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Thermorégulation

Le document traite de la thermorégulation chez l'homme, expliquant les concepts d'homéothermie, la température corporelle, et les mécanismes d'échanges thermiques. Il aborde également les thermorécepteurs, les centres régulateurs, ainsi que les facteurs influençant la température et les troubles associés. Enfin, il décrit les mécanismes d'adaptation au froid et à la chaleur pour maintenir l'homéostasie thermique.

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Thèmes abordés

  • thermorégulation et santé,
  • circulation sanguine,
  • mécanismes d'adaptation,
  • évaporation,
  • hibernation,
  • écorce,
  • humidité,
  • pertes de chaleur,
  • effecteurs,
  • homéostasie
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Thermorégulation

Le document traite de la thermorégulation chez l'homme, expliquant les concepts d'homéothermie, la température corporelle, et les mécanismes d'échanges thermiques. Il aborde également les thermorécepteurs, les centres régulateurs, ainsi que les facteurs influençant la température et les troubles associés. Enfin, il décrit les mécanismes d'adaptation au froid et à la chaleur pour maintenir l'homéostasie thermique.

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Thèmes abordés

  • thermorégulation et santé,
  • circulation sanguine,
  • mécanismes d'adaptation,
  • évaporation,
  • hibernation,
  • écorce,
  • humidité,
  • pertes de chaleur,
  • effecteurs,
  • homéostasie

Thermorégulation

Objectifs
Décrire
1.La température corporelle et le concept d’homéothermie
2.La zone de confort thermique
3.Les thermorécepteurs et les Centres régulateurs de la
température centrale
4.Les modalités des échanges thermiques
5.Le transport de la chaleur du noyau vers la périphérie
6.Le principe de l’homéostasie appliqué à la
thermorégulation
7.Les Facteurs de variation de la température
8.Les troubles de la régulation thermique
Définitions
1. Animaux poïkilothermes, dont la température
centrale dépend de la température externe

2. Animaux homéothermes, dont la température


centrale est étroitement régulée

3. Animaux hibernants, capables de réguler et/ou


d’abandonner toute régulation de leur température
centrale
Définition: température
centrale
L’homme est un homéotherme :sa température interne doit
rester constante: sa température interne présente des
variations importantes en fonction du niveau de ses réactions
métaboliques. Des mécanismes régulateurs permanents
vont minimiser ces variations thermiques endogènes.
Température corporelle = Noyau central (constitué par les
concept très variable viscères, le système nerveux
( fonction de la zone central et les muscles
étudiée: squelettiques. Il représente 80%
•La peau (cutanée comme masse corporelle et a une
le creux axillaire par température (T°) constante
exemple) L’enveloppe ou écorce :
•Le Tympan représente <20% de la masse
Définition: température
centrale

La différence entre la température périphérique et la température


centrale = reflet de l’enveloppe

 Importance de la circulation cutanée


 Notion de neutralité thermique

Le noyau représente l’ensemble de la chaleur produite par


les cellules lorsqu’elles travaillent. Cette chaleur diffuse du
noyau vers l’écorce pour être éliminée vers l’extérieur pour
que la température centrale reste à 37°C
Circulation
sanguine
Circulation cutanée
Le débit sanguin cutané est très variable : le sang transporte
la chaleur du noyau vers la périphérie (importance du
gradient ∆T°)

Variation du débit Régulation de la vasomotricité


sanguin dépend de la cutanée par le système
vasomotricité avec: nerveux végétatif:
Vasodilatation Système sympathique
Vasoconstriction Système parasympathique
Les
thermorécepteurs
Thermorécepteurs cutanés sont des:
Terminaisons nerveuses libres,
Sensibles au chaud ou au froid
Activés par des variations rapides de
température
Thermorécepteurs profonds,
Hypothalamus,
Moelle épinière,
Viscères (thorax, abdomen, pelvis)
Les mécanismes
d’adaptation
Chez l’homme, il faut maintenir une température de 37°C, il faut donc
équilibrer les apports de chaleur et les pertes de chaleur : pour avoir cet
équilibre, on observe plusieurs mécanismes d’adaptation :
Adaptation immédiate-
conduction : échange thermique qui se fait entre la peau et un objet à son
contact, l’importance de cet échange va se faire en fonction du gradient
de T°C entre la peau et l’objet : gain ou perte de T°C en fonction de la
T°C de l’objet
convection : échange thermique entre la peau et un fluide à son contact
(air ou eau) radiation : tout corps chaud va émettre des radiations
électromagnétiques, donc gain ou perte de T°C en fonction de la T°C
Adaptation retardé mais rapide :
environnante
Évaporation : mécanisme physique qui correspond au changement
d’état d’un corps : absorption ou perte de chaleur. Chez l’homme, le
passage de la sudation de la forme liquide à l’état gazeux refroidit le
Les sources de chaleur Internes-
endogènes
Au niveau du noyau, il s’agit de l’ensemble des réactions métabolique: la
plupart libèrent de la chaleur.
Au repos, :métabolisme de base : cœur, cerveau et foie qui libèrent de la
chaleur.
Durant l’exercice musculaire : le rendement mécanique (énergie produite
pour bouger) est faible : 20-25 % => la plupart de l’énergie, 75-80 %, est
transformée en chaleur
Cette chaleur doit ensuite diffuser du noyau jusqu’à l’écorce :
Par conduction
de proche en proche
lent et négligeable
Par convection
Par le sang : c’est le liquide de refroidissement de l’organisme
→ Il se réchauffe dans les organes
→ circule au niveau de la peau où il se refroidit
→ puis il repart vers le noyau Les échanges se font essentiellement par
Les sources de
chaleur: exogènes-
externes
Le corps peut recevoir de la chaleur, à partir de
l’environnement:
si la T°C extérieure est élevée ou si le corps est en contact
avec des objets chauds. Cela se fait soit :
-par contact de la peau
-- par rayonnement électromagnétique libéré par les objets
chauds → Le transfert de chaleur se fait de l’écorce vers le
noyau.
Les types de transfert thermique
Conduction: plonger une
cuillère métallique dans
un verre de thé chaud:
aucun mouvement de la
cuillère qui va être
réchauffée
- 1 – Conduction (= de
proche en proche
sans mouvement de
matière) les pertes par
conduction sont faibles
car elles se font
essentiellement entre la
peau et l’objet avec
lequel elle est en contact
(debout pied nu :
Les types de
transfert
thermique
Exemple une casserole
remplie d’eau placée
qu’on place sur le feu:
l’eau chauffée
remonte, l’eau froide
descend
2– Convection échange de chaleur accompagné d’un mouvement)
(= Échange thermique entre la peau et le fluide au contact de la
peau (en général = échange entre peau et air). L’air se réchauffe au
contact de la peau. L’air chaud s’allège et s’éloigne de la peau ; il est
remplacé par de l’air froid : maintien de l’échange entre peau/air. S’il y a
du vent, il va y avoir des échanges beaucoup plus importants du fait du
renouvellement plus important de l’air : perte de chaleur plus importante.
Les types
transferts
thermiques
Cas du soleil qui
chauffe la terre
alors qu’entre les
deux il n’y a aucun
contact

3– Rayonnement (ou Radiation) L’organisme étant un corps chaud, il émet des


rayonnements électromagnétiques: il va perdre beaucoup de chaleur; mais il faut
tenir compte de la température externe : plus elle est faible plus les pertes de
chaleur par radiation seront importantes (c’est pour ça qu’on se refroidit plus
facilement la nuit que le jour). Au repos, dans les conditions ambiantes normales,
les pertes par radiations = 60% du total des pertes caloriques
Nota BENE- pertes par convection, par conduction ou par rayonnement sont
inefficaces si la température externe est Supérieure à la
Pertes de chaleur:
évaporation
Évaporation Passage d’un état liquide à l’état gazeux dans le
corps, lors d’un échauffement .
Les pertes de chaleur par évaporation se font modérément au niveau des
muqueuses respiratoires mais essentiellement au niveau de la
peau: Il y a 2 types de pertes :
1.Obligatoires : indépendantes de la thermorégulation
2.Facultatives et très variables : liées à la thermorégulation
 Pertes obligatoires non régulées et qui dépendent du gradient de pression
de vapeur d’eau entre la peau et l’extérieur (l’évaporation est d’autant plus
efficace que l’air est sec).
 Voies respiratoires : L’air inspiré a un taux d’humidité compris entre 30
et 85%, alors que l’air expiré est toujours saturé en vapeur d’eau .
Cette eau provient du mucus qui tapisse les bronches et du film liquidien
alvéolaire - Au repos, on aura des pertes caloriques faibles - A l’exercice,
à cause de l’hyperventilation, les pertes deviennent beaucoup plus
importantes
 Peau : - Perspiration cutanée insensible - Passage continu d’eau à
Pertes de chaleur:
évaporation
 Pertes facultatives régulées – sudation
La sudation est la production de sueur au niveau par les glandes
sudoripares de la peau: cette sueur est une perte de chaleur par
évaporation (ce n’est pas la sueur qui élimine la chaleur mais le
passage de l’eau extracellulaire de l’état liquide à l’état gazeux).
Rôle de l’humidité atmosphérique : si elle est importante, du fait du
gradient, il va y avoir une difficulté à éliminer la sueur (climat chaud
et humide): la sueur va s’écouler mais sans ne refroidit le corps.
Comme le corps n’est pas refroidit par l’évaporation, il transpire
encore plus : le débit sudoral est indépendant de l’humidité mais
l’évaporation de la sueur en est dépendante.
En résume: la sudation augmente dans un environnement
chaud et humide.
Réalisation de l'homéostasie thermique- principe de
l'homéostasie
L'homéostasie: maintien de certains paramètre physico-chimique du
milieu intérieur très autour d'une valeur de référence, en dépit des
perturbations qui tendent à les modifier (exemple de la glycémie, le pH
du sang, la pression artérielle ou la température centrale sont des
paramètres qui présentent
Le principe général des variations
de l'homéostasie trèssur
repose limitées ).
une boucle de régulation
qui est un système qui fonctionne selon une valeur réglée (la valeur de
consigne: toute variation de la valeur de consigne sera détectée par une
cellule spécialisée: le récepteur. La variation (input) est transmise au
centre de réglage par une voie ( sensitive ou par la voie sanguine). Le
centre de réglage va comparer l’écart entre la valeur détectée et la valeur
de consigne et va activer la réponse d’un effecteur chargé de corriger
l’écart (fibre motrice ou par voie sanguine).
FACTEURS DE L’ÉQUILIBRE THERMIQUE

1. Capteurs de température = thermocepteurs


2. Centre régulateur : hypothalamus = thermostat
3. Effecteurs
 Muscles striés squelettiques (frisson) production de
chaleur = thermogénèse
 Glandes sudoripares (sudation) perte de chaleur =
thermolyse
Mécanismes de la
thermorégulation
1 – Réactions thermorégulatrices
a – La neutralité thermique se situe autour de 25°C dans l’air ambiant
(confort thermique se situe entre 20 et 32°C à température ambiante).
Quand la température est inférieure à 20 °C ou supérieure à 32°C, il est
beaucoup plus difficile d’adapter la température, même avec la
vasoconstriction et la vasodilatation.
b- Zone de régulation au froid
Augmentation de la thermogénèse et/ou de l’apport de chaleur
Le frisson musculaire : C’est la contraction involontaire des muscles
agonistes et antagonistes Si la température centrale baisse jusqu'à 30°C,
le frisson disparaît.
Thermogenèse Il est également
chimique limité dans
: Augmentation le temps : necellulaire.
du métabolisme dure pas plus
Elle
de 3 à 5h.
se met en jeu rapidement.
Apport alimentaire (protides +++) : On peut augmenter la thermogenèse
par l’augmentation de l’activité dynamique spécifique des aliments, car elle
libère de la chaleur, surtout si les aliments sont les protides.
Exercice musculaire volontaire : Il a une efficacité très importante.
Réactions
thermorégulatrices
c- lutte contre la chaleur
1– Diminution des gains de chaleur Ce sont des moyens limités car il
y a une production par le métabolisme qui est minimale.
Solution : Rester au repos, diminuer les activités physiques. On peut
limiter les apports de chaleur externes : pour cela il faut porter des
vêtements adaptés (clairs plutôt que foncés) et limiter l’exposition au
soleil.
2- Augmentation des pertes de chaleur : Vasodilatation cutanée Elle
est efficace si la température de la peau est à la température externe. Le
but est d’augmenter le volume sanguin sous-cutané, à ce moment là,
comme le sang est chauffé par le noyau :
-Cette vasodilatation est sous la dépendance de mécanismes
nerveux et humoraux. Son inconvénient est la redistribution sanguine :
le sang utilisé par le mécanisme de refroidissement n’est pas utilisé pour
la digestion, ou pour l’exercice musculaire.
-La vasodilatation a une efficacité limitée: 20 Kcal/h
Lutte contre la
chaleur

Augmentation de la sudation
Avantage : évaporation de la sueur très efficace
Inconvénients :
-Risque de déshydratation, pertes d’électrolytes (Na+) avec perte de
poids.

A la longue, plus on se déshydrate, moins on transpire, et plus on risque


l’hyperthermie
Grande Efficacité : 1L de sueur évaporée permet d’évacuer 580
Kcal
Mécanismes de thermorégulation- zone de
régulation du froid

2–Diminution des pertes de chaleur


Vasoconstriction cutanée : Elle limite les échanges entre l’écorce et
le noyau, il y a une diminution de la masse sanguine sous cutanée. Cela
entraîne une diminution des pertes et donc une diminution de la
température cutanée. Le risque est l'apparition d'engelures.

L’horripilation : Elle est très peu utilisée chez l’homme. L’érection des
poils crée une couche d’air isolante. Diminution ou arrêt de la sudation

Adaptations comportementales : S’habiller et brancher le chauffage.


Mécanismes de thermorégulation- zone de
régulation au chaud
Augmentation de la température extérieure (supérieure à 35°C) entraine
un apport de chaleur qui vient s’ajouter à la chaleur venant des réactions
métaboliques ( thermogenèse): ce qui entraîne un risque d’hyperthermie
et de déshydratation. Diminution des gains de chaleur : Il faut
augmenter les échanges par radiation, conduction et convection.
Augmentation de l’élimination de chaleur :
par vasodilatation et ouverture d’anastomoses vasculaires
habituellement fermées.
par évaporation de la sueur : seul mécanisme efficace si la température
extérieure est supérieure à 35°C
 elle est surtout efficace si l’environnement externe est sec
 le risque est la déshydratation
par adaptations comportementales :
 vêtements clairs, amples
 hydratation
 port de chapeau
Les Zones de contrainte thermique

La zone de confort thermique est la plage de température dans laquelle un être


humain ne ressent aucune gêne, généralement entre 18 et 23°C. Cependant, ces
conditions peuvent varier en fonction de l'âge, de l'activité et de l'état de santé de
l'individu.
Les plages de température de confort sont entre 15 et 27°C: la zone de confort idéale
dépend à la fois de la température de l'air et de celle des murs
Quand on sort de cette zone de confort thermique, on peut être dans une zone:
1. soit de contrainte à la chaleur le sujet va activer des mécanismes de thermolyse
(c'est-à-dire de dissipation de chaleur)
2.Soit dans une zone de contrainte froide devant l’obliger à activer des systèmes de
thermogénèse pour se réchauffer

Entre ces zones de contraintes au froid et au chaud, il existe une zone de thermorégulation
correspondant à la gamme de température à laquelle un sujet est capable de
maintenir sa température centrale constante mais au prix d’un léger inconfort
Physiopathologie- la fièvre
1. Mécanismes de régulation défaillants
 Infection et cellules immunitaires
 Température de consigne augmentée
Trois phases :
1- Montée thermique - Température centrale <
consigne → froid, frisson, pâleur
2- Plateau thermique - « bien être » si température
non > 41°
3- Phase d’effervescence- phase de terminaison
Température centrale > consigne → thermolyse avec
sudation et vasodilatation, baisse progressive de la
Questions
1- Concernant la thermorégulation : A. L'Homme est un
homéotherme B. La température de l'écorce est généralement 2°C
plus élevée que la température du noyau C. Tous les corps chauds
émettent des radiations électromagnétiques D. L'évaporation est un
mécanisme d'adaptation lent E. Toutes les réponses précédentes
sont inexactes

2- Concernant la thermorégulation : A. Les échanges entre le noyau


et l'écorce se font essentiellement par conduction B. Les apports de
chaleur au niveau du noyau sont dus à l'ensemble des réactions
métaboliques C. L'évaporation correspond à des pertes de chaleur
obligatoires non régulées D. Au repos, les pertes de chaleur par
conduction et convection correspondent à 10% du total des pertes
caloriques E. Toutes les réponses précédentes sont inexactes

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