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Les Escarres

Les escarres sont des lésions cutanées dues à une pression prolongée sur les tissus mous, entraînant douleur et infection. Leur prévention repose sur une hygiène rigoureuse, des changements fréquents de position et l'utilisation de matelas adaptés. La prise en charge nécessite une approche pluridisciplinaire, incluant des soins locaux, une évaluation de la douleur et une éducation du patient et de sa famille.

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Les Escarres

Les escarres sont des lésions cutanées dues à une pression prolongée sur les tissus mous, entraînant douleur et infection. Leur prévention repose sur une hygiène rigoureuse, des changements fréquents de position et l'utilisation de matelas adaptés. La prise en charge nécessite une approche pluridisciplinaire, incluant des soins locaux, une évaluation de la douleur et une éducation du patient et de sa famille.

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Les escarres

prévention et
prise en charge
Introduction- Définition
• L’escarre : une lésion cutanée d’origine ischémique liée à une
compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies
osseuses

• Le rôle de la pression et de la perte de mobilité est


predominant.

• L’escarre entraîne principalement douleur et infection.

• L’escarre vient de l’intérieur et une partie des lésions


n’est pas visible
Classification des escarres
• Stade 0 : HYPERHÉMIE
RÉACTIONNELLE

• Stade 1 : ROUGEUR

• Stade 2 : DESIPERDIMISATION

• Stade 3 : NECROSE

• Stade 4 : ULCERE
Stade 0 : hyperhémie réactionnelle

• Rougeur qui blanchit


à la pression du
doigt
Stade 1 : rougeur persistante

• Rougeur qui ne blanchit


pas à la pression du
doigt
• Persiste après 24 h
Stade 2 = DESIPERDIMISATION

• Perte de substance impliquant l ’épiderme et en

partie le derme, se présentant comme une phlyctène,

une abrasion, une ulcération superficielle


Stade 3 = NECROSE
• Perte de substance impliquant le tissus sous cutané

avec ou sans décollement périphérique


Stade 4 = ULCERE
• Perte de substance atteignant ou dépassant le fascia et

pouvant impliquer os, articulations, muscle ou tendon


Localisations plus fréquentes des
escarres
• 40% siègent au niveau du sacrum
• 40% siègent au niveau des talons
• Ischions, trochanter
Facteurs de risque des escarres
• Facteurs extrinsèques :
Toilette peu soignée

•Alèzes et draps humides mal tirés

•Miettes de pain dans le lit

•Linge souillé non changé

•Appareils plâtrés

•Injections de solutés hypertoniques en IM ou S/C.


Facteurs intrinsèques :

Elles sont due le plus souvent à l’affection dont


souffre le patient, elles surviennent en particuliers
chez :

•Les cachectiques : tuberculeux, cancéreux

•Les œdémateux

•Certains opérés (vieillards)


Facteurs intrinsèques :

Les diabétiques

•Les obèses

•Les paralysés

•Les plâtrés

•Les comateux

•Les cardiaques
Prévention
 Les soins d’hygiène :

Les soins de propreté corporelle exigent l’emploi d’une eau


savonneuse, eau tiède nettoie mieux que l’eau froide. Voir fiche
technique (toilettes quotidiennes et bains).Pour garder une peau
sèche et propre, il y a nécessité de respecter les règles suivantes :

 Réaliser une toilette rigoureuse. Bien sécher la peau.


 Changer les draps dés qu’il y a des souillures
 Eviter les plis dans les draps et les miettes
 Examen minutieux de la peau toutes les 3 heures pour déceler les
premiers signes.
Le changement fréquent de positions :

Il n’y a pas de position idéale pour prévenir les escarres, ce


qui importe ce sont les changements fréquents de positions. Tout
malade incapable de se mouvoir ne doit pas rester plus de 2 à 3
heures dans la même position, sinon il y a risque d’escarre.
On peut dans ce cas établir un tableau de changement de
position.
Le matelas alternatif.
Le matelas alternatif

Matelas à air dynamique


7. Prise en charge de la douleur
• Origines de la douleur :
-Réfection des pansements :
– Antalgiques par voie générale administrés avant le soin
(morphiniques si besoin)
– ou Mélange Equimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote
(MEOPA) au cours du soin
-Retrait des pansements :
Humidification préalable au sérum physiologique des
pansements.
-Soins de la plaie (comme la détersion) :
– Application d’anesthésiques locaux tels que : Pommade EMLA®,
pulvérisation de lidocaïne 5 %
– Pansement hydrocellulaire à l’ibuprofène (A évaluer dans les
plaies détergées non infectées).
8.Assurer la continuité des soins

L’ensemble des recommandations

internationales insiste sur l’enregistrement et

la documentation des interventions.


9.Education du patient et de sa famille
• Changements de position ou les auto-soulèvements
(quelques secondes toutes les demi-heures).

• Positionnement optimal du patient.

• Intérêt d’une nutrition adaptée.

• Hygiène rigoureuse ainsi que le change régulier de la literie


doivent être expliqués.

• Choix des vêtements afin de prévenir les phénomènes de


compression, frottement, strictions.
Prise en charge de l'escarre constituée
1. Principes généraux du traitement de l’escarre
• Le traitement de l’escarre est à la fois local et général.

• Le succès du traitement est conditionné par une prise en


charge pluridisciplinaire, l’adhésion des soignants à un
protocole de soins et la participation active du patient et
de sa famille.

• Les massages sont à interdire ainsi que les frictions,


les produits entraînant une dessiccation de la peau
(produits alcoolisés) et les colorants type éosine

• Les soignants doivent anticiper la douleur du soin et


assurer l’analgésie avant le pansement.
2. Mesures thérapeutiques spécifiques aux différents stades

• Principes de nettoyage de la plaie:

• Le sérum physiologique ou chlorure de sodium à 0,9 % est


le produit de référence à utiliser pour le nettoyage des
escarres à tous les stades.

• Limiter voire supprimer l’utilisation des antiseptiques


(effets négatifs: sélection de souches résistantes,
pénétration systémique, toxicité, sensibilisation).
• Traitement de la rougeur et de la phlyctène:
Réversibilité rapide des lésions avec des techniques de
prévention ou des soins adaptés

 Au stade de la rougeur (stade 1)


• Rechercher et supprimer des points d’appui en utilisant
un support
• Protéger la peau si besoin (urines, macération) par un film
semi-perméable ou un hydrocolloïde transparent)
• changer régulièrement les positions toutes les 2 à 3
heures.
 Au stade de la phlyctène (stade2)

• Réaliser une brèche de taille suffisante avec un bistouri


pour évacuer le contenu avec maintien du toit de la
phlyctène si possible

• Recouvrir par un pansement hydrocolloïde ou un


pansement gras afin de maintenir un environnement
humide favorable aux conditions de cicatrisation

• Mettre la phlyctène hors d’appui dans la mesure du


possible.
• Traitement des stades 3 et 4:

L’élimination des tissus nécrosés, le contrôle

des exsudats et de l’infection sont des temps

essentiels qui favorisent le bourgeonnement et

l’épidermisation spontanés ou préparent le

recouvrement chirurgical des escarres.


 Les étapes de la stratégie de soins:
– appliquer les principes d’hygiène pour la gestion des
pansements et la prévention de la contamination croisée

– réaliser une détersion précoce, répétée et soigneuse, sans


traumatisme pour la plaie et indolore pour le patient

– choisir des produits et des pansements en fonction du


stade de la plaie et de l’état du patient.
 Détersion de la plaie:

• La cicatrisation dépend de la gestion de l’humidité de la


plaie, et la détersion s’oriente surtout vers la détersion
mécanique et l’utilisation de pansements qui permettent
de créer le milieu idéal à la cicatrisation de la plaie.

• La détersion soigneuse est la condition de la cicatrisation ;


elle élimine au fur et à mesure de la réfection des
pansements tous les tissus nécrotiques
• La détersion mécanique est indispensable en cas de

nécrose aiguë.

• Elle est réalisée au lit du patient dès sa constitution avec

des pinces et ciseaux à bouts ronds.

• L’excision se fait du centre vers les berges, elle ne doit

provoquer ni douleur ni saignement.

• Elle est suivie de l’application d’un pansement


humide.
 Choix des pansements de recouvrement:
Actuellement aucun pansement idéal n’existe.
• Traitement de l’escarre infectée:

• L’infection, suspectée sur les signes locaux, est affirmée au-


delà de 105 germes/ml

• Le risque: la propagation à l’os et de septicémie

• Le traitement local comporte la détersion quotidienne


(voire biquotidienne)

• Le traitement antibiotique par voie générale, ajusté en


fonction de l’antibiogramme, doit être intégré dans le cadre
d’une stratégie globale médico-chirurgicale
• Traitement chirurgical de l’escarre:

Indiqué si:
– Nécrose tissulaire importante afin de prévenir l’infection.

– Lorsque les structures nobles sont exposées et donc


menacées comme les axes vasculo- nerveux, les
capsules articulaires ou les tendons.

– Lorsque l’os est à nu (ostéite ).

– Escarre infectée, avec ou sans signes généraux.


• Le traitement chirurgical de l’escarre doit permettre :

– L’excision suffisante des tissus nécrosés ;

– Le comblement de la perte de substance ;

–Le respect maximal du capital cutané et

musculaire de voisinage
• Les soins postopératoires sont une condition du succès de
l’acte chirurgical. Ils sont basés sur :

– une surveillance méticuleuse de l’état cutané local, de


l’aspect de la plaie et des sutures
– une mise en décharge avec l’adaptation d’un support

– l’équilibre nutritionnel et hydro-électrolytique

– la mise en oeuvre à tous niveaux d’une stratégie de


prévention secondaire
les supports de prévention et de
traitement des escarres
• L’intérêt d’un support pour la diminution de la
pression a été démontré en comparaison
avec un matelas standard

• Les études démontrant l’intérêt de tel support


par rapport à tel autre sont peu nombreuses et
peu convaincantes
 Les supports statiques
 Permettent l’augmentation de la surface d’appui
du patient sur le support
 Comprennent:
– matelas de mousse
– matelas à air
– matelas à eau
–autres matelas : latex, gel, mousse
visco- élastique, fibres de polyester
–surmatelas : en fibres siliconées, à eau, à
air statique..
Matelas de mousse

surmatelas à air statique


 Les supports dynamiques à
pression alternée
• Permettent grâce au gonflement alternatif de
boudins adjacents d’aménager des périodes de
dépression relative.
• L’oxygénation des tissus est ainsi favorisée avant
que l’ischémie ne s’installe.
• Il s’agit de matelas qui ont des zones mises
successivement en pression haute puis en
pression basse, souvent sur des cycles courts de
5 à 15 minutes selon les modèles
 Les coussins de siège

en gel visco-élastique ou gel fluide aqueux, mousse

monobloc, mousse découpée à plots, mousse à

mémoire de forme, mixte en gel et mousse, à eau, à

air prégonflés, à air gonflés selon le poids du malade,

à forme particulière pour éviter de glisser du fauteuil


Le retentissement psycho-social et sur
la qualité de vie
• Gêne douloureuse et souffrance physique et
morale, limitation des capacités fonctionnelles
• Altération de l’image de soi et de la relation à
autrui

 La prise en charge de l’escarre doit prévenir la


survenue d’un syndrome dépressif ou éviter son
accentuation
Conclusion
• La prise en soin de l’escarre de l’adulte ne relève pas
d’une spécialité spécifique.

• Toutes les équipes et tous les modes de prise en charge


peuvent y être confrontés en particulier en
rééducation, réanimation, gériatrie, chirurgie, et
soins à domicile.
Merci pour votre attention…

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