Leishmanioses
Fodé Bangaly SAKO, MD, FWACP
Maître de Conférences Agrégé des Universités
BALDE Moussa
Assistant Chef de Clinique
Service des Maladies infectieuses et tropicales, Hôpital National Donka
Objectifs
1. Définir leishmaniose
2. Décrire les modes de transmissions non vectoriels
3. Enumérer La triade clinique classique de leishmaniose viscérale
4. Citer au moins trois (3) examens de confirmation de leishmaniose
5. Poser les indications thérapeutiques de leishmaniose selon les formes
cliniques
6. Proposer 03 mesures de prévention de leishmaniose
Plan
I. Généralités
II. Signes
III. Diagnostic
IV. Traitement
I. Généralités
Définition
La leishmaniose est une maladie parasitaire à l’origine d’affections
cutanées ou viscérales très invalidantes, qui peuvent être mortelles si
elles ne sont pas traitées.
I. Généralités
Intérêt
• Epidémiologique
Problème de santé publique
Urgence médicale
I. Généralités
Intérêt
• Pronostique
Maladie potentiellement mortelle
I. Généralités
Intérêt
• Thérapeutique
• Pas de vaccin préventif opérationnel
I. Généralités
Historique
Les fossiles nous indiquent que des Leishmania existent depuis 100 millions
d'années. On les retrouvait déjà dans le sang de vertébré ingéré par une
mouche hématophage. Les premières preuves de cas de Leishmaniose
chez l'humain sont des tablettes du VII e siècle avant notre ère.
I. Généralités
Historique
1900 : William Leishman et Charles Donovan, en Inde, découvrent
indépendamment le parasite (appelé plus tard Leishmania donovani) dans
des frottis de rate de malades atteints de kala-azar et l'incriminent comme
agent étiologique de la maladie.
I. Généralités
Historique
Des descriptions de lésions visibles similaires à la leishmaniose cutanée
apparaissent sur des tablettes du roi Assurbanipal datant du VIIe siècle
avant notre ère , dont certaines peuvent provenir de textes encore plus
anciens, datant de 1500 à 2500 avant notre ère.
I. Généralités
Epidémiologie
• Agent pathogène:
Plus de 15 espèces de leishmanies identifiables par des méthodes
moléculaires peuvent infecter l’homme avec trois tropismes cliniques
dominants : viscéral, cutané et muqueux
I. Généralités
Epidémiologie
• Agent pathogène:
- Réservoir
Phlébotomes femelles infectées
Les rongeurs est le réservoir majeur.
I. Généralités
Epidémiologie
• Agent pathogène:
- Modes de transmission
Piqure du vecteur (Phlebotome)
Non vectorielle est très rare : transfusion, trans-placentaire, accident
de laboratoire, partage de seringue chez les usagers de drogues
intraveineuses, transplantation d’organe
I. Généralités
Epidémiologie
• Agent pathogène:
- Facteurs favorisants
Populations les plus précaires.
La malnutrition,
L'insalubrité et les
Déplacements des populations
I. Généralités
Epidémiologie
• Répartition géographique
88 pays à travers le monde, principalement en Amérique du Sud et en
Amérique centrale, en Afrique, en Asie et dans le sud de l'Europe.
Environ 95 % des cas de LC sont présents dans les Amériques, dans le
bassin méditerranéen, au Moyen-Orient et en Asie centrale . On estime
qu'il y a entre 600 000 et 1 million de nouveaux cas chaque année dans le
monde, mais seuls 200 000 d'entre eux sont notifiés à l'OMS.
I. Généralités
Physiopathologie
Après l'infestation par les phlébotomes, les promastigotes extracellulaires
sont phagocytés par des macrophages hôtes; à l'intérieur de ces cellules, ils
se transforment en amastigotes. Les parasites peuvent rester localisés dans
la peau ou s'étendre à la muqueuse du nasopharynx, ou se propager à la
moelle osseuse, à la rate, au foie et parfois à d'autres organes, entraînant 3
formes cliniques majeures de leishmaniose:
• Cutanée; Muqueuse et Viscérale
II. Signes
TDD: Leishmaniose de l'adulte jeune
• Phase d’incubation:
L'incubation est lente, de 3 mois à 1 an, voire plusieurs années après la
piqûre infestante
II. Signes
TDD: Leishmaniose de l'adulte jeune
• Phase d’état:
Début brutale
Une fièvre irrégulière
Une anémie responsable d'une pâleur extrême
Un syndrome spléno-hépato-ganglionnaire .
II. Signes
TDD: Leishmaniose de l'adulte jeune
• Examens complémentaires
• Examens de confirmation:
La méthode moléculaire (PCR),
l'histopathologie (biopsie colorée par Giemsa)
la sérologie pour la leishmaniose viscérale
La culture est également possible dans certains laboratoires spécialisés.
II. Signes
TDD: Leishmaniose de l'adulte jeune
• Evolution
o En quelques mois ou années => état grabataire cachectique
o Malade décharné, léthargique => coma d’évolution fatale
o Parfois précipité par des infections intercurrentes
II. Signes
Formes cliniques
Leishmaniose cutanée
Leishmaniose muqueuse / tégumentaire
Leishmaniose viscérale).
II. Signes
Formes cliniques
Forme Cutanée: est la variante la plus fréquente.
La présentation clinique peut être très variable.
Typiquement, elle produit une papule puis une plaque avant d'évoluer vers
un ulcère dont les bordures sont surélevées .
L'ulcère peut être couvert d'un tissu fibrineux ou de sécrétions.
II. Signes
Formes cliniques
Forme Cutanée:
Lésions cutanées indolores chroniques qui grossissent, sous forme de
nodules ou de larges ulcères qui peuvent persister pendant des mois, voire
des années, mais finissent par guérir .
II. Signes
Formes cliniques
Forme Cutanée:
II. Signes
Formes cliniques
Forme muqueuse / tégumentaire:
Elle provoque typiquement des lésions chroniques ou des ulcères, plus
souvent au niveau du nez que de la cavité buccale. Elle peut alors causer
des troubles du nez, de la congestion nasale et parfois des lésions érosives,
au niveau du septum nasal ou du pharynx
II. Signes
Formes cliniques
Forme muqueuse
/ tégumentaire:
II. Signes
Formes cliniques
Forme viscérale
La forme la plus grave, se manifeste par une fièvre, une anémie, un
amaigrissement, un gonflement du foie et de la fréquence et des ganglions
lymphatiques.
La présentation clinique habituelle est la triade bien connue : fièvre, pâleur
et splénomégalie
II. Signes
Formes cliniques
Forme viscérale
III. Diagnostic
Positif:
• Arguments épidémiologiques
• Arguments cliniques
• Arguments paracliniques
III. Diagnostic
Différentiel:
• Les maladies provoquant des ulcères indolents :
• syphilis tertiaire
• pian
• lupus vulgaire
• Histoplasmose duboisii
• Maladie cutanée diffuse :
• lèpre lépromateuse
IV. Traitement
Curatif :
• Buts
o Détruire le parasite
o Supprimer le cycle de transmission
o Prévenir ou minimiser les complications
IV. Traitement
Curatif :
• Moyens
o Adjuvants: traitement symptomatique
o Spécifiques
IV. Traitement
IV. Traitement
IV. Traitement
IV. Traitement
Préventif
Aucun vaccin efficace n’est actuellement disponible.
L’utilisation de vêtements imprégnés de perméthrine est efficace.
Les répulsifs à base de diéthyloluamide (DEET) sont d’efficacité sous-
optimale.
IV. Traitement
Préventif
Des mesures collectives comme l’épandage d’insecticides,
L’élimination d’un réservoir synanthropique (vivant à proximité et
bénéficiant de l'habitation humaine),
la déforestation périe domiciliaire on montré leur efficacité mais ne sont
pas pérennes.
Merci de votre attention