L’IMMUNITE
HUMORALE
PR ADIOGO DIEUDONNE
PHARMACIE NIVEAU 2
MEDECINE NIVEAU 2
FMSP
Université de Douala
Durée 2 heures
OBJECTIFS
• Maitriser les données sur l’activation de la cellule
lymphocytaire B
• Maitriser les facteurs pouvant modifier la qualité de la
réponse immunitaire
• Maitriser les voies de régulation de la réponse
immunitaire humorale
REFERENCES
• THE EBMT Handbook ; revised edition 2014. ESH
(European School of Haematology)
• IMMUNOLOGIE Le cours de Janis Kuby 6ème Edition,
DUNOD 2008
• IMMUNOLOGIE: David Male, Jonathan Brostoff, David B
Roth, Ivan Roitt, 7ème Edition, ELSEVIER
PLAN
• INTRODUCTION
• LA REPONSE ANTICORPS
• LA COOPERATION CELLULAIRE
• LA PRESENTATION DE L’ANTIGENE
• LA REGULATION DE LA REPONSE IMMUNITAIRE
INTRODUCTION
• C’est l’un des éléments constitutif de l’immunité
adaptative.
• L’immunité humorale contrairement à l’immunité cellulaire,
fait intervenir des facteurs solubles ayant une activité
spécifique vis-à-vis de l’antigène: l’anticorps.
• Toute fois, les cellules T jouent un rôle important dans
l’activation et la régulation de la production des anticorps.
LA REPONSE ANTICORPS
• A la suite de l’injection d’un immunogène, la réponse
anticorps qui se développe peut être subdivisée en 4
phases:
• - une phase de latence
• - une phase de croissance exponentielle
• - une phase en plateau
• - une phase de décroissance.
LES REPONSES ANTICORPS PRIMAIRES ET
SECONDAIRES
• La réponse Ac mesurable après le second contact avec
l’Ag est différente de la réponse qui suit le premier
contact.
• La phase de latence de la réponse primaire (premier
contact) est plus longue et la concentration en Ac au
plateau est moins importante.
• Dans la réponse primaire, les IgM sont produites avant les
IgG
• Pendant la phase de croissance et de différenciation ,
certaines cellules B subissent une commutation de classe
partant de l’IgM vers les autres classes d’Ig ceci sous
l’influence de cytokines (IL-4; IL-5).
• Ce phénomène est à la base du changement d’isotypes
observé dans la réponse secondaire (second contact)
• La différence entre la réponse primaire et la réponse
secondaire est plus marquée si l’antigène est T
dépendant.
• Le mode d’administration de l’Ag et la façon dont il est
présenté aux cellules B et T influence le développement
de la réponse et la classe d’Ac produite.
MATURATION DE L’AFFINITE
• Elle augmente avec la durée de la stimulation antigénique.
• Cet effet est restreint aux IgG.
• L’affinité des Ac en primo infection est inférieure à celle des Ac
produits lors d’un second contact
• Les Ag à faible concentration se lient préférentiellement aux
lymphocytes B de forte affinité et les actives.
• Au niveau cellulaire, le changement d’affinité des clones B due à
une hyper mutation somatique affectant les gènes des
immunoglobulines.
• Ces mutations se produisent dans les centres germinatifs là ou les
cellules B entrent en compétition les une avec les autres pour se
lier à l’antigène présent sur les cellules folliculaires dendritiques.
• La commutation des classes n’intervient pas pour les antigènes T
indépendants.
LA COOPERATION CELLULAIRE
• La réponse immunitaire recouvre différentes réalités:
• - les cellules dendritiques captent l’antigène et le présente
aux cellules T au niveau des organes lymphoïdes
secondaires.
• - Les macrophages et les lymphocytes B peuvent aussi
internaliser l’antigène et le présenter en association avec
les antigènes de classe II du CMH aux lymphocytes T.
• - Les cytokines produites par les TH2 activés peuvent
stimuler la croissance et la différenciation des cellules B en
plasmocytes.
• D’autres cytokines peuvent aussi stimuler les lymphocytes
T cytotoxiques, les cellules présentatrices des Ag et les
phagocytes.
• Les anticorps produits par les lymphocytes B peuvent se
lier aux récepteurs spécifiques des phagocytes facilitant
ainsi la capture de l’Ag (opsonisation)
• Les IgG permettent aux cellules NK (LGL) de reconnaitre
leur cible cellulaire.
• Les IgE peuvent sensibiliser les mastocytes.
LA PRESENTATION DE
L’ANTIGENE
• C’est le processus au cours duquel, l’antigène est
présenté aux lymphocytes T sous forme reconnaissable.
• Les cellules TH reconnaissent l’Ag présenté en
association avec les molécules de classe II du CMH.
• Les mécanismes d’apprêtement de l’antigène et le type
de molécules auquel il est associé détermine la nature
des cellules T qui vont le reconnaitre.
LA CO STIMULATION
• La plupart des réponses immunes sont initiées par un
antigène agissant directement sur les cellules B ou T.
• Cependant, l’activation cellulaire requiert d’autres signaux
qui peuvent être délivré par des molécules de
costimulation (CD40 pour les cellules B et CD28 pour les
cellules T) ou par des cytokines.
• Ceci est parfois appelé premier signal et les autres inter
actions fournissent le second signal.
REGULATION DE LA REPONSE IMMUNITAIRE
• De nombreux facteurs contrôlent la réponse immunitaire.
• Ces facteurs ramènent le système immunitaire au repos quand la
réponse à un Ag donnée n’est plus nécessaire.
• Une réponse immunitaire effective est le résultat d’inter actions
entre l’Ag et un réseau de cellules immunologiquement
compétentes.
• La nature de la réponse immunitaire tant en quantité qu’en
qualité est déterminée par de nombreux facteurs:
• - La forme et la voie d’administration de l’Ag
• - la cellule présentatrice de l’Ag
• - le terrain génétique
• - l’exposition antérieure à l’Ag en question.
• Les Ac spécifiques peuvent aussi moduler la réponse
immunitaire envers l’Ag
NATURE DE L’ANTIGENE
• La nature de l’Ag, sa dose et la voie d’administration
peuvent influencer profondément la réponse immunitaire
dont l’efficacité se traduit par sa capacité à éliminer l’Ag.
• L’exposition répété à un Ag est nécessaire pour maintenir
le profil des cellules B et T.
• L’exposition à une quantité moindre d’Ag conduit à une
expression réduite de l’IL-2 et de son récepteur qui
conduit à l’apoptose.
DIFFERENT ANTIGENES
• Les antigènes intra cellulaires stimulent les cellules TH1
et entrainent une diminution de l’expression des TH2
(Mycobactéries, Virus)
• Les organismes extra cellulaires stimulent la réponse
humorale c’est-à-dire l’expression des cellules TH2
• Les polysaccharides induisent en général une réponse
IgM.
• Les fortes doses d’Ag induisent souvent la tolérance des
cellules T et parfois des cellules B
• La voie d’administration joue aussi un grand rôle:
• - la voie sous cutanée ou intra dermique suscite une
réponse immunitaire
• - les voies d’administration intra veineuse, orale ou
l’inhalation par aérosol peuvent induire une tolérance ou
une déviation de la réponse d’un type à l’autre de cellules
TH.
NATURE DE L’APC
• La présentation d’un Ag aux cellules T nécessite l’action
des molécules de co stimulation.
• Ainsi, la présentation par les cellules dendritiques et les
macrophages activés provoquent une forte activation des
lymphocytes T.
• Si l’Ag est présenté aux cellules T par des APC « non
professionnels », incapables de délivrer des signaux de
co stimulation (CD40L-CD40 intervenant dans la
production d’IL-2), il en résulte une absence ou une
déviation de la réponse immunitaire.
• Les Ac peuvent exercer un rétro contrôle de leur propre
production.
• L’administration associé d’IgM à son Ag augmente la
réaction immunitaire tandis que les IgG suppriment la
réaction immunitaire.
• Les complexes immuns aussi peuvent amplifier ou
diminuer la réponse immunitaire.
LES CELLULES T
• Les cellules TH1 sont associées à l’immunité à médiation
cellulaire
• Les cellules TH2 sont associées à l’immunité humorale
• Les facteurs influençant la différenciation des cellules TH
• - le site de présentation de l’Ag
• - les molécules de co stimulation
• - la densité des peptides et l’affinité de liaison (forte
densité de complexes CMH classe II – peptide favorise
les TH1, la faible densité favorise les TH2)
• L’équilibre entre les cytokines est l’un des principaux
facteurs.
• IL-12 induit la production d’interféron γ qui oriente la
différenciation vers les TH1
• L’interféron α qui induit l’IL-12 qui lui induit l’interféron γ
peut faire commuter les TH2 en TH1.
• Par contre, la production d’IL-4 favorise la génération de
TH2
• Les cytokines TH1 inhibent l’action des TH2 et vice versa.
LYMPHOCYTES T Reg
• Les lymphocytes Treg sont naturellement CD4, CD25.
• Elles peuvent être CD4 ou CD8.
• Elles sont:
• - anergiques in vitro
• - aucun caractère des cellules CD4+ TH1 ou TH2.
• - Elles inhibent la réponse cellulaire
• Les cellules Treg peuvent être induites en périphérie.