La coopération technique en droit
international du développement
GROUPE 8
ANDRIAMANAMPY Rota Nombampitiavana – DPII N°95
ANDRIANARIVELOMALALA Rota Nirina Anna – DPII N°98
ANDRIANTSOA Nandy Thalia – DPII N°101
FELTON Soafara Sabrina – DPII N°104
HERINIRINA Fanantenana Hasiniony Marie Odette – DPII N°107
RABEMANANJARA Tatamo Ravaky Ny Ony Nancy – DPII N°112
RAHARIMALALA Nomena Sandratra – DPII N°116
RAJHONSON Ando Ny Aina Mirella – DPII N°117
RAKOTOMALALA Mirantsoa Mireille – DPII N°122
Section 1:
Genèse du concept de
« transfert » dans le cadre du
droit international de
développement :
Le transfert en droit
international de
développement:
Le transfert en droit international de développement désigne, d’une
manière simple et générale, la mise à disposition par un pays
développé de ressources humaines, institutionnelles, technologiques
ou financières au profit d’un pays en développement dans le but de
soutenir le développement économique, social, environnemental et
institutionnel de ce dernier.
Les transferts
La transmission des connaissances Les apports en capitaux
L’axe d’étude:
La transmission des connaissances qui se manifeste principalement sous
deux formes : la coopération technique et les transferts de technologie.
Les transferts
La transmission des connaissances Les apports en capitaux
La coopération technique les transferts de technologie
Le thème central du travail : La
coopération technique
Par coopération technique, on exclut le transfert de
technologie pour se concentrer principalement sur le partage
de savoir-faire, la formation des ressources humaines,
l’assistance administrative, ainsi que le renforcement des
capacités institutionnelles dans les pays en développement.
L’évolution de l’approche classique
de la coopération technique vers
une approche moderne:
Contrairement à la conception classique, qui repose sur une logique
unilatérale d’aide descendante, l’approche moderne de la coopération
technique privilégie un partenariat horizontal, fondé sur la réciprocité,
l’échange mutuel de compétences, et la co-construction de solutions
adaptées, elle reconnait la capacité des pays en développement à être
non seulement bénéficiaires, mais aussi acteurs et contributeurs du
développement.
Les formes de la coopération
technique :
• Coopération bilatérale : Sud-Sud ; Nord-Sud ; Nord-Nord.
• Coopération multilatérale : rassemble des organisations
internationales, des pays donateurs, des ONG, des
institutions de financement, des pays récipiendaires.
Les différentes catégories de
coopération technique:
• La coopération technique dans le cadre du système
des Nations-Unies.
• La coopération technique fournie par les
organisations régionales.
• La coopération technique bilatérale.
• La coopération technique entre pays en
développement.
Les agences spécialisées de
l’ONU en matière de
coopération technique:
•Le PNUD
•L’ONUDI
Le PNUD ou
Programme des
Nations Unies pour le
développement
Les domaines d’action du PNUD:
Depuis 2015, Le PNUD fonde son action sur les objectifs de
développement durable qui ont pris les relais des Objectifs
Millénaires pour le Développement (OMD) dont le but ultime est
l’élimination de la pauvreté.
Par ailleurs, il est important d’annoncer que le PNUD finance les
assistances techniques proprement dites et les fonds pour le
préinvestissement.
Les principes régissant la coopération technique du
PNUD s’appuient sur la résolution 200 (III) de 1948
et la résolution 1240 XIII:
Le respect de la souveraineté nationale : l’aide ne doit pas entrainer
une ingérence politique.
La primauté de l’intérêt national du pays bénéficiaire : chaque
intervention est adaptée aux réalités des pays bénéficiaires.
Les priorités aux résultats : l’efficacité de la coopération est mesurée
par l’impact concret du projet.
Le financement du PNUD:
Le financement du PNUD repose sur des contributions volontaires
des Etats membres de l’ONU ainsi que sur la participation des pays
demandeurs de l’aide.
Ainsi un problème se pose du fait qu’il n’existe aucun mécanisme de
contrainte obligeant les Etats qui annoncent leurs engagements lors
des « conférences d’annonces des contributions » pendant les
réunions annuelles.
Le cycle de la coopération
du PNUD:
I- Programmation : Il appartient au pays bénéficiaire de déterminer
les projets prioritaires.
II- Formulation et examen des demandes : Par les représentants
résidents sauf un projet important qui nécessite une approbation de
Conseil d’administration.
III- Exécution du programme : il les confie à des agents d’exécutions.
IV- Contrôle et évaluation : publié dans un rapport annuel.
L’ONUDI ou
Organisation des
Nations Unies pour le
Développement
Industriel
Qu’est ce que l’ONUDI ?
L ‘Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel
(ONUDI) est une agence spécialisée de l’ONU qui accompagne les pays
en développement dans leur industrialisation et modernisation
économique. Fondée en 1966 et devenue une agence spécialisée de
l’ONU en 1985, ayant pour mission d’accélérer le développement
industriel des pays en leur fournissant les outils nécessaires pour se
moderniser. Son objectif principal est de stimuler la compétitivité
industrielle, de favoriser l’innovation et d’intégrer le développement
durable dans les stratégies de croissance.
Les objectifs principaux de
l’ONUDI:
• Renforcer la compétitivité des industries locales.
• Faciliter le transfert technologique et l’accès à l’innovation.
• Créer des emplois et améliorer les compétences locales.
• Soutenir une industrialisation durable et écoresponsable.
• Encourager les échanges commerciaux et les partenariats
internationaux.
L’ONUDI accompagne les pays en développement en leur offrant une
expertise technique, des financements et des stratégies adaptées à
leurs besoins.
Le cycle de coopération de
l’ONUDI:
L’ONUDI suit un processus bien structuré dans ses interventions :
Identification des besoins : Analyse des défis industriels et économiques
du pays.
Élaboration d’une stratégie : Définition d’un plan d’action en partenariat
avec les autorités locales.
Mise en œuvre des projets : Déploiement des initiatives via experts,
financements et infrastructures.
Suivi et évaluation : Vérification des résultats et ajustements si nécessaire.
Ce modèle garantit une industrialisation efficace et adaptée aux réalités
locales.
Les principes régissant
la coopération
technique de l’ONUDI:
Les principes de coopération
technique de l’ONUDI :
L’ONUDI régit ses interventions selon plusieurs principes fondamentaux :
Respect de la souveraineté nationale : Les projets sont adaptés aux
politiques du pays bénéficiaire, sans ingérence.
Approche participative : Les gouvernements, industries locales et
investisseurs sont impliqués dans les décisions.
Durabilité et autonomie : L’objectif est de rendre les pays
indépendants à long terme, sans dépendance excessive à l’aide
internationale.
Innovation et compétitivité : Encourager l’usage des technologies
avancées et des modèles industriels modernes.
Les pays bénéficiaires et les
conditions d’éligibilité:
L’ONUDI intervient principalement dans :
Les pays les moins avancés (PMA), qui ont un faible niveau de
développement économique.
Les pays émergents, en quête de modernisation industrielle.
Les pays en transition, cherchant à restructurer leur économie après
des crises politiques ou économiques.
Section 2 : LA COOPERATION
TECHNIQUE DANS LE CADRE DES
ORGANISATIONS REGIONALES :
L’exemple de l’union européenne
Modalités de la coopération technique 3) Exécution : Les États ACP mettent en
UE–États ACP: œuvre les projets, recrutent l’assistance
La coopération repose sur une technique et passent les marchés, avec
collaboration étroite, dans le respect du appui de l’UE.
principe d’égalité.
4)Évaluation : Deux évaluations sont
Elle se déroule en 4 phases clés : réalisées : une en cours d’exécution et
1)Programmation : Les États ACP une à la fin pour mesurer l’impact, avec
définissent leurs priorités. Les possibilité d’ajustements.
programmes sont établis conjointement locales
avec l’UE et financés par le FED.
2)Instruction et décision : Les États ACP
soumettent leurs projets. L’UE instruit
avec eux mais prend seule la décision
de financement.
Section 3: LA COOPERATION
TECHNIQUE BILATERALE
Présentation générale
Les pays industrialisés ont mis en place des institutions spécialisées pour
gérer l’aide bilatérale.
Objectif : soutenir le développement dans les pays du Sud via une
coopération technique et financière.
• Exemples de pays donateurs : Japon, États-Unis, France, Canada.
Le Japon – JICA
.JICA (Japan International Cooperation Agency)
Créée en 1974, sous tutelle du Ministère japonais des Affaires étrangères.
Mission : gérer l’aide bilatérale et complémenter la JBIC (Banque japonaise
pour la coopération internationale).
Réforme de 2003 : fusion partielle avec la Banque Japonaise pour la
coopération internationale, extension des missions et renforcement de
l'autonomie.
• Interventions :
• -Soutien financier (Dons et crédits)
-Coopération technique,
• Partenariats : Banque mondiale et les banques régionales
Les États-Unis – USAID
USAID (United States Agency for International Development)
Créée en 1961 pour être le bras principal du gouvernement américain dans l’aide au
développement.
Double objectif :
-Améliorer le bien-être mondial,
-Servir les intérêts stratégiques des États-Unis.
• Domaines d’intervention :
• -Développement économique,
• -Gouvernance, démocratie, droits humains,
• -Santé, éducation, environnement,
-Aide humanitaire (catastrophes, crises).
• Policy framework: Définition des objectifs, procédure, mise en œuvre et suivi des
programmes
France-AFD
• - Réforme de 1998 : rupture avec la logique coloniale
• - Typologie des bénéficiaires :
• • Pays pauvres prioritaires (Afrique subsaharienne)
• • Pays à revenu intermédiaire (Maghreb)
• • Pays émergents à enjeux globaux
• • Pays en crise
• - Acteurs principaux :
• • AFD (Agence Française de Développement)
• • PROPARCO (secteur privé)
Canada-ACDI
• Historique : BAE (1960) → ACDI ou Agence Canadienne de
Développement International (1968) → MAECD ou Ministère des
Affaires étrangères, Commerce et Développement (2013)
• Loi de 2008 : conditions de l’aide :
• Réduction de la pauvreté
• Respect des droits humains
• Prise en compte des bénéficiaires
• Politique 2017 : priorité à l’égalité des genres
• Enjeux : 4 Mds USD pour 100+ pays (2016–2017)
Section 4:
LA COOPERATION TECHNQUE ENTRE
PAYS EN DEVELOPPEMMENT
• Origines et fondements de la coopération
technique entre pays en développement
(CTPD)
Le Plan d’Action de BUENOS -AIRES
• Evolution de la CTPD vers une
Coopération
• Sud-Sud depuis le Plan d’Action de
BUENOS –AIRES
I. Origines et fondements de la
coopération technique entre pays
en développement (CTPD)
La Conférence de Bandoeng Premières initiatives L’émergence de l’idée
(1955) : une impulsion initiale onusiennes (1964-1972) d’autonomie collective
• CNUCED et l’Assemblée • Défendue dès l’année 1970
• Première reconnaissance du générale examinent la par le mouvement des Non-
principe de coopération Sud- coopération surtout sous alignés
l’angle commercial et • Consacrée dans la résolution
Sud, notamment entre pays
régional. 3202 (S-VI)(1974) sur le
afro-asiatiques.
• Coopération Sud-Sud perçue Nouvel Ordre Economique
• Idée encore vague à dès lors comme indissociable International (NOEI)
l'époque, sans précisions de la coopération Nord-Sud. • Le but : renforcer
• 1972 : la résolution 2974 l’indépendance collective des
concrètes.
(XXVII) marque l’apparition pays en développement en
de la CTPD comme modalité intensifiant la coopération
spécifique, avec la mise en technique.
place d’un groupe de travail
par le PNUD.
Le Plan d'action de Buenos Aires
(1978)
Objectifs de la CTPD Mesures envisagées
• Renforcer l’autonomie nationale a) Niveau national :
et collective. • Prise de conscience des ressources techniques
• Favoriser l’innovation, les nationales.
échanges d’expériences, et le • Création ou renforcement des infrastructures (institutions,
développement de capacités ressources humaines, informations).
LE PLAN
locales. • Mobilisation et modernisation des institutions nationales
D'ACTION DE
• Améliorer l’analyse collective des pour mettre en œuvre la CTPD.
BUENOS AIRES
problèmes de développement. b) Niveaux sous-régional, régional et interrégional :
(1978)
• Accroître les communications • Renforcer les capacités des organisations régionales.
techniques entre pays du Sud. • Identifier les besoins et capacités techniques régionales.
• Appui requis des pays du Nord et c) Niveau mondial :
des institutions internationales. • Le système des Nations Unies doit promouvoir la CTPD.
• Principe fondamental : respect de • Le PNUD devient le moteur central de la CTPD, assurant
la souveraineté et de l’égalité coordination, exécution, et financement.
entre États.
L’évolution de la coopération Sud-
Sud depuis le Plan d’action de
Buenos Aires
Le suivi et l’évolution post-Buenos Aires
Le Comité de haut niveau et
l’élargissement de la Dimensions de la
coopération Coopération Sud-Sud élargie
• Origine : Recommandation 37 du • Au niveau national : diversification
Plan d'action de Buenos Aires vers l’agriculture, éducation,
(1978) → création du Comité de commerce, etc.
haut niveau sur la CTPD en 1980. • Au niveau régional : initiatives
• Fonction : Examiner comme le NEPAD, ASACR, et le
annuellement la mise en œuvre Centre d’intégration en Uruguay.
du Plan • Appui croissant des pays
développés et organisations
internationales.
Contraintes persistantes
2009 – Conférence de Nairobi : vers
une coopération élargie et
triangulaire
• Inclusion de coopérations financière, • Manque de politiques cohérentes
monétaire, humanitaire. dans certains pays.
• Introduction et promotion de la • Faible documentation et
coopération triangulaire.
transparence.
• Principes : souveraineté, égalité, non-
• Capacités limitées du Bureau des
ingérence, efficacité, transparence.
Nations Unies pour la coopération
• Objectifs : soutien au
Sud-Sud.
développement, échange de savoirs,
renforcement institutionnel. • Recommandations du PNUD
(2013) pour des améliorations
institutionnelles.
CONCLUSION
La coopération technique vise à renforcer les capacités des pays
en matière de développement, que ce soit à traves des initiatives
multilatérales sous l’égide des Nations Unies, des accords
bilatéraux entre deux Etats, des programmes régionaux
impliquant plusieurs pays d’une même zone géographique, ou
encore des échanges entre pays en développement. Ces
différentes formes de coopération permettent d’améliorer de
gouvernance, de moderniser les infrastructures et de promouvoir
des solutions adaptées aux défis économiques et sociaux.