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Lutter Contre L'erosion Des Sols Fertiles

Le document traite des problèmes causés par les racines d'arbres en Martinique, soulignant leur rôle de catalyseur plutôt que de cause principale des dommages aux infrastructures. Il propose des solutions alternatives à l'abattage des arbres, telles que la taille des racines et l'inspection des fondations, tout en insistant sur l'importance des arbres pour l'écosystème et la qualité de vie. Enfin, il met en garde contre certaines espèces d'arbres qui peuvent poser des problèmes en raison de leur croissance rapide et de leurs racines envahissantes.

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Lutter Contre L'erosion Des Sols Fertiles

Le document traite des problèmes causés par les racines d'arbres en Martinique, soulignant leur rôle de catalyseur plutôt que de cause principale des dommages aux infrastructures. Il propose des solutions alternatives à l'abattage des arbres, telles que la taille des racines et l'inspection des fondations, tout en insistant sur l'importance des arbres pour l'écosystème et la qualité de vie. Enfin, il met en garde contre certaines espèces d'arbres qui peuvent poser des problèmes en raison de leur croissance rapide et de leurs racines envahissantes.

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L’EROSION EN

MARTINIQUE
Fléau et solutions

Par Elisabeth SIDON MERCAN


Les problèmes et
risques liés aux racines
d’un arbre
Avant de couper la branche sur laquelle tu es, réfléchis ……..
Le rôle de catalyseur

• Lorsqu’il est question de dégâts sur les fondations, trottoirs, canalisations, etc., les racines sont bien souvent
dénoncées comme responsables.
• Pourtant, bien que les arbres puissent participer indirectement à la détérioration des infrastructures, leur rôle serait
plutôt celui de catalyseur:
• Cette problématique posée concernant les racines permettra aux gens de faire un choix éclairé quant à une
intervention adéquate.
• En effet, le réflexe est bien souvent d’abattre les arbres qui ont causé ou qui risquent de causer des dégâts.
• Or, avec l’augmentation de valeur qu’apportent les arbres à une propriété, de même que les bénéfices pour la
qualité de vie et de l’environnement, il est de mise de chercher les alternatives à l’abattage systématique des arbres
et éventuellement amener une réflexion sur la végétation la mieux adaptées afin d’évoluer en harmonie avec les
infrastructures existantes ou à venir,
• Il convient de partir du constat que la végétation « alla prima » est généralement la mieux adaptée au sol et au
climat… il faut donc la canaliser, la discipliner, l’harmoniser et surtout pas en finir,
• Les troubles les plus souvent encourus en rapport avec les racines concernent les tuyaux, les masses de béton et les
fondations. Nous voulons expliquer d’abord le développement des racines, de sorte à pouvoir démystifier leur rôle
dans les différentes problématiques. Ce faisant, d’autres interventions que l’abattage pourront être considérées pour
la prévention des dommages aux infrastructures.
La profondeur et la largeur des
racines
• Un mythe bien populaire veut que le développement des racines se fasse de façon symétrique avec le port
extérieur de l’arbre. Cette conception contient une part de vérité, mais exagère la propension véritable des
racines. Il est vrai que la largeur de la répartition des racines est généralement proportionnelle à la largeur de
la couronne de l’arbre. En effet, nous nous fions généralement à cette dimension lorsque nous effectuons un
amendement du sol. Pourtant, cette dimension est approximative et ne s’applique qu’à la largeur, et non à la
profondeur des racines.
• Pour assurer qu’aucun contact entre les racines et les infrastructures ne puissent avoir lieu, il faut plutôt se
fier à la hauteur de l’arbre. Ainsi, idéalement, un arbre qui aura une hauteur de 25 mètres à maturité devrait
être planté à une distance de 25 mètres d’une maison. Mais il s’agit d’un scénario bien peu réaliste. Les
quartiers avec les arbres les plus magnifiques ne respectent pas cette distance, et il ne faut surtout pas
paniquer en croyant que ce soit absolument nécessaire. Nous verrons plus loin qu’une distance moindre peut
être tout à fait adéquate, à condition d’inspecter l’intégrité des infrastructures. On suggère minimalement
une distance de trois mètres entre un arbre et une maison, pour assurer une bonne distance entre les racines
ligneuses et la fondation, nous y reviendrons plus loin. Pour l’instant, passons à la profondeur des racines.
• De manière générale, les racines d’un arbre ne pénètrent pas plus profond que 1.5 mètre. Ceci abolit à tout le
moins cette conception que l’arbre serait symétrique entre son port et son système racinaire. Ainsi, une
fondation devrait avoir une profondeur de plus de 1.5 mètre pour assurer qu’aucune racine ne se développe
en dessous.
La composition des racines

• Les racines sont composées de deux sortes : les racines fines et les racines ligneuses. Les racines ligneuses sont celles
qui se développeront le plus près de l’arbre. On les appelle ligneuses, car elles ont la même solidité que la charpente.
En fait, cette comparaison va de soi, car les racines ligneuses jouent exactement ce rôle analogue à la charpente de
l’arbre : elles soutiennent la masse foliaire qui de son côté s’occupe de la photosynthèse. Les racines fines se comparent
aux feuilles en ce qu’elles sont celles qui absorbent les nutriments du sol.
• Les racines qui ont le plus le potentiel de causer des dommages aux structures sont les ligneuses. En effet, si la distance
minimale de trois mètres n’est pas respectée, ces racines solides peuvent appliquer une pression sur la fondation. Puis,
à cause du vent qui fera bouger l’arbre, les racines ligneuses commenceront à faire du dommage.
• Quant aux racines fines, celles-ci sont extrêmement fragiles. En fait, elles sont incapables de percer ou pénétrer quoi
que ce soit. Composées de matière gélatineuse, elles s’adaptent à leur environnement en contournant les obstacles
comme la pierre ou le béton. La seule condition qu’une racine fine puisse causer du dommage à une fondation est la
présence préalable de dommage dans la fondation. La présence d’une fissure pourrait en effet permettre à une racine
fine de s’infiltrer et d’aggraver le problème.
• Il faut aussi noter que, dans le développement des racines, les racines ligneuses sont en premier lieu des racines fines.
Ces dernières épaississent et deviennent par la suite des racines ligneuses. Il s’agit d’une précision pour éviter que l’on
puisse imaginer que les racines ligneuses sont un genre à part qui pourrait percer du béton. On verra plutôt les racines
fines se mouler autour d’une masse de béton pour ensuite se transformer en racines ligneuses. Si l’on aperçoit une
racine ligneuse qui donne l’impression qu’elle a percé du béton, il faut conclure qu’une racine fine a pénétré une fissure
déjà présente et qu’au fil des années, celle-ci s’est transformée en racine ligneuse
L’assimilation de l’eau par les
racines
• Un autre sujet d’inquiétude courante concernant les dommages possibles liés aux racines est l’idée
de la recherche de l’eau. Si le travail des racines est de trouver l’eau pour nourrir l’arbre, il devrait
être naturel, en principe, que les racines soient attirées par les tuyaux, n’est-ce pas? Cela est faux,
mais la conception ne vient pas de nulle part. Il arrive bien souvent, en effet, de trouver des tuyaux
bouchés par les racines fines d’un arbre. Mais il faut préciser un fait bien important : les racines se
développent de manière complètement aveugle, elles ne détectent pas l’eau à distance. Les racines
se développent aléatoirement et, lorsqu’elles trouvent une masse de terre humide, elles prolifèrent
dans cet endroit.
• En ce qui concerne les tuyaux, ce que nous voulons faire comprendre est que l’arbre ne « sait » pas
qu’il y a de l’eau dedans. Si une racine fine entre par coïncidence en contact avec un tuyau, elle le
contournera. Mais, s’il se trouve qu’il y a une fissure dans le conduit qui laisse s’échapper de l’eau,
alors les racines fines auront lieu de se développer dans la masse humide ainsi créée. C’est alors que
le conduit risque de se faire obstruer par une racine qui pourrait éventuellement entrer à l’intérieur.
• Il reste qu’une bonne mesure préventive pour les tuyaux est de respecter une distance de trois
mètres. Autrement, les racines ligneuses peuvent appliquer une pression et, encore, par l’effet du
vent, venir faire craquer le tuyau.
L’assèchement du sol

• Il y a plus d’une raison de vouloir éviter l’assèchement du sol. On peut avoir le souci des autres
végétaux, comme la pelouse ou un jardin. Plus sérieux encore est le cas des terres au sol vaseux
qui, une fois asséchées, laissent un vide de terre. Cette situation devient grave si cela fait bouger
la fondation d’une maison.
• Ici, il faut noter que l’arbre ne doit pas être le premier sur le banc des accusés. En premier lieu,
l’arbre, bien qu’il puisse contribuer à l’assèchement, peut tout aussi bien contribuer au maintient
de l’humidité par l’ombre qu’il procure. Il faut aussi vérifier l’état de son sol : sommes-nous dans
une région vaseuse? Puis, la fondation a-t-elle été creusée suffisamment profond (au moins 1.5
mètre)? Si les racines ne parviennent pas à se développer sous la fondation, elles ne devraient pas
être en mesure de provoquer ce genre de dommage. Si votre terre comporte des risques
d’assèchement, on peut très bien s’accommoder en arrosant la terre au besoin.
• N’oublions pas que les arbres sont essentiels pour drainer le sol lors de pluies abondantes. Les
racines sont aussi importantes pour fixer la terre contre les glissements de terrain. Avant de
couper les arbres en les accusant d’assécher le sol, il faut regarder notre écosystème et nous
demander si la coupe des arbres apportera plus de mal que de bien.
Les solutions

• La taille des racines-Tailler les racines des arbres et arbustes très vigoureux permet d'en limiter la croissance, et de favoriser leur floraison. Cette technique est
également plein d'intérêt pour les fruitiers, qui produisent des feuilles et peu de fruits... Les plantes se nourrissent grâce aux racines. Ces dernières contiennent
diverses substances, en rapport avec la croissance des sujets et l'importance prise par leurs branches.
En supprimant une partie des racines, on diminue les apports de substances nutritives, ce qui rejaillit directement sur la croissance prise par le sujet.
Bien évidemment, cette opération doit être pratiquée raisonnablement, sur une partie limitée des racines, sous peine d'endommager durablement les végétaux,
ce qui n'est pas le but poursuivi ! La taille des racines s'applique valablement aux arbres et arbustes vigoureux cultivés en pleine terre, mais également aux plantes en
pots (dont arbustes). En rabattant leurs racines, on pourra ainsi leur conserver des proportions compatible avec la culture en pot, et le placement sur un
balcon ou une terrasse. Attention ! On ne parle pas ici de bonsaïs ! Si la plante a un développement très important, peut être n'est-elle finalement pas adaptée à la
culture en pot..

• La coupe du végétal-Il devient alors plus clair que l’arbre n’est pas toujours le principal responsable. Que ce soit pour la prévention ou suite à des dommages, il
faut faire le tour des interventions possibles.
Si un arbre ne respecte pas une distance d’au moins trois mètres avec une structure importante comme une fondation, il se peut que l’abattage soit la seule
solution. Autrement, on peut choisir de faire inspecter et réparer notre fondation pour s’assurer que des racines fines ne puissent pas pénétrer. On peut
également vérifier la profondeur de notre fondation pour être certain qu’aucune racine ne puisse se développer en dessous. Pourtant, cette dernière mesure
est surtout pertinente pour les sols vaseux.
• Nous n’avons généralement pas notre mot à dire sur l’état des tuyaux. Pourtant, il se peut qu’il soit temps de les changer dans certaines municipalités. Si un
problème de tuyaux liés aux racines commence à surgir de plus en plus dans une ville, il faudrait faire une consultation pour sauver les arbres et remplacer les
conduits d’eau.
• En ce qui concerne les masses de béton ou l’asphalte, il faut simplement s’assurer que la construction soit adéquate : une bonne profondeur et un sol
proprement compacté empêcheront les racines de se développer. Il s’agit de mettre ces structures à l’épreuve du gel-dégel, bien plus que des racines. Par
ailleurs, le prix de l’abattage d’un arbre mature, joint à la perte de valeur qu’apporte l’arbre à la propriété, peut s’avérer bien plus coûteux que la rénovation de
la masse de béton ou de l’asphalte
Conclusion

• Les arbres apportent bien-être physique et mental, ils procurent repos


et intimité, ils sont essentiels à l’écosystème urbain, ils augmentent la
qualité de l’air, mais aussi, augmente la valeur des propriétés. Il est
normal d’avoir des inquiétudes quant aux risques liés aux racines des
arbres. Pourtant, des mesures préventives peuvent s’avérer plus
efficaces, moins coûteuses à long terme, tout en maintenant la
beauté de notre propriété. En comprenant que le rôle de l’arbre dans
les dommages souterrains est bien souvent celui de catalyseurs de
dommages déjà présents, nous sommes en mesure de considérer
différentes solutions que l’abattage systématique des arbres.
10 arbres qu’on ne veut pas
dans sa cour
• Besoin d’ombre dans la cour? Vous voulez remplacer le vieux lilas qui ne fleurit plus? Avant de planter un arbre, sachez quelles
essences éviter pour prévenir les petits (et les gros) problèmes.
• Vices cachés
L’érable argenté pousse vite. Trop vite. Il a beau avoir le panache d’un arbre d’ornement, il pousse si rapidement que son bois est
de mauvaise qualité. Dans une forêt, ça va, mais près d’une résidence, il suffit d’une mauvaise tempête pour que ses branches
cassent et qu’elles endommagent votre terrain, quand ce n’est pas votre voiture ou votre toiture… De plus, ses racines se
plantent profondément dans le sol et ne se laissent pas arrêter par les conduits d’égouts, l’asphalte d’une entrée ou le béton.
• La malédiction du frêne
Le frêne est un arbre aimé – on en fait des bâtons de baseball –, hélas, pas seulement des humains. L’agrile du frêne est un
véritable fléau. Elle a déjà décimé 75 millions de frênes aux États-Unis et au Canada. À Montréal, 200 000 arbres risquent d’être
détruits d’ici 15 ans. Si vous ne voulez pas que votre arbre soit le prochain, pensez donc à une autre essence.
• Enraciné pour la vie
Le peuplier faux-tremble est typique de l’Amérique du Nord. C’est pourquoi, peut-être, son écorce blanche et ses feuilles
frémissantes attirent l’œil. Néanmoins, méfiez-vous. Sa croissance est rapide, et ses racines se démultiplient, donnant naissance
à une quantité phénoménale de jeunes pousses.
• Un italien faiblard
Le peuplier d’Italie pousse à une vitesse folle: 6 pi par année. Pour cette raison, et aussi pour son élégance, il a déjà été un favori
de l’aménagement paysager. Plus aujourd’hui. Sensible à de nombreuses maladies, il perd de sa prestance lorsqu’il est attaqué.
Ses racines envahissantes ne lui font pas gagner de points non plus.
• Le saule qui fait pleurer
Il est beau à faire pleurer, oui, mais les racines profondes et avides d’eau du saule pleureur entraînent aussi de
multiples problèmes. Les égouts, les conduits d’irrigation, peu importe, ses racines détruisent tout sur leur
passage. Sans compter que son bois est faible, sensible aux moindres tempêtes, et qu’il ne dure généralement
pas plus de 30 ans.
• Un arbre qui mue
L’eucalyptus est un arbre importé d’Australie, réputé être le favori des koalas. Si on l’aime pour sa vertigineuse
poussée de croissance tous les ans (certaines variétés poussent de 10 pi), cet arbre a un vilain défaut: il perd ses
branches – gorgées de résine – et son écorce mue. D’autres tâches saisonnières à ajouter à la liste!
• Un arbre qui pue
Le poirier de Chine a été importé en Amérique au début des années 1900. Avec sa floraison d’un blanc
splendide, le buisson aurait pu devenir un favori, mais on s’est rapidement rendu compte qu’il se divise et
craque lorsqu’il atteint la maturité. Non seulement ça, mais ses magnifiques petites fleurs blanches, eh bien…
elles puent.
• Alerte aux allergies
Voilà un arbre qui devrait être commandité par une marque d’antihistaminiques. Le cèdre Blueberry est réputé
pour les réactions allergiques qu’il déclenche. Cet arbre natif du sud des États-Unis dégage une telle quantité de
pollen lorsqu’arrive la saison froide qu’il est à proscrire de votre terrain, même si vous n’y êtes pas sensible.
• Il n’a rien pour lui
Le mûrier (l’arbre qui donne des mûres, mais pas celles qu’on mange) n’a visiblement pas été gâté par la nature:
il possède des racines qui prennent beaucoup de surface de terrain, des fruits qui font des dégâts, une ombre
tellement présente qu’elle empêche les autres espèces de pousser sous lui… Franchement, il n’y a que les vers à
soie du mûrier qui y trouvent leur compte.
L’arbre tueur
Le noyer noir d’Amérique est probablement le bois dur indigène le plus apprécié et le plus précieux.
Au-delà de ses attributs, il a tout de même ses petits caprices: pollen allergène, fruits salissants et,
pire encore, il est programmé pour tuer. Le noyer noir sécrète des toxines qui empêchent les
plantes aux alentours de pousser.
Mise à jour: l’avis de la Société internationale d’arboriculture Québec:
«La SIAQ défend le principe du bon arbre au bon endroit. Autrement dit, une approche réfléchie
vous aidera à choisir un arbre qui correspond le mieux aux facteurs de votre site tels que l’état du
sol, les espaces souterrains et aériens disponibles, les obstacles adjacents, le climat, l’eau
disponible et l’exposition potentielle aux stress environnementaux (sel de déglaçage, circulation,
pollution). Souvent, le cœur du problème ne découle pas de la sorte d’arbre, mais plutôt sa
comptabilité avec un lieu donné. Un professionnel qualifié sera en mesure de vous assister à faire
un choix convenable et recommander un programme d’entretien adapté afin de permettre une
cohabitation saine entre votre arbre et votre propriété.» – Meagan Hanna
Des plantes contre l'érosion
L'érosion est un phénomène
inquiétant pouvant survenir sur des
sols en pente ou agressés d'une
manière ou d'une autre par
l'Homme ou par les éléments. Fuite
des nutriments par lessivement
rendent alors la terre pauvre et
instable. Les plantes peuvent nous
aider à y remédier.

Des Iris contre


l’érosion
Pourquoi l'érosion ?

• Les terrains soumis à l'érosion le sont souvent après un dérangement d'origine humaine,
plus rarement lors de phénomènes géologiques.
• La construction et le bétonnage des villes ont par exemple engendré de nombreuses
inondations. Lorsqu'une terre est découverte, démunie des végétaux avec lesquels elle
était solidaire cela amène à des bouleversements importants de sa structure. L'eau ruisselle
alors à sa surface, transportant la couche superficielle faite d'humus et d'éléments riches
pour ne laisser qu'un spectacle de désolation.
• Si le terrain est en pente, cela accentue encore le processus, pouvant conduire à des
éboulements. Un terrain couvert par les végétaux est fixé au sol par le biais des racines plus
ou moins profondes des plantes qui le colonisent, dans ce cas, il y a un moindre danger
d'érosion.
• Pour vaincre l'érosion, il y a donc des solutions ! Si la pente est forte, vous pouvez créer des
niveaux, monter des restanques, ménager des rigoles pour évacuer l'eau et bien sûr
restructurer le sol en le plantant !
Quelles plantes pour lutter
contre l'érosion ?
• Comme dans la nature, il faut un mélange de plantes à racines profondes comme celles de certains arbres et de
plantes à racines charnues et superficielles pour rétablir la stabilité du sol. Les racines accroissent la perméabilité
des sols, assurent une armature, et piègent la terre entre-elles.
• Plantez des arbres de votre région pour qu'ils n'aient pas trop de mal à reprendre. Préférez des petits sujets, qui
reprendront mieux et ne nécessiteront pas de creuser trop ce sol déjà mis à mal.
• À la plantation, ajoutez du compost et du bon terreau au fond du trou car les sols érodés ont perdus beaucoup de
leurs nutriments. Pensez aussi aux buissons, aux arbustes touffus qui assurent une couverture dense comme Kerria
japonica, Lonicera nitida, les rosiers rugueux ou les genévriers rampants, aux
plantes couvre-sol à racines traçantes et rhizomateuses. Parmi ces plantes les Iris germanica étaient autrefois
utilisés pour stabiliser les abords des voies ferrées, les hémérocalles formeront quant à elles de splendides touffes
au fil des ans. Le Zoysia tenuifolia est idéal pour remplacer une pelouse en zone difficile mais seulement sous
climat doux. L'oyat une plante indispensable en cas de sol sablonneux qui se plaît même dans du sable, en bord de
mer et baignée par les embruns. Les bambous traçants n'ont pas une très bonne réputation, pourtant il retiennent
très bien le sol. Les bambous nains comme certains Pleiblastus seront parfaits à cet effet, il existe des variétés à
feuillages panachés qui illumineront la zone pour votre plus grand plaisir. De taille moyenne, Sasa tesselata et
Tetragonocalamus formeront quant à eux de beaux bosquets.
• Pensez aussi aux lierres, qui plantés en version rampante sont très utiles pour stabiliser une butte ou
aux pervenches qui offriront rapidement une bonne couverture au sol.
BAMBOU PLEIOBLASTUS FORTUNEI 'VARIEGATA'BAMBOU PLEIOBLASTUS
FORTUNEI 'VARIEGATA'

Un bambou polyvalent et effet japonisant

C'est un petit bambou pouvant atteindre 1m de hauteur.


Ses rhizomes sont peu traçants et son port est érigé. Le
feuillage persistant donne de grandes feuilles panachées
de blanc crème. Il forme également une touffe dense et
buissonnante. Les chaumes sont classiques et vertes.

Le Bambou Pleioblastus Fortunei 'Variegata' est


indifférent à son exposition mais une exposition ensoleillée
permettra au feuillage d'être plus contrasté.

Pour le sol, il aime le frais et tolère le calcaire. Il est aussi


rustique à -20°C. Idéal pour des rocailles, talus, massifs,
bordures, jardinières.

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