Cours MCC GEA1
Cours MCC GEA1
ENIG
Les Machines à
Courant Continu
1ère A. Génie Electrique – Automatique GEA1
Enseignant : Dhaoui M.
Maitre Assistant à l’ENIG
2.2.2. Collecteur
Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre isolées les unes des autres par des feuilles
de mica. Ces lames sont montées sur l'arbre de la machine, mais isolées de ce dernier.
2.2.3. Balais
Les balais, ou charbons, sont fixes et
appuient sur le collecteur pour assurer la
transmission de l'énergie électrique entre
la machine et le circuit extérieur. Ils sont
maintenus par des porte-balais dans
lesquels des ressorts viennent maintenir
une pression.
3. Enroulements de l’induit
3.1. Définitions :
Section : c’est
Pas polaire un groupe
: c’est l’angle de spires enentre
d’ouverture série.deux pôles consécutifs,
Chacune des
(extrémités d’une section
noté p = / p) avec p est le nombre de paire de pôles.
est soudée
Dérivation : ou àvoie
une lame du collecteur.
d’enroulement : c’est l’ensemble des sections
Faisceau : chaque section comporte 2 faisceaux
connectées en série que l’on parcourt entre deux balais consécutifs de
en général
polarités inverse désignéde
; le nombre parvoie
faisceau-aller
d’enroulement est un nombre entier
et faisceau-retour.
paire qu’on note (2a).
2 pôles : 2p=2 4 pôles : 2p=4
2 voies : 2a=2 4 voies : 2a=4
p = p = /2
3.2. Conditions vérifiées par l’induit :
11
10
11’ 12
10’
9 12’
9’ 13
13’
8
8’ + 14
V 14’
V
I
-
IV
7
S1 7’ 15
S2
VII
III
15’
V
II
II
6 +
I
-
I
6’ 16
16’
5
5’
1
4 1’
2
4’ 3
2’
3’
N1 Ligne de
coupure
Enroulement type imbriqué (Vue développée)
c a
a c
N1 S1 N2 S2
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
b b
VIII I II III IV V VI VII VIII
- + - +
I/2
I I
- + Ligne de coupure
Enroulement ondulé 4 pôles
4 voies
Section radiale
N2 16 conducteurs
11
10
11’ 12
10’
9 12’
9’ 13
13’
8
8’ + 14
V 14’
V
I
-
IV
7
S1 7’ 15
S2
VII
III
15’
V
II
II
6
+
I
-
I
6’ 16
16’
5
5’
1
4 1’
2
4’ 3
2’
3’
N1 Ligne de
coupure
Enroulement type ondulé (Vue développée)
b b
a
a
1’ 2’ 3’ 4’ 5’ 6’ 7’ 8’ 9’ 10’ 11’ 12’ 13’ 14’ 15’ 16’
N1 S1 N2 S2
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
d
d
c c
- + - +
I/2
I I
- + Ligne de coupure
Principe de
fonctionnement de
MCC
Loi de Faraday : Fonctionnement Générateur
Soit un conducteur de longueur L en
z d
mouvement à vitesse V dans un champ
magnétique B uniforme et perpendiculaire
y r
B - +
au plan de mouvement du conducteur.
x L r r
V E
Entre l’instant t et (t+dt), le conducteur
parcourt la distance élémentaire dy=V.dt
Le flux coupé par le conducteur est: dy
ur ur
df = B .dS = B .L.dy
En appliquant la loi de Faraday; la f.e.m induite est :
ur
dff d B .L .dy ur ur
e=- ®E = = = B .L . V
dt dt dt
Principe :
S Un conducteur placé sur un induit qui
tourne et coupe des lignes de champ,
est le siège d’une force électromotrice
(loi de Faraday): e = - d/dt
Le sens de circulation du courant est
donné par la règle des trois doigts de
la main gauche.
N + - N
S
Loi de Laplace : Fonctionnement Moteur z
ur ur
F = B .L .I
S Principe :
B V F
V F E’ B
E
I
I
ur ur
On a: F = B .L .I
En multipliant les deux membres de l’équation précédente par V, nous
obtenons:
ur ur ur ur
F . V = B .L . V .I
Dans ce cas le produit F .V est positif. On dit que le milieu extérieur reçoit le
travail que le conducteur fournit.
uur ur
Nous constatons que le produit E ¢.I est négatif (le sens de E’ est opposé
à celui du courant I ) : le conducteur est donc le siège d’une force contre-
électromotrice (f.c.e.m) et le réseau lui fournit de l’énergie électrique.
ur ur ur ur
F . V = B .L . V .I
=E¢
.I
Création de la f.e.m induite dans une MCC
Soit une machine élémentaire bipolaire contenant deux conducteurs donc une spire
enroulée sur un rotor cylindrique en fer de rayon R et de longueur L. l’induit tourne à
une vitesse angulaire Ωr .
La spire comporte un conducteur aller sous le pôle sud qui génère une f.e.m. +e et
un retour sous le pôle Nord qui fournit –e car la vitesse est opposée à celle sous
l’autre pôle. L’association en série ajoute les deux f.e.m.
Création de la f.e.m induite dans une MCC
Sous l’effet de la rotation, la spire voit l’induction sous la surface: S(t)=2.R.L.cos(Ω.t)
Le flux qui en découle, (t) = B. S(t) , permet de créer la f.e.m e(t) par spire :
ur
f (t) = 2p . B .R .L .cos(W.t) = f max.cos(q)
df
e(t) = - = ffmax.W.sin(W.t) = max.W.sin(q)
dt
Ce résultat montre que la f.e.m induite est proportionnelle au flux max sous un pôle et
à la vitesse de rotation Ω
La représentation temporelle de la tension
induite est donnée par la figure ci-contre:
Remarques
1. La tension est disponible aux bornes d’une spire
mobile, mais le besoin apparaît sur la partie fixe. Il
faut donc trouver un moyen d’effectuer le
transfert par un contact glissant ;
Pour assurer les deux fonctions citées dans la remarque précédente, on met en
place le collecteur : les extrémités d’une spire sont reliées électriquement à deux
lames en cuivre. Pour prélever la f.e.m sur la partie fixe, deux balais en graphite
liés au stator frottent sur les lames.
B1
B2
Conclusion :
les lames A et B ont changé de polarité
alors que les balais B1 et B2, ont
conservé leur polarités. Le collecteur
joue un rôle de redresseur mécanique.
Exemple 1:
+ Is=I/2
ES 16 1
16 1
E
S I/2 I/2 N 9 8
NS 16
E = .E S = .E S = 8.E S
- 2a 2
I = 2a.I S = 2.I S
LN I
Exemple 2:
NS 16
E = .E S = .E S = 4.E S
2a 4
I = 2a.I S = 4.I S
Expression la f.e.m
Comme déjà vu, l’induit est reparti sur (2a) voies d’enroulement identiques.
Chaque voie comporte (N/2a) conducteurs actifs, par conséquent la f.e.m à
la sortie de la génératrice sera celle produite par voie d’enroulement.
N P
E = .E b = .N .f .W
2a 2a.p
Sachant que: W= 2p .n
: vitesse angulaire en rad/s
n : vitesse de rotation en trs/s
P
E = .N .n.ff = kn
. .
a
P
Avec: k= .N
a
Conclusion:
On a : E 0 = kn
. .f
A flux constant ( =cte ) A vitesse constante ( n=cte )
E = k.f .n = K f .n E = K n .f = K n .fi( )
E(v) E(v)
Coude
Saturation
E = K.n
Fonction linéaire
linéaire
Er f.e.m rémanente
n (trs/s) i (A)
o o
Phénomènes dans la MCC
Réaction magnétique de l’induit (RMI)
A vide (I=0)
LN
Lignes de champ dues à l’inducteur
uur
BS
N S
En charge (I≠0)
LN
Lignes de champ dues à l’induit
uuur
BR
ur
B
N
uur S
BS
Déformation du champ résultant,
donc :
Il faut compenser la
machine.
I
Bobines de
compensation
+
N S
I
Réaction magnétique de l’induit (RMI)
Machine compensée
uur
BS
N S
Résumé sur La réaction magnétique de l'induit
4 Bobines de compensation
Symbole de la MCC
n
Mode Générateur
iexc I
G
Alimentation Puissance
inducteur électrique
Puissance
mécanique
Mode Moteur
iexc I
M
Alimentation Puissance
inducteur électrique
Puissance
mécanique
Equations générales en régime statique
Equation électrique
Générateur: Moteur:
I I
Ra Ra
U U
+ +
E E’
- -
U = E - Ra .I U = E ¢+ Ra .I
à la chute ohmique (Ra .I) vient s’ajouter d’autres chutes de tension non linéaires eB et
(I). Ces chutes tiennent compte des commutations ballais-collecteur et de la RMI (I).
U = E - (Ra .I + eB ) Générateur
U = E ¢+ (Ra .I + eB ) Moteur
Avec: e(I ) = kn
. .D f avec Δ réduction du flux due à la réaction magnétique
de l’induit.
Tenons compte des deux phénomènes, l’équation électrique devient alors:
Gem .W= E ¢
.I = Pem
-
F Pem E¢
.I
Gem = =
W W
kn
. .ff k.
Gem = .I = .I
2p .n 2p
Machine à excitation séparée
A1
E1
MCC U
E2
n B2
Machine à excitation shunt (parallèle)
A1
E1
MCC U
E2
B2
Machine à excitation série
D2 D1
A1
MCC U
B2
Machine à excitation Composée (Compound)
Longue dérivation
Courte dérivation
A1 D2 D1
E1
MCC U
E2
B2
Chapitre 2
La Génératrice à
Courant Continu
1°. Introduction
MCC
AC DC
Moteur Génératrice Redresseur
Vex G U
E2
B2
n
3°- Génératrice à excitation indépendante ou séparée
L’excitation séparée est à la fois un avantage et un inconvénient.
En effet, l’excitation est indépendante de la charge ce qui est souvent recherchée,
mais elle nécessite une source de tension continue extérieure.
En réglant le courant d’excitation on peut maintenir la tension constante en fonction
de la charge, comme on peut faire le contraire en variant la tension de 0 à sa valeur
nominale d’une manière continue.
C’est grâce à cette dernière faculté, qu’elle est surtout employée pour l’alimentation
des moteurs qui nécessitent des tensions variant dans de grandes limites tels que
les groupes Ward-Léonard.
Er f.e.m rémanente
i (A)
On distingue trois zones :
- Zone linéaire : La f.e.m augmente proportionnellement au courant d'excitation.
- Coude : La f.e.m varie faiblement en fonction du courant d'excitation.
- Saturation : La f.e.m n'augmente plus avec le courant d'excitation. Cette zone
est à éviter car la consommation de courant est trop importante pour un faible
gain sur la valeur de la f.e.m.
Prédétermination de E0 = f ( i ) à n2 à partir de E0 = f ( i ) à n1:
E0 (V)
n1 E1 E1(i) pour
n1
n2 E2
E2(i) pour n2<
n1
E1
E2
i (A)
i1
n2
E 2 = .E 1
n1
3°.3. Caractéristiques en charge (S fermé)
i I
+ A A
Rh
Vex r G U V Rch
- n
U
E0
ΔU
Ra.I
I
E1
G U
E2
B2
n
1. Caractéristique à vide
A
i
i
Rh
r G V E0
Pour la génératrice shunt, une fraction du courant produit sert pour créer le
flux inducteur. Ce type de fonctionnement n’est rendu possible que grâce au
champ rémanent : celui-ci crée une petite f.e.m qui fait circuler un petit courant
dans l’inducteur qui augmente la f.e.m d’où l’augmentation de i…etc.
On assiste ainsi à l’amorçage de la génératrice shunt.
Conditions d’amorçage de la génératrice shunt
Er
i i
• n1 > n 2 > n 3 • n nc
2. Caractéristique en charge
U
E0
ΔU
Séparée
Shunt
(
Pm = C m.Wn = Gn .(2p.nn ) = 12 ´ 2p ´
1500
60
) = 1885W
3. Le rendement est :
P Pu 1496
h= u = = = 77 %
Pa Pm + Pe 1885 + 57
Prob. 5:
Une génératrice à excitation shunt est entrainée à vide à la vitesse 1500trs/mn.
La variation du courant inducteur est obtenue en agissant sur un rhéostat
d’excitation de résistance Rh mis en série avec l’enroulement inducteur de
résistance r = 50 Ω.
1) En utilisant la caractéristique à vide, déterminer la f.e.m induite E0 et le
0,4
Sol. Prob 5:
ìï 1500 ® E 01 = 80V 48
A.N : Pour i = 0,4A,on a : ïí Þ ncr = 1500´ = 900 trs / mn
ïï ncr = ? ® E 02 = 48V 80
î
Génératrice à excitation
série
1. Montage
Rs
I
G U Rch
Rs I On a :
U=E –(Ra+Rs).I
E = K.n.S
Ra S=f(I)
U Rch
U=E0 - U=Rch.I
E U=(Ra+Rs).I+(I)+eB(I)
4. Caractéristiques naturelles (à n=cte)
Rchcr.I
U, E0
Avec :
E0(I)
(P): point de fonctionnement
Rch.I définie par l’intersection des
U1 P deux caractéristiques: U(I) et
la droite de charge Rch.I.
U(I)
(Isat): Courant de saturation.
U(I) (ICC): Courant de court-circuit.
Er
I
Isat I1 ICC
Génératrice à excitation
composée (Compound)
1. Montage
C’est une génératrice shunt sur laquelle on a ajouté quelques spires d’excitation série.
Il existe deux types de montages pour la génératrice compound:
i
Rs
i I I
I+i I+i Rs
r U r U
G G
Puisque la génératrice possède deux inducteurs, l’induit sera donc le siège de deux flux
(sh et s).
• Si le flux série agit dans le même sens que celui shunt; on dit que le fonctionnement est
à flux additif.
E0 = K.n.(sh + s)= Esh + Es
• Si le flux série agit dans le sens opposé; on dit que le fonctionnement est à flux
soustractif.
On appelle taux de compoundage le rapport entre les ampères-tours série et les ampères-
tours shunt de la machine au point de fonctionnement considéré.
N S .I
a=
N Sh .i
Avec: Ns et Nsh sont les nombres de spires respectivement de l’inducteur série et de
l’inducteur shunt.
4. Rapport d’équivalence
Le rapport d’équivalence est par définition :
NS
b=
N Sh
sachant que Nsh >> Ns le rapport d’équivalence est faible ne dépassant pratiquement pas
les quelques %.
5. Courant équivalent shunt
Il s’agit d’un courant purement fictif qui s’il traverserait l’inducteur shunt (l’inducteur série
étant en circuit ouvert) produirait un flux équivalent à l’action simultanée des deux
inducteurs shunt et série.
Soit:
I+i : le courant d’induit ;
I' : le courant traversant l’inducteur série ;
i : le courant d’inducteur shunt
i' : le courant équivalent shunt,
Nous pouvons établir l’expression générale suivante :
i ¢= i ± b.I ¢
Flux add. Flux soust.
LD CD LD CD
Esh
Comp. à flux add.
Shunt
I
0
Chapitre 3
Le Moteur à Courant
Continu
1. Introduction
Le moteur à courant continu était l'actionneur électromécanique le plus employé
dans les applications d’entraînements à vitesse variable (la traction avec les
locomotives, la propulsion avec les navires, et les servo-mécanismes de
grandes performances avec les machines-outils et les robots).
Depuis quelques années, à cause des coûts de fabrication élevés, d'un
entretien important (avec le collecteur et les balais) et l'apparition des groupes
moto-variateurs alternatifs performants ; le moteur à courant continu est
délaissé dans certaines applications. Cependant, il garde une place importante
dans les applications industrielles ou le positionnement et la précision sont
importants.
P
E ¢= . .(
.N .n.ff = kn 0 - D f ) = E 0¢- e(I )
a
Pour inverser le sens de rotation du moteur, il suffit d’inverser soit le sens du courant
dans le circuit d’inducteur ou bien dans celui de l’induit.
La relation fondamentale de la dynamique pour le moteur en rotation s’écrit :
dW
J = å couples = Gem - Gu - Gp
dt
Avec:
em : le couple électromagnétique;
u : le couple utile ou couple moteur;
p : le couple de perte;
r : le couple résistant ou couple de charge;
3. Modèle et équations du moteur
I
Au niveau de l’induit, on a:
i
> U E Ra .I
Ue r >
> Ra
U >
E’
E ¢.I k.n.ff.I k
Le couple électromagnétique Gem = = = .I
W 2p.n 2p
pc Pu
Le couple utile Gu = Gem - Gp = Gem - =
W W
E ¢ U - Ra .I
La vitesse n= =
kff k
Moteur à excitation
shunt
4. Moteur shunt
i I+i
I
r U
M
E ¢ U - Ra .I
L’expression de la vitesse étant: n= =
kff k
U - Ra .I 0
A vide, on a: n=
kf
4.1. Problème d’emballement
Théoriquement, si l’intensité du courant d’excitation s’annule (donc le flux) ; la
vitesse va tendre vers l’infini.
Pratiquement, la machine garde un flux rémanent r qui n’est pas nul, mais trop
faible.
Suite à une coupure dans le circuit d’excitation, et en présence de la tension U,
la vitesse de rotation du moteur prend une valeur importante et on risque de
détériorer les organes mécaniques
n de la machine. Ce phénomène est appelé
emballement.
U - E ¢ U - k.f .n
On a: I = =
Ra Ra
U
Au démarrage, n = 0 E’ = 0 I dem = ?
Ra
Le courant de démarrage n’est limité que par la résistance de l’induit (Ra faible)
De même, le couple de démarrage est aussi très important et pas forcément toléré par les
organes mécaniques:
kff U .k
Gdém = .I dém =
2p 2p.Ra
Donc, Si on applique la pleine tension aux bornes de l’induit, le courant sera trop fort et
on risque de détériorer l'induit.
Solution
Pour limiter le courant de démarrage, on ajoute en série avec l’induit un rhéostat Rhd
de démarrage.
Rhd
L E M
I
+
i
>
>
>
>
Rh >
>
r > Ra
U >
E’
U
I dem =
Ra + Rhd
b) Choix de Rhd
Pour que le moteur entraîne sa charge, il faut que le couple de démarrage soit
supérieur au couple résistant (dem > r).
Au démarrage on a:
k.f U
Gdem = I
.I dem et dem =
2p Ra + Rhd
Pour qu’il soit fort, il faut:
• Maintenir Φ à sa valeur maximale
• Admettre un courant supérieur à In, généralement ( Idém [1.5 2.5]. In).
æ U ö
÷ æ U ö
÷
ç
ç - Ra ÷ ç
£ Rhd £ ç - Ra ÷
ç ÷
÷ ç ÷
÷
è2,5.I nom ø è1,5.I nom ø
U R
n= - a .I = noo - A.I I
kf kf 0
E ¢.I kf
Gem = = .I = km.I
W 2p
em
A vide, le courant absorbé est faible, on obtient
alors: u
Gem0 = km.I 0 = Gp
Avec p, le couple de pertes
En charge, le couple utile est donné par: p
I
Gu = Gem - Gp = km.(I - I 0) 0 I0
kff æ
ç
ö
U - k .n ÷
Gem = .ç ÷
2p è Ra ÷
ç ÷
ø u
U, Ф et R étant constantes,
la caractéristique mécanique est donc de la forme: p
n
2
U .kf (kf ) 0 n0 n00
Gem = - .n = G - B .n
2p.Ra 2p.Ra dém
u(n)
r(n)
G
P P (nG , GG ) / Gu (n) = Gr (n)
n
0 nG n0
CONTRAINTES MECANIQUES
n = B .U - A.I n00 /2
à Un / 2
Ra 1
A= et B=
kff k
I
0 I0
b) Caractéristique mécanique
(n)
De la même manière que précédemment, on peut déduire la caractéristique
mécanique pour différentes valeurs de la tension d’alimentation.
2
em
U .kf (kf )
Gem = - .n = AU
. - B .n à Un / 2 à Un
2p.Ra 2p.Ra
2
kf (kf )
A= et B=
2p.Ra 2p.Ra
U .kf U
Gdem = et n00 =
2p.Ra kf p
n
0 n00/2 n00
4.5. Bilan de puissances et
rendement
Pour un moteur shunt, les différentes puissances et
pertes sont :
Pa = U.Ia Pu=u.Ω
Moteur
Puissance Puissance
absorbée utile
pc = pfer+pm
PjI = Ra.I2
Pji = Rf.i2
Pu Pa - å Pertes U .I - Ra.I 2 - pc
h= .100 = .100 = .100
Pa Pa U .I a
Moteur à excitation
série
5. Moteur série alimenté sous U = Cte
Rs L’expression de la vitesse étant:
I
E s¢ U - (Ra + Rs ).I
n= =
kffs k s
U M
A vide, on a:
I = I 0 Þ ffs = s0 =
A vide le courant absorbé par le moteur est faible, en négligeant le terme Rt.I0 devant
U
U, on obtient: n= ? Þ Emballement (n ® ¥ )
k.f s0
U - Rt .I
n=
kf s
Selon la zone de variation de flux, la caractéristique de vitesse est de la forme:
U 1 Rt
n= . -
ka I ka
ìï a.I (Linéaire)
ïï
ïï U Rt
f s = í ¹ aI (Coude) n= - .I
ïï k.f (I ) k.f (I )
ïï Cte (Saturati on)
ïî
U Rt
n= - .I
kcte
. kcte
.
n
nmax
n = f (I)
à U = Cte
I
I0 Imax
ka 2
Gem = .I = k¢.I 2
2p
p
I
I0
U
I =
k.a.n
En remplaçant le courant I par son expression dans la relation (3.20), on
obtient :
k.a 2 U2 1
Gem = .I = .
2p 2p.k.a n2
Le couple varie donc en raison inverse du carré de la vitesse.
em
u
p
n
0 n0 n00
Moteur à excitation
compound
6. Moteur compound alimenté sous U = Cte
Rs L’expression de la vitesse étant:
i I
E t¢ U - (R + Rs ).I
n= =
kfft k t
r M U
Or, on a:
fft = sh ±fs
2 modes de fonctionnement:
A flux additif, le flux Фs croit avec la charge, alors que Фsh est constant, par conséquent, le
flux Фt augmente:
U - Rt .I
f t = f sh + f s Þ n =
k (f sh + f s )
· I = I 1 alors ffsh = s Þ f t = 0 et n ® ¥
(1) kE55555
.f s = RtF
.I (2) kE55555
.f s < RtF
.I (3) kE55555
.f s > RtF
.I
ß ß ß
n = cte n] nZ
(3)
M. comp. à flux soust.
n
(1)
n0 (2)
M. shunt
I
I0 I1
(4)
Le disque du lecteur CD-ROM est entraîné en rotation par un petit moteur à courant
continu à aimants permanents.
Les caractéristiques nominales du moteur sont:
U = 13,5 V ; I = 3 A ; N = 6000 tr/min ; R = 0,1
1) Donner le schéma équivalent de l’induit et établir la relation entre la tension U et le
courant I.
2) Justifier que, pour ce type de moteur, les relations donnant la f.c.e.m. E’ et le couple
électromagnétique Tem peuvent s’écrire :
E ¢.I k.W
Tem = = .I = k.I
W W
3) En régime nominal, on a:
U = 13,5 V ; I = 3 A ; N = 6000 tr/min ; R = 0,1
La f.c.e.m. E’ est donc:
E ¢= U - R.I = 13,5 - 0,1´ 3 = 13,2V
La valeur de la constante k est tel que : E’ = k.
D’où:
E¢ E¢ 13,2
k= = = ´ 60 = 0.021 V.rad-1.s
W 2p.N 2p ´ 6000
Pu Pu 35,8
h= = = = 88,4 %
Pa U .I 13,5´ 3
Problème 3.2:
Un moteur à excitation shunt fonctionne sous une tension constante de 220 V. Les
résistances d'induit et d’inducteur sont respectivement R a=0,2 Ω et r = 110 Ω. Les pertes
constantes sont Pc = 760 W.
I ¢= I + i = 75 + 2 = 77 A
Pa = U .I ¢= 220´ 77 = 16,940 K W
1.3) Les pertes joules dans l’induit
sont :
PjI = Ra .I 2 = 0,2´ 752 = 1,125 K W
Les pertes joules dans l’inducteur sont :
Pu = Pa - å pertes = 14,615 K W
1.4) Le rendement de la machine
est :
Pu 14,615
h= = = 86,27 %
Pa 16,940
1.5) Le couple utile
est :
Pu 14615
Tu = = ´ 60 = 93 N .m
W 2p ´ 1500
1.6) la constante k est tel que :
E’=k.
E¢ 205
Þ kf = = ´ 60 = 1,3V .rad- 1.s
W 2p.1500
2) Pour que l'intensité au démarrage soit de 160 A, on insère un rhéostat de démarrage
Rhd en série avec l’induit de la machine.
2.1) Si on démarre le moteur sans rhéostat Rhd, le courant de démarrage sera:
U 220
I dem = = = 1100 A
Ra 0,2
2.2) la valeur du rhéostat à
insérer est:
U 220
Rhd = - Ra = - 0,2 = 1,175 W
I dem 160
kf 1,3
Tdem = .I dem = ´ 160 = 33 N .m
2p 2p
3) En fonctionnement, on mesure un courant d’induit de I=40 A.
3.1) la vitesse de rotation est:
E ¢ U - Ra .I 220 - 0,2´ 40
W= = = = 163 rad / s
kff k 1,3
Þ N = 1557 trs / mn
3.2) Les pertes joules sont :
E ¢ U - Ra .I 220 - 0,2´ 75
kf = = = ´ 60 = 1,186V .rad- 1.s
W 2p.N 2p ´ 1650
4.2) Le flux restant proportionnel à l'intensité du courant d'excitation, la résistance
qu’il faut donner à ce rhéostat est tel que:
U U
r + Rhex = Þ Rhex = - r
i i
ìï i = 2A ® kf = 1,3V .rad- 1.s
ïï 1,186
í Þ i= ´ 2 = 1,825 A
ïï i = ? ® kf = 1,186V .rad- 1.s 1,3
ïî
U 220
D’où : Rhex = - r= - 110 = 10,54 W
i 1,825