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Guide Pratique 2

Le document aborde l'importance du langage dans le développement de l'enfant, en soulignant que les troubles du langage touchent 4 à 5 % des enfants et peuvent avoir des conséquences sur leur réussite scolaire et sociale. Il définit les différents types de troubles du langage, notamment les troubles de l'articulation, le retard de parole, le retard de langage et la dysphasie, ainsi que les signes d'alerte à surveiller selon l'âge de l'enfant. Enfin, il insiste sur la nécessité d'une prise en charge précoce pour favoriser le développement langagier.

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Guide Pratique 2

Le document aborde l'importance du langage dans le développement de l'enfant, en soulignant que les troubles du langage touchent 4 à 5 % des enfants et peuvent avoir des conséquences sur leur réussite scolaire et sociale. Il définit les différents types de troubles du langage, notamment les troubles de l'articulation, le retard de parole, le retard de langage et la dysphasie, ainsi que les signes d'alerte à surveiller selon l'âge de l'enfant. Enfin, il insiste sur la nécessité d'une prise en charge précoce pour favoriser le développement langagier.

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Guide

pratique

Avec le soutien de
la Direction Générale de la Santé
Pourquoi s’intéresser
aux troubles du langage chez
l’enfant ?

 Parce que la maîtrise du langage est un élément


fondamental du développement de l’enfant
• Développement de la personnalité
• Réussite scolaire
• Insertion sociale
• Plus tard, insertion professionnelle
 Parce que le langage est le vecteur de la
communication et le support de la pensée
• et associé à la communication non verbale : regard, mimique,
gestualité
 Parce que les troubles du langage représentent un
problème de santé publique
• 4% à 5% des enfants d’une tranche d’âge sont concernés, soit un
enfant par classe. Un quart ont des troubles sévères.
• Le développement du langage fait partie intégrante du
2
développement global de l’enfant, dont le médecin assure le suivi
médical (rôle du carnet de santé).
Le langage,
quelques définitions

 Les linguistes distinguent 4 domaines dans le


langage
• la phonologie : sons ou phonèmes,
• le lexique : vocabulaire (les mots et leur sens),
• la syntaxe : grammaire, règles d’association des éléments du
langage entre eux,
• la pragmatique : utilisation du langage en situation, sens général
du discours.

 L’exploration du langage comporte deux versants


• le versant réceptif (compréhension),
• le versant expressif (production).

 L’exploration du langage écrit comporte l’analyse de :


• la lecture et de ses mécanismes,
• des différents aspects de la transcription (orthographique, lexical,
grammatical),
• du graphisme. 3
Le développement du langage oral
(1) Généralités

 Le développement du langage oral est un processus


naturel et actif, dépendant des capacités innées
neuro-cognitives de l’enfant et de la rencontre avec
son environnement humain.

 Il est conditionné par l’intégrité


• des organes phonatoires,
• des structures corticales et sous corticales
impliquées,
• de l’appareil auditif.

4
Le développement du langage oral
(2) Des repères chronologiques

 Vers 6 mois
• Compréhension : l’enfant réagit à son prénom, au « non ».
• Expression : il commence à babiller (ba ba ba).

 Entre 9 et 12 mois
• Compréhension : l’enfant comprend les mots en, puis hors
contexte, regarde un objet qu’on lui montre.
• Expression : l’enfant salue, refuse, pointe du doigt. Le
babillage se diversifie, devient proche de mots.

 Entre 12 et 18 mois
• Compréhension : l’enfant comprend des courtes phrases en
contexte.
• Expression : l’enfant développe des gestes symboliques (ex:
main à l’oreille pour le téléphone), dit ses premiers mots en
contexte. 5
Le développement du langage oral
(2) Des repères chronologiques

 Entre 18 et 24 mois
• Compréhension : l’enfant comprend des ordres simples en
contexte (« tiens ton biberon »).
• Expression : utilisation de mots phrases, apprentissage de
plusieurs mots par jour, ébauche de phrases combinant geste
et mot.

 Entre 2 et 3 ans
• Compréhension : il comprend des ordres simples hors
contexte.
• Expression : il utilise « moi » pour parler de lui-même, il fait
des petites phrases de 2 ou 3 mots (langage télégraphique) et
les associe aux gestes.

 Vers 6 ans
• Compréhension : il comprend un récit.
• Expression : il a acquis les règles du langage, il est prêt à 6
apprendre à lire et à écrire.
Le développement du langage écrit

 L’apprentissage du langage écrit n’est pas naturel, il est le


résultat d’actions pédagogiques.

 Vers 6 ans, l’enfant pré-lecteur est prêt pour cet


apprentissage.

 Les actions pédagogiques de cet apprentissage consistent à


mobiliser des habiletés partiellement développées chez
l’enfant pré-lecteur, dont la conscience phonologique et la
mémoire à court terme.

 L’évolution du langage écrit est rapide. En une à deux


années d’apprentissage, l’enfant devient un « lecteur
autonome ».
7
Les troubles du développement du
langage
Généralités

 Les troubles de l’évolution du langage peuvent


être isolés ou associés à d’autres troubles :
• Les troubles isolés
• les troubles fonctionnels : retard simple de parole et de
langage ou retard d’acquisition de la lecture.
• les troubles structurels et spécifiques : dysphasie, dyslexie,
dysorthographie.
• Les troubles associés ou secondaires
• à une déficience intellectuelle, une surdité, une paralysie
des organes phonatoires, une atteinte cérébrale, des
troubles de la communication (dont autisme), des carences
psycho-affectives, des troubles du comportement, un
trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH).

 Ils peuvent également être entraînés ou majorés


par des difficultés socio-éducatives.
8
Troubles du développement du langage
oral

Les troubles du langage oral peuvent toucher


chacune de ses trois composantes :

1. L’articulation : capacité à articuler les sons de façon


permanente et systématique
 Troubles de l’articulation

2. La parole : capacité à ordonner les sons


 Retard de parole

3. Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots


de façon à produire du sens
 Retard de langage
 Retard simple de langage
 Troubles sévères du langage oral, dont la dysphasie de
développement
9
Troubles du développement du langage
oral
(1) Les troubles de l’articulation

 Description
• Erreur permanente et systématique dans l’exécution du
mouvement qu’exige la production du phonème
• Confusion entre les phonèmes (ex : [f/v] [ch/j] [s/z] [k] [r] [l])
• Articulation approximative (ex. : sigmatisme, schlintement)
• Absence de certains phonèmes (ex. : radio = adio, chapeau =
apeau, cacao = ao)
• Remplacement d’un phonème par un autre (ex. : chat = ta,
chou = sou, joue = zoue)

 Causes
• Mauvaise audition (déficit auditif) : l’enfant n’entend pas ou
pas bien
• Mauvaise perception des sons (déficit auditivo-perceptif) :
l’enfant ne peut différencier deux sons voisins qui se ressemblent
• Maladresses et troubles moteurs de la sphère oro- bucco-
faciale : l’enfant ne réalise pas bien les mouvements
• Immaturité psycho-affective : l’enfant refuse de grandir
10
Troubles du développement du langage
oral
(2) Le retard de parole

 Le retard de parole peut être isolé ou


fonctionnel (retard simple de parole) ou associé
à d’autres troubles.

 Description
• La forme du mot ne peut être correctement reproduite
• Cela se traduit par des omissions (vabo), des inversions
(valabo), des confusions (bababo), des ajouts (lavalbo)

 Causes
• Problème de perception auditive
• Mauvaise structuration de la perception du temps
• Mauvaise structuration de la chronologie des sons
• Difficultés motrices diverses
• Attention auditive labile
• Immaturité psycho-affective (« refus de grandir »)
11
• …
Troubles du développement du langage
oral
(3) Le retard de langage

 Définition
Le retard de langage est une atteinte fonctionnelle et
isolée des composantes syntaxiques et linguistiques du
langage, de sévérité variable, en dehors de tout retard
mental, de troubles auditifs ou de troubles graves de la
personnalité.

Il se traduit par des difficultés à associer les


mots en phrase et à manipuler les composantes
grammaticales :

• incapacité à choisir et à ordonner les mots,


• le vocabulaire est incomplet, impropre,
• la forme grammaticale est inadaptée, voire
absente.
12
Troubles du développement du langage
oral
(3) Le retard de langage

 Deux types

• Le retard simple de langage

• La dysphasie de développement

13
Troubles du développement du langage
oral
(3) Le retard simple de langage
 Il est souvent associé à un retard de parole

 Il se traduit par :
• une absence totale de langage
• une absence totale de phrases
• un jargon
• des mots simples juxtaposés
• des verbes non conjugués
• un langage sans grammaire
• un mauvais ou un non emploi des pronoms personnels et/ou
mots outils
• des troubles de la compréhension

 Les causes envisagées :


• Facteurs génétiques
• Facteurs périnataux (ex : prématurité sans complication
neurologique)
• Facteurs socio-culturels
• Facteurs psycho-affectifs 14
Troubles du développement du langage
oral
La dysphasie de développement

 Définition

Trouble significatif, durable et sévère de


l’évolution du langage oral, supposé d’origine
développementale, sans substrat organique
décelable,

qui ne peut être mis en relation avec un déficit auditif, une


malformation des organes phonatoires, un déficit
intellectuel, une lésion cérébrale acquise, un trouble de la
personnalité, une carence éducative ou affective.

15
Troubles du développement du langage
oral
La dysphasie de développement

 Signes d’appel

• Evolution du langage, du babil


(absence ou arrêt du babil, absence de langage, arrêt du
développement langagier, parole inintelligible)

• Comportement ou modification du comportement


(colères, instabilité, inattention, etc.)

• Comportement verbal
(ne répond pas quand on le sollicite, ne suit pas les consignes)

• Anamnèse du dossier médical

16
Troubles du développement du langage
oral
La dysphasie de développement

 Formes cliniques

• Plusieurs formes en fonction de la prédominance de


l’atteinte des différentes composantes du langage :
• prédominance du versant expressif des troubles,
• des troubles portant à la fois sur le versant expressif et
sur le versant réceptif,
• troubles de la formulation du langage.

• Les limites avec le retard de langage restent


imprécises.

• L’apparition possible, au cours de l’évolution, de


troubles du fonctionnement psychique pose le
problème de troubles de la personnalité ou
psychotiques associés (voire un autisme). 17
Troubles du développement du langage
oral
Le bégaiement

 Définition
Le bégaiement est un trouble du langage oral où
le rythme (ou la fluidité) de la parole est perturbé

 Description
• des répétitions de syllabes ou de groupes de
syllabes (forme clonique)

• des blocages plus ou moins importants des


différents muscles (forme tonique)

• des troubles associés (blocages respiratoires,


tension du corps dans sa globalité, fixité du
regard, sueurs, tics…)

 Une sévérité d’évolution variable 18


Troubles du développement du langage
oral
Le bégaiement
 Quelques chiffres
•60 000 personnes en France, 1% de la planète (3 hommes pour 1
femme)
•Si rien n’est fait, un enfant sur 4 restera bègue à l’âge
adulte
•Age d’apparition : 27% avant 3 ans, 68% entre 3 et 7ans, 5%
après 7ans

 Facteurs prédisposants
Constitutionnels et génétiques
Environnementaux : comportement des parents, problèmes relationnels
dans la fratrie, difficultés de socialisation

 Facteurs précipitants:
Évènements marquants de la vie quotidienne

 Facteurs de passage à la chronicité


Attitude des parents, difficultés affectives 19
Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel

Une règle de base


:

Toute difficulté de langage


doit être prise en compte

20
Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel valables à tout âge

 Absence de réaction au bruit


 Infections ORL récurrentes Suspecter
 Difficultés pour comprendre ou •Surdité
répondre de façon appropriée

 Ne comprend pas le langage du


quotidien Suspecter
 Communique peu, quelque en soit •Troubles envahissants du
le désir développement
•Déficience intellectuelle
 Pas ou peu de progrès malgré la
socialisation Suspecter
•Troubles du langage
 Comportement inhabituel •Troubles envahissants du
développement
(repli sur soi, isolement, opposition, •Déficience intellectuelle
agressivité,
•Troubles anxieux,
ou, au contraire, enfant très démonstratif
dépressifs, etc. 21
et solliciteur)
Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel en fonction de l’âge

A 15 mois
• Ne fait pas de tentative pour dire des
mots
• Ne pointe pas du doigt
• N’a pas d’attention conjointe Suspecter
•Surdité
•Retard de langage
A 2 ans et 6 mois •Déficience
 N’est pas capable de réaliser une intellectuelle
consigne verbale simple •Troubles envahissants
 N’associe pas deux mots pour faire du développement
une phrase
 Est très peu compréhensible par
l’entourage
Suspecter
•Bégaiement

 Hésite beaucoup quand il parle 22


Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel en fonction de l’âge

A 3 ans

• A des difficultés pour comprendre


les phrases hors contexte Suspecter
• Ne fait pas de phrase à trois •Surdité
éléments (sujet – verbe – •Retard de langage
complément) •Déficience intellectuelle
• A des difficultés pour trouver le •Retard de parole
bon mot pour exprimer ses idées •Dysphasie
• N’est compris que par son
entourage

23
Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel en fonction de l’âge

A partir de 4 ans

• Difficultés pour comprendre les


phrases longues, complexes ou Suspecter
abstraites •Surdité
• Vocabulaire restreint et imprécis •Retard de langage
•Déficience intellectuelle
• Ne fait que des phrases courtes et
mal construites •Retard de parole
•Dysphasie
• A du mal à raconter des
évènements simples et récents
• Simplifie les mots, ce qui le rend
peu intelligible

• Répète des sons plusieurs fois Suspecter


avant de parler •Bégaiement
• Se bloque en début de phrase

24
Quand et pourquoi s’inquiéter ?
Signes d’appel en fonction de l’âge

A partir de 4 ans et 6 mois


• Prononce mal certains sons Suspecter
•Troubles de l’articulation

En fin de CP
Suspecter
• A des difficultés dans •Retard du langage écrit
l’apprentissage de la lecture •Déficience intellectuelle
•Troubles visuels et auditifs

A partir du CE2 Suspecter


• Ne maîtrise pas la lecture et/ou •Dyslexie
l’écriture •Dysorthographie

25
Qui est susceptible de s’inquiéter ?

 L’enfant
 Les parents ou d’autres membres de la famille ou de
l’entourage
 Les enseignants
• Outils d’observation utilisables en classe
 Le médecin traitant
• Repères du développement du langage dans le carnet de santé
• Repérage des signes d’appel signalés par la famille ou l’école
• Dépistage des troubles par des tests
 Le médecin de PMI* pour les plus petits
• Dépistage des troubles par des tests
 Le médecin de santé scolaire
• Dépistage des troubles par des tests
 Autres (ORL, etc.)
* Protection Maternelle et Infantile 26
Rôles du médecin traitant (1)
(généraliste ou pédiatre)

 Connaître
• Les étapes du développement du langage en fonction
de l’âge
 Accompagner
• Suivre les étapes du développement du langage
• Repérer les signes d’appel, éventuellement signalés par
des tiers
• Accompagner le développement de l’enfant
 Dépister
• Tests de dépistage, en fonction de l’âge
 Documenter et orienter
• Bilan orthophonique
• Avis pédopsychiatrique, neuropédiatrique, ORL,
médecin phoniatre, etc.
• Centre de référence 27
Rôles du médecin traitant (2)
(généraliste ou pédiatre)

Accompagner les parents

 Lien
Le médecin traitant fait le lien entre les parents d’une part et le
monde de la santé et de l’éducation nationale d’autre part, et tout
particulièrement avec le médecin de santé scolaire ou le médecin
de PMI.

 Prévention et accompagnement familial


Le médecin peut donner aux parents des conseils simples sur la
communication verbale avec leur enfant, même en l’absence de
troubles.

 Orientation
Si un trouble est suspecté, ne pas banaliser, mais évaluer,
observer, rassurer, ré-évaluer, orienter.
28
Rôles du médecin traitant (3)
(généraliste ou pédiatre)

Accompagnement familial

 Définition
Donner des conseils aux parents dans l’idée de : « Eduquer le
langage pendant son développement, avant de devoir
éventuellement le rééduquer » (Nicole Denni-Krichel)

 Quelques principes de base


• Reconnaître les amorces de communication de l’enfant et y
répondre de façon adaptée : les parents confirment ainsi à
l’enfant l’existence et la réception de son message verbal et
qu’il est pleinement reconnu comme un être communiquant.
• L’enfant parle parce qu’il désire communiquer : lui laisser le
temps de ressentir ce désir en n’allant pas toujours au devant
de ses besoins et de ses désirs, le laisser découvrir qu’il doit
communiquer, parler, pour obtenir ce qu’il veut.
• Le langage doit être source de plaisir : favoriser l’aspect ludique
d’apprendre à parler et de parler.
29
Rôles du médecin traitant (3)
(généraliste ou pédiatre)

Accompagnement familial

 Quelques éléments de communication simples


(1)
• Profiter de toutes les situations de la journée pour
laisser à l’enfant l’initiative de la communication : bain,
habillage, course, repas, jeux, etc.
• Imiter l’enfant : renforce sa confiance en lui, son sentiment de
réussite.
• Tour de rôle (tour de parole) : laisser à l’enfant le temps de
répondre (alternance dans la conversation); ne pas lui couper la
parole ; lui répondre, même si les questions sont répétitives.
• L’adulte doit essayer de comprendre l’enfant par tous les
moyens : contexte, questions, hypothèses interrogatives,
répéter, etc.
• Ne pas parler « bébé » : prononcer normalement, mots précis,
phrases structurées correctement. 30
Rôles du médecin traitant (3)
(généraliste ou pédiatre)

Accompagnement familial

 Quelques éléments de communication simples


(2)
• Ne pas le faire répéter : reprendre en prononçant
correctement ; Il est préférable d’obtenir plus de mots et de
phrases simples moins bien prononcés que d’insister sur la
prononciation parfaite de quelques mots.
• Reformuler en enrichissant : développer son idée, questions
ouvertes plutôt que fermées, enrichir son langage.
• Favoriser les contacts avec des personnes n’appartenant
pas à son milieu quotidien. Il devra faire des efforts pour se
faire comprendre.
• Eviter les attitudes culpabilisantes ou humiliantes pour
l’enfant : ne pas le forcer à parler (personnes étrangères,
enfant fatigué, etc.), ne pas lui reprocher ou le punir ou le
ridiculiser pour ses difficultés, ne pas comparer avec les autres
31
enfants.
Un outil majeur:
Le carnet de santé

 Outil de prévention, de surveillance


et de repérage
Dans le carnet de santé, figurent les repères du
développement du langage en fonction de l’âge.

 Un support de dialogue avec les parents

32
Quand et comment
Demander un bilan orthophonique ?

(1) Le bilan est réalisé sur prescription


médicale
 Contenu de la prescription
Renseignements concernant les plaintes de l’enfant et/ou de son
entourage, histoire médicale du trouble dépisté.
 Deux modalités de prescription :
• Bilan orthophonique avec rééducation si nécessaire
(le plus souvent)
L’orthophoniste informe le médecin prescripteur de ses
conclusions, de la mise en œuvre éventuelle d’un traitement
(objectif, nombre et nature des séances).
• Bilan orthophonique d’investigation
L’orthophoniste informe le prescripteur de ses conclusions et
propositions.
 En fin de traitement, l’orthophoniste adresse une note
d’évolution au prescripteur et ils évaluent ensemble la nécessité ou33
Quand et comment
Demander un bilan orthophonique ?

(2) Les indications en fonction de l’âge

De 3 à 4 ans
 Absence de langage compréhensible par les personnes non
familières
 Absence de structure grammaticale
 Troubles de la compréhension
 Bégaiement

De 4 à 5 ans
 Devant tout retard, évaluation quantifiée des troubles de
l’expression et de la compréhension
 Si retard sur l’expression sans trouble de la compréhension,
surveillance et réexamen de l’enfant 3 à 6 mois plus tard
 Persistance des troubles
34
Quand et comment
Demander un bilan orthophonique ?

(2) Les indications en fonction de l’âge

A 5 ans
 Devant tout trouble du langage oral

A 6 ans
 Si l’examen systématique de 6è année montre que l’enfant n’a pas
les pré-requis à l’apprentissage, prescription d’un examen
d’aptitude à l’acquisition du langage écrit

A 7 ans
 A partir de la 2ème année d’apprentissage et après avoir vérifié
l’absence de troubles visuo-spatiaux et oculomoteurs, demander un
bilan devant :
• Un retard de lecture ou des difficultés d’acquisition de la lecture
• Tout trouble du langage oral et de l’écriture
35
Les tests
en pratique médicale de ville

(1) Les tests recommandés par la


commission d’experts
Entre 3 et 4 ans
 DPL3 (Dépistage et Prévention Langage à 3 ans) F. Coquet et
al.
 QLC (Questionnaire Langage et Comportement) C. Chevrie-
Muller
(nécessite une bonne connaissance et une observation prolongée de l’enfant)

Autour de 4 ans
 ERTL4 (Epreuve de Repérage des Troubles du Langage à 4
ans)
B. Roy et Ch. Maeder

A l’entrée en CP
 ERTLA6 (Epreuve de Repérage des Troubles du Langage
et des Apprentissages à 6 ans) B. Roy et al.
 BSEDS (Bilan de Santé Evaluation du Développement pour
la Scolarité) M. Zorman et al. (nécessite une formation préalable)
36
Entre 4 et 9 ans
Les tests
en pratique médicale de ville

(2) Les autres tests utilisables

De 0 à 4 ans
 DIALOGORIS P. Antheunis, F. Ercolani-Bertrand et S. Roy
Boite à outils centrée sur la communication et le langage,
elle associe questions à poser aux parents et conseils à leur
donner.
De 12 à 24 mois
 IFDC (Inventaire français du Développement
Communicatif)
S. Kern et al.
Evaluation des compétences communicatives du nourrisson
Du CE1 à la classe de 5ème
 ODEDYS (Outil de Dépistage des DYSlexies)
M. Zorman et M. Jacquier-Roux
(nécessite une formation préalable) Pour en savoir plus :
cf. diaporama « Les tests en
pratique médicale de ville 37
Le recours aux centres de référence
des troubles du langage

Quand y recourir ?
 En cas de persistance de difficultés sévères malgré une
prise en charge bien suivie

Qui sont-ils?
 Ils existent depuis 2001 (plan d’action interministérielle en
faveur des enfants atteints de troubles spécifiques du langage)
 Implantation hospitalière*
 Equipe pluridisciplinaire : médecin, orthophoniste,
psychologue clinicien ou neuropsychologue, psychomotricien,
ergothérapeute, orthoptiste, instituteur spécialisé.

Quelles sont leurs missions ?


 Réalisation de bilans à visée diagnostique : caractère
spécifique du trouble, sévérité, trouble associé, modalités de
prise en charge, etc.
 Suivi et coordination des soins réalisés en ville
 Bilan évolutif éventuel
* Liste des centres : www.sante.gouv.fr et www.inpes.sante.fr 38
Conclusion
Pour conclure, reprenons la règle de base :

« A tout âge,
toute difficulté de langage doit être prise en compte »
 La maîtrise du langage est un facteur majeur de l’insertion sociale de
l’enfant. Il fait partie intégrante du développement global de l’enfant
que le médecin traitant a pour mission de surveiller.

 Pour remplir cette mission, il se doit d’être à l’écoute de l’enfant


et de ses parents, de ne pas banaliser les plaintes. Dans cet
objectif, le carnet de santé est un outil précieux pour l’aider à
repérer précocement les signes d’appel de troubles du langage.

 En lien avec les médecins de PMI, les médecins scolaires, les


orthophonistes, voire les centres de référence, il peut ainsi
remplir ses missions de prévention, repérage,
mise en place puis coordination
« Notre chair physique c’est la terre,
de la prise en charge
Concept Santé

mais notre chair spirituelle c’est la


des troubles du langage. parole;
elle est l’étoffe, la texture, la tessiture,
le tissu, la matière de notre esprit
39 »

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