0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues104 pages

La Microéconomie Du Producteur S2

Ce document traite de la microéconomie du producteur, en mettant en lumière les différences et similitudes entre producteurs et consommateurs, ainsi que les concepts clés liés à la production. Il aborde la fonction de production, les facteurs de production, les types de productivité, et la loi des rendements marginaux décroissants. Enfin, il souligne l'importance de l'analyse du choix du producteur pour comprendre la formation des prix sur le marché.

Transféré par

ikrameelidrissi6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues104 pages

La Microéconomie Du Producteur S2

Ce document traite de la microéconomie du producteur, en mettant en lumière les différences et similitudes entre producteurs et consommateurs, ainsi que les concepts clés liés à la production. Il aborde la fonction de production, les facteurs de production, les types de productivité, et la loi des rendements marginaux décroissants. Enfin, il souligne l'importance de l'analyse du choix du producteur pour comprendre la formation des prix sur le marché.

Transféré par

ikrameelidrissi6
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La microéconomie

du producteur
Mme Kenza BOUARARA
SEMESTRE 2
2020/2021
Introduction
Le consommateur et le producteur : similitudes et différences

L’entreprise est le deuxième agent économique à considérer après


avoir traité le « consommateur ». Sa fonction économique est la «
Production » qui se définit comme la création de biens et services
afin de satisfaire divers besoins. La théorie de la production
représente le fondement de « l’offre ».
Introduction
Le consommateur et le producteur : similitudes et différences

Le producteur intervient sur le « marché », d’abord en tant qu’acheteur de facteurs de


production (inputs) qu’il utilise pour produire des biens ou services déterminés (outputs).

On peut donc relever à ce niveau d’analyse des caractéristiques proches à celles du


consommateur vis-à-vis de son comportement d’achat.

La prise de décision ou le comportement d’achat, dans le cas du producteur, doit se faire


en fonction de deux contraintes : la contrainte budgétaire et la contrainte technique.
Introduction
Le consommateur et le producteur : similitudes et différences

① Le consommateur est un agent de consommation alors que le producteur est un agent de


production.
②Le consommateur a une fonction d’utilité ; le producteur a une fonction de production.
③La droite de budget du consommateur est une fonction linéaire exprimant une contrainte en vertu
du principe de rareté ; la droite d’isocoût du producteur est une fonction linéaire exprimant une
contrainte liée au prix des inputs achetés.
④Le consommateur cherche à maximiser son utilité tandis que le producteur cherche à maximiser
son profit.
Introduction
Les objectifs du cours
 Définir les concepts relatifs à la notion de production et monter leurs
liens ;
Comprendre les règles de détermination de l’optimum du producteur;
Présenter les notions de coût de production, contraintes techniques et
contraintes budgétaires ;
Montrer l’impact de la variable « temps », distinction faite du court
terme et long terme, sur la prise de décision.
Déduire la fonction de l’offre ;
Introduction
Les hypothèses de la rationalité du producteur

La théorie marginaliste a posé un certain nombre d’hypothèses relatives au


producteur :
Le producteur poursuit un objectif unique qui est le profit ;
Le producteur cherche toujours à minimiser les coûts de production ;
Le producteur est rationnel : il peut évaluer les coûts des facteurs de
production et estimer la quantité à produire, grâce à une étude de marché ;
Le producteur est bien informé : il connait le prix des facteurs de
production, la demande de son entreprise, le prix de ses concurrents…etc.
Introduction
Les hypothèses de la rationalité du producteur

Pour simplifier l’analyse, il y a lieu d’établir un rapprochement avec les caractéristiques des
biens économiques (comme déjà fait pour la théorie du consommateur) :

La divisibilité des facteurs de production : les facteurs de production sont plus ou moins
divisibles, c’est-à-dire, qu’on peut fractionner. En réalité cette caractéristique concerne moins le
facteur en tant qu’unité physique que le service. Lorsque le facteur est indivisible, l’entreprise
doit faire face à une contrainte technologique.
Introduction
Les hypothèses de la rationalité du producteur

L’homogénéité des facteurs de production : lorsqu’un facteur de production peut être divisé en
unités physiques identiques, on dit qu’il est homogène : une heure de travail, un hectare de terre,
etc. A l’inverse, un facteur est dit hétérogène lorsqu’il présente différents groupes d’unités.

La substituabilité entre les facteurs de production : cela suppose la possibilité de remplacer, du
moins partiellement, un facteur par un autre pour réaliser un niveau de production donné.
Introduction
Positionnement de l’analyse
Remarques
L ’ analyse du choix du producteur constitue le deuxième pilier de la théorie
microéconomique.
L’étude des firmes permet de définir l’offre et, par confrontation avec la
demande, d’expliquer la formation des prix sur un marché.
Ce sont les firmes qui embauchent des travailleurs et utilisent du capital afin de
produire des biens et services qui seront consommés par les ménages. La
compréhension du comportement des firmes permet donc de compléter celle du
système économique.
« Quoi produire? Combien produire? Comment produire? »
La fonction de production
Les facteurs de production

Selon la théorie néoclassique, le producteur est l’agent économique qui transforme des facteurs de production
(inputs) en produits sortants (outputs) selon une fonction de production.

Les principaux facteurs de production sont :


◦ Le travail (L) : Il désigne le nombre d’heures (ou de jours) consacrés à une production donnée ;

◦ Les ressources naturelles : comprend les ressources du sol et du sous-sol ;

◦ Le capital (K) : En microéconomie, le capital désigne les biens durables utilisés dans plusieurs processus de

production. Il s’agit principalement des équipements, locaux, terrains…


La fonction de production
La définition de la fonction de production

La relation associant la quantité produite d’un bien à celles des facteurs nécessaires pour cette
production.

Pour des raisons de simplification, les économistes retiennent deux principaux facteurs de
production à savoir le travail (L) et le capital (K), on note :

Soit :
La fonction de production
La définition de la fonction de production

L’intérêt de cette relation est de montrer comment varie le niveau de production


quand les facteurs de production utilisés changent. Cette variation peut concerner
soit un seul facteur –analyse de courte période- soit l’ensemble des facteurs de
production – analyse de longue période-.

Remarque : La fonction de production est une fonction continue monotone,


admettant des dérivées partielles continues du premier et du deuxième ordre.
La fonction de production
La définition de fonction de production

Exemple : pour augmenter sa production, une entreprise peut soit :


◦ Embaucher plus de travailleurs dans le court terme

◦ Construire une nouvelle usine (facteur capital) dans le long terme

D’où la nécessité d’envisager la fonction de production dans un horizon


temporel.
La fonction de production
La fonction de production de court terme

A court terme, la fonction de production est caractérisée par le fait que l’un des
facteurs de production est fixe en l’occurrence le capital (K = K 0). De ce fait, la
fonction de production se définit comme suit :

Comme seul un input varie (L) l’autre est maintenu constant (K), la seule
manière d’augmenter (ou baisser) la production est d’augmenter (ou baisser) le
facteur variable.
La fonction de production
La fonction de production de court terme

Le producteur doit savoir quelles relations peut-on établir entre le volume de production et la
variation du facteur travail ?

Il faut déterminer comment la production augmente (ou diminue) quand la quantité du facteur
variable (nombre de travailleurs) augmente (ou diminue), d’où la notion de rendement ou de
productivité.

Le terme de productivité ou rendement désigne ici la quantité produite considérée par rapport à un

seul facteur de production, plus particulièrement le facteur variable. On distingue entre 3 types de

productivités d’un input :


La fonction de production
La productivité totale (PT)

La productivité totale ou bien le produit total


du travail décrit l’évolution de la production
en fonction de l’utilisation du facteur variable,
l’autre facteur étant maintenu fixe. C’est la
production totale maximale que l’on peut
obtenir à partir de différentes quantités du
facteur variable pour une quantité donnée du
facteur fixe.
La fonction de production
La productivité Moyenne (PM) et la productivité marginale (Pm)

La PM mesure le nombre d’unités d’output La Pm d’un facteur de production est


produites par unité d’input utilisée : elle l’accroissement de productivité totale
donne la contribution moyenne du facteur
obtenu grâce à l’utilisation d’une unité
variable à la production (l’autre facteur
supplémentaire de ce facteur, l’autre facteur
étant maintenu fixe). La PM d’un input est
étant maintenu constant. Dans le cas du
donc le rapport entre la productivité totale
facteur travail, la Pm reflète la contribution
de l’input et la quantité utilisée de cet
input. On note : d’un travailleur additionnel à la production

 totale. On note :
La fonction de production
Relations entre productivités totale, moyenne et
marginale (voir exercice d’application)

 PM=Pm au point ou PM atteint son


maximum (E)
 Pm = 0 quand PT atteint son
Maximum (D)
 Si Pm > PM, alors PM augmente
 Si Pm < PM, alors PM diminue
 Si Pm = PM (E), alors PM =0
La fonction de production
Relations entre productivités totale, moyenne et
marginale (voir exercice d’application)
Ces phases ont une grande importance pour l'analyse de l'efficacité
d'utilisation des facteurs de production. Le maximum de la courbe, représentant
la PM en fonction de L, définit le point PM à partir duquel une augmentation
du facteur travail entraîne une diminution de la productivité moyenne. La
première phase correspond à la situation où une augmentation de l'utilisation de
facteurs variables (matière première, main-d'œuvre, etc.) entraîne une
augmentation de la PM.
La fonction de production
Loi des rendements marginaux décroissants

Selon cette loi: « Si une production nécessite l’emploi de deux ou de


plusieurs facteurs de production et que l’on augmente
progressivement de la même dose l’un des facteurs en maintenant
l’autre fixe, la production marginale du facteur variable s’élève
d’abord puis décroit rapidement ».
La fonction de production
Loi des rendements marginaux décroissants

La phase de rendement croissant : La production totale augmente plus vite. Le


stock de capital n’est pas pleinement utilisé. Un nombre trop faible des
travailleurs ne permet pas de tirer le meilleur parti de la surface cultivée et des
équipements disponibles : K/L est trop élevé, c’est-à-dire qu’il y a trop de
facteur fixe par ouvrier.
La fonction de production
Loi des rendements marginaux décroissants

La PmL est décroissante. Pour tout équipement, pour toute technique, il existe un
volume de travail pour lequel la productivité d’un travailleur est optimale. A
mesure que l’on se rapproche de ce seuil, en augmentant le niveau du facteur
travail, la productivité marginale de celui-ci décroit jusqu’à ce qu’elle s’annule.
Le produit total continuera à augmenter mais moins vite que dans la phase ou les
facteurs étaient sous-utilisés.
La fonction de production
Loi des rendements marginaux décroissants

La PmL est négative. Si l’on continue indéfiniment à embaucher des ouvriers, on


pourrait atteindre un stade où il y aurait si peu de terre et d’équipements
disponibles par travailleur. Le produit total baissera au lieu d’augmenter car il y a
trop de travail par rapport au capital. Dans ce cas, la productivité marginale
du travail devient négative.
La fonction de production
Loi des rendements marginaux décroissants

Situation I : la productivité marginale du travail est croissante, ce qui signifie qu’on n’a pas encore

atteint le rapport K/L idéal. Puisqu’il y a trop de facteur fixe par rapport au facteur travail, un

producteur rationnel, embauchera de plus en plus d’ouvriers au moins jusqu’au point ou sa

productivité marginale est maximale.

Situation II : Un producteur rationnel ne poussera jamais l’utilisation du facteur travail au-delà du

point ou la PmL est négative


La fonction de production
La fonction de production de court terme

la production résultant de l'augmentation du temps de main-d'œuvre progresse dans la phase 1, ce


qui indique que la même production pourrait être obtenue avec un volume d'intrants fixes
inférieur.

La production n'est également pas obtenue dans de bonnes conditions au cours de la phase 3.
L'augmentation de la main d’œuvre entraîne en fait une diminution de la production totale.

Si l'on mesure l'efficacité par la productivité moyenne, c'est-à-dire le volume de produit fini
obtenu par unité de facteur, la discussion précédente montre que la phase 2 est la plus favorable.
Dans la phase 1, une très faible proportion est utilisée en regard du capital fixe.
La fonction de production
La fonction de production de court terme

Les considérations sur l'efficacité conduisent à choisir pour la production une zone à la frontière des
phases 1 et 2.

eL = (DP/P) / (DL/L) = (DP/DL) / (P/L), où P/L est la productivité moyenne et (D


P/DL) est la productivité marginale, d’où

La zone la production efficiente est la zone pour laquelle l’utilisation des facteurs
de production appartient à l’intervalle 0<eL<1
Exemple d’application
Soient les données du tableau ci-dessous :
◦ Calculez les productivités moyenne et marginale ;
◦ Analysez graphiquement les résultats
◦ Commentez les résultats
Analyse graphique des résultats

Courbe de Producti vité Totale


120

100

80

60
PT

40

20

0
0 2 4 6 8 10 12

travail:l
La production totale (PT) augmente avec le nombre de
travailleurs. Au début, la production totale augmente
rapidement. Ensuite la croissance est plus lente.
Elle atteint un plafond à 112 unités lorsque la firme
emploie 7 ou 8 travailleurs.
Elle baisse lorsque la firme augmente encore le nombre
de travailleurs.
Relations entre productivité totale et productivité
marginale :
De 0 au point d’inflexion B (phase I), Pm augmente et PT
augmente de plus en plus vite ;
Entre B et D (phase II), Pm diminue et la PT augmente de
moins en moins vite : Pm décroissante ;
La Pm peut être négative (phase III) et la PT décroissante :
phase techniquement inefficace car on pourrait produire
plus avec moins d’input variable.
Relations entre productivités totale, moyenne et
marginale :
• PM=Pm au point ou PM
atteint son maximum (E)
• Pm = 0 quand PT atteint son
Maximum (D)
• Si Pm > PM, alors PM
augmente
• Si Pm < PM, alors PM
diminue
• Si Pm = PM (E), alors
Ces phases ont une grande importance pour l'analyse de
l'efficacité d'utilisation des facteurs de production. Le
maximum de la courbe, représentant la PM en fonction de L,
définit le point PM à partir duquel une augmentation du
facteur travail entraîne une diminution de la productivité
moyenne. La première phase correspond à la situation où
une augmentation de l'utilisation de facteurs variables
(matière première, main-d'œuvre, etc.) entraîne une
augmentation de la PM.
Un producteur avisé n'envisagerait pas d'opérer dans cette situation, car les
Investissement Fixe ou les capitaux fixes (équipements) sont sous-utilisés. Cela
veut dire, que la production résultant de l'augmentation du temps de main-d'œuvre
progresse dans la phase 1, ce qui indique que la même production pourrait être
obtenue avec un volume d'intrants fixes inférieur. La production n'est également
pas obtenue dans de bonnes conditions au cours de la phase 3. L'augmentation de
la main d’œuvre entraîne en fait une diminution de la production totale.
Si l'on mesure l'efficacité du procédé de production par la productivité moyenne, c'est-à-dire le
volume de produit fini obtenu par unité de facteur, la discussion précédente montre que la phase
2 est la plus favorable. Dans la phase 1, une très faible proportion est utilisée en regard du capital
fixe. Les considérations sur l'efficacité conduisent à choisir pour la production une zone à la
frontière des phases 1 et 2. D’où l’importance d’un autre indicateur, à savoir « l’élasticité de la
production totale à la variation de l’input » qui s’explique par l’influence du facteur travail sur la
production et qu’on note :
La fonction de production
La fonction de production de long terme
En longue période, le producteur pourrait envisager soit une modification de la
technique de production par substitution d’un facteur à un autre, soit de variation de la
taille de l’entreprise.

Par commodité de notations et de représentations graphiques, plusieurs hypothèses


simplificatrices sont faites sur le processus de production :
 Le processus de production ne permet d’obtenir qu’un seul output ;

 L’output est obtenu par la combinaison de deux facteurs seulement : le travail et le capital.
La fonction de production
La fonction de production de long terme
Les outils d’analyse utilisés pour déterminer la position d’équilibre du producteur présentent
formellement de grandes similitudes avec les instruments régissant l’équilibre du consommateur
dans l’optique ordinale.

Cette analogie permet d’ailleurs de définir un modèle quasi-homogène d’équilibre élémentaire.


On peut considérer à cet égard et dans cette optique de rapprochement, le producteur comme un
« consommateur » de facteurs de production.

On peut donc utiliser les concepts déjà définis pour le consommateur, à savoir, le taux marginal
de substitution et la contrainte budgétaire. Cependant, cela n’exclut pas quelques différences.
La fonction de production
La courbe d’indifférence du producteur : isoquant(e) (iso-
produit)

Soit une fonction de production qui n’utilise que deux inputs : le capital et le travail.

Chaque couple des quantités utilisées des deux facteurs forme une combinaison productive. Si
l’on joint toutes les combinaisons qui fournissent le même niveau de production, on obtient ce
qu’on appelle une courbe d’iso-produit ou isoquante.

C’est l’ensemble des combinaisons productives (K ; L) permettant d’obtenir le même


niveau de production.
La fonction de production
Les propriétés de l’isoquant(e) (iso-produit)

L’isoquante a la même allure et les mêmes propriétés que


la courbe d’indifférence. Ainsi, pour une fonction de
production donnée, il y aura autant d’isoquantes possibles
que de niveaux de production.

L’ensemble des isoquantes définit la carte d’isoquante de


la fonction de production.
La fonction de production
Les propriétés de l’isoquant(e) (iso-produit)

1. Plus on s’éloigne de l’origine, plus le niveau de production représente par l’isoquante est élevé.

2. Les isoquantes sont décroissantes : elles ont une pente négative, ce qui implique que si l’on
réduit la quantité utilisée d’un facteur, il faudrait augmenter la quantité utilisée de l’autre facteur
afin de maintenir le niveau de production inchangé.

3. Les isoquantes sont non-sécantes : elles ne se coupent jamais.

4. Les isoquantes sont convexes par rapport à l’origine. La convexité signifie qu’il n’y a pas de
parfaite substituabilité entre K et L.
La fonction de production
Les types d’isoquantes (iso-produit)

L’expression générale d’une isoquante est dérivée à partir de la formule de la fonction de


production : Cas général : 0 ou 0 .

Par ailleurs, la théorie microéconomique utilise de nombreuses spécifications de fonctions de


production à facteurs substituables ou complémentaires, les deux les plus connues sont
respectivement la fonction Cobb-Douglas et la fonction Leontieff.
Cas de la technologie de
Cobb-Douglas
La fonction Cobb-Douglass (facteurs imparfaitement Le paramètre « A » mesure d’une certaine façon l’échelle
substituables) : de production, c’est-à-dire la quantité d’output obtenue en
utilisant une unité de chaque facteur. Quant aux paramètres
𝛼𝛽
α et β ils mesurent l’impact sur la quantité d’output d’une
Où 𝛼 et 𝛽 sont des paramètres donnes compris entre variation d’inputs.

0 et 1.

Dans ce cas, la relation entre les facteurs de


production et Q n’est pas linéaire. « K » et « L » sont
utilisés dans des proportions variables. Cette fonction
représente des facteurs imparfaitement substituables.
Cas de la technologie de
Leontief
La fonction de production de Leontief(fonction de production
Chaque niveau de production nécessite la
a proportions fixes):
combinaison de K et L dans une proportion donnée.

Dans ce cas, il est impossible de remplacer un


◦ a : représente la quantité du facteur capital nécessaire pour
produire une unité de l’output facteur de production par un autre. Ils doivent être
◦ b : représente la quantité du facteur travail nécessaire pour
employés en proportion fixe.
produire une unité de l’output.

Les facteurs de production sont nécessairement utilisés dans


des proportions fixes. Aucune substitution n’est possible entre
les facteurs de production. Ils sont de parfaits compléments.
Cas de technologie à
substituts parfaits
Si Q représente le niveau de production obtenu
grâce à la combinaison de différentes quantités
K et L de deux inputs parfaitement substituables,
alors la fonction qui relie les quantités de
facteurs au niveau maximal de production est :

La forme générale d’une technologie à substituts


parfaits est la suivante :
EXERCICE : FACTEURS PARFAITEMENT SUBSTITUABLES / PARFAITEMENT
COMPLÉMENTAIRES:

1- On peut fabriquer une certaine sorte de tuyau, en plastique, en fibres de verre ou en un mélange des deux
(plastique et fibres). Pour fabriquer 1 mètre de tuyau d’un diamètre donné, il faut soit 2 kg de fibres de
verre, soit 3 kg de plastique, soit toute combinaison linéaire de ces deux quantités. Ecrivez la
fonction de production de tuyau. Dessiner une isoquante type. Commenter.

2- Pour fabriquer un fil électrique, il faut 400 grammes de cuivre par mètre et 200 grammes de plastiques
pour assurer son isolation. Ecrivez la fonction de production de fil électrique (isolé), avec x₁ : la quantité
utilisée du plastique, et x₂ : la quantité utilisée du cuivre. Dessinez une isoquante type. Commenter.
La fonction de production à Long terme
Le Taux Marginal de Substitution Technique (TMST)

Dans le cas d’une fonction de production à facteurs substituables, le taux marginal de


substitution technique permet de savoir dans quelle proportion peut-on substituer un facteur à
l’autre.

Le TMST est donc un taux d’échange entre les deux facteurs de production pour un niveau de
production constant.

Le TMST du facteur 2 au facteur 1 indique la quantité additionnelle de facteur 2 dont


l’entreprise doit disposer lorsqu’elle diminue l’utilisation du facteur 1 et qu’elle souhaite
maintenir le niveau de production constant.
La fonction de production à Long terme
Le Taux Marginal de Substitution Technique (TMST)
La fonction de production à Long terme
Le Taux Marginal de Substitution Technique (TMST)

◦ A retenir :

◦ Pour des biens parfaitement substituables : TMST est constant ;

◦ Pour des biens imparfaitement substituables : TMST est décroissant ;

◦ Pour des biens parfaitement complémentaires : le TMST est nul ;

◦ L’augmentation d’un facteur de production nécessite la diminution de l’autre pour maintenir la production constante.

◦ Le TMST est une notion ponctuelle. Il se calcule pour un point bien précis de l’isoquante et change à tous les points

sauf pour les facteurs parfaitement substituables ;

◦ Graphiquement, le TMST correspond à la pente de la tangente à l’isoquante en valeur absolue ;

◦ TMST diminue lorsqu’on se déplace de haut en bas le long de l’isoquante (TMS décroissant).
La fonction de production à Long
terme
Les rendements d’échelle
La notion de « rendements d’échelle » étudie la variation du niveau de production lorsqu’on
fait varier tous les facteurs dans la même proportion. Il s’agit donc d’une notion de long terme

Les rendements d’échelle peuvent être croissants, constants ou décroissants

Pour déterminer la nature des rendements d’échelle, il suffit de comparer l’évolution de


l’ensemble des facteurs et du niveau de production.

Les rendements d’échelle représentent donc l’ampleur avec laquelle l’output varie, lorsque
toutes les quantités des inputs varient simultanément et dans la même proportion.
La fonction de production à Long terme
Les rendements d’échelle

La nature des rendements d’échelle peut être déterminée par le degré d’homogénéité de la fonction de
production.

Rappel : Une fonction à deux variables est homogène de degré k si et seulement si :

o Lorsque k = 1, la fonction est homogène de degré 1, les rendements d’échelle sont constants ;

o Lorsque k > 1, la fonction est homogène de degré 2 ou 3 par exemple, les rendements d’échelle sont croissants ;

o Lorsque k < 1, la fonction est homogène de degré 1/2 par exemple, les rendements d’échelle sont décroissants.
Il faut préciser que l’origine des rendements d’échelle est essentiellement
technologique. Plusieurs phénomènes bien connus peuvent les expliquer ;
par exemple, l’accession à de hauts niveaux de production permet à
certaines entreprises de spécialiser les unités de main-d’œuvre dans des
tâches dont le caractère répétitif permet une plus grande efficacité.
Elle leur permet d’adopter des procédés mécanisés de fabrication en série,
qui accélèrent le rythme de production par unité de temps et pour un
même nombre d’inputs ;
Elle leur permet de s’organiser plus efficacement pour des achats massifs
de facteurs de production et la vente des produits.
Tous ces avantages, propres à la production de masse, sont précisément
les sources de rendements d’échelle croissants.
L’équilibre du producteur
L’hypothèse de base stipule que : le producteur est agent rationnel qui sait optimiser sa combinaison
productive pour chaque niveau de production.

Ici, nous constatons le déplacement du problème vers l’output, ce qui interpelle la prise en compte
de la fonction de coûts de la firme dans un intervalle de temps.
Quelles sont les combinaisons techniques optimales des facteurs de production K et L permettant d’obtenir
un niveau d’output donné ?
Dans l’ensemble de production techniquement déterminé, quelle sera la combinaison économiquement
efficiente pour laquelle il faudra opter, c'est-à-dire celle qui maximise le profit pour un niveau d’output donné
?
L’équilibre du producteur
Les types de coûts de production
On appelle fonction de coût la relation qui associe le prix des inputs et le niveau de l’output décidé par la
firme. Le coût de production s’exprime mathématiquement comme la somme des rémunérations de chaque
facteur :

◦ Avec W : Le taux de salaire horaire nominal, et r : Le taux de remboursement du capital ou bien le prix lié au capital

La fonction de coût indique ce qu’elle coûte si la firme choisit rationnellement une combinaison
technologique.

Chaque combinaison des deux facteurs capital et travail (K, L) implique pour le producteur un coût
représenté par le montant des achats des quantités de facteurs correspondants.
Les types de coûts de production
Le coût total
Il s’agit de l’ensemble des charges supportées par l’entreprise. Il
comprend la totalité des coûts fixes et des coûts variables.

Un coût fixe CF comprend l’ensemble des charges qui ne varient pas


avec le volume de production. On peut citer comme exemples : l’intérêt
du capital, le loyer, le foncier…

Les coûts variables CV comprennent toutes les variables qui varient


avec le volume de production. Et là on peut identifier des coûts
strictement proportionnels CVP à la variation de production (matières
premières) et d’autres qui ne le sont pas CVNP (ex : les salaires).
Les types de coûts de production
Le coût moyen
La fonction de coût moyen CM(Q) indique le coût, en moyenne, par unité d’output. Ce coût
varie pour chaque niveau de production et on note :

Le coût moyen peut être calculé à partir du coût total, mais aussi du coût variable et du coût fixe.
On obtient ainsi les égalités suivantes :
Les types de coûts de production
Le coût marginal
Il s’agit du coût additionnel induit par unité produite. Dans le cas d’une fonction de coût total
discrète, le coût marginal sera mesuré par la variation moyenne du coût dans un intervalle d’une
unité de production, soit :

Par contre, lorsque la fonction du coût total est continue, on considère une variation
infinitésimale de la production. Le Cm est assimilé dans ce cas, à la dérivée première de la
fonction du coût totale :
La relation entre la fonction de
coûts et la fonction de
productivité
La courbe du Coût Moyen (CM) et du Coût
marginal (Cm)
La relation entre la fonction de coûts
et la fonction de productivité
La relation entre la fonction de
coûts et la fonction de
productivité
Supposons que le travail soit divisible en heures : supplémentaire associé à une heure de travail
supplémentaire. Le coût d’une unité supplémentaire de Q ( Q) dépend alors de 2 éléments :
o Le coût de l’heure de travail = taux de salaire horaire nominal noté « w » ;

o la quantité d’output que le travailleur peut produire en une heure = PmL

Donc : si le taux de salaire est fixé sur le marché du travail et si on considère que le seul coût
variable est le coût du travail, plus le volume de Q en une heure de travail supplémentaire est
élevé, plus le coût de l’unité de production supplémentaire est faible.

La PmL varie en sens inverse du Cm


La relation entre la fonction de
coûts et la fonction de
productivité
au niveau du produit moyen (PM) et du coût moyen : si alors, il vient :

Avec L/Q qui est le coefficient de travail, c'est-à-dire l’inverse de la productivité moyenne du travail (PML).
On a donc :

Si w est un paramètre, CM et PML varient en sens inverse


Du point de vue des CmL et PmL, le raisonnement devient :

Nous savons que : dL/dQ est le coefficient marginal de travail, c'est-à-dire l’inverse de la PmL :

Si w est un paramètre, alors Cm et PmL varient en sens inverse.


L’équilibre du producteur
La contrainte budgétaire du
producteur
Si on considère deux inputs, le capital K et le travail L, le cout total sera égal:

Le coût total de l’entreprise peut être représente graphiquement par la droite d’isocoût

Pour obtenir l’équation de la droite d’isocoût, il suffit de fixer le coût à un niveau donné, par exemple, si on
considère que le coût est de C0, on a :

0 = ⇨ 0/

La pente (coefficient directeur) de la droite d’isocoût est donc égale à l’opposé du rapport des prix des
facteurs, soit – w/r.
L’équilibre du producteur
La contrainte budgétaire du
producteur
Représentation graphique d’une droite d’isocoût Comme pour la droite budgétaire du
consommateur, la droite d’isocoût se déplace
parallèlement vers la droite ou vers la gauche
suivant que le coût total augmente ou baisse.
Elle pivote autour d’elle-même vers l’intérieur
ou l’extérieur selon que la pente augmente ou
baisse.
L’équilibre du producteur
Equation de profit
Pour étudier le comportement du producteur, la théorie microéconomique suppose que l’objectif
principal de celui-ci consiste à maximiser son profit, lequel est défini comme l’écart entre le
chiffre d’affaire réalisé et le coût total, il s’écrit mathématiquement :

Où « p » représente le prix du bien ou du service produit.


L’équilibre du producteur
Equation de profit
Le prix du bien est une variable exogène qui ne dépend pas du choix du
producteur, sur laquelle il ne peut pas agir tout seul. En fait, le producteur est
supposé évoluer dans un marché de concurrence pure et parfaite où les
producteurs sont tellement nombreux et « petits »pour pouvoir influencer par
leurs décisions individuelles les prix. Le prix du bien est considéré comme une
donnée qui s’impose au producteur

 On dit à ce propos que l’entreprise est « price taker ».


L’équilibre du producteur
Equation de profit
l’ensemble de production déterminé par l’isoquant permettant d’obtenir un
niveau de production « Q1 », conduit le producteur à un calcul d’optimisation.
Puisqu’il ne peut faire varier le prix de vente de son output (le premier membre
de la partie droite de l’équation de profit, est pour lui un paramètre, donc
mathématiquement une constante, il va devoir opter pour une combinaison de
facteurs, sur l’isoquant correspondant à Q1 qui minimise ses coûts de production.
L’équilibre du producteur
≠ L’équilibre du
consommateur
Il y a une différence importante entre le calcul de l’optimum du producteur qui maximise le profit et celui
de l’optimum du consommateur qui maximise l’utilité.

Pour une contrainte de revenu donnée, le consommateur cherche à atteindre le niveau d’utilité le plus élevé
(donc la courbe d’indifférence la plus « haute » possible dans la carte d’indifférence) tandis que, pour un
niveau d’output donné (c'est-à-dire un isoquant déterminé), le producteur cherche à atteindre la droite
d’isocoût la plus faible.

Mathématiquement, le calcul de l’équilibre du consommateur se traduit par une maximisation (de


l’utilité) sous contrainte (de son revenu réel), tandis que le calcul de l’équilibre du producteur se traduit par
une minimisation (des coûts) sous contrainte (du niveau de l’output).
L’équilibre du producteur
Méthode du TMST
Mathématiquement, le calcul de l’équilibre du
consommateur se traduit par une maximisation (de
l’utilité) sous contrainte (de son revenu réel), tandis
que le calcul de l’équilibre du producteur se traduit
par une minimisation (des coûts) sous contrainte (du
niveau de l’output).

A l’équilibre du producteur, on obtient (en valeurs


absolues) :

Ou encore :
L’équilibre du producteur
Méthode du TMST
L’équilibre du producteur se traduit par la combinaison capital/travail optimale telle que les
productivités marginales des facteurs de production pondérées par leurs prix respectifs sont
égales.

Tant que la productivité d’un dirham dépensé sur le capital est supérieure à celle d’un dirham
dépensé sur le travail, le producteur a intérêt à substituer du capital au travail. Ce processus de
substitution des facteurs de production se poursuit jusqu’à ce que la productivité supplémentaire
dépensée soit équivalente pour les deux facteurs de production.
L’équilibre du producteur
Le comportement du
producteur
Connaissant les diverses combinaisons des facteurs de production techniquement
possibles et la contrainte budgétaire qui exprime la rareté des ressources, le
producteur cherche à déterminer la combinaison optimale des facteurs, c’est-à-dire,
la plus avantageuse ou la plus productive. Les règles d’équilibre sont formellement
les mêmes :
◦ Décroissance des productivités marginales des facteurs, ce qui permet d’éliminer les zones
d’inefficience économique (Pm>0) ;
◦ Egalisation des productivités marginales pondérées par les prix.
L’équilibre du producteur
Cas de minimisation
le problème du producteur est la recherche de la combinaison optimale des
facteurs qui lui permet de minimiser le coût total de production pour une recette
connue à l’avance. Le problème du choix du producteur s’écrit sous la forme
d’un programme de minimisation des coûts (Min C) sous contrainte d’un niveau
de production ( ).
La fonction de Lagrange correspondant à ce programme s’écrit :

Les conditions de premier ordre s’obtiennent en annulant les dérivées partielles premières du
Lagrangien. Il en résulte :
(1)
(2)
= 0 (3)

Où LL, LK, L𝜆 indiquent respectivement les dérivées partielles premières de la fonction de

Lagrange par rapport à L, K, et 𝜆.

Les conditions de premier ordre permettent de définir la condition d’optimalité du producteur :


L’équilibre du producteur
Cas de minimisation
A l’optimum, le producteur égalise le rapport des prix des facteurs avec celui des productivités
marginales des facteurs. Comme le rapport des productivités marginales correspond au
TMSTK/L, à l’optimum, la pente de la droite d’isocoût en valeur absolue (w/r) est égale à la
valeur absolue de la pente de l’isoquante (QL/QK) représentant le niveau de production.

Le multiplicateur de Lagrange 𝜆, dans le cas du programme de minimisation, représente le cout


marginal, c’est-à-dire le supplément de cout découlant (dans des conditions optimales) de la
production d’une unité supplémentaire de produit : .
L’équilibre du producteur
Cas de maximisation
Le producteur peut se trouver dans une situation où il connait son budget maximal. Les coûts ne
pouvant excéder ce budget, le producteur est à la recherche de profit le plus élevé qui doit
passer par la maximisation de la recette. Il cherchera donc la combinaison (K,L) qui maximise
le volume de production tout en respectant la contrainte de budgétaire.

Le problème de choix du producteur s’exprime sous forme de programme de maximisation de la


production sous contrainte d’un niveau de coût :
A partir de ce programme on écrit la fonction de Lagrange comme suit :

La maximisation de cette fonction conduit aux conditions de premier ordre suivantes :

Où LL, LK, L𝜆 indiquent respectivement les dérivées partielles premières de la fonction de Lagrange par rapport à K, L
et 𝜆.

Les deux premières équations du système des conditions de premier ordre permettent de retrouver la condition

d’optimalité du producteur :

A l’optimum, le producteur égalise le rapport des prix des facteurs avec celui des productivités marginales des facteurs ;

et l’isoquante est tangente à la droite d’isocoût définie pour le niveau de coût. La condition d’optimalité peut être réécrite

comme suit :

En d’autres termes, à l’optimum les productivités marginales des facteurs pondérés par leurs prix doivent être égales.
Le changement d’équilibre du producteur : « sentiers
d’expansion »
l’entreprise peut être conduite à développer le volume de sa production à long terme. Pour
chaque niveau de production possible, on peut identifier les équilibres du producteur
correspondants. Mathématiquement, quel que soit la formulation du problème du producteur, sa
solution optimale passe par la condition d’optimalité suivante : QL/QK = w/r.

Cette condition d’optimalité permet de dériver une relation entre les quantités utilisées du travail
et du capital (K = f(L) ou L = f(K)) à l’optimum.
Le changement d’équilibre du
producteur : « sentiers
d’expansion »
la courbe qui rejoint les différents points
d’équilibre du producteur pour les différents
niveaux d’output est appelée « sentier
d’expansion de la firme ».

Dans la figure, le sentier d’expansion de la firme


est une droite. C’est un cas particulier qui
caractérise une situation où les deux facteurs
progressent dans les mêmes proportions au fur et
à mesure du développement de l’entreprise.
Le changement d’équilibre du
producteur : « sentiers
d’expansion »
Le changement d’équilibre du
producteur : « sentiers
d’expansion »
Soit la fonction de production et le ; considérons une variation de P avec les prix des facteurs
constants à chaque niveau de production (à l’optimum) : exprime l’équation du sentier d’expansion.

On remarque qu’il s’agit d’une droite croissante par rapport à l’origine. La pente de la droite est est
égale au rapport des prix et donc au TMST L/K à l’optimum. Cela veut dire que pour une fonction du
type Cobb-Douglas le TMST est constant et égal à la pente du sentier d’expansion.

Par extension, on détermine l’équation du sentier d’expansion en considérant la fonction de type

Cobb-Douglas. Soit P= AKaLb avec (A>0, a>0 et b>0 ), le sentier d’expansion a pour équation :
Le changement d’équilibre du
producteur : « sentiers d’expansion »
Choix du producteur et offre
concurrentielle
Nous avons étudié précédemment les « moyens » dont dispose une entreprise
pour produire et avons appris à déterminer comment elle doit les utiliser
efficacement pour minimiser les couts de production d’une quantité de bien
donnée.
L’objectif de la plupart des entreprises est la maximisation du profit. Une telle
entreprise désire donc produire la quantité qui maximise l’écart entre la Recette
Totale et le Coût Total.
Qu’est-ce qu’un marché en Concurrence Pure et Parfaite? Et comment peut-on
définir ses conditions d’équilibre ?
Les hypothèses d’un marché de
CPP
Atomicité :Un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs, tous de petite taille par rapport à la taille
du marché. Aucun vendeur ni acheteur ne peut influencer le prix de vente par une action
individuelle.
Homogénéité :Le produit vendu est homogène (non différencié). Les biens offerts par l’ensemble
des firmes en présence sont de parfaits substituts. L'acheteur est indifférent quant au choix du
vendeur.
Fluidité :Mobilité complète de tous les facteurs de production (absence de barrières à l'entrée ou à
la sortie). De nouvelles firmes peuvent entrer sur le marché si elles identifient la possibilité de
réaliser des profits économiques. Elles peuvent également en sortir si elles enregistrent des pertes
économiques.
Transparence :Information complète et parfaite. Les consommateurs connaissent les
caractéristiques et les prix de tous les produits sur le marché.
Aucun vendeur ni acheteur ne peut influencer le prix de vente par une action
individuelle.
Le prix de vente est donc déterminé par l’interaction de la totalité des offreurs et
des demandeurs sur le marché : La firme est «price-taker».
La firme peut vendre n’importe quelle quantité au prix du marché. Par contre,
elle ne vendra rien si elle exige un prix supérieur au prix du marché.
La firme ne choisit donc pas son prix de vente. Toutefois, elle va tenter de
maximiser ses profits en choisissant le niveau optimal de production.
La détermination du profit de
l’entreprise
L’entreprise est à priori libre de choisir la quantité produite. Toutefois deux contraintes
s’imposent à elle :
o La technologie de production qui limite son choix des quantités produites
o Le degré de concurrence sur le marché des biens qui limite son choix du prix de vente

Le profit économique est alors défini comme la différence entre les recettes et les coûts de
l’entreprise
Profit = Recette Totale-Coût Total
Alors que le Coût Total dépend des prix des facteurs de production et de la quantité produite,
la Recette Totale dépend des quantités vendues et du prix de vente :
RT = P x Q
En concurrence pure et parfaite : Rm = dRT/dQ Rm = P (recette par unité additionnelle).
La détermination du profit de
l’entreprise
La règle de maximisation des profits devient Rm = Cm
en CPP on aura P = Cm.
Dans ce cas la firme doit donc choisir le niveau de
production qui respecte P=Cm. Si la firme produit tel que
Cm > P
La firme réalise une perte sur les unités entre q* et q2:
Les profits diminuent
Si la firme produit tel que Cm < P
La firme se prive des profits qu’elle pourrait réaliser
sur les unités entre q* et q1:les profits diminuent
La firme maximise donc ses profits à q* lorsque P =
Cm Loi fondamentale du marché CPP
Rm = P = Cm
La détermination du profit de
l’entreprise: exemple
L’entreprise a intérêt a produire davantage tant que l’augmentation de sa recette
(mesurée par la recette marginale, Rm) reste supérieure a l’augmentation de son coût
total (mesurée par le cout marginal, Cm), et moins dans le cas contraire.
La détermination de la fonction
de l’offre
La question qui se pose est relative à la possibilité de trouver une
fonction qui établit la relation entre la quantité offerte et le prix du
marché.
La fonction de l’offre montre comment le producteur s’adapte aux
différents niveaux possibles des prix dans le cadre d’un marché
concurrentiel.
Dans notre cadre d’analyse, la production optimale est celle pour
laquelle se réalise l’égalité Cm et prix, il est donc important de voir
comment le producteur adapte son volume de production avec le
changement des prix.
Equilibre instantané
L’équilibre est réalisé sur le marché lorsque l’offre totale est égale à la demande
totale. L’échange s’effectue à un prix p*, défini par l’égalité : O ( p* ) = D ( p* ).

•Si p = p0 ===> excès de demande ===> p doit augmenter


• Si p = p1 ===> excès d’offre ===> p doit baisser
• Si p = p* ===> O = D : Equilibre
Equilibre instantané
L’équilibre revoie à la détermination du prix du marché et la quantité échangée
au prix du marché. Le prix qui satisfait à cette condition est celui qui assure la
rencontre entre l’offre et la demande et on note:
Offre globale = demande globale avec Qo=f(P) et Qd=f(P)
Exercice d’application:
Supposons que la demande du marché est P= -Q/5 +200 , l’offre globale est exprimée par:
Q=20P-100
P étant le prix du marché, déterminer le prix du marché, la quantité offerte à l’équilibre au niveau
du marché et au niveau de l’entreprise représentative (supposant que 100 entreprises sont
présentes sur le marché et ont le même coût de production).
Équilibre du marché et de
l’entreprise en courte période
« En CPP l’entreprise maximise son profit en réalisant la production optimale
lorsqu' elle produit au coût marginal croissant »

Partant de la fonction du profit : π= RT-CT avec RT=P.Q ;les deux fonctions de


maximisation s’énoncent ainsi:
Condition 1:

π'=0 et Rm-Cm=0 donc Rm=Cm (implication directe de la CCP


Condition 2:

π’’<0 et Cm’>0
Seuil de fermeture
Le producteur s’adapte en produisant une quantité correspondante et respectant la règle
d’équilibre Cm=Rm=P.
A COURT TERME : Le CT = Coût Variable (CV) + coût fixe ( CF)
Si on ne produit pas on supporte quoi qu’il arrive des CF. CT = CF Dans ce cas le profit
n’existe pas, c’est même une perte : π = 0 – CF
Si on produit : S ≠ 0 => La production ajoute des CV aux CF. CT = CV + CF Le profit
correspond alors à : π = P.Q – CV – CF.
Le profit qu’il soit positif ou négatif, doit être supérieur au profit qu’on réalise lorsqu’on
ne produit pas (ou plutôt à la perte puisqu’il n’y a que des coûts).La condition pour que
l’entreprise produise est, au final p ≥ CVM.
A partir de cela on a définir le seuil de fermeture : On ferme l’entreprise quand les
recettes ne permettent pas de couvrir les CV de production le Seuil de Fermeture sera en
fait le minimum du CVM.
Seuil de fermeture
La présence de coûts fixes implique que la firme entre quand son activité
génère un profit supérieur aux pertes subies par ses coûts fixes

(q) RT(q)  CT(q)  CF


(q) RT(q)  CV(q) 0

Le seuil de fermeture implique qu’une firme entre (sort) du marché quand


le prix du marché est supérieur (inférieur) au coût variable moyen

p f min(CVM)
Seuil de rentabilité
Une firme devient rentable à partir du moment où son profit devient positif

(q) RT(q)  CT(q) 0


Le seuil de rentabilité, Pr, d’une entreprise est le prix en dessous duquel son
profit est négatif pour toute quantité produite. Le seuil de rentabilité implique
qu’une firme génère un profit positif dès que le prix du marché est supérieur au
coût moyen
p r min(CM)
Exercice d’application
Soit une branche industrielle formée de cents entreprises qui
produisent dans des conditions identiques et qui opèrent dans un
marché de concurrence pure et parfaite. Le coût total de l’entreprise-
type est de 𝐶𝑇 = 2 q2 + 4𝑞 + 8
1- Rappelez les caractéristiques du marché du CPP ?
2- Déterminez la fonction de l’offre de l’entreprise-type en courte
période?
3- Déterminez le seuil de rentabilité?
Exercice d’application
1- Dans un marché de CPP, en courte période, l’entreprise vise à maximiser son profit :

Partant de la fonction du profit : π= RT-CT donc le max de production se réalise sous deux
conditions:
◦ Condition 1: π'=0 et Rm-Cm=0 donc Rm=Cm (implication directe de la CCP
◦ Condition 2: π’’<0 et Cm’>0
Ces deux conditions permettent de définir la fonction de l’offre de l’entreprise représentative de
l’industrie, en tenant compte de la Loi fondamentale du marché CPP l’entreprise doit égaliser
Rm = P = Cm :
Cm=CT’= 4q+4=P donc q=(P-4)/4 est l’expression de la fonction de l’offre ; la deuxième
condition est vérifiée Cm’=4
L’entreprise qui veut maximise son profit doit satisfaire une troisième condition :
p ≥ au Min CM à savoir le seuil de rentabilité.
On sait que la courbe du coût marginal coupe la courbe du coût moyen en son
minimum donc: CM=Cm et on aura:
4q+4= 2q+4+8/Q avec CM=CT/Q
2q=8/q
q=2
En tenant compte de ces conditions la fonction d’offre de l’entreprise
représentative du marché est : q=(P-4)/4 avec P>12
L’offre de la branche est obtenue en sommation horizontale des quantités offertes
par les différentes entreprises du marché à chaque niveau de prix:
Q=Qi*100= 100*(P-4)/4= 100P-100 avec P>12
Équilibre du marché en longue période
A long terme, on suppose que les facteurs de production sont variables et l’entreprise peut
adapter sa taille à chaque volume de production en ajustant les quantités des facteurs de
production.
Il faut noter aussi que le nombre des entreprises sur le marché est susceptible de varier à long
terme , donc le profit est l’élément déterminant pour le mouvement de la firme.
Si le prix d’équilibre est inchangé au cours du temps, l’entreprise doit adapter sa taille
conformément, d’une part à la loi de l’accumulation, imposée par la situation concurrentielle du
marché, et d’autre part à l’objectif de maximisation du profit.
En respectant les conditions de 1er et 2ème ordres, nous constatons que pour
maximiser son profit, le producteur doit :
◦ Offrir la quantité y* dont le Cm de LT est égal au prix de l’output ;
◦ Et le Cm de long terme doit être croissant.

100
Pour que le profit soit positif ou nul, la quantité offerte doit permettre de vérifier :

Sachant que la quantité optimale y* est définie telle que:


Donc
A long terme, sous l’influence de l’objectif de
maximisation du profit, l’entreprise doit adapter sa taille,
et donc son volume de production, aux besoins du
marché.
Dans ces conditions, la quantité optimale à produire est
égale à Y*2. si le prix d’équilibre est inchangé au cours
du temps, l’entreprise doit adapter sa taille
conformément, d’une part à la loi de l’accumulation,
imposée par la situation concurrentielle du marché, et
d’autre part à l’objectif de maximisation du profit, qui
passe, graphiquement, de la surface ABCD à la surface
AEFG.
101
A court terme comme à long terme, la quantité optimale de production y* qui maximise le
profit doit être telle que :
◦ Cm soit égal au prix de l’output (condition de 1er ordre);
◦ Cm doit être croissant (condition de 2nd ordre).

La courbe d'offre à court terme est la partie croissante de la courbe du coûts marginal situé au-
dessus du minimum du coût variable moyen .
La courbe d'offre à long terme est la partie croissante de la courbe des coûts marginaux à long
terme située au-dessus du minimum du coût moyen.

102
Exercice d’application

Vous aimerez peut-être aussi