les surrénales sont des glandes endocrines
petites, aplaties, situées contre le pôle
Anatomie
supérieur de chaque rein
Sur le plan histologique :
Les catécholamines sont des substances
possédant une fonction amine et 2 fonctions
phénol.
Les CA sont : l'adrénaline, la noradrénaline et la
dopamine.
La médullosurrénale sécrète principalement de
l'adrénaline.
Au niveau des terminaisons nerveuses
sympathiques, on trouve uniquement de la
noradrénaline.
Biosynthèse des catécholamines
-Cette réaction nécessite la présence d’oxygène respiratoire,
de fer ferreux et de la H4BPt comme coenzyme donneur
d’hydrogène.
- Le déficit en phénylalanine hydroxylase est responsable
phénylcétonurie (Le phénylpyruvate dérivé du catabolisme de
la phe est toxique pour les neurones).
Cette réaction nécessite la présence d’oxygène
respiratoire, de fer ferreux et de la H4BPt comme
coenzyme donneur d’hydrogène
•La DOPA décarboxylase est une décarboxylase à phosphate
de pyridoxal (vit B6)
•La dopamine est un neurotransmetteur pour les neurones
dits dopaminergiques.
•La dopamine β-hydroxylase est une autre mono-oxygénase qui
catalyse l’oxydation du carboneβ de la chaîne latérale des CA
• Cette réaction nécessite la présence d’oxygène respiratoire, du
cuivre et d’ascorbate (vitamine C).
• Le produit est la noradrénaline est un neurotransmetteur des
neurones noradrénergiques du SNC et des neurones post-
ganglionnaires du système orthosympathique.
Phenyl ethanolamine N
Methyl Transferase PNMT
nor- = privé de méthyle
•La noradrénaline N-méthyl transférase catalyse le transfert
du radical méthyl de la S-adénosyl- méthionine (S-Ado-Met),
coenzyme transporteur de radicaux méthyles, sur la fonction
amine primaire de la noradrénaline.
• Le coE est libéré sous forme de S-adénosyl-homocystéine.
Le stockage des catécholamines est assuré par des
vésicules spécifiques contenues dans les neurones et
les cellules chromaffines de la médullosurrénale.
Dans cette dernière, 80 % des catécholamines
stockées par les granules chromaffines sont
représentées par l'adrénaline.
A l'inverse, les vésicules synaptiques des neurones
noradrénergiques périphériques et centraux stockent
principalement la noradrénaline qui est le
neuromédiateur.
La libération dans les deux cas s'effectue par
exocytose sous l'effet de l'influx nerveux émanant
des neurones préganglionnaires acétyl-
cholinergiques.
Les concentrations plasmatiques des CA sont
variables et dépendent de l'état physiologique de
l'individu.
Une partie des CA est liée aux protéines. Une autre
partie est libre.
La NA est 5 à 10 fois plus élevée que l'adrénaline
dans le sang.
La NA provient des terminaisons sympathiques.
Il existe une adrénalinémie physiologique basale de
2-3 mg/j. dont l'origine est due à l'activité de la
médullosurrénale.
La demi-vie plasmatique est très courte de l'ordre
de quelques secondes (02 mns).
Les CA libérées par la médullosurrénale ont
pratiquement les mêmes effets que la stimulation du
SN sympathique.
Les réponses des organes à la NA et à l'adrénaline
sont transmises par l'interaction des CA avec des
structures spécifiques des membranes cellulaires : les
récepteurs adrénergiques.
Sur la base de critères pharmacologiques, on les
subdivisent en 2 types alpha et bêta, eux-mêmes
subdivisés en α1 et α2, et en β1 et β2.
Le système sympathique et la MS sont actifs en
continu et donne donc un tonus sympathique. La
sécrétion basale de la MS est grandement
responsable du tonus sympathique.
Hormone de réponse au stress, l’adrénaline
augmente le taux de l’AMPc dans les cellules-
cibles, ce qui entraîne les effets suivants:
— activation de la glycogénolyse
— inhibition de la glycogénogénèse
— activation de la gluconéogenèse (action
antagoniste de celle de l’insuline)
— activation de la lipolyse (lipase hormono-
sensible)
— inhibition de la lipogenèse.
L’adrénaline est aussi sympathomimétique :
elle accélère le coeur (effet inotrope positif), ce
qui augmente le débit d’Oxygène pour la chaîne
respiratoire mitochondriale.
L'adrénaline et le système nerveux sympathiques
ont des effets métaboliques importants produisant:
une hyperglycémie,
une hyperlactacidémie,
une hyperlipidémie
une augmentation de la consommation
d'oxygène.
L'effet global est de stimuler la dégradation des
substrats, l'utilisation des substrats à la périphérie.
Les CA régulent la sécrétion d'un certain nombre
d'hormones:
L'appareil juxta glomérulaire a une innervation
sympathique abondante et soit l'adrénaline, soit
la stimulation nerveuse rénale augmente la
sécrétion de rénine.
La stimulation des nerfs splanchniques diminue
la sécrétion d'insuline (effet α) en réponse à la
stimulation par le glucose et augmente de façon
simultanée la sécrétion de glucagon (effet β).
Les CA stimulent la synthèse et la libération des
hormones thyroïdiennes.
Catabolisme des catécholamines
•Le catabolisme des catécholamines est catalysé par les
deux enzymes : monoamine oxydase (MAO) et catéchol-O-
méthyl transférase (COMT).
• Les composés éliminés dans les urines sont les
métanéphrines conjuguées à l’acide glucuronique
(glucuronides) et l’acide vanilmandélique (VMA)
CATABOLISME DES CATECHOLAMINES
[Link] MAO est une Enzyme (flavoprotéine à FAD) de la membrane
externe des mitochondries, liée à une chaîne respiratoire
(cytochrome, peroxydase).
Il existe deux formes de monoamine oxydase (MAO) :
la MAO-A, digestive, qui oxyde les amines au cours de la
digestion, pour éviter l’action pharmacologique d’amines
contenues dans les aliments.
la MAO-B, cérébrale, qui oxyde les amines biologiques de
notre métabolisme.
Les inhibiteurs des MAO sont employés comme antidépresseurs
2. La COMT est la deuxième enzyme qui participe à l’inactivation
des catécholamines:
Elle agit avant ou après la MAO pour aboutir aux composés
urinaires inactifs.
Le produit final (aldéhyde) peut être excrété sous forme oxydée
acide (vanil mandélate) ou sous forme réduite alcool (3-
méthoxy,4-hydroxyphényl éthylène glycol) ;
• Elle peut aussi agir sur l’hormone et conduit à des produits
méthylés inactifs : métanéphrine et normétanéphrine.