La pollution de lair
On parle de pollution de l’air pour désigner les émissions massives de gaz ou de particules
liées aux activités humaines, pour le transport ou l’industrie notamment. On distingue
généralement les polluants dits primaires, rejetés directement par l’Homme tels que le
dioxyde de carbone, de soufre ou les métaux lourds, et les polluants secondaires.
Ceux-ci se forment plutôt par la réaction des polluants entre eux dans l’atmosphère.
L’ozone par exemple provient de la transformation de l’oxygène face à d’autres gaz et avec
une température élevée. Considéré comme dangereux une fois dans l’atmosphère, c’est
aussi l’ozone qui, en se mélangeant avec les polluants issus de l’activité humaine, donnera
naissance à ce que l’on appelle communément le smog. Un brouillard brunâtre très nocif
que l’on voit parfois stagner au-dessus des grandes villes.
Une fois émis dans l’air, ces gaz polluants seront poussés sous l’effet du vent ou de la
pluie, parfois jusqu’à des milliers de kilomètres de leur source d’émission. On parlera de
pollution atmosphérique à partir du moment où la part de particules par mètre cube d’air
dépassera un certain seuil.
Types de pollutions
atmosphériques
On compte aujourd'hui des dizaines de milliers de molécules différentes,
polluants avérés ou suspectés qui, pour beaucoup, agissent en synergie entre
eux et avec d'autres paramètres (ultraviolets solaire, hygrométrie, acides
, etc.). Les effets de ces synergies sont encore mal connus. Cette pollution
atmosphérique (ou intérieure) est un enjeu de santé publique, au niveau
mondial comme individuel19.
Cette pollution peut revêtir de multiples formes et être :
brève ou chronique ;
visible (fumée) ou invisible (pesticides dans l'air20, benzène de l'essence) ;
émise massivement ou en faible dose ;
émise en quantité dispersée (exemple : pollution émise par les centaines de
millions de pots d'échappement) ;
locale et émise par une source fixe (exemple : cheminée, usine), ou émise par
des sources mobiles (épandeurs de pesticides, transport routier, maritime ou
aérien) ;
naturelle (exemple : feux de forêt) ou d'origine anthropique.
L'ensemble de ces sources contribuant à une pollution globale intérieure ou
extérieure (exemple : augmentation de l'effet de serre due au
dioxyde de carbone ou composés organiques volatils dans l'espace
domestique).
Les conséquences de la pollution de
l’air
En France, la pollution de l’air extérieur
engendre 48 000 décès prématurés par an, et
génère un coût annuel d’environ 100
milliards d’eurosLa pollution de l’air est
induite par la présence dans l’atmosphère de
substances toxiques, principalement
produites par l’activité humaine au cours de
ces dernières années. Ces gaz et produits
chimiques génèrent une quantité de
phénomènes et conséquences pour les
écosystèmes et les êtres vivants qui peuplent
notre planète.
Leffet devastateur de la pollution
de lair sur la santé
Les données de l’OMS montrent que la quasi-totalité de la
population mondiale (99 %) respire un air qui contient des
niveaux élevés de polluants, supérieurs aux
limites recommandées par l’OMS. Les pays à revenu faible et
intermédiaire sont les plus exposés.
La pollution de l’air ambiant (extérieur) dans les villes et les zones
rurales crée des particules fines, qui entraînent des accidents
vasculaires cérébraux, des maladies cardiaques, des cancers du
poumon et des maladies respiratoires aiguës et chroniques.
En outre, environ 2,6 milliards de personnes sont exposées à des
niveaux dangereux de pollution de l’air intérieur parce qu’elles
utilisent des foyers ouverts ou de simples fourneaux alimentés par
du pétrole, de la biomasse (bois, déjections animales, résidus
agricoles) ou du charbon.