Besoins nutritionnels
1
V- Besoins nutritionnels
Définir un besoin nutritionnel
Préciser le rôle des macronutriment
Citer 3 aliments locaux sources d’un macronutriment
Connaître les besoins nutritionnels au cours de la grossesse
Citer 2 nutriments non énergétiques
Connaître les besoins nutritionnels du nourrisson
Connaître les besoins nutritionnels du sportif
2
BESOINS
NUTRITIONNELS
INTRODUCTION
V.1- notions essentielles
V.2- Besoins nutritionnels au cours de la grossesse et de la lactation
V.3- BESOINS énergétiques eT macro-nutriments
V.4- nutriments NON energetiques
V.5- BESOINS HYDRIQUES
V.6- BESOINS NUTRITIONNELS DU NOURRISSON
V.7- BESOINS NUTRITIONNELS DU SPORTIF
CONCLUSION
3
BESOINS
NUTRITIONNELS
INTRODUCTION
Avant d’envisager de donner des conseils nutritionnels, il est souhaitable de connaître:
- le concept de besoins nutritionnels et d’apports recommandés en macro et
micronutriments
- les principales caractéristiques des aliments
- les risques de carences ou d’excès alimentaires de certains groupes de la population
- les maladies à déterminisme nutritionnel et les moyens de les prévenir.
4
BESOINS
NUTRITIONNELS
• Les conseils adressés à un individu, doivent tenir
compte de son mode de vie et de ses habitudes
alimentaires
• Nécessité de savoir les évaluer, en sachant qu’il
s’agit plus de s’intéresser à la typologie de
consommation
• Ne pas se lancer dans un calcul de calories qui
sera approximatif et inutile
5
notions essentielles
6
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Quantité moyenne de nutriments nécessaires
quotidiennement pour:
Pas de compensation; couvrir au
jour le jour
• le développement de l’organisme (enfant)
maturation des organes (fœtus, tube digestif,
cerveau, etc.)
≠ croissance: augmentation de la taille
• le renouvellement des tissus se fait en
permanence / mitose
• 7
le maintien d’un bon état de santé physique et
notions essentielles
Besoin nutritionnel
C’est la quantité de ce nutriment nécessaire pour maintenir
des fonctions physiologiques et un état de santé normaux
et faire face à certaines périodes de la vie telles que la
croissance, la gestation, la lactation
3 niveaux:
∗Besoins énergétiques : protéines, lipides, glucides
∗Besoins non énergétiques : vitamines, minéraux
∗Besoins liquidiens : eau 8
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins sont fonction des dépenses :
Pour assurer la couverture de l’ensemble des besoins physiologiques,
l’alimentation doit apporter CHAQUE JOUR à l’organismes des quantités
SUFFISANTES en macronutriments (glucides, lipides, protides),
micronutriments (vitamines, minéraux, etc.) et eau.
9
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Apports alimentaires = dépenses → poids stable
Apport alimentaire le plus approprié est celui qui serait juste suffisant, compte tenu
de la biodisponibilité , pour couvrir le besoin physiologique en un nutriment
Apports faibles ou excessifs par rapport aux besoins physiologiques peuvent avoir un
impact sur la santé
Faibles: carences et/ou malnutrition
Excessifs: surpoids ou obèsité. De plus certains micronutriments sont nocifs s’ils sont en
excès 10
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins varient en fonction de:
l’âge; un enfant n’a pas les mêmes besoins qu’un adulte et une jeune fille
également n’a pas les mêmes besoins qu’une femme
Le sexe : les hommes n’ont pas les mêmes besoins que les femmes
L’activité physique: la personne sédentaire (a moins de besoin que la
personne active (activité supplémentaire comme le sport en plus des
activités de routine) surtout en terme d’énergie,
11
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins varient en fonction de:
L’état physiologique:
• un enfant en pleine croissance n’a pas les même besoins qu’un
adolescent ou un adulte
• une femme enceinte n’a pas les mêmes besoins qu’une adolescente non
enceinte, non allaitante
• de même une femme allaitante par rapport à la femme enceinte
- .. 12
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins varient également:
Pendant la maladie: l’organisme est entrain de lutter contre une agression,
un intrus, donc il a besoins de plus de force (énergie et/ou micronutriments
qui interviennent dans le renforcement du systéme immunitaire)
Pendant la convalescence, l’organisme a besoin de force supplémentaire
pour récupérer
13
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins varient en fonction de:
En situation de stress
Avec la température ambiante: besoins de thermorégulation: les
personnes aux pôles nord ont des besoins en énergies nettement
supérieurs aux nôtres
14
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels doivent permettre:
La construction, l’entretien et la réparation de
l’organisme
• La réparation intervient lorsque l’individu a perdu une partie de sa masse
corporelle, suite à une maladie, un accident ou un apport alimentaire
insuffisant pour maintenir un poids normal.
• « Récupération nutritionnelle » ou « croissance de rattrapage » sont les
termes habituellement utilisés pour qualifier le processus de réparation qui
15
suit une dénutrition
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels doivent permettre:
La protection contre les agressions externes (ex :
radicaux libres, grandes chaleurs, grands froids…)
il s’agit de la couverture des besoins en énergie. Une grande chaleur ou
un grand froid ; il y a un mécanisme de thermorégulation (frisson,
sudation) que le corps met en place
Cette thermorégulation demande beaucoup d’énergie qui doit être
apporter par les aliments 16
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels doivent permettre:
La protection contre les agressions externes (ex : radicaux libres, grandes chaleurs,
grands froids…)
Par exemple :
chez un enfant qui souffre de malnutrition / thermorégulation.
Froid / PAS ENERGIE POUR FRISSONNER/ faire descendre la température/
mourir facilement car il est carencé en plusieurs éléments dont les éléments
énergétiques
17
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels doivent permettre:
Les apports d’énergie
L’hydratation (très important par rapport à d’autres besoins nutritionnels)
l’eau est indispensable et essentielle au fonctionnement normale de
l’organisme, elle participe à plusieurs réactions biochimique
18
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels et apports recommandés concernent: sont exprimés
sur une base journalière:
L’hydratation (très important par rapport à d’autres besoins nutritionnels)
l’eau est indispensable et essentielle au fonctionnement normale de
l’organisme, elle participe à plusieurs réactions biochimique
Les apports d’énergie (quantitatifs)
Les différents nutriments (besoins quanlitatifs)
19
notions essentielles
Besoin nutritionnel
l’apport alimentaire le plus approprié est celui qui serait tout juste suffisant,
compte tenu de la biodisponibilité, pour couvrir le besoin physiologique en un
nutriment :
Apports nutritionnels conseillés ou recommandés (ANC): quantité moyennes de
chacun des nutriments à apporter quotidiennement pour satisfaire les besoins d’un
groupe d’individus ou d’une population afin d’assurer à tous un bon état
nutritionnel 20
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Les besoins nutritionnels sont exprimés sur une base journalière et sont issues de
preuves probantes provenant de recherches scientifiques et des études sur des
populations
Impossible à évaluer chez un individu donné
En pratique: apport de sécurité ou apports nutritionnels conseillés (ANC)
ANC= Quantité d'un nutriment nécessaire pour couvrir les besoins de
presque tous les individus d'une population donnée (130% des besoins
moyens) 21
notions essentielles
Besoin nutritionnel
Difficiles de définir pour chaque individu, l’apport qui lui serait le plus approprié
(Variabilités interindividuelles)
On définit pour un échantillon représentatif de la population que sera considéré
comme référence pour tout le reste de la population
En pratique, on cherche à déterminer la quantité de nutriments nécessaire pour
couvrir les besoins de presque tous les individus d’une population donnée afin de
la protéger, du risque de carence et/ou de surcharge
22
V.1- notions essentielles
Les Apports nutritionnels conseillés (ANC)
Sont supérieurs aux besoins de la plupart des membres de la
population qu’ils visent, sans que l’on puisse préciser l’ampleur de
la différence chez un individu donné
Ne doivent, en aucun cas, être assimilés à la quantité de nutriment
que chaque individu devrait consommer, même si le terme d’apport
“recommandé” a pu prêter à confusion par le passé
23
V.1- notions essentielles
Les Apports nutritionnels conseillés (ANC)
Ne permettent pas de juger de la façon dont l’apport
alimentaire d’un individu donné couvre ses besoins
Ne constituent donc qu’un guide utile pour
l’alimentation de collectivités
Les recommandations nutritionnelles ne doivent pas
être prises comme des normes à imposer 24
V.1- notions essentielles
Les Apports nutritionnels conseillés (ANC)
Méthode de détermination des ANC
mesure des besoins nutritionnels de plusieurs individus d’une population
donnée
Cette courbe dépend de la distribution gaussienne ou non (distribution
en forme de cloche: loi normale) des besoins en ce nutriment
Si la distribution des besoins du nutriment suit une loi gaussienne, ANC=
Besoins Moyens Estimés (BME) + 2 ET (ou SD)
25
V.1- notions essentielles
Les Apports nutritionnels conseillés (ANC)
Méthode de détermination des ANC
Remarque: cette équation n’est appliquée qu’aux nutriments dont la
consommation en excès n’est pas dangereuse pour l’organisme
- Si le distribution n’est pas gaussienne ( ex: le fer et le zinc), d’autres approches
sont utilisées (méthode factorielle)
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BESOINS NUTRITIONNELS
Besoin moyen
Seuil d’apport le plus
EFFECTIF POPULATION
ANC
bas
2SD 2SD
BESOINS NUTRITIONNELS
Méthode de détermination des ANC
- Pour un nutriment donné, dont l’excés n’est pas dangereux pour la santé, l’apport
recommandé est calculé en additionnant le besoin moyen de la population considérée+
2ET représentant chacun 15% de la moyenne (marge de sécurité statistique pour
prendre en compte la variabilité interindividuelle et permettre de couvrir les besoins de
la plus grande partie de la population, soit 95% des individus
- Pour l’énergie par exemple, un excès de 1ET peut entrainer un surplus de consommation
énergétique la recommandation se limite à la moyenne SINOVA
Besoins nutritionnels au cours de la grossesse et de
la lactation
29
V.2- Besoins nutritionnels au cours de la
grossesse et de la lactation
• Les recommandations d’apport en énergie
les plus généralement publiées sont
dépourvues de toute réalité physiologique.
• Intervenir sur la quantité d’énergie
spontanément consommée par la femme
enceinte n’est donc pas justifié
• Excepté en cas de gain pondéral
insuffisant ou excessif.
30
Besoins nutritionnels au cours de la grossesse et de la lactation
• Existence de mécanismes spécifiques
d’adaptation pour les autres nutriments
- Permettent à des femmes bien nourries,
en bonne santé, ayant à leur disposition
une alimentation variée, de mener une
grossesse normale à son terme
- Aucune autre ressource que celle que
procure l’augmentation spontanée de leur
consommation alimentaire n’est nécessaire. 31
Besoins nutritionnels au cours de la grossesse et de la lactation
• Pas de justification à une supplémentation
systématique en vitamines et oligo-éléments
• Seul un complément d’acide folique, de vitamine D ou
de fer peut être utile dans ces conditions
• Seules certaines situations, exposant à des risques bien
définis, justifient une intervention sous la forme de
suppléments plus complexes.
32
BESOINS ENERGETIQUES
BESOINS ENERGETIQUES
- La quantité d’énergie nécessaire pour compenser les dépenses et assurer une
taille et une composition corporelle compatible avec le maintien à long terme
d’une bonne santé et d’une activité physique adaptée au contexte économique et
social (OMS, 1996)
- Le besoin énergétique d’un individu est égal à sa dépense énergétique dans une
situation d’équilibre souhaitable
- Estimés en fonction des DÉPENSES ÉNERGÉTIQUES JOURNALIÈRES ou Dépenses
énergétiques totales (TEE: Total Energy Expensive)
BESOINS ENERGETIQUES
Les dépenses énergétiques totales (TEE:Total Energy Expendure) regroupent:
- Les dépenses liées au métabolisme de base (MB) qui représentent 60% des DET/TEE
- Les dépenses liées à la thermorégulation
- Les dépenses liées à l’alimentation (Thermogenése induite par les aliments : 10% des
DET/TEE)
- Les dépenses liées à l’activité physique ou au travail musculaire (15 à 30% des
DET/TEE) très variable
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB)
Le métabolisme de base (MB) correspond à 60% des dépenses énergétiques totales
- Dépenses énergétique minimale pour le fonctionnement et l’entretien de l’organisme,
dans des conditions très standardisées (à jeune, au repos, à température neutre
les cinq organes les plus actifs de l’organisme (cerveau, foie, rein, cœur et muscle strié)
totalisent plus de 90 % de la dépense basale.
Il représente les transformations énergétiques et chimiques qui maintiennent en vie
l’organisme à l’état de repos et de confort thermique
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB) ²
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB)
le MB comprend :
-le travail osmotique pour maintenir les gradients chimiques, travail électrochimique
du système nerveux ;
-le travail mécanique du cœur, des poumons, du tube digestif et de la tension
musculaire de repos ;
--le travail chimique du foie et du rein, et pour la dégradation et synthèse
permanentes des composés cellulaires et tissulaires.
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB)
Chez un sujet donné, le MB dépend de la corpulence, de la composition corporelle (masse
maigre/grasse) et de l’âge.
- Plus la personne est corpulente, plus son métabolisme de base augmente
- MB est lié aux cellules actives de l’organisme qui produisent un travail (masse maigre) et
non au tissu adipeux dont la dépense énergétique est négligeable.
Le métabolisme de base par kilo de poids corporel augmente au cours de la première
année, puis diminue lentement jusqu’à la maturité sexuelle
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses
liées au métabolisme de base (MB)
.
Le MB élevé du jeune enfant s’explique en partie par sa plus grande vitesse de
renouvellement tissulaire.
Durant la vie adulte, le MB est constant jusque vers 40 à 50 ans, puis il diminue
lentement ; chez la personne âgée (plus de 60 ans), il est de 15 à 20 % inférieur par unité
de poids corporel par rapport à celui du jeune adulte..
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB)
Le métabolisme de base est mesuré au repos complet, en état de veille et en équilibre
thermique.
Chez les homéothermes adultes, on observe que le métabolisme de base standard
moyen, sur une base de 24 heures et exprimé en kcal,
équivaut à « soixante-dix fois le poids corporel élevé à la puissance trois-quarts »:
Métabolisme de base journalier (kcal) = 70 x poids corporel 3/4(kg)
Le poids à la puissance trois-quarts s’écrit aussi poids à la puissance 0,75 (poids 0,75)
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses liées
au métabolisme de base (MB)
Calcul du métabolisme de base (1/2)
• Equations de Harris et Benedict (équation classique la plus utilisée)
- Hommes : MB = 0,276+0,0573P+2,073T- 0,0285A
- Femmes : MB = 2,741+0,0402P+0,711T- 0,0197A
• Equations de Black (Equation plus récente)
- Hommes : MB = 1,083.P0,48.T0,50.A-0,13
- Femmes : MB = 0,963.P0,48.T0,50.A-0,13
• MB (métabolisme de base en MJ/j), P (poids en kg), T(taille en m), A
(âge en années)
BESOINS ENERGETIQUES : Les dépenses
liées au métabolisme de base (MB)
Calcul du métabolisme de base (2/2)
• Ces relations surestiment de 3 à 6% le MB des obèses et sous-estiment de 3 à 5% le MB
des sujets de 60-70 ans à activité maintenue.
• Par unité de poids corporel, l’homme adulte a un métabolisme de base de 12 à 20 % plus
élevé que celui de la femme. Cela vient en partie du fait que les femmes ont une plus
grande proportion de tissu adipeux que les hommes.
BESOINS ENERGETIQUES: Dépenses énergétiques liées à
l’activité physique (PAL: Physical Activity Level)
- Les besoins énergétiques correspondant à l’activité physique d’un individu (PAL) ont été
subdivisés en 2 grandes parties:
- Les besoins liés aux activités professionnelles ou à la vie courantes (transport, course,
etc.)
- Les besoins liés aux activités de loisirs (sports et autres) qui sont des activités menées
en dehors du travail
Les dépenses énergétiques liées à l’activité physique sont déterminées selon le niveau
d’activité physique (NAP/PAL)
BESOINS ENERGETIQUES: Dépenses énergétiques liées à
l’activité physique (PAL: Physical Activity Level)
• NAP/PAL
- Activité faible: 1,4
(sédentarité totale, personne ne se déplaçant pas, non autonome)
- Activité moyenne: 1,6
(personne est autonome pour s’habiller, se déplacer, aller chercher
son alimentation)
- Activité forte: 1,8
(travailleur physique, activité de loisir ou sportive régulière,
quotidienne)
- Activité très forte: 2,0
(travailleur de force, sport de compétition)
BESOINS ENERGETIQUES: Dépenses énergétiques liées à
l’activité physique (PAL: Physical Activity Level)
• NAP
• Existence tables permettant d'évaluer le NAP de plus de 100 types d'activités
quotidiennes
BESOINS ENERGETIQUES: Dépenses énergétiques liées à
l’activité physique (PAL: Physical Activity Level)
• NAP/PAL
Niveau d’activité Homme (kcal) Femme (kcal)
physique
Sédentaire (employé 2300 1800
de bureau, au foyer)
Niveau peu actif 2600 2000
Niveau très actif 3000 2250
BESOINS ENERGETIQUES: les dépenses liées à l’alimentation
(thermogenèse induite par les aliments)
- Les dépenses liées à l’alimentation correspondent à 10% des TEE.
- La consommation d’aliments entraîne une dépense d’énergie, liée, au fonctionnement
du système digestif, à la nature des aliments ingérés et à leur stockage.
- L’augmentation de la dépense énergétique liée à la nature des aliments ingérés est
également appelée « Action Dynamique Spécifique » (ADS).
- Statistiquement l’ADS est de 30 % pour les protéines, 6 % pour les glucides et 4 % pour
les lipides.
BESOINS ENERGETIQUES: les dépenses liées à la
thermorégulation
- L’être humain tente de maintenir sa température aux environs de 37 °C, il peut se
trouver dans un environnement plus chaud ou plus froid .
- Lorsque l’organisme chauffe ou qu’il se trouve dans un environnement plus chaud que
lui, son refroidissement n’implique pas de coût énergétique mais des pertes en eau et
sels minéraux s/f sueur.
- En revanche, le refroidissement de l’organisme au contact d’un environnement plus froid
exige une dépense énergétique de thermogenèse afin de maintenir la température
corporelle (frissons)
BESOINS ENERGETIQUES: les dépenses
liées à la thermorégulation
- De manière générale, Rivers (1988). estime que:
- dans la zone comprise entre 28 et 20 °C, le métabolisme de base augmente de 30 kcal
(125 kJ) par jour, par diminution de la température ambiante de 1 °C en dessous de la
température critique inférieure.
- De 20 à 13 °C, on passe de 3 à 5 fois cette augmentation par diminution de 1 °C de la
température ambiante (Rivers, 1988).
BESOINS ENERGETIQUES: principaux
déterminants
- Pour obtenir les besoins énergétiques, on multiplie le MB par NAP/PAL (physical activity
level)
- Jeune enfant ou adolescent: 5kcal pour le coût énergétique supplémentaire liée à la
croissance
- Coût de la croissance augmente significativement chez les enfants souffrant de
malnutrition (besoins de rattrapage)
BESOINS ENERGETIQUES: principaux déterminants
Femme enceinte et allaitante: besoins énergétiques incluent les besoins énergétiques
associés à la croissance tissulaire ou à la sécrétion lactée
- Femme enceinte: développement des tissus et de l’embryon/ placenta/ liquide
amniotique--------- dépenses supplémentaires. 10% des besoins énergétiques totaux
supplémentaires
- femme enceinte a tendance à manger beaucoup plus car elle a des besoins énergétiques
beaucoup plus élevée que celle de la femme non enceinte lié au dvpt du fœtus
BESOINS ENERGETIQUES: principaux
déterminants
- Femme allaitante: la production lactée --------- dépenses énergétiques supplémentaires.
- femme allaitante qui ne s’alimente pas correctement a tendance à maigrir car le corps
priorise la production de lait qui peut également baisser si les besoins énergétiques ne
sont pas couverte
Personne âgée :besoins énergétiques diminuent ( moindre activité physique, masse
musculaire réduite)
BESOINS ENERGETIQUES: Estimation
Age / Etat physiologique Critères
0 – 6mois BET / TEE + énergie de croissance
7 – 12 mois BET / TEE + énergie de croissance
BET / TEE + énergie de croissance
1 ans à 18 ans Note: l’énergie pour la croissance diminue de 35% (DET) entre 1 à 12 mois à 3%
du DET > 12 mois
DET / TEE
> 18 ans
Si > : graisse; si < : perte de masse musculaire
DET /TEE ado + l’extra énergie pour la grossesse
Femmes enceintes entre 14- 18 ans
DET /TEE ado =BET / TEE + énergie de croissance
Femmes enceintes entre 19- 50 ans DET /TEE femme adulte + l’extra énergie pour la grossesse
DET /TEE ado + l’extra énergie pour la fabrication du lait maternel
Femmes allaitantes entre 14- 18 ans
Femmes allaitantes entre 19- 50 ans DET /TEE femme adulte + l’extra énergie pour la fabrication du lait maternel
BESOINS ENERGETIQUES: apport en
énergie des aliments
Les besoins énergétiques couverts grâce à la combustion des macronutriments.
- les micronutriments ne donnent pas de l’énergie
L’énergie brute d’un élément : quantité de chaleur produite par la combustion d’un
gramme de cet élément dans un calorimètre sous pression d’oxygène
Exprimé en calories (unité de chaleur) ou joules par g :
- Protéines : 4kcal/g
- Lipides : 9kcal/g
- Glucides : 4kcal/g
- Alcool : 7kcal/g : facteur de risque
BESOINS ENERGETIQUES: apport en
énergie des aliments
• Ces besoins énergétiques sont couverts grâce à la combustion des macronutriments apportés par les
aliments dont les sources principales sont :
• – le glucose, qui provient de l’alimentation, des réserves de glycogène, ou qui est synthétisé dans le foie à partir
de certains acides aminés et à partir du glycérol ;
• – les acides gras, qui composent les lipides complexes et, en particulier, les triglycérides des huiles et des
graisses, en provenance de l’alimentation ou qui sont produits par synthèse à partir du glucose, de certains
acides aminés et du produit de dégradation d’autres acides gras ;
• – les acides aminés, qui proviennent des protéines de l’alimentation, de l’ensemble des acides aminés circulants
ou produits par synthèse à partir d’autres acides aminés réagissant avec des substrats de la glycolyse et du cycle
de l’acide citrique.
BESOINS ENERGETIQUES: Répartition de
l’apport en énergie des aliments
Les protéines devraient représenter 10 à 15% de l’apport énergétique total
Les lipides : 30 à 35% de l’apport énergétique quotidien total
Recommandations OMS:
LIPIDES < 30 % de l’apport énergétique total permet aux adultes d’éviter prise de poids
Préférer les graisses insaturés
Sources: poisson, avocat, noix, huiles de tournesol, soja, olive, etc.
BESOINS ENERGETIQUES: Répartition de
l’apport en énergie des aliments
Graisses saturés (< 10% TEE)
Sources: viande grasse, beurre, huile de palme et noix de coco, crème, fromage,
etc.
Acides gras trans / industriels (< 1% TEE)
Sources : aliments cuits au four et frits ainsi que dans les en‑cas et dans les
aliments préemballés (pizzas, biscuits), huiles de cuisson, pâtes à tartiner, etc.
BESOINS ENERGETIQUES: Répartition de
l’apport en énergie des aliments
Glucides : 40 à 55% de l’apport énergétique quotidien total,
Recommandations OMS: sucres libres < 10% et idéal 5% pour préserver davantage/ santé
Sinon : risques carie dentaire/surpoids/obésité Récemment: effet sur la
tension artérielle et les lipides sériques donc ↓ réduit les facteurs de risques des
maladies cardiovasculaires (MCV)
Sucres libres: ceux ajoutés ou retrouvés naturellement dans miel, jus de fruits, etc.
BESOINS ENERGETIQUES: Répartition de
l’énergie dans la journée
Déjeuner 40% Diner 35%
Petit déjeuner
25%
Besoins en protéines
Les protéines
Les protides (protéines, peptides et acides aminés) sont un des principaux
constituants des aliments.
Sont impliquées dans tous les processus biologiques essentiels de la vie
(de la croissance des tissus aux processus de régulation des multiples
fonctions physiologiques et de la fourniture d’énergie)
Participent à l’édification des structures des organismes: muscles,
tendons, artères, peau, poils, cheveux…
Remplissent diverses fonctions biochimiques (hormones, enzymes,
transport)
Les protéines
Sont renouvelées en permanence à une vitesse d'environ 300g/jour (soit un taux de
renouvellement quotidien de 2,5%)
Vitesse de renouvellement protéique variable selon la fonction de la protéine (lente pour les
protéines de structure comme le collagène, rapide pour des enzymes ou des hormones)
Renouvellement = résultat d'un équilibre entre protéolyse et synthèse protéique
Sources d’acides aminés sont l'alimentation pour la plus grande part et la synthèse de novo
Les protéines
Rôle primordial dans de très nombreux produits alimentaires en leur conférant différentes
propriétés structurelles et organoleptiques
Forment des gels, des mousses, des émulsions…
Apportent le goût, l’arôme et la couleur lors de leur chauffage, en présence d’autres
constituants tels les hydrates de carbone à travers la réaction de Maillard.
Besoins en protéines
Synthèse de novo dépend de 2 étapes principales (synthèse de la chaîne hydrocarbonée et
transamination) qui sont impossibles pour certains aa dits indispensables.
Hydrolyse des acides aminés et élimination quasi exclusive de l'azote sous forme d'urée
Le niveau d’hydratation est aussi un déterminant de l’oxydation des acides aminés. La
déshydratation induit une augmentation de l’oxydation de la leucine.
II est en effet largement admis que l’apport en glucides permet de limiter l’oxydation des
acides aminés
Besoins en protéines
L’estimation des besoins en protéines se fait à partir de la mesure du bilan azoté
Les protéines sont constitués d’acides aminés caractérisés par leur grpt
aminé (NH2) : la seule source d’azote de l’organisme
Bilan azoté = azote ingéré (protéines) – azote excrété(urines, féces, etc.) =
quantité que le corps a utilisé (le corps n’utilise que la quantité dont il a besoin et
élimine le reste)
Calcul du bilan azoté: 6,25g de protéines = 2g d'urée = 1g d'azote
Besoins en protéines
Les besoins en protéines sont indissociables des besoins en acides aminés
Les protéines sont constitués d’un enchainement d’acides aminés
Régime pauvre en protéines ou le jeune provoque une ↓ excrétion d’azote
La détermination des besoins protéiques nécessite de considérer la quantité d’azote
(protéines), d’acides aminés et leur qualité
Toutes les AA et les sources de protéines ne se valent pas: meilleure
composition en aa essentiels des protéines animales que végétales
Besoins en protéines
Besoins en protéines : taux le plus faible d’apport protéique qui compense les pertes
chez une personne en équilibre énergétique avec une activité physique modérée
(FAO/OMS, 1985)
donc pas d’excés, juste des quantités moindres qui permettent de
compenser les pertes
Exemple lutteurs: protéines supplémentaires pour prendre rapidement de la masse
musculaire.
RISQUES : pb cardiaques car le cœur ne peut pas suivre le rythme d’accroissement de la
masse musculaire mais également les reins qui doivent filtrer cet excès.
Besoins en protéines
Chez l’adulte, le besoin en protéines est généralement assimilé à l’apport minimum en
protéines de bonne qualité qui assure l’équilibre du bilan azoté d’un individu à l’équilibre
énergétique et avec une activité physique modérée
Chez le jeune, une composante de croissance doit être ajoutée.
Besoins en protéines
Besoins en protéines (FAO/OMS/NU, 1985)
GROUPES AGE BESOINS EN PROTEINES (g/kg/j)
Jeunes Enfants naiss,. à 6 mois 1,47
9 à 12 mois 1,15
Enfants 3 à 4 ans 1,09
9 à 10 ans 0,99
Adolescente 13 à 14 ans 0,94
Adolescent 13 à 14 ans 0,97
Adultes jeunes ≥ 19 ans 0,75
Adulte 0,75
Femme enceinte 2nd trimestre + 6g/j
3nd trimestre +11g/j
Femme allaitante 0 à 6 mois + 16g/j (allaitement exclusif au sein)
6 à 12mois 12g/j
Besoins en protéines
ANC modulé en fonction de circonstances physiologiques ou
pathologiques
- Enfant 2-10 ans: 0,9g/kg/jour
- Adolescents: 0,8-0,9 g/kg/jour
- Femmes enceintes: 0,9 g/kg/jour
- Femmes allaitantes: 1,4 g/kg/jour
- Sportifs d’endurance: 1,5 –1,7 g/kg/jour
- Sportifs de force:1 –1,2 g/kg/jour (jusque 2 –3 g/kg/jour pour des
périodes n’excédant pas 6 semaine dans le but de développer la masse
musculaire)
- Personnes âgées: 1g/kg/jour
Besoins en protéines
Besoins en aa indispensables couverts dès une ration de 0,6g/kg/jour
(alimentation de type occidentale)
8 aa essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine,
thréonine, tryptophane et valine)
Chez l'enfant l'histidine, essentielle pour la croissance, et les acides
aminés dits semi-essentiels (tyrosine, cystéine, taurine) dont les voies de
synthèse sont « immatures »
Valeur biologique d'une protéine est fonction de la présence des AAE et de
l'équilibre de leurs taux respectifs
Besoins en protéines
• Protéines animales (VPO): riches en AAE
• Protéines végétales: déficientes en AAE
- Lysine (céréales)
- Méthionine (légumineuses)
- L’AAE dont le taux est le plus bas ( /protéine
de référence) est dit facteur limitant
73
Besoins en
protéines
Estimation des besoins en acides aminés
Nourrisso
ACIDES AMINÉS (mg/Kg/J) n 2-5 ans Enfant
Histidine 28 - -
Isoleucine 70 31 29
Leucine 161 73 44
Lysine 103 64 52
AA Soufrés (Méthionine,
Cystéine) 58 27 24
AA Aromatiques (PA, Tyr) 125 69 24
Thréonine 87 37 32
Tryptophane 17 12,5 3,6
Valine 93 38 29 74
Besoins en protéines
• Sources de protéines
- Animales: viande, œufs (jaunes et blancs
d’œufs), poissons, produits laitiers
- Végétales: céréales (blé, maïs), légumineuses
(lentilles, haricots,…)
75
Besoins en protéines
• Utile de respecter un équilibre entre les sources
protéiques animales et végétales
• Différences des sources protéiques animales et
végétales par l'équilibre en aa, la digestibilité des
protéines et les nutriments associés
• Sources animales
- Protéines d'excellente qualité biologique
- Apportent aussi des nutriments utiles (calcium
dans les produits laitiers ou fer héminique
dans les viandes et le poisson)
76
Besoins en protéines
• Sources végétales
- Apportent des protéines dont l'équilibre est moins bon
(céréales pauvres en lysine et riches en aa soufrés,
légumineuses riches en lysine et déficitaires aa soufrés)
et la digestibilité moindre
- Peuvent contenir des amidons, des fibres alimentaires,
des oligo-éléments, des vitamines ou des antioxydants
- Intercomplémentarité justifient la recommandation de
varier ses sources de protéines
- Les régimes végétariens, qui excluent tous les produits
animaux, sont carencés en acides aminés essentiels et
en vitamine B12.
77
Besoins en protéines
Chez l’homme le maintien en bonne santé est associé au bon fonctionnement de divers
systèmes physiologiques impliquant les AA.
Détermination besoins en AA indispensables : bilan azoté ou méthodes isotopiques
(mesure oxydation d’un AA)
Si un régime est adéquat en azote mais manque d’un acide aminé essentiel, certaines
protéines ne peuvent pas être synthétisées. Les AA non utilisés sont oxydés en urée et la
balance azotée devient négative
Besoins en protéines
Apports en protéines faibles: risque de carences en AA essentiels
Apports en protéines élevés :
- risque de déséquilibre de certains mécanismes liés au métabolisme des
protéines
- interaction possible avec d’autres nutriments
Les macro digérés se retrouvent réduit à leur élément le plus simple: s/f AA pour les
protéines; acides gras pour les lipides, glucose pour les glucides. Il existe des interactions
entre macro et micro qui peuvent changer selon les apports de l’individu et son état
Facteurs influençant les besoins en protéines
La corpulence
La masse corporelle
La condition physique et la capacité fonctionnelle
Condition physique: capacité d’un individu à faire certaines choses (exercices physiques
régulière = bonne condition physique)
Facteurs influençant les besoins en protéines
La malnutrition, le stress et les infections
La prise en charge de la malnutrition de l’enfant est toujours basée sur son poids
Deux enfants de même âge mais de poids différent ne recevront pas la même quantité de
nutriments
Un apport élevé en protéine entraine chez l’adulte une hyperazotémie modérée et une
augmentation du calcium urinaire (calciurie)
Facteurs influençant les besoins en protéines
Un enfant de faible poids de naissance recevant un excès de protéines, ralentissent
leur croissance et présentent des troubles urinaires et de la fièvre
Avant, dans le prise en charge de la malnutrition, lorsque l’enfant soufrait de carence en
protéines, de grande quantité de protéines lui été apportés: il en mourrait car l’organisme
n’est plus habitué à recevoir cette quantité de protéines, Mais maintenant, quantité
progressive adaptée à sa nouvelle corpulence lui sont administré.
Besoins en glucides
Besoins en glucides
Glucides doivent représenter 40 à 55% de l’apport énergétique total
Adulte consommer en moyenne 180g de sucres par jour dont 140g pour le cerveau
Besoins en glucides varient selon l’âge, l’activité physique et le sexe
Glucides totaux consommés = glucides simples (30%) + glucides complexes (70%)
• Glucides simples; digestion facile; Index Glycémique (IG: capacité de l’aliment à
augmenter la glycémie par rapport au glucose) élevé :pic hyperglycémique
• Glucides complexes : digestion complexes/ Ex fibres : bonne santé du tube digestif
Besoins en glucides
Glucides simples ou libres: monosaccharides (glucose, fructose, galactose)
Disaccharides: saccharose, maltose, et lactose
Trisaccharides: raffinose
Tétrasaccharides: stachyose
• Les glucides simples sont présents naturellement dans les fruits, miel, les
plantes( betteraves, canne à sucre, etc.) et le lait
• Rajoutés dans certains aliments transformés: confitures, viennoiseries, sodas, jus de
fruits, plats cuisinés, ketchup, sauces industrielles, etc.
• Les glucides complexes sont présents dans céréales, tubercules, légumineuses, certains
fruits (banane, mangue, pomme)
• Glycogène présent dans le foie des animaux : forme de réserve du glucose
Besoins en glucides
• Encore appelés hydrates de carbone
• Jouent un rôle central dans le métabolisme des animaux et des plantes de
par leurs fonctions:
Source d’énergie (4 kcal/g)
Intermédiaire métabolique
Réserve d’énergie
Fonction structurale
• Les glucides sont formés par les plantes vertes lors de la photosynthèse
86
Besoins en glucides
• Aliments nutritionnellement intéressants (énergie facilement et rapidement
utilisable et parfaitement régulée en l'absence de diabète)
• Consommés en grande partie sous forme d’amidons et apportent aussi une
satiété rapide
• Les fibres alimentaires (glucides non digestibles) qui leurs sont souvent
associés participe à cette satiété et au maintien d'un transit intestinal,
moyen de prévenir le cancer du colon.
87
Besoins en glucides
• Ne contiennent aucune substance susceptible de jouer un rôle
physiologique essentiel tout en n'étant pas synthétisable par l'organisme
• Les alimentations spontanément très pauvres en glucides comme celle
traditionnelle des esquimaux n'entraînent aucun trouble
88
Besoins en glucides
• Ration de glucides conseillée chez l'adulte normal
correspond à 50-55% des apports caloriques ( En
pratique les apports spontanés sont de 39-41 %
des AET)
• Les glucides rapides ne devraient pas dépasser
10 % de cette ration calorique globale
89
Besoins en glucides
Composition glucidique des aliments
- 0% de glucides (Viande, poisson, œuf, fromage)
- 5% de glucides (Lait, légumes à feuille (légumes verts),
quelques fruits (fraises))
- 10% de glucides [Légumes racines (carottes, betteraves,
céleri…), agrumes (oranges…)]
- 15% de glucides [Majorité des fruits frais (cerises, pommes,
poires, pêche…)]
90
Besoins en glucides
Composition glucidique des aliments
- 20% de glucides [Légumes secs cuits,
féculents (pommes de terre cuites, riz cuit,
pâtes cuites) , banane]
- 50% de glucides (Pain)
- 100% de glucides: sucre (1 sucre = 5
grammes)
91
Besoins en glucides
Les Fibres
- Glucides partiellement digérés
- Solubles/insolubles
- Rôle:
Satiétogènes
Augmentation de la production de selles
Diminution de la cholestérolémie à jeun
Diminution de la glycémie
Stimulation de la fermentation colique, avec
production importante de butyrate, qui jouerait un
rôle préventif dans le cancer du côlon.
- ANC en fibres: au moins 25 g/j et si possible 30
g/j dont 10 à15 g de fibres solubles
92
Besoins en glucides
Consommation d’aliments contenant des glucides complexes recommandée
Bonne source d’amidon
Sont riches en micronutriments (oligo-éléments et vitamines) et en fibres
Glucides complexes retrouvés dans les céréales peu transformés et les
légumineuses
• Diminution du risque de MCV et de diabète par consommation de céréales complètes et de
fibres
• Diminution du risque de cancer et du risque vasculaire par consommation de fruits et de
légumes
93
Besoins en glucides
Les aliments riches en sucres simples
• Sont souvent aussi riches en lipides (barres chocolatées,
pâtisseries, collations diverses)
• Apportent donc beaucoup de calories sous un faible
volume (densité énergétique élevée) comme les boissons
sucrées
• Sont sources de “calories vides” car pauvres en
micronutriments
• Consommation excessive à ne pas favoriser (sujets
sédentaires)
94
Les glucides
Régimes hyperglucidiques
• > 55 % des AET
• Peuvent avoir des effets métaboliques défavorables en augmentant
la concentration plasmatique des triglycérides et baissant celle du
cholestérol-HDL
95
Les glucides
96
Glucides et santé
RELATION ENTRE GLUCIDES ET SANTE CHEZ L’ENFANT
Une consommation excessive de glucides, en particulier sous forme de glucides simples
ajoutés, notamment sous forme de boissons, apparaît donc bien en cause dans le
développement du surpoids et l’obésité des enfants et des adolescents dans les pays
industrialisés.
Pour chaque boisson (soda) supplémentaire consommée :
• l’IMC augmente de 0,24kg/m2
• Le risque d’obésité de 1,60
97
Glucides et santé
RELATION ENTRE GLUCIDES ET SANTE CHEZ L’ADULTE
un index et/ou une charge glycémique élevés du régime alimentaire pauvre en fibres :
multiplie le risque de diabète de type 2 par 2,5.
Ils ont également des effets délétères sur la santé, surtout chez les diabétiques, sujets en
surpoids ou atteints d’anomalies métaboliques.
La relation entre la consommation de glucides fermentescibles et la carie dentaire est
évidente :
La consommation d’un aliment contenant du saccharose et de l’amidon augmente le
risque carieux.
98
Glucides et santé
RELATION ENTRE GLUCIDES ET SANTE CHEZ L’ADULTE
La fréquence de consommation quotidienne de glucides fermentescibles majore le
risque carieux.
Plus le temps de contact avec les glucides fermentescibles est long (aliments collants),
plus le risque carieux est important.
Les glucides alimentaires ont un effet mineur favorable sur les capacités de mémoire
secondaire essentiellement verbale, quel que soit l’âge des populations
99
Glucides et santé
RELATION ENTRE GLUCIDES ET SANTE CHEZ L’ADULTE
le fructose / le saccharose est susceptible au niveau hépatique de modifier l’équilibre
des différents acides gras et d’induire des effets secondaires néfastes
(hypertriglycéridémie, insulinorésistance).
fructose qui, consommé seul à dose importante (>50 g) peut entraîner chez certains
sujets une malabsorption accompagnée de troubles digestifs. 100
Glucides et santé
RELATION ENTRE GLUCIDES ET SANTE CHEZ L’ADULTE
RECOMMANDATIONS:
Il faut privilégier la prise de glucides lors de repas complets.
• Les lipides et les protéines, permettant de retarder l’absorption des glucides, limitent
les pics hyperglycémique et hyperlipidique post-prandiaux.
Les glucides consommés sous forme solide favorisent la satiété.
Les glucides naturellement présents au sein des aliments sont habituellement
associés à des micronutriments limitant leurs éventuels effets délétères.
101
Les lipides
102
V.3.2.2- Les lipides
• Les lipides ou corps gras
- Représentent l’une des 3 grandes classes de
macronutriments de notre alimentation
- Sont composés principalement des
triglycérides et des phospholipides (contenant
les acides gras)
- mais aussi d'autres substances comme les
stérols (cholestérol, oxystérols) et les
vitamines liposolubles
103
V.3.2.2- Les lipides
• 2 types de lipides
- Visibles (huile dans une vinaigrette)
- Invisibles: font partie intégrante de la
composition d’un aliment (lipides dans une
mayonnaise)
• Rôle nutritionnel des lipides
- Sources énergétiques (30-40 % des calories
ingérées s/f de lipides, 9 kcal/g)
- Constituants des membranes cellulaires (rôle
structural ) 104
V.3.2.2- Les lipides
• Rôle nutritionnel des lipides
- Précurseurs de substances bioactives comme
les prostaglandines et les leucotriènes
impliqués dans de nombreuses réactions
biologiques et physiologiques (réponses
immunitaires et inflammatoires)
- Source de nutriments essentiels (acides
linoléique, et α-linolénique et vitamines
liposolubles A, D, E et K)
- Participent à la texture des aliments
- Porteurs d'arômes susceptibles de se 105
V.3.2.2- Les lipides
• Apport d'acides gras essentiels: oméga 3 et 6
[indispensables au bon fonctionnement cardio-
vasculaire, pour la constitution des membranes
de la rétine (vision), du cerveau]
• Les ANC des lipides sont fixés en fonction
- Des besoins physiologiques
- Des objectifs de prévention de maladies dites
«de civilisation» (obésité, pathologie
cardiovasculaire ou cancers)
106
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras saturés (acides palmitique,
myristique, stéarique)
- Sont particulièrement concernés par l’excès
d’apport
- Consommation associée à un risque accru
d’obésité, de MCV et de certains cancers
- Peuvent être synthétisés par l'organisme
107
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras saturés
- Nécessité de limiter leur consommation à
environ 8% des AET (19,5 g /j chez l’homme et
16 g/j chez la femme, pour un apport
énergétique respectivement de 2 200 et de
1800 kcal/j)
- Aliments en cause: viande, charcuterie et
produits laitiers.
108
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
- Ont des propriétés intéressantes
- Apports sont parfois insuffisants
- AGMI: ANC= 20 % des AET; ont un rôle neutre
sur les MCV
- L’intérêt nutritionnel spécifique des 2 familles
d’AGPI, la série n-6 et la série n-3 est reconnu.
109
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
- Comprennent des acides gras "indispensables"
car non synthétisables par l'homme et les
mammifères
- Les AGPI à 18 carbones
Indispensables pour la croissance et
les fonctions physiologiques
Lignée n-6: acide linoléique (18:2, n-
6), présent dans les huiles de
tournesol et de maïs,
Série n-3: acide α linolénique (18:3,
110
n-3) présent dans le huiles de soja, de
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
ANC
- Acide linoléique =10 g/j chez l’homme et de 8
g/j chez la femme, soit 4 % des AET
- Acide α linolénique= 0,8% des AET, soit
environ 2 g/j
- Les AGPI-LC (au moins 20 carbones)
Lignée n-6: Acide arachidonique (20:4, n-6)
retrouvé dans la viande, l’œuf et le lait
maternel
Lignée n-3: EPA (20:5:n-3) et DHA (22:6, n-3)
présent dans les poissons, les animaux marins
111
et le lait maternel
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
- Les AGPI ont des activités biologiques qui
peuvent expliquer les effets nutritionnels
n-6: hypocholestérolémiant, hypo-
agrégant plaquettaire, anti-
inflammatoire
n-3: hypo-triglycéridémiant, hypo-
agrégant plaquettaire, hypotenseur
112
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
- Existence de liens entre certains cancers (sein,
colon, prostate) et ration lipidique globale
Les AGPI de la lignée n-6 avaient un
rôle péjoratif en favorisant la
multiplication tumorale
Ceux de la lignée n-3 étaient plutôt
protecteurs de par leur compétition
avec le métabolisme des n-6 et par
leur facilité à être peroxydés auraient
un rôle inverse
113
V.3.2.2- Les lipides
• Les acides gras insaturés (mono et poly)
- Existence de compétition entre familles n-6 et
n-3
- Rapport n-6 / n-3 ni trop haut ni trop bas
- Fixé à 5 par les derniers ANC
- Exemple: Un excès d’apport de DHA entraîne
une carence en acide arachidonique
114
V.3.2.2- Les lipides
• Nécessité de veiller à un apport alimentaire suffisant dans
certaines situations physiologiques ou pathologiques
• Personnes à risque de carences
- Nouveau-nés prématurés
- Femmes enceintes ou allaitantes
- Personnes âgées
- Patients souffrant de malabsorption intestinale ou
d’autres pathologies graves
115
V.3.2.2- Les lipides
• Fixation de la ration lipidique de l'apport énergétique
global en tenant compte:
- Des habitudes alimentaires actuelles
- De la prévention de l'obésité et d'autres maladies
- De la possibilité de respecter des rapports souhaitables
entre les divers acides gras compte tenu des aliments
sur le marché
- ANC = 30-35% de l'apport énergétique global
116
V.3.2.2- Les lipides
Répartition de la ration lipidique pour des
sujets adultes consommant une ration
moyenne de 2200 cal pour un homme et
1800 cal pour une femme
% de ration
Acides gras calorique
saturés 8
Mono insaturés 20
18: 2, n-6 a.linoléique 4
18: 3, n-3 117
V.3.2.2- Les lipides
• Cas particulier du cholestérol
- Cholestérolémie (en particulier cholestérol
transporté par les particules LDL) = facteurs
de risque d'athérosclérose
- Réduction du cholestérol alimentaire pour
diminuer la Cholestérolémie justifiée que chez
le sujet hypercholestérolémique parce que:
Absence de lien rigide entre ces deux paramètres
Régimes avec moins de 300 mg de cholestérol par
jour relativement contraignant pour un effet assez
faible 118
BESOINS NON
ÉNERGETIQUES
BESOINS NON ENERGETIQUES
Les nutriments non énergétiques n’apportent pas d’énergie, mais ils doivent être
apportés à l’organisme car celui ci ne peut pas les fabriquer dans leur majorité
L’eau
Elle constitue 60 à 70% du poids corporel, il est indispensable de boire de l’eau en
quantité suffisante.
Les vitamines
13 vitamines classés en 2 catégories :
• Les vitamines liposolubles : A, D, E, K
• Les vitamines hydrosolubles : C, B1…..B12, PP
120
BESOINS NON ENERGETIQUES
Les sels minéraux ou oligo-éléments
Ca, P, Fe, Mg, K, Zn, Se, etc.
Ils sont présents en quantité variable dans les aliments et une alimentation
suffisamment variée et équilibrée couvre en général les besoins
Les fibres alimentaires
C’est la fraction non digestible de l’alimentation. Elles sont indispensables à la
stimulation du transit intestinal et facilitent l’élimination de certains éléments
indésirables, comme le cholestérol
121
Besoins
hydriques
122
V.5-Besoins hydriques
- Comportement dipsyque finement régulé
- Pourtant les apports en eau sont souvent inadaptés
- Les insuffisances d’apports sont fréquentes notamment chez le
sujet âgé
- Les excès ne sont pas rares et doivent être recherchés chez
l’insuffisant cardiaque ou rénal
- Besoins de base: 25 à 35 ml/kg/j chez l’adulte; 1L/1000 kcal
ingérées
- Besoins varient avec l'état physiologique (vieillard : 1ml/calorie
ingérée, femme allaitante : au moins 1,5l/j), les conditions 123
thermiques (climat, fièvre) et l'activité physique
V.5-Besoins hydriques
- Pertes normales = 2500 mL
- Diurèse 1000-1500 mL
- Perspiration (cutanée, pulmonaire): 500-1000 mL
- Digestives: 100 mL
- Pertes pathologiques: digestives, respiratoires, cutanées
(eau + sel), urinaires, thermiques (300 mL/degré >37°C)
- Apports hydriques habituels: eau endogène: 300 mL
(réactions d’oxydation); aliments: 1000 mL, boissons:
1300 mL
124
V.4- Nutriments non
énergétiques
• Deux groupes de nutriments non énergétiques,
qui sont des micronutriments: Vitamines et
Minéraux
• Ils n’apportent pas de calories mais sont
indispensables au bon fonctionnement de
l’organisme
• Ils sont faiblement stockés: apports quotidiens
nécessaires
125
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Calcium
- Minéral le plus abondant dans le corps
- Majoritairement entreposé dans les os, dont
il fait partie intégrante
- Contribue à la formation des os et des dents
- Rôle essentiel dans la coagulation du sang,
le maintien de la pression sanguine et la
contraction des muscles (dont le cœur)
126
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Calcium
- Adulte jeune : 900 mg/j
- Femme enceinte : 1000 mg/j
- Adolescent : 1200 mg/j
- Femmes de plus de 55 ans et homme de
plus de 65 ans : 1200 mg/j
- Allaitement : 1300 mg/jour
127
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Equivalences en Ca des
aliments
- 300 mg de calcium
- un bol de lait de 250 ml
- 2 yaourts de 125 g
- 300 g de fromage blanc
- 80 g de camembert
- 50 g de fromage fondu
- 30 g de gruyère,
- 650 ml de Contrex (riche en calcium et
magnésium),
128
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Magnésium
- Elément minéral considéré comme un « anti-stress »
naturel
- Rôle très important dans de nombreuses réactions
enzymatiques (plus de 150)
- Régularise la transmission de l’influx nerveux
- Favorise l’action des hormones et a un rôle
modérateur de l’excitabilité neuromusculaire
- Concentré au niveau des cellules (50% dans les os et
25% dans les muscles) 129
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Magnésium
- Apports conseillés
Apport en magnésium par
Période de la vie
jour
Nourrissons 50 mg
Enfants 120 à 240 mg
Adolescents 250 à 300 mg
Femmes 360 mg
Personnes âgées 420 mg
Femmes enceintes 500 mg environ
Femmes allaitantes 500 mg environ
Hommes 500 mg environ
130
Sportifs 450 à 600 mg
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Magnésium
- Sources
- Céréales complètes, légumineuses
(haricots secs, lentilles, haricots verts,
…), légumes verts foncés, fruits secs,
fruits oléagineux (noix de cajou)
- Eaux
minérales et gazeuses riches en
magnésium
131
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Phosphore
- Minéral peu connu
- Nombreux rôles dans l’organisme (métabolisme des
graisses, indispensable à l’assimilation du calcium
- 900 mg de phosphore dans l’organisme (80 à 85%
dans les os et les dents)
- Calcium et phosphore forment un couple indissociable
132
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Phosphore
- Apports Nutritionnels Conseillés
Age ANC en phosphore
Enfants (1 à 12 ans) 400-900 mg
Adolescent 1000 mg
Adulte 800 mg
Sportifs 800 à 1000 mg
Femme enceinte 1000 mg
Personnes âgées 1000 mg
Femme en période de
1200 mg
lactation
133
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Phosphore
- Sources:
- largement présent dans les aliments (aliments riches
en protéines
- Produits laitiers (lait et fromage, jaune d’œuf,
chocolat, poisson, foie, certains légumes,
légumineuses, céréales complètes …et sodas,
notamment ceux à base de cola
Aliment Teneur en P
Lait demi-écrémé (200ml) 170 mg
Pâtes (100g) 149 mg
Riz complet (100g) 133 mg
Céréales complètes type Weetabix (2
101 mg
portions)
134
Cacao poulain (20g) 49 mg
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Potassium
- Minéral essentiel
- Présent à de très faibles quantités dans le corps
- Joue de très nombreux rôles et participe à de nombreuses
réactions chimiques
- 3000 millimoles de potassium dans l’organisme dont 90%
mobiles et échangeables
- Principal cation intracellulaire puisque 97% se trouve à
l’intérieur de nos cellules.
135
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Potassium
- Apports Journaliers recommandés = 2 à 6 grammes
- Sources
- légumes secs (haricots blancs, lentilles)
- légumes (épinards, pommes de terre, chou, champignons,
avocats…)
- fruits (bananes, abricots, agrumes…)
- fruits secs (noix, amandes, dattes,…).
- Autres sources: Tous aliments sauf les corps gras
136
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Minéraux
• Fer
- Essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules
rouges dans le sang
- Joue un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones
et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux)
- Carence: anémies, sensibilité aux infections…
- Sources: viande rouge, abats, poisson, légumes verts, légumes
secs, céréales complètes, produits laitiers (fromages, laitages
137
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Fer
- Les ANC pour le fer ont été établis sur la base des considérations
suivantes:
- Les besoins varient avec l'âge et des conditions physiologiques
- Le coefficient d'absorption digestive du fer est d'environ 10%
- Les objectifs sont de limiter les états de carence martiales et de
maintenir des réserves adéquates
Adolescents 13-19 ans 12 mg
Adolescentes 13-19 ans 14 mg
Hommes adultes 9 mg
Femmes réglées 16 mg
Femmes ménopausées 9 mg
Femmes allaitantes 10 mg
Femmes enceintes 25-35 mg 138
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Iode
- Oligoélément clef pour le fonctionnement de la glande
thyroïde
- Nombreux maux (crétinisme) / apport insuffisant
- Risques de goitre ou d'hémorragie / apport excessif
- Présent dans tous les tissus mais retenu en grande
partie dans la thyroïde (8 mg concentrés dans cette
glande / 25 à 50 mg disponibles dans l’organisme)
139
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.1-Oligo-
éléments
• Iode
- Sources: sel marin iodé, crustacés et autres produits de
mer : les poissons de mer (morue, sardines, maquereau…),
algues, huîtres et coquillages…
- Autres sources: huile de foie de morue, viande, œufs,
laitages
- L’eau minérale et les aliments tels que les poireaux, les
haricots verts, les navets, l’oignon, l’ail, le
chou…….possèdent une teneur en iode variable selon les sols
de culture
- Apports
Age journaliers recommandés
AJR en iode en micro-grammes
Nourrissons 0 à 1 an 40 à 50
Enfants 70 à 120
Adultes 150
140
Femmes enceintes ou allaitantes 200
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Sélénium
• En tant que tel, le sélénium n’est pas un antioxydant: il est en effet incapable d’interagir avec des
espèces oxygénées activées (EOA) comme le font les vitamines C et E ou le
• ß-carotène. Comme l’a montré Rotruck en 1973, son activité est liée à la glutathion peroxydase (GPx)
dont il en est le centre actif sous la forme d’un résidu sélénocystéine. La GPx est une métalloenzyme
importante dans le contrôle de la production des EOA puisqu’elle catalyse la décomposition du
peroxyde d’hydrogène et de tous les lipoperoxydes lipidiques produits dans les cellules. Chez l’homme, le
foie contient 60% de GPx séléno-dépendante tandis que cette enzyme constitue la totalité de l’activité
glutathion peroxydasique des érythro- cytes, du plasma et des plaquettes.
141
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Sélénium
• Dans un modèle expérimental d’athérosclérose chez le lapin, un traitement conjugué
de vitamine E et de sélénium a permis de réduire de manière spectaculaire la
formation de plaques d’athérome en comparaison à des animaux non traités
(28% de dépôtlipidique contre 76%)
142
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Sélénium
- Oligo-élément antioxydant de référence
- Consommé de façon modéré, ralentit le vieillissement
de la peau, en s’opposant à l’action des radicaux libres
- Peut devenir toxique en cas d’excès
- A une action importante sur l’immunité, la prévention
des maladies cardio-vasculaires, la réduction des
rhumatismes et la préservation de la vision
- Ne peut pas être synthétisé par le corps et donc
apporté par l’alimentation
143
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Sélénium
- Apports conseillés
- A adapter à l’âge et à l’activité des individus
- Se situent entre 20 et 200 µg de sélénium par jour
ANC en Sélénium (µg /
Age
jour)
Nourrissons (de la naissance à
10 à 15
1an)
Enfants (1 à 3 ans) 20 à 30
Adolescents 55
Femmes 55
Hommes 70
144
Sportifs 100 à 200
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Sélénium
- Sources:
- Aliments riches en protéines
- Certains légumes (tomates, chou, le brocoli, oignon,
ail,….)
- Céréales (complètes de préférence, telle que
l’orge)
- Abats (foie, rognons)
- Viande (surtout rouge, mais aussi la dinde,…)
- Poisson (maquereau, thon,…) 145
- Fruits de mer (huîtres et moules)
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Zinc
- Oligo-élément antioxydant très puissant
- Apporté par l'alimentation, pas stocké dans le corps
- Actions essentielles sur l'immunité, l'assimilation des
protéines et la qualité de la peau
- Il s’agit donc d’un oligo-élément indispensable à
l’homme
- Active plus d’une centaine d’enzymes (superoxyde
dismutase et anhydrase carbonique)
- Présent en très faible quantité dans l’organisme
146
(environ 2,5g)
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Zinc
- Apports conseillés: 15 mg par jour pour un adulte
- Apport à adapter en fonction de l’ âge et de l’activité
Age ANC en zinc
Nourrissons 0 à 1 an 5 mg
Enfants 1 à 3 ans 10 mg
Femmes 12 mg
Grossesse 15 mg
Allaitement 19 mg
Sportifs ou personnes
40mg
acnéiques
Personnes âgées 11 mg
147
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.2-Oligo-
éléments
• Zinc
- Sources:
- Aliments riches en Zn: crustacés, mollusques,
coquillages (huîtres), viande (rouge
essentiellement, mais également la volaille), les
œufs, les produits laitiers
- Légumes (haricots verts, soja, champignon,
pommes de terre)
- Céréales complètes (seigle, millet, riz brun, pain
complet)
- Légumineuses (lentilles, haricots en grains, pois
cassés…)
148
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine A
- 1ère vitamine découverte
- Intervient au niveau de la prévention des infections
et du développement de la peau et des os
- Rôle clef dans le fonctionnement de la vue
- Retrouvée sous forme libre (rétinol) dans le beurre
et le foie de poisson, ou sous la forme de son
précurseur (bêta-carotène) dans les légumes
- Joue un rôle antioxydant
- Résistante à la chaleur mais sensible à l'air et à la
lumière et se détériore facilement
149
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine A
- Apports conseillés: 1 mg par jour pour un adulte
- Les ANC varient en fonction de l'âge et de l'état
physiologique des individus
AJR en vitamine
Age / Etat
A
Nourrissons 0,3 mg
Enfants 0,5 mg
Femmes 0,8 mg
Femmes enceintes 1,2 mg
Sportifs 1,2 mg
Femmes allaitantes 1,4 mg 150
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine A
- Sources:
- Sous forme de rétinol dans les aliments
exclusivement d’origine animale: huile de foie de
morue, foies de nombreux poissons (flétan, thon
blanc, thon rouge, requin) et d’animaux (porc, veau),
les huîtres, les graisses, le beurre…
- Sous forme de provitamine A (bêta-carotène) dans
les aliments d’origine végétale : les légumes
(épinards, carottes, laitue, choux, pommes de
terres…) et les fruits (oranges, abricots…).
151
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Folate (vitamine B9)
- Participe à la fabrication de toutes les cellules du
corps, dont les globules rouges
- Rôle essentiel dans la production du matériel
génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du
système nerveux et du système immunitaire
- Rôle dans la cicatrisation des blessures et des plaies
- Nécessaire à la production des nouvelles cellules
- Consommation adéquate primordiale durant les
périodes de croissance et pour le développement du
fœtus.
152
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine K
- Nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines
qui participent à la coagulation du sang (autant à la
stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation
sanguine)
- Rôle dans la formation des os
- Présente dans l’alimentation
- Fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin,
d’où la rareté des carences en cette vitamine.
153
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Acide pantothénique (vitamine B5)
- Fait partie d’un coenzyme clé permettant d’utiliser de façon
adéquate l’énergie présente dans les aliments consommés
- Participe aussi à plusieurs étapes de la synthèse (fabrication) des
hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs (messagers dans
l’influx nerveux) et de l’hémoglobine.
• Vitamine C
- Rôle dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes
- Contribue à la santé des os, des cartilages, des dents et des
gencives
- Protège contre les infections
- Favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la
cicatrisation. 154
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine B1
- Appelée aussi thiamine
- Fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production
d'énergie principalement à partir des glucides
- Participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et
favorise une croissance normale.
155
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine B2
- Connue sous le nom de riboflavine
- Joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de
toutes les cellules
- Contribue à la croissance et à la réparation des
tissus, à la production d’hormones et à la formation
des globules rouges
156
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine B6 (pyridoxine)
- Fait partie de coenzymes qui participent au
métabolisme des protéines et des acides gras ainsi
qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs
(messagers dans l’influx nerveux)
- Contribue également à la fabrication des globules
rouges et leur permet de transporter davantage
d’oxygène
- Nécessaire à la transformation du glycogène en
glucose
- Contribue au bon fonctionnement du système
immunitaire 157
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine E
- Antioxydant majeur
- Protège la membrane qui entoure les cellules du
corps, en particulier les globules rouges et les
globules blancs (cellules du système immunitaire).
158
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine D
- vitamine D2 ou ergocalciférol (végétaux) et vitamine D3 ou cholécalciférol (animaux), ainsi que par
certains lichens. Chez l'homme, ces 2 formes sont converties en 1,25-dihydroxyvitamine
D (communément appelé vitamine D), leur principal métabolite actif.
- Fonction essentielle: augmenter la capacité d'absorption de l'intestin pour Ca et P permettant :
• d'assurer une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents ;
• de contribuer au maintien des concentrations plasmatiques du calcium et du phosphore.
• signes cliniques de carence en vitamine D : ostéomalacie et rachitisme au niveau osseux, la baisse de
tonus musculaire, les crises de tétanie et les convulsions (en relation avec une hypocalcémie) et parfois
l'anémie. Chez les personnes âgées, la carence en vitamine D constitue un terrain favorable à la perte
osseuse et à la dépression
159
V.4- Nutriments non
énergétiques
V.4.3- Vitamines
• Vitamine D
• Les ANC en vitamine D ont été définis en considérant que la production
endogène couvre 50 à 70 % des besoins quotidiens en cette vitamine
• Teneurs étroitement liées à la présence de matières grasses dans les
aliments
• Poissons de mer gras, quel que soit leur mode de préparation et de
conservation (cuisson à l'eau, fumage, appertisation,
grillade) : harengs, saumons, sardines, maquereaux etc.
• Jaune d’œuf, les produits laitiers, et certains champignons;
• viandes, les abats et les pâtés (faibles quantités ). 160
V.4- Nutriments non énergétiques
V.4.3- Vitamines
Fréquence de consommation des aliments permettant un apport adéquat
notamment en acide folique (1), calcium (2), iode (3), fer (4) et vitamine C (5)
(ANC)
161
Repères de consommation
S’il est recommandé de limiter la prise de certains aliments, il n’est pas
question d’en interdire la consommation. De temps en temps, on peut 162
s’offrir un petit plaisir.,,,,,
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
163
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Allaitement maternel:
- Transfert d’une série d’éléments nutritionnels
- Qualité du lait est influencée par le régime alimentaire
de la mère
- Composition du lait maternel est un bon reflet des
besoins nutritionnel du nouveau-né
- Présence de composés bactériostatiques dans le lait
maternel qui en permettent une conservation de 48 h
- Propriétés immunologiques et anti-infectieuses du lait
maternel (important car le système immunitaire des
nouveau-nés n’est pas bien développé)
164
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de substitution:
lait de vache: trop riche en certains constituants et a
été coupé avec de l’eau
Risques d’apparition d’allergies aux protéines du lait
de vache comme la -lactoglobuline
laits en poudre: apparition vers 1940
Protéines
- Doivent avoir une teneur correcte en protéines
- Rapport caséine/lactosérum doit être adapté
- Absence de certains AA comme la taurine dans le
lait de vache. Donc en supplémentation nécessaire 165
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de substitution:
Lipides
- Lipides du lait de vache bien digérés
- On enrichit le lait en poudre avec des acides gras
polyinsaturés d’origine végétale, avec du cholestérol
Glucides
- Enrichis en saccharose ou en amidon auparavant
- Actuellement sont enrichis en lactose afin de se rapprocher
le plus possible du lait maternel.
Sels minéraux
- Plus de sels minéraux (surtout phosphore) dans le lait de
vache
166
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de substitution
Vitamines
- Dans le lait de vache, il y a beaucoup de vitamines
B, D et d’acide folique
- Mais, il y moins de vitamines A, E et C.
167
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits pour les nourrissons de 0 à 4/6 mois
- Aliment exclusif et son arrêt correspond au début de
l’alimentation variée
- Laits dominants en lactosérum
- les graisses présentes dans ces laits sont d’origine
végétale et animale et ils sont tous enrichis en acide
linoléique
- L’apport en minéraux est calqué sur la teneur du lait
de la mère mais on ↑ la quantité de fer car le fer du
lait de substitution est moins bien absorbé que celui du
lait de mère
168
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits dominants en caséine
- Teneur en graisse comparable à celle du lait riche
en caséine mais contient moins de graisses
d’origine végétale
- Présence de glucides en grande quantité. Certains
contiennent du saccharose, cela confère un goût
sucré très apprécié par les nourrissons
- Certains laits contiennent de l’amidon, ce qui
permet à l’enfant d’avoir un effet de satiété rapide
- Ces laits sont enrichis en Ca, P
169
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits dominants en caséine
- Moins facile à digérer, c’est pour cela qu’on ne les
donne pas dés la naissance
- Laits acidifiés: le pH de lait est ↓ pour rendre la
caséine plus digeste, ce qui donne au lait une
propriété bactériostatique. Il est donc conseiller de
l’utiliser lors de voyages
- Addition de bifido-bactéries: pour que la flore
intestinale du nourrisson se développe et faciliter
la vidange gastrique.
170
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits au soja
- Surtout administré chez les nourrissons ne supportant
pas les protéines du lait de vache
- Les glucides de ces lait sont des polymères du glucose
alors que dans les autres laits sont des polymères du
lactose
- Doivent être enrichis en sels minéraux et en oligo-
éléments car ils contiennent des phytates qui en ↓ la
biodisponibilité
- Conseillés en cas d’intolérance au lactose, au
galactose et aux protéines du lait de vache même si on
171
remarque une allergie croisée entre les protéines du
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits au soja
- Beaucoup de succès chez les familles végétaliennes
- quantités non négligeables dans ces préparations des isoflavones de soja, qui,
lorsqu’ils sont ingérés en grande quantité provoquent des effets
neuroendocriniens démontrés.
172
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
Formules à base d’hydrolysats de protéines de riz
Différentes sources de protéines sont autorisées par l’union européenne pour la fabrication des formules
infantiles : les protéines de lait de vache, les isolats de protéines de soja et les hydrolysats de protéines de riz,
sous réserve que leur efficacité ainsi que leur innocuité aient été démontrées.
Destinés aux nourrissons présentant une allergie aux protéines de lait de vache et sont classés dans la catégorie
des ADDFMS, Aliments Diététiques Destinés à des Fins Médicales Spéciales.
Couvrent comme les préparations lactées « standards » les besoins nutritionnels des nourrissons et possèdent
les caractéristiques suivantes :
Un enrichissement en acides aminés indispensables comme la lysine et la thréonine,
Une formulation sans lactose
Apportent une alternative aux nourrissons allergiques aux hydrolysats poussés de protéines de lait de vache,
avec une meilleure acceptabilité du goût pour les nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache ou
intolérant au lactose. A la différence des formules à base de soja, ils sont sans phyto-œstrogènes. Enfin, ils
apportent une alternative végétale pour les familles végétaliennes. 173
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de départ
- Laits hypoallergéniques
- Apparus vers les années 90
- Hypoallergéniques par protéolyse du lactosérum et de la caséine
- Sont plus facile à digérer
- Conseillés lorsqu’il y a un risque familial d’atopie
- Laits anti-régurgitants
- Contiennent de l’amidon de riz gélifié qui a la particularité de
commencer à s’épaissir dans l’estomac
- Possède un effet anti-régurgitant 174
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Les laits de suite
- Faciles à digérer
- Evitent une surcharge en protéine et en minéraux (les
systèmes rénaux et digestifs ne sont pas encore
développés)
- Graisses d’origine végétale donc beaucoup d’acides gras
essentiels importants pour le développement et la
croissance
- Assurent un apport suffisant en iode et en fer.
175
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Remarque
- Dans le cadre d’une alimentation lactée stricte, lorsqu’on
commence la diversification, il faut y aller aliment par
aliment pour que l’organisme s’habitue. De plus, si l’enfant
est allergique à un des aliments on peut directement
savoir lequel
- On ne peut pas diversifier la nourriture de l’enfant avant 4
mois
- Au moment du sevrage, il faut être progressif et maintenir
au – 5 petits repas/jour
- Il est important de maintenir un apport lacté (lait de
croissance) jusqu’à 2-3 ans afin d’assurer l’apport en fer,
en vitamines et en calcium 176
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Formule lactée Spécificité
Formules classiques
De la naissance à 4-6 mois (départ): A utiliser jusqu’à la mise en place de la diversification alimentaire
Préparations pour nourrissons
Entre 4 et 6 mois : Préparations de suite A utiliser lorsque la diversification alimentaire est entamée
Améliore le statut en fer, en vitamine D et en calcium
Enfants de 1 à 3 ans : Laits de croissance Valeur protéique intermédiaire entre les préparations de suite et
le lait de vache entier Enrichissement en fer, en vitamine E et en
acides gras essentiels
177
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Formule lactée Spécificité
Formules spécifiques
Laits hypoallergéniques Contiennent des protéines de lait de vache partiellement hydrolysées en peptides de
ou HA faible poids moléculaire Recommandé chez les nourrissons présentant un terrain
familial atopique Inefficaces en cas d’allergie prouvée aux protéines de lait de vache
Laits anti-reflux ou AR Contiennent un agent épaississant Nécessitent l’utilisation d’une tétine adaptée Les
laits contenant de l’amidon de maïs ralentissent le transit, ceux avec la caroube
l’accélère
Laits satiété Rapport caséine/protéines solubles élevé ou apport de glucides lents Pour les bébés
gros mangeurs
178
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Formule lactée Spécificité
Laits acidifiés Acidification de la formule par adjonction de ferments lactiques Facilitent la
digestion du lactose et des protéines Intéressants en cas de coliques, régurgitations
et/ou constipation
Laits anti-coliques Possèdent un taux faible de lactose et une forte teneur en protéines solubles, afin de
réduire la fermentation et la production de gaz dans le colon
Laits transit Teneur élevée en lactose et en protéines solubles, favorisant la motilité intestinale
Laits enrichis en pré Ont pour objectif de développer une flore intestinale riche en bifidobactéries, ce qui
ou probiotiques entraine un effet bénéfique préventif sur les diarrhées et les coliques
179
V.6-Besoins nutritionnels du nourrisson
Formule lactée Spécificité
Laits pour prématurés Adaptés à l’immaturité digestive et rénale des prématurés et enfants de faible poids de
naissance (teneur plus élevée en protéines, enrichissements en acides gras essentiels
et en acides gras polyinsaturés à longue chaine, en fer, acide folique, vitamines E et K,
sodium)
Uniquement sur prescription médicale
Laits sans lactose Utilisés lors d’épisodes diarrhéiques aigus (susceptible d’altérer la lactase présente
dans les bordures en brosses des entérocytes) Chez le nourrisson de plus de 4 mois en
cas de diarrhée persistant plus de 3 à 4 jours
Laits relais Formule au plus proche du lait maternel Teneur réduite en protéines Facilite le sevrage
de l’allaitement maternel
180
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
181
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Proportionnels aux dépenses énergétiques (de 2.600 kcal à 3.000 kcal
pour les hommes actifs, voire 3.500 kcal pour les sportifs de haut
niveau): intensité, durée, pratique.
Alimentation du sportif doit être en quantité suffisante pour couvrir
l’augmentation de ses besoins énergétiques
Les glucides représentent le principal substrat pour les activités
d’intensité élevée
Les lipides représentent le substrat préférentiel pour les activités
d’intensité modérée et lors de l’entraînement en endurance
182
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Avant l’effort, l’objectif est d’obtenir un état d’hydratation
correct et une teneur optimale en glycogène musculaire
(glucides de type complexe et à index glycémique faible)
Au cours de l’effort, les trois priorités sont de réhydrater,
resucrer et reminéraliser, pour éviter la déshydratation et
maintenir la glycémie (boissons sucrées avec NaCl)
Après l’effort, l’objectif est de compenser rapidement les
pertes liquidiennes et de recharger les réserves en
glycogène
Le plus souvent, les besoins en protéines comme ceux en
vitamines et minéraux sont couverts par l’augmentation
des apports énergétiques 183
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
• Perte permanente d’eau: urines, les selles, les poumons et la peau.
adulte peu actif et en situation de confort thermique : 2,5 L d´eau /j . quantité
peut être augmentée, parfois considérablement, par une T°C extérieure
élevée, l’altitude ou encore les efforts.
• jogging, la sudation varie de 0,5 à 2 L / h, en fonction de l’intensité et de la
T°C ambiante, peut atteindre 3 à 4 L/h dans des conditions extrêmes. Plus
l’effort est intense, plus le volume d’eau éliminé par la sudation est
important
• air très chaud et humide: majoration des pertes hydriques sudorales. En
effet, un air très humide limite l’évaporation de la sueur, ce qui augmente la
sudation avec ruissellement sur la peau d’une sueur inefficace pour la
thermorégulation. 184
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Quand l’effort est prolongé plus de 2 heures, les pertes en chlorure de sodium doivent être
compensées. Dans les autres cas, le sel apporté par l’alimentation après l´effort suffit.
Electrolytes en grammes par litres
Sueur Sueur
Plasma sanguin
(sujet sédentaire) (sujet sportif)
Sodium (Na) 3,2 1,8 1,0
Chlore (Cl) 3,9 2,5 1,4
Potassium (K) 0,2 0,3 0,3
Magnésium (Mg) 0,04 0,04 0,04
185
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
En l´absence de compensation des pertes hydriques, la thermorégulation devient moins efficace, laissant s
´installer une hyperthermie qui peut devenir dangereuse. Très tôt, la déshydratation entraîne une baisse des
performances physiques :
•une perte de 1 % du poids du corps (0,7 litre pour 70 kilos), provoque approximativement, une diminution de
10 % de la performance physique pour des efforts d’endurance
•une déshydratation supérieure à 4 % du poids corporel est dangereuse
•une déshydratation de 15 à 20 % peut être mortelle
186
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
La performance est d’autant plus altérée que la déshydratation s’installe rapidement.
Soif : indicateur tardif de la déshydratation qui se manifeste quand il y a déjà une perte d´environ 0,7 L, et donc une
altération des performances.
Le sportif doit apprendre à gérer son capital hydrique, et savoir boire régulièrement avant et au cours de l´effort, avant
que n´apparaisse la sensation de soif.
La quantité de boisson à apporter est dépendante de la durée de l’épreuve. Elle est à ajuster à la perte d’eau prévisible,
évaluée à partir de la perte de poids corporel ou de la durée de l’exercice. De l’eau seule suffit. Pour des exercices de 1
à 3 heures, l’apport de boisson peut aller jusqu’à 1,5 L/heure selon l’intensité de l’exercice et les conditions
climatiques. Une boisson de composition spécifique aux besoins du sportif peut être conseillée. Pour des exercices de
plus de 3 heures, au moins une boisson de 0,5 à 1 L/heure est à conseiller.
187
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Dépenses énergétiques en
kcal/h
Vitesse (km/h) 5 6 7
Marche à pied 240 300 360
Vitesse (km/h) 15 20 30
Cyclisme 450 650 900
Vitesse (km/h) 1 2 3
Natation (brasse) 250 500 1 000
188
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Course à pied. Dépenses énergétiques en fonction de la vitesse pour un homme de 70 kg
Vitesse (km/h) Minutes/km kcal/min x fois dépenses au repos
9 6 min 40 10,7 8,3
10 6 min 00 12,6 10,0
11 5 min 27 13,8 11,5
12 5 min 00 14,9 12,2
13 4 min 37 15,9 12,9
14,5 4 min 08 17,6 14,2
16 3 min 45 19,6 16,0
17,5 3 min 26 21,7 17,7
19 3 min 09 24,5 20,0
189
V.7-Besoins nutritionnels du sportif
Course à pied. Dépenses énergétiques en fonction de la vitesse pour un homme de 70 kg
Vitesse (km/h) Minutes/km kcal/min x fois dépenses au repos
9 6 min 40 10,7 8,3
10 6 min 00 12,6 10,0
11 5 min 27 13,8 11,5
12 5 min 00 14,9 12,2
13 4 min 37 15,9 12,9
14,5 4 min 08 17,6 14,2
16 3 min 45 19,6 16,0
17,5 3 min 26 21,7 17,7
19 3 min 09 24,5 20,0
190
CONCLUSION
191