Nivellement
NIVELLEMENT DIRECT
Principe:
Le nivellement direct, appelé aussi nivellement géométrique,
consiste à déterminer la dénivelée ∆HAB entre deux points A et B à
l’aide d’un appareil : le niveau (ci-dessus un NAK20) et d’une échelle
verticale appelée mire. Le niveau est constitué d’une optique de
visée tournant autour d’un axe vertical :
il définit donc un plan de visée horizontal
La mire est placée successivement sur les deux points. L’opérateur lit
la valeur ma sur la mire posée en A et la valeur mb sur la mire posée
en B.
La différence des lectures sur mire est égale à la dénivelée entre A et
B. Cette dénivelée est une valeur algébrique dont le signe indique si
B est plus haut ou plus bas que A (si ∆HAB est négative alors B est
plus bas que A).
● la dénivelée de A vers B est : ∆HAB = ma – mb
● la dénivelée de B vers A est : ∆HBA = mb – ma
L’altitude HA d’un point A est la distance comptée suivant la
verticale qui le sépare du géoïde (surface de niveau 0). Si l’altitude
du point A est connue, on peut en déduire celle du point B par :
HB = HA + ∆HAB
La portée
La portée est la distance du niveau à la mire ; elle varie suivant
le matériel et la précision cherchée, et doit être au maximum de
60 m en nivellement ordinaire et 35 m en nivellement de
précision. Dans la mesure du possible, l’opérateur place le niveau
à peu près à égale distance de A et de B
(sur la médiatrice de AB, fig. 5.2) de
manière à réaliser l’égalité des portées
Le niveau
Principe de fonctionnement
Le niveau est schématiquement constitué d’une optique de visée
(lunette d’axe optique
(O)) tournant autour d’un axe vertical (appelé axe principal (P)) qui lui
est perpendiculaire (fig. 5.3.). Le réglage de la verticalité de l’axe principal
est fait au moyen d’une nivelle sphérique. L’axe optique tournant
autour de l’axe principal décrit donc un plan horizontal
passant par le centre optique du niveau qui est l’intersection
des axes (P) et (O).
L’axe principal (P) peut être stationné à la verticale d’un point
au moyen d’un fil à plomb, mais généralement le niveau est
placé à un endroit quelconque entre les points A et B, si
possible sur la médiatrice de AB (fig. 5.2.). Un niveau n’est donc
pas muni d’un plomb optique comme un théodolite.
Les éléments constitutifs d’un niveau sont les suivants :
1. Embase - 7. Oculaire
2. Vis calantes (3 vis) - 8. Anneau amovible
3. Rotation lente - 9. Contrôle de l’automatisme
4. Mise au point sur l’objet - 10. Compensateur à pendule
5. Objectif - 11. Cercle horizontal (option sur le NA2)
6. Viseur d’approche rapide - 12. Nivelle sphérique (invisible ici)
Cheminements simples
Lorsque les points A et B sont situés de sorte qu’une seule station
du niveau ne suffit pas à déterminer leur dénivelée (éloignement,
masque, dénivelée trop importante, etc.), il faut décomposer la
dénivelée totale en dénivelées élémentaires à l’aide de points
intermédiaires (I1, I2, ...,.). L’ensemble de ces décompositions est
appelé nivellement par cheminement.
Un cheminement encadré part d’un « point origine » connu en
altitude, passe par un certain nombre de points intermédiaires et
se referme sur un « point extrémité » différent du point d’origine
et également connu en altitude.
Lorsque l’on cherche à déterminer l’altitude d’un point extrémité
B à partir de celle connue d’un repère A, on effectue
généralement un cheminement aller-retour de A vers A en
passant par B. Ceci permet de calculer l’altitude de B et de
vérifier la validité des mesures en retrouvant l’altitude de A.
Lorsqu’un cheminement constitue une boucle retournant à son
point de départ A, on l’appelle cheminement fermé. Il est très
employé pour les raisons suivantes:
● il permet la détermination des altitudes même quand on ne
connaît qu’un seul repère ;
● il permet un contrôle de fermeture qui est indépendant de la
précision de connaissance de l’altitude du point de référence.
Pratique du nivellement par cheminement
Un nivellement par cheminement s’effectue par les opérations
suivantes :
• la mire étant sur le point origine A, l’opérateur stationne le niveau en
S1 dont il détermine l’éloignement en comptant le nombre de pas
séparant A de S1, de manière à ne pas dépasser la portée maximale
de 60 m. L’opérateur fait une lecture arrière, c’est-à-dire dans le
sens de parcours choisi, sur le point A, notée mar A ;
● le porte-mire se déplace pour venir sur le premier point
intermédiaire I1 le plus stable possible (pierre, socle métallique
appelé « crapaud », piquet etc.) et dont il détermine l’éloignement
en comptant lui-même le nombre de pas séparant A de S1 afin de
pouvoir reproduire ce nombre de pas de S1 à I1 ;
● toujours stationné en S1, l’opérateur lit sur la mire la lecture
avant sur Il notée mav I1 ; il est alors possible de calculer la
dénivelée de A à I1 de la manière suivante :
Fermeture de cheminement
Compensation du cheminement
3) Ta =2,7* σHB app
On a HBapp = HA + LRini=1− LVini=1
Donc on appliquant la loi de propagation des erreurs on aura :
σ2 HB app = f (σ2L) avec : σ2L = 3 mm
σ2L dépend de : l’opérateur et le Grossissement de l’appareil, et
la distance mire-station total
Fautes et erreurs de nivellement