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Kabat

La méthode de Kabat, ou PNF (facilitation proprioceptive neuromusculaire), est une approche de réhabilitation développée dans les années 1940-65 pour traiter les séquelles de la poliomyélite, visant à améliorer la coordination et la force musculaire par des techniques de stimulation proprioceptive. Elle repose sur des principes tels que le dessin cinétique, le travail en diagonale, et l'utilisation de résistances maximales pour faciliter les mouvements fonctionnels. Cette méthode est maintenant largement appliquée dans le domaine de la kinésithérapie à travers le monde.

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Kabat

La méthode de Kabat, ou PNF (facilitation proprioceptive neuromusculaire), est une approche de réhabilitation développée dans les années 1940-65 pour traiter les séquelles de la poliomyélite, visant à améliorer la coordination et la force musculaire par des techniques de stimulation proprioceptive. Elle repose sur des principes tels que le dessin cinétique, le travail en diagonale, et l'utilisation de résistances maximales pour faciliter les mouvements fonctionnels. Cette méthode est maintenant largement appliquée dans le domaine de la kinésithérapie à travers le monde.

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Méthode de Kabat

La méthode de Kabat
I- Introduction au Kabat
1-Généralités
2-Définition
II- Les principes de base de la PNF:
1-Dessin cinétique
2-Travail en diagonal
3-Résistance maximale
4-Stimulus d’étirement
5-Contact manuel
6-Stimulations auditives
7-Stimulations visuelles
8-Traction coaptation
9-Travail par irradiation
III- Techniques de l’application de la PNF
IV- applications
I- Introduction au Kabat

1-Généralités:

 La méthode de Kabat est dite aussi PNF (facilitation proprioceptive


neuromusculaire)

 Le concept PNF a été développé dans les années 1940-65 par Dr Kabat
(médecin neurologue) , mise au point sur le plan technique est faite par les
physiothérapeutes Knott et Voss aux États-Unis, introduite en France par
Eric Viel en 1970.
 A l’origine, ce concept a été développé pour le traitement actif des patients
souffrant des séquelles de poliomyélite, il est actualisé et enrichi par des
publications et des recherches des physiothérapeutes de plusieurs pays, ce
concept de traitement est aujourd’hui mondialement connu et appliqué
dans tous les domaines de la kinésithérapie.
2- Définition:

• C’est l’utilisation des renseignements d’origine superficielle (tactiles) et


d’origine profonde (position articulaire, étirement des tendons et des
muscles) pour l’excitation du système nerveux central et périphérique qui a
son tour, fait agir les muscles.

• C’est un ensemble de techniques de facilitation neuromusculaire par la


proprioception.

• Par conséquent, la PNF stimule le système nerveux périphérique et central


pour obtenir une activité fonctionnelle chez le patient.
La facilitation sert à rendre un mouvement ou une activité plus
facile. Plus facile dans le sens où le geste peut être exécuté par le patient de
manière plus coordonnée du point de vue de la force, de la mobilité, de la
sensibilité et de la programmation, ce qui doit permettre une meilleure
adaptation à la tache et à la situation dans laquelle l’activité est effectuée.
Aussi cette facilitation vise à améliorer la réponse motrice par la
stimulation des récepteurs du système neuromusculaire : nerfs, cerveau et
muscles.

Elle s’adresse aux propriocepteurs de notre corps : d’une part aux


interorécepteurs (récepteurs musculaires, tendineux, articulaires) et d’autre
part aux exterorecepteurs (récepteurs cutanés, visuels, auditifs).
 Récepteurs musculaires:

Les récepteurs de la sensibilité proprioceptive siègent dans les muscles


squelettiques (fuseaux neuromusculaires)et dans les tendons (organes
tendineux de Golgi).

 Fuseaux neuromusculaires:
-Sont des fibres musculaires modifiés situées dans une capsule conjonctive
fibreuse.
-Sont sensible aux changements de la longueur du muscle
 Organes tendineux de Golgi :
Ils siègent à la jonction musculo-tendineuse.
Ils sont sensibles à la tension du muscle : le stimulus qui les active est la
fiorce exercée sur le tendon du muscle.
 Récepteurs articulaires:

Ils sont situés dans la capsule et dans les ligaments articulaires. Certains
de ces récepteurs vont être stimulés par les mouvements de l’articulation
et d’autres par la position de l’articulation.

Ils sont sensibles à la vitesse, la direction et l’amplitude du mouvement


et « sont considérés comme les principaux responsables du sens de la
position des membres ».

 Récepteurs cutanés

Ce sont des mécanorécepteurs sensibles au toucher et à toute déformation


de la peau.
II- Les principes de base de la PNF
1. Dessin cinétique
2. Travail en diagonal
3. Variation de la résistance en fonction de l’amplitude
4. Stimulus d’étirement
5. Contact manuel
6. Stimulations auditives
7. Stimulations visuelles
8. Traction coaptation
9. Travail par irradiation
II- Les principes de base de la PNF
1-Dessin cinétique :

L’observation des gestes de la vie quotidienne et des


gestes sportifs a permis de constater que notre activité
motrice passe par des directions diagonales associées à une
composante rotatoire toujours présente lors des
déplacements segmentaires ( les mouvements se font
toujours en diagonale avec une composante rotatoire pour
faciliter le mouvement)
Ces mouvements de base sont appelés dessin cinétique (DC) c'est-
à-dire action d’un groupe de muscles se contractant ensemble
pour accomplir un mouvement donné.

On désigne toujours un DC par sa position d’arrivée, donc


par le travail accompli au cours de l’exercice.

Au niveau du membre supérieur , les mouvements qui rapprochent


les membres du corps sont appelés de fermeture, ceux qui l’éloignent
d’ouverture.
Au niveau du membre inférieur, on parle de schéma de réception
pour les mouvements qui amènent les membres en avant , de schéma
de propulsion pour ceux qui amènent les membres en arrière.

Le principe fondamental repose sur l’utilisation de mouvements


intégrés, exécutés en diagonale suivant des gestes
normaux, fonctionnels, connus.
a) Définition du mouvement intégré :

Le mouvement intégré est une coordination temporelle variable,


intéressant les muscles agonistes, de manière séquentielle, ceci
nécessite une participation équilibrée de tous les muscles du territoire
intéressé.

Exemple : le simple mouvement de se gratter le front, met en jeu les


stabilisateurs scapulaires, les muscles de l‘épaule, les loges antérieurs
du bras et de l’avant-bras ainsi que les muscles de la main et des
doigts.
b) Intérêt du mouvement intégré :

Les techniques de rééducation neuromusculaires vise à renforcer le


muscle faible en le réintégrant dans un mouvement fonctionnel que le
sujet connaît déjà, et dans l’exécution duquel, le muscle faible est
aidé par ses agonistes et ses synergistes.
c) Utilisation du mouvement intégré :

Le sujet accomplit les mouvements intégrés qui mettent en jeu


les groupes musculaires, qui ont l’habitude de travailler ensemble, ceci
s’accomplit de la manière suivante :

-Le déplacement des segments s’effectue toujours en diagonal.

-Le stimulus d’étirement est utilisé le plus souvent possible

-Une Résistance maximale est opposée dans tous les cas aux
muscles forts.
d) Composantes du mouvement intégré :

Etudiant l’anatomie et analysant les gestes sportifs et de la vie


quotidienne, Knott, Voss et Kabat ont constaté que chaque mouvement
est tridimensionnel ;

Chaque mouvement comprend trois composantes lors de son


exécution :
 Flexion ou extension (mouvement d’amplitude la plus
grande)
 Abduction ou adduction (mouvement d’amplitude moyen)
 Rotation interne ou externe selon le mouvement considéré
(mouvement de petite amplitude)
La rotation se manifeste la première, les deux autres
composantes se combinent pour donner la direction diagonale de dessin
cinétique, c’est la composante la plus importante, elle permet de réaliser
un mouvement harmonieux et coordonné.

Du début à la fin du mouvement, la rotation est considérée


comme un facteur de renforcement musculaire, et un guide de la
direction du mouvement.
2-Travail en diagonal :

Selon Kabat, le déplacement des segments s’effectue toujours


en diagonal.

Il existe deux diagonales de mouvement pour chaque partie du


corps, et dans chaque diagonal, il existe deux dessins cinétiques, l’un
antagoniste de l’autre.
a) Position de départ du membre supérieur :
Le sujet étant couché sur le dos ;
Position A :
– Epaule : antepulsion, abduction, rotation externe
– Coude : extension, supination
– Poignet : extension, inclinaison radiale (main ouverte)
Position B :
– Epaule : retropulsion, adduction, rotation interne
– Coude : extension, pronation
– Poignet : flexion, inclinaison cubitale (main fermée)
Position C :
– Epaule : antepulsion, adduction, rotation externe
– Coude : extension, supination
– Poignet : flexion, inclinaison radiale (main fermée)
Position D :
– Epaule : retropulsion, abduction, rotation interne
– Coude : extension, pronation
– Poignet : extension, inclinaison cubitale (main ouverte)
NB :
*L’antepulsion de l’épaule s’associe toujours à la rotation externe humérale
*Rotation externe humérale est associée à la supination d’avant bras.
*Abduction de l’épaule s’associe à l’extension du poignet (et l’inverse)
b) Position de départ de membre inférieur :

Position A’
– Hanche : flexion, abduction, rotation interne
– Genou : extension
– Cheville : flexion dorsale, pronation
Position B’
– Hanche : extension, adduction, rotation externe
– Genou : extension
– Cheville : flexion plantaire, supination
Position C’
– Hanche : flexion, adduction, rotation externe
– Genou : extension
– Cheville : flexion dorsale, supination
Position D’
– Hanche : extension, abduction, rotation interne
– Genou : extension
– Cheville : flexion plantaire, pronation .
NB :
• Abduction est toujours combinée à une rotation interne de la hanche
• Flexion de la hanche est combinée à une flexion de la cheville
• Rotation externe de la hanche est toujours combinée à une supination de
la cheville (et inverse)
Membre Supérieur

A-B B-A C-D D-C


Epaule : Epaule : Epaule : Epaule :
Antépulsion Rétropulsion Antépulsion Rétropulsion
Abduction Adduction Adduction Abduction
Rotation externe Rotation interne Rotation externe Rotation interne
Coude : Coude : Coude : Coude :
Position de Extension Extension Extension Extension
départ Supination Pronation Supination Pronation
Poignet : Poignet : Poignet : Poignet :
Extension Flexion Flexion Extension
Incl radiale Incl cubitale Incl radiale Incl cubitale
(Main ouverte) (Main fermée) (Main fermée) (Main ouverte)

Epaule : Epaule : Epaule : Epaule :


Rétropulsion Antépulsion Rétropulsion Antépulsion
Adduction Abduction Abduction Adduction
Rotation interne Rotation externe Rotation interne Rotation externe
Coude : Coude : Coude : Coude :
Position Extension Extension Extension Extension
d’arrivée Pronation Supination Pronation Supination
Poignet : Poignet : Poignet : Poignet :
Flexion Extension Extension Flexion
Incl cubitale Incl radiale Incl cubitale Incl radiale
(Main fermée) (Main ouverte) (Main ouverte) (Main fermée)
Membre Inférieur
A`-B` B`-A` C`-D` D`-C`

Hanche : Hanche : Hanche : Hanche :


Flexion Extension Flexion Extension
Abduction Adduction Adduction Abduction
Rotation interne Rotation externe Rotation externe Rotation interne
Genou: Genou: Genou: Genou:
Position de Extension Extension Extension Extension
départ
Cheville : Cheville : Cheville : Cheville :
Flexion dorsale Flexion plantaire Flexion dorsale Flexion plantaire
Pied : Pied : Pied : Pied :
Abd-pronation Add-suppination Add-suppination Abd-pronation

Hanche : Hanche : Hanche : Hanche :


Extension Flexion Extension Flexion
Adduction Abduction Abduction Adduction
Rotation externe Rotation interne Rotation interne Rotation externe
Genou: Genou: Genou: Genou:
Position Extension Extension Extension Extension
d’arrivée Cheville : Cheville : Cheville : Cheville :
Flexion plantaire Flexion dorsale Flexion plantaire Flexion dorsale
Pied : Pied : Pied : Pied :
Add-suppination Abd-pronation Abd-pronation Add-suppination
Debordement d’energie pour le membre
superieur
- AB; debordement de la face anterieure du membre inferieure
contrelateral
- BA; debordement de la face posterieure du membre inferieur
contrelateral
- CD; debordement de la face posterieure du membre superieur
contrlateral
- DC; debordement de la face anterieure du membre superieure
contrelateral
Debordement d’energie pour le membre
inférieur
• -A’B’; debordement de la face posterieure du membre
inférieure contrelatéral
• B’A’ ; plan antérieure et externe du meme membre
• C’D’ ; debordement de la face post’rieure du membre
inferieure contrelatéral
• D’C’ ; les abdominaux e le membre supérieure
contrelatéral
3)Variation de la résistance en fonction de l’amplitude :

En PNF, la résistance sert à faciliter un mouvement ou un geste,


mais jamais un muscle seul, elle vise à faciliter la coordination inter et
intramusculaire pour faire travailler les différents groupes musculaires et
leurs synergies.
KABAT prévoit l’application d’une résistance forte au cours de la
réalisation du schéma.
Progressivement croissante pour être maximum en course moyenne
du schéma et décroît progressivement
4)Stimulus d’étirement

Il s’agit d’un effet facilitateur du fuseau musculaire par un


étirement très bref, bien marqué, mais non brutal, effectué dans l’axe
du membre et suivi d’un relâchement, on obtient ainsi une réaction
musculaire réflexe du muscle faible, le préparant à la contraction.

Un muscle a une meilleure réponse motrice s’il est étiré avant de se


contracter (étirement préparatoire). Cet étirement est observé chez les
sportifs, par exemple les footballeurs ou les handballeurs avant
d’effectuer un mouvement rapide et de la force.

En PNF cet étirement fait partie de la facilitation d’un mouvement.

Il s’effectue de la façon suivante : dans le sens inverse du mouvement


Il est utile pour obtenir une réponse musculaire, dans le cas d’une
faiblesse musculaire d’origine neurologique, dans le cas d’une
immobilisation prolongée, pour augmenter la puissance musculaire et
pour combattre la fatigue d’une manière temporaire.

Il est contre indiqué dans les cas douloureux.


5)Contact manuel :

La position de la main du rééducateur sur la peau du sujet doit


être confortable (pression ferme et positive) et doit lui donner envie de
bouger. Grâce à l’action des extérocepteurs, on stimule une réponse
précise pour un mouvement déterminé dans la direction désiré (facilite
l’exercice en donnant sans ambiguïté le sens du déplacement).
6)Stimulations auditives :

Les ordres verbaux seront précis et clairement énoncés.

Le ton de la voix est important. Il doit être énergétique si l’on veut


stimuler le patient au maximum.

Knott et Voss parlent de créer une situation de « stress ».

Les ordres peuvent être répétés de manière énergétique, la voix


montant de plus en plus, pour soutenir le patient dans son effort et le ton
peut être plus modéré si le patient coopère bien.
Le ton est doux, si le patient est douloureux afin de le sécuriser .
Les ordres verbaux correspondent au type de travail;

Travail dynamique:
– L’ordre « tirez » correspond à un mouvement qui s’éloigne du
rééducateur.
– L’ordre « poussez » correspond à un mouvement qui se rapproche du
rééducateur.

Travail statique:
L’ordre « tenez » ou « ne bougez pas » correspond à des contractions
statiques de la chaîne musculaire, ou à la stimulation des réflexes
posturaux.

Technique de relâchement:
L’ordre « relâchez-vous » indique au patient qu’il doit cesser l’action et se
décontracter, il suit en général un travail intense de cette chaîne musculaire
ou de la chaîne antagoniste.
Les ordres doivent être donnés au moment précis où l’on entend faire
démarrer le mouvement.

Un ordre donné trop tôt ou top tard perd de son efficacité.

Pour conditionner le patient, il faut toujours utiliser le même vocabulaire


chaque fois que la stimulation est la même.
7)Stimulations visuelles :

On les utilise dans le cas de troubles perceptifs, le patient est


invité à suivre du regard la réalisation du DC dans l’espace.

Le fait de suivre le trajet de la main du départ à l’arrivée


augmente le degré de concentration et permet de réintégrer la
coordination main- œil.

Ceci est indispensable en cas de troubles sensitifs majeurs.


Avant un travail actif, il peut être utile de demander toute
l’attention du patient lors de la répétition de l’exécution passive d’un
DC.

Le patient visualise le déroulement du mouvement dans


l’espace, il met en jeu ses récepteurs kinesthésiques.
8) Traction – coaptation :

Dans les cas de faiblesse musculaire, et afin de mettre en œuvre


tous les mécanismes de facilitation possible, traction et coaptation sont
appliquées dans toute l’amplitude du mouvement actif.
 Traction : sépare les surfaces articulaires.
Cette stimulation favorise le mouvement.
Elle permet d’obtenir des mouvements non douloureux en
rhumatologie.
Elle correspond à l’ordre de « tirez» ; elle est donc utilisée dans tout
DC réalisé par le patient en s’éloignant du corps du rééducateur.
Coaptation : comprime les surfaces articulaires l’une contre l’autre
afin de stimuler les récepteurs habitués à l’écrasement (articulations
des membres inférieurs lors de la station debout), elle favorise la
stabilité du membre
Elle correspond à l’ordre « poussez », elle est utilisée dans tout le
DC réalisé par le patient et se rapprochant du corps du rééducateur.
9) Travail par irradiation :

a)Introduction :

En PNF le travail indirect sur un groupe musculaire est souvent


utilisé

Kabat attache une grande importance au concept d’irradiation


ou débordement d’énergie, un muscle/un groupe musculaire exécutant
une contraction puissante, stimule par débordement d’énergie, les
muscles du groupe voisin.
Il se fait par l’utilisation de la diffusion de la réponse
musculaire provenant des parties les plus fortes vers les parties les plus
faibles du corps, si la force stimulante n’est pas assez forte, aucune
contraction ne sera produite (la loi de tout ou rien)
b)Conditions pour réussir une contraction par irradiation :

Pour réussir une contraction réflexe, il faut respecter les points suivants :

 Une position correcte des mains de rééducateur, qui doivent être


opposées à la direction du mouvement recherché

 Une position facilitatrice des articulations, car ceci permettra


l’utilisation d’un potentiel de force musculaire maximale.

 Le stimulus d’étirement, correctement appliqué au muscle faible

Toutes ces sommations permettent d’obtenir un potentiel


contractile, en faisant usage des récepteurs proprioceptifs, qui sont
d’habitude, mises en jeu avant que le mouvement ne se produise.
c)Les chaînes musculaires employées :

 Axiale axiale : muscles du cou et du tronc qui déclenchent l’activité du


muscle de l’abdomen.

 Axiale périphérique : muscles du cou et du tronc qui déclenchent


l’activité des membres.

 Périphérique axiale : muscles des membres qui déclenchent l’activité


des muscles du tronc

 Périphérique, axiale, périphérique : les muscles d’un membre


supérieur, utilisés pour travailler les muscles d’un membre inférieur.
cou

Membre supérieur Membre


supérieur

Tronc

Membre inférieur Membre inférieur

« Les possibilités de débordement d’énergie d’après Knott et Voss »


III-Techniques de l’application de la PNF
1. Les techniques qui font appel à l’agoniste pour améliorer l’agoniste
• Contractions répétées
• Initiation rythmique

2. Techniques qui font appel à l’agoniste pour améliorer l’antagoniste


•Inversion lente

•Inversion lente avec tenue isométrique

•Stabilisations rythmées

3. Techniques de relâchement
•Contracter/relâcher

•Tenir/relâcher

4. Choix des techniques


1.Les techniques qui font appel à l’agoniste pour améliorer
l’agoniste
 Contractions répétées

Elles sont basées sur la latence des impulsions facilitatrices qui


suivent la contraction musculaire; en effet l’excitation répétée d’une
voix du système nerveux entraine une facilitation de transmission de
l’influx par cette voix.

La répétition d’activités est nécessaire à l’apprentissage, d’autant plus


que l’on souhaite développer la force et l’endurance
Buts et effets:

 Augmenter la force musculaire dans un DC ou une partie de l’amplitude.

 Augmenter l’endurance.
Contre-indications :

La technique est contre-indiquée en cas de:

 cardiopathies

 hypertension arterielle

 Spasticité importante
 Initiation rythmique

Définition:
Il s’agit d’une série de contractions isotoniques répétées de façon
rythmique dans le même DC, avec une participation graduelle du patient
à quatre temps répétés rythmiquement, dans le but d’augmenter la vitesse
d’exécution: En pratique:
• premier temps : mouvement passif ;
• deuxième temps : mouvement actif ;
• troisième temps : mouvement avec petite résistance ;
• quatrième temps : mouvement avec grande résistance
La réalisation du DC antagoniste est toujours effectuée par le rééducateur.
Buts et effets:

Le rythme est très important, de même que la fluidité des mouvements.

Cette technique permet de :

 augmenter la coordination,

 Accélérer le mouvement et faciliter le démarrage.


Ordres verbaux :
Ils doivent être parfaitement coordonnés avec les différents temps de la
technique.

Il faut insister sur le premier temps : le relâchement « ne faites rien » ou «


repos » énoncé d’une voix forte.
2. Les techniques qui font appel à l’agoniste pour améliorer
l’antagoniste

 Inversion lente
Définition:

Il s’agit d’une série de contractions isotoniques.


« Le sujet accomplit le mouvement dans toute l’amplitude agoniste, puis
change de direction pour faire le mouvement antagoniste »

Cette technique peut s’exécuter dans l’amplitude complète ou partielle du


mouvement et contre résistance maximale pour contraction isotonique.
Cette technique utilise la « loi d’induction successive de Sherrington », il
ne faut donc pas de relâchement en fin de course, mais un parfait
débordement d’énergie de l’agoniste vers l’antagoniste ; ceci demande une
grande habileté du rééducateur.

On commence toujours par faire travailler le DC fort (agoniste) pour


renforcer, coordonner, le DC lésé.
Buts et effets:

 Acquisition d’une meilleure coordination entre loges musculaires


opposées.

 Renforcement musculaire de la chaîne musculaire la plus faible.


Ordres verbaux :

Ce sont des ordres verbaux pour contractions isotoniques : « poussez, tirez


» lors du changement de direction, alors que le patient était invité à tirer ;
le rééducateur, ayant changé la main, donne d’une voix dynamique l’ordre
de pousser.
 Inversion lente avec tenue isométrique
Définition:

Il s’agit de la même technique que les inversions lentes « avec addition


d’une contraction isométrique maintenue au moins 5 seconde, puis on
continue le mouvement en isotonique.
Buts et effets:

 Développer la stabilité d’un segment de membre,

 Améliorer la possibilité d’exécuter une contraction soutenue au sein des


dessins cinétiques.
 Stabilisations rythmées

Définition:

Il s’agit de « la cocontraction de loges musculaires antagonistes ».

La contraction maximale statique d’un groupe agoniste est suivie


immédiatement et sans relâchement de la contraction statique du groupe
antagoniste. On maintient chaque contraction 6 secondes.
On utilise le principe de l’« induction successive » et d’irradiations. Le
groupe le plus fort, travaillant contre une résistance maximale, irradie le
groupe antagoniste le plus faible, qui se contracte à son tour de façon
statique.
Buts et effets

Les stabilisations sont utilisées pour:

 améliorer l’équilibration statique,

pour améliorer la stabilité des racines (épaule, hanches),


Ordres verbaux :
Les ordres verbaux correspondent à des contractions
statiques: « tenez, ne bougez pas »

Contre-indications :
maladie de parkinson
Spasticité
Problème cardiaque
3. Techniques de relâchement

Elles visent à obtenir la décontraction, le relâchement, l’inhibition.

Elles permettent les gains d’amplitude articulaire.


 Contracter/relâcher

Définition:

Il s’agit de « la contraction puissante du groupe musculaire que l’on désire


relâcher » exécutée par le sujet.

Le rééducateur place l’articulation à mobiliser dans l’amplitude maximale


possible, puis demande au sujet une forte contraction du ou des muscles
que l’on veut relâcher.
Il résiste alors à cette contraction pendant 6 secondes, n’autorise aucun
mouvement du membre.

Ensuite, il demande un relâchement rapide et total, puis mobilise le


membre dans l’amplitude articulaire gagnée, il recommence alors une
nouvelle séquence s’il désire obtenir une plus grande amplitude.
Buts et effets:

Cette technique permet de

 relâcher un groupe musculaire spasmé ;

 améliorer la mobilité des articulations enraidies ;

 diminuer les contractures musculaires périphériques douloureuses.

Elle est très employée au niveau du coude et du genou.


Ordres verbaux

Le rééducateur donne l’ordre de « tirer » ou de « pousser » lors de la forte


contraction, et empêche le mouvement sauf la composante de rotation,
puis donne l’ordre de « lâcher » de façon persuasive et, au besoin, le
répète.
 Tenir/relâcher

Définition:

Il s’agit d’une contraction isométrique puissante des muscles du DC


antagoniste qui présente une limitation articulaire.

Le rééducateur place le membre en position extrême du DC limité, résiste


à la forte contraction isométrique de la chaîne antagoniste, n’autorise
aucun mouvement, puis demande un relâchement. Il mobilise ensuite
l’articulation dans le sens du DC limité en utilisant les trois composantes et
renouvelle la séquence si nécessaire.
Buts et effets:

 Gain d’amplitude articulaire


Ordres verbaux:

Le rééducateur donne l’ordre de tenir pendant la contraction isométrique et


répète l’ordre en montant la voix, puis dit « lâchez » de manière claire et
explosive (le patient devant se détendre de manière rapide et totale).
Contre-indications :

Cette technique ne peut être utilisée lors :

 d’une fracture non consolidée ou,

 d’une fragilité ligamentaire.


Le choix entre les deux techniques dépend du but à atteindre,
de l’articulation mise en jeu et donc du groupe musculaire le
plus efficace pour obtenir un gain d’amplitude
4.choix des techniques
Les différentes techniques doivent être sélectionnées en fonction;

 de la pathologie,
 du type de lésion,
 de l’effet recherché.

Ce choix est fait en fonction du bilan précis du patient.

Seule l’expérience, la connaissance de l’anatomie et de la physiologie


guidera le choix.
IV- applications

1. Neurologie
2. Rhumatologie
3. Traumato-Orthopédie
4. Chez les amputés
5. Chez les brûlés
6. Gériatrie
7. Médecine du sport
1. Neurologie

 Maladie de Parkinson
 Sclérose en plaques
 Syndrome cérébelleux
 Polynévrite de Guillain-Barré
 Lésions périphériques du membre supérieur
 Lésions périphériques du membre Inférieur
 Lésions médullaires
 Maladie de parkinson:

La technique rythmique utilise l’agoniste pour l’agoniste.

Du fait de la déformation du parkinsonien, on choisit les DC en ouverture


du tronc et du membre supérieur, extension de hanches et genoux. .

Les exercices sont proposés en décubitus dorsal et assis, les dissociations


de ceintures sont très recommandées.
 Sclérose en plaques :

- Mouvements de dissociation des ceintures pour détendre les


paravertébraux et les muscles de la ceinture pelvienne

- Exercices de débordement d’énergie des muscles forts vers les muscles


faibles
 Syndrome cérébelleux

- On utilise les techniques d’inversion lente pour une


meilleure coordination des loges musculaires agonistes et
antagonistes.
- Contractions répétées pour faciliter l’apprentissage des
gestes.
- Stabilisations rythmées pour améliorer la statique
 Polynévrite de Guillain-Barré:

Pour les muscles faibles, on répète les stimuli d’étirement, puis on utilise
la technique de contractions répétées avec débordement d’énergie.

On surveille constamment l’état orthopédique du patient et on veille à ne


pas le fatiguer.

.
 Lésions périphériques du membre supérieur

À partir du bilan musculaire, on connaît les muscles forts, leur localisation


et les muscles faibles.
On irradie depuis la tête, le membre supérieur sain vers le membre atteint,
enfin, on choisit les DC adaptés à la lésion.
 Lésions périphériques du membre Inférieur

- Etirement passif préparatoire

- Débordement d’énergie pour un travail indirect des muscles*


 Lésions médullaires :

Les muscles sains peuvent être renforcés en choisissant la technique des


contractions répétées et les DC privilégiés pour chaque muscle ciblé. On
utilise au maximum les débordements d’énergie.

Les exercices sont choisis en fonction du bilan, ainsi que du stade de


récupération.
2. Rhumatologie

 Cervicalgies

 Lombalgies

 Polyarthrite rhumatoïde
 Cervicalgies :

« L’objectif de la rééducation de la fonction posturale est de redonner des


qualités de force et d’endurance aux muscles cervicaux et, notamment, aux
muscles de la nuque. Le renforcement global du plan postérieur en
condition isométrique est une des composantes importantes de la
rééducation des cervicalgies posturales bénignes. »

les exercices de stabilisations rythmées pour améliorer la stabilité du cou


 Lombalgies :

- Technique de débordement d’énergie périphérique axiale

- Technique de stabilisation rythmique pour améliorer la statique du tronc


 Polyarthrite rhumatoïde

- On mobilise le patient avec douceur selon les diagonales dans le but de


conserver la mobilité, de lutter contre l’enraidissement.
- on utilises les techniques de relâchement pour gagner d’avantage les
amplitudes articulaires
3. Traumato-Orthopédie
• Lésions du membre supérieur:
 Fractures
 Réfection de coiffe
 En cas d’épaule instable

• Lésions du membre inférieur:


 En cas de fracture du membre inférieur
 Sidération du quadriceps
 Entorse du genou
 Ligamentoplastie
Lésions du membre supérieur

 Fractures:

Les muscles de la tête, tête-membre supérieur controlatéral… irradient les


muscles sous plâtre.

À l’ablation du plâtre, on renforce le muscle du membre lésé par


débordement d’énergie venant du corps entier, on gagne l’amplitude
articulaire grâce aux techniques de relâchements ; plus tard, on propose
du travail bilatéral des membres supérieurs et enfin de la musculation
unilatérale.
 Réparation de coiffe:

Durant la période d’immobilisation dans l’orthèse, « les techniques de


reprogrammation musculaire sont réalisées parallèlement au travail de
mobilisation passive. Les techniques de Kabat sont le plus souvent utilisées
du fait de la sidération musculaire, qui a précédé l’intervention et qui s’est
accrue en postopératoire ».

Lorsque la suture est effective, les douleurs disparues, la force musculaire


récupérée, on choisit des exercices en chaîne fermée, et la technique de
stabilisations rythmées.
 En cas d’épaule instable :

On peut constater un dysfonctionnement musculaire (déficit du sous-


scapulaire, du sous-épineux et du petit rond-grand dorsal et grand dentelé).

Après un bilan musculaire, on propose un renforcement des stabilisateurs


de l’omoplate, des contractions isométriques « en position de sécurité de
l’épaule puis progressivement vers les positions d’instabilité » et enfin des
contractions isotoniques.

« La rééducation proprioceptive est essentielle à la récupération d’un geste


rapide et bien contrôlé. »
Lésions du membre inférieur

 En cas de fracture du membre inférieur:

On travaille le tronc supérieur, le membre inférieur sain pour irradier les


muscles du membre sous plâtre et entretenir contractibilité et trophicité.

Dès la consolidation, le membre fracturé peut être intégré au sein d’une


activité musculaire globale par débordement d’énergie avant d’être sollicité
seul
 Sidération du quadriceps:

On sollicite le muscle sidéré :

 soit par contractions maximales du quadriceps controlatéral ;

 soit par résistance à l’extension des orteils et facilitation de la chaîne


d’extension ;
 Entorse du genou

– Bénigne : on préconise en premier la cryothérapie et, après la mise au


repos avec genouillère, le travail de la musculature en décharge en les
remplaçant dans un contexte fonctionnel et en irradiant depuis la hanche.
Plus tard, on fera du travail en charge bipodale, unipodale avec des
déséquilibres.

– Moyenne gravité : pendant l’immobilisation, le rééducateur fait exécuter


des contractions statiques en décharge par irradiation venant de la tête, du
tronc, du membre controlatéral ou des fléchisseurs plantaires
homolatéraux. Dès que possible, on entame la musculation en isométrique
des muscles de la patte-d’oie et du quadriceps du côté lésé.

• Dès que possible, le patient travaille en station debout.


 Ligamentoplastie :

« La rééducation postopératoire après ligamentoplastie de reconstruction


du ligament croisé antérieur doit permettre une récupération rapide des
amplitudes articulaires, de la force musculaire et de la fonction dynamique
du genou ».

L’état postopératoire immédiat est capital : on lutte contre l’oedème par


glaçages pluriquotidiens et contre la sidération du quadriceps,, il faut faire
des contractions isométriques du quadriceps et des ischiojambiers et
commencer, en actif, les diagonales genou tendu sans résistance. À partir
de j15, on travaille la flexion en chaîne fermée entre 30° et 90°.
À 2 mois, le patient est en station debout et on
applique des poussées déséquilibrantes.
6. Gériatrie

 Pour le gain d’amplitude

« Les méthodes dérivées de Kabat sont d’un apport intéressant lorsque la


coopération est suffisante et que la perte d’amplitude est d’origine
musculaire»

On choisit alors les techniques de stabilisations rythmées ou les techniques de


relâchement.
 La prise en charge débute par les activités au lit ou sur table
Bobath

– En décubitus dorsal : genoux fléchis, résistance aux balancements à droite, à


gauche, travail du « pont », transfert latéral.

– En décubitus latéral : contrôle postural et dissociation de ceintures, transfert


décubitus dorsal-latéral-assis, équilibre assis statique pieds au sol et pieds
pendants, marche fessière avant-arrière, équilibre assis dynamique.

– En flexion antérieure du tronc, dissociation de ceintures, transfert assis-debout.


A retenir
• - AB: débordement de la face antérieure du membre
inférieur controlatéral.
• - BA: débordement de la face postérieure du MIC.
• - CD; débordement de la face postérieure du membre
supérieur controlatéral.
• - DC ; débordement de la face antérieure du MSC
• - A’B’; débordement de la face postérieure du
membre inférieure controlatéral.
• - B’A’ ; plan antérieure et externe du même membre
• - C’D’; face postérieure du membre inférieure
controlatéral.
• - D’C’ ; les abdominaux et membre supérieur
controlatéral.
Conclusion
La méthode de Kabat trouve de nombreuses applications en
rééducation.
Seul un rééducateur bien formé et expérimenté sera capable
d’en utiliser toute la richesse (choix des techniques, des DC,
du sens du débordement d’énergie, dosage des résistances…).
Il saura, après un bilan précis, établir un plan de traitement et
cibler les objectifs à atteindre.
Il sera à même de préconiser cette méthode ou de la contre-
indiquer (patient non collaborant, cardiaque, hypertendu,
ostéosynthèse fragile…).

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