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Module Sante Mentale

Le document présente un aperçu des courants de pensée en psychiatrie, allant de l'Antiquité à nos jours, en soulignant l'évolution des approches et des théories. Il aborde également la définition de la psychiatrie, la santé mentale, la maladie mentale, ainsi que les classifications des névroses et des psychoses. Enfin, il met en lumière les facteurs de risque associés à la santé mentale.

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Module Sante Mentale

Le document présente un aperçu des courants de pensée en psychiatrie, allant de l'Antiquité à nos jours, en soulignant l'évolution des approches et des théories. Il aborde également la définition de la psychiatrie, la santé mentale, la maladie mentale, ainsi que les classifications des névroses et des psychoses. Enfin, il met en lumière les facteurs de risque associés à la santé mentale.

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Institut Supérieur des Professions Infirmières et

Techniques de Santé

Module santé mentale


Destiné aux étudiants infirmiers :
Option: ISFSC

Enseignant : M.Mahboub
Introduction
Schématiquement, l’ensemble des pratiques et
théories psychiatriques s’intègrent dans deux grands
courants, le courant biologique et le courant
psychologique.
Mais d’autres mouvements influencent aussi la
pensée psychiatrique en particulier la
psychosociologie qui vise l’influence des divers
courants sociaux (histoire, philosophie, linguistique,
religion, etc.) sur le fait mental, tout en soulignant que
le trouble psychique a existé de tous les temps.
A ces considérations, il faut ajouter les
influences d’écoles (ex : les sociétés de
Psychanalyse) ou de personnes (ex : Lacan)
aux mobiles divers mais déterminants sur les
concepts voire les pratiques.
Historique des courants de pensée

1. L’antiquité
L’approche de la Médecine est indissociable
de la magie et de la religion.
La maladie est souvent perçue comme un
péché, une souillure, une impureté.
2. L’héritage grec
Il est d’abord romain, puis arabe et juif.
Arrêtée de Cappadoce fait des descriptions fines de
troubles mentaux, en particulier l’amorce d’une
conception unitaire de la mélancolie et la manie.
Au 2ème siècle Galien développe la théorie humorale
de Hippocrate, les bases de l’affectivité et du
comportement apparaissant de nature biochimique.
Ainsi l’excès de sang conduit au tempérament sanguin,
de bile jaune au tempérament cholérique, de bile noire
au tempérament mélancolique etc.
2. L’héritage grec
Au 6ème siècle, Alexandre de Tralles développe la
théorie de Galien et effectue une amorce des théories «
localisationnistes » cérébrales.
L’héritage hippocratique de la Médecine antique aboutit
aux prémices d’une Psychiatrie fondée sur 4 grandes
maladies : la frénésie et la léthargie associées à des états
toxi-infectieux, la manie et la mélancolie, « folies sans
fièvre »
L’héritage arabe ne sera transmis qu’au XIème siècle
avec sa traduction en latin.
3. Le moyen âge

Les malades relèvent de la Médecine ou de


la religion. Le trouble mental qui est
l’équivalent de la possession démoniaque et
du péché conduit souvent à l’Inquisition et au
bûcher (milliers de femmes et enfants torturés
ou brûlés sur la place publique), avec
l’autorisation du pape Innocent VIII et le
soutien de l’empereur Maximilien 1er.
3. Le moyen âge

Simultanément, apparaît le début de


l’Assistance aux malades, mais plus sur un
mode charitable que médical. Les Frères de la
Charité organisent des maisons en Espagne et
en France. Les premières institutions pour
hospitalisation des fous apparaissent en 1173
à Bagdad, à Montpellier (1178), plus tard à
Londres (le Bedlam) au 16ème siècle.
3. Le moyen âge

Au XVIème siècle Jean de Wier en Belgique


défend la thèse médicale des troubles
psychiques et éloigne la théorie satanique.
4. Les XVIIème et XVIIIème
siècles

C’est l’époque du dualisme cartésien qui


sépare le corps et l’esprit :
(« je pense donc je suis… »).
C’est surtout l’époque de la naissance des
asiles, de la loi sur les aliénés.
4. Les XVIIème et XVIIIème
siècles

En 1656 est fondé l’Hôpital Général de Paris en


vue d’enfermer les malades mentaux, insensés,
mendiants, prostituées et correctionnaires, par
lettre de cachet de l’autorité royale, le plus
souvent à la demande des familles. Ainsi on
protège la cité des malades, tout en s’occupant de
ceux-ci. L’insuffisance des hôpitaux est
complétée par les dépôts de mendicité et les
maisons de force.
4. Les XVIIème et XVIIIème
siècles

Au XVIIIe siècle la vocation charitable des


hôpitaux est progressivement remplacée par
une fonction de soins. Sous l’impulsion de
Necker, la circulaire de 1785 définit les asiles
comme lieux de soins.
4. Les XVIIème et XVIIIème
siècles

La même année, un médecin écossais, Cullen


utilise le terme de névrose et propose une
classification des troubles psychiques d’essence
neuro-fonctionnelle.
En 1800, après avoir enlevé les chaînes aux
aliénés à Bicêtre, Pinel écrit le « traité médico-
philosophique sur l’aliénation mentale ou la
manie ». Ce traité diffusé en Europe marque la
naissance de la Psychiatrie.
5. Le XIXème siècle : la naissance de
la Psychiatrie

Elle se développe en Allemagne en opposant


les partisans des causes psychiques (Heinroth)
et des causes organiques (Griesinger).
En France naissent les premières
classifications des maladies mentales avec
Esquirol (les monomanies) et Chaslin (la folie
discordante).
5. Le XIXème siècle : la naissance de
la Psychiatrie

Kraepelin en 1883 en Allemagne regroupe


l’hébéphrénie (Ecker), la catatonie
(Kahlbaum) et le délire paranoïde dans le
cadre de la démence précoce, qui deviendra
en 1911 les « schizophrénies » de E. Bleuler.
Au début du XXème siècle c’est la floride époque
descriptive des aliénistes français : délire chronique
interprétatif (Sérieux et Capgras), bouffée délirante
aiguë (Magnan), psychose hallucinatoire chronique (G.
Ballet), folie maniaco-dépressive (J. Baillarger, J.P.
Falret).
En 1913, la description de la paralysie générale par
Bayle (1822), est rattachée à la méningo-encéphalite
syphilitique. Elle alimente un fort courant organiciste et
localisateur de la Psychiatrie.
II – Les théories de la psychiatrie
contemporaine

Au XXème siècle au paradigme de


l’aliénation mentale se substitue un courant de
classification des troubles psychiques et de
psychopathologie.
Simultanément se développe la
Psychopathologie générale, la Psychanalyse,
la Phénoménologie, la Psychiatrie Biologique,
les thérapies cognitivo-comportementales, les
approches socio-culturalistes
1. Le courant de Psychopathologie
générale

K. Jaspers en Allemagne avec son traité de


Psychopathologie Générale sépare certains
troubles psychiques réactionnels à un
événement, vécus en continuité avec l’histoire
du sujet et les processus pathologiques en
rupture avec celle-ci.
1. Le courant de Psychopathologie
générale

Kretschmer en Allemagne établit des liens de


continuité entre un trouble psychique et un
trouble de la personnalité, du caractère et de
la morphologie ; il individualise la
personnalité sensitive et les paranoïas
bénignes.
En France, l’organo-dynamisme de H. Ey
suscite de nombreux adeptes, influencé par la
philosophie jacksonienne, visant à séparer et
hiérarchiser les troubles négatifs de
désorganisation et le caractère organisationnel
d’autres symptômes.
2. Le courant phénoménologique

Influencé par la philosophie de Husserl, ce


courant vise à passer de l’approche de
troubles à l’approche du malade dans son
existence et son rapport au monde et à autrui.
L’analyse de la manière du malade d’être-
dans-le-monde, dans son « Dasein » a donné
naissance à l’analyse existentielle de
Binswanger.
3. Le courant de la Psychanalyse

Dès 1895, avec son inventeur S. Freud, elle


se situe à la fois dans la continuité et la
rupture avec les pratiques psychothérapiques
non codifiées de l’époque (ex : traitement
humaniste et moral de Ph. Pinel, l’hypnose de
Charcot et Bernheim au XIX siècle).
4. Le courant comportementaliste

Il vise l’amélioration des comportements


dysfonctionnels ou mal adaptés par
l’observation et la quantification des troubles
nés sous l’influence de l’apprentissage ou du
conditionnement.
Il est donc basé sur les principes de la théorie
de l’apprentissage.
La thérapie comportementale est basée sur le
désapprentissage des symptômes et
comportements pathologiques et
l’apprentissage de la relaxation permettant
d’aborder les stimuli anxiogènes de façon à
las maîtriser puis les supprimer.
Les indications sont les phobies, les
obsessions, les dysfonctionnements sexuels.
5. Le courant cognitiviste
Il dérive d’une sous-discipline de la Psychologie
Clinique née au début du XXe siècle, la Psychologie
cognitive, elle-même dérivée de la Psychologie
expérimentale.
Initialement la Psychologie cognitiviste vise la
connaissance des perceptions, apprentissages,
processus attentionnels, mémorisations, raisonnements
qui permettent la prise de décision, la résolution des
problèmes, la programmation des pensées et des actes,
etc…
Elle vise l’analyse des processus
d’acquisition et d’utilisation des
connaissances et des performances dans des
situations standardisées (temps de réaction,
taux d’erreurs, rapports verbaux,
apprentissages, mémoire, résolution d’une
situation expérimentale etc…).
6. Le courant de Psychiatrie
Biologique

Ce courant est né de l’efficacité relative de


certains traitements biologiques vis -à- vis de
certains troubles psychiques, traitements le
plus souvent découverts fortuitement, bien
avant en tous cas que les recherches
fondamentales. réussissent à expliquer une
partie de leurs effets thérapeutiques.
Mais le véritable point de départ du courant de
Psychiatrie Biologique coïncide avec l’avènement
et l’application par Delay et Deniker du premier
neuroleptique : la chlorpromazine (Largactil) en
1952.
Ce médicament très efficace, vis- à- vis des divers
symptômes maniaques, psychotiques aigus et
chroniques, va changer le climat des institutions
psychiatriques et l’état d’esprit des psychiatres.
7. Le courant d’inspiration socio-
culturelle

Il s’est développé après la deuxième guerre


mondiale à partir du freudo-marxisme de
l’éthnopsychiatrie, surtout de la théorie des
systèmes. Ainsi avec G. Bateson et P. Watzlawick à
Palo Alto, le courant anthropo-sociologique et
systémique a permis de mieux connaître les
distorsions communicationnelles existant dans les
familles de schizophrènes (doubles liens, injonctions
paradoxales etc.). Ces études sont à l’origine des
thérapies familiales systémiques.
8. Le courant clinique critériologique

Il est dominé par les DSM américains qui


établissent les diagnostics psychiatriques à partir
de la présence d’un certain nombre de
symptômes cliniques et comportementaux (axe 1)
et de traits de caractère et de personnalité (axe 2).
Ce courant est incontournable depuis la
publication en 1980 du DSM III ; en particulier
pour toute recherche en Psychiatrie qui nécessite
des critères communs à toutes les équipes.
Définition des concepts

La psychiatrie
C’est un terme d’origine grecque composé
de PSUKHE : âme et : "iatros“ médecine
Partie de la médecine qui étudie, qui traite
les maladies mentales et les troubles du
psychisme quelles que soient leurs causes,
psychiques, neurologiques ou
psychosociologiques.
La santé mentale

La santé mentale n'est pas seulement l'absence


d'un état pathologique, mais aussi une
aptitude à établir des relations satisfaisantes
avec autrui, et à s'adapter à des situations
nouvelles
« La santé mentale est un état de bien-être
dans lequel une personne peut se réaliser,
surmonter les tensions normales de la vie,
accomplir un travail productif et contribuer à
la vie de sa communauté ».
C’est un équilibre de la santé mentale,
émotionnelle, physique et spirituelle d’une
personne et de son fonctionnement dans la
collectivité.
La maladie mentale

D'une façon générale, c'est une maladie qui affecte


les fonctions intellectuelles de l'esprit, elle se
manifeste par des comportements
anormaux, se traduisant par divers symptômes,
exemple: anxiété, agitation ,délire hallucination...
« Trouble grave des pensées, des émotions et des perceptions
qui est assez sérieux pour affecter le fonctionnement
quotidien ».
Une personne atteinte d’une maladie mentale peut présenter
l’ensemble ou certaines des caractéristiques
comportementales suivantes :
– Mésadaptation sociale
– Altération du raisonnement ou du fonctionnement
intellectuel
– Troubles de la pensée, de la mémoire ou de l’orientation
– Idées délirantes ou troubles de la perception
– Réactions émotionnelles exagérées,
inappropriées ou autrement perturbées
– Altération du jugement ou trouble du
contrôle des impulsions
– Évaluation irréaliste de soi
Une maladie mentale entraîne généralement, en plus
de ses effets sur la personne qui en est atteinte, des
répercussions sur sa famille.
Le diagnostic d’une maladie mentale ne veut pas
dire, comme c’est le cas pour la plupart des troubles
physiques, qu’une cause précise peut être déterminée
Bien-être mental

« Le parcours d’une vie pour atteindre le bien-être et


l’équilibre du corps, de l’intelligence et de l’esprit.
Le bien-être mental comprend
 l’estime de soi,
 la dignité personnelle,
 l’identité culturelle et la connectivité en présence
d’un bien-être harmonieux du physique, de
l’émotionnel, du mental et du spirituel.
Classification
Les névroses

Pathologies de la personnalité caractérisées par des conflits


intrapsychiques qui transforment la relation du sujet à son
environnement social en développant des symptômes
spécifiques en lien avec les manifestations de son angoisse.
Une solution adaptée par le sujet pour faire face aux
difficultés qu’il rencontre dans sa relation au monde extérieur.
Entraîne une perturbation de la personnalité sans pour autant
empêcher la personne de vivre normalement.
Le sujet reste donc conscient de sa maladie et vit dans la
réalité.
En aucun cas, il n’existe de perte du contact avec la réalité
ni de troubles délirants ou hallucinatoires.
Exemples de névroses :
les crises d’angoisse, l’hystérie, les phobies, les TOC (
névroseobsessionnelle), les dépressions, l’hypocondrie, etc.
La psychose

Se traduit par un désinvestissement de la réalité


extérieure (mécanisme de déni) et un
surinvestissement de soi-même.
Cette perte de la réalité se manifeste par des
délires, des hallucinations….
Une personne psychotique est en rupture avec la
réalité, le monde qui l’entoure.
Il peut y avoir des ruptures familiales,
professionnelles, sociales.
Elle vit « dans son monde ».
Classification
Les facteurs de risque

Un grand nombre de facteurs sociaux,


environnementaux et économiques peuvent
affecter la santé mentale d’une personne.
Les facteurs de risque ci-dessous sont
associés à un accroissement de la fréquence,
de la gravité et de la durée des maladies
– Isolement social (par exemple, solitude,
prendre soin d’un proche aux prises avec une
maladie chronique)
– Difficulté d’accès à l’éducation, au transport
ou à un logement
– Rejet par les pairs (par exemple, difficultés
sociales, problèmes de communication,
immaturité émotionnelle)
– Faible soutien social
– Abus ou consommation excessive de
substances
– Instabilité
– Racisme et discrimination
– Inégalités sociales
– Exposition à de la violence, à des
traumatismes ou à des actes d’agression
– Exposition à des comportements illégaux ou
socialement inacceptables (par exemple,
 toute forme d’abus,

 mauvais traitements,

 violence conjugale envers la mère,

 actes criminels)
– Stress lié à l’emploi ou à des événements difficiles
de la vie (par exemple, perte personnelle, début de
grossesse)
– Chômage ou mauvaises compétences et habitudes
de travail
– Antécédents familiaux de maladie mentale
– Maladie (par exemple, douleur chronique,
insomnie) ou affection chronique.
Les spécialistes, comme en témoigne la littérature,
s’entendent généralement sur certains indices de santé
mentale, notamment sur les caractéristiques personnelles
suivantes :
– Connaissance de soi et juste perception de soi
– Réalisation de soi (de son potentiel)
– Autonomie (indépendance d’esprit et d’action)
– Perception juste de la réalité
– Engagement
– Maîtrise de certaines compétences (aptitudes sociales et
professionnelles voulues pour s’intégrer à son milieu et faire
face à l’adversité et au stress)
– Ouverture et souplesse
– Relations interpersonnelles durables et satisfaisantes
– Capacité d’exprimer et de gérer ses émotions
– Estime de soi
Les déterminants de la santé mentale
Cadre conceptuel de la santé et de ses déterminants, ministère de
la Santé et des Services sociaux du Québec, mars 2010
Santé mentale positive
Promotion de la santé
Promotion de la santé
Domaines d’action de promotion
de la santé
Santé communautaire

"la santé communautaire est une approche à la


dispensation de soins de santé ayant pour
objectif l'amélioration de l'état de santé de la
population par des mesures préventives,
curatives et de réadaptation, doublées, d'autres
mesures à caractère social, économique et
politique, dispensées par une équipe
multidisciplinaire et faisant largement appel à
la participation populaire "
(CONILL et O'NEILL, 1983: 20).
Niveaux de participation
communautaire
Psychiatrie communautaire

Courant apparu en France dans les années


1950 à 1970 sous l’impulsion de psychiatres
désaliénistes tels que Laing, Basaglia et,
notamment Lucien Bonnafé
Sa célèbre phrase en est une illustration « le
psychiatre va sur la place publique et
demande aux citoyens : que puis-je faire pour
vous » ?
Psychiatrie communautaire

Ce mouvement, également porté par des


sociologues et philosophes comme Goffman,
Foucault ou Castel a œuvré pour la
désinstitutionalisation des soins
psychiatriques en les transférant de l’hôpital à
la ville avec un objectif de démédicalisation et
dans une logique humaniste de restauration
des droits des usagers de la psychiatrie.
Pour renforcer ce concept pour la santé mentale, une phrase de

Jacques HOCHMANN l’illustre :

« soigner dans leur milieu de vie habituel, les personnes

souffrant de troubles psychiques, promouvoir des alternatives à

l’hospitalisation psychiatrique évitant aux malades l’exclusion

sociale et/ou tendant à faciliter leur réinsertion sociale ».


Le modèle de la santé mentale communautaire
consiste à renforcer les services sanitaires et sociaux
à destination des populations les plus en besoin, en
marge des services de « droit commun ».
Equipes mobiles spécialisées en psychiatrie

 Les équipes mobiles spécialisées en


psychiatrie permettent de changer de
concept en
 Développant le préventif;
 Identifiant les besoins non repérés;
 Favorisant l’accès aux soins.
Leur philosophie est de soutenir et compléter
les soins de proximité.
Le principe de base est d’ « aller au-devant des
personnes » dans le but de :
- Faciliter l’accès aux soins des personnes en situation de
précarité et d’exclusion avec une mission de prévention,
de diagnostic et d’orientation vers les structures de soin;
- Développer un partenariat en réseau effectif à l’échelle
local de chaque secteur avec les intervenants médico-
sociaux;
- Soutenir par des formations les travailleurs sociaux qui
accueillent en première ligne ce public.
Différents modèles d’équipes mobiles spécialisées en psychiatrie

L’équipe mobile est un dispositif complémentaire


qui ne substitue pas au travail du Centre Médico
Psychologique (CMP), elle relève d’une double
mission « aller vers » et être acteur de première
ligne pour cerner le problème de la souffrance
psychique des personnes démunies.
L’EM ne fait qu’accompagner l’adaptation de l’offre
de soins aux changements sociaux, aux progrès
thérapeutiques et à la place nouvelle donnée à
l’environnement historique, familial et social dans la
compréhension des maladies psychiatriques.
Il se met en place des « ponts » entre les secteurs
sanitaires, médico-sociaux et la communauté.
Les équipes mobiles spécialisées en psychiatrie ont
une fonction d’interface entre le secteur
psychiatrique et les équipes du sanitaire et du social .
Notions de travail de disponibilité et
mobilité des soignants

Pour remplir cette double mission: travail de disponibilité,


mobilité de la part des professionnels, une troisième notion est à
intégrer : l’éthique de disponibilité.
Ces notions sont contigües à la montée des droits des patients en
lien avec la Charte Européenne des droits des patients de 1994.
-Travail de disponibilité :
 méthodes selon lesquelles un secteur change volontairement
son organisation pour se rendre plus disponible.
 La disponibilité est liée à la réactivité de l’organisation : se
donner les moyens de pouvoir agir « sans retard ».
Pour le secteur psychiatrique, c’est trouver
sans retard le dispositif (matériel,
organisationnel, soignant) le plus adéquat
pour soigner et prendre en charge, à un
moment donné, sur le territoire du secteur, les
personnes en demande ou en besoin de soins
(diversité des lieux d’intervention, réactivité
aux situations).
La disponibilité est liée à la réactivité de l’organisation mais

également, pour des raisons pratiques, elle est liée aussi à :

La mobilité des soignants :


se déplacer quand c’est nécessaire pour agir et/ou offrir la prise

en charge adéquate à des personnes souffrantes psychiquement

qui n’ont pas frappé à la porte normale dans les soins, le CMP.
L’éthique de disponibilité :
cette troisième notion est celle d’une palette
d’alternatives à l’hospitalisation permettant de
ne pas imposer aux demandeurs une offre de
soins rigide, mais de leur proposer au sein
d’une gamme.
Il est important que le demandeur ait son mot
à dire et puisse être écouté et entendu
Role infirmier en santé
communautaire psychiatrique

a)Soins infirmiers :
 Dispenser les soins spécifiques nécessaires
(soins relationnels, éducationnels,
médicamenteux,...) aux personnes en état de
crise psychologique ou présentant des
problèmes de santé mentale et/ou de toxico
dépendance et à leurs proches dans le
respect de la règlementation en vigueur
portant sur les Services de santé mentale.
b)Suivi des situations :
 Faire le suivi des traitements des patients
dans un processus de responsabilité
partagée avec le médecin traitant et/ou le
médecin psychiatre.
 Assumer le rôle de référent de ces dossiers
au sein de l'équipe du Centre.
 Assurer le suivi administratif de ces
dossiers.
c)Evaluation :
 Réaliser l'évaluation de la fonction d'un point de
vue quantitatif et qualitatif.
d)Travail en réseau et actions préventives :
 Elaborer et participer à des pratiques de réseau
visant à la réduction des conduites à risques
auprès d'un public jeunes et/ou adultes.
 Etre disponible en tant que personne ressource
pour le Référent Santé .
e)Animations collectives :
 Co-animer des groupes thérapeutiques et
s'inscrire dans une réflexion sur la création
d'un Club Thérapeutique sur le territoire.
Communication en santé
communautaire
Compétences communicationnelles
Démarche en santé commuautaire

1-Identification des besoins de la


population,communauté et individu,
2-Sélection des priorités
3-Définition des objectifs
4-Conception de l’action, méthode et moyen
5-Réalisation
6-Evaluation
Education pour la santé
Compétences en Soins Infirmiers
Communautaires
L’empowerment

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