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Audiovisuel 4

L'audiovisuel enrichit l'enseignement du français en facilitant l'immersion des élèves et en leur offrant des repères culturels. Les images, qu'elles soient fixes ou animées, jouent un rôle crucial dans la compréhension et la mémorisation des concepts, tout en stimulant l'interaction et la communication en classe. Leur utilisation pédagogique permet d'établir des liens entre le contenu enseigné et l'univers des apprenants, rendant l'apprentissage plus engageant et efficace.

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Audiovisuel 4

L'audiovisuel enrichit l'enseignement du français en facilitant l'immersion des élèves et en leur offrant des repères culturels. Les images, qu'elles soient fixes ou animées, jouent un rôle crucial dans la compréhension et la mémorisation des concepts, tout en stimulant l'interaction et la communication en classe. Leur utilisation pédagogique permet d'établir des liens entre le contenu enseigné et l'univers des apprenants, rendant l'apprentissage plus engageant et efficace.

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L’audiovisuel et l’enseignement

du français
L’image
• l’audiovisuel, grâce à sa puissance évocatrice,
permet une meilleure immersion des élèves dans
un thème spécifique. L’audiovisuel « facilite l’entrée
dans un thème, évoque une atmosphère,
contribuent à la constitution de repères culturels et
ancrent une étude dans un contexte spécifique »
Définition de l’image
• C’est la représentation d’une personne ou d’une chose par la
sculpture, le dessin, la photographie. C’est aussi la
représentation d’une réalité matérielle ou abstraite en termes
d’analogie ou de similitude (ressemblance). L’image peut être un
fait mental, le reflet que produit un être ou une chose sur une
surface réfléchissante. Lorsque l’image entretient des liens de
ressemblance perceptibles avec l’objet représenté, elle a alors
une fonction de ressemblance liée à un phénomène de la
reconnaissance : c’est un icone. On a tendance à limiter le sens
du mot « image » à celui d’image visuelle. Or, il convient
d’étendre le mot à toutes les représentations « ressemblance »,
quelque soit le sens par lequel la ressemblance est perçue. On
parlera donc d’image visuelle, acoustique (auditive), olfactive,
tactile ou gustative.
Les types d’images
• On distingue deux grandes familles d’images :
• 1.1 L’image fixe : C’est une image immobile. Quand
elle suggère un mouvement, elle est dite dynamique.
Dans le cas contraire, elle est statique ou figée.
• On distingue :
•  Les images fixes isolées : la photographie,
l’affiche, la peinture, le schéma, la diapositive…
•  Les images fixes successives : la BD, le diaporama,
le photo-roman. La succession chronologique de ces
images raconte une histoire, un évènement.
• 1.2 L’image animée : C’est une succession d’images fixes que l’on fait
défiler à un rythme assez accéléré pour créer l’impression du
mouvement. C’est le cas de l’image de la télévision ou du cinéma.
NB : les images ont des natures, des aspects, des statuts, des
fonctions et des supports très variés. On distingue par exemple :
 L’image numérique (image scannée, diffusée ou imprimée par
l’ordinateur)
•  L’image de synthèse (image numérique qui est totalement créée
par les calculs informatiques).
•  L’image virtuelle (image que l’on peut observer dans un miroir ou
dans l’eau : elle n’a pas d’existence).
•  L’image latente (image non apparente formée sur la surface
sensible lors de son exposition dans une prise de vues. Un traitement
est ensuite nécessaire pour fixer cette image et la rendre visible).
•  L’image mentale…. Ces images se retrouvent dans les deux grandes
familles ci-dessus énumérées.
• Les propriétés d’une image fixe
•  L’immédiateté : l’image est perçue instantanément, elle pénètre
la conscience d’un seul coup et remplace le discours.
•  La globalité : elle est perçue dans son ensemble, la démarche est
synthétique. Contrairement au signe linguistique tous les éléments
sont présentés en même temps.
•  La subjectivité : chaque individu peut l’interpréter selon sa
sensibilité, son niveau intellectuel ; d’information et de
connaissance.
•  La monosémie : c’est lorsque l’image renvoie à une seule
interprétation, un seul sens.
•  La polysémie : elle renvoie à plusieurs interprétations qui
s’excluent les unes les autres soit par sa richesse en éléments
• Les codes de lecture de l’image
• Lire une image c’est décoder. Le code est un système conventionnel
de signes au moyen desquels on transcrit ou traduit un message. Il
peut être apparent ou non. C’est aussi un ensemble de signes
organisés commun aux membres d’un même groupe culturel. Seule
l’analyse permet de le déceler quand il n’est pas apparent. Qu’els sont
donc les différents codes qui permettent la lecture de l’image ?
•  Le Code géographique : c’est l’ensemble des éléments de l’image qui
permettent de situer l’événement dans l’espace : architecture,
habillement, végétation…
•  Le code historique : ce sont les éléments de l’image qui permettent
de situer l’histoire dans le temps : ce sont entre autres les
déplacements, les tenues, les outils, l’habitat…
•  Le code chromatique : représente la totalité des couleurs placées
dans leur conteste réel pour rapprocher les éléments de la réalité.
•  Le code linguistique : il indique les modes de communication et les
niveaux de langue utilisés par les personnages de l’image et de la
bande dessinée.
•  Le code gestuel : il règle notre interprétation des signes
• individuels et collectifs que sont : rituels, protocoles, attitudes, postures,
distances… qui traduisent statut, identité, sentiment, émotion, pensée,
rapports de force… La culture codifie l’expression gestuelle : la douleur, la
joie, la prière, l’allégeance (mains jointes, agenouillement), la reddition (bras
levés), la révolte (poing fermé). Elle ritualise les postures concernant la mort,
la naissance, le travail, la nourriture, l’amour, les règles de politesse…
•  Le code typographique : il permet d’identifier et de nommer les types de
caractères (lettres) et emplacement des lettres ; délié, plein, script, cursive,
bâton…
•  Le code photographique : il s’agit du cadrage, de la profondeur de champ,
de l’angle de prise de vue, de l’agrandissement, du développement, etc.…
•  Le code supplémentaire (de suppléance) : c’est l’ensemble des signes qui
expriment sur une image ce que son auteur n’a pas écrit ou dessiné : la
pensée, le murmure, le rêve, le souvenir, le bruit…
•  Le code d’agencement séquentiel : c’est l’agencement de l’image,
aménagement, l’occupation de l’espace par l’image.
Intérêt pédagogique de l’image
• Un des principaux intérêts escompté par l’utilisation
de l’audiovisuel en classe est de « faciliter la
compréhension par les étudiants de concepts
compliqués »
• « quand on manque d’objet, on peut se servir des
images qui les représentent, c’est-à-dire des modèles
ou des dessins » (Coménius)
• L’image permet de bénéficier d’un « avantage
considérable par rapport au discours : elle montre ce
que ce dernier ne peut qu’évoquer » (Bourrissoux &
• De plus ce média intègre et sollicite deux sens,
l’ouïe et le visuel, l’image est alors « utilisée pour ce
qu’elle montre : elle parle d’elle même »
• Daniel Peraya (1993, p. 7) souligne le fait « qu’un
bon schéma vaut mieux qu’un long discours ».
• pour Geneviève Jacquinot (1985, p. 26), les images
méritent d’être enseignées, parce que « leur lecture
n’est jamais passive, elles est l’occasion d’une
activité psychique intense faite de choix, de mise
en relation des éléments de l’image entre eux » et
donc de son « statut analogique ».
• Un autre atout de l’utilisation de l’audiovisuel réside
dans l’impact émotionnel qu’il peut provoquer.
Ainsi, « on reconnaît à l’image des pouvoirs
spécifiques, notamment sa force mobilisante de
l’affectivité » (Jacquinot, 2012, p. 18)
• L’audiovisuel « possède une fonction psychologique
de motivation et un pouvoir de conviction
importants » (Bresson, 1981)

• A. Molteni (Molteni A. cité par Perriault, 1981)


voyait dans l’utilisation de l’image une manière de «
faciliter l’enseignement ». « Cela permet de mettre
de la variété. Instruire en amusant, c’est ouvrir
l’esprit de l’élève, lui donner le désir d’aller au-delà
de ce qu’on enseigne »
• De plus, Jean Loup Bourrissoux et Patrice Pelpel (1992, p.
29) intègre la notion de « puissance de l’image », qui doit
être pour l’étudiant un outil qui va induire « sa capacité
de représentation (iconicité), la possibilité, par son
entremise, de frapper l’imagination […] et d’imprimer
une trace durable dans sa mémoire ». Néanmoins,
François Bresson (1981) nous indique que « l’image n’est
pas un substitut plus facile à comprendre que le langage
ou plus attrayant. Elle est un complément spécifique, par
ses propriétés structurales même, elle marque
l’organisation d’un état d’une manière globale et
Sémiologie de l’image
• C’est Roland Barthes qui fut le premier à mettre le point
sur la sémiologie de l’image, dans son article « rhétorique
de l’image » (1964). S’inspirant de Barthes, Luis Porcher la
définie comme suit : « la sémiologie de l’image (parfois
encore nommée iconologie : Eikonos = image) est cette
science qui se donne pour objectif d’étudier ce que disent
les signes (si elles disent quelque chose) et comment (selon
quelles lois) elles le disent » (1974 :20). Il s’agit donc, d’une
science qui s’intéresse a la façon dont l’image contribue à
l’élaboration du sens. A partir de l’analyse de l’image d’une
analyse publicitaire, Barthes met en jeu deux niveau de
langage : le dénoté (propre) et le connoté (figuré)
L’image dénotative

• Barthes explique que l’image est «


radicalement objective » (1964 :45) car « il
n’existe pas de véritable transformation entre
le signifiant et le signifier » (La Borderie,
1997 :76). De ce fait, l’image colle à l’objet ou
au sujet qu’elle reproduit : elle montre ce que
nous voyons.
L’image connotative
• C’est l’ensemble de signification qui s’ajoute au sens
propre. Toutes les résonances qui agissent en nous à
partir de notre vie personnelle et sociale, et qui nous
poussent à percevoir les images à travers notre
propre personnalité. Dans le domaine didactique,
Olivier Bruno signale que cette fonction doit être
contrôlée, surtout au moment où l’enseignant veut
transmettre une information précise à l’aide de
l’image. En effet, le maitre doit s’assurer que
l’ensemble de la classe a saisi le sens dénoté et non
ce à quoi l’image a fait penser (1992 :240).
Objectifs de l’utilisation de l’image fixe en
classe du FLE
• L'insertion de l'image fixe dans l’apprentissage représente
un atout, car elle ne constitue pas seulement une forme
d'adaptation aux habitudes des apprenants, mais elle a
aussi le pouvoir de les faire adapter aux apprentissages,
en stimulant leur sens visuel, les surprenant et les
séduisant, au même titre que la télévision, mais dans un
but éducatif et instructif. C’est à l’image, donc de tisser
des liens entre le cours et l’univers de l’apprenant, en
familiarisant ce dernier avec la langue étrangère, dans le
but de réduire l’écart entre ce même apprenant et les
normes enseignées dans cette langue.
• Au-delà de son pouvoir d’adaptation aux habitudes
culturelles du public, l’image fixe joue un rôle important au
niveau cognitif ; elle peut agir sur l’esprit et la mémoire de
l’apprenant. Le rôle que joue l’image fixe dans la
mémorisation n’a pas échappé aux pédagogues et aux
chercheurs qui ont confirmé la validité de ce support visuel
dans la mémorisation et dans la construction des
connaissances. (Legros & Crinon, 2002) n'ont pas hésité de
souligner que « l’ensemble des résultats obtenus indique
que la présentation simultanée du texte et de l’image
facilite la construction de la cohérence de la présentation
verbale et donc de sa mémorisation».
Fonctions de l’image dans
l’enseignement/apprentissage du FLE
• Fonction de communication
• L’image constitue un message destiné à autrui dont le destinateur est
l’artiste qui crée l’image. Le destinataire est le spectateur envisagé au
moment de la création. Le message est délivré lors du contact (visuel)
entre le destinateur et le destinataire et associé un référent (ce sur
quoi porte le message), celui-ci est véhiculé au moyen d’un code
commun au destinateur et au destinataire ; nécessaire à la
compréhension du message. L’image permet d’installer et de créer des
situations de communication. Intégrer l’image fixe en pédagogie, c’est
offrir une occasion aux apprenants de la langue étrangère pour
perfectionner leurs acquisitions linguistiques en cette langue. Elle est
un déclencheur d’échanges verbaux, elle provoque la prise de parole
entre les apprenants. En un mot, l’image fixe permet de travailler
l’aspect communicatif.
Fonction d’illustration
• Cette fonction permet à l’image fixe entant qu’outil
pédagogique d’accompagner le son, le mot, le texte afin
d’orienter la compréhension de l’apprenant, elle renvoie
directement au sens. En effet, elle permet d’accéder à la
signification des signes directement. L’illustration est
représentative de la réalité à laquelle elle se substitue, il y
a analogie entre l'illustration et son référent (l’illustré).
Cette analogie donne à l’image fixe la spécificité de
faciliter les apprentissages et d'être au service de l’accès
au sens des mots et c’est ainsi qu’elle facilite
l’appropriation et l’apprentissage des notions
Fonction de médiation
• L’image sert d’une sorte de relais entre la langue maternelle et la
langue à apprendre, d’où le rôle spécifique de l’image fixe dans
l’apprentissage. Elle permet à l’apprenant de comprendre et d’assimiler
plus aisément la langue seconde. Selon Greimas: La pédagogie de
l’enseignement cherche les meilleurs moyens de superposer les langues
A et B de telle sorte que le perfectionnement de la langue A ne gêne
pas celui de la langue B […] elle cherche à établir à chaque fois un
système d’équivalence d’une part entre une séquence de la langue B et
l’image visuelle et d’autres part, entre cette derniere et une certaine
séquence de la langue A. L’image visuelle constitue par conséquent
dans cette technique une sorte de relais neutre de caractère universel:
tout en étant équivalent à la séquence B, l’image est en même temps
comprise c’est-à-dire identifiée à une certaine séquence de la langue A
dont l’élève dispose déjà. (Cité par Mialaret, 1992, p. 126).
Bibliographie
• Bourrissoux, J.-L., & Pelpel, P. (1992). Enseigner avec l'audiovisuel.
Les éditions d'organisation. Brérault, J. (1937, décembre 31). Le
cinéma d'enseignement en France. La cinématographie française
(1000). Bresson, F. (1981). Compétence iconique et compétence
linguisitique. Communication - Apprendre des médias (33).
Coménius, J. A. La grande didactique - traité de l'art universel
d'enseigner tout à tous, traduction française de opera didacta
omnia. Coste, D. (1975). Les piétinements de l'image. Linguistique
appliquée (17, 6-27). Direction des Archives de France. (1995). La
Pratique archivistique française. Paris: Imprimerie nationale.
Gonnet, J. (2001). Éducation aux médis, la controverse féconde.
Paris: Hachette-CNDP. Jacquinot, G. (2012). Image et pédagogie.
Éditions des archives contemporaines. Jacquinot, G. (1985). L'École
devant les écrans. Les Éditions ESF.

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