La santé au travail, les maladies
professionnelles et les accidents du
travail: leurs implications, soins, prises en
charge et réglementations en vigueur.
Exploration des implications et des réglementations en santé professionnelle .
INTRODUCTION
I II
LA SANTE AU TRAVAIL LES MALADIES PROFESSIONNELLES
1. Définition et composantes de la santé au travail 1. Définition et reconnaissance d’une maladie professionnelle
2. Les facteurs influençant la santé des travailleurs 2. Exemples de maladies fréquentes (TMS, troubles psychologiques, exposition aux produits
3. Enjeux pour les entreprises : performance, absentéisme, image sociale toxiques…)
4. Rôle des acteurs : employeurs, salariés, services de santé au travail 3. Procédure de déclaration et de reconnaissance
4. Impacts sur le salarié et sur l’employeur
III IV
PRISE EN CHARGE, SOINS ET
LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
REGLEMENTATIONS
1. Définition et types d’accidents (accidents de chantier, de bureau, de
trajet…) 1. Rôle de la sécurité sociale et de l’employeur
2. Causes fréquentes et prévention 2. Prise en charge médicale et indemnitaire
3. Procédure de déclaration et indemnisation 3. Règlementations en vigueur (Code du travail, obligations légales de prévention)
4. Statistiques et cas pratiques 4. Évolutions récentes ou enjeux actuels (ex. : télétravail, santé mentale)
CONCLUSION
.
INTRODUCTION :
Dans un monde du travail en d’constante évolution, la question de la santé
au travail s’impose comme une priorité incontournable. Les travailleurs
passent une grande partie de leur vie sur leur lieu de travail, et leur santé
physique et mentale y est étroitement liée. Une mauvaise gestion des
conditions de travail peut entraîner des conséquences graves, allant de
simples malaises à des accidents majeurs, voire des décès. À cela s’ajoutent
les maladies professionnelles, souvent silencieuses, mais tout aussi
destructrices.
La santé au travail ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’accident :
elle comprend le bien-être général du salarié, sa capacité à s’épanouir, à
travailler sans stress excessif, ni souffrance physique. Elle concerne tous les
secteurs d’activité, du bureau au chantier, de l’enseignant à l’ouvrier
d’usine. Les implications de cette problématique sont nombreuses : pour le
salarié, c’est une question de survie, de qualité de vie, et d’équilibre
personnel. Pour l’employeur, c’est un enjeu économique, organisationnel et
juridique. En effet, des employés en mauvaise santé, démotivés ou stressés
affectent directement la productivité, l’image de l’entreprise, et peuvent
entraîner des litiges
3 juridiques coûteux
I. LA SANTÉ AU TRAVAIL
1. Définition et composantes de la santé au travail
• La santé au travail peut être définie comme « un état de complet bien-être physique,
mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité » (définition de
l’OMS adaptée au travail). Elle concerne la prévention des risques, la surveillance
médicale des travailleurs, l’amélioration des conditions de travail et la promotion de la
qualité de vie professionnelle.
• Elle repose sur plusieurs composantes :
• La santé physique : éviter les blessures, les troubles musculo-squelettiques (TMS),
les intoxications, etc.
• La santé mentale : prévenir le stress, le burn-out, la dépression liée au travail.
• La santé sociale : garantir un climat de travail sain, sans harcèlement, avec des
relations professionnelles respectueuses.
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2. Les facteurs influençant la santé des travailleurs
Plusieurs facteurs influencent directement la santé au travail :
• L’environnement physique : bruit, chaleur, éclairage, exposition aux
substances dangereuses.
• L’organisation du travail : horaires décalés, surcharge de
travail, pression hiérarchique, absence de pause.
• Le contenu du travail : monotonie, tâches répétitives, absence
de reconnaissance.
• Le climat social : relations tendues avec les collègues ou les
supérieurs, harcèlement moral ou sexuel.
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3. Enjeux pour les entreprises
La santé au travail représente un enjeu stratégique pour les organisations. Un environnement de
travail sain permet :
• de réduire l’absentéisme et le turn-over ;
• d’améliorer la productivité et la satisfaction des employés ;
• de renforcer la marque employeur, ce qui attire de nouveaux talents ;
• de réduire les coûts liés aux accidents et maladies (indemnités, arrêts,
remplacements…).
Selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), les accidents du travail et maladies
professionnelles coûtent chaque année plusieurs milliards d’euros aux entreprises françaises. Une
politique de prévention efficace permet donc non seulement de protéger les salariés, mais aussi de
préserver la compétitivité des entreprises.
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4. Rôle des différents acteurs
La santé au travail implique plusieurs acteurs clés :
• L’employeur : il a une obligation légale de sécurité. Il doit évaluer les risques
(via le document unique), mettre en place des mesures de prévention et former les salariés.
• Le salarié : il a le devoir de respecter les consignes de sécurité et de signaler
toute situation dangereuse.
• Le médecin du travail : il assure la surveillance médicale, conseille l’employeur
sur l’adaptation des postes.
• Le comité social et économique (CSE) : remplace depuis 2020 les anciennes
structures (CHSCT). Il participe activement à la prévention des risques.
• Les services de prévention en santé au travail (SPST) : ils accompagnent les
entreprises dans la mise en œuvre de leur politique de prévention.
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II. Les maladies professionnelles :
1. Définition et reconnaissance
Une maladie professionnelle est une pathologie résultant directement de
l’exposition à un risque physique, chimique, biologique ou organisationnel
dans le cadre de l’activité professionnelle. Contrairement à une maladie
ordinaire, la maladie professionnelle est reconnue officiellement lorsqu’elle
figure dans un tableau spécifique établi par la sécurité sociale ou lorsqu’un lien
direct avec le travail est démontré.
En France, par exemple, plus de 100 tableaux de maladies professionnelles
sont répertoriés dans le Code de la sécurité sociale. Ces tableaux précisent :
• les pathologies concernées,
• les conditions d’exposition (durée, nature),
• les délais de prise en charge.
Si la maladie ne figure pas dans un tableau, elle peut tout de même être
reconnue sur la base d’une expertise médicale, à condition de démontrer le lien
direct et essentiel avec le travail. Cette procédure est plus complexe, mais elle
existe notamment pour les troubles psychiques (comme le burn-out), de plus en
plus fréquents.
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Quelques exemples de maladie professionnelles qui sont répertoriés dans le Code
de la sécurité sociale en France :
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Pathologie Maladie Délai de prise en charge
Exposition professionnelle
Affections provoquées par le plomb Travaux exposant à l’inhalation ou 1 an
ingestion de plomb
Affections provoquées par l’arsenic Manipulation de composés 6 mois
arsenicaux
Affections dues à l’amiante Inhalation de poussières d’amiante 35 ans (selon affection)
Dermatoses professionnelles Contact avec des agents irritants ou 15 jours à 3 mois
allergènes
Tumeurs naso-sinusiennes Exposition à des poussières de bois 40 ans
Troubles musculo-squelettiques (TMS) Gestes répétitifs, postures 14 jours à 3 mois
contraignantes
Maladies dues aux rayonnements ionisants Manipulation de sources 30 ans (selon pathologie)
radioactives
Lésions chroniques du ménisque du genou Travail agenouillé ou accroupi 6 mois
11 prolongé
2. Exemples courants de maladies professionnelles
• Les troubles musculo-squelettiques (TMS) : très fréquents dans les métiers
manuels ou de bureau, ils incluent les tendinites, lombalgies, cervicalgies, etc.
• L’asthme professionnel : causé par l’exposition à des substances irritantes ou
allergènes (dans l’industrie chimique, la boulangerie, les laboratoires…).
• Les dermatoses professionnelles : eczéma de contact, allergies cutanées liées aux
produits chimiques, solvants, peintures.
• Les cancers professionnels : liés à l’exposition prolongée à l’amiante, au benzène,
ou à certains hydrocarbures.
• Les affections psychiques : burn-out, dépression, troubles anxieux, de plus en plus
reconnus comme maladies professionnelles malgré des critères encore restrictifs.
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3. Procédure de déclaration et reconnaissance
Le salarié informe son employeur et consulte un médecin.
Il obtient un certificat médical précisant la maladie et la date de début des symptômes.
Il dépose un dossier auprès de la Caisse de Sécurité Sociale (ou organisme équivalent),
avec toutes les pièces justificatives.
La caisse instruit le dossier (environ 3 mois d’instruction) et consulte, si besoin, un
comité régional de reconnaissance.
Si la maladie est reconnue, le salarié bénéficie :
d’une prise en charge intégrale des soins médicaux (à 100 %)
d’indemnités journalières plus élevées qu’en cas de maladie classique,
d’une rente ou indemnisation en cas de séquelles durables ou d’incapacité permanente.
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4. Impacts sur le salarié et l’entreprise
•douleurs chroniques, handicap partiel ou total,
•difficultés à reprendre le travail, voire reconversion obligatoire,
Pour l’entreprise, les conséquences sont également importantes :
•coût direct : indemnités, cotisations majorées,
•coût indirect : remplacement du salarié, perte de compétences, baisse de productivité,
•impact sur l’image : mauvaise réputation, méfiance des salariés, climat social
dégradé.
Face à ces risques, la prévention reste la meilleure stratégie. Elle repose sur :
•l’adaptation des postes de travail (ergonomie),
•la réduction de l’exposition aux produits toxiques,
•la formation des salariés aux bons gestes et postures,
Enfin, certaines entreprises innovent en instaurant des programmes de bien-être au travail,
incluant du sport, des consultations santé, des horaires flexibles, ou encore des espaces de repos.
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III. Les accidents du travail
1. Définition et types d’accidents
Un accident du travail est défini comme un événement soudain, survenu par le fait ou à l’occasion du travail,
et qui provoque une lésion corporelle ou psychologique. Cette définition inclut :
•les accidents sur le lieu de travail,
•les accidents survenus lors d’une mission professionnelle,
•les accidents de trajet : entre le domicile et le lieu de travail, ou entre deux lieux de travail.
Contrairement à la maladie professionnelle qui se développe dans le temps, l’accident du travail est instantané
et identifiable (chute, coupure, électrocution…).
Il existe plusieurs catégories d’accidents :
•Accidents matériels (fractures, brûlures, coupures…)
•Accidents psychologiques (chocs émotionnels suite à une agression, harcèlement soudain…)
•Accidents mortels (chutes en hauteur, explosion, électrocution, etc.)
16 de trajet : reconnus sous conditions (trajet habituel, horaire respecté…).
•Accidents
2. Causes fréquentes et prévention
•Erreurs humaines : inattention, fatigue, précipitation.
•Défaut de formation : mauvaise utilisation des machines ou produits.
•Manque d’équipements de sécurité : absence de gants, casques,
chaussures adaptées.
•Conditions de travail dangereuses : sol glissant, éclairage insuffisant,
surcharge de travail.
•Organisation déficiente : consignes floues, pression excessive, absence
de contrôle.
La prévention passe par :
•une analyse régulière des risques (Document Unique d’Évaluation des
Risques),
•des formations continues à la sécurité,
•l’installation de signalétiques claires,
•des équipements de protection individuels (EPI) obligatoires,
•une culture d’entreprise basée sur la vigilance partagée.
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3. Procédure de déclaration et indemnisation
Dès qu’un accident survient :
•Le salarié doit informer l’employeur dans les 24 heures.
•L’employeur remplit une déclaration d’accident du travail et l’envoie à la Caisse de Sécurité Sociale
dans les 48 heures.
•Le salarié consulte un médecin qui établit un certificat médical initial.
•La sécurité sociale instruit le dossier et notifie la reconnaissance ou non du caractère professionnel.
• Si l’accident est reconnu :
•Les soins sont pris en charge à 100 %, sans avance de frais.
•Des indemnités journalières sont versées dès le premier jour d’arrêt.
•En cas d’incapacité permanente, une rente viagère est attribuée.
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4. Conséquences humaines et économiques
Un accident du travail a des impacts variés :
•Pour le salarié : douleurs physiques, perte de revenus, stress post-traumatique, parfois perte d’autonomie.
•Pour l’entreprise : désorganisation, remplacement temporaire, majoration des cotisations sociales, atteinte à
l’image.
C’est pourquoi les entreprises doivent adopter une approche proactive :
•créer des cellules d’écoute et d’aide,
•favoriser la réinsertion professionnelle,
•impliquer les salariés dans l’analyse des risques.
Enfin, certains secteurs mettent en place des labels sécurité (type ISO 45001) pour certifier leur engagement.
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IV. Prise en charge, soins et réglementations en vigueur
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1. Rôle de la sécurité sociale et de l’employeur
La Sécurité sociale en France a pour mission principale de protéger les individus contre les risques sociaux (maladie,
maternité, invalidité, vieillesse, accidents du travail, etc.). Ses rôles sont :
• Remboursement des soins médicaux (consultations, médicaments, hospitalisations)
• Versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail pour maladie ou maternité
• Versement de pensions (retraite, invalidité, veuvage)
• Prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles
• Versement des allocations familiales via la CAF
Rôle de l’employeur
L’employeur a également un rôle important dans la protection sociale du salarié :
• Affiliation du salarié à la Sécurité sociale et aux organismes de protection (retraite complémentaire,
mutuelle, etc.)
• Paiement des cotisations sociales (part salariale et patronale) qui financent la Sécurité sociale
• Maintien de salaire (selon la convention collective) en complément des indemnités versées par la Sécurité
sociale
• Mise en place d’une complémentaire santé (mutuelle obligatoire pour les salariés)
• Prévention des risques professionnels et garantie de la sécurité au travail
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2. Prise en charge médicale et indemnitaire
Prise en charge médicale
Accident du travail / Maladie professionnelle (AT/MP) :
• Soins pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, sans avance de frais (tiers payant) dans la plupart
des cas.
• Cela inclut :
• Consultations médicales
Prise en charge indemnitaire
Indemnités journalières (IJ) :
• Versées par la CPAM à partir du 1er jour d’arrêt (pas de délai de carence comme pour un arrêt maladie
classique).
• Montant : Environ 60 % à 80 % du salaire brut journalier selon la durée de l’arrêt (avec un plafond).
• Durée : Jusqu’à la guérison ou consolidation de l’état de santé.
Rôle de l’employeur :
• Il doit déclarer l’accident ou transmettre la déclaration de maladie pro.
• Il peut être tenu à un maintien partiel du salaire selon la convention collective.
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3. Règlementations en vigueur (Code du travail,
obligations légales de prévention)
Les articles L.4121-1 à L.4121-5 du Code du travail définissent les obligations légales de l’employeur :
L.4121-1 : Obligation générale de sécurité
L’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Cela comprend :
• Actions de prévention des risques professionnels
• Actions d’information et de formation
• Mise en place d’une organisation et de moyens adaptés
L.4121-3 : Document unique (DUERP)
• Obligation de réaliser une évaluation des risques professionnels
• Le résultat est transcrit dans un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)
• Mis à jour au moins une fois par an ou lors de tout changement important
Autres obligations réglementaires
• Fourniture des équipements de protection individuelle (EPI)
• Visites médicales (embauche, périodiques, de reprise)
• Affichage obligatoire des consignes de sécurité
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3. Règlementations en vigueur au Togo (Code du travail,
obligations légales de prévention)
Au Togo, les accidents du travail et les maladies professionnelles sont régis principalement par deux textes essentiels :
1. Le Code du Travail du Togo (Loi n° 2006-010 du 13 décembre 2006)Il définit les droits et devoirs des employeurs et des travailleurs,
notamment en matière de santé et sécurité au travail; Principaux articles concernant les accidents du travail et les maladies professionnelles
• Article 188 à 194 : obligations de l’employeur en matière de sécurité et de santé au travail.
• Article 195 et suivants : définition et prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles.
• Article 202 : obligation de déclaration des accidents du travail dans les 24 heures par l’employeur.
2. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)C’est l’organisme public chargé de gérer la protection sociale des travailleurs, notamment :
• L’indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
• La prévention des risques professionnels Réglementation CNSS :
• Tout employeur doit déclarer ses salariés à la CNSS.
• En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, le salarié a droit à :
3. Obligations légales de prévention de l’employeur Conformément au Code du travail :
• Assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
• Mettre en place des mesures de prévention (équipements de protection, formation, information).
• Créer un comité de santé et de sécurité au travail (CSST) dans les entreprises de plus de 20 salariés.
4. Sanctions
• En cas de non-respect des obligations de prévention, l’employeur peut être tenu pénalement et civilement responsable.
• Le salarié victime peut aussi engager une action en réparation devant les juridictions compétentes.
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4. Évolutions récentes ou enjeux actuels (ex. :
télétravail, santé mentale)
• Obligation légale de l’employeur : Conformément à l’article L.4121-1 du Code du travail, l’employeur doit prendre toutes les mesures
nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
• Risques psychosociaux (RPS) : Les employeurs doivent intégrer les RPS, tels que le stress, le burn-out ou l’isolement,
dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) et mettre en place des actions de prévention adaptées.
Télétravail : cadre réglementaire et défis
• Cadre juridique : Le télétravail est encadré par le Code du travail et des accords spécifiques, notamment dans la
fonction publique. L’accord du 19 février 2024 précise que le temps de travail en télétravail est défini par le règlement intérieur du
service, avec un décompte identique à celui sur site.
• Obligations de l’employeur : Les employeurs doivent assurer la santé et la sécurité des télétravailleurs, en évaluant les
risques spécifiques liés au télétravail et en adaptant les mesures de prévention.
• Risques spécifiques : Le télétravail peut entraîner des risques tels que l’isolement, la surcharge de travail, la sédentarité
ou des troubles musculo-squelettiques. Il est essentiel de mettre en place des politiques de prévention pour y faire face.
Enjeux pour les employeurs.
• Formation et sensibilisation : Il est recommandé de former les managers et les salariés à la détection des
signes de mal-être et à la gestion des risques psychosociaux.
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CONCLUSION :
La santé au travail est aujourd’hui un enjeu central pour les entreprises, les travailleurs
et les pouvoirs publics. Les maladies professionnelles et les accidents du travail
représentent non seulement des drames humains, mais aussi des coûts économiques et
sociaux considérables. Leur prévention, leur reconnaissance et leur prise en charge
relèvent d’un équilibre entre responsabilité individuelle, engagement de l’employeur et
cadre législatif clair.
Nous avons vu que les maladies professionnelles sont souvent invisibles, progressives,
et parfois mal reconnues, tandis que les accidents du travail sont soudains, mais parfois
évitables. Dans les deux cas, les impacts peuvent être durables, tant sur le plan
physique que psychologique. D’où l’importance d’une politique de prévention
rigoureuse, d’un suivi médical adapté, et d’un accompagnement humain et juridique
bien structuré.
Aujourd’hui, de nombreuses initiatives émergent dans les organisations pour
promouvoir le bien-être au travail : meilleure ergonomie, équilibre vie
professionnelle/vie privée, lutte contre les risques psychosociaux, etc. Toutefois, il reste
encore beaucoup à faire, notamment dans les pays où la législation est peu appliquée ou
où le travail informel est dominant.
En somme, garantir la santé et la sécurité au travail n’est pas un luxe, mais une
exigence éthique, juridique et économique. Cela suppose une implication de tous :
employeurs, salariés, médecins, syndicats, institutions. Car un travailleur en bonne
santé, c’est une entreprise performante et une société plus juste.
26
Thanks
you!
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