CAT:
ECOULEMENT GENITAL
RAJOHNSON Lantoariliva
Étudiant de la faculté de
médecine d’Antananarivo
ECOULEMENT GENITAL
On distingue:
Ecoulement génital chez la femme
Ecoulement génital chez l’homme
ECOULEMENT GÉNITAL CHEZ LA
FEMME
PLAN
Introduction
Démarche diagnostic
Orientation étiologique
Conduite thérapeutique
Conclusion
INTRODUCTION (1)
Leucorrhée: tout écoulement génital (trompes,
utérus, col, vagin ou vulve) non sanglant
Physiologiques(10%):
-desquamation vaginale
-glaire cervicale
Pathologiques:
-Infection génitale basse et haute
-Corps étrangers
-Cancer (utérus, trompe, ovaire)
INTRODUCTION (2)
Fréquent: 43% consultations en gynéco externe
(Mté Befelatanana)
Complication:
-Infections ascendantes:
endométrite, salpingite, abcès pelvien,
péritonite, péri hépatite, septicémie;
-Passage à la chronicité:
douleur pelvienne chronique,séquelles
tubaires(GEU, stérilité tubo-pelvienne),trouble de
l’ovulation.
INTRODUCTION (3)
Flores vaginales:
-Flores saprophytes:
Lactobacillus (b. de DODERLEIN),Corynébacterium,
Straphylocoques non auréus,…
-Flores opportunistes:
Candida albicans, Gardnerella vaginalis,
Mycoplasme,Staphylococcus aureus,Enterocoque,…
Physiopathologique:
endogène→ prolifération d’un germe de la flore
opportuniste
exogène → agents pathogènes (IST), iatrogène,…
DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE
INTERROGATOIR EX. GYNECO EX.
E EXTEMPORANE
Date du début Vulve/périné : 1ère lame : sérum
congestion, œdème, physio. leuco.
écoulement, lésion Physio. ou
trichomonas
Caract. Vagin : écoulement, 2ème lame: KOH 5%
écoulement muqueuse spores, filaments
Causes Col : caract. glaires; mycéliens
favorisantes ectropion
2ème lame : KOH 10%
( Sniff test )
SF : prurit, brûlure, TV : utérus, annexes, vaginose
doul. pelv., SFU, paramètres, massage bactériennes =
dyspareunie sous-uretral amines volatiles =
Palpation HD et aires « odeur poissons
GG pourris »
ORIENTATION ETIOLOGIQUE
1. Leucorrhée physiologique
2. Infection génitale basse
a. Vulvo-vaginites
b. Cervicites
3. Infection génitale haute
a. Endométrite
b. Salpingites aiguës
4. Leucorrhée dans un contexte particulier
a. Lors de la grossesse
b. Chez la femme ménopausée
c. Leucorrhée chez l’enfant
d. Leucorrhée récidivante ou chronique
1)LEUCORHEE PHYSIOLOGIQUE:
Blanche, viscosité élevée (glaire limpide +
desquamation laiteuse, opalescente)
N’est pas malodorante
Muqueuses = normales
Troubles fonctionnels (prurit, douleur, sg
urinaires) = 0
Polynucléaires = 0 ou rares
Cellules superficielles vaginales (+)
Bacilles de Döderlein (+++)
pH 3,8 à 4,5
2) INFECTION GÉNITALE BASSE(1)
Vulvo-vaginites: germes responsables
CLINIQUE MYCOSE TRICHOM VAGINOSE GONOCOQ
ONAS BACTERIE UE
VAGINALIS NNE
Fact. favor Pilule, Alcalinisatio Partenaire Partenaire
grossesse, n, hypoE2, multiple multiple
ATB, savons partenaire
acides multiple
Aspect Blanchâtre, Verdâtre, Grisâtre, Jaunâtre,
caillebotée spumeuse très fluide, purulente
abondante
Odeur Inodore fade Malodorant Inodore
e
Muqueuse Vulvo- Vulvo- Vagin peu Cervicite
vaginite vaginite inflammatoi
re
Signes Prurit Dyspareuni Métrorragie Métrorragie
annexes e, spotting , dysurie, , dysurie,
post-coïtal, Asymptomat Asymptomat
2) INFECTION GÉNITALE BASSE(2)
Vulvo-vaginite: germes responsables
EXTEMP. MYCOSE TRICHOM VAGINOSE GONOCOQ
ONAS BACTERIE UE
VAGINALIS NNE
pH <4 6 à 7,5 >5
Sérum Propre Sale Sale Sale
physio Cellules Cellules Cellules
lysées lysées lysées
PN +++ PN +++ PN +++
Trichomona Clue cell +
s+
KOH 5% Filaments
myc.
Spores
KOH 10% (-- ) (-- ) (+) (-- )
Sniff test
2) INFECTION GÉNITALE BASSE(3)
Cervicites: germes responsables
CHLAMYDIAE, GERMES BANALS
MYCOPLASME
Fact. favor Post partum, Post
abortum
Aspect Louches ou purulentes Glaireuses ou
purulentes
Muqueuse Cervicite chronique Cervicite aiguë
Ectropion
Signes annexes Métrorragie, dysurie, Dyspareunie
prurit Douleur pelvienne
Asymptomatique
Diagnostic Plvt ex. cyto-bactério. Plvt ex. cyto-
(+) Sérologie bactério.
3) INFECTION GÉNITALE HAUTE
ENDOMETRITE SALPINGITE
CLINIQUE -fièvre (38-39°C) -fièvre
-douleur hypogastrique -douleur pelvienne
-TV+palpation -speculum :
abdominal : écoulement provenant
→utérus sensible et de l’orifice du col
augmenté de volume -TV :
-ATCD manœuvre endo- →utérus sensible à la
utérine : pose stérilet, mobilisation
curetage ou HSG →cds douloureux,
empâtés avec masse
latero-utérine
PARACLINIQUE ex. cyto-bactério. ;Sérologie ; cœlioscopie
ETIOLOGIE Chlamydia, gonocoque, les anaérobies
(Bacteroïdes), les
streptocoques et les staphylocoques, les
entérobactéries Actinomyces (stérilet)
4) LEUCORRHÉE DANS UN
CONTEXTE PARTICULIER(1)
Lors de la grossesse
Étiologie fréquente: physiologique ; mycose
Diagnostic différentiel : pertes d’eau
Complications:
rupture des membranes,
chorio-amniotite,
accouchement prématuré,
néo-natales :
-conjonctivites et pneumonie grave / chlamydiae
-conjonctivite purulente / gonocoque
4) LEUCORRHÉE DANS UN
CONTEXTE PARTICULIER(2)
Chez la femme ménopausée
Étiologie fréquente:
Germes pyogènes, trichomonas, mycoses
Vulvo-vaginite atrophique sénile
Cancer : endomètre (++) , col
Leucorrhée chez l’enfant
Étiologie fréquente
Germes banals / corps étranger
oxyurose
4) LEUCORRHÉE DANS UN
CONTEXTE PARTICULIER(4)
Leucorrhée récidivante ou chronique
● Penser au:
- diabète
- infections chez le(s) partenaire(s)
(ex: Trichomonas, Chlamydiae ou Mycoplasme
non traités)
- Ectropion
CONDUITE THERAPEUTIQUE
1)Traitement des vulvo-vaginites
2) Traitement des cervicites
3) Algorithme
1)TRAITEMENT DES VULVOVAGINITES
TRAITEMENT LOCAL TRAITEMENT
GENERAL
MYCOSE Solution alcalin Récidive ou foyer digestif
Antifongiques (ovules, :
lait): Éconazole pdt 1 – Miconazole 1g/j ou
3j ketonazole 200mg/j pdt
Miconazole pdt 14 j 10 j
Nystatine pdt 20 j Fluconazole 100mg/j pdt
3j
TRICHOMONA Métronidazole pdt 10 j Nimorazole 2g , prise
S Savon acide unique
Tinidazole 2g , prise
unique
Métronidazole 2g , prise
unique
VAGINOSE Tinidazole 2g, prise
BACT unique
Métronidazole 1g/j pdt 7
j
2) TRAITEMENT DE CERVICITES
TRAITEMENT TRAITEMENT GENERAL
LOCAL
GONOCOQUE Ceftriaxone 250 mg /
IM
Céfixine 200 mg x
2
Spectinomycine 2 g / IM
Pefloxacine 800 mg
Ofloxacine 400 mg
Ciprofloxacine 250 mg
Trovafloxacine 200 mg
CHLAMYDIAE, Cycline 200mg/j pdt 10
UREAPLASMA j(Doxy. )
Érythromycine 2g/j ;
Roxythromycine 300mg/j ;
pristinamycine 2g/j : pdt 10
j
Azithromycine dose
unique
LEUCORRHEE
PHYSIOLOGIQUE PHATHOLOGIQUE
Prélèvement cervico-
vaginal
- +
-ANTIBIOGRAMME
-ANTIFONGIGRAMME
-Autres agents infectieux inhabituels
-Causes organiques
-Maladies générales
TRAITEMENT
Guérison clinique et
ECHEC biologique
2ème Prélèvement cervico-vaginal
avec Antibio- Antifongigramme
_
+
PHYSIOLOGIQUE Retraiter et rechercher les
facteurs de risque de la
persistance du germe
CONCLUSION
Principales causes:
-Infection génitale basse et haute
-Corps étrangers
-Cancer (utérus, trompe, ovaire)
-Grossesse (mycose)
La leucorrhée peut être le signe d’une IST. La prise
en charge doit être celle d’une IST.
Vaginite et grossesse = risque foetal avec chorio-
amniotite.
Vaginite et ménopause = penser au cancer.
Vaginite chez la fillette = penser au corps étranger.
ECOULEMENT GENITALE CHEZ L’HOMME
PLAN:
INTRODUCTION
DEMARCHE DIAGNOSTIC
ORIENTATION ETIOLOGIQUE
CONDUITE THETAPEUTIQUE
CONCLUSION
INTRODUCTION
Signe d’urétrite souvent d’origine infectieuse
Infection sexuellement transmissible
Fréquent et récidivante car pas d’immunisation
Svt: Neisseria gonorrhoeae, Chlamydiae
trachomatis
(co-infection: 20 à 30%) autres: Trichomonas
vaginalis, Mycoplasma genitallium, Ureaplasma
urealyticum
Complication: prostatite aigue, orchiépididymite
aigue, bactériémie subaigüe avec localisation 2ndr
DEMARCHE DIAGNOSTIC (1)
INTERROGATION EXAMEN EXAMEN
CLINIQUE PARACLINIQUE
-incubation -caractère de -examen
l’écoulement: bactériologique:
-signes associés : purulent écoulement
brulure mictionnelle mucopurulent écouvillonnage endo-
dysurie séreux urétral
pollakiurie
-ECBU
-FDR d’IST :
âge <25 ans -bilant d’IST :
nbre partenaire≥2/an syphilis
rapport sexuel non VIH
protégé herpes génital
tabac, alcool, hépatite B
toxicomanie
-dépistage partenaire(s)
-ATCD d’IST
ORIENTATION ETIOLOGIQUE (1)
CLINIQUES GONOCOQUE CHLAMIDIAE AUTRES
GERMES
-incubation court (2J-5J) long (10J-15J)
-écoulement purulent purulent (15-
jaunâtre (60%) 30%)
clair (30%)
absent (10%) clair (20-60%)
-signes associes chaude pisse absent (25-
50%)
-autres dysurie écoulement
caractères prurit endo- persistant
urétral malgré
.t3 bien conduit
.réinfection peu
probable
PARACLINIQU examen ECBU PCR examen
ES bactériologique serologie prélèvement
adapté
CONDUITE THÉRAPEUTIQUE (1)
Buts:
Soulagé la douleur et gêne fonctionnelle
Guérir l’infection et prévenir les complication
Prévenir la transmission de la maladie
Moyens:
antibiothérapie adapté
CONDUITE THÉRAPEUTIQUE (1)
TRAITEMENT GENERAL
GONOCOQUE Ceftriaxone 250 mg / IM
Céfixine 200 mg x 2
Spectinomycine 2 g / IM
Pefloxacine 800 mg
Ofloxacine 400 mg
Ciprofloxacine 250 mg
Trovafloxacine 200 mg
CHLAMYDIAE, Cycline 200mg/j pdt 10 j(Doxy. )
UREAPLASMA Érythromycine 2g/j ; Roxythromycine
300mg/j ; pristinamycine 2g/j : pdt 10 j
Azithromycine dose unique
Trovafloxacine 200mg/j pdt 5 j
TRICHOMONAS Nimorazole 2g , prise unique
Tinidazole 2g , prise unique
Métronidazole 2g , prise unique
CONDUITE THÉRAPEUTIQUE (2)
Indications:
Approche syndromique
Un kit de traitement de la gonococcie et chlamydiase
en 7j est disponible dans les centres de soins publique
et privé avec:
• 1cp ciprofloxacine 500mg et 14 doxicyclyne à 100mg
• 7 préservatifs
• Des supports éducationnels
• Cartes de notification des partenaires
Le patient se
plaint
d’écoulement
urétral ou
dysurie
Traiter pour gonococcie
et chlamydiase
Eduquer
Noter les ATCD Notifier et PEC les
Examiner OUI partenaires sexuels
Faire presse l’urètre Teste syphilis, VIH
si nécessaire Dmd de revenir après 7j
ou 3j si symptômes
persistent
Ecoulement
urétral persistant
ou récurrent
Noter les ATCD Interrogatoire
Examiner confirme réinfection
Faire presse l’urètre si OUI et/ou mauvaise
nécessaire observance T3
Traiter pour o
Trichomonas vaginalis u
NON i
Eduquer
T3 partenaire(s)
sexuel(s) Répéter le T3 pour
Contrôle après 7j gonococcie et
chlamydiase
CONCLUSION
Ecoulement urétrale est un signe d’urétrite
Souvent d’origine IST
Partenaires doivent être systématiquement dépistés
et traités simultanément
Les rapports protégés sont préconisés pdt 7j après
un T3 à dose unique ou jusqu’à la fin du T3 en
plusieurs prises et jusqu’à disparition des
symptômes
Les préservatifs ont fait la preuve de leur efficacité
pour éviter les urétrites et les IST en général.