AUDIT BANCAIRE
ISPP- MASTER II
CCA
MAI 2024
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IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
1. La mission d’audit légal
• La mission d’audit légal est définie par des textes légaux qui précisent les
conditions de la désignation des commissaires aux comptes.
• La mission doit être exercée dans le strict respect des règles déontologiques et
légales en matière d’indépendance et d’incompatibilités.
• La mission est règlementée par les dispositions :
– de droit commun: AUSCGIE de l’OHADA
– De la loi bancaire
– Circulaire N°004-2011/CB/C du 04/01/2011.
• « ……Les banques doivent désigner au moins deux commissaires aux comptes
titulaires et deux suppléants, ainsi que les établissements financiers à caractère
bancaire faisant publiquement appel à l'épargne.
• Les commissaires aux comptes, nommés par l'assemblée générale ordinaire,
disposent d'un mandat de trois (3) ans. Leur mandat est renouvelable….. »
(Article 51 de la loi bancaire).
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IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
1. La mission d’audit légal
– Les comptes des établissements de crédit doivent être certifiés
réguliers et sincères par un ou plusieurs commissaire (s) aux
comptes, choisis sur la liste des commissaires aux comptes agréés
par la Cour d'appel ou tout autre organisme habilité en tenant lieu.
– Cette certification doit avoir lieu avant le 30 juin de l'année
suivante, date avant laquelle comptes annuels doivent être
communiqués à la Banque Centrale et à la Commission Bancaire.
Le choix du Commissaire aux comptes est soumis à l'approbation de
la Commission Bancaire qui a compétence pour donner et rapporter
cette approbation.
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IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes
• Peuvent être désignées en qualité de commissaires aux comptes, les personnes physiques
et les sociétés d'expertise comptable régulièrement inscrites sur le tableau de l'ordre des
experts comptables et comptables agréés de l'Etat d'implantation de l'établissement.
• En cas d'inexistence d'une profession réglementée des experts comptables et comptables
agréés dans un Etat, la Commission Bancaire statue sur la base des propositions
alternatives qui lui sont soumises, dans l'espace communautaire.
• Les personnes proposées ne peuvent appartenir à la même société d'expertise comptable
ou à des structures ayant des liens entre elles, quelles que soient les qualités (titulaire ou
suppléant).
• Les commissaires aux comptes sont désignés :
– par l’Assemblée Générale Ordinaire, pour une durée de trois (3) ans, en cours de
vie sociale et renouvelable une fois;
– dans les statuts ou par l'Assemblée Générale Constitutive, pour une durée de deux (2)
ans, couvrant les deux (2) premiers exercices sociaux.
• Le CAC est astreint à l’obligation du secret professionnel dans le cadre de sa mission. Il
doit être indépendant tant à l’égard de l’émetteur que du récepteur de l’information objet de
son analyse.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes
Activités et fonctions interdites au Commissaire aux Comptes
Il est interdit au CAC :
• D'accomplir des actes de gestion ou d'administration, directement ou par substitution aux
dirigeants ; De défendre leurs intérêts ou agir pour leur compte dans le cadre de négociation
ou de recherches de partenaires pour des opérations sur capital ou de recherche de
financement ;
• De procéder à des recrutements de personnel ;
• De représenter ses clients devant une juridiction de l’ordre judiciaire ou administratif ou
participer en tant qu'expert à une situation contentieuse dans laquelle ces personnes
seraient impliquées ;
• De tenir la comptabilité, élaborer les comptes ou l'information financière ;
• D'effectuer des valorisations, actuarielle ou non, d'éléments destinées à faire partie des
comptes ou de l'information financière ;
• De participer à un processus de prise de décision, au travers de missions de conception ou
de mise en place de systèmes d'informations financières ;
• D'élaborer des montages juridiques, financiers et fiscaux ou des modalités de financement,
notamment dans le cadre d'opérations d'ingénierie financière ;
• De rédiger des actes ou assurer le secrétariat juridique.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
2. Statut des Commissaires aux comptes
Activités et fonctions interdites au Commissaire aux Comptes
Les fonctions de commissaire aux comptes sont incompatibles :
1) avec toute activité ou tout acte de nature à porter atteinte à son
indépendance ;
2) avec tout emploi salarié. Toutefois, un commissaire aux
comptes peut dispenser un enseignement se rattachant à
l'exercice de sa profession ou occuper un emploi rémunéré chez
un commissaire aux comptes ou chez un expert-comptable ;
3) avec toute activité commerciale, qu'elle soit exercée
directement ou par personne interposée.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Approbation
• La désignation et le renouvellement des CAC des comptes des établissements de crédit doivent être
approuvés par la Commission Bancaire (CB).
• Cette approbation de la CB est un préalablement à l'exercice des fonctions du CAC.
• L'exercice des fonctions de commissaire aux comptes, sans l'approbation de la Commission Bancaire,
expose l'établissement de crédit et ses dirigeants aux sanctions disciplinaires et pénales prévues par la
réglementation bancaire.
• Les établissements de crédit doivent déposer, auprès de la Direction Nationale de la BCEAO pour l'Etat
concerné, une demande formelle d'approbation de désignation ou de renouvellement de mandats de leurs
commissaires aux comptes, adressée au Président de la Commission Bancaire.
• La demande doit être accompagnée des documents et informations ci-après :
– Procès-Verbal de l'AGO des actionnaires ayant désigné ou reconduit les CAC. La résolution idoine doit
mentionner de manière précise l'identité des CAC retenus et, le cas échéant, celle des personnes
physiques appelées à représenter les sociétés d'expertise comptable dans le cadre de leurs missions ;
– une note de présentation des sociétés d'expertise retenues et/ou le curriculum vitae daté et signé des
personnes physiques ;
– l'attestation d'inscription au tableau de l'Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés
(ONECCA) ;
– un engagement écrit des CAC de n'exercer directement ou indirectement aucune activité ou fonction
incompatible, de ne disposer d'aucune créance douteuse ou litigieuse dans l'établissement de crédit et
d'éviter tout conflit d'intérêt.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Incompatibilités
Sont incompatibles avec l'exercice du mandat de commissaire aux
comptes auprès d'un établissement de crédit de I'UMOA :
la fonction d'administrateur provisoire de l'établissement de crédit
concerné ;
les activités d'apporteur d'affaires, d'intermédiaire par commission,
courtage ou autrement ;
les fonctions de conseil, d'assistance et d'audit auprès de
l'établissement de crédit lorsque celles-ci ne sont pas liées à la
mission de commissariat aux comptes ou à une requête des Autorités
monétaires et de contrôle ;
la participation au capital de l'établissement de crédit.
Ces incompatibilités s'appliquent aux personnes physiques représentant
les sociétés d'expertise.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Diligences requises
Les travaux de certification des documents de fin d'exercice doivent
s'appuyer sur les prescriptions du Plan Comptable Bancaire de
I'UMOA (PCB) en vigueur.
Les commissaires aux comptes doivent examiner notamment :
→ l'organisation interne,
→ le fonctionnement des organes sociaux,
→ l'exercice du contrôle interne,
→ la qualité du système d'information et comptable,
→ la gestion et la qualité des risques,
→ le respect de la réglementation prudentielle.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Rapports attendus
Rapport général : les commissaires aux comptes doivent, dans leur rapport à l'assemblée
générale ordinaire :
soit certifier la régularité et la sincérité des états financiers de synthèse ;
soit assortir leur certification de réserves, ou la refuser, en précisant les motifs de ces
réserves ou de ce refus.
La certification assortie de réserves doit constituer l’exception. Toutefois, lorsqu'elle intervient,
les réserves émises doivent faire l'objet d'un rapport circonstancié adressé à la Commission
Bancaire.
Rapports spécifiques :
Les commissaires aux comptes sont tenus de produire chaque année un rapport sur
l'évaluation des cinquante (50) plus gros risques.
Rapport sur l'évaluation du contrôle interne, le fonctionnement des organes sociaux,
l’exercice du contrôle interne, la qualité du système d'information et comptable, la gestion et
la qualité des risques, ainsi que le respect de la réglementation prudentielle.
Ces rapports doivent être transmis par l'établissement à la Commission Bancaire, dans les
mêmes délais que les documents de fin d'exercice.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
3. Les commissaires aux comptes dans les établissements financiers
Rapports avec la CB
Les commissaires aux comptes doivent être en mesure de présenter à la Commission
Bancaire, leurs plannings de vérification et leurs dossiers de travail ainsi que tous
autres documents ou informations dont ils ont eu connaissance concernant
l'établissement de crédit. Les dossiers de travail susvisés doivent contenir les
justificatifs des diligences accomplies ainsi que, le cas échéant, le relevé des
inexactitudes, irrégularités et infractions constatées.
A l'occasion des missions de vérification de la Commission Bancaire, les commissaires
aux comptes sont tenus de participer aux séances de travail auxquelles ils sont invités
par la mission et de fournir tous documents ou renseignements sollicités. Ils peuvent
se faire assister par leurs collaborateurs.
Les relations entre les commissaires aux comptes et la Commission Bancaire doivent
être entretenues, par ailleurs, par des contacts ponctuels ou la communication par écrit
d'informations. Dans ce dernier cas, une ampliation des documents contenant les
informations transmises est faite à l'établissement concerné par le (s) commissaire (s)
aux comptes.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
4. Conditions d’exercice de la mission
a) La lettre de mission (NEP 210)
Pour favoriser le bon déroulement de sa mission, il est nécessaire que
le CAC définisse les termes et conditions de ses interventions. À cet
effet, il doit les consigner dans une lettre de mission.
La lettre de mission initiale doit être établie par le commissaire aux
comptes la première année de son mandat et communiquée à la
personne ou à l'entité préalablement à la mise en œuvre de ses
travaux de vérification et de contrôle.
Dans le cas où la mission est dévolue à plusieurs commissaires aux
comptes, ceux-ci établissent soit une lettre de mission commune, soit
des lettres de mission individuelles.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
4. Conditions d’exercice de la mission
a) La lettre de mission (NEP 210)
Le contenu de la lettre de mission est fixé par la norme comme suit :
• nature et étendue des interventions à mener ;
• façon dont seront portées à la connaissance des organes dirigeants les
conclusions issues de ses interventions ;
• dispositions relatives aux signataires, aux intervenants et au calendrier ;
• rappel des informations et documents à communiquer ou à mettre à sa
disposition;
• souhait de recevoir une confirmation écrite des organes dirigeants de la
personne ou de l’entité pour ce qui concerne les déclarations faites au CAC en
lien avec sa mission ;
• budget d’honoraires et les conditions de facturation.
Le CAC doit demander à la personne ou à l’entité d’accuser réception de la lettre
et de confirmer son accord sur les termes et conditions exposés.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
4. Conditions d’exercice de la mission
• b) Les missions permanentes
• Les commissaires aux comptes ont pour mission permanente, à l’exclusion de toute immixtion dans la
gestion, de vérifier les valeurs et les documents comptables de l’entité dont ils sont chargés de certifier les
comptes et de contrôler la conformité de sa comptabilité aux règles du PCB.
• La mission du CAC est permanente et comporte également la vérification :
– de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le
rapport de gestion du conseil d’administration, du directoire ou de tout organe de direction, et dans les
documents adressés aux actionnaires ou associés sur la situation financière et les comptes annuels ;
– de la sincérité et la concordance avec les comptes consolidés des informations données dans le
rapport sur la gestion du groupe.
• La mission d’arrêté au 30 juin et la mission d’intérim s’effectue à mi-parcours (30 septembre). Les travaux à
mettre en œuvre sont limités par rapport à un audit :
– Prise de connaissance des pratiques et règles comptables applicables au client ;
– Compréhension des particularités de l’organisation et de la nature des opérations ;
– Entretiens avec les dirigeants et les opérationnels de l’entreprise ;
– Appréhender les revues analytiques pour valider la cohérence des comptes ;
– Revue des dossiers de crédits ;
– Préparer des dossiers de travail suffisamment documentés.
• A l’issu de la mission d’arrêté semestriel, un rapport d’examen limité est rédigé et adressé à
l’assemblée générale des actionnaires tandis que pour la mission d’intérim, un rapport sur
l’évaluation du dispositif du contrôle interne est rédigé et adressé à la direction générale.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
4. Conditions d’exercice de la mission
c) Le secret professionnel
Le secret professionnel des commissaires aux comptes est levé à l’égard de
la Commission bancaire.
Il en découle un pouvoir général d’échange d’informations entre la
Commission bancaire et les commissaires aux comptes des établissements
soumis à son contrôle.
Il est fait obligation pour tout CAC d’un établissement bancaire de répondre
aux observations écrites de la Commission bancaire.
Le CAC a un devoir d’alerte à l’égard de la Commission bancaire. Celle-ci a
la possibilité de recourir elle-même aux services d’un commissaire aux
comptes.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
5. Rédaction des rapports
Le rapport général et le rapport spécial
Le rapport général est divisé en deux parties.
• Dans la première, le CAC formule son opinion sur les comptes : certification
sans réserves, avec réserves ou refus de certifier.
• Dans la seconde, il fournit des observations relatives aux vérifications
spécifiques qu’il a eu en charge de réaliser.
Les CAC sont tenus, par ailleurs, de rédiger annuellement un rapport spécial
sur les conventions conclues entre la société et ses dirigeants, et le cas
échéant sur la procédure d’alerte, sur certaines opérations particulières
(augmentation du capital, fusions, réduction du capital…).
Les établissements doivent communiquer le rapport spécial à la CB.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
6 La démarche d’audit
Lors de sa mission l’auditeur examine les comptes à partir de balances
fournies par le client. Après validation des comptes, il vérifie qu’ils sont
correctement repris dans les états de synthèse (bilan, hors bilan, compte de
résultat et les notes annexes).
L’auditeur doit déterminer quelles vont être les techniques et outils à utiliser
durant la mission. Les principales techniques d’audit sont les revues
analytiques, les observations physiques, les confirmations directes, les
sondages et l’informatique.
Afin de faciliter la matérialisation de la mission de certification et la tenue des
dossiers de travail, instituions de normalisation (IFAC, CNCC) éditent des
exemples de questionnaires de contrôles des comptes.
Ces questionnaires sont une aide dans l’établissement des programmes de
travail.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
6 La démarche d’audit
a) La stratégie d’audit
Dans sa démarche, le CAC doit prendre connaissance des principes, règles et méthodes
comptables appliqués par l’établissement de crédit, et apprécier leur pertinence et leur
conformité avec le référentiel propre aux établissements de crédit.
Les règles et méthodes comptables qui sont différentes des pratiques dominantes, ou qui
sont complexes de par leur nature (traitement de certaines opérations de marché, traitement
des opérations internes à l’établissement, modes de provisionnement…), ou qui sont
sujettes à discussion ou relèvent d’un traitement optionnel doivent être identifiés et leur
incidence examinée.
En outre, il convient de mesurer la capacité de l’établissement à appliquer la réglementation.
De ces constats, il ressort que doivent être privilégiés dans la stratégie de l’audit :
– la correcte application des principes comptables ;
– le bon fonctionnement du contrôle interne ;
– la cohérence de la formation du résultat par un examen analytique détaillé ;
– l’analyse des systèmes d’information.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
6 La démarche d’audit
a) La stratégie d’audit
Les établissements de crédit présentent des caractéristiques liées à leurs activités et à leur
environnement général. Celles-ci peuvent avoir un impact sur le risque d’audit.
Les points présentant un risque doivent faire l’objet d’un contrôle approfondi.
L’identification des risques s’opère par une identification des erreurs potentielles (risque
inhérent), une identification des erreurs possibles en cas d’absence de contrôle (risque de non
maîtrise), ainsi que la détermination du caractère significatif des erreurs possibles (risque de
non-détection).
Une approche par les risques axée sur les zones spécifiques de risque préalablement
identifiées, et s’appuyant sur les forces et faiblesses du contrôle interne pour orienter les
travaux est la méthode recommandée pour atteindre les objectifs d’un audit de façon
pertinente et efficace.
La stratégie d’audit doit être matérialisée dans une note d’orientation.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
6 La démarche d’audit
b) Le risque d’audit dans la banque
Les spécificités bancaires à prendre en compte dans l’approche d’audit d’une banque sont :
– la multiplicité des transactions et des contreparties ;
– la complexité de certaines opérations ;
– l’informatisation nécessairement importante pour l’exécution des tâches ;
– la multiplicité des implantations géographiques ;
– l’existence de dispositions législatives réglementaires et professionnelles nombreuses.
• Diminution du risque d’audit
– Existence d’une « fonction de contrôle interne » réglementée sur laquelle les travaux d’audit
pourront s’appuyer ;
– Existence de contrôles externes permanents et approfondis exercés par la Commission bancaire.
– Existence de procédures usuelles de confirmations systématiques entre établissement de crédit
et d’envoi d’extraits de compte aux tiers.
– Existence de principes comptables particuliers édictés par des autorités bancaires compétentes,
en charge d’en vérifier par ailleurs la correcte application.
• Augmentation du risque d’audit
• Décentralisation de la fonction comptable
• Importance des engagements
• Répétitivité des opérations
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
7. Approche du contrôle interne
Le CAC peut s’appuyer sur un environnement réglementaire fort qui résulte, d’une part,
de l’existence de contrôles externes exercés par la Commission bancaire et, d’autre
part, de l’application de la circulaire N°003/2011/CB/C règlementant le contrôle interne
dans les établissements de crédit.
Au cours de cette phase, le CAC doit prendre connaissance des rapports semestriels
sur le contrôle interne, des éventuels rapports de la Commission bancaire, des rapports
de l’audit, des textes de droit commun et spécifiques (AUSCG, instructions de la
BCEAO et de la CB…).
Le CAC doit apprécier l’efficacité du contrôle interne au regard des facteurs suivants:
la structure organisationnelle de l’établissement, l’existence d’un suivi administratif
des opérations et des risques (middle-office) ;
l’implication des dirigeants dans la définition des délégations de fonctions et de la
limite des pouvoirs de chacun ;
l’existence d’un contrôle de gestion ;
la mise en place d’outils de supervision et de suivi des activités.
IV.L’ENCADREMENT LÉGAL ET LA DÉMARCHE D’AUDIT
7. Approche du contrôle interne
L’évaluation du contrôle interne dans les établissements de crédit doit prévoir :
• l’identification des points de contrôles clé : ces contrôles, communs à la plupart des
transactions revêtent les formes suivantes :
– procédures d’autorisation des opérations, de suivi du respect des limites assignées à
chaque intervenant ;
– procédures d’analyse de l’activité ;
– procédures de confirmation systématique ;
– procédures de rapprochement bancaire et de suivi des comptes de suspens ;
– procédures de restriction d’accès aux moyens de paiement.
• la programmation de contrôles informatiques: la dépendance des établissements de
crédit vis-à-vis de l’informatique doit conduire le CAC à identifier et à vérifier, chaque année,
les contrôles généraux informatiques qui contribuent à la fiabilité des systèmes comptables
(contrôles relatifs à la sécurité de l’information, à l’acquisition, au développement et à la
maintenance des systèmes, aux procédures d’exploitation et d’administration des systèmes
d’information).
• la revue des procédures de supervision (procédures de suivi des risques sur la clientèle,
procédures de suivi des risques de marché et du risque de contrepartie interbancaires)
• la revue des procédures d’inspection ou d’audit interne.