I - GENERALITES
1. Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage
commence par des travaux de
terrassement, c’est à dire, par des
mouvements de terre. Ces travaux
débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des
fouilles (excavations) ou des remblais
suivant la nature du projet.
Fouilles en
Terrassement d’un
TERRASSEMENT A CIEL
OUVERT
I - GENERALITES
1. Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage commence par des travaux de
terrassement, c’est à dire, par des mouvements de terre. Ces travaux
débutent par le décapage de la terre végétale. Ensuite on exécute des
fouilles (excavations) ou des remblais suivant la nature du projet.
Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière
Profil en long Profil en travers
Profil en long
2 km
Échelle :
Terrain naturel
Projet
(T.N.)
Déblai
D Remblai
Origine Fin du projet
du projet
Profil en travers
15 m
Échelle :
Profil en remblai Profil en déblai
Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière
Profil en long Profil en travers
Échell 2
e: km
Terrain Échell 15
naturel Proje e: m
Débla
t
Remblai i
Origine
Fin du
du projet
projet Profil en Profil en déblai
remblai
Profil en long :
Coupe verticale passant par l’axe de l’ouvrage.
Profil en travers :
Coupe verticale perpendiculaire au profil en long.
Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé
routier imposent d’importants mouvements de terre.
Pour ce type de chantier, on essaye d’équilibrer les déblais et
les remblais, sous réserve que les matériaux extraits du site
conviennent à la réalisation des remblais
Excavation avec engins
On n’exécute plus à la main (pelle et pioche) que
les terrassements de petite importance. Dès qu’il
s’agit de quelques dizaines de mètres cubes et
quelquefois moins, on a avantage à déplacer un
engin mécanique, en adaptant la puissance de cet
engin au volume à déblayer.
Pour les petits et moyens terrassements, on aura
recours à une pelle mécanique montée sur chenille,
dont le godet peut travailler en raclant de bas en
haut en s’éloignant de la cabine (terrassement en
retro, ou en fouille). La cabine pivote sur elle-
même, et la benne déverse les déblais dans un
Pour des terrassements plus importants, on
utilise des engins qui réalisent à la fois le déblai,
le transport, et la mise en remblai. On rencontre
dans cette catégorie d’engins le bulldozer ou
bouteur, composé essentiellement d’une lame
pouvant s’abaisser plus ou moins, et qui est
poussée par un puissant sur la lame abaissée, on
réalise du déblai ; en continuant d’avancer en
maintenant la lame au niveau du sol, on
transporte le déblai ; enfin en soulevant la lame,
la terre se dépose en remblai, qui est tassé par le
passage des chenilles.
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier
2.2 Les tombereaux de chantier
2.3 Les décapeuses
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier
2.2 Les tombereaux de chantier
2.3 Les décapeuses
3. Les engins d’assistance
3.1 Les compacteurs
3.2 Les niveleuses
LA DECAPEUSE
• L'origine de cet engin étant aux États-Unis, le nom américain de
scraper ou motor-scraper avait été repris universellement. Le
Québec (Office québécois de la langue française) a retenu
l'appellation de « décapeuse » ; la commission française de
terminologie n'a pas tranché, certains préférant la francisation de
scraper en « scrapeur ».
• La décapeuse appelée aussi scraper ou motor-scraper, est
généralement utilisée pour araser les sols. Cet engin possède une
benne avec tiroir éjecteur pouvant se surbaisser et qui, par l'effet du
déplacement de la machine, permet l'extraction des matériaux. Ces
matériaux seront ensuite transportés sur le lieu de déchargement
pour finalement y être répandus en couches.
Décapeuse ou
Scraper
Scrapers à assistance
Le Bulldozer
• Historique de l'engin
• Il a été utilisé à partir des années 1940 et est arrivé en Europe suite à
la Seconde Guerre mondiale pour reconstruire les habitations
dévastées.
• Du mot anglais
• Dans les années 1880 : aux États-Unis, un « bull-dose », ou dose pour
un taureau, était une large et efficace dose de médicament ou de
mesures punitives.
• 1886 : le mot « bulldozer » désignait un pistolet de large calibre et la
personne qui le portait.
• Fin du XIXe siècle : « bulldozing » voulait dire le fait d'utiliser la
force extrême afin de repousser n'importe quel obstacle.
• Plus tard : le mot s'applique au véhicule.
• Le bulldozer est une pelle niveleuse montée sur un tracteur à
chenilles. L'outil de terrassement est une lame profilée portée par
deux bras articulés qu'un mécanisme hydraulique permet de rabaisser
ou de relever. Si la lame est en position basse, l'engin fait un
terrassement par raclage avec une profondeur de coupe de 20 à 30 cm.
En mettant la lame en position intermédiaire, on peut régaler des tas
de déblais en couches d'épaisseur de 20 à 30 cm également. La
position haute est une position de transport.
• Dans certains engins, la lame est inclinable par pivotement autour
d'articulations horizontales. Ce mouvement est commandé par des
bras poussoirs hydrauliques.
• La puissance de l'engin est caractérisée par celle du tracteur et varie
de 25 à 500 ch. La longueur de la lame est proportionnelle à la largeur
de la machine, elle varie de 1,80 m à 6,00 m.
• Le bulldozer et l'angledozer sont des engins
commodes pour :
• niveler des terrains ;
• décaper de la terre végétale ;
• faire le régalage des terres ;
• déboiser ;
• pousser des décapeuses ;
• tirer des charrues ;
• faire du ripage.
Lame frontale
Dent arrière
(ripper
monodent)
Dent arrière
(ripper multidents)
LES CHARGEUSE
La première chargeuse sur pneus a été
développé en 1957 par les frères Louis et Cyril
Keller pour un éleveur de volaille dans le
Minnesota[1]. Il s'agissait d'un véhicule à trois
roues (Deux roues motrices à l'avant et un essieu
directionnel à l'arrière). En 1960 Louis Keller crée
le modèle M400 avec un essieu arrière moteur ce
qui donne véritablement naissance aux chargeurs
modernes.
Une chargeuse est un engin de chantier polyvalent sur
pneus ou sur chenille. Il comporte un corps automoteur
articulé et une benne de grande taille à l'avant. Celle-ci,
aussi appelée godet, peut effectuer un mouvement
vertical et pivoter autour de son axe porteur.
Les imposantes roues de la chargeuse, mûes par un
moteur puissant, permettent la pratique de tous types de
terrain suffisamment durs et une poussée importante
vers l'avant. Très largement utilisé dans les chantiers de
terrassement, il permet, outre le chargement des
camions, de créer, modifier, et déplacer de manière
rapide des tas de terres excavées.
Chargeur à chaînes
LA NIVELEUSE
Une niveleuse est un véhicule de génie civil
constitué essentiellement de 6 roues, d'une lame
frontale (appelée lame "bull" en rapport avec la lame
du "bulldozer" ou bouteur), d'une lame de grande
largeur qui permet de régler en hauteur des couches
de matériaux, et d'un "ripper" (sorte de dents qui
permettent de décompacter des couches de
matériaux en place).
La lame prépondérante de la niveleuse est la grande
lame qui peut se régler depuis la cabine de pilotage
avec des angles allant pratiquement de 0° (lame
horizontale) à 90° (lame verticale)..
C'est cette lame qui permet de régler les différentes
couches de chaussée (fondation et base) constituée
de graves hydrauliques, naturelles ou bitumineuses
(grave bitume).
La niveleuse est pratiquement toujours associée à
un cylindre (rouleau compresseur) ou à un
compacteur (à roues uniquement).
Elle est fréquemment utilisée en Europe comme
véhicule de déneigement, où elle est appelée gratte
dans la langue populaire. L'expression constitue
cependant un calque de l'anglais grader et l'Office de
la langue française recommande l'usage du mot
niveleuse
Niveleuse
Pelle mécanique hydraulique
La pelle mécanique hydraulique est un engin de
chantier également connu sous le nom de
pelleteuse (pelle), ou excavatrice. Quand il est de
petite taille on peut parler de « minipelle » ou «
midipelle ». La pelle hydraulique est constituée
d'un châssis porteur à chenilles ou à pneus,
surmonté d'une tourelle dotée d'une rotation
continue sur 360 degrés. Cette tourelle porte le
moteur, les organes hydrauliques (pompe, moteurs,
vérins), le poste de conduite et l'équipement (bras,
flèche, balancier et godet).
Terrassement d’un
La tractopelle
Une tractopelle est un engin de génie civil
combinant un chargeur sur pneus et une
pelleteuse. La pelle, de petite taille, est
surtout destinée à des travaux légers
(creusement de tranchées, ou en agriculture
pour le ramassage du fumier).
Cet engin est aussi appelé « rétrocaveuse »,
« pelle rétro » ou « chargeuse-pelleteuse »
Rouleau compresseur
Un rouleau compresseur, appelé également
compacteur, est un engin de compactage
motorisé, caractérisé par des roues
cylindriques lisses ou à relief dit « pied de
mouton », servant à tasser le sol support ou
toute autre couche d'une chaussée.
Présentation
Un rouleau compresseur est généralement très lourd (un
modèle compact pèse environ 600-700 kg, un très grand
jusqu'à une vingtaine de tonnes), articulé en son milieu et
équipé de deux larges cylindres appelé « billes » (de la
largeur du véhicule) faisant office de roues (ou encore d'un
cylindre à l'avant et de roues à l'arrière, voire uniquement
des roues) et permettant de tasser, compacter et lisser un
sol remblayé ou l'enrobé d'une route. Les modèles utilisés
sur les enrobés ont un système d'arrosage intégré pour
refroidir les billes et éviter que l'enrobé ne s'y colle et
provoque des arrachements, l'ensemble de ces engins
possède un vibreur à balourd interne.
Il existe aussi des appareils plus compacts, à un seul
rouleau et tractés manuellement ou des plaques vibrantes
très compactes, pour les zones étroites
Types de compacteurs
Compacteurs à rouleau lisse
Compacteurs à pieds de mouton
Compacteurs à rouleau à grille
Compacteurs vibrants
Compacteurs à pneus
Compacteurs à pneumatiques lourds
Compacteur à pieds
dameurs
Compacteur à jante lisse
LE TOMBEREAU
Gros tombereau à quatre roues (très rarement à six) pour
le transport en carrière ou dans les mines à ciel ouvert. On
les rencontre aussi sur les gros chantiers. Leur avantage
demeure dans leur robustesse et leur capacité de charge
élevée, mais ils pâtissent d'une mobilité médiocre sur
mauvais terrain, car ils n'ont que deux roues motrices pour
la plupart. En revanche, leur vitesse est supérieure à celle
de leurs homologues articulés. La charge utile peut
atteindre trois cent soixante tonnes pour le Liebherr T
282B. Il existe aussi de nombreux engins plus petits dont
la charge oscille entre 30 et 50 tonnes pour les plus
courants.
Tombereaux rigides sur une digue en construction
Tombereau rigide
Tombereau articulé
Tombereaux rigides sur une digue en construction
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier
2.2 Les tombereaux de chantier
2.3 Les décapeuses
Pelle mécanique équipée
en rétro
Pelle mécanique équipée d’un
AMORTISSEMENTS DES ENGINS
Il n’existe pas d’engin capable de travailler
avec un rendement de 100%, à cause des
arrêts suivants :
- Entretien de la machine et des accessoires
(par exemple : graissage) ;
- Petites pannes (par exemple : changement
d’un tuyau flexible) ;
- Réglage des machines ;
- Déplacement d’un poste de travail à un
autre ;
- Arrêts du conducteur ;
- Arrêts pour exécution d’autres ouvrages (par
Par rapport à ces éléments on
doit compter un rendement de
80% (pour une heure de travail il
reste 50 minutes) pour les travaux
pendant la journée et de 66%
(pour une heure de travail il reste
40 minutes) pour les travaux
pendant la nuit.
Les éléments qui peuvent influencer la valeur
de coût d’ un engin, sont en principe les
suivants :
- le coût de main d’œuvre de fonctionnement,
- le coût de main d’œuvre d’entretien et de
réparation,
- le coût des matières consommables :
carburants, lubrifiants, etc.
-le coût d’amortissement,
-le coût d’assurance et frais divers.
Amortissement – représente la
déperdition de la valeur marchante du
matériel par : usure, endommagement,
diminution des qualités techniques,
perte des valeurs par rapport aux
engins plus modernes, etc.
La valeur d’amortissement d’un engin
peut être déterminée par plusieurs
méthodes, mais les plus utilisées sont :
- la méthode d’amortissement
uniforme,
CHAPITRE: LE MATERIEL DE
TERRASSEMENT ET LA PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT
> Bassin de décantation sous dimensionné
et exempt de dispositif de filtration
> Engin de chantier stocké en zone de battemen
des marées
> zone de stockage étanche des hydrocarbures et
huiles. Sur des chantiers de petites tailles, des bacs
étanches d’un volume équivalent à celui des
produits
Bac de récupération des eaux de lavage des
toupies
à béton