facteurs liés à l’événement
La sévérité d’un événement adverse est fonction du degré
d’exposition à la mort, de sa nature, des conséquences de
toute nature qui l’engendre ,de sa durée, de son risque de
récurrence de sa fréquence, de son caractère imprévisible.
Psychopathologie des traumatismes
psychiques
Réaction psychopathologie aigues
Symptômes non spécifiques aux syndromes post traumatiques
Psychopathologie à long terme
I.Réaction psychopathologie aigues
Après une réaction psychotraumatique certaines personnes peuvent
avoir des réactions immédiates. C’est l’ensemble des réactions
manifestées par les victimes dès l’apparition du danger et durant une
période n’excédant pas 2 à 3 jours après sa disparition.
Au moment de l’événement, potentiellement traumatisant ainsi que
dans les heures et les jours suivants certaines victimes vont réagir par
un stress adapté. D’autres vont présenter des réactions de stress
dépassées, voir même des symptômes traumatiques, et les sujets
prédisposés peuvent déclencher des troubles psychopathologiques.
I.Psychopathologie aigues
Les sujets déjà fragiles avant l’événement traumatique, (par exemple,
personnalités pré morbide, névroses ou psychose avérés) sont
susceptibles de réagir de façons excessives ou inadaptées devant une
situation hautement stressante et a priori potentiellement
traumatisante.
1.1.Les réactions névrotiques
Les réactions hystériques
Les réactions phobiques
Les réactions obsessionnelles
1.1.1Les réactions hystériques
Bien que plus rarement dans les phases post immédiats et à long
terme, les sujets hystériques peuvent déclencher immédiatement des
crises d’agitation (crise de nerfs) des états crépusculaires et des
symptômes de conversion. Les conversions peu fréquentes, sont très
impressionnantes. Elle regroupe des troubles disparates sans cause
organique pouvant toucher tous les organes et fonctions corporelles les
atteintes motrices, sensitive, sensorielles, neurologique, les aphonies et
le mutisme sont plus fréquents.
1.1.2.Les réactions phobiques
Tout comme les réactions hystériques, elles surviennent plus
fréquemment à moyen et à long terme. Les victimes déclenchent des
crises de panique lorsqu’elle est confrontée à des stimulus rappelant
l’événement traumatique (des personnes, des scènes à la télévision,
etc.)
Ces séquelles post-traumatiques sont le plus souvent des pseudo-
phobies et ne sont pas seulement le fait de personnalités phobiques. En
effet, elles ont été acquises par conditionnement à partir d’une
situation réelle. Ce qui n’est pas le cas des vraies phobies. Toutefois,
l’événement traumatisant peut favoriser le déclenchement d’une
phobie véritable.
1.1.3.Les réactions obsessionnelles
Les véritables troubles obsessionnels sont extrêmement rares Dans la
près coup d’un événement critique.
Cependant, certaines personnes se livrent à des rituels d’allure
obsessionnelle. Par exemple, vérifier à plusieurs reprises la fermeture
des portes, s’assurer de manière retirée du débranchement électrique
d’appareils électroménagers, prier interminablement, se lever
compulsivement, etc. La plupart de ces réactions ne révèlent pas de la
névrose obsessionnelle. Elles sont la répétition de gestes de protection
posés durant l’événement traumatique ou des tentatives (adéquate ou
non de se protéger de nouveau péril). Néanmoins, un traumatisme
peut inaugurer l’entrée dans une authentique névrose obsessionnelle.
Remarque
Une phobie est une entité intense et incontrôlée, ressentie par une
personne lorsqu’elle est en présence d’objets ou de situations qui n’ont
pas en eux-mêmes le caractère dangereux. Cette névrose trouve son
origine dans un conflit intrapsychique.
Dans l’obsession, à l’inverse de la phobie, l’anxiété peut être
déclenchée sans que l’objet ou la situation soit présent. L’idée seule
suffit.
1.2.Les réactions psychotiques
Nous distinguons des troubles psychotiques brefs et d’autres affections
psychotiques.
Les troubles psychotiques, bref.
La bouffette délirante aiguë.
La paranoïa
La schizophrénie
L’accès maniaque
L’accepte mélancolique.
1.2.1Les troubles psychotiques bref
Cette psychose réactionnelle post-traumatique de brèves durées peu
fréquentes. Elle survient brutalement chez un sujet sans antécédent
psychiatrique ni neurologique.
Elles se manifestent par des idées délirantes des hallucinations, un discours
et un comportement désorganisé ainsi que par des angoisses intenses.
Elle est provoquée par l’angoisse de mort ou de néantisation. Les
personnes manifestent généralement des symptômes en relation avec
l’espérance qu’elle vienne de vivre. Par exemple si un individu a été témoin
d’une agression sanglante, il peut entendre des coups de feu et voir du
sang partout. Alors qu’il est en sécurité. S’il a été violenté, il peut
reproduire l’agression dans un délire agité.
Les troubles psychotiques bref
Les personnes guérissent rapidement, complètement et sans séquelles
ni rechutes, le diagnostic doit être modifié si le trouble persiste au-delà
de quelques jours.
1.2.2.La bouffée délirante aiguë
Également appelé troubles psychotiques transitoires. La bouffée
délirante aiguë est un trouble de survenue brutal. Elle est caractérisée
par des délires, des hallucinations et des agitations.
Les thèmes délirants sont multiples et versatiles mystique,
persécutions, d’influence de préjudices et de revendications.
Les mécanismes délirants sont variables interprétatif intuitif ou
hallucinatoire. L’épisode se résout complètement, sans récidive. Pour
1/3 des cas. Quant aux autres, ils souffrent de bouffées délirantes
aiguës à répétition. Évolue vers la psychose maniaco-dépressive ou
entre dans la schizophrénie.
1.2.3.La paranoïa
Cette psychose est caractérisée par une surestimation du soi. La psychorigidité
(Difficulté à remettre en cause ses jugements ou son raisonnement, à se plier à
une discipline collective). Une méfiance extrême à l’égard d’autrui, une
susceptibilité démesurée et par un délire chronique systématisé à le plus
souvent de persécution, de préjudice, de complot ou de jalousie.
La paranoïa peux éclore brutalement dans le discours d’un événement
traumatisant par un état délirant. Elle peut aussi s’installer progressivement
Dans un premier temps être confondu avec une névrose traumatique grave. Une
fois déclaré, la paranoïa devient chronique et évolue par poussée.
1.2.4.La schizophrénie
La schizophrénie est caractérisée par la perte de contact avec la réalité, la mise à
distance de la relation à autrui. Des idées délirantes non systématisées.
Cette affection peut exploser dans les suites d’un événement traumatique.
Néanmoins Elle s’est généralement installée à longue date, s’annonçant
occasionnellement par des comportements bizarres des propos énigmatiques ou
des refus de contacts sociaux ou encore s’est déclaré entièrement de manière
aiguë et transitoire par une bouffée délirante. Elle évolue généralement vers la
chronicité et le handicap psychologique.
1.2.5.L’accès maniaque
L’assez maniaque ou Mani est un trouble de l’humeur caractérisé par une
hyperthymie, euphorique des attitudes orgueilleuses et mégalomaniaques, une
hyperactivité émotionnelle, Une accélération des processus idéiques avec fuite
des idées , une logorrhé intarissable, une hyperactivité souvent stérile et des
troubles du sommeil à type d’insomnie.
La coloration des affects peut être très fluctuant conduisant le sujet a oxydé
entre l’euphorie, l’irritabilité, la tristesse, voire l’angoisse. La réaction maniaque
peut passer inaperçue dans un premier temps lorsque l’énergie est mise au
service des activités de secours.
L’accès mélancolique
La mélancolie se caractérise par une dépression profonde, une anhédonie (Perte
de la capacité à ressentir des émotions positives) des idées délirantes
d’autodévaluation et d’auto-accusation des idéations et des conduits suicidaires,
ainsi que par une inhibition psychomotrice et psychique.
Dans le décours d’un traumatisme, les victimes se remémorent inlassablement,
les événements; elle rechasse les erreurs réelles ou imaginaires qu’elle croit
avoir commis et qui ont précipité ou aggraver l’événement traumatisant. Elles
s’accablent continuellement devant pour les actes qu’elles ont posé ou qu’elles
ont omis. Elles ruminent mentalement leur situation, par exemple leur
impression de ne pas être comprises par leur entourage, d’être menacées par de
nouveaux dangers, d’être maltraités par les autorités judiciaires
II. Symptômes non spécifiques aux syndromes post traumatiques
Dans le décours d’un événement délétère, les victimes manifestent
fréquemment des symptômes non spécifiques au syndrome post-traumatique.
Des études épidémiologiques le démontrent. Une recherche américaine indique
que 88% des hommes et 79% des femmes souffrent d’un désordre mental,
additionnel à leur PTSD. Alors qu’ils sont respectivement 55% et 46%, a présenté
les mêmes troubles sans souffrir de traumatismes psychiques.
Symptômes non spécifiques aux syndromes post traumatiques
Les sujets traumatisés sont donc 33% plus nombreux à présenter une pathologie
mentale par rapport à une population tout venant. D’autres recherches
confirment ces résultats et atteste que nombre de victimes présentant 2 ou 3
désordres additionnels; l’apparition des symptômes comorbites en particulier
dépressif, faire craindre la chronicisation des syndromes post-traumatiques
parmi les troubles les plus fréquents. citons les troubles anxieux, dépressive,
psychosomatique et comportementaux. Certains symptômes éclosent
précocement dès leurs premiers jours, d’autres plus tardivement, certains
disparaissent au bout de quelques semaines ou de quelques mois, d’autres
perdurent parfois toute la vie.
2.1.Les troubles anxieux
Après un événement traumatisant, les personnes deviennent souvent anxieuses,
voir angoissées, alors que la plupart d’entre elles ne l’étaient pas auparavant, où
l’était dans un moindre degré.
Généralement, les symptômes anxieux apparaissent rapidement dans le décours
des événements et peuvent persister longtemps. En effet, les victimes présentent
fréquemment un abaissement durable de leur seuil de tolérance. Dans les
situations perçues comme une menace pour leur sécurité et leur intégrité
physique.
D’un point de vue psychologique la peur, l’anxiété et l’angoisse désignent des
réalités distinctes. Elles sont toutefois apparentées et peuvent être considérées
comme trois degrés d’un même État.
2.2.Les troubles dépressifs
Après avoir traversé une situation traumatisante, de nombreuses victimes
manifestent des symptômes dépressifs allant de la simple tristesse aux états
dépressifs caractérisées.
Généralement, la symptomatologie dépressive est élevée entre la 2e semaine et le
3e mois suivant l’exposition à l’événement délétère et reste souvent perceptible,
longtemps après.
Les symptômes dépressifs apparaissent rapidement et risquent d’évoluer en
dépression franche lorsque l’événement a engendré des pertes significatives ou a
causé des blessures narcissiques c’est-à-dire perte du sentiment d’honorabilité en
raison, par exemple d’une impression de souillure, perte de sentiment de valeur
personnelle chez les personnes persuadées d’avoir nui à un tiers.
Les troubles dépressifs
Perte de sentiments de maîtrise et de compétence chez les humanitaires ou les
professionnels de services de secours. Impuissant à répondre substantiellement
à l’amplitude des besoins générés par une catastrophe.
2.3.Le trouble du comportement.
Les troubles de conduites sont fréquemment rencontrées chez les personnes
ayant vécu un événement traumatisant. Leur souffrance se traduit par des
comportements agressifs, des attitudes à risque, des troubles de sommeils, des
désordres alimentaires et des dépendances . Des conduites peuvent masquer
une dépression
III.psychopathologie à long terme
La phase à long terme s’amorce en moyenne un mois après la situation
traumatogène et se prolongent plusieurs mois, voire plusieurs années, selon les
individus et le type d’événements
Psychopathologie à long terme
La persistance des réactions au-delà d’un mois après l’incident critique, voir
l’apparition de signes supplémentaires ou plus intense faits suspecter
l’apparition de véritables traumatismes psychique et l’évolution vers la
chronicité.
Passer le cap De 3 mois, on parle de traumatismes chroniques. Si les symptômes
surgissent, plus de 6 mois après la situation critique, par exemple En la faveur
d’un stress important ou d’une exposition à un événement qui évoque
directement ou symboliquement, la scène initiale, on dit du traumatisme qu’il
est différé.
III. Psychopathologie à long terme
Lorsque l’explosion de la symptomatologie est tardive, les victimes n’établissent
généralement pas le lien avec les traumatismes qu’elles ont vécu. Notons
cependant que L’événement déclencheur n’active le plus souvent qu’un
syndrome psycho traumatique évoluant à bas bruit (forme dit
subsyndromique ) .
En effet, dans nombreux de cas les personnes manifestaient préalablement des
signes de souffrance. Elle minimisait Pascal les considérait normaux au regard
des événements vécus. Elle taisait en raison de leurs sentiments de honte ou
pour préserver leur entourage du fardeau de leurs difficultés. Elles s’en
accommodait au prix de quelques évitements et affichaient ainsi une normalité
trompeuse.
III. Les psychopathologies à long terme
La victime Ayant subi des événements délétères, surtout s’ils ont été extrêmes,
répétés ou prolongés, risquent de développer une psychopathologie névrotique
ou psychotique.
3.1.Les névroses
L’anxiété est présente dans toutes les névroses. Il n’est donc pas étonnant qu’un
événement traumatisant puisse instaurer les circonstances propices au
déclenchement de l’anxiété névrotique.
3.1.Les névroses
L’impact traumatique peut favoriser l’éclosion d’une névrose hystérique.
Rappelons au passage que traumatisme et hystérie partagent un passé commun
dans les théories jeanétienne et freudienne.
3.2.Les psychoses.
Les événements traumatiques surviennent à l’âge adulte n’induisent pas une
organisation psychotique, mais peuvent constituer des facteurs précipitants la
survenue d’une psychopathologie préexistante de type paranoïaque,
schizophrénie ou maniaco dépressive.
résumé
Les syndromes psychotraumatiques évoluent avec le temps. Généralement, le
syndrome de répétition le désordre anxieux et les troubles du sommeil
prédominent dans les phases immédiates et post- immédiates. Les pathologies
associées s’accentuent et les altérations de la personnalité apparaissent dans la
phase à long terme.
résumé
Les trouble anxieuxdépressive, Les troubles de comportement et les désordres
somatiques apparus dans le décours de l’événement peuvent perdurer voir
s’aggraver. De nouveaux symptômes peuvent émerger au cours du temps.
Les événements délétères, surtout s’ils sont extrêmes répéter ou prolongé sont
susceptibles d’imprimer des marques durables sur la personnalité des victimes
et induire des attitudes et des comportements définitifs.
Les victimes risquent de développer une psychopathologie névrotique aussi
psychotique. Les événements sont des facteurs précipitants, la survenue d’une
psychopathologie préexistante.