PIED CREUX
ETUDE CLINIQUE ET
RADIOLOGIQUE,
CHUC
2024
Dr BOUCHETOB
Plan:
I. Définition
II. Intérêt de la question
III. Rappel anatomo–physiologique
IV. Anapath
V. Ethiopathogénie
VI. Clinique
VII. Etude radiologique
[Link]
IX. Conclusion
I. Définition :
C’est une exagération du creux de la
voute plantaire par augmentation de la
hauteur des arches longitudinales du pied
Il s’y ajoute fréquemment des anomalies
morpho statiques tel que :
Griffe des orteils
Désaxation de l’arrière pied
Torsion hélicoïdale du pied
II. Intérêt de la question :
Fréquence : il est rare
Diagnostic : il faudra éliminer toute affection
neurologique ou autre peuvent être à
l’origine, c’est diagnostic d’exclusion.
Ethiopathogénie : tjrs obscure
Traitement : le choix thérapeutique reste
difficile et pose la question :
Du moment de l’intervention
Quelle technique adopter ?
III. Rappel anatomo – physiologique :
Le pied doit s’adapter à la fois sur :
Plan statique : le maintien de l’appui
Force dynamique : assure la marche.
Il existe un compromis entre l’armature
osseuse rigide et les éléments musculo-
tendineuse.
1) Etude statique :
Voutes plantaires « Arches du pied » :
la plante est une voute soutenue par 03
arches : ant – ext – interne
Arche int Arche ext
Stabilité de la voute plantaire :
Eléments actifs : muscles
intrinsèque et extrinsèque
Eléments passif : assure
l’assemblage des pièces osseuses
Grand ligament plantaire :
ligament calcaneo- cuboidien
Ligament calcaneo- scaphoidien inf qui
s’oppose à la chute du calcanéum.
2) Etude dynamique:
Etude de la marche : Au cours de la
marche, le déroulement du pas va imposer à la voute plantaire
des efforts et des déformations qui mettent bien en
évidence sa rôle d’amortisseur, les 04 temps des pas :
Temps 1 : phase taligrade de prise de contrôle avec le
sol par le bord externe du talon
Temps 2 : phase plantégrade de contact max
Temps 3 : phase de 1ère poussée motrice qui va soulever le talon sous
l’effet de la contraction des extenseurs de la cheville (triceps)
Temps 4 : phase digitigrade avec 2e impulsion motrice fournie
triceps et prolongé par une 2e impulsion
par le due à la contraction des
fléchisseurs des orteils
Physiologie de l’arrière pied :
C’est l’arrière pied qui transmet le poids du corps à
l’avant pied ce travail est confie à l’astragale
Le calcanéum oriente et dirige l’avant pieds.
- Articulation Tibio- astragaliénne :
Articulation trochléenne, serrée, capable d’un seul
degré de liberté dans le plan sagittal
- Articulation sous astragaliénne :
Articulation trochléenne avec deux surfaces
articulaire antéro- interne et postéro- externe
- Articulation médio –tarsienne de CHOPART :
Articulation trochléenne en S italique formé e de 02
parties
Interne : scaphoïde
Externe : calcaneo- cuboidienne .
Physiologie de l’avant pied :
- Articulation tarso- métatarsienne de
LISFRANC :
Elle met en présence :
03 cunéiformes en dedans
Le cuboïde en dehors avec les
bases de 5 métatarses
Rôle fondamental dans la dynamique du pied,
assurer la souplesse de l’avant pied
rôle d’amortisseur et de propulseur de la
partie antérieure du pas.
- Articulation métarso- phalangienne :
Rôle d’appui au sol et propulseur des
fléchisseurs du pied.
IV. Anapath :
1) Mécanisme d’appariation du pied
creux :
a) Arche du pied normal :
La voute longitudinale du pied repose en
arrière sur le calcanéum et en avant sur les
appuis métatarsiens,
B) Constitution du pied creux varus.
La progression du pied creux au cours de la
croissance à été bien explicitée par
SCHNEPP : « tout ce passe comme si
dans l’enfance et l’adolescence les
parties molles plantaires agissent comme
la corde trop courte d’un arc
osseux ».
2) Différents types du pied creux :
Il faut distinguer deux catégories
différentes selon que le cavus:
Se constitue dans le plan sagittal
exclusivement, pied creux direct,
ou Présente une déformation dans les trois
plans de l’espace : Pied creux antéro-
interne
A) Pied creux direct:
- Déformation exclusivement sagittale de la
voute plantaire
- La verticalisation de l’avant pied
intéresse de façon égale les deux arches
interne et externe
1- Pied creux anterieur:
2- Pied creux postérieur:
3- Pied creux direct mixte:
B) pied creux antéro- interne :
L’exagération de la forme héliocoïdale du
pied faite d’une pronation excessive de
l’avant pied sur le médio- pied et une
supination de l’arrière pied ou varus du
talus
C) Les déformations:
le pied creux comporte 03 déformations
1) Le cavus : Déformation majeur de PC,
constitue au niveau de médio – pied
2) Le varus calcanéenne :
Par compensation de La pronation excessive
de l’avant pied, nette dans le PC interne, le
pied est obligé de virer sur son axe
longitudinal et de se placer en varus,
3) La griffe des orteils :
Association de l’hyper extension de la 1er
phalange et l’hyper flexion de la 2e
phalange réalise la griffe des orteils +++
V. Ethiopathogénie :
A. PC direct :
Chez l’enfant 04 étiologies principales sont retrouvé :
-PC essentiel
- Paralysie isolée du triceps
- Paralysie des extenseurs des orteils
- Etiologie congénitale non traumatique
Chez l’adulte :
PC post par paralysie tricipitale
PC antérieure par atteinte de la loge antérieure
B. PC antéro –interne :
Pathogénie : le trouble initial réside dans un déséquilibre du relai métatarso
phalangien, d’origine neurologique par paralysie des petits muscles intrinsèque et par
trouble de synergie responsable de 02 anomalies :
En amont : le creux interne
Sur l’effet poulie de l’aponévrose plantaire sous les têtes métatarsienne.
Verticalisation prédominante des métatarsiennes internes liées aux rayons de
courbures décroissant des têtes du métatarse entraine une pronation irréductible de
l’avant pied
Cette pronation est composé par :
Varus globale de l’arrière pied du bloc calcanéo- pédieux dans le plan – frontal
Rotation externe de la jambe et l’astragale dans le plan horizontal
En avant :
La griffe des orteils par association de l’extenseur de P1 et flexion de P2 sur P1
Ces deux anomalies peuvent évoluer indépendamment l’une de l’autre ce qui explique
les différentes situations clinique observé.
VI. Clinique :
1)Les signes fonctionnels:
a)Troubles de la marche :
Crampe
Difficulté de gravie les terraines à forte
pente
Entorse à répétition
B) Symptomatologie douloureuses
Souvent chez l’adulte qu’est le maitre
symptôme.
C) Difficulté de chaussage :
à cause des déformations
2) Les signes physiques:
a) Sur un pied en charge: les
déformations sont caractéristique;
b) La marche :
- Sur la point des pieds est généralement
normale, permet d’évaluer la force du triceps
- Sur les talons elle est quasi- impossible.
c) En décharge :
- Insuffisance de la dorsiflexion du pied
- La réductibilité des déformations, et
apprécier les zones d’appuis; La corde
plantaire et une éventuelle rétraction du
tendon d’Achille,
d) Le test de rotation interne de la jambe en
charge apprécier la réductibilité du creux mais
qui reste non fiable,
e) Test de la planchette : décrit par
COLEMAN
f) Examen du pied controlatéral
3) Examen neurologique :
Inspection :
Démarche saccadé « spastique »
Démarche chaloupée Troubles
vasomoteurs des extrémités : atteinte
périphérique
Amyotrophie musculaire
Etudie des reflexes :
Testing musculaire
Sensibilité profonde et superficielle
Ex complémentaire :Rx lombo –sacré –
EMG
4) Empreintes plantaires
« PODOSCOPIE » :
Rétrécissement de l’empreinte
plantaire jusqu’ à disparation à la partie
moyenne et parallèle à la gravité du pied
creux avec ses 03 degrés classique :
1er degré 2e degré
3e degré
3e degré+perte d’appui
[Link] radiologique :
- Elle est d’un grand intérêt et permet :
Etude de la morphologie et de la structure
des pièces osseuse et leur rapport
- La cotation d’une déformation et d’un
retentissement ostéo- articulaire
- L’examen radiologique se fait chez un
sujet debout en charge et fait appel à trois
incidences fondamentales :
Profil du pied
Face dorso- plantaire
Face de la cheville cercle de MEARY.
1) Profil du pied en charge: Permet de
calculer
a) Angle de DJIAN-ANNONIER 120-135
C’est l’angle de la voute plantere
b) Angle de MEARY- TOMENO : 0°
c) Angle d’attaque des métatarses au sol
(pente des métatarses) de SHNEPP : 20 °
d) Angle de la pente du calcanéum : 15 -
25 °
e) Angle de HIBBS : 135 – 140 °
2) Face dorso- plantaire : Objective
les défauts dans le plan horizontal et
permet les mensurations suivantes :
a) Angle de divergence astragalo -
calcanéenne : 15 – 20°
b) Metatarsus varus : 5 – 10 °
3) Incidence de face de la cheville avec
cerclage métallique de MEARY:
4) Incidence sésamoïdienne de GUNTZ :
Conclusion Radiolo- clinique : au terme
de ces examens Clinique et radiologiques on
a:
Type I : PC totalement réductible
Type II : PC partiellement réductible
Type III : PC important irréductible
VIII. Evolution :
La succession dans le temps de trois fromes
anatomiques du PC souligne l’évolutivité
de ce dernière
Cette notion d’évolutivité vers la fixation
morphologique des déformations justifie
une attitude thérapeutique aux stades
précoce à fin d’agir avant que les
déformations osseuses définitive n’auront
rendu irréversible.
IX. Conclusion:
Le PC nécessite plus que toutes les
affections orthopédiques une surveillance
attentive, à la fois médicale et chirurgicale
C’est grâce à une concertation régulière et
durable que le sujet atteint de cette lésion
pourra bénéficier d’une action curative, et
que l’on pourra éviter ces déformations
inécoutables invalidante pour la marche
et la chaussage sans oublier l’esthétique qui
joue un rôle non négligeable dans toute
affection du pied.
MERCI