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Chap4 Cancer Colorectal

Le cancer colorectal est le cancer le plus fréquent dans le pays, touchant principalement les personnes de plus de 50 ans, avec une mortalité annuelle de 16 000 cas. Il se développe à partir de cellules anormales dans le côlon ou le rectum, avec un taux de survie à 5 ans de 50% à tous stades. Le diagnostic repose sur des signes cliniques, des examens biologiques et des techniques d'imagerie, et le traitement est principalement chirurgical, complété par une chimiothérapie adjuvante.

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Chap4 Cancer Colorectal

Le cancer colorectal est le cancer le plus fréquent dans le pays, touchant principalement les personnes de plus de 50 ans, avec une mortalité annuelle de 16 000 cas. Il se développe à partir de cellules anormales dans le côlon ou le rectum, avec un taux de survie à 5 ans de 50% à tous stades. Le diagnostic repose sur des signes cliniques, des examens biologiques et des techniques d'imagerie, et le traitement est principalement chirurgical, complété par une chimiothérapie adjuvante.

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CANCER COLO-RECTAL

Dr Awal Abassi
INTRODUCTION
2

 Les cancers colo-rectaux (CCR) se placent au premier rang de la pathologie cancéreuse


dans notre pays pour les deux sexes confondus.

 On dénombre quatre grands types de tumeurs colorectales malignes : les adénocarcinomes,


les tumeurs endocrines, les lymphomes et les tumeurs mésenchymateuses.

 La maladie survient, le plus fréquemment, après l’âge de 50 ans au terme de l’évolution


silencieuse d’une tumeur bénigne prenant la forme de polypes.

 La mortalité est de 16 000 morts par an. Le cancer colo-rectal est donc non seulement un
cancer fréquent mais un cancer grave ; le taux de survie à 5 ans atteint 50%, tous stades
confondus au moment du diagnostic.
I. DÉFINITION
3

Le cancer colorectal est une maladie des cellules qui tapissent l'intérieur du côlon
ou du rectum. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se
transforme et se multiplie de façon anarchique, à la suite d’une mutation.

Leur dénomination dépend de leur position :

 à plus de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du côlon

 à moins de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du rectum.

Environ 40% des cancers colorectaux touchent le rectum et 60% le colon,


principalement dans sa partie sigmoïde (la plus basse)
II. RAPPEL
4
1.1 Anatomie
Le côlon fait partie du tube digestif. Il est situé dans l’abdomen, entre l’intestin grêle

et le rectum. Il mesure environ 1,5 mètre de long. Il a pour fonction principale de

fabriquer les matières fécales.

Après la digestion, l’intestin grêle transmet au côlon les déchets alimentaires sous

forme liquide. Le côlon absorbe l’eau de ces déchets.

Au fur et à mesure que les selles progressent dans le côlon, elles deviennent de plus

en plus solides. Les selles passent ensuite dans le rectum avant d’être évacuées par
II. RAPPEL
5
1.1 Anatomie

Le côlon se divise en quatre segments :

 le côlon droit ou côlon ascendant ;

 le côlon transverse ;

 le côlon gauche ou côlon descendant ;

 le côlon sigmoïde, dernière portion du

côlon avant le rectum.


III. EPIDÉMIOLOGIE
6

 C'est le plus fréquent des cancers digestifs,

 Le sex-ratio est de 1,5 en faveur des hommes. L'âge moyen au

diagnostic est d'environ 70 ans.

 L'incidence standardisée est de 38/100 000 chez les hommes et 25/100

000 chez la femme.

 Le taux d’incidence des cancers colorectaux a augmenté régulièrement

jusqu’en 1990 et tend actuellement à se stabiliser.


III. EPIDÉMIOLOGIE
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 Tout stade confondu le taux de survie à 5 ans est de 40 %.

 Les cancers coliques sont répartis :

o pour les deux tiers à gauche : sigmoïde 50 %, côlon descendant 15 % ;

o pour un tiers à droite : cæcum 15 %, côlon ascendant 20 %.


IV. DIAGNOSTIC
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A. Circonstances de découverte

 Signes généraux : altération de l'état général, anorexie, amaigrissement, fièvre

chronique.

 Différents signes digestifs prédominent :

– troubles du transit récents : constipation récente, diarrhée, alternance


diarrhée-constipation;

– douleurs abdominales (40 %) : diffuse ou à type de pesanteur abdominale,


parfois révélée par une douleur liée à un syndrome occlusif.
IV. DIAGNOSTIC
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A. Circonstances de découverte

– hémorragies digestives (40 %) : rectorragies, méléna ou hémorragie révélée


par un syndrome anémique;

NB : Toute rectorragie même en présence d'hémorroïde doit faire pratiquer un


toucher rectal et une coloscopie.

– syndrome rectal pour les cancers du rectum : ténesme (tension intrarectale

douloureuse), épreinte (sensation de faux besoins), impériosités avec émission

de glaires afécales.
IV. DIAGNOSTIC
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A. Circonstances de découverte
 Complications : Occlusion +++, abcédation, perforation (+ rarement
révélatrice).
 Métastases révélatrices : adénopathie sus-claviculaire, douleurs osseuses,
hépatomégalie.
 Révélation par la coloscopie à l'occasion d'un dépistage chez un sujet à risque
ou par le test Hémocult ou lors de l'exploration d'une autre pathologie colique.
IV. DIAGNOSTIC
11

B. Examen clinique
 Il est complet, centré sur l'appareil digestif.
 Il est souvent pauvre en cas de cancer colique.
 Recherche de facteurs de risque : antécédent personnel ou familial
d'adénome, de cancer colorectal, notion de syndrome prédisposant.
 Examen abdominal : il recherche une carcinose péritonéale, une
hépatomégalie, une ascite, une masse abdominale dure, irrégulière, mal
limitée, sensible, immobile à la respiration.
IV. DIAGNOSTIC
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B. Examen clinique
 Le toucher rectal : systématique, il évalue : sur un sujet en décubitus dorsal, cuisses
fléchies ou en décubitus latéral gauche ou en position genu-pectorale ;
 il recherche une lésion dure, irrégulière qui peut être végétante et/ou infiltrante et/ou
ulcérée;
 la distance de la tumeur par rapport à la marge anale et à la sangle pubo-rectale ;
 la taille mesurée en centimètres ;
 la mobilité de la tumeur par rapport aux plans pariétaux profonds ;
 l'extension circonférentielle ;
 il recherche du sang sur le doigtier, un nodule du cul-de-sac de Douglas.
IV. DIAGNOSTIC
13

B. Examen clinique
 Examen ganglionnaire : recherche d'adénopathies sus-claviculaires.
 Le reste de l'examen recherche :
 un épanchement pleural ;
 des douleurs osseuses provoquées ;
 des signes neurologiques déficitaires ;
 des signes en faveur d'une thrombose veineuse profonde.
IV. DIAGNOSTIC
14

B. Examen complémentaires
1. Examens biologiques
 NFS : recherche une anémie inflammatoire ou ferriprive ou mixte
 Bilan hépatique : il recherche une cytolyse, une cholestase anictérique en cas
de métastases hépatiques.
 Marqueurs tumoraux : ACE (antigène carcino-embryonnaire) et Ca 19-9 :
ces marqueurs sont peu sensibles et peu spécifiques. Une élévation de l'ACE
peut se voir dans les autres adénocarcinomes (du sein, de la thyroïde, de
l'estomac ou du pancréas) et dans des affections bénignes (colite
IV. DIAGNOSTIC
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B. Examen complémentaires
2. Examen endoscopique et radiologique
 Coloscopie : c'est l'examen de référence :
La coloscopie permet de découvrir la
tumeur et de la biopiser. On doit
rechercher en même temps l’existence de
polypes ou d’autres cancers sur le reste du
recto-côlon (néoplasies synchrones). La
tumeur peut être végétante, infiltrante ou
Aspect endoscopique d'une tumeur colique.
IV. DIAGNOSTIC
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B. Examen complémentaires
2. Examen endoscopique et radiologique
 Autres examens : Rectoscopie; Lavement baryté; Scanner avec
opacification de la paroi colique; Écho-endoscopie rectale; IRM
pelvienne…..
IV. DIAGNOSTIC
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B. Examen complémentaires
3. Bilan d’extension
Le bilan d’extension comporte :
 Une radio-pulmonaire,
 Une échographie hépatique (très performante pour la recherche des
métastases) et
 Une TDM abdominale.
V. TRAITEMENT
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8.1. Le traitement curatif


• Il est essentiellement chirurgical (hémicolectomie droite ou gauche ou
résection) : l’importance de la résection est fonction de la vascularisation
colique ;
• la chimiothérapie adjuvante

8.2. Le traitement palliatif


• Exérèse palliative de la tumeur ; traitement par prothèse intra-luminale en cas
de contre-indication chirurgicale
VI. SURVEILLANCE
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