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6 Éthique

Le document aborde l'éthique médicale et la bioéthique, soulignant l'importance de la relation médecin-patient et des conflits éthiques qui peuvent survenir dans les soins. Il définit les concepts d'éthique, de morale, de déontologie et de droit, tout en présentant les principes cardinaux de l'éthique médicale tels que la bienfaisance, la non-malfaisance, le respect de l'autonomie et la justice. Enfin, il évoque la création du conseil national de l'éthique des sciences de la santé et les principes de la bioéthique, qui englobent des problématiques plus larges liées aux avancées technologiques et scientifiques.

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6 Éthique

Le document aborde l'éthique médicale et la bioéthique, soulignant l'importance de la relation médecin-patient et des conflits éthiques qui peuvent survenir dans les soins. Il définit les concepts d'éthique, de morale, de déontologie et de droit, tout en présentant les principes cardinaux de l'éthique médicale tels que la bienfaisance, la non-malfaisance, le respect de l'autonomie et la justice. Enfin, il évoque la création du conseil national de l'éthique des sciences de la santé et les principes de la bioéthique, qui englobent des problématiques plus larges liées aux avancées technologiques et scientifiques.

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Centre hospitalo-universitaire

NEDIR Mohamed
Tizi-Ouzou
service de Médecine Légale

L’éthique médicale et la
bioéthique
Dr K. OULD ABDESSELAM
Introductio
n
La médecine d’aujourd’hui dispose de moyens de plus en plus performants pour soigner
les personnes.

Ces moyens accroissent malheureusement la tentation pour le médecin de considérer le


patient comme un « cas clinique ».

La vocation du médecin étant d’alléger la souffrance du patient et de le guérir si possible,


il ne doit en aucun cas oublier que la prise en charge de son patient nécessite de prendre
en compte l’Homme dans sa globalité.

La relation médecin-patient, qualifiée de « rencontre singulière » par Paul Ricœur


demeure, au-delà des outils techniques, au premier plan.

Une des singularités de cette rencontre est qu’elle place le médecin face à des « conflits
éthiques » lors de la prise en charge de ses patients.
Qu’est-ce que
l’éthique ?
Le terme « éthique » apparaît en 345 avant Jésus-Christ dans les trois ouvrages du corpus
d’Aristote : « l’éthique à Nicomaque », « l’éthique à Eudème » et « la Grande Ethique ».

Il disait déjà: « Nous étudions l'éthique non pas pour savoir ce qu'est la vertu, mais pour
devenir vertueux nous-mêmes. »

Étymologiquement, le mot « éthique » s’expose à une ambivalence avec une double racine

 Grecque:
« ethos » qui selon la prononciation pouvait avoir deux sens différents :
« èthos » correspond à la vertu, au bien
« éthos » correspond aux conduites et aux mœurs.

 Latine: « ethicus » signifie morale ou mœurs.


 Autant qu’adjectif

Éthique correspond à une conduite qui met en œuvre des valeurs socialement partagées

Conduite éthique est synonyme de conduite morale

 Autant que nom

Une éthique n’est pas synonyme de morale puisque

La morale correspond à un système d’obligations qui s’impose obligatoirement;

L’éthique correspond à une réflexion suscitée par un dilemme ou un conflit.


Le terme « éthique », dissimulé depuis plus de 2000 ans, connaît une inflation socio-
médiatique depuis la Seconde Guerre mondiale et le procès de Nuremberg.
Les débats, les publications, les médias, qu’ils soient médicaux ou non, y font sans cesse
référence.

Le terme « éthique » s’articule avec tout ce que nous avons à notre disposition pour nous
guider dans nos décisions, à savoir la morale, la déontologie et le droit.

Sa définition reste difficile tant elle est dépendante des courants philosophiques et des
valeurs sociétales qui la portent.

Une précision s’impose afin de clarifier les limites entre l’éthique, la morale, la déontologie
et le droit.
morale? Déontologie
?

Droit? Éthique?
La morale
Dimension humaine influencée par plusieurs facteurs culturels (histoire, traditions,
éducation, convictions religieuses, etc…).

Elle s’exprime par un ensemble de règles et de principes de bonnes conduites imposant


de faire le bien et d’éviter le mal.

Elle est impérative, directive et normative.

La morale gouverne les actes et les abstentions mais aussi les intentions.
La déontologie
Le terme « déontologie » a été inventé par le philosophe anglais Bentham Jeremy.

La déontologie est synonyme de morale pour lui.

Etymologiquement, elle vient du grec


« deon », devoir « logos », discours.

Elle est définie par « la science des devoirs ».

Elle guide les actes et les abstentions.

Elle représente les règles de bonnes conduites constituant la morale pour une
profession

Elle tient sa spécificité du rapport qu’elle entretient avec la profession et le droit.

Nous pourrions dire que la déontologie sert de cadre de référence à la réflexion éthique.
Le droit
Le droit correspond à la règle organisant les rapports entre les Hommes groupés dans
des liens sociétaires.

Le droit s’intéresse aux actes.

Il est le reflet de l'évolution d'une société à un moment donné.

La loi assure la généralisation d’une situation donnée.

Un droit non respecté est assorti d’une sanction sociale organisée;

La réflexion éthique est dénuée de toute sanction et ne regarde que la conscience.


L’éthique
L’éthique est une réflexion sur les valeurs humaines : la qualité de vie, l’identité, la
liberté des personnes.

Elle est réflexive, tolérante et interactive et s’exprime à travers le dialogue,


l’échange et la confrontation.

La visée de l’éthique n’est pas le Bien, puisque justement la réflexion éthique


s’engage, par définition, quand nous ne savons plus ce qui est bien.

La réflexion éthique est une interrogation sur les actes et les abstentions.

Dans le domaine médical, l’éthique n’est pas uniquement une réflexion mais une
recherche de la meilleure décision possible
L’éthique médicale
L’éthique médicale est donc une réflexion sur les orientations données à l’action clinique
dans une situation singulière à travers des cas concrets, analysés dans leurs enjeux
éthiques en vue de la meilleure décision possible.

Elle tente de résoudre des conflits entre valeurs, droits et obligations concurrentes.

C’est une démarche de réflexion individuelle ou pluridisciplinaire face aux choix possibles
se présentant dans une situation médicale complexe.

Le but étant de rechercher une solution compatible avec la singularité des différents
protagonistes:
 La loi,
 La déontologie
 Les contraintes socio-économiques.
L’éthique médicale couvre donc
tout le champ relationnel de la
médecine.
Les principes
cardinaux de l’éthique
médicale
 Bienfaisanc
e
C’est l’obligation de faire le bien, s'étend à l'obligation de juger des bénéfices et des
risques

Elle sous-entend:

 Faire du bien, ce qui implique la compréhension et l’empathie du médecin

 Bien faire, ce qui implique le professionnalisme et la prudence du médecin.


 Non-malfaisance
 C’est l’obligation de ne pas intentionnellement causer du mal à autrui;

 Ce qui implique de ne pas faire subir un mal inutile au patient.


 Respect de
l'autonomie
• Respecter l'indépendance du patient d'influences extérieures,
• Garantir la compréhension des termes et implications des choix proposés,
• Valider sa capacité d'agir (capacité mentale)

C’est le malade qui prend la décision concernant sa santé au terme de ce que nous
appelons un colloque singulier

Ce principe d’autonomie formalise des valeurs:


 Le respect de la liberté du patient
 La participation éclairée à la décision

Le médecin doit être loyal et intègre.


Le patient saura que son autonomie a été respectée lorsqu’il répondra oui à ces
cinq questions:

 Est-ce qu’il a compris l’information?

 Est-ce qu’il a pu poser des questions?

 Est-ce que le médecin lui a posé des questions?

 Est-ce qu’il a pu recouper l’information?

 Est-ce que des options lui ont été proposées?


 Justice
C’est d’avoir une attitude juste, honnête, et équitable envers le patient;

Elle est en rapport avec la dignité du patient qui est une valeur absolue et
intrinsèque de la personne humaine;

Le patient doit toujours être considéré comme une personne à part entière dans
toutes ses dimensions.
Le conseil national de
l’éthique des sciences de la
santé
Il a été créé par la loi 18-11 relative à la santé en 2018

Art. 342. — Il est créé, auprès du ministre chargé de la santé, un conseil national de l’éthique
des sciences de la santé;

Sa composition, ses missions, son organisation et son fonctionnement sont fixés par le décret
exécutif n° 22-312 du 12 septembre 2022;

Il s’agit d’un organe consultatif, chargé d'étudier, d'émettre des recommandations et de


donner des avis sur les questions morales et d'éthique soulevées par les progrès scientifiques
et technologiques dans les domaines de:
 la biologie,
 la bioéthique,
 la médecine humaine,
 des sciences de la santé.
Il a pour mission de:

 Proposer toutes mesures visant à garantir le respect des règles de l'éthique médicale ;

 Emettre des avis et des recommandations, sur les aspects éthiques, liés aux:
• Prélèvements et à la transplantation d'organes, de tissus ou de cellules humaines,
• Etudes cliniques,
• Procréation médicalement assistée,
• Expérimentation,
• Méthodes thérapeutiques requises pour le développement technique médical,
• Recherche scientifique.

 Emettre des avis et/ou d’orientations sur des questions relatives aux devoirs des professionnels
de santé dans l'exercice de leurs professions, dès lors qu'elles présentent une importance
fondamentale d'un point de vue éthique ;

 Traiter ou de réexaminer des questions d'éthique particulièrement sensibles au plan des principes,
à la demande des comités d'éthique médicale pour les études cliniques.
Il siège au niveau de l'institut national de santé publique;

Il peut être saisi, par toute personne physique ou morale, pour toute question entrant dans
le cadre de ses missions.

Il peut faire appel à toute personne physique ou morale susceptible de l'éclairer dans ses
travaux;

Il est composé de plusieurs membres:


 Des représentants des administrations centrales
 Des représentants des institutions, organismes et associations
 De personnalités
Des représentants des administrations
centrales:
 un représentant du ministre de la Défense nationale ;
 un représentant du ministre chargé de la santé ;
 un représentant du ministre chargé de la justice, garde des sceaux ;
 un représentant du ministre chargé des affaires religieuses et des wakfs ;
 un représentant du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche
scientifique ;
 un représentant du ministre chargé de l'agriculture et du développement rural ;
 un représentant du ministre chargé du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale ;
 un représentant du ministre chargé de l'environnement ;
 un représentant du ministre chargé de l'industrie pharmaceutique
Des représentants des institutions,
organismes et associations
 un représentant du conseil national de déontologie médicale, concerné ;
 un représentant de l'agence nationale des greffes ;
 un représentant de l'institut national de santé publique ;
 un représentant de l'agence nationale du sang ;
 un représentant de l'institut Pasteur d'Algérie ;
 un représentant de l'agence nationale de la sécurité sanitaire ;
 un représentant de l'agence nationale des produits pharmaceutiques ;
 un représentant du commissariat à l'énergie atomique ;
 un représentant du conseil supérieur islamique ;
 un représentant des associations de malades.
De personnalités
 Neuf (9) professeurs hospitalo-universitaires, désignés par le ministre
chargé de la santé ;

 Cinq (5) praticiens médicaux de la santé, désignés par le ministre


chargé de la santé.
La bioéthique
Née à la fin de la seconde guerre mondiale
Mot introduit la première fois par le biochimiste VAN RENSSELAER POTTER, en
1971.
bios (vie) et ethos (morale)

– La bioéthique se veut une “passerelle” entre les faits et les valeurs

– Ne se limite pas à la médecine: inclut aussi la bioéthique écologique ou


environnementale;
– Idée centrale: tout ce qui est techniquement possible n’est pas forcément
moralement juste.
un certain contrôle est requis: respect de l’avenir de la vie et de l’humanité est
en jeu.
La bioéthique est une sorte de questionnement mis en forme à partir d’une
recherche pluridisciplinaire sur des conflits de valeurs suscités par le
développement technoscientifique dans le domaine du vivant en particulier
de l’homme.
La bioéthique couvre donc le
questionnement existentiel et
ontologique du rapport au
vivant.
Les principes de la
bioéthique
Ils sont au nombre de 15 et énumérés dans la déclaration universelle sur la bioéthique
et les droits de l’homme;

• Dignité humaine et droits de l’homme • Égalité, justice et équité


• Effets bénéfiques et effets nocifs • Non-discrimination et non stigmatisation
• Autonomie et responsabilité individuelle • Respect de la diversité culturelle et du
pluralisme
• Consentement
• Solidarité et coopération
• Personnes incapables d’exprimer leur
consentement • Responsabilité sociale et santé
• Respect de la vulnérabilité humaine et • Partage des bienfaits
de l’intégrité personnelle • Protection des générations futures
• Vie privée et confidentialité • Protection de l’environnement, de la
biosphère et de la biodiversité
Conclusion
L'éthique médicale et la bioéthique sont deux domaines interconnectés, mais ils se
distinguent par leur portée et leurs préoccupations;

Chacune de ces entités a son propre domaine d'application et ses enjeux spécifiques.
L’éthique
Contexte
médicale
L'éthique médicale se concentre principalement sur les pratiques et les décisions des
professionnels de santé dans le cadre des soins aux patients.(relation soignant-soigné)

Principes fondamentaux
Elle traite des questions liées à l'autonomie des patients, au consentement éclairé, à la
bienfaisance, à la non-malfaisance et à la justice, spécifiquement dans le contexte de la
relation médecin-patient.

Questions pratiques
L'éthique médicale aborde des dilemmes cliniques quotidiens, tels que les décisions de
fin de vie, la confidentialité et la gestion des conflits d'intérêts au sein des soins de santé.
La bioéthique
Contexte plus large
La bioéthique englobe un champ plus vaste, incluant non seulement les questions
médicales, mais aussi celles liées à la biologie, aux sciences de la vie et aux technologies
émergentes (comme la génétique, la biotechnologie et la recherche médicale).

Enjeux plus larges


Elle aborde des problématiques éthiques concernant la recherche sur les êtres humains, la
manipulation génétique, l'expérimentation animale, l'accès aux soins de santé, et les
impacts sociaux et environnementaux des avancées scientifiques.

Multidisciplinaire
La bioéthique implique souvent des perspectives variées, intégrant des contributions de la
philosophie, de la sociologie, du droit, de la théologie et des sciences politiques.
II. La
déontologie
médicale
La déontologie
médicale
La déontologie médicale est l’ensemble des principes, des règles et usages que tout
médecin, chirurgien-dentiste et pharmacien doit observer ou dont il s’inspire dans
l’exercice de sa profession.
Art. 1 du code de déontologie médicale algérien

La déontologie dans le domaine de la santé est l'ensemble des principes et règles


qui régissent les professions de santé et les rapports des professionnels de santé
entre eux et avec les malades.
Art. 345. de la loi 11/18 relative à la santé
Le code de déontologie
médicale
Il s’agit du décret exécutif N° 276 du 06 juillet 1992

Il comporte 226 articles repartis sur 04 titres

TITRE I : Règles de déontologie médicale

TITRE II : Conseils de déontologie médicale

TITRE III : la discipline.

TITRE IV : dispositions transitoires.


Les règles de déontologie
médicale
 Les devoirs généraux

 Le secret professionnel

 Les devoirs envers les malades

 La confraternité

 Rapport avec les autres membres de la profession

 Règles particulières à certains modes d’exercice


 Les devoirs
généraux
Le médecin est au service de l’individu ;

Le médecin est au service de la santé publique ;

Le médecin doit exercer dans le respect de la vie et de la personne humaine.

 Les devoirs envers les


malades
Le malade est libre de choisir son médecin ;

Le malade est libre de quitter son médecin ; c’est le libre choix.


Le secret
professionnel
Le secret professionnel s’impose à tout médecin dentiste sauf quand la loi en dispose
autrement. Il couvre tout ce que le médecin a vu, entendu, compris ou tout ce qu’il lui a
été confié dans l’exercice de sa profession.

Le médecin dentiste doit veiller à la protection contre toute indiscrétion des fiches
cliniques et documents qu’il détient concernant les malades.

En cas de publications scientifiques, il doit veiller à ce que l’identification du malade ne


soit pas possible.

Le secret médical n’est pas aboli par le décès du malade sauf pour faire valoir ses droits.
 La
confraternité
C’est un devoir primordial, elle doit s’exercer dans l’intérêt du malade et de la
profession médicale.

 Rapport avec les autres membres de la


profession
Ils doivent être courtois et bienveillants avec les auxiliaires de santé. Chacun doit
respecter l’indépendance de l’autre.

 Règles particulières à certains modes


d’exercice
- Dans le privé ;
- Médecine salariée ;
- Médecine de contrôle ;
- Médecine d’expertise.
Le conseil national de déontologie
Il siège à Alger, médicale
Il est formé de 12 conseils régionaux.
Ces conseils sont investis du pouvoir disciplinaire ; ils se prononcent sur les infractions aux
règles de déontologie médicale et sur les violations de la loi sanitaire.
Il se compose de médecins âgés de 35 ans ou plus qui sont élus par leurs confrères pour 04 ans.

Il peut être saisi par :


• Le ministre de la Santé ;
• Les membres du corps médical (médecins autorisés à exercer) ;
• Les chirurgiens-dentistes
• Les pharmaciens (leurs associations légales) ;
• Les associations de médecins légalement formés ;
• Tout patient ou son tuteur ;
• Les ayants droit des patients.
Sanctions prévues dans le code de déontologie
médicale
Le conseil saisi d’une plainte doit statuer dans un délai de 04 mois.

Les sanctions disciplinaires sont :

 L’avertissement ;
 Le blâme ;
 La proposition d’interdire d’exercer ;
 La fermeture de l’établissement.

Les sanctions sont susceptibles d’appel ou de recours auprès du conseil national de


déontologie médicale, dans un délai de 06 mois.

En cas de non-satisfaction, un appel peut à nouveau être introduit auprès de la cour


suprême dans un délai de 01 an.
Conclusion
Les patients confient leurs vies et leurs santés aux médecins.

Pour justifier cette confiance, le médecin doit faire preuve de respect de la vie humaine;

Il doit ainsi:

 Faire de la prise en charge du patient sa première préoccupation;

 Protéger et promouvoir la santé individuelle et collective;

 Maintenir ses connaissances et compétences professionnelles à jour;

 Traiter les patients comme des individus à part entière en respectant leur dignité;

 Être honnête et agir avec intégrité.


Vous êtes personnellement
responsable de votre pratique
professionnelle et devez toujours
être prêt à justifier vos décisions
et vos actions.
Le Dr C., nouvellement nommé anesthésiste* dans un hôpital de la ville, s’inquiète
de l’attitude du chirurgien en chef dans la salle d’opération.

Celui-ci emploie des techniques dépassées qui prolongent la durée de l’opération,


augmentent les douleurs post-opératoires et rallongent le temps de la guérison.

De plus, il fait souvent des plaisanteries grossières sur les patients qui
manifestement embêtent les infirmières. En tant que jeune membre du personnel,
le Dr C. hésite à critiquer en personne le chirurgien ou à signaler son
comportement aux autorités supérieures.

Cependant, il pense qu’il doit faire quelque chose pour améliorer la situation.
Le Dr C. a raison de s’inquiéter du comportement du chirurgien en chef dans la salle
d’opération.
Non seulement il met en danger la santé du patient, mais il manque aussi de respect
envers le patient et ses collègues.

Le Dr C. a une obligation éthique de ne pas ignorer ce type de comportement et de


faire quelque chose.
La première chose serait de ne pas donner de signe de soutien à son attitude offensive,
par exemple, en riant de ses plaisanteries.

S’il estime qu’une discussion avec le chirurgien peut être efficace, il doit donner suite à
cette décision. Sinon, il doit contacter directement les autorités supérieures de l’hôpital.

Si celles-ci refusent de répondre, il doit s’adresser à l’organisme approprié qui délivre les
autorisations d’exercice pour lui demander d’enquêter.

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