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Introduction

Le document présente le droit pénal et la procédure pénale, en détaillant les règles de conduite de l'enquête policière, le déroulement du procès pénal et les droits de la défense. Il aborde également les principes directeurs du procès pénal, tels que le droit à un procès équitable et la présomption d'innocence, ainsi que les organes de la police judiciaire et leurs fonctions. Enfin, il souligne l'importance des preuves et des témoignages dans le cadre du processus judiciaire.

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Introduction

Le document présente le droit pénal et la procédure pénale, en détaillant les règles de conduite de l'enquête policière, le déroulement du procès pénal et les droits de la défense. Il aborde également les principes directeurs du procès pénal, tels que le droit à un procès équitable et la présomption d'innocence, ainsi que les organes de la police judiciaire et leurs fonctions. Enfin, il souligne l'importance des preuves et des témoignages dans le cadre du processus judiciaire.

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•S6 Droit des

Cours de Affaires
procédure •FSJES Salé
pénal •2024/2025
•Pr. GUELIDA
Introductio
n
Présentation de la PP

Recherche et jugement des


auteurs de l’infraction
Elle constitue la troisième
composante du DPGet du DPS

Contestation de l’infraction
Présentation
de la PP
Cette matière comprend:
- l’ensemble des règles relatives à la conduite de l’enquête policière;
- Le déroulement du procès pénal ( poursuite, instruction, jugement,
voies de recours, droits de la défense etc…);
- L’organisation et la compétence juridictionnelles (juridictions
répressives de droit commun et juridictions spéciales);
- Statuts et attributions des organe judiciaires et des organes
auxiliaires de la justice pénale;
- Certaines mesures liées à l’application des peines (casier judiciaire,
exécution de la peine de mort … etc)
Droit pénal général

• S’attache à l’étude des règles communes à toutes les infractions


pénales, aux conditions de la responsabilité et aux sanctions.
• Le DPG détermine les éléments constitutifs généraux des
infractions pénales, les conditions générales sur la base
desquelles la responsabilité de l’auteur peut être engagée,
exclue ou atténuée et les formes et typologies des sanctions, les
modalités de leur individualisation par le juge, ainsi que de leurs
causes de suspension ou de leur extinction avec ou sans
effacement de la condamnation.
Droit pénal spécial DPS

• Il s’agit d’un catalogue des


incriminations prévues par la loi,
chacune étant envisagée isolément
quant à ses éléments constitutifs et sa
sanction, mais aussi quant aux
conditions spécifiques, s’il y a lieu, de
mise en œuvrée la responsabilité et
même, dans certains cas, quant aux
spécificités procédurales à observer.
Définition de la PP

« l’ensemble des formes qui constituent la justice criminelle et règlent son


action. Le but de la loi pénale est de donner une sanction au droit ; le but
de la procédure est d’en assurer la complète manifestation » (Faustin Hélie,
1866).
- Le procès pénal régit tout ce qui se passe en amant, c’est-à-dire la phase
policière, et la phase de l’instruction préparatoire menée par un magistrat.
- La P.P concerne aussi la phase de l’exécution de sa peine. Cette discipline
vise à:
 Déterminer l’organisation et la compétence des juridictions
répressives;
 Fixer les règles qui doivent être observées dans le cadre du processus
judiciaire, pour chercher l’infraction, les auteurs, et juger l’individu en
voie de condamnation.
2- Rapport des la PP avec les autres
branches de droit
Procédur
e Pénale

Droit Procédur
Penal e Civile
3- Sources

P.P

Source Source
s s
extern interne
es s
Les sources internes

LA CONSTITUTION LA LOI LE RÈGLEMENT


3- Les sources
externes
 Parmi les principes fondamentaux insérés dans la
PP:
 la préemption d’innocence;
 Le respect des droits de la défense;
 La célérité de la procédure
 À titre d’exemple: article 3 de la déclaration
universelle des droits de l’homme est incarné par
l’article 5 du C.P.P.
4- Les parties à l’action
publique
Mini
stèr
Déf
e
end
pub
eur
liqu
e
Le ministère publique (partie
demanderesse)

Déclench L’exécuti
Exerce
ement de on de la
l’action
l’action peine
publique
publique définitive
I- Les principes
directeurs du
procès pénal
Plan du titre
Chapitre 1: Le droit à un procès
équitable
• Section 1: Le droit d’accès à un tribunal
• Section 2: Les principes relatifs à l’autorité judiciaire

Chapitre 2: la preuve en matière


pénale
• Section 1: la charge de la preuve
• Section 2: Modes de preuve
• Section 3: La valeur de la preuve
protection à triple niveau

Au niveau
international

Princ
ipes
direc
teurs Au
Au niveau
constitutionn
nivea
el
u
légal
Chapitre 1: Le droit à un
procès équitable

Ce droit est incarné par :


 un droit d’accès à un
tribunal;
 une justice de qualité
Un droit garanti mais qui peut
être objet des limitations.
Ces limites ne doivent pas
conduire à en restreindre
l’exercice au point qu’il se
Section1: Le trouve atteint dans substance
droit d’accès à Se caractère fondamental
un tribunal trouve ses sources dans La
constitution marocaine dans
son article 118 garantie le
droit d’accès à la justice et est
également établi dans les
sources supranationales.
Section 2 : Les
principes relatifs à
l’autorité judiciaire

Deux principes:
 le principe de la séparation des fonctions
judiciaires
Les principes de l’indépendance et de
l’impartialité de l’autorité judiciaire
1- Le principe
de la séparation
des fonctions
judiciaires
Le principe de la séparation des fonctions de
la poursuite et de l’instruction

LE JUGE LE MP
D’INSTRUCTIO
N
Le principe de la séparation des fonctions d’instruction et de
jugement

JUGE JUGE DE
D’INSTRUCTI JUGEMENT
Le principe de la séparation des fonctions de
poursuite est de jugement

Jug
e
MP du
siè
ge
2- Les principes de
l’independence et de
l’impartialité de l’autorité
judiciaire
Le principe
Le principe de Le principe de
d’impartialité de
l’indépendance publicité est de
l’autorité
de la justice délai raisonnable
judiciaire

Le principe de
l’égalité des
armes, les droits
de la défense et
le principe du
contradictoire
Le principe de
l’indépendance de la
justice

Absence de subordination aux autres


pouvoirs
Indépendance à l’égard des
justiciables, pour garantir la sérénité
du juge.
Le
principe Impartialité
d’impartia
lité de
l’autorité
judiciaire
Indépendance
Le principe de publicité est de
délai raisonnable

La publicité des débats et du jugement, ce


principe est garanti par l’article 123 de la
constitution marocaine, ainsi que l’article 6, S1
de la convention EDH.

Le principe de délai raisonnable est prévu à


l’article 6 S1 de la convention EDH
Le principe Principe
de Le
de
l’égalité principe
l’égalité
des armes, contradict
des
les droits oire
armes
de la
défense et
le principe Les droits
du de la
contradict défense
oire
Chapitre 2: La preuve ne
matière pénale
La
charge
de la
preuv
e
La
Modes
valeur
de
de la
preuv
preuv
e
e
Section 1: La charge de la preuve

LE PRINCIPE DE LA LES TEMPÉRAMENTS


PRÉSOMPTION APPORTÉS À LA
D’INNOCENCE PRÉSOMPTION
D’INNOCENCE
Le principe de la présomption d’innocence

• La présomption d’innocence signifie qu’un


individu est innocent tant que son
inculpabilité n’a pas été prouvé par un
jugement irrévocable. Elle impose à
l’accusation de démontrer la culpabilité de la
personne poursuivie, c’est-à-dire de reverser
le jeu de la présomption. Ce principe est
garanti par la constitution marocaine
Les tempéraments apportés à la présomption
d’innocence

Les procès verbaux de la PJ et de la


gendarmerie font fois jusqu’à preuve du
contraire

Le droit de silence de l’accusé

Le progrès de la science « ADN »


Section 2: Les modes de preuve

Le principe en matière pénale : « la preuve est


libre »

Les moyens de preuve:

L’aveu Les témoignages


L’aveu
L’aveu, jadis considéré comme la « reine des
preuves », est un mode de preuve laissé comme les
autres à l’appréciation des juges : son importance varie
selon son niveau de précision ou sa concordance avec
d’autres éléments. Il doit avoir été obtenu de manière
régulière et loyale. Les déclarations obtenues par ruse,
piège, violence, menaces, provocations, tortures ou
traitement inhumain ou dégradant doivent dès lors
écartées purement et simplement des débats.
Les
témoignages
• Les témoignages jouent un rôle non négligeable dans la manifestation
des la vérité, à tel point que « les témoins sont les yeux et les oreilles
du juges ». Au sens large, le témoignage est tout renseignement fourni
à la justice par un autre que l’inculpé, le prévenu de l’accusé.
• Il peut porter sur les faits, sur les circonstances qui les ont entourés ou
sur la personne du prévenu (conduite, moralité…). C’est avec l’aveu, la
preuve la plus utilisée, mais tout comme l’aveu, c’est une preuve
fragile : le témoin peut se tromper, il ne rapporte jamais que sa
perception subjectives des faits, il peut encore avoir été influencé.
• Le juge apprécie souverainement en fait la force probante des
témoignages, pourvu qu’il ne fasse pas dire aux témoins ce qu’ils n’ont
pas dit.es témoignages, pourvu qu’il ne fasse pas dire aux témoins ce qu’ils n’ont pas di
Section 3 : La valeur de la
preuve
• Il existe en principe deux système de preuves. D’une
part, la preuve légale, c’est-à-dire que le juge devrait
condamner à chaque fois qu’une preuve ayant une
force probante déterminée par la loi a été administrée.
D’autre part, l’intime conviction du juge;
• Le principe liberté d’appréciation des preuves.
II. L’ enquête
policière
Plan du titre

Chapitre 1: Les organes de la police judiciaire


Section 1: Les officiers supérieurs de la police
judiciaire
Section 2: Les officiers de la police judiciaire
Section 3: L’agent de police judicaire
Section 4: Les fonctionnaires chargés de
fonction de la police judiciaire
Chapitre 2: Les opérations de la police judicaire
Section 1: L’enquête de flagrance
Section 2: L’enquête préliminaire
Section 3: Enquête sur commission rogatoire
Section 4: les procès verbaux et les rapports
Chapitre 1: Les organes de la
police judiciaire
Section 1 :Les officiers supérieurs de la police
judiciaire

PROCUREUR PROCUREUR DU JUGE


GÉNÉRAL DU ROI ROI D’INSTRUCTION
Procureur général du Roi

• Le MP est représenté auprès de la Cour d’appel par le procureur général du Roi en


personne sous le contrôle de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de sa
circonscription.
• Le procureur général du Roi procède en personne ou fait procéder à tous les actes
nécessaires à la recherche des crimes, en appréhender les auteurs et les présenter aux fins
de poursuites.
• Conformément aux dispositions de l’article 36 et 40 du C.P.P, le procureur général du Roi
a le droit de recourir à la force publique dans l’exercice de ces fonctions. Il procède aussi à
la notation des officiers de la brigade nationale régionale de la PJ de son ressort.
Procureur du Roi

Le Procureur du Roi a le droit de procéder ou faire procéder à tous


les actes nécessaires à la recherche des auteurs des infractions à la
loi pénale;
Il ordonne qu’ils soient appréhendés et présentés aux fins de
poursuite;
Il a aussi le droit de décerner des mandats d’arrêt internationaux de
recherche et d’arrêt aux fins d’extraditions;
 Il dirige, dans le ressort de son tribunal, l’activité des officiers de
police judiciaires et procède à leur notation à la fin de chaque
année;
En cas de conflit de compétence en applique les dispositions de
l’article 44 du CPP
• Le juge d’instruction est un officier
supérieur de la police judiciaire.
• Le législateur lui attribue des
pouvoirs importants, car il procède
Le juge à l’instructions des infractions
commises dans le ressort de sa
d’instructi circonscription. Il est le plus
on souvent saisi par un réquisitoire afin
d’informer du procureur du Roi. Il
peut aussi être saisi par une plainte
de la victime accompagnée de
constitution de partie civile.
Situation de la flagrance

• le transport du juge d’instruction sur les lieux de l’infraction lui attribue


la priorité pour procéder à toute opération et à tous actes justifiés par
l’urgence, et cela en dépit de la présence du procureur général du Roi ou
du procureur du Roi sur le lieu de l’infraction. Il peut aussi procéder à des
constatations d’indices matériels, à des perquisitions et saisies (…).
• Le juge d’instruction peut, aussi, décerner des mandats et décider de
contrôle judiciaire, ou la détention préventive. Il procède au lieu du
domicile de l’inculpé à la désignation d’une personne physique ou
morale habilitée à contribuer à l’application du contrôle judiciaire ou à la
désignation d’un service de police ou de gendarmerie Royale ou tout
service judiciaire ou administratif compétent.
Section 2:
Les officiers
Les officières
de la policiers de la PJ Les agents de
judiciaires chargés des la PJ
mineurs

Les
fonctionnaires
et agents
Les officiers auxquels la loi
de la PJ attribue
certaines
fonctions de
la PJ
Deux catégories

 les officiers de police judiciaire de plein droit et;


 les officiers de police judiciaire désignés.
Les officiers de police judiciaire de
plein droit (art. 20 CPP)
 Le directeur général de la sûreté nationale, les préfets de
police, les contrôleurs généraux de police, les commissaires de
police, les officiers de polices ;
 Les officiers et gradés de la gendarmerie Royale ainsi que les
Gendarmes commandant une brigade ou un poste de
gendarmerie Royale, pendant la durée de ce commandement ;
 Les pachas et Caïds ;
 Le directeur général de la direction de la surveillance du
territoire, les préfets de police, les contrôleurs généraux de
police, les commissaires de police, les officiers de police de
cette direction concernant les infractions visées à l’article 108
CPP.
Les officiers de police judiciaire
désignés
 Les officiers de police judiciaire désignés : d’une part cette
qualité peut être octroyé aux inspecteurs de la sûreté
nationale ayant une ancienneté d’au moins trois ans de
service, mais il faut un arrêté conjoint des ministres de la
justice et de l’intérieur. D’autre part aux gendarmes ayant
effectué le même temps de service avec un arrêt du ministre
de la Justice et de l’administration de la défense nationale
dont le rôle est délégué au chef du gouvernement.
Officiers de police judiciaire spécialisés dans
le domaine de la délinquance des mineurs

Ils sont compétents pour:


- La constations des infractions,
- Rassemblement des preuves et des indices et la recherche des
délinquants;
- Ils reçoivent les plaintes de dénonciations;
- Ils effectuent des enquêtes préliminaires;
- En cas de flagrant délit, ils peuvent effectuer les actes
nécessaires au bon déroulement de l’enquête et informer, sans
délai, le procureur.
1- Catégories
Le directeur général de la sureté nationale, les préfets de police,
les contrôleurs généraux de police, les commissaires de police,
les officiers de police

• Les contrôleurs généraux de police, les


commissaires de police, les officiers de police
exercent, souvent, les fonctions de police
judiciaire avec la coordination du MP. Le
directeur général de la sureté nationale, les
préfets de police prennent seulement, en
tant que haute autorité administrative, la
direction et le contrôle de ces organes.
Les officiers de police judiciaire chargés des mineurs

• En vertu des dispositions de l’article 460 C.P.P. un officier de police


judiciaire est en charge des mineurs. Il s’agit d’une police spécialisée en la
matière conformément aux dispositions de l’article 40.3 de la Convention
internationale des droits de l’enfant (C.I.D.E). Cette règle est aussi garantie
par l’ensemble des règles minima des Nations-Unis concernant
l’administration de la justice pour les mineurs du 29 novembre 1985.
Les Pachas et les Caïds

• Ils ont la qualité d’officiers de police judiciaire pour le délit


des mineurs.
• Le Wali ou le Gouverneur, ils ont la qualité d’officiers de
police judiciaire, mais il faut la réunion de trois conditions:
En cas d’urgence;
Dans le cadre des infractions contre la sureté intérieur ou
extérieur de l’Etat;
 cette autorité de l’Etat n’ayant pas connaissance que
l’autorité judiciaire a déjà été saisie.
Les officiers et gradés de la gendarmerie Royale
ainsi que les Gendarmes commandant une
brigade ou un poste de gendarmerie Royale
pendant la durée de ce commandement

• Cette catégorie de la police judiciaire concerne les officiers de la


gendarmerie Royale et les Gendarmes dont le grade est supérieur
au grade de lieutenant, car ce dernier n’a pas la qualité d’officier
de police judiciaire, à moins qu’il commande une brigade ou un
poste de gendarmerie Royale.
• Il est à noter que les simples Gendarmes peuvent être des officiers
de police judiciaire à condition de compter trois ans de services
dans la gendarmerie et d’être nominativement désigné par arrêté
des ministres de la justice et de l’administration de la défense
nationale.
2- Contrôle et responsabilité de police
judiciaire
Sanctions
disciplinaire
s
Responsabili
té pénale
Responsabili
té civile
La sanction disciplinaire

 Les membres de la police judiciaire exercent leurs fonctions


sous la direction du procureur du Roi, et ils sont placés dans
chaque ressort de la Cour d’appel sous l’autorité du
procureur général du Roi et sous le contrôle de la chambre
correctionnelle de la Cour d’appel.
 Ainsi tout manquement relevé à l’encontre d’un officier de
police judiciaire ou d’un officier ou agent susvisé dans
l’exercice de ses fonctions de police judiciaire est déféré à la
chambre correctionnelle de la Cour d’appel par le procureur
général du Roi de ladite Cour.
La responsabilité pénale

 Au cas où un membre de la police judiciaire commet une


infraction pénale dans l’exercice des ses fonctions, il engage sa
responsabilité pénale dans les conditions du droit commun.
 Les infractions susceptibles d’être commises par les officiers de
la police judiciaire se rapportent à:
 un abus de l’autorité de l’article 225 C.P.
La détention arbitraire de l’article 227 C.P est punie de la
dégradation civique.
la violation de domicile (incrimine par l’article 230 C.P) .
L’action publique

 L’action publique exercée à l’encontre d’un officier de la police judiciaire


obéit à des règles particulières. En effet, des règles de compétences
particulières sont prévues à cet effet par l’article 268 C.P.P. Ainsi le premier
président de la Cour d’appel saisie par le procureur général du Roi auprès
de cette Cour décide s’il le faut d’ouvrir une enquête, et dans l’affirmative,
désigne un conseiller chargé de l’instruction au sein de la Cour. S’il s’agit
d’un crime, celui-là rend une ordonnance de renvoi devant la chambre
criminelle, mais s’il s’agit d’un délit, il renvoie l’affaire devant un tribunal de
première instance en dehors de la circonscription ou l’inculpé exerce ses
fonctions.
 Lorsque celui-ci est habilité à exercer ses fonctions sur le territoire national
c’est la Cour de cassation qui est compétente à son égard.
La responsabilité civile
 Au regard de la responsabilité civile, force est de
constaté qu’il n’y a pas de particularité de procédure,
toute personne qui s’estime être victime de dommage
causé par un membre de la police judiciaire, peut
mettre celui-ci en cause pour lui réclamer une
réparation dans les conditions de droit commun.
 En fait seules les fautes de service peuvent donner lieu
à une action exercée contre l’Etat. Ce dernier ne peut
être poursuivi que s’il est avéré que l’auteur de la faute
lourde est insolvable.
Section 3: Les
agents de police
judiciaire
Catégories
Les
fonctionnaire
s des
services de
Les police
Gendarmes
qui n’ont pas
la qualité
d’O.P.J
Les khalifas
de pachas et
ceux de
Caïds
Fonctions

 Les fonctions des agents de la police judiciaire consistent à:


Assister les officiers de police judiciaire et à les informer des infractions parvenues à leur
connaissances
La recherche de leurs auteurs sous le contrôle des officiers de la police judiciaire.
 Ces agents dressent des PV pour constater les infractions. Ils reçoivent par PV les
déclarations faites par toutes personnes susceptibles de leur fournir des indices. Mais ils
ne peuvent pas décider du placement en garde à vue, ni exécuter des commissions
rogatoires.
 Les PV doivent être datés et signés, et indiquer la qualité de leur auteur. Ils ne devraient
avoir la valeur que de simple renseignement, et le tribunal devrait pouvoir écarter les faits
qui y sont constatés s’il a acquis une conviction différente.
Section 4: les
fonctionnaires chargés de
fonction de police
judiciaire
Les fonctionnaires chargés de fonction de police
judiciaire

Les agents
supérieurs des eaux
et forets

Les chemins de fer

Les agents de
l’administration de
Douane

La pêche maritime
Chapitre 2: Les
opérations de la
police judicaire
Plan du chapitre

Section 1: L’enquête de
flagrance
Section 2: L’enquête
préliminaire
Section 3: Enquête sur
commission rogatoire
Section 4: les procès
verbaux et les rapports
L’enquête de flagrance
‫البحث التمهيدي بمناسبة التلبس‬
‫بجريمة‬
Infractions
flagrantes
ouvrant le
droit
d’enquête
Déroulem
ent de l’
enquête
Principale
s
opération
s de la
police
judicaire
1- Infractions flagrantes
ouvrant le droit d’enquête
Nécessit
é d’une
infractio
n
flagrant
e

Infractio
n
graves
I- La nécessité
d’une infraction
flagrante
1- Notion de
flagrance
 Les différents cas de flagrances se rapportent à
deux composantes essentielles, l’une temporelle,
et l’autre matérielle. Elles contribuent à mettre en
évidence l’existence de l’infraction. Il faut que ces
deux composantes soient réunies pour qu’on soit
dans une enquête de flagrance et non dans une
enquête préliminaire. Tout de même, l’article 56
CCP a énuméré les cas de flagrance délit à titre
limitatif.
Deux critères

Le critère
Le critère de
temporel l’apparenc
e
Le critère
temporel
 L’enquête de flagrance est déclenchée très peu de temps après la préparation de l’acte
délictueux. L’infraction flagrante est celle qui:
 au moment de sa constatation;
 ou bien est entrain de se commettre;
 ou bien été commise il y a peu de temps.
L’intérêt dans
l’enquête de flagrance
• Il faut agir à chaud, la police va avoir plus de facilités pour mener son enquête et à
accomplir les actes nécessaires. Il faut donc agir vite pour empêcher l’auteur de
l’infraction de détruire les preuves de celle-ci.
Quelle est la durée de
l’enquête de
flagrance
• Le législateur marocain n’a pas précisé la durée du temps à l’échéance duquel la police judiciaire devra menée ses
investigations.

• Cette question relève donc du pouvoir souverain du juge du


fond.
• La flagrance est une question réelle attachée à l’infraction,
et non pas à son auteur. Elle concerne tous les complices et
ceux qui ont participé à la commission de l’acte délictueux
même contre ceux qui n’ont pas été dans une situation de
flagrance. Mais il faut établir les preuves qui démontrent
que la partie concernée par le cas de flagrance a participé
ou a été complice de l’infraction.
Droit français
• L’article 53 al.3 du CPP, précise que lorsque des
investigations nécessaires ne peuvent être
différées et dès lors qu’il s’agit d’un crime ou d’un
délit puni d’un emprisonnement d’au moins cinq
ans, le procureur de la République peut prolonger
l’enquête pour une durée maximale de huit jours
supplémentaires.
Le critère de
l’apparence
 La jurisprudence française ajoute un deuxième
critère, qui est Le critère de l’apparence ou visuel.
Ainsi « l’infraction flagrante est celle qui frappe le
sens ».
 il n’y a infraction flagrante que si son existence est
révélée par des indices apparents constatables
extérieurement par la police judiciaire, indices qui
tendent à faire croire à la présence d’un
comportement délictueux.
2- Les cas de flagrance
A- Les principales
situations de
flagrance
B- Les cas assimilés à
la flagrance
A- Les principales situations de flagrance
Le crime Antériorit
ou le délit é
qui se immédiat
commet e du
actuellem crime
La ou
ent du délit
découverte
d’une
La personne
poursuite trouvée en
possession
de la d’objets ou
personne présentant
par la des traces ou
indices,
clameur permettant
publique de croire
qu’elle a
participé à
l’infraction.
Le crime ou le délit
qui se commet
actuellement
 Aux termes de l’article 56 CPP, est flagrant le crime ou le délit qui se commet
(même au stade de la simple tentative), ou qui vient de se commettre. La
flagrance est ainsi caractérisée par la simultanéité ou la quasi-simultanéité
entre la réalisation de l’infraction et sa constatation par le service de la police.
 L’infraction flagrante est l’hypothèse dans laquelle le crime ou le délit est
perçu par le policier ou le gendarme, à l’aide de l’un ou de plusieurs de ses
sens, notamment par la vue et par l’ouïe (La forte odeur de cannabis
constatée lors d’un contrôle routier est un indice apparent d’un flagrant délit).
 Cela signifie que l’auteur est pris sur le fait, en train d’exécuter son projet : le
coupable est surpris. Cette perception doit se reposer sur des indices objectifs
qui laissent à penser qu’une infraction se commet actuellement, en sorte que
le coupable est surpris dans l’action.
Antériorité immédiate
du crime ou du délit
• Le crime ou le délit qui
vient de se commettre
constitue le deuxième cas
prévu par l’article 56 CP. Il
y’a alors quasi-simultanéité
entre la commission de
l’infraction et sa
constatation par les
autorités compétentes : on
tient dans ses bras la
victime qui agonise.
La poursuite de la personne
par la clameur publique

 Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans un


temps très voisin de l’action, la personne soupçonnée
est poursuivie par la clameur publique. Celle-ci peut
être définie comme « l’accusation jetée au public ».
 Aussi comme le cri émanant soit de la victime, soit
d’un ou plusieurs témoins de l’infraction qui vient de
se commettre et c’est parfois la « foule hurlante »,
poursuivant de ses cris l’auteur présumé d’une
infraction.
L’objet de la clameur : doit porter sur
la personne soupçonner d’avoir
commis l’infraction. Il s’agit d’un
appel collectif à l’appréhension de la
personne suspecte.
Temps de la clameur : en vertu des

Deux despotisons de l’article 56 CPP, la


clameur publique doit intervenir
« dans un temps très voisins de
situations l’action ». En effet, la commission de
l’infraction et la clameur publique
devraient être concomitante.
Autrement dit, c’est la clameur
publique qui constitue la situation de
flagrance et non pas l’appréhension
de l’individu désigné.
La découverte d’une personne trouvée
en possession d’objets ou présentant
des traces ou indices, permettant de
croire qu’elle a participé à l’infraction

• La découverte d’objets, de traces ou d’indices est généralement opérée sur la personne même du
mis en cause ou à proximité immédiate de celui-ci, par exemple dans sa voiture. Elle révèle tout à
la fois une situation de flagrance et l’imputation de celle-ci à la personne concernée.
B- Les cas assimilés à la flagrance

Premier cas
• La réquisition du chef de maison

Deuxième cas
• Découverte de cadavres
A- La réquisition du chef de maison

 Le dernier alinéa de l’article 56 CPP prévoit que peut être assimilé au délit
flagrant tout crime ou délit qui a été commis dans une maison, dont le chef ou
le légitime occupant requiert le ministère public ou un officier de la police
judiciaire de le constater.
 Une telle hypothèse consistait dans l’appel du maitre de maison aux policiers
ou gendarmes pour venir constater une fraction pénale dont on ne savait pas
si elle était flagrante ou non, principalement un vol par effraction qui avait pu
être commis à son domicile plusieurs jours auparavant. La réquisition avant
pour effet de conférer à l’officier de police judiciaire saisi tous les pouvoirs de
l’enquête de flagrance.
 Ce cas diffère de l’appel au secours qui implique l’exigence d’assister une
personne en péril, et de la dénonciation d’une infraction par un tiers. De là
l’officier de la police judiciaire qui est appelé à intervenir doit mentionner la
catégorie des personnes qui a requis la constatation de l’infraction.
Notion de maison

• Cette notion doit être conçue dans le sens de l’article 511


CPP ainsi rédigé « Est réputée maison habitée, tout bâtiment,
logement, loge, tente, cabine même mobile, qui même sans
être actuellement habité, est destiné à l’habitation et tout ce
qui en dépend comme cours, basses-cours, granges, écuries,
édifices qui y sont enfermés, quel qu’en soit l’usage et quand
même ils auraient une clôture particulière dans la clôture ou
enceinte générale ».
B- Découverte de cadavres

 Il s’agit de l’hypothèse de mort violente ou d’une mort de cause inconnue ou


suspecte ; le policier ou le gendarme ne connait pas les causes de la mort de la
personne ou trouve dans ce décès une raison de soupçonner une infraction
dans qu’il puisse en avoir la révélation. L’officier de police judiciaire qui en est
avisé informe immédiatement le procureur du Roi, se déplace sans délai sur les
lieux et procède aux premières constatations.
 Le magistrat du parquet peut également se rendre sur place s’il le juge
nécessaire. Il peut aussi déléguer à un officier de police judiciaire la conduite
des opérations. Il peut se faire assister de personnes qualifiées capables
d’apprécier la nature des circonstances du décès. Ces personnes prêtent
serment, par écrit, à moins qu’ils soient inscrites au tableau des experts
assermentés auprès des juridictions.
 En pratique un médecin légiste sera appelé pour procéder à l’autopsie, en vue
de rechercher les causes de la mort.
II- La gravité
de l’infraction
Une qualification adaptée

 En vertu des dispositions de l’article 70 CPP, l’enquête sur infraction doit porter
sur un crime ou sur un délit passible d’emprisonnement.
 La qualification opérée doit, pour le moins, être vraisemblable. Si ultérieurement,
il s’avère que l’infraction considéré n’a pas la gravité requise, la validité des actes
opérés ne sera pas remise en cause dès lors qu’au moment de leur réalisation, la
police pouvait raisonnablement retenir cette qualification.
 Il ne peut pas donc y avoir d’enquête de flagrant délit pour une contravention ou
pour un délit puni d’une simple peine d’amende, car ils sont d’une trop faible
importance pour justifier une coercition aussi forte, pour lesquels l’enquête
préliminaire constitue le mode normal de la saisine de la police judiciaire.
2- le déroulement de l’enquête de
flagrance

LES PERSONNES NON LA MISE EN ŒUVRE ET


VISÉES PAR L’ENQUÊTE LA DURÉE DE L’ENQUÊTE
Les personnes non visées par
l’enquête Les membres du
personnel de
service ainsi que
les domestiques
Les diplomates
directement
rattachés au
service de
l’ambassadeur
Les
fonctionnaires et Les
employé parlementaires
consulaires
Les diplomates et leurs personnels

• Les diplomates, ainsi que les membres de leurs familles, conformément à la


Convention de Vienne sur les relations diplomatique du 18 Avril 1961;
• Les membres du personnel de service ainsi que les domestiques directement
rattachés au service de l’ambassadeur, sauf si l’Etat accréditant lève cette
immunité ou y renonce expressément.
Les fonctionnaires et employé consulaires

• Les fonctionnaires et employé consulaires ne peuvent être interpellés ou mis


en détention préventive que sur décision judiciaire et en cas de crime grave.
Les parlementaires

• Conformément aux dispositions de l’article 64 de la Constitution qui met en relief la


nécessité de protéger le mandat de tout élu en la personne de celui qui l’exerce. Toutefois,
les parlementaires demeurent passibles de toutes les poursuites lorsqu’il s’agit de crimes et
délits de droit commun. Mais avant d’engager les poursuites, le ministère public doit saisir
la chambre à laquelle appartient le parlementaire en question. Cette autorisation n’est pas
nécessaire dans le cas de flagrant délit.
La mise en œuvre et la durée de l’enquête

L’OFFICIER DE LA PROCUREUR DU ROI JUGE D’INSTRUCTION


POLICE JUDICIAIRE
La mise en œuvre par l’officier de la police judiciaire

 La police judiciaire est le véritable organe décisionnel des investigations. Elle est l’acteur de tous
les actes de la procédure (la perquisition la garde à vue …), mais elle est tenue d’avertir le
magistrat du parquet.
 Le principe est que l’enquête de flagrance ne peut être diligentée que par un officier de police
judiciaire. En vertu des dispositions de l’article 18, premier alinéa du CPP la police judiciaire doit
constater les infractions, en rassembler les preuves et en rechercher les auteurs. L’article 21 du
dit code précise que les officiers de la police judiciaire, en cas de crimes flagrants, exercent les
pouvoirs que leurs sont conférés par les articles 56 à 77. Enfin, les articles précités limitent les
pouvoirs coercitifs aux seuls officiers de police judiciaire dont le placement en garde à vue ou la
perquisition.
 Lorsque la police vient à constater une infraction flagrante ou à être avisée d’une telle infraction,
elle doit informer le Procureur du Roi immédiatement, et de dépêcher sans délais sur les lieux.
Dès son arrivée sur les lieux, l’officier de police judiciaire prend toutes mesures nécessaires pour
veiller à la conservation des moyens de preuve qui permettront de parvenir à la manifestation de
la vérité (conservation des indices qui seraient susceptibles d’être altérés ou de disparaitre ;
saisie des armes ou instruments en rapport avec l’infraction…).
La direction de l’enquête par le
ministère public

 Le MP dirige l’enquête. Le procureur du Roi qui a la qualité d’officier supérieur de la police


judiciaire, a tous les pouvoirs et prérogatives attachés à la qualité d’officier supérieur de police
judiciaire. Lorsqu’il est averti par l’officier de la police judiciaire, il dispose aussi du pouvoir de
se rendre sur les lieux de l’infraction, s’il l’estime nécessaire. En arrivant sur les lieux, le
procureur du Roi accomplit les actes de la police judiciaire prévus par l’article 71 du CPP.
 Le procureur du Roi peut décerner des mandats d’amener contre toute personne soupçonnée
d’avoir participer à l’infraction. Or c’est exceptionnellement que ce Magistrat décerne certains
mandat (mandat de dépôt dans le cas de crime ou délit flagrant : art. 74 CPP).
 En outre, il est informé de toute découverte de cadavre lorsque la cause de la mort est
inconnue ou suspecte, qu’il s’agisse ou non d’une mort violente. Dans ce cas, il se transporte
sans délais sur les lieux et procède aux premières constatations, s’il le juge nécessaire, ou peut
déléguer aux même fins, un officier de police judiciaire de son choix.
 Le magistrat du parquet, dispose du pouvoir de l’emploi de la contrainte à l’encontre d’un
témoin récalcitrant, de la mise en œuvre d’une perquisition au cabinet d’un avocat. En fin il est
chargé de contrôler la mesure de la garde à vue.
La direction par le juge de
l’instruction

Le CPP prévoit que le juge d’instruction qui arrive sur le lieu de


commission d’une infraction flagrante a la faculté de dessaisir
l’officier judiciaire et le procureur du Roi. En revanche, le
procureur du Roi conserve toujours la possibilité d’ouvrir
immédiatement une information confiée au juge d’instruction
présent sur les lieux. Les policiers agissent alors, sur
commission rogatoire.
3- Les principales opérations de la
police judiciaire

le les
transport perquisit l’auditio
sur les ions et n
lieux saisi
3.1 Le transport sur les lieux

 Pour répondre à la situation d’urgence, l’OPJ doit se déplacer lui-même sur les lieux sans délais, afin
de procéder à toutes les constatations utiles. L’article 57 CPP lui impose une seule obligation avant
de déclencher les opérations, c’est celle d’informer immédiatement le procureur du Roi. Il faut
indiquer l’heure et les moyens employés pour informer celui-ci ainsi que le nom de l’officier de
police judiciaire et les informations reçues sur l’infraction et le lieu de sa perquisition.
 En vertu des dispositions l’article 751 CPP « toute formalité édictée par le présent code dont
l’accomplissement n’a pas été régulièrement constaté, est présumée n’avoir pas été accomplie ».
 L’OPJ doit prendre toutes les mesures nécessaires, pour que l’état des lieux ne soit pas modifié. En
particulier, il doit veiller à la conservation des indices susceptibles de disparaitre et de tout ce que
peut servir à la manifestation de la vérité.
3.2 Perquisition et saisies

Notion de Notion de
perquisition domicile
Notion de perquisition.
 Etymologiquement le terme perquisition signifie la recherche. Elle
« implique une intrusion par la police dans un lieu clos, afin de
rechercher des biens susceptibles d’être saisies ». Dans le cadre
d’une enquête de police, cette recherche, opérée par l’OPJ, vise à
découvrir d’objets ou produits utiles à la manifestation de la vérité.
Elle consiste donc à « la recherche minutieuse de tous les
éléments de preuves utilisables, effectuée l’intérieur du domicile
d’une personne privée ou dans les locaux appartenant à une
personne morale ».
Notion de domicile.
 Le lieu d’exécution de la perquisition, c’est le domicile tel
qu’il est appréhendé dans son sens large. L’article 511 du
Code pénal dispose que « est réputée maison habitée, tout
bâtiment, logement, loge, tente, cabinet même mobile, qui,
même sans être actuellement habité, est destiné à
l’habitation et tout ce qui en dépend comme cours, basses-
cours, granges, écuries, édifices qui s’y sont enfermés, quel
qu’en soit l’usage … ».
Jurisprudence
• La chambre criminelle de la Cours de cassation française considère
que « le terme de domicile ne désigne pas seulement le lieu ou
une personne a son principal établissement, mais encore le lieu,
qu’elle y habite ou non, ou elle a le droit de se dire chez elle, quels
que soit le titre juridique de son occupation et l’affectation donnée
aux locaux ». Ainsi il importe peu que, conformément à sa nature,
un lieu soit destiné à l’habitation. C’est une notion concrète qui
mérite d’être protégée, sans que cette protection altère la justice .
Une pénétration
 Elle s’entend d’une entrée physique dans les lieux. Dès lors,
un simple constat visuel effectué depuis l’extérieur dans lieu
privé ouvert par le propriétaire légitime ne peut s’assimiler à
une pénétration et les constations opérées ne résultent pas
d’une perquisition.
 La perquisition peut être réalisée dans tout lieu utile sous
réserve que soient remplies les conditions prescrites par la loi.
Les conditions de la perquisition

COMPÉTENCE TEMPS DE
PERQUISITION
Compétence

 En cas de flagrance, la perquisition est effectuée par les officiers de police


judiciaire et le procureur du Roi. L’article 57 du CPP impose que ce soit un
officier de police judiciaire qui effectue la perquisition. Ce droit n’appartient
pas dès lors à l’agent de police judiciaire. Cela n’empêche qu’il peut assister
l’officier de police judiciaire dans le déroulement de cette mesure.
 L’officier de police judiciaire saisi de l’affaire doit informer immédiatement le
procureur du Roi, car en sa qualité d’officier supérieur de police judiciaire il
dirige l’action des officiers de police judiciaire. Il a seul, avec les personnes
qualifiées par lui requises, le droit de prendre connaissance des papiers, et
document avant de procéder à leur saisie. Il est tenu, le cas échéant du
secret professionnel conformément aux dispositions de l’article 61 CPP.
.
Compétence
• En revanche, l’article 60 du CPP impose à l’OPJ de
de procéder à la perquisition en la présence du
suspect. En cas d’impossibilité, l’OPJ aura
l’obligation d’inviter cette personne à désigner un
représentant de son choix ; à défaut l’OPJ choisira
deux témoins requis à cet effet, en dehors de
personne relevant de son autorité administrative
Temps de la perquisition

 Aux termes de l’article 62-1 CPP et, exception faite des réclamations provenant de
l’intérieur de la maison (cris, appels au secours …), les perquisitions ne peuvent être
entreprises qu’entre six heure du matin et après vingt et une heure du soir. Toute
introduction domiciliaire en dehors des heures légales constitue le délit de violation du
domicile.
 Cependant, l’OPJ ayant pénétré dans les locaux avant 21h peut se poursuivre jusqu’à
la fin, même si elle se termine de nuit ; il suffit donc pour qu’une perquisition soit
valable qu’elle ait commencée avant 21h.
Exceptions

 Le cas ou l’occupant de la maison réclame de l’OPJ d’y entrer pour effectuer des constations.
Il doit bien s’agir de l’initiative de cet occupant qui interpelle le policier et non une demande
faite par celui-ci et acceptée la suite. Dans ce cas la perquisition serait illégale.
 Les OPJ peuvent pénétrer à toute heure du jour et de la nuit dans les lieux ou s’exerce un
travail ou une activité nocturne d’une manière habituelle, tels que les cafés, cabarets,
boutiques et autres.
 Le cas des infractions terroristes, les perquisitions peuvent avoir lieu avant six heurs du matin
et après neuve heure du soir, à condition d’avoir une autorisation écrite du MP.
 Le juge d’instruction est habilité à procéder à une perquisition au domicile de l’inculpé en
dehors des heures légales à condition de le faire personnellement et en présence d’un
représentant du MP.
 Des textes spéciaux peuvent autorisés les OPJ à procéder à des perquisitions en dehors des
heures fixées par la loi. (Le Dahir du 21 mais 1974 sur la répression de la toxicomanie et la
prévention des toxicomanes. Art.10)
3.3 Les saisies
 Les saisies bénéficient d’un régime protecteur, qui trouve sa source
dans celui applicable en matière de perquisition, car « la saisie est à la
fois la finalité et le prolongement de la perquisition ».
 Cette protection concerne la détermination des objets susceptible d’être
saisis, mais aussi le sort de ces objets.
La nature des objets saisis

 Dans l’enquête de flagrance l’officier doit procéder à la saisi de tout ce qui peut
servir à la manifestation de la vérité. Il saisit les documents et les données
informatiques ainsi que tous autres objets en la possession des personnes qui
paraissent avoir participé à l’infraction ou détenir des pièces, informations ou
objets relatifs aux faits incriminés. En outre, l’officier de police judiciaire à le droit
de saisir les armes et instruments qui ont servi à commettre l’infraction ou qui
étaient destinés à la commettre, ainsi que tout ce qui parait avoir été le produit
de ce crime. L’opération peut être effectuée sur les lieux de l’infraction, lors de la
perquisition effectuée au domicile de la personne suspectée, voire au domicile de
témoins ou encore à l’occasion d’une fouille réalisée sur un individu.
 Pour sauvegarder les droits de la défense, les objets saisis doivent être présentés
pour reconnaissance aux personnes soupçonnées, si elles sont présentes. En tout
cas, tous objets et documents saisis sont immédiatement inventoriés et placés
sous scellés.
Le sort des objets saisis

 Tous les objets et documents saisis sont immédiatement inventoriés et placés sous
scellés. Celui-ci consiste à apposer le sceau de l’autorité saisissante sur étiquette ou
une bande d’étoffe fixée soit, sur un sac ou une enveloppe contenant les objets ou
documents saisis, soit sur ces documents ou objets eux-mêmes.
 L’inventaire et la mise sous scellés des objets et documents saisis se font en
présence du mis en cause ou de tiers. Il s’agit non seulement d’éviter tout risque de
contestation de la part de la personne mis en cause, mais également d’empêcher
que la police judiciaire puisse déposer certains éléments de preuve mettant en
cause la personne, en faisant croire qu’ils se trouvaient dans son domicile.
 Le législateur interdit, tout de même, toute communication ou divulgation, sans
l’autorisation de la personne mise en examen ou de ses ayants droit du signataire
ou du destinataire d’un doucement prévenant d’une perquisition, et ce dans
l’objectif de protéger la personne ayant fait l’objet d’une saisie.

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