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Thème 1

La métropolisation est un processus mondial qui entraîne une concentration croissante de la population et des activités dans les villes, avec une urbanisation inégale entre le Nord et le Sud. Les métropoles, telles que New York, Tokyo et Londres, jouent un rôle clé dans la mondialisation, en concentrant les fonctions de commandement et en attirant des populations en quête de meilleures conditions de vie. En France, la métropolisation se manifeste par une forte urbanisation et des mutations des espaces urbains, avec des défis tels que l'augmentation des prix de l'immobilier et les inégalités socio-spatiales.

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Thème 1

La métropolisation est un processus mondial qui entraîne une concentration croissante de la population et des activités dans les villes, avec une urbanisation inégale entre le Nord et le Sud. Les métropoles, telles que New York, Tokyo et Londres, jouent un rôle clé dans la mondialisation, en concentrant les fonctions de commandement et en attirant des populations en quête de meilleures conditions de vie. En France, la métropolisation se manifeste par une forte urbanisation et des mutations des espaces urbains, avec des défis tels que l'augmentation des prix de l'immobilier et les inégalités socio-spatiales.

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Thème 1: la métropolisation, un

processus mondial différencié


Aujourd’hui, 55,3 % de la population mondiale vivent dans des zones
urbaines et cette proportion pourrait atteindre 68 % en 2050.
L’urbanisation constitue un phénomène géographique majeur qui
s’accompagne d’un processus de métropolisation. Celui-ci se
caractérise par la forte concentration des populations, des activités
diversifiées et des fonctions de commandement dans les villes.
Pourtant, les agglomérations du monde sont inégalement attractives :
ce sont les métropoles mondiales qui jouent un rôle déterminant dans
la mondialisation.
Comment les métropoles organisent-elles l’espace mondial ?
Rio de Janeiro, une grande métropole du monde
Vidéo Bangkok
I- L’urbanisation du monde
A- l’augmentation de la population urbaine
En 1950, 30 % de la population mondiale vivaient en villes. Aujourd’hui,
55 % de la population mondiale sont citadins, soit 4,1 milliards de
personnes. La population vivant dans les agglomérations urbaines
pourrait atteindre 70 % en 2050 (doc. 1). L’urbanisation semble
pourtant se ralentir dans les pays du Nord : l’Europe comptait 51 %
d’urbains en 1950, elle en compte aujourd’hui 74 %. Ce sont les pays du
Sud qui sont touchés prioritairement par la croissance urbaine : 14 %
d’urbains en 1950, contre 43 % aujourd’hui
Activité I
B- une croissance urbaine inégale

Le taux de croissance annuel moyen de la population urbaine est de 1,9


% pour l’ensemble du monde. Par ailleurs, on peut opposer des taux
d’urbanisation encore bas dans les Sud, mais élevés dans les pays riches
(doc. 2). La période d’intense urbanisation semble achevée dans les
pays du Nord. C’est là que l’on trouve les plus forts taux : Singapour
(100 %), Belgique (98 %), Japon (92 %), etc. En revanche, la population
urbaine de certains PED est très faible, principalement en Afrique
comme au Burundi (13 %) ou au Niger (16 %)
Activité I (partie 2)
C- une hiérarchie urbaine
bouleversée
Sur les 10 métropoles les plus peuplées du monde en 1950, trois
étaient situées en Europe, deux aux États-Unis, et deux au Japon. En
2018, seules trois métropoles du Nord (Tokyo et Osaka-Kobé-Kyoto au
Japon, New York aux États-Unis) sont classées dans les 10 premières
villes de la planète. Les sept autres villes sont localisées dans les pays
du Sud (doc. 3)
II- Le poids croissant des métropoles
A- urbanisation et métropolisation
En 25 ans, la population vivant en ville est passée de 2,3 milliards à 4,1
milliards (+ 78 %). Plusieurs régions urbaines atteignent des dimensions
exceptionnelles, comme celles de Canton (48,6 millions d’habitants) ou
de Tokyo (40 millions). La mondialisation a entraîné une forte
hiérarchisation des villes : les plus importantes regroupent les pouvoirs
politiques, économiques ou culturels. Ces métropoles de premier rang
font l’objet de différents classements dans lesquels on retrouve New
York, Londres, Shanghai, Tokyo, Paris, Dubaï ou Singapour (doc. 1)
Activité II part 1
B- le processus de métropolisation

Dans les pays du Nord, si l’exode rural est terminé, la croissance


urbaine est modérée (doc. 2). En revanche, la métropolisation est forte
dans les pays en développement (PED). Les populations quittent les
campagnes pour la ville où elles espèrent de meilleures conditions de
vie. Dacca, capitale du Bangladesh, qui ne rassemblait que 417 000
habitants en 1950, en compte aujourd’hui 19,5 millions. La population
de Mexico a, elle, été multipliée par 7 en 60 ans
Activité II part 2
C- les métropoles, lieux de
commandement
La métropolisation concentre les fonctions stratégiques : pôles de
commandement et d’innovation, polarisation des réseaux de
communication, sites culturels. Les métropoles accueillent aussi des
activités industrielles dans les pays émergents (Chine, Inde, Brésil). Les
fonctions décisionnelles sont présentes dans le quartier des affaires
(Central Business District) aussi bien dans les pays développés que dans
les pays plus pauvres. Manhattan est le CBD de New York, le Plateau est
le quartier des affaires d’Abidjan (Côte d’Ivoire) (doc. 3)
III- Des métropoles inégalement attractives
et influentes
A- les métropoles au rayonnement
planétaire
Les villes mondiales ou « global cities » sont définies par une forte
concentration de population, une accumulation du capital, de
nombreux actifs du tertiaire supérieur, une grande accessibilité et des
infrastructures pour l’organisation d’événements internationaux. Les
villes mondiales ont un rayonnement planétaire. Quatre métropoles en
possèdent tous les attributs : New York, Tokyo, Londres et Paris. Mais
d’autres, Shanghai, Singapour, Los Angeles ont une influence majeure
sur la planète. Toutes ces villes forment l’archipel mégalopolitain
mondial. Les mégalopoles concentrent les centres d’impulsions du
monde (doc. 1).
Activité III part 1
B- les métropoles à l’échelle
nationale
Certaines villes sont capitales d’État sans avoir le statut de ville
mondiale : aux États-Unis, Washington n’a pas l’importance
démographique et le rayonnement économique de New York. Dans les
PED, la capitale est parfois une ville moins importante mais située de
manière à rééquilibrer le pays : Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, Brasília
au Brésil, etc. (doc. 2) Les capitales d’État rassemblent les fonctions
politiques et administratives du pays
Activité III part 2
C- les métropoles régionales
Les métropoles régionales ont une zone d’influence plus réduite
s’étendant sur le territoire qui les entoure. Elles offrent de nombreux
services pour les habitants (hôpital, administration). Elles accueillent
également des fonctions économiques (entreprises locales) et
commerciales à l’échelle de la région. Un certain nombre
d’agglomérations urbaines jouent un rôle important du fait d’une
spécialisation de leurs activités. Aux États-Unis, Boston est un pôle
universitaire de renommée mondiale ; en Australie, Melbourne est
classée première pour la qualité de vie (doc. 3)
IV- La métropolisation en France
A- une forte urbanisation
Aujourd’hui, 85 % des Français habitent dans les villes. 65 % des
habitants vivent dans les centres-villes et les banlieues et 20 % dans les
communes périurbaines. Le pays a connu deux grands moments
d’urbanisation : les révolutions industrielles au XIXème siècle et les
Trente Glorieuses au XXème siècle (doc. 1). La population urbaine
augmente à un rythme faible (0,29 % par an)
Document 1: Les raisons de l’urbanisation
depuis le XIXème siècle
Depuis la révolution industrielle du début du XIXème siècle, le taux d’urbanisation de la
France (métropole), c’est-à-dire le rapport entre le nombre d’habitants vivant dans les villes
et la population totale, a considérablement augmenté pour de nombreuses raisons :– les
activités industrielles se sont d’abord concentrées à proximité des sources d’énergie,
engendrant l’essor urbain des territoires pouvant en offrir ;– dans les territoires qui n’ont
pu proposer des emplois industriels ou de service pour compenser la forte diminution de
l’emploi agricole liée à la hausse de la productivité, l’émigration rurale s’est largement
déployée ;– le développement des activités tertiaires marchandes (entreprises) ou non
marchandes (administrations de l’État, collectivités territoriales et hôpitaux) s’est effectué
au bénéfice des villes. Certaines entreprises ont choisi une localisation urbaine du fait du
potentiel de consommateurs offert par les villes ou de leurs atouts géographiques en
matière de réseaux de transports. En France métropolitaine, le taux d’urbanisation était
inférieur à 10 % au début du XIXème siècle.
Gérard-François Dumont, « France : la fin de l’urbanisation », Population et Avenir, n° 726,
2016
Activité IV part 1
B- la métropolisation du territoire
La métropolisation se caractérise par la concentration des habitants
dans les aires urbaines. Depuis 1990, la population des unités urbaines
en France métropolitaine a augmenté de plus de 12 %. Le système
urbain français est dominé par Paris et par 21 métropoles (doc. 2). La
métropolisation est également présente dans les territoires
ultramarins. Ceux-ci sont dominés par une métropole régionale qui
concentre les populations et les fonctions administratives et
économiques. Fort-de-France regroupe 45 % de la population totale de
la Martinique.
Activité IV part 2
C- les mutations des espaces
urbains
Les prix de l’immobilier augmentent dans les centres-villes. Ceux-ci ont
souvent été réhabilités et sont devenus attractifs pour les populations
aisées. D’autre part, les classes moyennes qui habitaient le centre ont
migré vers des zones périurbaines plus lointaines où elles ont pu
acheter des maisons individuelles. En métropole comme dans les
DROM, l’étalement urbain gagne l’espace rural proche où des zones
d’habitat pavillonnaire se construisent (doc. 3). Les pendulaires
augmentent
Urbanisation

Étalement urbain + Villes du nord + 55% de la population


périurbanisation villes du sud mondiale

Métropolisation du
monde

Concentration
de la Concentration des
population fonctions de
Concentration commandement
des activités

À toutes les échelles:


*villes mondiales
*métropoles régionales
*métropoles régionales
Londres, une métropole de rang
mondial
Capitale du Royaume Uni, Londres est avec Paris la seule métropole de
rang mondial en Europe. Premier port de commerce du monde dès le
XVIIème siècle, elle est devenue au xixe siècle le centre du vaste empire
colonial britannique. Avec 9 millions d’habitants en 2018, Londres
dispose d’un rayonnement international dans le domaine de la banque,
des assurances et des transactions boursières. Pourtant, pour conserver
son leadership, la ville fait l’objet d’aménagements importants dans le
domaine des transports ou de l’habitat de manière à lutter contre les
inégalités socio spatiales.
Quels atouts et quelles mutations récentes de Londres font-ils de la
capitale britannique une métropole de rang mondial ?
La métropole londonienne en
chiffres:
– 9 046 000 habitants
– Aire urbaine : 12 millions d’habitants
– Produit urbain brut : 5e ville du monde avec 840
milliards de dollars
– 20 % du PIB du Royaume-Uni
– 6 aéroports internationaux, dont Heathrow, 1er d’Europe
avec 78 millions de passagers
Activité A
A- les atouts d’une métropole
mondiale
Londres est, avec Paris, une des deux métropoles de rang mondial du
continent européen. Avec 9 millions d’habitants en 2018, Londres et
ses quartiers des affaires (la City et Canary Wharf) jouent un rôle
majeur dans le domaine financier (bourse du London Stock Exchange),
dans les assurances et le conseil aux entreprises.
Activité B
B- Londres: les mutations urbaines
Pourtant, pour conserver son leadership, la ville doit mettre en œuvre
des aménagements coûteux dans le domaine des transports ou de
l’habitat. On peut citer la transformation des anciennes zones
portuaires (Docklands) en quartiers des affaires ou d’habitation. Le
projet Crossrail vise à faciliter les transports des Londoniens d’ouest en
est de la ville. Enfin, pour faire face à la montée des prix de
l’immobilier, des villes nouvelles se construisent en périphérie
Activité C
C- les contrastes socio-spatiaux à
Londres
Londres possède également des paysages urbains variés traduisant les
écarts de richesse. La métropole représente 20 % du PIB du Royaume-
Uni, mais concentre aussi une grande pauvreté. La proportion de
Londoniens vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire ceux dont les
revenus sont inférieurs de 60 % à la moyenne est de 27 %. Pourtant la
mixité sociale est forte à Londres, comme en témoignent les différentes
communautés migratoires qui y cohabitent
Une des deux
Deux quartiers d’affaires métropoles mondiales Un hub aérien
La City et Canary Wharf en Europe international
(bourse, banques, 6 aéroports (155
assurances) millions de passagers)

Londres, une
métropole de
rang mondial

Des aménagements
d’envergure

Transports
Projet Crossrail Habitat Réaménagement
Tames Gateway Création de villes des Docklands
nouvelles en
périphérie

Mais toujours de fortes


inégalités spatiales

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