de faible variation de
concentration de l’analyte à doser.
Exactitude et précision (fidélité)

Analyse ni exacte, ni précise Analyse inexacte mais précise

Analyse exacte mais imprécise Analyse exacte et précise


Exactitude et précision (fidélité)
V. Les types d’erreurs

Les erreurs peuvent être réparties en 3 grandes classes :


Selon la fréquence :

1. Les erreurs aléatoires

2. Les erreurs systématiques

3. Les erreurs grossières.


V.1. Erreur aléatoire:
•Techniquement, une erreur aléatoire concerne toute déviation par rapport au
résultat attendu.
•Pour les résultats de CQ, toute déviation positive ou négative par rapport à la
moyenne calculée est appelée erreur aléatoire.
•elle se répartit de part et d'autre de la valeur moyenne .
•Elle est acceptable en fonction de la valeur définie de l’écart-type ; elle est
inacceptable pour tout point situé en dehors du domaine attendu (par exemple,
une donnée hors de l’intervalle ± 3ET).
•Les erreurs aléatoires sont relatives à la fidélité (précision).

D’où la notion de fidélité d’un résultat de mesure :


« Étroitesse de l’accord entre les valeurs mesurées obtenues par des mesurages
répétés du même objet ou d’objets similaires dans des conditions spécifiées »
• Il est nécessaire de considérer la fidélité car les analyses exécutées sur des
matériaux dans des conditions similaires ne donnent pas des résultats identiques.
Ceci est attribué aux erreurs aléatoires inévitables, (on ne peut pas tout contrôler).
• Cette variabilité doit être prise en compte et elle est généralement exprimée sous
forme d’écart-type, de variance ou de coefficient de variation (Imprécision)
Les causes peuvent être très variable :
• Mauvaise reconstitution de l’échantillon ,réactif, étalon et sérum de contrôle (erreur
de volume, dénaturation par une agitation trop forte, mix insuffisant de l’échantillon et
réactif)
• Pipetage incorrect et variable ;
• Mauvaise conservation (changement de tous les paramètres du sérum de contrôle
(évaporation, dénaturation thermique)
• Présence des substances interférentes; ou réactifs détériorés ;
• Erreur de réglage de l'appareil ou défaut de lecture ;(optique)
• Erreur de transcription des résultants
V.2. Les erreurs systématiques ou erreurs d’exactitude
• Une erreur systématique est détectée dès qu’il y a changement de moyenne
des valeurs de contrôle.
• Elles sont caractérisées par une déviation de tous les résultats dans la même
direction ( le même sens) par rapport à la moyenne.
•Elle fournit une indication sur les erreurs systématiques (biais).
•Ce changement dans la moyenne peut être progressif et apparaître comme
une dérive ou il peut être soudain et apparaître comme un décalage.
Une dérive (tendance) ou variation exactitude:
•Une dérive indique une perte progressive de fiabilité dans le système analytique.
Les causes peuvent être multiples
• non constante dans le temps.
- lié à l’appareil:
• Détérioration de la lampe de l’automate
• Détérioration progressive de l’intégrité du filtre optique
• Accumulation progressive de débris sur les électrodes
• Accumulation progressive de débris dans les tubulures échantillons/réactifs
• Variation progressive de la température de la chambre d’incubation
- lié au réactifs et au sérums de contrôle
• Vieillissement des réactifs
• Détérioration progressive des matériaux de contrôle
Un décalage(déplacement) :

• Un des critères d'évaluation d'un appareillage ou d'une méthodologie.


• Les décalages dans les données de CQ représentent un changement soudain et
important, positif ou négatif dans les performances du système analytique.
Les causes peuvent être multiples :
- lié à l’appareil:
• Défaillance ou variation soudaine de la lampe (coupure de courant
électrique)
• Changement soudain de température d’incubation (coupure de courant
électrique)
• Maintenance importante de l’automate
• Défaillance dans le système de prélèvement d’échantillons
• Défaillance dans le système de distribution des réactifs
• Changement de température ou d’hygrométrie dans la pièce
• lié au réactifs :
• Changement de formulation du réactif
• Changement de lot de réactifs
• lié au calibrateur :
• Problème de reconstitution et de conservation des calibrateurs
• Problème de contamination de calibrateur
• Erreur sur les données de calibration programmées dans l’automate.
V.1. Les erreurs grossières:

• Dues à des conditions anormales ou à des fautes techniques, et qui se


manifesteront généralement par des valeurs mesurées considérablement
différentes de toutes les autres erreurs.

Trois types de causes:


 Mauvaise organisation du poste de travail: poste encombré, surcharges de
travail, équipement non adapté ( frigos de stockage, pipette de reconstitution
des CQ…), procédure de travail non définies.
 Fatigue, stress, surmenage et soucis personnels
 Personnel insuffisamment formé
Quelques exemples : inversion de réactif ou d’échantillons, confusion de réactif,
faute de calcul, erreur de retranscription, erreur de paramétrage de l’automate.
 sa fréquence dépend essentiellement du manipulateur

Traitement : il n’existe pas de méthode de contrôle


• Reprendre de façon méthodique la chronologie des événements et la solution
arrive d’elle-même.
Organisation, respect des bonnes pratiques, vérification
VI. Les causes d’erreurs
• Entre le moment où le clinicien prescrit une analyse et celui où il reçoit le
résultat plusieurs erreurs peuvent se produire:
VI.1. Phase pré-analytique:
Prescription du test
En rapport avec le patient: Le jeûne (glycémie, urée…), La prise de médicaments , Le
recueil erroné des urines, Effort physique (créatinine …)

En rapport avec le matériel utilisés pour le prélevement: aiguilles, tubes,


Anticoagulants (ionogramme)

En rapport avec l’identification d’échantillon: Étiquetage des tubes , remplissage


correcte des fiches de renseignements.

Transport: Peut modifier certains paramètres tels que: La bilirubine (à l’abri de la


lumière)
La réception: mauvaise organisation de la réception, incompétence du personnel
VI.2. Phase analytique :
-Conditions de travail: température ambiante inadéquate
-Manipulation: le non respect des bonnes pratiques de laboratoire.
-Méthode: mauvais paramétrage .
-Mesures incorrectes de l’échantillon: en général erreur de dilution ou de pipetage,
inversion de l’échantillon, présence de fibrine.
-Utilisation de réactifs : mauvaise conservation , contamination , mauvaise
reconstitution, oubli ou inversion de réactifs .
-Appareillage : vérifier l’état des équipement utilisés : balance, spectrophotomètre,
pH mètre, pipettes .
-Personnel : habitude ( routine dans le travail), fatigue.

VI.3. phase poste analytique:


De nombreuses erreurs courantes surviennent suite à l’analyse de l’échantillon,
certaines peuvent être plus difficiles à détecter, exemples:
• Validation biologique des résultats
• Erreurs de transcription au moment de préparer le compte rendu
• Erreur de saisi des données personnelles et des résultats
• Mauvais placement des comptes rendu dans les casiers des services prescripteurs
concernés qui conduit à la perte du rapport.
VII. Les moyens de contrôle de qualité

Pour la réalisation d’un contrôle de qualité dans


un laboratoire, le biologiste fait appel à :

Un matériel de contrôle

Des méthodes statistiques


VII.1. Matériel de contrôle:
A- sérums de contrôle:
les sérums de contrôle doivent avoir les propriétés suivantes:
 Stabilité: la composition doit être constante dans le temps
Homogénéité: tous les échantillons d’un même lot doivent être identiques
Composition voisine à celle des échantillons à doser
a. Définition:
-Un contrôle est un matériau semblable à celui d’un patient, idéalement fabriqué à partir
de sérum humain, d’urine ou de liquide céphalo-rachidien (LCR).
-Un contrôle peut être aussi fabriqué à partir de sérum bovin ou du sang total ovin, il peut
être aussi entièrement artificielle: élaborée chimiquement .
-Il se compose d’un ou de plusieurs constituants (analytes) de concentration connue
(contrôle spécifique/ multiparamétrique).
-Ils sont homogènes.
-Ils sont le plus souvent commercialisés sous forme liquide ou lyophilisé.
-Ils sont différents de l’échantillon de calibration, Il est rappelé que les échantillons de
contrôle ne peuvent en aucun cas se substituer aux échantillons de calibration et,
inversement, les échantillons de calibration ne peuvent être utilisés en même temps
comme échantillon de contrôle.
- Pour tous les analyse ; il est préférable d’utiliser au moins deux niveau de contrôles :
 un contrôle normal contient des niveaux normaux.
 Un contrôle anormal contient une concentration au-dessus ou au-dessous de
l’intervalle normal de l’analyte ( valeur cible pathologique).
Par exemple, l’intervalle normal du potassium est compris entre 3,5 et 5,0 mmol/l. Un
contrôle normal contiendrait un potassium à un taux inclus dans cette plage. Un contrôle
anormal contiendrait du potassium à un taux inférieur à 3,5 mmol/l ou supérieur à 5,0
mmol/l
- Exemple : Sérums de contrôle de Roche integra
 Pc1: PreciControl Clin Chem Multi 1
 Pc2: PreciControl Clin Chem Multi 2
B. Effet de Matrice:
-Une matrice est le matériau de base dont le contrôle est fait.
-Les contrôles dont la matrice ne contient pas de matériau humain (c'est-à-dire artificiel
ou bovin) souvent n'interagissent pas avec le système analytique de la même manière que
les échantillons humains. Cette différence de réactivité est appelée l'effet de matrice.
-C'est une des raisons pour laquelle le Comité National de Standardisation des
Laboratoires d'Analyses (NCCLS: National Committee for Clinical Laboratory Standards)
aux Etats-Unis recommande, autant que possible, que les matériaux de contrôle soient de
la même matrice que l'échantillon testé.

C. Préparation et stockage du matériel de contrôle:


-La forme lyophilisée est reconstitué selon les recommandations du fabricant .
-il est ensuite réparti en petites quantités dans plusieurs tubes de façon à ce que chaque
tube pourra être dégelé et utilisé quotidiennement(en aliquotes )
-Les tubes de contrôle sont conservés au congélateur a - 20 °c
-Maintenir la température du congélateur pour éviter la dégradation de l’analyte dans le
matériel de contrôle.
-Il est important de suivre soigneusement les instructions de reconstitution et de stockage
du fabricant (sur l’emballage ) .
D. Période préliminaire ( ou probatoire):
Le laboratoire gère sous sa propre autorité, le contrôle interne de qualité; c’est
un contrôle permanent , jour après jours, permet au chef de laboratoire de
prendre la décision de valider ou non les résultats; il est fondé sur un lot
d’échantillons de contrôle ;
Pour chaque lot de sérum de contrôle, on doit établir la valeur cible et intervalle
de confiance (un intervalle de valeurs acceptables), qui va, par la suite,
déterminer si l’analyse effectuée et « sous contrôle » et donc valider les résultats
ou bien « hors contrôle ».
On dose le matériel de contrôle au mois 20 fois (voir 50 fois ) sur une période de
20 à 30 jours ; et à partir des donnés recueilli on calcule la moyenne et l’écart
types.
Une caractéristique des mesures répétées est qu’il ya un certain degré de
fluctuation (variabilté)
Cette variabilité est normale même si tous les facteurs sont contrôlés (condition
opératoire ; manipulations…).
 L’écart type donne une mesure de cette variabilité.
Un des objectifs du contrôle qualité est de différencier les variations (fluctuations)
normales des erreurs.
c’est pourquoi on établis l’intervalle de confiance ou de valeurs acceptables après le
dosage répétés du sérum de contrôle sur une période de un mois .
Les valeurs imprimées dans une notice de contrôle de qualité sont fournies à titre indicatif.
un laboratoire devra toujours établir ses propres statistiques de contrôle de qualité en
utilisant son propre système de test.
Calculer la moyenne: la valeur cible est la moyenne arithmétique des 20 résultats
Calculer l’écart type:
Etablir les limites de décision: Les limites des intervalles de contrôle sont à ± 1s, ± 2s et ±
3s de la moyenne. l’intervalle de confiance est égale à la moyenne +/- 2 écarts types (+/-
2S).
Etablir un graphique de Levey-Jennings:
-Ce diagramme présente les valeurs successives de contrôle de qualité (jour après
jour) reportés chronologiquement sur une carte de contrôle ou diagramme de
Levey-Jennings.
-Il faut établir un diagramme de Levey-Jennings pour chaque niveau de
concentration de chacun des analytes contrôlés.
Des limites d’acceptabilité du processus peuvent être fixées :
Si la valeur est comprise dans l’intervalle plus ou moins 2 Ecart type (+/- 2S) le
résultat peut être accepté comme étant « sous contrôle ».

Processus « hors contrôle » : si les résultats du CQI sont à +/- 3 écart type (+/- 3 S
ou ET) ou au-delà : rejet des résultats de la série.

Processus « en dégradation » : si les résultats du CQI sont entre +/- 2 et 3 Ecart


type :
- si les deux niveaux de contrôle sont entre +/- 2 et 3 ET : rejet des résultats de
la série.
- si l’un des deux niveaux est entre +/- 2 et 3 ET : les résultats de la série sont
validés.
Ce suivi peut être plus efficace et pointu s’il est associé à des règles de contrôles
qui permettent d’identifier et d’anticiper des erreurs aléatoires ou systématiques :
c’est le cas des règles de Westgard qui peuvent être utilisées en association sous
forme de multi-règles.
E. Critères de choix d’un Contrôle:
• Il existe de nombreux produits de contrôle de qualité pour les laboratoires.
Choisir le bon contrôle nécessite mûre ré[Link], les responsables des
Laboratoires succombent à la tentation et achètent le produit le moins cher.
• Malheureusement, ce choix montre souvent ses limites de manière significative
(courte durée de vie après ouverture…). Cette durée de vie réduite peut entraîner
un gâchis inutile si le laboratoire ne peut pas utiliser la totalité des produits.
D’autres ne ressemblent pas suffisamment aux échantillons de patients (effet
matrice).
• Certains contrôles bon marché n’ont pas tous leurs analytes à des seuils de
Décision médicalement appropriés. Enfin, certains administrateurs de laboratoire
sont induits en erreur par le prix de vente et le conditionnement.
E-1. La duré de vie:
Lorsque on achète un contrôle, il est nécessaire de connaître le volume
approximatif de contrôle utilisé quotidiennement. Par exemple, les contrôles de
chimie de routine sont généralement vendus en flacons de 10 ml. Les laboratoires
qui utilisent quotidiennement 20 à 30 ml sont peu concernés par la stabilité. Mais
les laboratoires qui utilisent un volume de contrôle faible (1ml par jour par
exemple) sont très concernés par la durée de vie.
Elle devrait excéder ou correspondre au taux normal d’utilisation du laboratoire,
sinon c’est de l’argent gaspillé.
E-2. Prix de vente et conditionnement:
Le prix du produit en fonction de son conditionnement nécessite de la vigilance.
Faites toujours établir un prix au ml pour un contrôle et non un prix par boîte.
L’achat de contrôle de Gaz du sang doit, lui, être rapporté au prix de l’ampoule .
E-3. Seuils de décision clinique:
Cet aspect des contrôles est important. Il faut que le laboratoire compare le seuil
De décision clinique de chaque test à celui fourni par le contrôle.
Par exemple, l’objectif du laboratoire est d’acheter un contrôle à trois niveaux qui
permettra de “contrôler” (évaluer) la courbe de calibration pour des TSH basses
(inférieures à 3 μUl/ml), normales (entre 3,0 μUl/ml et 10 μUl/ml) et
anormalement élevées(supérieures à 10 μUl/ml). L’automate est linéaire jusqu’à
50 μUl/ml.

Un fournisseur propose un contrôle d’immunoanalyse qui a :


••Un niveau faible (1,03 à 1,23 μUl/ml)
••Un niveau normal (7,5 à 9,6 μUl/ml)
••Un niveau élevé (27,9 à 34,5 μUl/ml)
Ce produit correspond aux critères de diagnostic du laboratoire. Il contient trois
Seuils différents dans les limites de décision et couvre convenablement la limite
supérieure de linéarité de l’automate.
Un deuxième fournisseur propose lui aussi un contrôle à trois niveaux
beaucoup moins cher:
••Un niveau faible (3,0 à 5,0 μUl/ml)
••Un niveau normal (8,0 à 10,0 μUl/ml)
••Un niveau élevé (45 à 55 μUl/ml)
Dans ce cas, le produit le moins cher ne “contrôle” pas la TSH basse car le taux
est supérieur au Seuil de décision du laboratoire. De plus, il ne fournit pas de
contrôle adéquat pour la partie Supérieure de la courbe car le taux élevé est trop
près de la limite de linéarité de l’automate et peut souvent la dépasser. Le prix
est moins élevé mais le produit a peu, voire aucune valeur
E-4. Autres considérations pour le choix du Contrôle de Qualité:
Lorsqu’un acheteur évalue un contrôle de qualité, il doit garder à l’esprit les
Questions suivantes:
o Le fabricant fournit-il un programme comparatif inter-laboratoires?
o Ce programme dispose-t-il d’une équipe compétente qui pourra fournir les
Meilleurs conseils techniques et l’aide nécessaire ?
o Combien d’autres laboratoires participent à ce programme?
o Le fabricant fournit-il un logiciel de contrôle de qualité ?
o Ce logiciel permet-il d’importer des données de CQ à partir d’automates ou de
systèmes informatiques centraux ?
o Le fournisseur propose-t-il un programme de formation ?
o Le produit et les services sont-ils fiables?
o Le fournisseur est-il certifié ISO?
o Le fournisseur offre-t-il un produit de haute qualité à un bon prix ?
Sérums de contrôle :
Il existe deux types de sérums de contrôle :

1. les solutions commerciales de contrôle

2. les contrôles préparés sur place.


solutions commerciales de contrôle :

 La fonction première des solutions commerciales de contrôle consiste à


surveiller quotidiennement, de façon continue et à plus ou moins long terme,
les performances et le niveau de précision d’une procédure analytique.
 Les contrôles achetés peuvent être déjà titrés ou non ; les contrôles titrés sont
plus chers et ont une valeur prédéterminée, établie par le fabricant qui doit
être vérifiée par le laboratoire en utilisant ses propres méthodes, alors que les
non titrés sont moins chers et le laboratoire doit établir la valeur cible de
l’analyte.
 Le mode de reconstitution des contrôles commerciaux lyophilisés ainsi que la
décongélation des contrôles commerciaux congelés doivent respecter
rigoureusement les exigences du fabricant.
Le laboratoire doit noter et consigner tous les numéros de lots correspondant à
chacune des solutions commerciales utilisées et conserver ces enregistrements.
Pool de sérums:
(Contrôles préparés sur place)
C’est le type de contrôle le plus simple et le plus économique, et consiste
à utiliser un pool de sérums, provenant des restes des échantillons
analysés chaque jour, Un tel mélange, centrifugé, filtré et congelé en petites
fractions, peut être utilisé tout au long de la journée et intercalé dans les
séries d'analyses.
On ne peut évidemment obtenir qu'une valeur cible et le laboratoire devra
définir lui-même ses limites acceptables.
Cette méthode est très fructueuse dans l'étude de la précision, de la dérive
et des erreurs fortuites.
 Le laboratoire doit avoir une procédure pour la vérification de la stabilité,
l’établissement d’une date de péremption et la définition des conditions
de conservation pour ce type de contrôles.
 Cette procédure doit également permettre de s’assurer du respect des
mesures de sécurité additionnelles que requiert la préparation de tels
contrôles, car l’utilisation de pools de sérum provenant des malades
pose de réels problèmes du fait de la contamination de ces pools par les
virus du SIDA ou des hépatites (sérums HIV+ (SIDA) ou HBV+
(hépatite B) non connus).
 Donc pour des raisons de sécurité du personnel technique, ce type de
contrôle économique est de plus en plus remplacé par le même type de
contrôle sur des sérums lyophilisés contrôlés et garantis (humains ou
bovins) fournis par des laboratoires spécialisés.

 Le coût plus élevé est compensé par le fait qu'on étudie en outre
l'exactitude des résultats.
VII.2. Les méthodes statistiques:
o Les statistiques de CQ sont calculées à partir de la base de données de CQ
recueillies lors des passages réguliers des contrôles.
o Les données recueillies sont spécifiques à chaque niveau de contrôle( contrôle
normal/contrôle pathologique). Les statistiques les plus fondamentales utilisées
par le laboratoire sont la moyenne [x] et l’écart-type [ET].
o Si l'on réalise un nombre infini de mesures sur le même échantillon biologique et
dans des conditions de répétabilité, on obtient une série de résultats qui se
répartissent avec des fréquences qui suivent une distribution normale caractérisée
par la courbe de Gauss.
La courbe de Gauss est une courbe théorique obtenue lorsqu’un grand nombre de
données sont incluses. Nous admettrons que les types de mesures utilisés pour
le CQ quantitatif suivent cette distribution.
Dans la pratique, le nombre de mesures est fini (de 5 à 30).
o Ainsi, la plupart des méthodes utilisées en laboratoire clinique suivent cette
distribution et peuvent présenter des variations différentes de la moyenne ; par
conséquent, certaines de ces méthodes sont plus précises que d’autres. Le fait
de savoir que cela est vrai pour toutes les distributions de forme normale
permet au laboratoire d’établir des fourchettes pour le matériel de CQ. Pour
déterminer la variation acceptable pour chaque méthode, le laboratoire doit
calculer l’écart-type (ET) des valeurs de contrôle
Toute distribution qui suit la loi normales (Gaussienne)
satisfont la propriété suivante qui est souvent appelée la règle
empirique.

❖ 68 % des observations se
situent à 1 écart-type de la
moyenne
❖ 95 % des observations se
situent à l’intérieur de 2
écarts-types de la moyenne
❖ 99,7 % des observations
se situent à l’intérieur de 3
écarts-types de la moyenne
VII.2.1. La moyenne:
 La moyenne correspond à la meilleure estimation par le laboratoire de la
valeur vraie d’un analyte pour un niveau de contrôle spécifique.
 La valeur vraie est celle obtenue par la méthode de référence.
Pour calculer la moyenne d’un niveau de contrôle spécifique, faire la somme de
toutes les valeurs recueillies pour ce contrôle. Ensuite, diviser la somme de ces
valeurs par le nombre total des valeurs.
Exemple: calcule de la moyenne du contrôle normal de potassium
(Niveau 1) du
Tableau 1:

-Trouver la somme des données {4,0 ; 4,1 ; 4,0 ; 4,2 ; 4,1 ; 4,1 ;
4,2}.
-La somme [Σ] = 28,7 mmol/l.
-Le nombre des valeurs est de 7 (n = 7).
-Par conséquent, la moyenne d’un contrôle normal de potassium =
4,1 mmol/l (soit 28,7 / 7= 4.1).
VII.2.2. La variance:
• Permet de mesurer la dispersion d'une variable par rapport à sa
moyenne.
• Elle est égale à la somme des carrés des écarts à la moyenne
divisée par l’effectif de l’échantillon.

Σ(xi - x)²
V=
n-1
VII.2.3. L’écart type:
•L'écart type (s), ou déviation standard, est un paramètre statistique permettant de
décrire la dispersion d'une série de mesures autour de la moyenne.
•L’écart type correspond à la racine carrée de la moyenne des carrés des écarts à la
moyenne. C'est la racine carrée de la variance.
•L’écart-type est calculé pour les contrôles à partir des même données utilisées
pour calculer la moyenne.
•L’écart type détermine la précision (détecte erreur aléatoire) ou l’imprécision.
•La précision est le degrés de concordance entre des mesures répétés d'un même
échantillon dans des conditions déterminés.
•La précision est inversement proportionnelle avec l’augmentation de l’ écart type.
•La répétabilité d’un test peut être bonne (écart-type faible, imprécision faible) ou
mauvaise (écart-type élevé, imprécision élevée).
•La répétabilité médiocre peut être due au réactif concerné ou à un fonctionnement
défectueux. Dans ce cas, le laboratoire doit résoudre le problème.
•Dans un laps de temps court, les valeurs des mesures répétées doivent être aussi
proches que possible. Il est nécessaire d’être particulièrement précis pour les tests
qui sont répétés régulièrement pour le suivi des patients afin de surveiller le
traitement ou l’évolution de la maladie.
•Par exemple, un patient diabétique dans un état critique peut avoir des dosages de
glycémie toutes les deux ou quatre heures. Dans ce cas, il est important que le
dosage du glucose soit précis car un manque de précision peut causer une perte de
fiabilité du test.
•Si les résultats du test sont trop variables (imprécision élevée, écart-type élevé), les
différents résultats de dosage du glucose peuvent être faux.

Le terme précision est souvent utilisé de façon


interchangeable avec l’écart-type.
•L’écart-type peut être aussi utilisé pour vérifier les performances jour
après jour.
•Par exemple, si durant la dernière semaine de dosage, l’écart-type
calculé, dans l’exemple, pour le contrôle normal de potassium
augmente de 0,08 à 0,16 mmol/l, cela indique une sérieuse perte de
précision.
•Cette dégradation peut être due à un mauvais fonctionnement du
processus analytique. Un examen du système analytique peut être
nécessaire et il faut se poser les questions suivantes :
Le réactif ou le lot de réactif ont-t-ils été récemment changés ?
La maintenance a-t-elle été effectuée comme d’habitude et dans les
délais ?
L’électrode au potassium nécessite-t-elle d’être nettoyée ou
remplacée ?
Les pipettes de prélèvement des échantillons et des réactifs
fonctionnent-elles correctement ?
Le technicien a-t-il changé récemment ?
Exemple: calcule de l’écart type du contrôle normal de potassium (Niveau 1) du
Tableau 1:

•commencer par calculer la moyenne [x ] :


[x] = 4,0 + 4,1 + 4,0 + 4,2 + 4,1 + 4,1 + 4,2 mmol/l ÷ 7
[x] = 28,7 mmol/l ÷ 7
[x] = 4,1 mmol/l
•Calculer l’écart-type [ET] comme suit :
VII.2.4. Autres Statistiques de Contrôle de Qualité:
a. Le coefficient de variation (CV):
Le coefficient de variation [CV] est le rapport entre l’écart-type et la moyenne et il est
exprimé en pourcentage.

CV (%) = S X 100 / M

Où : - M est la moyenne
- S est l’écart type
Idéalement, la valeur du CV devrait être inférieure à 5%.
Cette statistique permet au biologiste de comparer plus facilement la précision
globale.
En effet, l’écart type augmente en général en même temps que la concentration de
l’analyte, donc le CV est plus fiable que l’écart type.
Si le biologiste ou le technicien compare la précision de deux méthodes différentes
et utilise seulement l’écart-type, cela peut facilement l’induire en erreur.
Par exemple, nous avons besoin d’une comparaison entre hexokinase et glucose
oxydase (deux méthodes pour doser le glucose). L’écart-type pour la méthode
hexokinase est de 4,8 et de 4,0 pour la glucose oxydase.
La comparaison des écart-types montre que la méthode glucose oxydase est plus
précise que la méthode hexokinase, ce qui peut être faux.
Par contre, le calcul du coefficient de variation peut prouver que les deux
méthodes sont aussi précises l’une que l’autre. Si la moyenne pour la méthode
hexokinase est de 120 et celle de la glucose oxydase est de 100, le CV des deux
méthodes est de 4%. Elles sont aussi précises l’une que l’autre.

Le coefficient de variation peut être aussi utilisé lorsque l’on veut comparer
les performances des automates.

Le coefficient de variation (CV) est


simplement une perspective en pourcentage
de l’écart-type.
Il existe plusieurs sources auxquelles on peut se référer pour déterminer les
niveaux de précision attendus et qui comprennent :
Des informations sur la précision fournies dans la notice du produit ou le
manuel de l’automate
Des programmes de comparaison inter-laboratoires
Des évaluations d’automates et de méthodes publiées dans les journaux
spécialisés.
b. Rapport des Coefficients de Variation (RCV)
Il est utilisé dans le cadre de contrôle qualité inter laboratoire
Il permet à un laboratoire de vérifier si la précision d’un test spécifique est
acceptable en comparant sa précision à celle d’un autre laboratoire passant le
même test sur le même automate utilisant les mêmes réactifs (groupe de
pairs).
Les outils graphiques du Contrôle de Qualité Interne:

 Une fois que la plage appropriée des valeurs de contrôle aura été
établie, le laboratoire trouvera très utile de représenter
graphiquement la gamme aux fins de la surveillance quotidienne.
 En effet, la représentation graphique de contrôle de la qualité sert
à enregistrer les résultats des mesures des échantillons de
contrôle, mais surtout de déterminer s’il y a des erreurs
systématiques ou aléatoires dans la méthode utilisée. Le type de
graphique le plus courant utilisé est le graphique de Levey-
Jennings
VII.2.5. Tableau de Levey-Jennings:
le tableau de Levey-Jennings est une représentation graphique chronologique de
l'intervalle de contrôle des processus analytiques.
Il présente les valeurs de contrôle de qualité (série par Série ou jour après jour)
chronologiquement sous forme de graphique.
Chaque test et chaque niveau de contrôle possèdent son tableau.
Pour créer ce diagramme, il faut :
-calculer les limites de décision : ces limites sont de plus ou moins 1, 2 ou 3 ET par
rapport à la moyenne.
-Tracer le diagramme sous forme de lignes horizontales en étant la moyenne au
milieu du graphe et les écarts types distingués à intervalle régulier.
- Rapporter les valeurs des contrôles.
Chaque analyte et chaque niveau de contrôle doivent avoir leur graphique.
 Les limites acceptables reconnues sont habituellement ± 2 écarts-types
comme niveau d’avertissement ̎ et ± 3 écarts-types comme niveau de
̎mesure à prendre̎ ou « seuil d’alarme ».
 permet d’interpréter les résultats et d’exercer une surveillance étroite de
la variabilité naturelle du processus analytique et d’anticiper sa
dégradation.
Exemple: La moyenne pour le Niveau I du contrôle de potassium
dans le Tableau I est de 4,1 mmol/l et l’écart-type est de 0,1 mmol/l.
Calcule des limites de CQ à ±1ET, ±2ET et ±3ET :
L’intervalle ± 1ET est de 4,0 à 4,2 mmol/l :
4,1 – 0,10 (1) = 4,0
4,1 + 0,10 (1) = 4,2
L’intervalle ± 2ET est de 3,9 à 4,3 mmol/l :
4,1 – (0,10) (2) = 3,9
4,1 + (0,10) (2) = 4,3
L’intervalle ± 3ET est de 3,8 à 4,4 mmol/l :
4,1 – (0,10) (3) = 3,8
4,1 + (0,10) (3) = 4,4

Ces intervalles, ainsi que la moyenne, sont utilisés pour construire le


tableau de Levey-Jennings
1- Règles d’interprétations (règles de Westgard) :
• En 1981, le Docteur James Westgard de l’Université du Wisconsin a publié un
article sur le contrôle de qualité en laboratoire d’analyses établissant les bases de
l’évaluation de la qualité des séries analytiques dans ces laboratoires.

• Les éléments du système de Westgard sont basés sur les principes de contrôle du
processus statistique utilisé dans l’industrie américaine depuis les années 50.

• Le système de Westgard comporte six règles élémentaires. Ces règles sont


Utilisées individuellement ou en combinaison afin d’évaluer la qualité des séries
analytiques.

- L’application simultanée des règles de Westgard par addition des résultats des deux
niveaux de contrôle permet une détection plus rapide et plus efficace des éventuels
dysfonctionnements.
- Ils permettent de décider si un résultat de contrôle interne peut être déclaré acceptable
ou non. Globalement, on définit comme « conforme » tous les résultats de CQI se
situant à l’intérieur des seuils d’avertissement.
A) Règles d’alertes :
A-1) Règle 12S :
• règle d’alarme ou d’avertissement et non pas un critère de rejet d’une série.
• violée lorsqu’une seule valeur de contrôle se situe entre le seuil d’avertissement
(± 2ET) et le seuil d’alarme (± 3ET).
• utilisée comme critère d'utilisation des autres règles.
• signale qu’une erreur aléatoire ou systématique est présente dans le système
analytique
A-2) Règle 41S :
- violée lorsque quatre résultats consécutifs (du même côté de la valeur cible)
sont supérieurs à +/-1ET,
- lorsque les résultats physiologiques et les résultats pathologiques dépassent
consécutivement 2 fois ±1s.

- Elle détecte les erreurs systématiques même de faible importance


A-3) Règle 10x :
• violée lorsque dix résultats consécutifs d’un même niveau sont
situés du même côté de la cible.
• lorsque 5 mesures successives de chaque niveau se situent du même
côté de la cible.
• détecte les erreurs systématiques, même de très faibles
importances.
B) Règles de rejet :
B-2) Règle 13S : 1 valeur éloignée de 3 écarts types
- violée lorsqu’un seul résultat se situe en dehors des limites du seuil d’alarme
(±3ET).
- détecte les erreurs aléatoires inacceptables et peut aussi indiquer le début d’une
erreur systématique importante.
B-2) Règle 22S :
• violée lorsque deux résultats consécutifs d’un même niveau sont compris entre ±
2S et ±3S, du même côté de la valeur cible.
• un résultat de chaque niveau est compris entre ± 2S et ±3S, du même côté de la
valeur cible.
• détecte uniquement les erreurs systématiques.
 - Il existe deux applications de cette règle : en intra et en inter-séries.
 - Au sein d’une même série, l’application intra-série concerne tous les résultats
de contrôle obtenus dans la série en cours. Par exemple, si un contrôle normal
(Niveau I)et anormal (Niveau II) sont passés dans cette série et si ces deux
contrôles sont supérieurs à 2S du même côté de la moyenne, alors cette série
viole la règle intra-série de l’erreur systématique.

 Par contre, si le Niveau I est à –1S et le Niveau II à +2,5S (règle 12S violée), le
résultat du Niveau II de la série précédente doit être examiné. Si ce dernier est
supérieur ou égal à 2 S alors, la règle s’applique en inter-séries et c’est une
erreur systématique.

 Enfreindre la règle en intra-série indique une erreur systématique qui affecte


potentiellement toute la courbe analytique.
 Enfreindre la règle en inter-séries indique que seule une partie de la courbe
analytique est affectée par l’erreur.
B- 3) Règle R4s :
- violée lorsque deux résultats de CQI consécutifs sont espacés de plus de 4s
- destinée uniquement à l’application à la série en cours (en intra-série)
- violée lorsque le résultat physiologique et le résultat pathologique sont espacés de
plus de 4S.
- Les détecte les erreurs aléatoires trop importantes
- Exemple: admettons que le Niveau I et le Niveau II sont testés dans la série en
cours ; le Niveau I est à +2,8 S au-dessus de la moyenne et le Niveau II est à –1,3 S
en-dessous.
La différence totale entre les deux niveaux de contrôle est supérieure à 4ET,
c’est-à-dire [+2,8 S - (-1,3 S)] = 4,1 S.
Note: Certains laboratoires considèrent que toute valeur de contrôle en dehors des
limites ±2ET est hors contrôle, Ils décident incorrectement que les échantillons de
patients et les valeurs de CQ ne sont pas valides.
 Une série analytique ne devrait pas être rejetée si une seule valeur de contrôle

est en dehors des limites ± 2ET de CQ et à l’intérieur des limites ± 3ET de CQ.
 Environ 4,5% de toutes les valeurs de CQ valides seront comprises dans les

limites de ± 2ET et ± 3ET , Les laboratoires qui utilisent les limites ± 2ET rejettent
trop fréquemment de bonnes séries.
 Cela signifie que les échantillons de patients sont re testés inutilement, que du

travail et des matériaux sont gaspillés et que les résultats de patients prennent du
retard inutilement.
A) Interprétation quotidienne :
Afin de détecter correctement les erreurs, il convient d’utiliser au
minimum les règles de rejets (13S, 22S et R4S), Il y a trois cas
possibles :
A-1) La méthode est sous contrôle si :
- La valeur de contrôle se situe à l’intérieur des limites de
surveillance (2DS)
- Violation de la règle 12S et la valeur du deuxième niveau de
contrôle se situe à l’intérieur des limites de surveillance.
== Dans ce cas les résultats des échantillons de patients peuvent
être utilisés toutes en vérifiant les valeurs de contrôle de séries
antérieures.
A-2) La méthode est sous contrôle mais l’évaluation à long
terme montre que la méthode est hors contrôle statistique.
- si toutes les valeurs de contrôle se situent à l’intérieur des limites
de surveillance, mais il y a violation des règles 41S et 10X.
- On peut consigner les résultats d’analyse mais en avertissant
qu’un problème pourrait être en train de se produire.
A-3) La méthode est hors contrôle :
- Les règles de rejet (22S, 13S, R4S) sont violées.
- les résultats de CQI sont non conformes, et doivent être rejetés.

- rechercher et corriger la source d’erreur et répéter toute la série


de mesurages.
B) Interprétation différée à moyen terme :
- permet de surveiller la fidélité intermédiaire et de déceler une
tendance pour prévenir une dégradation du processus.
- peut évaluer la justesse des méthodes analytiques lors de
l'intégration des données de contrôle interne de qualité dans des
programmes de comparaison inter-laboratoires.

- permet la conduite d'éventuelles actions correctives.


C) Interprétation à long terme :
- permet de surveiller la pérennité des résultats au cours du temps.
- permet le calcul de l'incertitude de mesure des résultats.
- permet de s'assurer que les variations des moyennes et écarts type
pour chaque niveau et chaque analyse restent dans les limites
préétablies.
Dans le but de simplifier le suivi des résultats, l’utilisation associative des multi-
règles de Westgard sous forme d’un algorithme décisionnel facilite la tâche
d’acceptation ou non d’une série de mesures. Et consiste ainsi à parcourir les
différentes règles d'interprétation selon le schéma suivant :
VIII. Conduite à tenir devant un contrôle hors
limites
• Il est impératif de définir une conduite à tenir en cas de rejet du contrôle
de qualité pour uniformiser les pratiques et garantir la qualité des
résultats des Patients
• Dés lors qu’une ou plusieurs valeurs sont écartées de la zone de
fluctuation tolérée, on doit:
•Vérifier la valeur observée par une nouvelle mesure de spécimen
•Vérifier la procédure de préparation( volume de reconstitution, T°,délai
d’attente)et de la procédure de conservation.
•Recherche des causes analytiques:
- la valeur observée pour les autres niveaux de contrôle,
- la valeur de la moyenne obtenue avec les spécimens de patients,
- la qualité du système analytique en se reportant aux procédures
spécifiques de bon fonctionnement, de bonne utilisation et de
maintenance de l’appareillage et de l’analyse concernés.
5 étapes à suivre en cas d’un contrôle hors de limites
d’acceptabilité

 Répéter le test en utilisant le même contrôle.


 Si la valeur obtenue reste en dehors des limites, préparer un
sérum de contrôle fraichement reconstitué et répéter le test.
 Si la valeur reste en dehors des limites, utiliser un calibrant ou un
calibrant fraichement reconstitué et répéter le test.
 Si la valeur obtenue reste en dehors des limites, calibrer a
nouveau en utilisant un autre flacon de réactif et répéter le test.
 Si la valeur obtenue reste en dehors des limites, contacter le
service technique concerné ou le revendeur local.
Les moyens simples d’optimiser son CQ:
Etre minutieux dans la reconstitution des CQ (pipette dédiée)
Travailler sur plusieurs niveaux de CQ pour pouvoir détecter très rapidement
une erreur systématique
Calculer la valeur cible du laboratoire (période probatoire)
Réfléchir avant de faire un réétalonnage
Ne pas rejeter des valeurs entre 2 S et 3 S ( la règle 12S n’est pas une règle de

rejet)
Vérifier si l’erreur supposée n’est pas dans l’erreur totale acceptable.
X. Conclusion
UN CONTRÔLE DE QUALITÉ S’IMPOSE AU NIVEAU DE TOUT
LABORATOIRE, CETTE ÉVIDENTE NÉCESSITÉ EST
ACTUELLEMENT BIEN ADMISE
EN EFFET LE BIOLOGISTE SE TROUVE CONFRONTÉ:
AUX PROGRÈS DE LA MÉDECINE: IL EST TROP SOLLICITÉ
POUR AFFIRMER OU INFORMER UN DIAGNOSTIC CLINIQUE,
POUR AVIS MÉDICO-LÉGAL OÙ ON LUI EXIGE UNE RÉPONSE
RAPIDE ET FIABLE.
AUX PROGRÈS TECHNIQUES: APPAREILLAGE VARIÉ,
DÉCOUVERTE DE NOUVELLES MÉTHODES D’ANALYSE ET DE
NOMBREUX RÉACTIFS.

- LE CONTRÔLE QUALITÉ EST UNE ÉTAPE CRUCIALE DANS LA


GESTION DE QUALITÉ .
- ON NE PEUT DÉLIVRER LES RÉSULTATS D’ANALYSES
MÉDICALES SANS VALIDATION PAR UN CONTRÔLE QUALITÉS .
-LE BIOCHIMISTE DOIT AVOIR EN TÊTE LA COMBINAISON DES
DIFFÉRENTES RÈGLES DE WESTGARD LORS DE
L’INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS DU CONTRÔLE QUALITÉ.
BIBLIOGRAPHIE
1-Leçons de Base de Contrôle de Qualité au Laboratoire ; Greg
Cooper; chapitre1: contrôle de qualité page 8, chapitre 2 :
calculs pages 14-17, chapitre 3: Tableau de Levey-Jennings et
Règles de Westgard pages 20-28; BioRad septembre 2009.

2-Généralités sur le contrôle de qualité en biochimie clinique;


Pro Bio Qual; Fréquence des contrôles pages 19-20; CQE:
objectifs, fonctionnement pages 24-29.

3-Cahier de formation biologie médicale Bioforma; Guide de


bonne exécution des analyses médicales; chapitre : procédure
opératoire générales gestion des contrôles de qualité ;
exploitations graphiques et mesures correctives en cas de
dysfonctionnement page 17; 6eme édition; septembre 1996
5-Guide de gestion de la qualité dans les laboratoires de
biologie médicale, 2017

6-Dr. Claude Giroud, bio-rad laboratories, Métrologie en biologie


médicale.
7-Propositions de recommandations pour l’utilisation pratique des
contrôles internes de qualité dans un laboratoire de biologie
médicale, Jean-marc giannoli, anton szymanowicz, ann biol clin
2011 ; 69
8-Contrôle de la qualité analytique au labo, août 2009, Hilde de
bock
Merci pour votre
attention

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