Royaume du Maroc
Ministère de la Santé
ISPITS de Tétouan
Filière : SI
Option, Niveau , Module: IP ,S3 , PAS (17) et ISFSC, S4, PAS (22)
Programme National
d’Immunisation (PNI)
Présenté par Mr. LOUAZI ABDELOUAHID
Février ,2024
Objectifs théoriques
Définir le P.N.I (Programme National d'Immunisation),
Citer les objectifs du P.N.I,
Décrire les stratégies du P.N.I,
Enumérer les ressources utilisées dans le P.N.I
Rédiger le calendrier des vaccinations arrêté par le M.S,
Expliquer les caractéristiques des vaccins utilisés dans le cadre du P.N.I:
Nature des vaccins, * Présentation,
Indications, * Conservation,
Contre-indications, * Incidents et accidents,
Voies d'administration.
Décrire la C.A.T devant les réactions post-vaccinales,
Décrire la chaîne de froid utilisée pour la conservation des vaccins,
Objectifs pratiques et de communication:
Déterminer les populations (enfants et femmes) à vacciner,
Respecter les précautions à prendre avant la vaccination,
Faire la commande de vaccins en tenant compte tenu des estimations des
populations cibles,
Organiser les séances de vaccination,
Vacciner les enfants et les femmes en tenant compte du calendrier vaccinal,
Stériliser et entretenir le matériel de vaccination utilisé dans le cadre du P.N.I,
Expliquer à la population :
L'intérêt de la vaccination et des vaccins,
Le calendrier vaccinal,
Le rôle de chaque vaccin,
Les gestes à effectuer en cas de réaction post-vaccinale et les dates des prochains
rendez-vous.
Référer en S.M.I les enfants non ou incomplètement vaccinés,
Etablir et mettre à jour les documents de surveillance et les rapports statistiques.
PLAN DE COURS
Introduction
Première partie
I- Généralités:
1) Immunité
2) Vaccination
2.1- L’effet individuel
2.2- L’effet collectif
3) Classification des vaccins
4) Réponse immunitaire
4.1- La réponse primaire
4.2- La réponse secondaire
5) Contre indications et précautions
6) Manifestations Indésirabables Post Vaccinales (MAPI)
PLAN DE COURS
II- Programme National d’Immunisation:
PNI : processus dynamique d’ évolution historique
PNI : Mission, vision et objectifs
PNI : Performances actuelles
2) Objectifs
3) Acquis et impact du PNI
4) Stratégies vaccinales
4.1- La stratégie fixe
4.2- La stratégie mobile
a) La vaccination par itinérance (VAD)
b) La vaccination par équipe mobile (UMM)
4.3- Les mini-campagnes
5) Mesures d’accompagnement des stratégies vaccinales
6) Perspectives du PNI
PLAN DE COURS
III- Maladies cibles:
1) Tuberculose
2) Poliomyélite
3) Diphtérie
4) Tétanos
5) Coqueluche
6) Rougeole
7) Hépatite B
8) Rubéole
9) Oreillons
10) Méningites à Hœmophilus influenzœ type b
11) Infections à pneumocoques et rotavirus.
PLAN DE COURS
IV- Calendrier de vaccination :
1) Calendrier national de vaccination
2) Associations vaccinales
3) Intervalles minimums entre les doses d’un même vaccin
4) Calendrier de vaccination de la femme en âge de procréer
V- Les Vaccins
2) Type de vaccins
3) Principes généraux de conservation des vaccins
4) Autres vaccins disponibles
PLAN DE COURS
Deuxième partie
I- Eléments de programmation des activités vaccinales
1) Objectifs opérationnels
1.1 Estimation du nombre d’enfants à vacciner
1.2 Estimation du nombre de femmes en âge de procréer à vacciner
2) Détermination des ressources
2.1 Ressources humaines
2.2 Ressources matérielles:
- vaccin
- matériel d'injection
- chaîne de froid
- système d'information
II- Organisation d’une séance de vaccination
1) Préparation d’une séance de vaccination
2) Déroulement d’une séance de vaccination
III- Suivi des activité de vaccination
1) Suivi et évaluation de la couverture vaccinale
2) Supervision
3) Evaluation
Introduction (1)
Droit fondamental
de l’enfant intervention puissante pour la lutte
contre la mortalité et la morbidité
un acte individuel pour
néonatale et infanto juvénile
une protection
collective
1,4millions
2,1 millions de morts étaient dus
chez<5ans à des maladies évitables
180 000
300 000
400 000
500 000
TNN
Coqueluche Diarrhées à rotavirus : 300 000 à 600 000 décès,
Hib Pneumonies à pneumocoques : 2 millions de décès,
Cancer du col de l’utérus : 500 000 cas dont 80% dans PVD.
Rougeole
Evolution du taux de mortalité infanto-
juvénile au Maroc
160
138
140
120
102
100
76
80 91
73
60 46 47
57 30.5
40 46 41 37 40 28.8
20 31 27
20 21.7
0
79-80 87 92 97 2004 2011
Mortalité infanto-juvénile Mortalité infantile
Mortalité néonatale
ENPSF-2018, MS:
Mortalité Néonatale 13.56 Mortalité infantile: 18/1000 NV
Mortalité infanto juvénile: 22,16/1000NV
Introduction (2)
Au MAROC
Grands progrès en matière de contrôle et
d’élimination des maladies cibles
Le PNI est l’un des programmes du MS
qui a contribué d’une manière
importante à la réduction de la charge
de mortalité et de morbidité néonatale
et infanto juvénile
La vaccination vise essentiellement la protection individuelle et collective des populations
en rompant la chaine de transmission et en diminuant la morbidité et la mortalité.
Stratégie sectorielle 2012-2016
(AXE 2 : RENFORCEMENT DE LA SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
5éme plan spécifique de la santé de l’enfant)
Mesures en lien avec le PNI
Renforcement de la stratégie d’élimination de la rougeole ;
Renforcement de la disponibilité des vaccins et introduction
du vaccin pentavalent à la place du vaccin tétravalent ;
Évaluation et amélioration de la gestion de la chaîne de froid
et des équipements ;
Assurer le suivi et évaluer la mise en œuvre des stratégies
nationales d’élimination et d’éradication des maladies cibles ;
Institutionnalisation de la Semaine Nationale d’Immunisation .
Chapitre I
Généralités
1- Immunité
L’immunité est la capacité que possède un organisme à se défendre, en
particulier lors d’une agression par un agent infectieux. Ce terme désigne
l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui protègent l’organisme de
toute agression.
L’immunisation est le processus conférant l’immunité, soit par introduction
d’antigènes dans le corps (immunisation active), soit par introduction
d’anticorps spécifiques (immunisation passive).
Généralités
Type d’immunité:
Immunité naturelle (d’espèce)
Immunité acquise
Active Passive
Naturelle Artificielle Naturelle Artificielle
(Infection) (Vaccination) (Transfert d’anticorps maternels) (Immunoglobulines)
Généralités
2- Vaccination
La vaccination est l’introduction artificielle dans le corps, par différentes
voies (injection, absorption, etc.), d’antigènes, sous forme d’un vaccin, en vue
d’induire une réponse immunitaire. C’est l’un des fondements de l’amélioration
de la santé des populations dans le monde. Grâce à la vaccination, un grand
nombre de décès et d’handicaps sont évités chaque année aussi bien chez l’enfant
que chez l’adulte.
L’objectif de la vaccination est à la fois de protéger le vacciné, mais aussi de
diminuer la circulation de l’agent causal d’une maladie et donc de réduire pour
l’ensemble de la communauté le risque de contracter cette maladie. L’effet de la
vaccination est donc à la fois individuel et collectif.
Généralités
Effet du vaccin sur la transmission
Immunité du groupe
D’après Dagan
Généralités
2.1- L’effet individuel
La vaccination protège l’individu contre certaines maladies infectieuses qui,
par leur survenue, menacent sa santé. Il arrive parfois que des personnes
vaccinées ne développent pas une immunité protectrice.
2.2- L’effet collectif
La transmission d’une maladie contagieuse est directement liée à la
proportion des sujets réceptifs à cette maladie dans la population. Elle diminue
lorsque la proportion de personnes protégées augmente grâce à l’arrêt de la
circulation de l’agent causal. Ainsi, une immunité de groupe élevée procure une
protection même pour les sujets non vaccinés dans la communauté. Cela permet
d’entrevoir le contrôle, l’élimination, voire l’éradication de certaines maladies.
Généralités
Population susceptible et immunité de groupe
Généralités
3- Définition et classification des vaccins
3.1) Définition
Un vaccin est une préparation antigénique, fabriqué à partir de bactéries ou de
virus complets, de leurs constituants (polysaccarides, protéines) ou de leurs produits
(toxines), dont on diminue ou on inactive la capacité de produire la maladie tout en
conservant celle d’induire une réponse immunitaire (immunogénicité).
En plus des antigènes, les vaccins contiennent généralement des agents de
conservation, de stabilisation ou des antibiotiques afin d’éviter la prolifération
bactérienne. Les adjuvants sont utilisés pour renforcer le pouvoir immunisant du
vaccin afin d’obtenir une meilleure réponse sérologique et d’assurer une immunité
plus durable.
Généralités
Impact sur la réponse immunitaire vaccinale de l’ adjuvant
3.2) Classification des principaux vaccins
Composition du vaccin Maladies
Bactérienne Virale
Fièvre jaune
Tuberculose Oreillons
Vivants atténués Rougeole
typhoïde
Rubéole
Poliomyélite
Choléra Influenzœ
Coqueluche Polio
Inactivés entiers Typhoïde Rage
Peste Encéphalite japonaise
Hépatite A
Méningococcie
Pneumococcie
Polysaccarides Typhoïde
Tétanos Influenzœ
Diphtérie Hépatite B
Protéines purifiées Coqueluche
Conjugués Méningite à Hœmophilus
influenzœ type b
(polysaccarides et protéines) Pneumococcie
Généralités
4- Réponse immunitaire
Le corps humain comporte un système de défense contre l’agression par des
agents ou corps étrangers, tels les microbes causant des maladies infectieuses. Ce
système est constitué de tissus et cellules qui se mobilisent lors d’une agression.
Certaines de ces cellules, les plasmocytes, produisent les anticorps. La réponse
immunitaire est spécifique à l’agent en cause et elle est enregistré par le système
immunitaire lors de l’agression. L’infection naturelle et la vaccination induisent
une réponse immunitaire identique, à médiation humorale (anticorps) et
cellulaire (lymphocytes T). Cette réponse varie selon qu’il s’agit d’un premier
contact avec l’antigène ou d’un contact ultérieur.
Généralités
4-1 Réponse primaire
Les caractéristiques de la réponse primaire sont les suivants:
Une période de latence relativement longue;
Une intensité faible (habituellement insuffisante pour conférer une protection
efficace;
Une durée faible.
4-2 Réponse secondaire
La réponse secondaire à la suite d’une réexposition est plus rapide, plus forte et plus
durable, c’est que le système immunitaire a en mémoire l’antigène à neutraliser. C’est
cette mémoire immunologique qui nous permet de constituer une primo-immunisation
interrompue. La quantité injectée, la répétition des doses et l’intervalle entre celles-ci
sont des facteurs importants de la qualité de la réponse immunitaire.
Généralités
Réponse humorale à une vaccination
Cellules mémoire
2 à 4 sem
Concentration Titrage des Ac protecteurs
en anticorps persistance Ac
// taux Ac après vaccination
Temps
Première exposition Seconde exposition à l’antigène = Réponse secondaire
à l ’antigène 1. plus précoce 2. plus intense
= Réponse primaire 3. de meilleure qualité 4. plus durable
Généralités
Quelle est la différence entre un rappel
et une 2ème dose vaccinale ?
• Intervalles minimums de temps entre deux
vaccins en primo-vaccination :
– 1 à 2 mois
– minimum toléré validé : 1 mois
• Dose de rappel :
– au moins 5 à 6 mois après la dernière dose de primo-
vaccination
– minimum toléré validé : 4 mois
Généralités
En pratique pour la 2ème dose vaccinale
Généralités
5- Contre-indications
Elles sont comme suit:
• Les réactions sévères ( anaphylaxie, collapsus, encéphalopathie…) suivant
l’administration d’une dose antérieure du vaccin;
• Les pathologies neurologiques évolutives;
• Les allergies de type anaphylactique aux œufs, dans le cas des vaccins contre la
fièvre jaune et contre l’influenzœ et contre la rougeole et rubéole,
• Une infection sévère avec ou sans fièvre au moment de la vaccination. Bien que ne
constituant pas une contre-indication absolue, elle demeure une raison valable pour
reporter l’administration prévue du vaccin;
• Toute fièvre supérieure à 38°C;
• Les dermatoses étendues;
• Les vaccins viraux vivants constituent une contre-indication de principe chez les
femmes enceintes.
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)Partie III (10)
Un événement indésirable Une relation de cause à effet entre
post vaccinal dit aussi MAPI la vaccination et la réaction
(manifestations adverses post- indésirable n’est que rarement
vaccinales indésirables) est un établie, mais les responsables de
incident médical qui se la santé doivent être vigilants
produit à la suite d’une concernant un lien possible et
vaccination et dont on prendre les mesures qui
pense qu’il est du à celle-ci. s’imposent.
Ils ont lieu même dans les programmes les plus
sûrs d’où l’intérêt d’une surveillance active.
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV) Partie III (11)
Les causes de réactions indésirables se divisent en
quatre catégories qui sont :
relatives au vaccinateur
relatives au vaccin
relatives à une réaction coïncidente
relatives à une cause inconnue
Surveillance et déclaration des
événements indésirables post-vaccinaux
(EIPV) Partie III (12)
Ceux relatives au vaccinateur :
Erreur programmatique : +++
(préparation, manipulation ou administration du vaccin)
administration d'une trop grande quantité de vaccin en
une seule dose;
injection du vaccin au mauvais endroit;
non-utilisation de seringues et d’aiguilles préconisées;
utilisation d’un diluant qui n’est pas approprié ou de la
quantité de diluant non préconisée;
administration du vaccin non recommandée ou une autre
substance biologique…
Surveillance et déclaration des
événements indésirables post-vaccinaux
(EIPV) Partie III (13)
Ceux relatives au vaccin: la réaction aux vaccins
Il s’agit de la réaction d’un individu particulier aux propriétés
inhérentes d’un vaccin spécifique, même lorsque le vaccin a
été préparé, manipulé et administré correctement.
Locale Systémique Allergique
Vaccins actifs Réaction du corps
Vaccins inactivés, atténués, à un composant
Quelques heures Fièvre, malaises,
particulier du
qui suivent douleurs musculaires,
vaccin,
l’injection, maux de tête, ou
Douleur, rougeur Rare mais
perte d’appétit,
ou gonflement, Ressemblent à une sérieuse
Disparaissent vite forme légère de la Intérêt de
Faible danger. maladie préparer les
sans risque mesures
Surveillance et déclaration des
événements indésirables post-vaccinaux
(EIPV) Partie III (14)
Ceux relatives à une réaction coïncidente
La réaction indésirable a lieu après la vaccination
mais n’est pas causée par le vaccin ou son
administration. Une réaction coïncidente est une
réaction qui aurait eu lieu même si la personne
n’avait pas été vaccinée.
Surveillance et déclaration des
événements indésirables post-vaccinaux
(EIPV) Partie III (15)
Ceux relatives à une cause inconnue
La réaction indésirable ne peut pas être
directement mise en relation avec le vaccin,
son administration ou toute autre cause
identifiable.
Toutefois, le personnel soignant doit s’acharner à trouver une
relation de causalité avant de retenir une cause inconnue
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)Partie III (16)
Aspects pratiques de la gestion des EIPV
La déclaration : se fait au CNPV
sur la fiche jaune de notification
via la CPE et l’ORS.
L’investigation et la prise en charge : effectuées
par le clinicien (traitement symptomatique ou
spécifique).
Le suivi et l’évaluation : communication
mensuelle du rapport détaillé du profil des EIPV
La finalité de la surveillance des EIPV est d’investiguer chaque cas
pour trouver une éventuelle cause en vue d’éviter sa réapparition.
Erreurs programmatiques et leurs conséquences (OMS, 2000)
Erreurs programmatiques MAPI prévisibles
1. Injection non stérile:
• Réutilisation de seringues ou aiguilles jetables • Infections sous forme d’abcès au point
•Vaccin ou diluant contaminé d’injection, choc toxique ou décès;
• Réutilisation de vaccin reconstitué lors de la séance
suivante • Infections transmises par voie sanguine
(hépatite, VIH…)
2. Erreur de reconstitution du vaccin:
• Reconstitution avec diluant non adapté • Abcès local dû à une agitation insuffisante
• Injection d’un médicament à la place du vaccin ou du • Effet négatif du médicament (ex: insuline)
diluant • Inefficacité du vaccin
3. Point d’injection incorrect
• BCG en S/C • Réaction locale ou abcès
• Injection dans la fesse • Lésion du nerf sciatique
4. Mauvaise condition de transport et de • Réaction locale dû au vaccin congelé
stockage du vaccin •Inefficacité du vaccin
5. Ne pas tenir compte des contre-indications • Réactions graves évitables
PNI: un processus évolutif et dynamique
4 grandes périodes Partie I (1)
Période de
Avant le PEV Période du PEV Période du PNI redynamisation et
1929-1980 1981-1986 1987-1999 renforcement du PNI
1999-2015
l’HB en 1999,
1
le RR et le er rappel
Instauration du PEV
Le VAV en 1929, Restructuration du PEV DTC- VPO en 2003,
calendrier national en PNI, le Hib en 2007,
Le BCG en 1949,
de vaccination limité le 2ième rappel DTC-
6 antigènes : BCG, DTC-
aux enfants,
Le DTC en 1963, VPO, VAR VPO en 2008,
pneumo et le rotavirus
Le VPO en
6 antigènes : Intégration de la
BCG, DTC- en 2010.
1964-1967 vaccination des FAR Le pentavalent en 2012
(grandes villes) VPO-VAR contre le tétanos.
Le RR 2éme prise en 2014
Le VPI en 2015
Léger Résultats
Au regard des
impact sur concrets en
Evaluation résultats, la
la mortalité faveur de la
positive vaccination constitue
et la réduction de la
Couverture la meilleure
morbidité morbidité et de
inferieure intervention vu son
Couverture la mortalité
50% efficacité et son
encore infantile et
efficience
Acquis du PNI
En terme de mortalité :
Contribution majeure à la réduction de la mortalité infanto-juvénile qui a régressé :
o de 95% pour le tétanos;
o de 84% pour la rougeole mais actuellement un nouveau pic à partir de sept 2023;
o de 86 % pour la coqueluche chez les enfants de un à 12 mois,
En terme de morbidité :
Le Maroc est le premier pays à avoir validé la certification de l’élimination du tétanos néonatal en
2002 (Région EMRO).
Aucun cas de poliomyélite n’a été déclaré depuis 1987 : dossier d’éradication de la
poliomyélite prêt pour la certification.
Aucun cas de diphtérie depuis 1992.
Diminution des cas de méningites à Haemophilus influenzae b depuis son introduction en 2007.
Contrôle de la rougeole et élimination en perspective ainsi que du syndrome de rubéole
congénitale mais actuellement un nouveau pic à partir de sept 2023.
11
Acquis du PNI (suite)
Impact de la couverture vaccinale par le VPO3 sur la situation des cas de
poliomyélite (1982/2014)
95 94 93 91 92 91 97 99 100 95 97 98 99
90 88 94
95 94 92
90
85 81 81 87 87
48 45
20
7 9.
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0
Cas de Polio % de couverture
vaccinale
Aucun cas n’a été enregistré depuis 1987
Plan stratégique pour l’éradication de la poliomyélite et
la phase finale 2013-2018
Objectif :2
Renforcement des systèmes de
vaccination,
Introduction du vaccin
antipoliomyélitique inactivé (VPI), et
Retrait des vaccins
antipoliomyélitiques oraux (VPO)
3 étapes pour la réalisation de l’objectif 2
2019-2020
2016
Retrait du VPOb et du
VPO de la vaccination
Remplacement du systématique
Avant fin VPOt par le VPOb
2015 Avril 2016
Introduction d’au moins une
dose de VPI dans la vaccination
systématique
Mai 2015
RENFORCEMENT constant des services de vaccination systématique
Raisons du remplacement du VPO trivalent par
le VPO bivalent
Actuellement, les risques associés à la composante de type 2 du VPOt
l’emportent sur les bienfaits
• Le poliovirus sauvage de type 2 n’a pas été détecté depuis 1999
• La composante de type 2 du VPOt :
– est à l’origine de plus de 90 % des cas dus aux poliovirus circulants dérivés d’une
souche vaccinale (PVDVc)
– est à l’origine de 40 % environ des cas de poliomyélite paralytique associée à la
vaccination
– interfère avec la réponse immunitaire au poliovirus de type 1 et de type 3 dans le
VPOt
• L’introduction du VPI permettra :
– de réduire les risques associés au retrait du VPO de type 2
– de faciliter l’interruption de la transmission, avec l’utilisation du VPO de type 2
monovalent en cas de flambée
– de parvenir plus vite à l’éradication en renforçant l’immunité vis-à-vis des poliovirus
de type 1 et de type 3
23
Passage du VPOt au VPOb
En avril 2016,
retrait du type 2
VPOb VPI
VPOt VPI
• Le VPOb et le VPI protègent
• Le VPOt et le VPI protègent contre les poliovirus de
contre les poliovirus de types types 1, 2 et 3.
1, 2 et 3.
• Le VPOb présente un risque
inférieur de PVDVc.
VPOb et VPI
• Le VPOb remplace simplement
Après avril 2016
le VPOt : suit le même calendrier
de vaccination que le VPOt, et il a
les mêmes caractéristiques
d'administration.
• Le VPI conférera une protection
contre la poliomyélite de type 2
après le retrait de la composante
VPOb VPI de type 2 du VPO.
• Le VPI confère également une
protection supplémentaire
contre les sérotypes 1 et 3.
Stratégie Nationale d’élimination de la
rougeole et du contrôle de la rubéole
Objectif:
Éliminer la rougeole et contrôler la rubéole à l’horizon de 2020
5 axes stratégiques :
Axe 1 :Instaurer et maintenir une couverture vaccinale par le vaccin
anti rougeoleux de plus de 95%.
Axe 2 : Veiller à ce que tous les enfants ayant une deuxième dose de
vaccin anti- Rougeoleux >95% :
Acquis du PNI (suite)
Impact de la couverture vaccinale par le VAR sur la situation des cas de fiévres éruptives
(1987/2014)
26621
99 98
93 92 91 92 94 92 92 94 96 96 94
90 90 91 90
87 88 87
82 82 83
79 80 81
73
10723 10841
8431 7863
6008 6399
4703
3512 3742
2505 2512 2548
23061689
15772. 1 2 5 1324 221212172 2 4 8
1455 8 3 4 633 9 8 2 6 6 8 92 96
Cas de Rougeole Tx de couverture vaccinale
Diminution des cas de rougeoles depuis 2008
La rougeole entre le passé et l’actuel
Depuis septembre 2023 une augmentation alarmante des cas
de rougeole, notant que 1987 est l'année au cours de laquelle le
Royaume a enregistré un pic de cas de cette maladie.
Grâce à la succession de nombreuses campagnes de
vaccination, le Royaume a pu réaliser une diminution
significative des cas, et la deuxième dose a été introduite
progressivement dans les écoles en 2002, ce qui a contribué à
réduire le nombre de cas enregistrés chaque année.
Les campagnes de vaccination organisées en 2013 et 2014 ont
permis d'accéder à plus de 95% de couverture vaccinale, ce
qui a permis au Maroc de rejoindre l’initiative mondiale pour
l'élimination de la rougeole », notant que « depuis 2013, le
Maroc n'a pas dépassé 4 cas de rougeole par an.
La rougeole entre le passé et l’actuel
Selon les dernières données disponibles, le nombre de cas de rougeole a
atteint 25 000, avec 120 décès enregistrés. Selon la Direction de
l'épidémiologie et de la lutte contre les maladies , la région de Souss-Massa
a été la plus touchée, suivie de la région de Marrakech-Safi, puis de la
région de Tanger-Tétouan-AlHoceima et de la région de Fès-Meknes,
tandis que les régions de Rabat-Salé et de Casablanca-Settat ont été moins
touchées » (webinaire 31.01.25).
Tous les groupes d'âge ont été touchés par cette vague de rougeole, y
compris les enfants de moins de 9 mois qui n'ont pas encore atteint l'âge de
la vaccination. Le groupe d'âge entre 18 mois et 11 ans est en tête de liste,
suivi du groupe d'âge de 9 à 17 mois, puis des personnes de plus de 37 ans.
En ce qui concerne la mortalité, 44 décès ont été enregistrés chez les
enfants de moins de cinq ans, 13 décès chez les enfants âgés de 5 à 11 ans
et 7 décès chez les personnes âgées de 12 à 17 ans. Il y a eu 16 décès chez
les personnes âgées de 18 à 36 ans et 25 décès chez les personnes de plus
de 37 ans.
La rougeole entre le passé et l’actuel
Cette épidémie de rougeole, qui n'excluait
aucun groupe d'âge ni aucune région, aurait pu
être évitée, mais elle fait craindre d'autres
maladies ciblées par les vaccins comme la
coqueluche ou le tétanos.
Par conséquent, une mobilisation publique de
la vaccination s’impose afin de nous protéger
et de protéger les générations futures.
Stratégie d’élimination du tétanos néonatal
Partie I (16)
En 2002, le Maroc est devenu le premier pays de la
région EMRO/OMS à avoir validé l’élimination du tétanos
néonatal.
Définition: < 1 cas de TNN/1000 Naissances Vivantes,
Vaccination des FAR (15 – 44 ans),
Indicateurs dévaluation:
VAT2+,
Protection à la naissance,
Stratégie à long terme : introduction des rappels
18 mois,
5 ans,
Tous les 10 ans.
Acquis du PNI (suite)
Acquis du PNI (suite)
Impact de la couverture vaccinale par le DTC3sur la situation des cas de diphthérie
(1982/2014)
9 9 9 8
9 7 95 9 7
9 5 9 4 94 9 5 94 9 2 100
90 9 3 91 9 2 99
90 8 8
85 87 8 6 87
91
8 0 81 81
14
7 .
0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
1982
1987
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2012
2013
2014
2011
Cas de Diphterie % de couverture vaccinale
Aucun cas n’a été enregistré depuis 1991
Evolution des performances de la vaccination
contre
Taux de recrutement
les autres maladies cibles Partie I (21)
(en %)
120
96 96 93 96 94 94 96 99
100 91 91 93 93 90 88 93 89 89 92 92
93
87 84 86
80
60
40
20
Evolution du taux de couverture
par le BCG entre 1987-2009
Source PNI
Répartition des cas de méningite à pneumocoque selon le
groupe d’âge, Maroc 2009, 2011 & 2013
SME/DMT/DELM
Tableau :Répartition du nombre de cas des maladies sous surveillance
épidémiologique 2023
Maladies Nombre de cas National Année de
référence
- Tuberculose 32 429 2023
- Diphtérie 0 2023
- Polio 0 2023
- Coqueluche 155 2023
- Tétanos 7 2023
- Rougeole 55 2023
Source: santé en chiffres (MS, 2023)
PNI : Mission, vision et objectifs Partie I (2)
La mission du PNI est l’atteinte des Objectifs du
de contribuer à :
Ministère de la Santé et de la
protection sociale
l’atteinte des objectifs
internationaux en terme
d’éradication et d’élimination
des maladies cibles.
PNI : Mission, vision et objectifsPartie I (3)
Vaccin
La vision
du PNI
Contribuer à la
promotion de la
santé du couple
Gestion mère-enfant par la Chaine de
et qualité froid
réduction de la
charge de mortalité
et de morbidité.
Evaluation
PNI : Mission, vision et objectifsPartie I (4)
-Atteindre et maintenir une couverture vaccinale
Les supérieure ou égale à 95 % par antigène, par
objectifs milieu (urbain et rural) et par niveau (national,
régional, délégation, CS et secteur) ;
du PNI
-Obtenir, avec les autres pays de la région EMRO
de l’OMS, la certification de l’éradication de la
poliomyélite;
-Maintenir l’élimination du TNN;
-Éliminer la rougeole, la rubéole et le SRC ;
-Renforcer le CNV par l’introduction d’autres
vaccins ;
-Contribuer à l’amélioration de la sécurité
des injections;
-Contribuer au renforcement de la
surveillance épidémiologique des
maladies cibles;
-Contribuer à l’implication du secteur privé
dans les activités de vaccination , de
surveillance épidémiologique y compris
la déclaration EIPV.
Programme National d’Immunisation (PNI)
4. Les stratégies vaccinales:
Les stratégies adoptées par le Programme National d’Immunisation ont pour
objectif d’atteindre une couverture vaccinale satisfaisante et uniforme à tous
les niveaux . L’application de la stratégie vaccinale s’appuie sur les structures
de base de la couverture sanitaire.
4.1) Stratégie fixe:
Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux formations
sanitaires. Des séances de vaccination sont programmées et réalisées
régulièrement au niveau de tous les établissements de soins de santé primaires
(ESSP) . La fréquence de ces séances est fonction de l’objectif arrêté
mensuellement pour chaque structure.
Le secteur privé joue également un rôle dans la réalisation des actes vaccinaux,
ce qui contribue à l’amélioration de l’accessibilité aux prestations vaccinales.
Programme National d’Immunisation (PNI)
4.2) Stratégie mobile:
Cette stratégie inclue deux modes de couverture:
a) La vaccination par itinérance (VAD):
Dans le cadre de ce mode , l’infirmier itinérant opère par:
• La relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il
réfère aux formations sanitaires;
• La vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés
qu’il rassemble au niveau d’un point de contact.
b) La vaccination par équipe mobile (UMM):
Une équipe mobile est composée d’un médecin et d’au moins deux
infirmier(e)s, qui se déplacent pour couvrir des zones éloignées ou inaccessibles
pour la population. Elle assure la vaccination des femmes et des enfants non ou
incomplètement vaccinés au niveau des points de rassemblement selon un
programme préétabli.
Programme National d’Immunisation (PNI)
4.3) Vaccination par mini-campagne:
Cette activité est limitée dans le temps et dans l’espace et concerne les
localités ayant une couverture vaccinale très faible.
Programme National d’Immunisation (PNI)
5. Mesures d’accompagnement des stratégie vaccinales
5.1) Les relances:
Cette activité a pour but de rattraper les enfants et les femmes qui n’ont pas
complété leur vaccination. Tout le personnel des ESSP et non seulement celui
de la Santé Maternelle et Infantile (SMI) doit s’impliquer dans les relances.
Les relances vaccinales nécessitent:
• La tenu à jour des registres de vaccination;
• L’exploitation régulière de ces registres;
• L’utilisation d’un cahier de relance;
• L’établissement d’un programme de relance.
Programme National d’Immunisation (PNI)
5.2) Les occasions manquées:
Une occasion manquée de vaccination survient lorsqu’un enfant ou une
femme en âge de procréer visite un établissement de soins et ne reçoit pas les
doses de vaccin pour lesquelles il ou elle est éligible.
Les occasions manquées les plus fréquentes arrivent souvent à cause:
• D’absence d’administration simultanée de tous les vaccins pour lesquels un
enfant est éligible;
• Des fausses contre-indications;
• Des ruptures de stock des vaccins;
• Des mauvaises programmation des séances de vaccination.
Programme National d’Immunisation (PNI)
Pour faire face à ces anomalies, il faut:
• Assurer une disponibilité et continuité des services et une adaptation des
horaires convenant à la population;
• Demander le carnet de santé de l’enfant et de la femme lors de chaque
contact pour vérifier le statut vaccinal des enfants et des femmes;
• Maîtriser les contre-indications absolues de la vaccination;
• Assurer une prise en charge globale et intégrée de l’enfant et de la femme.
Programme National d’Immunisation (PNI)
6. Les perspectives du PNI
Le Maroc a atteint une couverture vaccinale appréciable. Il œuvre pour
l’améliorer aux niveaux rural et périurbain en réduisant les disparités entre les
différents milieux. Ces réalisations permettent d’envisager des perspectives
plus ambitieuses en particulier:
• Atteindre les objectifs du programme dans les délais projetés;
• Rendre les activités permanentes plus performantes;
• Veiller à ce que l’ensemble des enfants reçoivent tous les antigènes
conformément au calendrier de vaccination;
• Réduire au maximum les occasions manquées;
• Impliquer davantage le secteur privé;
• Faire plaidoyer pour l’introduction d’autres antigènes;
• Renforcer le processus de régionalisation de la gestion du programme.
Autres perspectives du PNI
•Révision des recommandations vaccinales actuelles
concernant la valence coquelucheuse
Coquelucheux acellulaire dans la primo vaccination ,
les rappels et en milieu professionnel .
•Utilisation de formes combinées de vaccins.
•Introduction de la vaccination contre la grippe,
l’hépatite A …
•Mettre en place un calendrier de rattrapage et pour
les situations particulières en vaccination.
•Mettre à jour certains schémas vaccinaux
Défis du futur du PNI
Maintenir une couverture vaccinale uniforme supérieure ou
égale à 95% à tous les niveaux.
Introduire de nouveaux antigènes et rappels.
Interrompre la transmission du polio sauvage.
Atteindre la cible mondiale en matière d’élimination
du tétanos, la rougeole et le SRC .
Prioriser les populations vulnérables et d’accès difficile.
Assurer un approvisionnement de qualité.
A
utres défis: extension (populations cibles et
morbidités)
qualité - coordination collaboration et partenariat.
Chapitre III
Les Maladies Cibles de l’Enfant
Tout professionnel de santé doit être capable de reconnaître les maladies
cibles du programme National d’Immunisation.
1. La Tuberculose:
C’est une maladie bactérienne, contagieuse grave provoquée par le bacille de
Koch. La transmission se fait généralement par l’inhalation de gouttelettes à la
suite d’un éternuement ou de parole d’une personne tuberculeuse.
- La période d’incubation est très lente, généralement de 4 à 12 semaines.
- La primo-infection passe généralement inaperçue, mais elle peut se
compliquer par le passage direct à une tuberculose maladie ou à la survenue
de formes graves à type de méningite.
- Le risque de dissémination reste plus important chez l’enfant.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
2. La Poliomyélite:
C’est infection virale due à l’un des trois types de virus poliomyélitique (1,2,3).
La transmission est orale lorsqu’il y a eu contamination fécale des aliments ou
de l’eau par le virus.
L’incubation est généralement de 7 à 12 jours, mais elle peut varier de 3 à 21
jours. Elle est souvent asymptomatique. Par ailleurs elle est bénigne et prend la
forme d’une diarrhée ou d’une grippe. Parfois, elle peut être grave et entrainer
des paralysies musculaires qui peuvent causer des troubles respiratoires
mortels ou des séquelles de paralysie des membres rendant le malade infirme à
vie.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
3. L’Hépatite:
C’est une maladie du foie, contagieuse causé par le virus de l’hépatite B. le
mode de transmission est sanguin, sexuel ou périnatal (mère-enfant).
- Dans la majorité des cas, l’infection est asymptomatique. Parmi les formes
symptomatiques, 10% des cas ont une évolution fulminante avec un taux de
létalité très élevé.
- Pour les deux formes symptomatique ou non symptomatique, elles peuvent
guérir spontanément ou évoluer vers un portage chronique.
- La cirrhose du foie et le cancer hépatique sont les complications les plus
graves de l’hépatite
Les Maladies Cibles de l’Enfant
4. La Diphtérie:
La Diphtérie une maladie bactérienne contagieuse provoquée par un bacille, le
Corynebacterium diphtériæ ou le bacille de Klebs-Loffler, qui se développe
dans l’arrière-gorge et secrète une exotoxine responsable de la diffusion de la
maladie à tous les organes.
- La transmission se fait par contact direct avec un malade ou un porteur sain.
- La période d’incubation est généralement de 2 à 5 jours.
- La maladie se manifeste par une fièvre, un écoulement nasal et surtout une
angine douloureuse et recouverte par des membranes grisâtres.
- L’infection peut s’étendre aux cordes vocales et à la trachée, empêchant
l’enfant de respirer et entrainer des suffocations qui peuvent conduire à
l’asphyxie et à la mort.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
5. Le Tétanos:
Le Tétanos est une maladie infectieuse, d’origine bactérienne, due à la toxine
tétanique sécrétée par le Clostridium tetanii ( bacille de Nicolaier).
- L’infection provient du contact avec le sol ou la poussière contaminée par
les spores provenant d’excréments d’animaux.
- Chez le nouveau-né, la porte d’entrée du germe est le cordon ombilical,
contaminé par l’instrument non stérile l’ayant coupé, ou par l’application
sur celui-ci de produits contaminés (Khôl, henné, etc.).
- La période d’incubation peut varier de 4 à 21 jours.
- Le tétanos néonatal se manifeste par l’incapacité de téter, due à la
contracture des muscles de la mâchoire (rire sardonique), par la rigidité et
les convulsions. Le tétanos néonatal est une maladie presque toujours
mortelle.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
6. La Coqueluche:
La coqueluche est une maladie aigüe des voies aériennes trachéo-bronchiques
due à la bactérie Bordetella Pertussis.
- La transmission se fait par des gouttelettes provenant des voies aériennes.
- La période d’incubation est généralement de 6 à 12 jours.
- La maladie débute par un catarrhe nasal (inflammation aiguë ou chronique
d'une muqueuse, surtout dans les voies aériennes supérieures (nez, pharynx),
avec hypersécrétion non purulente de ses glandes) qui dure une à deux
semaines et qui se caractérise par des éternuements, de la fièvre et une toux
persistante. Puis survient la phase paroxystique, avec des quintes de toux,
suivies d’une reprise inspiratoire prolongée et subite (le chant de coq).
- Les complications sont la pneumonie, la dénutrition et les convulsions.
- La forme clinique du nourrisson (moins de 3 mois) est caractérisée par sa
symptomatologie atypique et le risque élevé des formes graves (apnées). Chez
l’enfant plus grand, elle peut être trompeuse sous forme de toux rebelle au
traitement.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
7. La Rougeole:
La rougeole est une maladie virale immunodéprimante, due aux paramyxovirus.
Elle est l’une des principales causes de morbidité et de mortalité chez le jeune
enfant.
- La transmission se fait d’un individu à un autre par la diffusion de
gouttelettes provenant de sécrétions nasales ou pharyngées.
- La rougeole est contagieuse même avant l’apparition de l’éruption et
jusqu’au 7ème jours d’après.
- La période d’incubation est généralement de 8 à 10 jours.
- La maladie se manifeste par une fièvre, un coryza (rhinite aigüe, Rhume), une
conjonctivite, une toux et une éruption généralisée qui dure de 3 à 7 jours.
- La mortalité peut être concomitante de la phase aiguë de la rougeole ou
durant les trois mois qui suivent par l’une des complications graves de la
maladie: pneumonie, diarrhée ou dénutrition…
Les Maladies Cibles de l’Enfant
8. La Rubéole:
La rubéole est une maladie virale bénigne. Son importance réside dans le
risque
de Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC). Qui survient lors de l’infection de
la femme enceinte, non immunisée, pendant le premier trimestre de grossesse,
l’infection conduit dans 90% des cas à la contamination du fœtus avec des
risques importants de malformations congénitales ou d’avortement.
- En l’absence de vaccination, la rubéole est endémique et la plupart des
enfants
la contractent avant l’âge de procréer et sont donc protégés.
- L’introduction de la vaccination contre la rubéole nécessite l’atteinte d’un
taux de couverture vaccinale très élevé et la mise en place d’une stratégie
visant les adolescentes afin d’éviter le risque d’accroitre le syndrome de
rubéole congénitale. D’où l’intérêt de l’introduction de ce vaccin dans le
Les Maladies Cibles de l’Enfant
9. Les Oreillons:
Les oreillons sont une maladie infectieuse contagieuse d’origine virale due au
paramyxovirus parotidis. Elle se transmet par la salive. Les épidémies
surviennent principalement à la fin de l’hiver et au printemps.
- La maladie atteint surtout les enfants et les adolescents.
- Elle est caractérisée par la tuméfaction douloureuse des glandes salivaires
(les parotides), parfois par l’atteinte des testicules, des ovaires, des glandes
mammaires, du pancréas ou du système nerveux central.
- Les complications, quoique rares, sont représentées par l’encéphalite, la
surdité, l’orchite (inflammation des testicules), la stérilité, et la méningite.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
10. La Méningite à Hoemophilus Influenzœ type b (Hib):
Hoemophilus Influenzœ type b reste la cause la plus fréquente des méningites
bactériennes du nourrisson. Par ailleurs, il est aussi responsable d’autres
infections invasives.
La méningite engendre une mortalité non négligeable et fréquemment des
séquelles neurologiques et sensorielles: surdité, épilepsie, retard mental, retard
psychomoteur, cécité…, D’où l’intérêt de l’introduction de ce vaccin dans le
calendrier vaccinal.
Les Maladies Cibles de l’Enfant
11.L’infection à pneumocoque
Le pneumocoque est responsable de la mort de plus d’un million d’enfants chaque
année dans le monde. Il est responsable de 20-30% des otites, 50% des
pneumonies, 20% des méningites purulentes, 10-15% des septicémies. Les
symptômes des maladies à pneumocoques sont :
Pneumonie :
Chez le nourrisson et le jeune enfant, les symptômes peuvent être non spécifiques
et peuvent inclure la fièvre, la toux, un rythme respiratoire accéléré ou un
gémissement respiratoire.
Méningite :
Chez le nouveau-né et le nourrisson, les symptômes classiques (fièvre, mal de tête,
raideur au cou) peuvent être absents ou difficiles à déceler; le patient peut
simplement paraître plus lent, amorphe ou irritable, avoir des vomissements ou
manquer d’appétit.
Otite :
Les enfants qui ont une infection de l’oreille moyenne éprouvent en général de la
douleur à l’oreille. Les autres symptômes qui peuvent accompagner l’otite sont
l’insomnie, la fièvre et l’irritabilité.
Septicémie:
Les nourrissons et les jeunes enfants atteints de bactériémie présentent en
général des symptômes non spécifiques (fièvre, irritabilité).
Les Maladies Cibles de l’Enfant
12.L’infection à rotavirus
Le rotavirus infecte quasiment tous les enfants avant l’âge de 2 ans, quels que
soient leur origine ethnique ou leur niveau socio-économique. La période
d’incubation est de 1 à 3 jours. Pendant cette période, l’excrétion du virus est
précoce, elle précède les premiers symptômes et dure en moyenne 04 jours.
L’excrétion virale se prolonge après la disparition des symptômes, parfois plus
d’un mois, et proportionnellement à la gravité de la maladie. L’infection peut être
asymptomatique, mais se manifeste le plus souvent par une gastroentérite aiguë.
Souvent, elle commence brutalement par un tableau qui associe à des degrés
divers une diarrhée, des vomissements et de la fièvre.
Maladie Agent causal Les Maladies
Mode de CiblesPhase
de l’Enfant
Localisation Evolution et
transmission d’incubation complication
Tuberculose 4 à 12 Pulmonaire Dilatation des branches
Bacille de Koch Voies aériennes semaines Méningé Neurosensorielles
Poliomyélite Virus Polio (1,2,3) Voies 3 à 21 Neurologique Paralysie,
Orales-fécales jours Infirmité
Hépatite B Virus de l’hépatite B Sanguin, Sexuel Variable Hépatique Cirrhose/Cancer du foie
Périnatal
Diphtérie Bacille de Personne à 2à5 Amygdales Paralysie
Klebs - Loffler personne jours Arrière gorge Asphyxie
Tétanos Bacille de Nicolaer Matériel souillé 4 à 21 Neurologique Décès
jours
Pneumonie,
Paramyxovirus Personne à 8 à 10 Cutanée/ Dénutrition,
Rougeole personne jours muqueuse Otite, cécité,
Encéphalite
Avortement,
Myxovirus Mère/enfant Variable Voies aériennes Malformation
Rubéole congénitales, séquelles
neurolog
Oreillons Paramyxovirus Glandulaire Encéphalite, surdité,
parotidis salive Variable neurologique orchite, stérilité,
méningite
Méningite à Personne à Méninges Décès, séquelles
Hib personne Variable Poumons neurologiques
Hib
Chapitre IV
Le Calendrier de Vaccination
1. Le Calendrier National de Vaccination:
Les recommandations relatives à l’âge auquel les vaccins doivent être
administrés sont influencées par différents facteurs:
• La variation des risques spécifiques de la maladie selon l’âge;
• La variation de la réponse immunitaire aux vaccins selon l’âge;
• La possibilité d’une interférence entre les anticorps maternels transmis
passivement et la réponse immunitaire aux vaccins;
• La variation des risques de manifestations indésirables selon l’âge;
• La faisabilité.
En général, on recommande l’administration des vaccins aux enfants du
groupe d’âge le plus jeune possible, dès qu’ils peuvent développer une réponse
immunitaire satisfaisante compte tenu de leur risque de contracter la maladie.
Nouveau calendrier de vaccination
2025
Vaccins, doses à administrer, voie d’administration et
sites d’injections
Dose à
Vaccins administrer Voie d’administration Sites/Lieu d’injection
Partie III (2)
BCG (lacon de 20 doses) 0,05 ml ID stricte 1/3 supérieur de la partie externe
du bras gauche
HB (flacon de 10 doses) 0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse
VPO (flacon de 10 doses) 2 gouttes Orale Bouche
DTC-Hib -HB (pentavalent)
0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse
(multi dose) Droite
Vaccin contre le rotavirus
(monodose) 2,5ml Orale Bouche
1ière , 2ième et 3 ème doses : la partie
Vaccin contre le Pneumocoque antéro-externe de la cuisse
(monodose ou multidoses de 4 doses 0,5 ml IM Gauche, à partir de la 4ième
par exemple)
dose : deltoïde
À la partie antéro-externe de la
VPI 0,5 ml IM cuisse Gauche
VAR/RR( flacon de 10 doses) 0,5 ml SC stricte Deltoïde
DTC( flacon de 10 doses) 0,5 ml IM Deltoïde
Sites et voies d’injections des
vaccins
Sites et voies d’injections des vaccins:
ID stricte, 1/3 supérieur de la partie externe du bras gauche
SC stricte, Deltoïde
Sites et voies d’injections des
vaccins
IM, partie antéro-externe de la cuisse
Sites d’injections des
vaccins:
Partie Deltoïde
Le Calendrier de Vaccination
2. Les associations vaccinales:
Les progrès réalisés dans l’élaboration de nouveaux vaccins et la nécessité de
simplifier les programmes de vaccination ont conduit depuis longtemps à
associer entre les vaccins usuels. On distingue:
• Les vaccins combinés qui sont mélangés dès la production dans un même
flacon;
• Les vaccins simultanés qui s’administrent au même moment, mais dans des
sites d’injection différents.
Les associations ne sont possibles que si l’on démontre que la tolérance est
aussi bonne avec les vaccins associés qu’avec les vaccins isolés et si la réponse
immunitaire reste identique pour chaque valence vaccinale après association.
Le Calendrier de Vaccination
Il convient d’administrer le plus de vaccins possibles au cours d’une seule et
même visite afin de:
• Diminuer le nombre de visites;
• Compléter le calendrier de vaccination;
• Protéger l’individu le plus vite possible;
• Limiter le nombre d’injections et de seringues utilisées.
La majorité des vaccins du programme National d’Immunisation tels
qu’ils sont préconisés dans le calendrier de vaccination sont efficaces et
sécuritaires lorsqu’ils sont administrés de façon simultanée et en des
points différents du corps et en utilisant des seringues et aiguilles
différentes.
Chapitre V
1. Les types de vaccins:
1.1) Le BCG
Les
C’est un vaccin pour prévenir la Vaccins
tuberculose.
• Composition:
Le BCG est un vaccin bactérien vivant atténué, dérivé de la souche du bacille
de Calmette et Guérin.
• Présentation:
Le BCG se présente sous forme lyophilisée (poudre à reconstituer avec un
diluant ) en flacons multi doses (ampoule de 10 et 20 doses).
• Conservation:
Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur. Il doit être conservé entre
+2 et +8°C. Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé dans les 6 heures
qui suivent. Le solvant doit être conservé au réfrigérateur. Le flacon
entamé doit être jeté à la fin de la séance de vaccination même si son
contenu n’a pas été utilisé en totalité.
Administration:
Les Vaccins
Le BCG doit être injecté strictement par voie intradermique au niveau de
la face antéro-externe de bras gauche à la jonction du 1/3 moyen et
supérieur du bras gauche.. Il peut être administré en association avec
d’autres vaccins mais en des sites différents.
Effets secondaire
-Complications locales et locorégionales possibles : ulcération ou abcès au site
d’injection avec ou sans écoulement , ganglion satellite évoluant parfois
vers la caséification et la fistulisation.
-Complications systémiques: Bécégites exceptionnellement rapportées,
généralement observées chez un sujet porteur d’un déficit immunitaire
Contre-indications:
Dermatose en évolution, allergie à l’un des composants, immunodépression
congénitale ou acquise, enfants nés de mère séropositive pour le VIH tant
que l’on n’a pas la certitude qu’ils ne sont pas infectés.
1.2) Le Vaccin Anti Poliomyélite:Les Vaccins
Il existe deux formes différentes:
- Le vaccin à base de virus vivants atténués, administré par voie orale (VPO), il
confère une immunité individuelle et collective;
- Le vaccin à base de virus tués, administré par voie injectable (VPI). Ce
vaccin
confère une immunité individuelle, cependant son effet sur l’immunité
collective est limité.
• Composition:
Il s’agit d’une suspension contenant des poliovirus vivants 1et 3 atténués et
inactivés de type 1, 2 et 3.
• Présentation:
Le VPO se présente en ampoule multi doses munie d’un compte goutte déjà
ajusté à l’ampoule ou adapté au flacon. Le VPI se présente sous forme liquide.
• Conservation:
Les vaccins antipoliomyélitiquesLessont très fragiles et sensibles à la chaleur. Le
Vaccins
VPO doit être conservé au congélateur à -20°C ou au réfrigérateur entre
2 et +8°C. pendant la séance de vaccination, il faut conserver le flacon de
vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons. Le VPI se conserve
entre 2 et +8°C et ne doit pas être congelé.
• Administration:
Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes déposées
directement sur la langue de l ’enfant sans contact entre la langue et le flacon.
Ce vaccin nécessite 4 prises successives dont le VPO zéro associé au BCG. Les
trois autres prises sont associées au PENTAVALENT avec un intervalle
minimum de 4 semaines. Les deux autres prises se font en association avec les
rappels de DTC.
Le VPI est administré par voie intramusculaire , dans la face antérolatérale de
la cuisse GAUCHE. La dose est de 0,5ml. Actuellement le VPI est administré à
une seule dose à l’âge de 4 mois. Il ne doit jamais être congelé.
• Effets secondaires:
Les Vaccins
Généralement, aucune réaction particulière n’apparaît après
l’administration de ce vaccin. Toutefois, le VPO peut exceptionnellement
provoquer une paralysie chez le sujet vacciné ou dans son entourage (dans
les 30 jours suivant la vaccination).
Le VPI est un vaccin très sûr, qu’il soit administré seul ou associé à
d’autres vaccins. Aucune manifestation postvaccinale indésirable grave n’a
été signalée, si ce n’est quelques effets secondaires bénins. Une injection
par le VPI peut être suivie de réactions locales mineures comme une
rougeur et une sensibilité de la peau.
• Contre-indications:
Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis constituent une contre-
indication au vaccin oral à l’exception de l’infection au VIH.
Le VPI ne doit pas être administré aux nourrissons ayant une allergie
connue ou documentée à l’une ou plusieurs de ses composants inactifs
(streptomycine, néomycine ou polymyxine B) ou ayant un antécédent de
réaction allergique à la suite d’une précédente injection de VPI.
1.3) DTC:
Les Vaccins
C’est une association vaccinale qui protège contre la Diphtérie, le tétanos et
la coqueluche.
• Composition:
Le DTC est composé d’une association de deux anatoxines (tétanique et
diphtérique) et d’un vaccin bactérien entier tué anticoquelucheux.
• Présentation:
Le DTC se présente sous forme liquide.
• Conservation:
Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2° et +8°C et ne doit jamais
être congelé.
Les Vaccins
• Administration:
Le DTC est administré par voie intramusculaire dans le deltoïde à 18 mois et
5ans (1er et 2éme rappel) . La dose à administrer est de 0,5ml. Il faut agiter le
flacon avant chaque utilisation. Pour le premier rappel de 18 mois, on utilise
le DTC, cependant, pour les rappels ultérieurs, il faut utiliser la forme Td
qui est un vaccin contenant l’anatoxine tétanique associée uniquement à
deux
unités de l’anatoxine diphtérique au lieu de 5 unités pour le DTC. Pour la
dose de rappel, un intervalle de 6 mois est requis.
Les Vaccins
• Effets secondaires:
- Hyperthermie dont la durée ne dépasse pas les 24 ou 48 heures ;
- Convulsion ou réaction locale à type de nodule douloureux due à
la composante anticoquelucheuse;
- Rarement, anaphylaxie ou collapsus.
• Contre-indications:
Chez les enfants atteints d’une Encéphalopathie évolutive ;
Forte réaction allergique lors de la prise précédente de DTC.
1.5) Le Vaccin Anti RougeoleuxLes
(VAR), Anti Rougeoleux et Anti Rubéoleux
Vaccins
(RR), Anti Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR):
• Composition:
Ce sont des vaccins viraux, vivants atténués.
• Présentation:
Ce sont des vaccins qui se présentent sous forme lyophilisée avec une
ampoule de solvant pour la reconstruction. Le flacon reconstitué est de 10
doses.
• Conservation:
Ce sont des vaccins thermo-sensibles qui doivent être conservés à une
température entre 2° et +8°C. Le solvant est également conservé au
réfrigérateur. Une fois reconstitué, le flacon doit être utilisé dans les six
heures qui suivent.
• Administration:
Les Vaccins
La première dose du RR est administrée par voie sous cutanée stricte au
niveau du deltoïde GAUCHE à 9 mois à dose de 0,5ml et une deuxième
prise de RR au même endroit à 18 mois.
• Effets secondaires:
Fièvre modérée,
Eruption plus ou moins fébrile qui peut apparaître de 8 à 12 jours
après la vaccination.
• Contre-indications:
Déficit immunitaire acquis ou congénital;
Grossesse (cas du vaccin anti-rubéole);
Allergie confirmée au blanc d’œuf.
1.6) Le Vaccin contre l’Hépatite B (VHB):
• Composition: Les Vaccins
Vaccin viral sous unité acellulaire. Il existe deux formes:
- Vaccin obtenu par purification de l’enveloppe virale et Vaccin obtenu par
technique de recombinaison génétique.
• Présentation:
Il se présente sous forme liquide. soit seul (HB) ou combiné à d’autres
vaccins tel que le pentavalent (DTC-Hib-HB ou autre vaccins) .Nombre de
doses par flacon : soit mono dose (en flacon ou en seringue pré remplie) ou
en multi dose (10 doses)
• Conservation:
Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2° et +8°C et ne doit jamais
être congelé.
• Administration:
Par voie intramusculaire dans la face antéro-externe de la cuisse GAUCHE
chez le nourrisson ou dans le deltoïde chez l’enfant, l’adolescent ou
l’adulte. La dose à administrer est de 0,5ml. Il faut agiter le flacon avant
son utilisation. Ce vaccin est administré 24 heures après la naissance ou à
défaut le premier mois (4 semaines) avec le BCG et VPO0 .
• Effets secondaires: Les Vaccins
Chez le nourrisson et les enfants, les effets secondaires sont rares et bénins;
réaction locale (douleur, tuméfaction, rougeur), fièvre.
Chez l’adolescent et l’adulte, des céphalées et des arthralgies ont été
signalées, et plus exceptionnellement, le syndrome de Guillain Barré,
purpura thrombopénique ou glomérulonéphrite aigue.
• Contre-indications:
Aucune contre-indication à ce vaccin n’est signalée.
N.B: Le vaccin contre l’hépatite virale de type B est le seul vaccin disponible
actuellement permettant la prévention du cancer du foie secondaire à l’hépatite
virale B.
Remplacement du vaccin antipneumococcique Actuel
Les Vaccins
Remplacement du vaccin antipneumococcique Actuel
Les Vaccins
Remplacement du vaccin antipneumococcique Actuel
Les Vaccins
Remplacement du vaccin antipneumococcique Actuel
Les Vaccins
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus:
Vaccin Rotasiil®:
Vaccin Antirotavirus Vivant, Atténué (Oral) : à souches réassorties de virus
humains-bovins Vaccin stérile, pentavalent : cinq virus des sérotypes G1,
G2, G3, G4 et G9(Le sérotype émergeant associé à un degré de sévérité
plus élevé).
Présentation:
Flacon de vaccin lyophilisé à reconstituer avec un diluant liquide dans un
flacon contenant un antiacide (tampon de bicarbonate de citrate).
Le Vaccin doit être reconstitué à l'aide d’un adaptateur et d'une seringue
juste avant l'administration par voie orale.
Il est présenté en flacon de 1 dose (2,5 ml)
Dosage :
◦ 1 dose = 2,5 ml
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil®
Indications:
Le vaccin RotaSiil® est indiqué pour l'immunisation active des nourrissons en bonne
santé à partir de l'âge de 2mois pour la prévention de la gastroentérite due à une
infection à Rotavirus.
Conservation:
Le vaccin RotaSiil™ devrait être transporté et stocké entre +2 °C +8°C et ne doit
pas être congelé .Une fois reconstituée : la Température de stockage recommandée
est entre 02°C et 08°C pendant 6 heures.
Il convient de s’assurer que ni le vaccin ni le diluant ne soient pas congelés
Le diluant spécifique du RotaSiil® devrait être conservé de la même manière que
celui des vaccins BCG et contre la rougeole
Les seringues orales et adaptateurs du RotaSiil® devraient être conservés dans un
endroit frais et sec, par exemple, avec les comptegouttes du vaccin contre la polio
Les pastilles de contrôle du vaccin (PCV) se trouvent sur la capsule du flacon du
Rotasiil®, La PCV avertit l'utilisateur final au cas où l'exposition à la chaleur aurait
dégradé le vaccin au-delà d'un niveau acceptable
Les
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil® Vaccins
Préparation et administration :
1.Enlever la partie supérieure du flacon de diluant
2.Installer l’adaptateur de transfert de flacon de diluant
3.Tirer sur le piston de la seringue de 3 ml jusqu’à la marque 3 ml
4.Connecter la seringue à l’adaptateur de transfert et pousser l'air de la seringue dans le
flacon de diluant
5.Inverser le flacon, laisser le diluant s'écouler dans la seringue
6.Retirer l’ensemble (seringue et adaptateur) du flacon de diluent, en évitant de toucher
l’extrémité ou l’embout de l’adaptateur
7.Enlever la partie supérieure du flacon de vaccin et transférer le contenu de la
seringue dans le flacon, en s’assurant de vider complètement la seringue
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil®
Préparation et administration :
8 .Vérifier si la reconstitution est complète et la solution est claire
9.Inverser le flacon, laisser le vaccin reconstitué s'écouler dans la seringue
10-Prélever 2,5 ml de vaccin reconstitué
11-Séparer soigneusement la seringue pour administration orale de l’adaptateur de
transfert, et administrer le vaccin oral lentement à l’intérieur de la joue de l’enfant
(l’enfant doit être assis et en position inclinée)
12-Après administration, jeter la seringue avec les autres déchets de vaccination non
tranchants
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil®
• Préparation et administration :
Le vaccin Rotasiil® doit être administré suivant un schéma posologique
de 3 doses, à un intervalle de 4 semaines :
- La première dose à l’âge de 8 semaines
- La deuxième dose à l’âge de12 semaines
- La troisième dose à l’âge de 16 semaines
Administrer le VPO avant le RotaSiil® de sorte que le vaccin « au goût plus doux »
(RotaSiil® ) fasse passer le goût « amer » du vaccin VPO
Le volume d'une dose de RotaSiil® est supérieur à celui d'une dose du VPO (2,5
ml contre 0,1 ml).
Pour s’assurer que les enfants prennent la dose complète en une seule fois :
◦ Placer l’enfant en position semi-inclinée
◦ ouvrir la bouche de l’enfant en pressant doucement ses joues l’une contre l’autre
◦ incliner la seringue selon un angle de 45° puis administrer le vaccin lentement à
l’intérieur de la joue du nourrisson
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil®
Préparation et administration :
Si les enfants ont raté leurs vaccins antirotavirus, ils peuvent bénéficier de
l’administration du vaccin jusqu’à l’âge de 24 mois, cependant et en raison de la
répartition par âge typique de la gastro-entérite à Rotavirus, la vaccination
antirotavirus des enfants de plus de 24 mois n'est pas recommandée.
Si la dose administrée est incomplète, indépendamment de la raison (p. ex., le
nourrisson crache ou régurgite le vaccin), il n’est pas recommandé de donner une
autre dose. Le nourrisson doit recevoir les doses restantes selon le calendrier prévu.
Interchangeabilité des Vaccins antirotavirus pour compléter la série de
vaccination :
Chaque fois que cela est possible, l’OMS recommande que le même produit
vaccinal antirotavirus soit utilisé pour compléter la série de vaccins destinés aux
nourrissons.
Si une série ne peut pas être complétée avec le même type de vaccin, utilisez le
produit de vaccin antirotavirus disponible.Le redémarrage d'une série n'est pas
recommandé.
Les Vaccins
Le Vaccin contre le Rotavirus: RotaSiil®
Contres indications:
Hypersensibilité après l’administration antérieure des
vaccins antirotavirus ou à l’un des composants du vaccin
Antécédent d'invagination
Les personnes avec Déficit Immunitaire Combiné sévère (DICS)
Effets indésirables possibles :
Le profil actuel de sécurité des vaccins antirotavirus est bon
La plupart des enfants ayant bénéficié du vaccin antirotavirus n’éprouvent aucun
effet secondaire.
Le risque d’invagination après la vaccination contre le Rotavirus est beaucoup plus
faible que le risque de maladies graves à Rotavirus chez les nourrissons et les
jeunes enfants non vaccinés
Le vaccin RotaSiil® est sans danger et ne provoque pas d’effets indésirables graves
La fièvre et la diarrhée sont des effets secondaires très fréquents du vaccin
Vaccin pentavalent au Maroc : Quels antigènes ?
Vaccin combiné à base de CINQ antigènes (DTC-Hib-Hep B) sert
à prévenir la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’Hémophilus
influenza de type B et les hépatites virales de type B.
Direction de la Population, 2012
Vaccin pentavalent au Maroc : données
pratiques
• Flacons de 10 doses, Vaccin liquide (politique des flacons entamés),
• Conservation: entre +2 C° et + 8 C°. (conserver le flacon du
vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons en évitant qu’il
soit en contact direct avec les glaçons).Ne doit pas être congelé.
• Vaccin à administrer au niveau de la face antérolatérale
de la cuisse DROITE,
• Calendrier : 3 doses à 8 semaines, 12 semaines et 16 semaines.
• Dose à administrer : 0,5 ml en IM profonde.
• Effets secondaires: Rougeur, douleur et induration au point de l’injection
pouvant persister 48 heures.
Contre – indications : Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des
excipients. Enfant ayant une thrombopénie ou tout autre trouble de la
coagulation.
Direction de la Population, 2012
Vaccin pentavalent au Maroc : implication pour
la vaccination contre l’hépatite
• Nombre de doses : 4 doses au lieu de 3.
• Type de vaccin et âge d’administration :
– Première dose : utiliser le vaccin monovalent contre l’hépatite B qui
doit être administrée durant les 24 premières heures après la naissance
pour éviter la transmission mère / nouveau-né. A défaut, cette
première dose sera administrée avec le BCG.
– Les 3 autres doses : utiliser le vaccin pentavalent DTC-Hib-HB et
l’administrer à l’âge de 8 semaines, 12 semaines et 16 semaines.
Direction de la Population, 2012
Vaccination contre le papillomavirus humain (HPV)
La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV)en tant
qu’une prévention contre le virus responsable du cancer du col
de l’utérus
Les Vaccins
Vaccin DT
Composition: Contient des anatoxines tétaniques et diphtériques purifiées et
une dose réduite d’anatoxine diphtérique.
Présentation: Flacon de 10 doses dans un emballage de 10 flacons.
Conservation: entre +2°C et 8°C, doit être protégé contre la lumière et ne doit
pas être congelé.
Flacons réutilisés si une ou plusieurs doses sont prélevées dans un délai
maximum de 28 jours et dans les conditions de conservation et d’utilisation
des flacons entamées sont respectées.
Administration: Agiter bien le flacon avant l’administration pour
homogénéiser la suspension et injecter 0,5 ml dans le bras en IM.
Contre indication: Il ne faut pas donner une seconde dose ou une dose
subséquente à une personne qui a souffert d’une réaction grave à la dose
précédente.
Les Vaccins
Remplacement du VAT par le TD
Calendrier de vaccination systématique par l’anatoxine tétanique
• Série de primovaccination : 3 doses de primovaccination par
l’anatoxine tétanique( avec le vaccin Pentavalent ) .
La première dose étant administrée dès l’âge de 6 semaines.
Les 2 doses suivantes doivent être espacées d’au moins 4
semaines.
La série de primovaccination doit être achevée au plus tard
à l’âge de 6 mois
• Doses de rappel : 3 doses de rappel doivent être administrées
aux âges suivants : 12-23 mois, 4-7 ans et 9-15 ans.
Les doses de rappel doivent de préférence être espacées d’au
moins 4 ans
Calendrier de vaccination antitétanique pour les femmes en âge de procréer
Les Vaccins
et les femmes enceintes (le statut vaccinal inconnu ou encore reçu aucune dose)
Dose de vaccin contenant
Durée escomptée de la
l’anatoxine tétanique Quand l’administrer
protection
(Td)
Au premier contact ou dès que possible
1ère dose Aucune
pendant la grossesse
Au moins 4 semaines après la 1ère dose
2e dose (au plus tard 2 semaines avant la 3 ans
naissance)
Au moins 6 mois après la 2e dose, ou
3e dose Au moins 5 ans
pendant la grossesse suivante
Au moins 1 an après la 3e dose, ou
4e dose Au moins 10 ans
pendant la grossesse suivante
Toute la période
pendant
Au moins 1 an après la 4e dose, ou
5e dose laquelle les femmes
pendant la grossesse suivante
sont en
âge de procréer
Calendrier de vaccination antitétanique pour les femmes
enceintes partiellement vaccinées
Doses de vaccin Td recommandées
Vaccinations antérieures
Âge de la dernière
(d’après le carnet de
vaccination
vaccination)
Lors du présent contact de soins Plus tard (à un intervalle d’au
prénatals/de la présente grossesse moins un an)
3 doses de primo vaccination par 2 doses de vaccin Td (à un intervalle
Petite enfance l’anatoxine tétanique d’au moins 4 semaines entre les 1 dose de vaccin Td
doses)
3 doses de primovaccination par
Enfance/ âge l’anatoxine tétanique + 1 dose de rappel 1 dose de vaccin Td 1 dose de vaccin Td
scolaire (au total 4 doses de vaccin contenant
l’anatoxine tétanique)
3 doses de primovaccination par
Âge scolaire l’anatoxine tétanique + 2 doses de 1 dose de vaccin Td Aucune dose (entièrement protégée)
rappel (au total 5 doses de vaccin
contenant l’anatoxine tétanique)
3 doses de primovaccination par
l’anatoxine tétanique + 3 doses de Aucune dose (entièrement protégée)
Adolescence rappel (au total 6 doses de vaccin Aucune (entièrement protégée)
contenant l’anatoxine tétanique)
Calendrier recommandé pour la vaccination antitétanique antidiphtérique TD
DTC DTC DTC DTC DTC/DT/Td DTC/DT/Td Nombre
de doses
Calendrier recommandé chez le
nourrisson/l’enfant A partir de l’âge de 6 semaines, 3 doses
5
doivent être administrées avant 1 an, avec un 12-23 mois 4-7 ans
intervalle minimal de 4 semaines
Td Td Td Td Td
5
Adolescents et adultes n’ayant jamais été
vaccinés, femmes enceintes comprises
Dès que Au moins Au moins 6 Au moins Au moins
possible 4 semaines mois plus 1 an plus 1 an plus
plus tard tard tard tard
Td Td Td
Femmes enceintes ayant 6
reçu 3 doses de DTC Dès que Au moins Au moins 1
durant l’enfance possible au 4 semaines an plus tard
cours de plus tard et ou au cours
la première 2 semaines de la
grossesse avant la grossesse
naissance suivante
Td Td
6
Femmes enceintes ayant
reçu 4 doses de DTC Dès que Au moins 1
durant l’enfance possible au an plus tard
cours de ou au cours
la première de la
grossesse grossesse
suivante
2.) Autres vaccins disponibles:
Les Vaccins
Vaccin contre la varicelle;
Vaccin contre l’hépatite A;
Vaccin contre la fièvre typhoïde;
Vaccin contre la grippe;
Vaccin contre la rage (vaccin antirabique);
Vaccin contre la fièvre jaune…
Chaine de froid
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (18)
L'expression « chaîne du froid » se rapporte au
processus utilisé pour maintenir des conditions
optimales pendant le transport, l'entreposage et la
manipulation des vaccins.
Il existe plusieurs intervenant chacun
au niveau d’un maillon
La moindre faiblesse au niveau d’un
quelconque maillon est de conséquences
lourdes sur le résultat attendu.
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (19)
Cette chaîne commence chez le fabricant et se termine au moment
de l'administration du vaccin à la mère et l’enfant.
Entrepôt Distribution Centre de
Fabriquant Fret aérien Mère-enfant
central aux SRES Santé
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (20)
La chaîne de froid joue un rôle capital dans la
préservation de la qualité des vaccins:
La température idéale pour
préserver la qualité des
vaccins: + 2 et + 8 ° C
Le contrôle de la température doit être
fait deux fois par jour (à l’entrée et à la
sortie de la formation sanitaire).
La température doit être mentionnée sur le
registre de relevé de la température.
Gestes importants à faire en ouvrant tout
réfrigérateur +++
Quand on ouvre le réfrigérateur, on doit:
• Vérifier l’entreposage des vaccins selon leur
sensibilité
à la congélation,
• Les PCV: jeter immédiatement tout vaccin dont celle
ayant virée aux stades 3 et 4,
• Jeter immédiatement tout vaccin lyophilisé entamé
depuis plus de 6 heures
• Relever la température,
• Enregistrer quotidiennement la température sur le
registre
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (21)
Vérifier l’exposition à la chaleur : lire la pastille de
contrôle du vaccin (PCV).
La PCV est une étiquette contenant une substance
thermosensible, apposée sur le flacon du vaccin
pour indiquer l’exposition thermique cumulée au fil
du temps.
Au fur et à mesure que le flacon est exposé à une
chaleur plus élevée, le carré devient de plus au
plus sombre.
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (22)
Les PCV doivent être vérifiées à chaque moment .
Vaccin à
utiliser
Vaccin à
utiliser
Vaccin à ne
pas utiliser
Vaccin à ne
pas utiliser
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (23)
La structure de la chaîne du froid :
La chaîne du froid est composée de:
Moyens de conservation :
Chambres froides ;
Armoires frigorifiques ;
Congélateurs ;
Réfrigérateurs électriques ;
Réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz) ;
Moyens de transport :
Camions frigorifiques ;
Caisses isothermes ;
Porte-vaccins.
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (24)
Les chambres froides
Chambre froide négative (-15°C à
–25°C) : conservation du VPO.
Conservation et le stockage de
grandes quantités de vaccins à
l’échelon central ou régional Chambre froide positive (+2°C à
+8°C) : conservation des vaccins
BCG, DTC, VAR et TD.
L’armoire frigorifique Utilisée au niveau du SRES pour
conservation entre +2C et + 8°C.
Appareil de réfrigération avec un
volume de stockage variant entre La température est contrôlée par un
800 et 1000 litres thermomètre à cadrant puis enregistrée
sur le relevé quotidien de température.
Le congélateur
Utilisé pour congeler les
accumulateurs du froid.
Appareil à ouverture frontale, de
capacité variable entre 100 et 500
litres. Utilisé pour congeler les
accumulateurs du froid. Conserver le VPO.
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (25)
La caisse isotherme
Livrer les vaccins du SRES aux formations sanitaires ;
Utilisée avec les Transporter de grandes quantités de vaccins destinés
accumulateurs de aux équipes mobiles de vaccination ;
froid congelés pour
garder le vaccins au Conserver les vaccins en cas de panne de courant
froid pour électrique.
Contrôle de la température se fait par thermomètre ou
par PCV du VPO.
Le porte-vaccin
Prendre livraison de petites quantités de vaccins ;
Utilisé avec les Transporter de petites quantités de vaccin en voiture,
accumulateurs de par vélomoteur ou à pied jusqu’aux lieux de vaccination
froid congelés pour ;
garder le vaccin au Transporter les vaccins nécessaires pour une seule
froid pour journée de travail;
Contrôle de la température se fait par thermomètre
ou par PCV du VPO.
Surveillance de la chaine de froid
Partie III (26)
La maîtrise de la chaîne de froid comprend 3 enjeux :
Enjeu sanitaire Enjeu de la qualité Enjeu économique
Inefficacité des vaccins due à
une mauvaise conservation par
non respect de la chaine de froid.
Prestations ne répondant pas aux
normes et standards reconnus.
Surcoûts dus aux pertes, coûts dus
aux prises en charges de maladies
évitables…etc.
Quelques principes de Gestion
du vaccin
Gestion des vaccins Partie III (3)
L’organisation : un facteur clé de succès du système de gestion
Le rangement des vaccins nécessite :
Une bonne circulation de l’air,
Ne pas conserver dans la chaîne du froid:
les vaccins périmés,
les vaccins dont la PCV a viré aux stades 3 et 4
les vaccins lyophilisés entamés depuis plus de 6 heures,
Marquer les flacons entamés pour être utilisés en premier lieu,
N’ouvrir la chaîne du froid qu’en cas de nécessité et refermer aussi
rapidement que possible,
Gestion des vaccins Partie III (4)
Dans les réfrigérateurs verticaux
Haut : accumulateurs de
froid, glace
Etage 1: vaccins vivants
atténués (VPO, VAR,
RR)
Etages intermédiaires :
DTC, TD, Hep B et BCG,
VPC, ROTA , pentavalent ,
diluants
En bas : Accumulateurs
de froid,
Ranger à gauche les vaccins dont la date de péremption est la plus proche.
Pas de stockage dans la porte car à cet endroit la température n’est
souvent pas régulée et est supérieure à + 8°C.
Gestion des vaccins Partie III (5)
Dans les réfrigérateurs horizontaux (utiliser les paniers)
Fond-0 : libre pour la circulation de l’air,
Fond-1: vaccins vivants atténués (VPO, VAR, RR) dans un panier
Milieu et Haut : TD, DTC BCG, VPC et ROTA suffisamment éloignés du fond pour
éviter la congélation
Diluant: le plus haut possible
Au cours du transport
Ranger les vaccins selon leur sensibilité à la
congélation (éviter le contact des vaccins sensibles à
la congélation avec des accus congelés : les
envelopper si nécessaire par le journal )
Utiliser des accumulateurs bien congelés pour le
transport du VPO et RR
Utiliser de préférence, des accumulateurs de froid
non congelés pour le transport des vaccins
sensibles à la congélation (TD, DTC).
Gestion des vaccins
Réflexes et bonnes pratiques :
On ouvrant la porte du réfrigérateur et avant de relever la température,
inspecter l’entreposage des vaccin et leur rangement,
Le relevé de température doit être effectué 2 fois par jour (même les
jours non ouvrables),
Le thermomètre est toujours fiable ??? (PCV du VPO),
Le formulaire de relevé des températures doit être affiché sur la
porte du réfrigérateur ,
Contrôler que la porte ferme convenablement, que le réfrigérateur et
le thermomètre fonctionnent correctement,
Si le réfrigérateur ne fonctionne pas, avertir le service technique
(réparation du frigo),
Les frigos doivent être nettoyés et décongelés au minimum 2 fois par an,
Il doit y avoir moins de 1cm de givre dans le compartiment congélateur.
Si ce n’est pas le cas, il est nécessaire de le dégivrer (attention au
stockage des vaccins durant ce temps, qui sont à transférer dans un
autre frigo).
Gestion des vaccins
Le réfrigérateur pour les vaccins pourrait contenir des médicaments
thermosensibles et vitaux (insuline…)
en aucun cas il ne peut contenir :
- Aliments, boissons ou des articles personnels,
- Echantillons biologiques (urines, frottis, etc.),
En aucun cas le réfrigérateur pour les vaccin ne doit être surchargé
(circulation adéquate de l’air)
Gestion des vaccins Partie III (6)
Quelles décisions à propos des flacons entamés lors des
séances successives de vaccination (éliminer ou utiliser ) ?
Les flacons ouverts de vaccins liquides (VPO, DTC et TD) peuvent être utilisés lors
des séances successives de vaccination jusqu’à 4 semaines maximum,
sous réserve
de conditions
La date de péremption ne doit être pas dépassée,
Les vaccins doivent être bien conservés,
L’embout du flacon ne doit pas être immergé dans l’eau,
L’asepsie doit être observée pour le prélèvement des
doses,
La PCV, si elle existe, ne doit pas atteindre son point
limite d’utilisation
Gestion des vaccins
Partie III (7)
Pour les vaccins reconstitués (BCG, RR)
Les flacons de ces vaccins doivent être
impérativement jetés en fin de séance de vaccination
(au maximum après 6 heures quelque soit leur conditions de
conservation),
Nécessité d’une planification des activités de vaccination.
Gestion des vaccins
Pour la réduction des taux de perte : Partie III (8)
Gestion
• Réorganisation des séances de vaccination (vaccins • Taux de perte
lyophilisés ou reconstitués BCG, VAR, RR,…etc.) • Outils prévisionnels par antigène
réduit
Organisation Résultat
Les taux de perte tolérés sont les suivants :
• BCG < 50 %,
• < 25 %
HB, VPO, Penta, RR, DTC et VAT (ou TD)
• Pneumo (monodose) < 5 %
• Rota (monodose) <5%
• VPI, Pneumo (4doses) <10%.
Les flacons doivent être réutilisés jusqu’à
leur épuisement,
Respecter la chaine de froid,
Les vaccins multidoses liquides :
Respecter la date d’expiration,
Bien lire les PCV.
Gestion des déchets issus des
activités de vaccination Partie III (8)
3 types de déchets :
Les piquants et tranchants
(seringues, aiguilles,…) Contenaires rigides et étanches de couleur jaune
Ceux à risque infectieux
(coton, pansement,…)
Sacs en plastique (contenaires) de couleur rouge
Vaccin avarié ou périmé
Incinération – (voir guide MS-DHSA)
Gestion des déchets issus des
activités de vaccination
Partie III (9)
Maîtriser les risques d’infection pour
les bénéficiaires et leur entourage, le
personnel de soins et les agents
chargés de la collecte et de
l'élimination de ces déchets ainsi que les
Jamais de déchets membres de la communauté.
d’activités de soins
dans le circuit des Pourquoi?
déchets ménagers
Respecter les mêmes principes de base
pour la gestion des déchets dans les
établissements de soins de santé primaires.
Deuxième Partie
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
I) Eléments de programmation des activités vaccinales
Introduction:
La programmation des activités vaccinales consiste en l’élaboration d’un plan
d’action annuel qui définit les objectifs opérationnels, les activités à développer
et les ressources à mobiliser en vue d’atteindre les objectifs fixés au niveau
national.
Cette programmation doit être rigoureuse, réaliste et menée par le personnel
local concerné par la vaccination. Elle doit s’intégrer dans le cadre de la
programmation globale.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
1. Objectifs opérationnels:
Les principales données sur lesquelles se base cette programmation sont:
• Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner,
• Les ressources disponibles et mobilisables.
1.1) Estimation du nombre d’enfants à vacciner:
a) Les naissances attendues:
Ce chiffre est communiqué par le service des Etudes et de l’Information
Sanitaire (SEIS) de la Direction de la Planification et des Ressources
Financières (DPRF) ou par l’unité des statistiques sanitaires provinciale.
b) Les enfants de moins d’un an (0-11mois):
Il s’agit du nombre des enfants de moins d’un an à vacciner, ce chiffre est
calculé sur la base du taux de natalité brut, fourni par le SEIS.
Enfants moins d’un an = Population totale x Taux de natalité brut
100
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
1.2) Estimation du nombre de femmes en âge de procréer à vacciner par le TD:
Il s’agit de déterminer le nombre total de femmes de 15 à 44 ans à vacciner.
Partant du principe que toute femme doit recevoir 5 doses, les objectifs seront
fixés en fonction de ces doses. Le nombre de femmes ayant besoin de la 2 ème
prise, de la 3ème prise, de la 4 et de la 5 prise durant l’année, doit être déterminé
à partir du registre de vaccination.
Pour le TD2 et le TD3 il faut tenir compte des nouvelles recrutées pour le
TD1.
TD
TD TD
TD TD TD
TD TD TD
TD TD
TD TD
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2. Détermination des ressources:
2.1) Le personnel
La réalisation des activités de vaccination dépend de la disponibilité des
ressources humaines.
Au niveau des postes fixe de SMI:
Un minimum de deux professionnels de santé est recommandé. En cas
d’afflux important des bénéficiaires et dans le cadre de l’intégration des
activités de SMI/PF, l’appui des autres membres de personnel de
formation est indispensable pour garantir une meilleure qualité de
service.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
• Au niveau de la stratégie mobile:
Au moins deux personnes sont nécessaires pour faire face à l’afflux de la
population. Sauf dans le cas de l’itinérance, où une seule personne suffira.
2.2) Le vaccin:
Le vaccin est l’élément clé du programme. Ainsi, il faut assurer une demande
correcte, un approvisionnement régulier et une utilisation rationnelle. Toute
rupture de stock est à éviter. Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est
le facteur constant qui doit servir pour le calcul des besoins en vaccin.
La méthode de calcul est la suivante:
Nombre de doses à commander = Nb d’enfants à vacciner x Nb de prises x C
+Stock de sécurité
(CP) : le coefficient de pertes.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.2) Le vaccin: Suite
Le coefficient de pertes ou facteur multiplicateur est un chiffre qui permet
d’évaluer la quantité supplémentaire de vaccin nécessaire pour compenser les
pertes.
La formule de calcul du coefficient de pertes pour les commandes de vaccin
est
la suivante:
CP = 1 ÷ ( 1 – taux de perte)
La gestion des vaccins doit être la plus rationnelle possible pour réduire au
maximum le taux de perte par antigène en réorganisant les séances de
vaccination pour les vaccins lyophilisés ( BCG, VAR, RR…).
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Taux et coefficient de pertes tolérés pour les différents antigènes
Vaccins Taux de perte coefficient de
pertes (CP)
BCG < 50 % 2
HB, VPO, Penta, RR, DTC et TD < 25 % 1, 33
Pneumo (monodose) <5% 1,05
Rota (monodose) <5% 1,05
VPI , Pneumo (4doses) < 10 % 1,11
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Exercice d’application:
Un Centre de Santé desserve une population totale de 18.000 habitants, le
taux de natalité brut fourni par l’Unité des statistiques est de 1,76%.
Le nombre des naissances attendues fourni par l’Unité des statistiques
est de 356 enfants.
1) Déterminer le nombre d’enfants de moins d’un an à vacciner?
2) Déterminer le nombre de doses à commander pour les antigènes suivants:
BCG, HB, VPO et le Penta.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.3) Le matériel d’injection:
La quantité de matériel d’injection à prévoir tiendra compte du nombre
d’enfants et de femmes à vacciner lors de la séance. Une seringue stérile à
usage unique à chaque injection.+10 à 25% de perte .
Présentation du matériel d’injection:
Le matériel d’injection seringue :
Seringues (autobloquantes/ rétractables) 0,05 ml : pour le BCG
Seringues (autobloquantes/ rétractables) 0, 5 ml : pour le DTC, Penta, HB,
VAT (ou TD), VPI et RR
Seringues 5 ml pour la dilution des vaccins lyophilisés : RR et BCG
Centenaires de sécurité et sacs pour récupérer les flacons vides et les seringues
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.4) Le matériel de chaine de froid:
Les besoins en matériel de chaine de froid sont établis en fonction du niveau
d’utilisation: SRES, Centre de Santé ou Dispensaire.
Les estimations peuvent être les suivantes:
Désignation SRES Centre de Santé Dispensaire
Congélateur 1 0 0
Réfrigérateur 1 ou plusieurs 1 1
Caisse isotherme 2à4 2 1
Porte-vaccin 2à4 2à4 2
Thermos - 2à4 2à4
Pour les accumulateurs de froid, il faut prévoir le double pour chaque porte-vaccin
et chaque caisse isotherme
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.5) Le système d’information:
Les différents documents de travail à prévoir pour le recueil des données sont
les suivantes:
• Registre de vaccination des enfants;
• Registre de vaccination des femmes;
• Carnet de santé de l’enfant;
• Carnet de vaccination des femmes;
• Registre de gestion des vaccins et relevé de température;
• Registre de gestion du matériel;
• Les fiches journalières;
• Rapports mensuels d’activités;
• Système de suivi rapide.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
II- Organisation d’une séance de vaccination (voir vidéo SOMIPEV « 8’,20’»)
https://www.somipev.ma/fr/video/283-formation-sur-la-vaccination-pour-les-professionels-en-sant%C3%A9.html
L´activité de vaccination englobe toutes les étapes qui concerne l´acte vaccinal,
à savoir, la préparation d´une séance, la préparation du matériel d´injection, l
´administration du vaccin , la notification de l’acte et la gestion des déchets
produits par cette activité.
1) Préparation d’une séance de vaccination:
La séance de vaccination peut se dérouler dans une formation sanitaire (poste
fixe) ou dans un point de contact par équipe mobile. Le succès de la séance
dépend de sa préparation préalable, à savoir:
Préparation des lieux de vaccination,
Préparation du matériel d’injection,
Préparation des vaccins et du matériel de la chaine de froid,
Préparation des documents de travail,
Préparation des supports éducatifs (IEC),
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
La préparation des lieux de vaccination dépend de la stratégie vaccinale:
Au niveau du poste fixe
Pour organiser une séance vaccinale au niveau d’une formation sanitaire, il
faut prévoir:
• Un local spacieux, et si possible, disposant d’une porte d’entrée et une
porte de sortie,
• Un lieu d’attente,
• Un poste d’enregistrement,
• Un poste d’administration des vaccins.
Au niveau de la stratégie mobile:
Dans le cadre des activités de l’équipe mobile ou de l’itinérance, l’idéal serait
de disposer d’un local (école, maison…). A défaut, il faut chercher un endroit
adéquat, à l’abri des intempéries, et prévoir des tables et des chaises.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2) Déroulement de la séance de vaccination:
2.1) Enregistrement des enfants et des femmes:
Réserver un bon accueil aux bénéficiaires;
Trier les enfants pour déterminer leur état de santé, non seulement à
l’égard de la vaccination, mais aussi du point de vue de leur santé en
générale, afin de tenir compte des éventuelles contre-indications;
Relever l’âge et le poids de l’enfant (pesée) et établir quelles prestations
vaccinales il a reçues et lesquelles il doit recevoir au cours de cette séance;
Inscrire la date de vaccination et le numéro du lot de vaccin sur le carnet
de santé de l’enfant;
Pointer l’acte vaccinal sur la fiche journalière;
Rappeler à la mère le prochain rendez-vous.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.2) Séance éducative:
Informer, sensibiliser et éduquer les mères sur:
Les maladies cibles de l’enfant et leur danger,
La vaccination et ses avantages,
Le respect du calendrier de vaccination et l’intérêt des rappels ,
L’intérêt de la conservation du carnet de santé de l’enfant et le carnet
de santé de la femme,
Les effets secondaires et les réactions post vaccinales,
Identifier les fausses rumeurs pour les corriger,
Ces séances éducatives doivent être planifiées et programmées d’avance.
Lors d’une séance éducative, il faut choisir un seul thème à discuter.
Ces séances peuvent se dérouler en trois temps:
- Avant la vaccination, sous forme de discussion de groupe,
- Au moment de la vaccination, sous forme d’entretien individuel,
- A la fin de l’acte vaccinal, sous forme de conseils.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.3) Administration des vaccins (Voir détails en Annexe 1):
Administration par voie orale:
• Ouvrir la bouche de l’enfant en pinçant ses joues ou en lui pinçant le nez,
• Déposer les gouttes du vaccin sur la langue de l’enfant (sans contact avec la
langue),
• S’assurer que l’enfant a bien avalé le vaccin, s’il le crache, administrer une
nouvelle dose,
• Lorsque l’enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé
d’administrer les vaccins orales en premier afin d’éviter le rejet de celui-ci
suite à l’agitation et aux pleurs de l’enfant.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Administration par voie injectable:
• Nettoyer la peau avec un antiseptique avant chaque injection, pour le BCG
utiliser un tampon de coton imbibé d’eau;
• Respecter la dose et la voie d’administration pour chaque vaccin.
L’injection dans le muscle fessier est à proscrire formellement;
• Les injections intramusculaires s’effectuent en introduisant l’aiguille à
angle droit avec la peau;
• Les injections sous-cutanées s’effectuent en pinçant et en tirant légèrement
la peau et en introduisant l’aiguille dans le creux formé à un angle de 45°
avec la peau;
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Administration par voie injectable: (suite)
• S’assurer que l’aiguille n’a pas pénétré dans une veine en tirant sur le
piston de la seringue. Si apparition du sang dans la seringue, changer de
lieu d’injection;
• Pour le BCG, introduire l’aiguille à un angle de 15° avec la surface de la
peau et s’assurer de l’apparition de la papule en peau d’orange de 6 à 8
mm. Si par erreur, le vaccin n’est pas administré par voie intradermique,
ne pas le refaire et assurer le suivi et la prise en charge de l’enfant.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
III. Suivi des activités de vaccination:
La supervision et l’évaluation permettent de juger de la qualité des services
de vaccination et d’améliorer les performances du personnel. La fiabilité et la
pertinence des outils de supervision et des indicateurs d’évaluation sont
essentiels à leur efficacité.
1) Suivi et évaluation de la couverture vaccinale
L’atteinte d’une couverture vaccinale aussi haute que possible est
impérative.
Le suivi de la couverture vaccinale doit s’effectuer périodiquement
(trimestriel, semestriel et annuel) et à tous les niveaux en regard des
objectifs fixés. Il permet de vérifier le niveau d’atteinte des objectifs et de
renforcer si nécessaire les stratégies selon les situations.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2) La supervision
Il est capitale de surveiller la qualité des activités vaccinales à tous les
niveaux. Il faut étudier les rapports émanant de la supervision régulière
effectuée par le personnel central, régional, provincial et surtout local
(médecin chef et infirmier chef de la CS).
La rétro-information immédiate est une composante essentielle de la
supervision.
La supervision doit être perçue comme un moyen de:
• Encourager le personnel à persévérer dans ses efforts;
• Evaluer les performances réalisées par rapport aux objectifs fixés à tous
les niveaux: localité, secteur, circonscription, province, région et pays.
• Détecter à temps les défaillances afin d’y remédier immédiatement;
• S’assurer de l’application des nouvelles instructions.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.1) Les principes d’une supervision efficace:
• La supervision suppose l’analyse des problèmes identifiés et la recherche
des solutions adéquates en concertation avec le personnel supervisé;
• La supervision doit être planifiée, annoncée et continue;
• La supervision doit être perçue comme un moyen de soutien et de
formation continue;
• La supervision doit privilégier les rapports humains et utiliser les habiletés
fondamentales de la communication interpersonnelle;
• La rétro-information donnée au cours et à la fin de la supervision doit
privilégier les aspects positifs, encourager d’abord, puis faire les
remarques nécessaires.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2.2) Ce qu’il faut superviser dans le cadre du PNI:
Dans le cadre des activités de PNI, la supervision doit porter sur l’aptitude du
personnel à:
• L’élaboration et la mise à jour du plan d’action et des tableaux de bord;
• La gestion du matériel d’injection;
• La gestion de la chaine de froid;
• La gestion des vaccins;
• L’organisation et le déroulement de la séance de vaccination;
• L’offre des prestations vaccinales;
• L’offre des prestations d’IEC accompagnant l’acte vaccinal;
• L’utilisation et la tenue à jour des documents et supports d’information.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
2) L’évaluation:
L’évaluation permet de suivre le déroulement du programme. Il ne s’agit pas
d’un simple contrôle des activités mais l’appréciation périodique de
l’avancement du programme vers l’atteinte des objectifs spécifiques et
généraux escomptés.
L’évaluation doit s’effectuer à différents niveaux, intéresser les différents
aspects du programme et utiliser des indicateurs d’évaluation de
performance du programme.
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Les naissances protégées : connaitre les naissances qui ont
eu lieu par les mères vaccinées par le TD durant leur période
de protection (tenir compte du nombre de doses reçues par la
mère, la date de la dernière dose du TD et la date de
naissance du nouveau né
• Les naissances protégées =
• Nombre de naissances nées d’une mère protégée X 100
Total des naissances vivantes
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Taux de couverture par HB1n :
• Taux de couverture par HB1n = Couverture HB1n (24 H) X 100
Moyenne de prestations BCG
durant les 3 dernières années
• Taux de couverture par BCG :
• Taux de couverture par BCG = Vaccination annuelle
• par BCG X 100
• Moyenne de prestations BCG
durant les 3 dernières années
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Taux de couverture par PENTA1 ou VPO1 :
• Taux de couverture par PENTA1 ou VPO1 = Prestations vaccinales
réalisée Le PNTA1 ou VPO1 X 100
Moyenne de prestations BCG durant
les 3 dernières années
• Taux de couverture par PENYA3 ou VPO3 :
• Taux de couverture par PENTA3 ou VPO3 = Prestations vaccinales
réalisée Le PNTA3 ou VPO3 X 100
Moyenne de prestations BCG durant
les 3 dernières années
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Taux de couverture par le Rotavirus 2 :
• Taux de couverture par le Rotavirus 2 =
• Prestations vaccinales réalisées de Rotavirus 2 X 100
• Moyenne de prestations BCG durant les 3 dernières années
• Taux de couverture par le RR1 :
• Taux de couverture par le RR1 = Prestations vaccinales
réalisées Le RR1 X 100
Moyenne de prestations BCG
durant les 3 dernières années
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Taux de couverture par le Pneumo 4 :
• Taux de couverture par le Pneumo4 = Prestations vaccinales
réalisées par Le Pneumo 4 X 100
Le Nombre d’enfants de 12 mois
• Taux de couverture par le RR2 :
• Taux de couverture par le RR2 = Prestations vaccinales réalisées
par Le RR2 X 100
Le nombre d’enfants de 18 mois
Les principaux indicateurs d’évaluation
• Taux de couverture par le premier rappel DTC1 et VPO4 :
• Taux de couverture par le premier rappel DTC1 et VPO4 =
Prestations vaccinales réalisées par
Le premier rappel DTC1 et VPO4 X 100
Le nombre d’enfants de 18 mois
• Taux de couverture par le deuxième rappel DTC2 et VPO5 :
• Taux de couverture par le deuxième rappel DTC2 et VPO5 =
Prestations vaccinales réalisées par
Le deuxième rappel DTC2 et VPO5 X 100
Le nombre d’enfants de 5 ans
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Tableau résumant les différentes composantes du programme à évaluer:
Composante du programme
Indicateurs
• Quantité de vaccins détériorés.
Qualité de la chaine de froid • Relevé irrégulier de température.
• Température de conservation hors normes
• Quantité de vaccins périmés.
Gestion des vaccins • Taux de pertes.
• Rupture de stock.
• Conditions d’attente des bénéficiaires.
Gestion de la séance de vaccination • Respect du calendrier de vaccination.
• Respect des associations vaccinales
recommandées.
Manuel Pratique sur la Vaccination à l’intention des Professionnels de Santé 2015
Composante du programme
Indicateurs
• Lieu d’injection.
• Respect de l’asepsie.
Qualité de l’acte vaccinal • Respect des doses à administrer.
• Conformité à la technique
d’administration.
• Enregistrement correct dans tous les
Qualité d’utilisation du système documents.
d’information • Concordance des données enregistrées.
•Taux de couverture…
Performances du programme
• La femme est-elle informée sur:
– L’acte vaccinal;
Activités d’IEC – Le prochain rendez-vous.
– La conservation du carnet de santé;
– Des éventuelles effets secondaires
• Incidence des maladies cibles de l’enfant.
Efficacité du PNI • Taux de mortalité infanto-juvénile.
La microplanification en PNI
Exercice:
Une Dispensaire Sanitaire Rural desserve une population de 12680 habitants. Afin
d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du Programme National d’Immunisation, le
plan d’ action pour l’année 2023 élaboré par le personnel de santé du dite DS est le
suivant:
Naissances
Localités Population attendues Enfant – 1an
Localité 1 1645 21 ---
Localité 2 2430 32 ---
Localité 3 1324 16 23
Localité 4 3765 57 ---
Localité 5 3516 50 ---
Total 12680 176 223
1) Complétez les cases vides?
2) Déterminer les commandes annuelles pour les antigènes suivants:
BCG, HB , Penta, Rota et le Pneumo.
Les bilans des réalisations annuelles des activités vaccinales pour la même année 2022
est le suivant:
Localité Population RR1 Penta1 Penta3
Localité 1 1645 26 33 31
Localité 2 2430 22 24 23
Localité 3 1324 22 27 14
Localité 4 3765 14 25 24
Localité 5 3516 75 76 34
Total 12680 159 185 126
3) Déterminer les taux de couverture par le Penta1 pour les différentes localités?
Afin de déterminer si une localité donnée souffre d’un problème d’accessibilité ou
d’utilisation des services de santé, on a souvent recours au calcul du taux d’abandon.
Le taux d’abandon = PENTA1 – PENTA3 x 100 ou PENTA1 – RR1 x 100
PENTA1 PENTA1
1er cas:
- Forte couverture par le PENTA1 (≥95%)
- Faible taux d’abandon (<5%)
Pas de problème
2ème cas;
- Forte couverture par le PENTA1 (≥95%)
- Fort taux d’abandon (≥5%)
Problème d’utilisation des services
3ème cas:
- Faible couverture par le PENTA1 (<95%)
- Faible taux d’abandon (<5%)
Problème d’accès
4ème cas:
- Faible couverture par Le PENAT1 (<95%)
- Fort taux d’abandon (≥5%)
Problème d’accès et d’utilisation des services
Que pensez-vous des localités 1, 2, 3, 4 et 5?
La microplanification en PNI :
Mesures correctives
1.Identification des problèmes :
Les problèmes peuvent être grossièrement répartis en problèmes associés à l’accès ou à
l’utilisation. Un tel problème peut être rencontré dans plusieurs Circonscriptions sanitaires
, voire concerner l’ensemble de la province .
Problèmes liés à des difficultés d’accès au service :
Les nourrissons et les femmes enceintes ne se présentent pas aux séances de vaccination.
Il peut y avoir à cela plusieurs raisons :
Les séances ne sont pas organisées comme prévu.
Le poste de vaccination et les horaires ne sont pas commodes ou n’ont pas
été suffisamment annoncés.
Des obstacles culturels, financiers, ou liés à des différences entre les
sexes empêchent l’utilisation des services de vaccination.
Problèmes liés à la mauvaise utilisation des services:
Les parents ne ramènent pas les nourrissons pour compléter la série de vaccinations.
Il peut y avoir à cela plusieurs raisons :
Les parents ne sont pas suffisamment informés du calendrier de vaccination complet.
Il y a des pénuries d’approvisionnement.
Les contre-indications sont mal appliquées.
Il y a des problèmes relationnels entre les agents de santé et la communauté.
La microplanification en PNI
2.Problèmes communément associés aux abandons nombreux et à un
accès diffcile et leurs solutions :
a- Les abandons :
Les causes les plus fréquentes des abandons :
Les professionnels de santé n’expliquent pas aux mères la nécessité
de revenir recevoir les vaccinations suivantes ou ne leur précisent pas
quand il faut revenir.
Les fausses contre-indications.
Les fausses rumeurs .
Problèmes de fonctionnement au niveau du centre de santé:
Exiguïté des locaux.
Attente trop longue.
Qualité de l’accueil et de la prise en charge.
Problème de continuité des séances de vaccination (rupture de stock
de vaccins, manque de personnel...).
La microplanification en PNI
Solutions proposées pour diminuer les abandons:
- Entreprendre des activités de mobilisation :
En faisant participer des membres de la communauté (collectivité locale,
écoles, associations locales…) à identifier les femmes et les enfants
susceptibles d’être vaccinés et à les orienter vers le centre de santé.
En organisant des campagnes de sensibilisation à la vaccination dans les
écoles, les mosquées etc...
- Assurer la formation des professionnels de santé pour :
Qu’ils s’organisent de façon à :
Discuter de la vaccination avec les mères
Informer les mères de la date de la prochaine vaccination, de sa nature,
ainsi que de la possibilité d’effets secondaires.
Qu’ils identifient les cas d’abandon et en assurent le suivi (échéancier,
registre de vaccination, mise en place d’un système de relance des
défaillants)
- Assurer l’éducation sanitaire :
En distribuant des affiches du PNI, en préparant des émissions de radio et de
télévision.
La microplanification en PNI
b- Les occasions manquées :
On parle d’occasion manquée de vaccination quand des enfants ou
des femmes susceptibles d’être vaccinés viennent au centre de
santé et ne reçoivent pas la ou les doses de vaccin qu’ils devraient
recevoir. Si, par exemple, une femme amène son enfant
au centre de santé parce qu’il a une diarrhée, il faut contrôler l’état
vaccinal de la mère et de l’enfant et les vacciner le cas échéant.
Dans le cas contraire, l’agent de santé aura manqué une occasion
de les vacciner.
Les occasions manquées constituent-elles un problème ?
Pour savoir si tel est le cas, il y a plusieurs moyens de le faire :
Superviser les agents vaccinateurs et observer leurs pratiques.
Interroger les femmes à la sortie du centre de santé sur leur état
vaccinal et celui de leur enfant et si elles ou leurs enfants ont été
vaccinés lors de cette visite.
La microplanification en PNI
Les causes des occasions manquées :
Les professionnels de santé ne savent pas qu’il faut contrôler l’état vaccinal des
femmes et des enfants à chaque contact et les vacciner le cas échéant, quel
que soit le motif de leur visite.
Les professionnels de santé contrôlent l’état vaccinal des femmes et des
enfants à chaque contact, mais ils leur disent de revenir se faire vacciner plus
tard, au lieu de les vacciner tout de suite.
Les professionnels de santé n’administrent le VAT qu’aux femmes enceintes,
alors qu’il faut le donner aux femmes en âge de procréer .
Les professionnels de santé n’administrent pas les vaccins nécessaires en
raison de fausses contre indications: en effet les contre-indications à la
vaccination sont très rares (voir chapitre des contre indications vaccinales) et
une maladie bénigne telle que : rhume ou IRA, ou diarrhée ou fièvre < 38° ne
contre indiquent pas la vaccination.
On n’administre qu’une seule vaccination à l’enfant alors qu’il est susceptible
d’en recevoir plusieurs.
On ne vaccine pas les mères en même temps que leurs enfants.
La microplanification en PNI
Les solutions proposées afin de réduire les occasions manquées:
Assurer la formation des agents de santé pour qu’ils :
Contrôlent l’état vaccinal des femmes et des enfants à chaque
contact et les vaccinent si nécessaire.
Respectent le calendrier vaccinal recommandé.
Tiennent compte des contre-indications.
Administrent plusieurs vaccinations à un enfant lors d’une seule
séance à la structure sanitaire si l’enfant le nécessite.
Organiser la supervision des agents de santé pour :
S’assurer qu’ils travaillent de manière à réduire le nombre d’occasions
manquées.
Les aider à s’organiser de façon à avoir le temps de contrôler l’état
vaccinal des femmes et des enfants à chaque contact et de les
vacciner le cas échéant.
La microplanification en PNI
c- L’inaccessibilité des services de vaccination : L’inaccessibilité peut
être :
Géographique : une personne est censée avoir accès aux services de
vaccination si elle n’habite pas trop loin du centre de santé ou bien si
un agent de santé vient organiser dans son village des séances de
vaccination en stratégie avancée.
Culturelle : c’est le cas par exemple de la rougeole qui est considérée
par certains comme une maladie bénigne et presque obligatoire de
l’enfance.
L’inaccessibilité constitue-t-elle un problème ?
- Inaccessibilité géographique : pour identifer les personnes et
villages sans accès aux services de vaccinations, il faut poser les
questions suivantes :
Quels villages se trouvent trop loin du centre de santé pour que les
habitants puissent normalement s’y rendre pour se faire vacciner ?
Quels sont les villages où aucun professionnel de santé ne vient
La microplanification en PNI
-Inaccessibilité culturelle : c’est à travers les discussions avec les mères
qu’on peut mettre en évidence les croyances qui font obstacle à la
vaccination et y remédier par l’I.E.C.
Les solutions proposées pour diminuer l’inaccessibilité:
L’inaccessibilité culturelle ne peut être réduite qu’ à travers
l’éducation sanitaire de la population tant individuelle lors de chaque
contact, que collective par les séances d’éducation sanitaire de
groupe et par les mass-médias (radio et télévision)
3.Recherche de solutions et intégration de mesures correctives
au plan de travail :
Dans l’objectif de mettre en place des mesures correctives. Suivre les
étapes indiquées plus bas afin de répertorier les mesures correctives
qui peuvent être ajoutées au plan de travail dans le cadre de votre
plan visant à améliorer la couverture vaccinale .
La microplanification en PNI
Au niveau du centre de santé : examiner le plan de travail de votre
centre :
Regarder votre plan de travail du trimestre dernier et recenser
les séances qui n’ont pas été tenues.
Identifier la raison qui a fait que chacune n’a pas été tenue :
énumérer les problèmes rencontrés.
Proposer des solutions appropriées à chaque problème .
Au niveau de la province : débattre des problèmes et des solutions
possibles lors d’une réunion:
Examiner les problèmes rencontrés au cours du dernier trimestre et
proposer des solutions.
Avec le personnel de la province , décider des mesures correctives à
appliquer pour faire face à chaque problème.
Classer les problèmes par catégorie en fonction du fait qu’ils
touchent l’ensemble des localités ou seulement certaines d’entre elles.
La microplanification en PNI
Etablir le rang de priorité des activités.
• Les solutions aux problèmes qui ont des répercussions sur
l’ensemble du la province doivent être mises en œuvre avant
celles qui sont propres à chaque centre de santé.
Ajouter des mesures correctives au plan de travail
Après avoir concocté une liste de solutions et établi leur rang de
priorité, l’étape suivante consiste à les ajouter au plan de travail du
trimestre suivant .
• Certains problèmes pourront entraîner une modification de
l’ensemble des plans de travail , tandis que d’autres vont être
propres au plan de travail d’un ou plusieurs centres de santé.
• Faire figurer au moins une solution par mois dans le plan de
travail et la mettre en œuvre au cours de ce mois.
• Les problèmes qui ne peuvent être résolus de façon réaliste en un
trimestre doivent l’être au cours du trimestre suivant.
Rattrapage vaccinal de en moins de 5ans
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
Annexe 4 :SUIVI RAPIDE MENSUEL DE VACCINATION
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
REGISTRE DE VACCINATION DES ENFANTS
Système d’informations en PNI
Système d’informations en PNI
REGISTRE DE RELEVE QUOTIDIEN DE TEMPERATURE ET DE GESTION
DES VACCINS
Système d’informations en PNI
REGISTRE DE RELEVE QUOTIDIEN DE TEMPERATURE ET DE
GESTION DES VACCINS
Système d’informations en PNI
SRES
Annexes
Fiches techniques et instructions de bonnes
pratiques en vaccination
Gestion des vaccins
SRES
Gestion des vaccins
Gestion des vaccins
Stockage des vaccins
Stockage des vaccins
Entreposage et transport des vaccins
Recommandations pour la conservation des vaccins
Recommandations pour la conservation des vaccins
Recommandations pour la conservation des vaccins
Recommandations pour la conservation des vaccins
Recommandations pour la conservation des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Administration des vaccins
Gestion des déchets
Gestion des déchets
Gestion des déchets
Références bibliographiques
MS (2015).Manuel Pratique sur la vaccination à l’intention des
Professionnels de Santé.
Circulaires du MS sur les bonnes pratiques de vaccination et le
bon usage des vaccins.
MS/DP. Données pratiques sur le Vaccin Antirotavirus Vivant,
Atténué (Oral) Rotasiil® :Fiche technique.
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