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Le SD Catatonique

Le syndrome catatonique est un trouble complexe impliquant des symptômes moteurs, affectifs et comportementaux, souvent difficile à diagnostiquer en raison de sa présentation variable. Il peut être causé par des troubles psychiatriques, neurologiques ou métaboliques, et nécessite une évaluation étiologique complète pour une prise en charge efficace. Le traitement repose principalement sur l'utilisation de benzodiazépines, avec des précautions concernant l'utilisation d'antipsychotiques selon l'étiologie sous-jacente.

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Le syndrome catatonique est un trouble complexe impliquant des symptômes moteurs, affectifs et comportementaux, souvent difficile à diagnostiquer en raison de sa présentation variable. Il peut être causé par des troubles psychiatriques, neurologiques ou métaboliques, et nécessite une évaluation étiologique complète pour une prise en charge efficace. Le traitement repose principalement sur l'utilisation de benzodiazépines, avec des précautions concernant l'utilisation d'antipsychotiques selon l'étiologie sous-jacente.

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Le Syndrome

Catatonique
AHJYAGE Rim
Plan
• Introduction et intérêt de la question
• Diagnostic positif : Critères DSM-V
• Etiologies
• Bilan étiologique
• Diagnostics différentiels
• Prise en charge et traitement
• Conclusion
Introduction
• La catatonie est un syndrome complexe, qui associe des symptômes à
la fois affectifs, moteurs, comportementaux, et neuro-végétatifs.
• Le diagnostic peut être difficile, car sa clinique est subtile et parfois
fluctuante chez un même patient, et d'un patient à l'autre.
• Ces manifestations peuvent s’observer dans le contexte d’un trouble
psychiatrique (ex. dépression, trouble bipolaire ou schizophrénie),
dans celui d’une intoxication ou d’un sevrage de substance ou de
médicaments, ou dans certains troubles neurologiques et
métaboliques.
Intérêt de la question:
• Il s'agit, d'une véritable urgence thérapeutique pouvant rapidement
engager le pronostic vital, qui répond très favorablement si le
traitement est bien mené.
• Une excellente connaissance du sujet s’impose afin de diagnostiquer
et traiter au plus vite.
Diagnostic positif
• Le syndrome catatonique résulte d'une interaction entre plusieurs
familles de signes, on distingue les signes moteurs et les signes
frontaux. Les signes moteurs sont caractérisés par des difficultés au
démarrage ou à l'arrêt d'un mouvement, tandis que les signes
frontaux se manifestent par une dépendance à l’environnement
(écho-ph, comportement d’utilisation, attitude d’aimantation).
• Une dimension affective est intégrée aux signes moteurs et
comportementaux.
• Le DSM-V liste 12 signes, le diagnostic est posé à travers la présence
d’au moins 3 de ces derniers.
Critères diagnostiques selon
le DSM-V
Le tableau clinique est dominé par au moins trois des symptômes suivants :
• Stupeur (absence d'activité psychomotrice; pas activement liée à l'environnement).
• Catalepsie (maintien contre la gravité de postures imposées par l'examinateur).
• Flexibilité cireuse (résistance légère et constante à la mobilisation passive).
• Mutisme (absence ou quasi-absence de réponse verbale, exclure si secondaire à une aphasie connue).
• Négativisme (opposition ou absence de réponse à des instructions ou à des stimuli extérieurs).
• Prise de posture (maintien actif, contre la gravité, d'une posture adoptée spontanément).
• Maniérisme (caricature d'actions ordinaires empreinte de bizarrerie, de solennité).
• Stéréotypie (mouvements non dirigés vers un but, répétitifs et anormalement fréquents).
• Agitation, non influencée par des stimuli externes.
• Expression faciale grimaçante.
• Écholalie (répétition des paroles de l’examinateur).
• Échopraxie (reproduction des mouvements de l’examinateur).
• Enfin,l’évaluation de la gravité et la recherche d'anomalies neuro-végétatives doit être
systématique, par la surveillance des paramètres vitaux :
Température
Tension artérielle
Fréquence cardiaque
Fréquence respiratoire
Hypersudation
Saturation en O2
• En cas d’anomalie, ces paramètres signent la gravité de la catatonie, et peuvent conduire
au décès du patient. On parle alors de "catatonie maligne".
ATTENTION AUX COMPLICATIONS ! (TVP, Escarres, carences alimentaires, contractions
musculaires)
Etiologies
1- Causes psychiatriques
La prévalence de la catatonie augmente à 20.6% dans les troubles
bipolaires, à 20% dans la psychose du post-partum, et à 11% dans les
troubles du spectre autistique.
Elle est de 9.8% dans la schizophrénie, et descend à 5.7% lorsqu'il y a
plusieurs comorbidités en même temps.
2- Causes non psychiatriques
Neurologiques : lésions vasculaires cérébrales, démences, tumeurs fronto-
temporales, épilepsie, malformations artério-veineuses et anévrysmes, traumatismes
crâniens, sclérose tubéreuse, encéphalites infectieuses, auto- immunes,
inflammatoires, ou spongiformes.
Génétiques: syndrome de Di-George, catatonie périodique.
Métaboliques : acidocétose, hyponatrémie sévère, hypercalcémie, pellagre (carence
en vitamine B3), porphyrie, hyperhomocystéinémie, glomérulonéphrite
membraneuse, maladie de Wilson
Toxiques : disulfirame, fluor, mescaline, alcool, amphétamines, aspirine, phéncyclidine
(psychotrope hallucinogène),
Sevrage : en benzodiazépines et neuroleptiques
Bilan étiologique
Il est essentiel de réaliser un bilan étiologique complet, afin de prendre au
mieux en charge les patients, et éviter les récidives ou complications.
1- échelle diagnostique, comme la Bush-Francis Catatonia Rating Scale
2- anamnèse (trt actuel, historique de prise de toxiques..) , examen physique,
examen neurologique.
3- bilan de première intention: NFS, ionogramme sanguin, bilan rénal, bilan
hépatique, glycémie, TSH, vitamines B12 et B9, CPK, dosages sériques, bilan
martial, recherche de toxines, séro IST, AAN.
4- imagerie: IRM et EEG parfois PL.
Diagnostics différentiels
Prise en charge
Le pronostic est favorable, à fortiori lorsqu’un traitement est mis en
place rapidement;
1. Arrêt des neuroleptiques ( maintien et aggravation du sd
catatonique, risque de développer un SMN)
2. Traitement étiologique
3. Traitement syptomatique
4. Prévention et traitement des complications
Traitement symptomatique

1-BENZODIAPINES
Traitement de première ligne.
Un test d’épreuve au lorazépam (ou zolpidem): injection en IV de 1 ou 2 mg, le
patient est réexaminé, s’il n’y a pas de changements, une deuxième dose est
administrée et le patient est réévalué.
Une réponse positive est une réduction marquée des signes et symptômes
catatoniques.
2-ECT OU rTMS
3- ANTAGONISTES DU GLUTAMATE
4- ANTIEPILEPTIQUES
5-ANTIPSYCHOTIQUES ATYPIQUES*
Les antipsychotiques; paradoxe
étiologie/traitement
• Si la catatonie est secondaire à un trouble psychotique → Les antipsychotiques
sont indispensables, mais seulement après stabilisation initiale par
benzodiazépines.
• Si la catatonie est due à une cause organique ou iatrogène (neuroleptique, SMN,
toxique) → Les antipsychotiques sont contre-indiqués et peuvent être délétères.
Protocole d’introduction des antipsychotiques:
• L’introduction des antipsychotiques doit être prudente et progressive, car ils
peuvent paradoxalement aggraver la catatonie, en particulier en précipitant un
syndrome malin des neuroleptiques (SMN).
• L'objectif est de traiter la pathologie sous-jacente, notamment la schizophrénie
catatonique, tout en évitant l’aggravation des symptômes.
2. Étapes du protocole
A. Phase initiale : Stabilisation par benzodiazépines
Lorazépam (Ativan®) : 1 à 2 mg per os, IM ou IV toutes les 8 heures.
Si amélioration : Poursuite du traitement et réduction progressive après stabilisation.
Si absence d’amélioration : Passage à l'électroconvulsivothérapie (ECT) ou introduction prudente des
antipsychotiques si étiologie psychiatrique confirmée.
B. Indication d’introduction des antipsychotiques
• Après amélioration avec les benzodiazépines, si un trouble psychotique sous-jacent est suspecté (ex.
schizophrénie catatonique).
• Si échec du traitement par benzodiazépines et ECT non accessible, avec surveillance stricte.
• Syndrome catatonique persistant avec symptômes psychotiques clairs (hallucinations, idées délirantes).
C. Choix de l’antipsychotique
• Les antipsychotiques de seconde génération sont préférés car ils présentent un risque plus faible d’induire
un SMN par rapport aux antipsychotiques de première génération (Rispéridone, Olanzapine, Quétiapine).
Conclusion
• La catatonie est un syndrome clinique complexe, qui associe des
signes moteurs, comportementaux, et neurovégétatifs. Un nombre
important de pathologies peuvent être à l'origine d'un syndrome
catatonique, et c'est une affection fréquente. Cependant, de par sa
présentation clinique très variable, elle est souvent sous-
diagnostiquée. Pourtant, c'est un syndrome grave et potentiellement
mortel : un retard de diagnostic entraîne donc une perte de chance
non négligeable pour le patient. Les mécanismes physiopathologiques
de la catatonie sont peu connus, et les données actuelles de la
littérature reposent surtout sur des hypothèses.
• https://youtu.be/i9zEJM_OWzE?si=uwukkY6i0K0znfWT

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