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Cours MCC GEA1

Le document présente une introduction aux machines à courant continu (MCC), décrivant leur fonctionnement en tant que moteurs ou génératrices. Il détaille la constitution des MCC, y compris le stator, le rotor, et les éléments comme l'inducteur, l'induit, et le collecteur. Enfin, il aborde les principes de fonctionnement basés sur les lois de Faraday et de Laplace, ainsi que le rôle du collecteur dans la conversion de l'énergie.

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Cours MCC GEA1

Le document présente une introduction aux machines à courant continu (MCC), décrivant leur fonctionnement en tant que moteurs ou génératrices. Il détaille la constitution des MCC, y compris le stator, le rotor, et les éléments comme l'inducteur, l'induit, et le collecteur. Enfin, il aborde les principes de fonctionnement basés sur les lois de Faraday et de Laplace, ainsi que le rôle du collecteur dans la conversion de l'énergie.

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Ecole Nationale d’ingénieurs de Gabès

Département Génie Electrique-Automatique

ENIG

Les Machines à
Courant Continu
1ère A. Génie Electrique – Automatique GEA1

Enseignant : Dhaoui M.
Maitre Assistant à l’ENIG

Année Universitaire 2020 - 2021


Chapitre 1

Généralités sur les


Machines à Courant
Continu
1. Introduction

La machine à courant continu (MCC) ou aussi la machine à collecteur à courant


continu a été utilisée très tôt dans les applications industrielles en raison d’un
principe de fonctionnement très simple et d’une commande aisée. Il s’agit d’un
convertisseur électromécanique d’énergie qui peut être conditionné pour
fonctionner soit en Moteur ou en Génératrice :
2. Constitution
La machine à courant continu est constituée principalement de deux parties:
1. Une partie fixe appelée: Stator ou inducteur
2. Une partie mobile appelée: Rotor ou induit
Stator ou inducteur Rotor ou induit
2.1. l’inducteur
L’inducteur (stator) est la partie fixe de la machine, son rôle est de créer un
champ magnétique fixe dans l’espace.
Noyau Autour desquels se trouvent
les bobines inductrices, ils
polaire sont en acier coulé
..
..
Bobine ..
N Entrefer
Culasse
Pièce polaire
Ou épanouissement polaire En fonte ou en acier, elle
forme la partie extérieur de la
Élargit la section d’entrée du machine
flux dans l’entrefer
2.2. l’induit
L’induit (rotor) est la partie tournante de la
machine, pour lequel on distingue les
éléments:
2.2.1. Armature
Elle est faite de tôles en fer doux et montée sur un arbre. Elle reçoit
l'ensemble des conducteurs qui coupent le flux magnétique.
Un certain nombre de conducteurs, regroupés en spires, forment une
bobine. L‘armature de l’induit renferme plusieurs bobines placées
dans des encoches.

2.2.2. Collecteur
Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre isolées les unes des autres par des feuilles
de mica. Ces lames sont montées sur l'arbre de la machine, mais isolées de ce dernier.

2.2.3. Balais
Les balais, ou charbons, sont fixes et
appuient sur le collecteur pour assurer la
transmission de l'énergie électrique entre
la machine et le circuit extérieur. Ils sont
maintenus par des porte-balais dans
lesquels des ressorts viennent maintenir
une pression.
3. Enroulements de l’induit
3.1. Définitions :

 Section : c’est
Pas polaire un groupe
: c’est l’angle de spires enentre
d’ouverture série.deux pôles consécutifs,
Chacune des
(extrémités d’une section
noté p = / p) avec p est le nombre de paire de pôles.

est soudée
 Dérivation : ou àvoie
une lame du collecteur.
d’enroulement : c’est l’ensemble des sections
 Faisceau : chaque section comporte 2 faisceaux
connectées en série que l’on parcourt entre deux balais consécutifs de
en général
polarités inverse désignéde
; le nombre parvoie
faisceau-aller
d’enroulement est un nombre entier
et faisceau-retour.
paire qu’on note (2a).
2 pôles : 2p=2 4 pôles : 2p=4
2 voies : 2a=2 4 voies : 2a=4
p =  p = /2
3.2. Conditions vérifiées par l’induit :

 Quel que soit le type de bobinage; l'induit se comporte comme


une seule et même bobine entre les balais.

 Les balais divise l’induit en (2a) voies d’enroulement. Si N le


nombre total de conducteurs sur l’induit; chaque voie
d’enroulement comporte donc (N/2a) conducteurs actifs.

 Les voies d’enroulement sont à considérer comme des


générateurs identiques montés en parallèle (même f.e.m et
même courant (I/2a), avec I le courant total de la machine.
3.3. Classification

L'induit peut être bobiné de deux façons : imbriqué ou ondulé.

 Dans un enroulement imbriqué; pour passer du faisceau-retour


de la première section au faisceau-aller de la seconde on revient
en arrière.
 Pour un enroulement ondulé; le passage du faisceau-retour de
la première section au faisceau-aller de la seconde se fait en
parcourant l’enroulement dans le même sens.
Le choix du type de bobinage dépend du courant et de la tension de
l’induit.
 Bobinage imbriqué : forte intensité, faible tension (exp. 12V, 60A)
 Bobinage ondulé : faible intensité, forte tension(exp. 220V, 3A)
Enroulement imbriqué 4 pôles
4 voies
Section radiale
N2 16 conducteurs

11
10
11’ 12
10’
9 12’
9’ 13
13’
8
8’ + 14
V 14’
V
I

-
IV
7

S1 7’ 15
S2

VII
III
15’

V
II

II
6 +

I
-
I
6’ 16
16’
5
5’
1
4 1’
2
4’ 3
2’
3’

N1 Ligne de
coupure
Enroulement type imbriqué (Vue développée)

c a
a c

1’ 2’ 3’ 4’ 5’ 6’ 7’ 8’ 9’ 10’ 11’ 12’ 13’ 14’ 15’ 16’

N1 S1 N2 S2

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

b b
VIII I II III IV V VI VII VIII

- + - +
I/2

I I
- + Ligne de coupure
Enroulement ondulé 4 pôles
4 voies
Section radiale
N2 16 conducteurs

11
10
11’ 12
10’
9 12’
9’ 13
13’
8
8’ + 14
V 14’
V
I

-
IV
7

S1 7’ 15
S2

VII
III
15’

V
II

II
6
+

I
-
I
6’ 16
16’
5
5’
1
4 1’
2
4’ 3
2’
3’

N1 Ligne de
coupure
Enroulement type ondulé (Vue développée)

b b
a
a
1’ 2’ 3’ 4’ 5’ 6’ 7’ 8’ 9’ 10’ 11’ 12’ 13’ 14’ 15’ 16’

N1 S1 N2 S2

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
d
d
c c

VIII I II III IV V VI VII VIII

- + - +
I/2

I I
- + Ligne de coupure
Principe de
fonctionnement de
MCC
Loi de Faraday : Fonctionnement Générateur

Soit un conducteur de  longueur L en
z d
mouvement à vitesse V dans un champ
magnétique B uniforme et perpendiculaire

y r
B - +
au plan de mouvement du conducteur. 
x L r r
V E
Entre l’instant t et (t+dt), le conducteur
parcourt la distance élémentaire dy=V.dt
Le flux coupé par le conducteur est: dy

ur ur
df = B .dS = B .L.dy
En appliquant la loi de Faraday; la f.e.m induite est :
ur
dff d B .L .dy ur ur
e=- ®E = = = B .L . V
dt dt dt

Le sens de la f.e.m (courant) est déterminé par la règle


des trois doigts de la main gauche.
Loi de Faraday : Fonctionnement Générateur

Principe :
S Un conducteur placé sur un induit qui
tourne et coupe des lignes de champ,
est le siège d’une force électromotrice
(loi de Faraday): e = - d/dt
Le sens de circulation du courant est
donné par la règle des trois doigts de
la main gauche.
N + - N

S
Loi de Laplace : Fonctionnement Moteur z

D'après la loi de Laplace, lorsqu’on fait circuler



y
d
r
un courant I dans un conducteur placé dans 
B
x
un champ magnétique d’induction B, sur ce
conducteur s’exerce alors une force F dite +
L ur G
Force de Laplace ayant tendance à le faire r -
déplacer. F I

Cette force est donnée par la relation : dy

ur ur
F = B .L .I

Le sens de la force F est obtenue en respectant la


règle des trois doigts de la main droite.
Loi de Laplace : Fonctionnement Moteur

S Principe :

Si un conducteur placé dans un champ


magnétique d’axe fixe et parcouru par
un courant, il sera soumis à une force
électromagnétique (force de Laplace).
Le couple de force tend à entrainer
N + - N l’induit en rotation.

La direction et le sens de cette force


sont donnés par la règle des trois
doigts de la main droite.
Règle :
S Majeur ------ champ Magnétique
Index ------- Intensité du courant
Pouce ------- Poussée (force)
Transformation du travail mécanique
Par la règle des doigts de la main gauche on détermine le sens de la force contre
électromotrice E’ .

 
B V F
V F E’ B
E
I
I

ur ur
On a: F = B .L .I
En multipliant les deux membres de l’équation précédente par V, nous
obtenons:
ur ur ur ur
F . V = B .L . V .I
Dans ce cas le produit F .V est positif. On dit que le milieu extérieur reçoit le
travail que le conducteur fournit.
uur ur
Nous constatons que le produit E ¢.I est négatif (le sens de E’ est opposé
à celui du courant I ) : le conducteur est donc le siège d’une force contre-
électromotrice (f.c.e.m) et le réseau lui fournit de l’énergie électrique.

L’énergie mécanique produite et fournie au milieu extérieur telle que :

ur ur ur ur
F . V = B .L . V .I
=E¢
.I
Création de la f.e.m induite dans une MCC
Soit une machine élémentaire bipolaire contenant deux conducteurs donc une spire
enroulée sur un rotor cylindrique en fer de rayon R et de longueur L. l’induit tourne à
une vitesse angulaire Ωr .

La spire comporte un conducteur aller sous le pôle sud qui génère une f.e.m. +e et
un retour sous le pôle Nord qui fournit –e car la vitesse est opposée à celle sous
l’autre pôle. L’association en série ajoute les deux f.e.m.
Création de la f.e.m induite dans une MCC
Sous l’effet de la rotation, la spire voit l’induction sous la surface: S(t)=2.R.L.cos(Ω.t)
Le flux qui en découle, (t) = B. S(t) , permet de créer la f.e.m e(t) par spire :
ur
f (t) = 2p . B .R .L .cos(W.t) = f max.cos(q)
df
e(t) = - = ffmax.W.sin(W.t) = max.W.sin(q)
dt
Ce résultat montre que la f.e.m induite est proportionnelle au flux max sous un pôle et
à la vitesse de rotation Ω
La représentation temporelle de la tension
induite est donnée par la figure ci-contre:

Remarques
1. La tension est disponible aux bornes d’une spire
mobile, mais le besoin apparaît sur la partie fixe. Il
faut donc trouver un moyen d’effectuer le
transfert par un contact glissant ;

2. La f.e.m. est alternative(positive et négative).


Il faut la rendre unidirectionnelle (continue).
Rôle du collecteur : Redressement mécanique

Pour assurer les deux fonctions citées dans la remarque précédente, on met en
place le collecteur : les extrémités d’une spire sont reliées électriquement à deux
lames en cuivre. Pour prélever la f.e.m sur la partie fixe, deux balais en graphite
liés au stator frottent sur les lames.
B1

B2

La lame A et le balai B1 sont La lame B et le balai B1 sont


polarisés positivement (+). La lame polarisés positivement (+). La
B et le balai B2 sont polarisés lame A et le balai B2 sont
négativement (-). polarisés négativement (-).

Conclusion :
les lames A et B ont changé de polarité
alors que les balais B1 et B2, ont
conservé leur polarités. Le collecteur
joue un rôle de redresseur mécanique.
Exemple 1:

Machine ayant 2 pôles (2p=2), 2 voies d’enroulements


(2a=2) et 16 sections.
I +
I

 + Is=I/2
ES 16 1

16 1
E

S I/2 I/2 N 9 8

NS 16
E = .E S = .E S = 8.E S
- 2a 2
I = 2a.I S = 2.I S
LN I
Exemple 2:

Machine ayant 4 pôles (2p=4), 4 voies d’enroulements (2a=4)


et 16 sections. I
+
I/2 I/2

Is= I/4 + I/4 I/4 + I/4


ES 2 3 10 11
1 4 9 12
E
16 5 8 13
15 6 7 14
- -

NS 16
E = .E S = .E S = 4.E S
2a 4
I = 2a.I S = 4.I S
Expression la f.e.m

La f.e.m est la tension mesurée à vide aux bornes de la génératrice.

F.e.m moyenne dans un brin actif :

Supposons un conducteur actif de l’induit qui se déplace d’un pas polaire


(p = / p), il va donc couper un flux d =  , ceci en un temps dt = p / 

D’après la loi de Faraday, la f.e.m moyenne dans ce conducteur sera donnée


par :
dff P
Eb = = = .f .W
dt æp ÷ö p
ç
ç ÷
èp.W÷
ç ø
F.e.m moyenne totale

Comme déjà vu, l’induit est reparti sur (2a) voies d’enroulement identiques.
Chaque voie comporte (N/2a) conducteurs actifs, par conséquent la f.e.m à
la sortie de la génératrice sera celle produite par voie d’enroulement.

N P
E = .E b = .N .f .W
2a 2a.p
Sachant que: W= 2p .n
 : vitesse angulaire en rad/s
n : vitesse de rotation en trs/s

P
E = .N .n.ff = kn
. .
a
P
Avec: k= .N
a
Conclusion:

La f.e.m. totale de la MCC dépend :


 Des paramètres de construction, purement
technologiques (P, a et N) ;
 Du paramètre de fonctionnement interne, le flux
sous un pôle Φ (donc du courant d’excitation i ).
 Du paramètre de fonctionnement externe, la vitesse
de rotation n.
A retenir:
 Pour augmenter le courant débité par une génératrice, on doit
augmenter le nombre de voies d’enroulement.
 Pour avoir la f.e.m, la plus grande. On minimise le nombre de vois
d’enroulements et on augmente le nombre de conducteurs actifs.
Influence des paramètres de la f.e.m

On a : E 0 = kn
. .f
A flux constant ( =cte ) A vitesse constante ( n=cte )

E = k.f .n = K f .n E = K n .f = K n .fi( )
E(v) E(v)

Coude
Saturation
E = K.n

Fonction linéaire
linéaire

Er f.e.m rémanente
n (trs/s) i (A)
o o
Phénomènes dans la MCC
Réaction magnétique de l’induit (RMI)
A vide (I=0)
LN
Lignes de champ dues à l’inducteur

uur
BS
N S
En charge (I≠0)
LN
Lignes de champ dues à l’induit

uuur
BR
ur
B
N
uur S

BS
Déformation du champ résultant,
donc :

 Décalage de la ligne neutre


 Saturation de certaines cornes de l’inducteur  réduction du
flux par pôle
 Au total : réduction du flux embrassé par le bobinage.
Comment vaincre la réaction
magnétique d’induit ?

Il faut compenser la
machine.
I
Bobines de
compensation
+

N S

I
Réaction magnétique de l’induit (RMI)
Machine compensée

uur
BS
N S
Résumé sur La réaction magnétique de l'induit

Le flux magnétique est créé par le courant inducteur.


le courant de l’induit crée lui aussi un flux
magnétique. L’effet du flux perturbateur (de
l’induit) est appelé « réaction magnétique de
l’induit ».
Cette réaction magnétique entraîne:
1. Le décalage de la ligne neutre de façon variable
avec l’intensité du courant d’induit

2. La création d’une chute de tension (I)


supplémentaire à l’induit en charge.

Solution: Cette RMI est annulée (compensée) par


des enroulements supplémentaires à l’inducteur
de la machine, parcourues par le courant d’induit
et appelés « enroulements de compensation)
Bobines de
compensation
Pôle de commutation
4 bobines de commutation 4 pôles inducteur

4 Bobines de compensation
Symbole de la MCC

Inducteur MCC Induit

n
Mode Générateur

iexc I

G
Alimentation Puissance
inducteur électrique

Puissance
mécanique
Mode Moteur

iexc I

M
Alimentation Puissance
inducteur électrique

Puissance
mécanique
Equations générales en régime statique
Equation électrique

Le modèle électrique de l’induit d’une MCC contient une résistance en série


avec une source de f.e.m E :

Générateur: Moteur:
I I

Ra Ra
U U
+ +
E E’
- -

U = E - Ra .I U = E ¢+ Ra .I
à la chute ohmique (Ra .I) vient s’ajouter d’autres chutes de tension non linéaires eB et
(I). Ces chutes tiennent compte des commutations ballais-collecteur et de la RMI (I).

* Chute due au phénomène de commutation

U = E - (Ra .I + eB ) Générateur
U = E ¢+ (Ra .I + eB ) Moteur

* Chute due au phénomène de la RMI

En charge, et à cause de la RMI, on a: ch< 0, d’ou Ech<E0:


æ Df ÷ ö
E = E ¢= kn . .( 0 - D f ) = ç
. .ff = kn ç1- ÷
÷.E 0
ç
è f0 ÷
ø
E = E 0 - e(I )

Avec: e(I ) = kn
. .D f avec Δ réduction du flux due à la réaction magnétique
de l’induit.
Tenons compte des deux phénomènes, l’équation électrique devient alors:

U = E 0 - (Ra .I + eB + e(I )) Générateur

U = E 0¢+ (Ra .I + eB - e(I )) Moteur

La chute de tension due à la RMI et à la


commutation deviennent négligeables
dans une machine munie d’enroulements
de compensation
Equation mécanique
ur ur
On a: F .V =E¢
.I
ur
Sachant que : V = R .W
F
+ I  ur
F .R .W= E ¢
.I
N B S

Gem .W= E ¢
.I = Pem
-
F Pem E¢
.I
Gem = =
W W
kn
. .ff k.
Gem = .I = .I
2p .n 2p
Machine à excitation séparée

A1
E1

MCC U

E2

n B2
Machine à excitation shunt (parallèle)

A1
E1

MCC U

E2
B2
Machine à excitation série

D2 D1
A1

MCC U

B2
Machine à excitation Composée (Compound)

Longue dérivation

Courte dérivation

A1 D2 D1
E1

MCC U

E2
B2
Chapitre 2

La Génératrice à
Courant Continu
1°. Introduction

MCC

AC DC
Moteur Génératrice Redresseur

Cependant il est intéressant de connaître le fonctionnement générateur et ceci,


au moins, pour deux raisons :
 Pour maîtriser le fonctionnement moteur, il est intéressant d’assimiler le
fonctionnement générateur.
 Lors de son fonctionnement, le moteur accouplé à sa charge, peut parfois,
fonctionner en génératrice, afin de freiner cette charge. Par exemple, en
traction électrique et dans le cas d’un métro en descente, la vitesse va se
maintenir raisonnable grâce au freinage par récupération.
1°. Introduction
Pour que la f.e.m existe, il faut deux conditions :
 La machine doit être entrainée à une vitesse de rotation n (par exemple à l’aide
d’un moteur auxiliaire).
 L’existence d’un champ magnétisant, donc l’inducteur doit être alimenté.
Il existe 4 modes d’alimentation de l’inducteur (on dit aussi excitation) : excitation
séparée, excitation shunt, excitation série et excitation compound.

2°. Caractéristiques usuelles


Les variables de fonctionnement d’une génératrice sont :
- La vitesse de rotation n
- Le courant d’excitation i
- La tension aux bornes de l’induit U
- Le courant d’induit I
Il en résulte, les caractéristiques usuelles suivantes :
 Caractéristiques à vide (ou interne) : E0= f (i) à n= constante
 Caractéristiques en charge(ou externe) : U = f (I) à n=constante et i=constant
 Caractéristiques de réglage : i = f (I) à n=constante et U = constante
Génératrice à excitation
indépendante
A1
E1

Vex G U

E2

B2
n
3°- Génératrice à excitation indépendante ou séparée
L’excitation séparée est à la fois un avantage et un inconvénient.
En effet, l’excitation est indépendante de la charge ce qui est souvent recherchée,
mais elle nécessite une source de tension continue extérieure.
En réglant le courant d’excitation on peut maintenir la tension constante en fonction
de la charge, comme on peut faire le contraire en variant la tension de 0 à sa valeur
nominale d’une manière continue.
C’est grâce à cette dernière faculté, qu’elle est surtout employée pour l’alimentation
des moteurs qui nécessitent des tensions variant dans de grandes limites tels que
les groupes Ward-Léonard.

3°.1-Schéma et équations de fonctionnement

Maille I (circuit inducteur)


U exc = (Rh + r ).i = R f .i
I Maille II (circuit induit)
II
U = E 0 - e(I ) - eB (I ) - Ra .I
3°.2-Caractéristique à vide (S ouvert)
On a : E0 = K.n. = K.n.f(i)
La caractéristique à vide consiste à tracer la variation de la f.e.m induite E0 en
fonction du courant d’excitation i tout en gardant la vitesse de rotation n constante.
On mesure la valeur de la f.e.m au fur et à mesure de l'augmentation du courant
inducteur.
E0(v)

Coude La caractéristique obtenue a la même forme


Saturation
que la courbe de première aimantation du
circuit magnétique.
Lorsque l'excitation est nulle, il existe une
f.e.m aux bornes de la machine. Cette f.e.m
linéaire
est dite « rémanente ».

Er f.e.m rémanente
i (A)
On distingue trois zones :
- Zone linéaire : La f.e.m augmente proportionnellement au courant d'excitation.
- Coude : La f.e.m varie faiblement en fonction du courant d'excitation.
- Saturation : La f.e.m n'augmente plus avec le courant d'excitation. Cette zone
est à éviter car la consommation de courant est trop importante pour un faible
gain sur la valeur de la f.e.m.
Prédétermination de E0 = f ( i ) à n2 à partir de E0 = f ( i ) à n1:

A i =Cte (donc  = cte); on vérifie bien que E= k.n

E0 (V)
n1  E1 E1(i) pour
n1
n2  E2
E2(i) pour n2<
n1
E1

E2

i (A)
i1

n2
E 2 = .E 1
n1
3°.3. Caractéristiques en charge (S fermé)

La caractéristique en charge (caract. externe) est la courbe U=f(I) à n et i const.

On a : U =E0–(Ra.I + eB(I) + (I))

La caractéristique externe consiste donc à tracer la variation de la tension U en


fonction du courant de charge I tout en gardant la vitesse de rotation n et le
courant d’excitation i constantes.

i I
+ A A
Rh
Vex r G U V Rch

- n
U
E0
ΔU

ΔU = Ra.I +  (I)+ eB(I)

Ra.I
I

3.4. Caractéristique de réglage i=f(I) à n et U const.


U + Ra .I i
On a : f = fi( ) =
kn
.
La caractéristique de réglage consiste à
tracer la variation de l’excitation i en i0
fonction du courant de charge I tout en
gardant la vitesse de rotation n et la tension
I
U constantes.
Génératrice à excitation
shunt
A1

E1

G U

E2

B2

n
1. Caractéristique à vide

A
i
i
Rh
r G V E0

Pour la génératrice shunt, une fraction du courant produit sert pour créer le
flux inducteur. Ce type de fonctionnement n’est rendu possible que grâce au
champ rémanent : celui-ci crée une petite f.e.m qui fait circuler un petit courant
dans l’inducteur qui augmente la f.e.m d’où l’augmentation de i…etc.
On assiste ainsi à l’amorçage de la génératrice shunt.
Conditions d’amorçage de la génératrice shunt

Pour avoir l’amorçage, il faut avoir :

 Existence d’un champ rémanent (donc Er ).

 La résistance du circuit inducteur soit ajustée à sa valeur minimale et ce en

court circuitant le rhéostat de champ (Rf  Rfc )

 La vitesse d’entraînement soit suffisamment importante puisque la f.e.m lui

est proportionnelle (n  nc).

Si la génératrice ne s’amorce pas avec toutes ces conditions réunies, il faut:


 Soit inverser le sens de rotation de la machine

 Soit permuter les connexions entre induit et inducteur


Amorçage de la génératrice à excitation shunt

A vide le fonctionnement est régi par les deux équations :

E0= f(i) caractéristique interne


E0= Rf.i droite de l’inducteur, avec: Rf = Rh + r

E0 Rf4.i Rf1.i Rf2.i Rf3.i Rf.i


Rf0.i E0
E0(i) pour E0(i)
n
E1(i) pour
0
n
E02(i) pour
n3

Er

i i

• Rf1 > Rf2 > Rf3 • Rf  Rfc

• n1 > n 2 > n 3 • n  nc
2. Caractéristique en charge
U

E0
ΔU

Séparée

Shunt

Par rapport à la génératrice à excitation séparée, la tension U diminue beaucoup


plus vite en fonction du courant pour la génératrice shunt.
Car on a : i = U/Rf
Donc, si U alors i
TD2

Sur les Génératrices


Séparée et shunt
Problème 1:

L’induit d’une génératrice à 6 pôles, 600 trs/min, contient 48 encoches


dont chacune comporte 2 faisceaux. Chaque bobine est formée de 4
spires. L’enroulement est de type imbriqué et admet un nombre de
voies égal à 6.
1°/ Déterminer le nombre total de conducteurs sur l’induit.
2°/ Sachant que le flux par pôle est de 0,04 Wb, calculer alors la valeur
de la f.e.m induite aux bornes de cette génératrice.
Sol. Prob 1:

1°/ On a: 2 faisceaux / encoche, 48 encoches, 4 spires/bobine et chaque


spire comprend 2 conducteurs. On a donc:
 nb faisceaux = 48 x 2 = 96 → nb de bobines = 96/2 = 48 bobines
 nb de spires = 48 x 4 = 192 spires
 Le nombre total de conducteurs sur l’induit est donc:
nb cond = 192 x 2 cond/spire = 384 cond
2°/ La f.e.m induite de l’induit est:
E0 = (p/a).N.n.Ф = (3/3) x 384 x (600/60) x 0,04 = 153, 6 V
Problème 4:
La plaque signalétique d’une génératrice à courant continu à excitation
indépendante indique les grandeurs nominales suivantes :
Induit : 220 V/6,8 A excitation : 220 V/0,26 A 1500 tr/min
En régime nominal, la machine reçoit sur son arbre un couple mécanique
Cm = 11.2 Nm, Calculer alors :

1. La puissance mécanique consommée Pm.

2. La puissance consommée par l’excitation Pe.

3. La puissance utile Pu.

4. En déduire le rendement nominal n.


Sol. Probl 4:
On a: Induit : 220 V/6,8 A 1500 tr/min inducteur : 220 V/0,26 A
En régime nominal, on a :
1. La puissance mécanique consommée Pm est :

(
Pm = C m.Wn = Gn .(2p.nn ) = 12 ´ 2p ´
1500
60
) = 1885W

2. La puissance consommée par l’excitation est :


Pe = V f ´ i = 220 ´ 0, 26 = 57W

3. La puissance utile est :


Pu = U ´ I = 220 ´ 6, 8 = 1496W

3. Le rendement est :
P Pu 1496
h= u = = = 77 %
Pa Pm + Pe 1885 + 57
Prob. 5:
Une génératrice à excitation shunt est entrainée à vide à la vitesse 1500trs/mn.
La variation du courant inducteur est obtenue en agissant sur un rhéostat
d’excitation de résistance Rh mis en série avec l’enroulement inducteur de
résistance r = 50 Ω.
1) En utilisant la caractéristique à vide, déterminer la f.e.m induite E0 et le

courant d’excitation dans les cas suivants :


a/ Sans rhéostat Rh.
b/ Le rhéostat Rh est mis sur la position 70 Ω.
2) pour une vitesse de 1500 trs/mn, déterminer la valeur de la résistance
critique Rfcr.

3) Lorsque le rhéostat Rh est mis sur la position 70 Ω, quelle sera alors la


valeur de la vitesse critique ncr ?
Rfcr.i 50.i
120.i

0,4
Sol. Prob 5:

1) En utilisant la caractéristique à vide, on a :


a) Pour Rh=0 Ω, Rf = r+Rh = 50+0 = 50 Ω
La droite inducteur (Rf .i) coupe la caractéristique E0 (i) au point :(i=3A, E0 =150V)
b) Pour Rh = 70 Ω, Rf = r+Rh = 50+70 = 120 Ω
La droite inductrice (Rf .i) coupe la caractéristique E0 (i) au point : (i=1A, E0 =120V)
2) pour une vitesse de 1500 trs/mn, la valeur de la résistance critique Rfcr est tel que la
droite de l’inducteur est tangente à la caractéristique E0(i). Dans ce cas, on a :
Pour i=0,4 A, E0= 80 V, donc : Rfcr = (80/0,4) = 200 Ω.
3) Lorsque le rhéostat Rh est mis sur la position 70 Ω, on a : Rf = 120 Ω.
La valeur de la vitesse critique ncr est tel que la droite de l’inducteur est tangente à la
nouvelle caractéristique E02(i) obtenue à la vitesse ncr . Dans ce cas, on a :
ìï n1 ® E 01 E
Pour i = cte,on a : ïí Þ ncr = n1. 02
ïï ncr ® E 02 E 01
î

ìï 1500 ® E 01 = 80V 48
A.N : Pour i = 0,4A,on a : ïí Þ ncr = 1500´ = 900 trs / mn
ïï ncr = ? ® E 02 = 48V 80
î
Génératrice à excitation
série
1. Montage

Rs
I

G U Rch

Pour ce type de machine, l’inducteur est en série avec l’induit, le courant


inducteur est donc celui de la charge.
En l’absence de charge, la génératrice ne peut fournir que la tension due au
champ rémanent.
2. Conditions d’amorçage

Elle ne peut s’amorcer que sous trois conditions :


 Existence d’une f.e.m rémanente,
 Le sens de rotation ou la connexion de l’inducteur soit de manière
convenable
 La résistance du circuit de charge soit inférieure à une résistance critique
d’amorçage ce qui permettra d’obtenir un point de rencontre de la
caractéristique en charge U(I) et de la droite Rch.I
La résistance critique d’amorçage est définie par la pente initiale de la
caractéristique U(I).
La caractéristique à vide E0(i) et celle de réaction totale d’induit sont relevées
par des essais en excitation séparée.
Généralement, elle est déduite de la caractéristique en charge U(I).
3. Equations de fonctionnement

Rs I On a :
U=E –(Ra+Rs).I
E = K.n.S
Ra S=f(I)
U Rch
U=E0 - U=Rch.I
E U=(Ra+Rs).I+(I)+eB(I)
4. Caractéristiques naturelles (à n=cte)
Rchcr.I
U, E0
Avec :
E0(I)
(P): point de fonctionnement
Rch.I définie par l’intersection des
U1 P deux caractéristiques: U(I) et
la droite de charge Rch.I.
U(I)
(Isat): Courant de saturation.
U(I) (ICC): Courant de court-circuit.

Er
I
Isat I1 ICC
Génératrice à excitation
composée (Compound)
1. Montage
C’est une génératrice shunt sur laquelle on a ajouté quelques spires d’excitation série.
Il existe deux types de montages pour la génératrice compound:

i
Rs
i I I
I+i I+i Rs

r U r U
G G

Montage courte dérivation Montage longue dérivation.


2. Fonctionnement

Puisque la génératrice possède deux inducteurs, l’induit sera donc le siège de deux flux
(sh et s).

• Si le flux série agit dans le même sens que celui shunt; on dit que le fonctionnement est
à flux additif.
E0 = K.n.(sh + s)= Esh + Es

• Si le flux série agit dans le sens opposé; on dit que le fonctionnement est à flux
soustractif.

E0 = K.n.(sh - s)= Esh – Es


3. Taux de compoundage

On appelle taux de compoundage  le rapport entre les ampères-tours série et les ampères-
tours shunt de la machine au point de fonctionnement considéré.
N S .I
a=
N Sh .i
Avec: Ns et Nsh sont les nombres de spires respectivement de l’inducteur série et de
l’inducteur shunt.

4. Rapport d’équivalence
Le rapport d’équivalence  est par définition :

NS
b=
N Sh
sachant que Nsh >> Ns le rapport d’équivalence est faible ne dépassant pratiquement pas
les quelques %.
5. Courant équivalent shunt
Il s’agit d’un courant purement fictif qui s’il traverserait l’inducteur shunt (l’inducteur série
étant en circuit ouvert) produirait un flux équivalent à l’action simultanée des deux
inducteurs shunt et série.
Soit:
I+i : le courant d’induit ;
I' : le courant traversant l’inducteur série ;
i : le courant d’inducteur shunt
i' : le courant équivalent shunt,
Nous pouvons établir l’expression générale suivante :

i ¢= i ± b.I ¢
Flux add. Flux soust.

LD CD LD CD

i ¢= (1 + b).i + b.I i ¢= i + b.I i ¢= (1- b).i - b.I i ¢= i - b.I


6. Caractéristique en charge

En négligeant i devant I; on peut écrire:

U=Et –(Ra+Rs).I=Esh  Es–Rt.I

Esh
Comp. à flux add.

Shunt

Comp. à flux soust.

I
0
Chapitre 3

Le Moteur à Courant
Continu
1. Introduction
Le moteur à courant continu était l'actionneur électromécanique le plus employé
dans les applications d’entraînements à vitesse variable (la traction avec les
locomotives, la propulsion avec les navires, et les servo-mécanismes de
grandes performances avec les machines-outils et les robots).
Depuis quelques années, à cause des coûts de fabrication élevés, d'un
entretien important (avec le collecteur et les balais) et l'apparition des groupes
moto-variateurs alternatifs performants ; le moteur à courant continu est
délaissé dans certaines applications. Cependant, il garde une place importante
dans les applications industrielles ou le positionnement et la précision sont
importants.

Moteur : Moteur : Moteur :


6V-9.5 W-12100 24V-60W-250 tr/mn 220V-560 KW-1500 tr/mn
tr/mn
2. Principe de fonctionnement
L’inducteur de la machine étant excité, suite à l’alimentation du circuit d’induit par une
tension continue, des forces de Laplace s’exerceront sur les conducteurs de l’induit et
l’entraîne en rotation : c’est le fonctionnement moteur. La rotation de l’induit engendre
la naissance d’une f.c.e.m qui tend à réduire le courant dans l’induit (Loi de Lenz) :

P
E ¢= . .(
.N .n.ff = kn 0 - D f ) = E 0¢- e(I )
a
Pour inverser le sens de rotation du moteur, il suffit d’inverser soit le sens du courant
dans le circuit d’inducteur ou bien dans celui de l’induit.
La relation fondamentale de la dynamique pour le moteur en rotation s’écrit :
dW
J = å couples = Gem - Gu - Gp
dt
Avec:
em : le couple électromagnétique; 
 u : le couple utile ou couple moteur; 
 p : le couple de perte;
 r : le couple résistant ou couple de charge; 
3. Modèle et équations du moteur

I
Au niveau de l’induit, on a:
i
> U E   Ra .I
Ue r >
> Ra
U >
E’

E ¢.I k.n.ff.I k
Le couple électromagnétique Gem = = = .I
W 2p.n 2p

pc Pu
Le couple utile Gu = Gem - Gp = Gem - =
W W

E ¢ U - Ra .I
La vitesse n= =
kff k
Moteur à excitation
shunt
4. Moteur shunt
i I+i
I

r U
M

E ¢ U - Ra .I
L’expression de la vitesse étant: n= =
kff k
U - Ra .I 0
A vide, on a: n=
kf
4.1. Problème d’emballement
Théoriquement, si l’intensité du courant d’excitation s’annule (donc le flux) ; la
vitesse va tendre vers l’infini.

Pratiquement, la machine garde un flux rémanent r qui n’est pas nul, mais trop
faible.
Suite à une coupure dans le circuit d’excitation, et en présence de la tension U,
la vitesse de rotation du moteur prend une valeur importante et on risque de
détériorer les organes mécaniques
n de la machine. Ce phénomène est appelé
emballement.

Pour éviter le risque d’emballement, il faut toujours alimenter


l’inducteur avant l’induit et ne jamais ouvrir le circuit inducteur
lorsque le moteur est en fonctionnement.
4.2. Démarrage d’un moteur
shunt
a) Problématiques

U - E ¢ U - k.f .n
On a: I = =
Ra Ra
U
Au démarrage, n = 0  E’ = 0 I dem = ?
Ra

Le courant de démarrage n’est limité que par la résistance de l’induit (Ra faible)

De même, le couple de démarrage est aussi très important et pas forcément toléré par les
organes mécaniques:
kff U .k
Gdém = .I dém =
2p 2p.Ra

Donc, Si on applique la pleine tension aux bornes de l’induit, le courant sera trop fort et
on risque de détériorer l'induit.
Solution

Pour limiter le courant de démarrage, on ajoute en série avec l’induit un rhéostat Rhd
de démarrage.

Rhd

L E M
I
+
i
>
>
>
>

Rh >
>
r > Ra
U >
E’

U
I dem =
Ra + Rhd
b) Choix de Rhd
Pour que le moteur entraîne sa charge, il faut que le couple de démarrage soit
supérieur au couple résistant (dem > r).
Au démarrage on a:
k.f U
Gdem = I
.I dem et dem =
2p Ra + Rhd
Pour qu’il soit fort, il faut:
• Maintenir Φ à sa valeur maximale
• Admettre un courant supérieur à In, généralement ( Idém  [1.5  2.5]. In).

La seconde condition permet de déterminer la valeur du rhéostat de démarrage :

æ U ö
÷ æ U ö
÷
ç
ç - Ra ÷ ç
£ Rhd £ ç - Ra ÷
ç ÷
÷ ç ÷
÷
è2,5.I nom ø è1,5.I nom ø

Au fur et à mesure que le moteur prend de la vitesse, la f.c.e.m augmente et le


courant se stabilise à sa valeur nominale :
U - E¢
I =
(Ra + Rhd )
4.3. Fonctionnement à U et i constantes
a) Caractéristique de vitesse n(I)
Lorsque la charge du moteur augmente, le courant absorbé croit également, on a:
U - Ra .I n
n=
kf n00
n0 i1
Si : i = Cte Þ f = Cte

Ra et U étant aussi constantes, la caractéristique de i2 >i1


vitesse aura donc la forme d’une droite de pente
i3 > i2
négative très faible et de valeur à l’origine
n00 =U/kФ

U R
n= - a .I = noo - A.I I
kf kf 0

Conclusion: Pour U et i constantes; la vitesse diminue légèrement à


partir de n0 lorsque le courant de charge augmente.
b) Caractéristique de couple em(I)
En fonction de la charge, le couple s’écrit:

E ¢.I kf
Gem = = .I = km.I
W 2p 
em
A vide, le courant absorbé est faible, on obtient
alors: u
Gem0 = km.I 0 = Gp
Avec p, le couple de pertes
En charge, le couple utile est donné par: p
I
Gu = Gem - Gp = km.(I - I 0) 0 I0

Conclusion: Le couple em est proportionnel au courant de l’induit


et le couple utile u se déduit de em par translation selon I0.
c) Caractéristique mécanique

On (n)
ema:

kff U - k. .n dém
Gem = .I et I =
2p Ra
em
En remplaçant I par son expression, on obtient:

kff æ
ç
ö
U - k .n ÷
Gem = .ç ÷
2p è Ra ÷
ç ÷
ø u

U, Ф et R étant constantes,
la caractéristique mécanique est donc de la forme: p
n
2
U .kf (kf ) 0 n0 n00
Gem = - .n = G - B .n
2p.Ra 2p.Ra dém

Conclusion: Pour U et i donné, Le couple em est inversement


proportionnel à la vitesse et le couple utile u se déduit de em par
translation selon n0.
d) Point de fonctionnement en
charge
La caractéristique mécanique est une donnée qui dépend uniquement de la
nature de la charge.
En régime permanent, on a égalité entre le couple moteur et celui de la charge.


u(n)

r(n)

G
P P (nG , GG ) / Gu (n) = Gr (n)

n
0 nG n0
CONTRAINTES MECANIQUES

Le couple résistant : Le démarrage d’un moteur ne peut avoir lieu que si le


couple moteur est à chaque instant supérieur au couple résistant.
4.4. Fonctionnement sous tension d’induit réglable et
i = cte
a) Caractéristique de vitesse n(I)

D’après la relation (3.14), lorsqu’on fait diminuer la tension d’alimentation c’est la


valeur n00 qui va changer (diminue) et la pente reste la même. On peut donc,
déduire les caractéristiques de vitesse pour différentes valeurs d’alimentation à
partir de l’une d’entre elles qu’a été tracée, et cecinpar translation.
n00
U Ra
n= - .I = noo - A.I à Un
kf kf

n = B .U - A.I n00 /2
à Un / 2
Ra 1
A= et B=
kff k
I
0 I0
b) Caractéristique mécanique
(n)
De la même manière que précédemment, on peut déduire la caractéristique
mécanique pour différentes valeurs de la tension d’alimentation.

2
em
U .kf (kf )
Gem = - .n = AU
. - B .n à Un / 2 à Un
2p.Ra 2p.Ra
2
kf (kf )
A= et B=
2p.Ra 2p.Ra

U .kf U
Gdem = et n00 =
2p.Ra kf p
n
0 n00/2 n00
4.5. Bilan de puissances et
rendement
Pour un moteur shunt, les différentes puissances et
pertes sont :
Pa = U.Ia Pu=u.Ω
Moteur
Puissance Puissance
absorbée utile

Pertes (PjI, Pji et pc)

Pem = E’.I Pu=u.Ω


Pa = U.Ia

pc = pfer+pm
PjI = Ra.I2
Pji = Rf.i2

Pu Pa - å Pertes U .I - Ra.I 2 - pc
h= .100 = .100 = .100
Pa Pa U .I a
Moteur à excitation
série
5. Moteur série alimenté sous U = Cte
Rs L’expression de la vitesse étant:
I
E s¢ U - (Ra + Rs ).I
n= =
kffs k s
U M
A vide, on a:

I = I 0 Þ ffs = s0 =

A vide le courant absorbé par le moteur est faible, en négligeant le terme Rt.I0 devant
U
U, on obtient: n= ? Þ Emballement (n ® ¥ )
k.f s0

Conclusion: Le moteur série ne doit jamais travailler à


vide
(il faut avoir au minimum 25% de la
charge)
5.1. Caractéristique de vitesse n(I) à U =Cte
Lorsque le courant absorbé croit, le flux Фs augmente également, on aura:

U - Rt .I
n=
kf s
Selon la zone de variation de flux, la caractéristique de vitesse est de la forme:

U 1 Rt
n= . -
ka I ka

ìï a.I (Linéaire)
ïï
ïï U Rt
f s = í ¹ aI (Coude) n= - .I
ïï k.f (I ) k.f (I )
ïï Cte (Saturati on)
ïî
U Rt
n= - .I
kcte
. kcte
.
n

nmax
n = f (I)
à U = Cte

I
I0 Imax

Conclusion: Pour un moteur série; La vitesse varie beaucoup avec la


charge.
5.2. Caractéristique de couple: em(I) à U constante
En fonction de la charge, le couple s’écrit:
kf s
Gem = .I
2p
Selon la zone de variation de flux, la caractéristique de couple est de la forme:

ka 2
Gem = .I = k¢.I 2
2p

ìï a.I (Linéai re)


ïï
ïï k.f (I )
f s = í ¹ a.I (Coude) Gem = .I
ïï 2p
ïï Cte (Saturati on)
ïî
kcte
.
Gem = .I = k¢¢.I
2p
em

u

p

I
I0

Conclusion: Le moteur série présente un couple fort en fonction de


la charge (au carré du courant).
5.3. Caractéristique mécanique: em(n) à U constante

D’après (3.19), on peut écrire :

U
I =
k.a.n
En remplaçant le courant I par son expression dans la relation (3.20), on
obtient :

k.a 2 U2 1
Gem = .I = .
2p 2p.k.a n2
Le couple varie donc en raison inverse du carré de la vitesse.


em

u

p
n
0 n0 n00
Moteur à excitation
compound
6. Moteur compound alimenté sous U = Cte
Rs L’expression de la vitesse étant:
i I
E t¢ U - (R + Rs ).I
n= =
kfft k t
r M U
Or, on a:
fft = sh ±fs

fft = sh +fs Flux add.

2 modes de fonctionnement:

fft = sh - f s Flux soust.

Conclusion: En excitation composée, le flux peut être additif ou


soustractif
6.1. Caractéristique de vitesse en charge: n(I) à U et i Constantes

a) Fonctionnement à flux additif: (Фt = Фsh + Фs )

A flux additif, le flux Фs croit avec la charge, alors que Фsh est constant, par conséquent, le
flux Фt augmente:

U - Rt .I
f t = f sh + f s Þ n =
k (f sh + f s )

Lorsque le courant absorbé croit, le flux Фt augmente, la vitesse diminue beaucoup.

Conclusion: A flux additif la vitesse diminue beaucoup avec


la charge.
b) Fonctionnement à flux soustractif: (Фt = Фsh - Фs )
A flux soustractif, le flux Фs croit avec la charge, alors que Фsh est constant, par conséquent,
le flux Фt diminue: U - Rt .I
f t = f sh - f s Þ n =
k (f sh - f s )
Selon la variation de flux Фs , le dénominateur k.(Фsh - Фs) peut être positif, négatif ou
nul:
Ф Фs
Фsh · I < I 1 alors ffsh > s Þ f t > 0 et n > 0

· I = I 1 alors ffsh = s Þ f t = 0 et n ® ¥

· I > I 1 alors ffsh < s Þ f t < 0 et n < 0


I
I1
Lorsque la charge augmente et pour I<I1, on distingue:

(1) kE55555
.f s = RtF
.I (2) kE55555
.f s < RtF
.I (3) kE55555
.f s > RtF
.I
ß ß ß
n = cte n] nZ
(3)
M. comp. à flux soust.
n
(1)
n0 (2)

M. shunt

M. comp. à flux add.

I
I0 I1
(4)

Conclusion: - Le moteur comp. a flux additif n’est pas conseillé.


- A flux soustractif, attention à l’emballement.
- Pour une charge donnée, le moteur comp. a flux soustractif peut avoir une
vitesse constante.
Problème 3.1 Travaux dirigés n°3:

Le disque du lecteur CD-ROM est entraîné en rotation par un petit moteur à courant
continu à aimants permanents.
Les caractéristiques nominales du moteur sont:
U = 13,5 V ; I = 3 A ; N = 6000 tr/min ; R = 0,1 
1) Donner le schéma équivalent de l’induit et établir la relation entre la tension U et le
courant I.
2) Justifier que, pour ce type de moteur, les relations donnant la f.c.e.m. E’ et le couple
électromagnétique Tem peuvent s’écrire :

E’ = k. et Tem = k.I

3) Calculer la f.c.e.m. E’ et déduire la valeur de k de la relation E’ = k.


4) a) Déterminer le moment Tem du couple électromagnétique.
b) En déduire le couple utile Tu = Tem -Tp, sachant que le couple de pertes T p est
égal
à 6 x 10-3 N.m.
c) Calculer la puissance utile Pu du moteur.
d) En déduire le rendement  du moteur, en % .
Corrigé Problème
3.1:
1) Le modèle équivalent de l’induit est:
I
La relation entre la tension U et le courant I est:
U = E ¢+ R.I
>
>
U > R
>
E’

2) Le moteur étudié est à aimants permanents, donc le flux est constant.


la f.c.e.m. E’ s’écrit alors:
P P
E ¢= .n.f .W= k.W Avec: k= .n.f
2pa 2pa
Le couple électromagnétique Tem est :

E ¢.I k.W
Tem = = .I = k.I
W W
3) En régime nominal, on a:
U = 13,5 V ; I = 3 A ; N = 6000 tr/min ; R = 0,1 
La f.c.e.m. E’ est donc:
E ¢= U - R.I = 13,5 - 0,1´ 3 = 13,2V
La valeur de la constante k est tel que : E’ = k.

D’où:
E¢ E¢ 13,2
k= = = ´ 60 = 0.021 V.rad-1.s
W 2p.N 2p ´ 6000

4) a) Le couple électromagnétique Tem est:


Tem = k.I = 0,021´ 3 = 0,063 N .m

b) Le couple utile Tu est:


Tu = Tem - T p = 0,063 - 0,006 = 0,057 N .m
c) La puissance utile Pu du moteur est:
æ2p ´ 6000÷
ö
Pu = Tu .W= 0,057´ ç
ç ÷ = 35,8W
è 60 ø
d) Le rendement du moteur est :

Pu Pu 35,8
h= = = = 88,4 %
Pa U .I 13,5´ 3
Problème 3.2:
Un moteur à excitation shunt fonctionne sous une tension constante de 220 V. Les
résistances d'induit et d’inducteur sont respectivement R a=0,2 Ω et r = 110 Ω. Les pertes
constantes sont Pc = 760 W.

1) Sur la plaque signalétique de la machine, on lit que la vitesse de rotation du moteur


est de 1500 tr/min quand le circuit d’induit absorbe un courant de 75A. Calculer:
1.1) la force contre électromotrice E’
1.2) la puissance totale absorbée Pa
1.3) la puissance mécanique utile Pu
1.4) le rendement 
1.5) le couple utile Tu
1.6) la constante k (V.rad-1.s) ou (N.m.A-1) de la machine.
2) Pour que l'intensité au démarrage soit de 160 A, on insère un rhéostat de démarrage
Rhd en série avec l’induit de la machine. Déterminer :
2.1) le courant sans rhéostat de démarrage.
2.2) la valeur du rhéostat de démarrage Rhd.
2.3) le couple de démarrage Tdem

3) En fonctionnement, on mesure un courant d’induit de I=40 A.


3.1) Calculer la vitesse de rotation.
3.2) Comparez les pertes constantes aux pertes par effet Joule.
En déduire le rendement de la machine.
4) On veut régler la vitesse de rotation à 1650 tr/min avec la même intensité I qu'au A
en utilisant un rhéostat en série avec l’inducteur.
4.1) Calculer la nouvelle valeur de la constante k
4.2) Le flux restant proportionnel à l'intensité du courant d'excitation, quelle
résistance faut-il donner à ce rhéostat ?
Corrigé Problème
3.2:
Moteur à excitation shunt :
U= 220 V. Ra=0,2 Ω et r = 110 Ω. Pc = 760 W.
1) Pour N= 1500 tr/min et I= 75A
1.1) la force contre électromotrice E’ est :

E ¢= U - Ra .I = 220 - 0,2´ 75 = 205V

1.2) Le courant d’excitation est :


U 220
i= = = 2 A le moteur absorbe donc un courant :
r 110

I ¢= I + i = 75 + 2 = 77 A

La puissance totale absorbée est donc :

Pa = U .I ¢= 220´ 77 = 16,940 K W
1.3) Les pertes joules dans l’induit
sont :
PjI = Ra .I 2 = 0,2´ 752 = 1,125 K W
Les pertes joules dans l’inducteur sont :

Pji = r .i 2 = 110´ 22 = 0,440 K W


La puissance mécanique utile est alors :

Pu = Pa - å pertes = 14,615 K W
1.4) Le rendement de la machine
est :
Pu 14,615
h= = = 86,27 %
Pa 16,940
1.5) Le couple utile
est :
Pu 14615
Tu = = ´ 60 = 93 N .m
W 2p ´ 1500
1.6) la constante k est tel que :
E’=k.
E¢ 205
Þ kf = = ´ 60 = 1,3V .rad- 1.s
W 2p.1500
2) Pour que l'intensité au démarrage soit de 160 A, on insère un rhéostat de démarrage
Rhd en série avec l’induit de la machine.
2.1) Si on démarre le moteur sans rhéostat Rhd, le courant de démarrage sera:
U 220
I dem = = = 1100 A
Ra 0,2
2.2) la valeur du rhéostat à
insérer est:
U 220
Rhd = - Ra = - 0,2 = 1,175 W
I dem 160

2.3) le couple de démarrage est:

kf 1,3
Tdem = .I dem = ´ 160 = 33 N .m
2p 2p
3) En fonctionnement, on mesure un courant d’induit de I=40 A.
3.1) la vitesse de rotation est:

E ¢ U - Ra .I 220 - 0,2´ 40
W= = = = 163 rad / s
kff k 1,3
Þ N = 1557 trs / mn
3.2) Les pertes joules sont :

Pj = Ra .I 2 + r .i 2 = 0,2´ 402 + 110´ 22


= 320 + 440 = 760W
Dans ce cas, on a: Pj =Pc
Pu P - Pc 212´ 40 - 760
Le rendement est: h= = em = = 83,5 %
Pa Pem + Pj 212´ 40 + 760

4) On veut régler la vitesse de rotation à 1650 tr/min avec la même intensité


I qu'au 1) en utilisant un rhéostat Rhex en série avec l’inducteur.
4.1) la nouvelle valeur de la constante k est:

E ¢ U - Ra .I 220 - 0,2´ 75
kf = = = ´ 60 = 1,186V .rad- 1.s
W 2p.N 2p ´ 1650
4.2) Le flux restant proportionnel à l'intensité du courant d'excitation, la résistance
qu’il faut donner à ce rhéostat est tel que:

U U
r + Rhex = Þ Rhex = - r
i i
ìï i = 2A ® kf = 1,3V .rad- 1.s
ïï 1,186
í Þ i= ´ 2 = 1,825 A
ïï i = ? ® kf = 1,186V .rad- 1.s 1,3
ïî
U 220
D’où : Rhex = - r= - 110 = 10,54 W
i 1,825

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