Cours Macroeconomie II
Cours Macroeconomie II
MACROÉCONOMIQU
ES II
PROFESSEUR PANU KITENGE
UNIVERSITE DE KINSHASA
FACULTE DES SCIENSCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
Économie
• Étude de l’utilisation des ressources rares pour satisfaire des besoins
illimités. Étude de la manière dont la société alloue ses ressources
rares.
• Microéconomie: Étude de la prise de décision des ménages et des
entreprises et de leurs interactions sur les marchés.
• Macroéconomie: Étude des phénomènes économiques considérés
globalement, notamment l’inflation, le chômage et la croissance
économique.
Les dix principes
• COMMENT LES GENS PRENNENT-ILS DES DÉCISIONS? (4
principes)
• Généralement, on peut écrire que les flux correspondent aux variations des stocks :
DSTOCK = FLUX
•
1.2. Agents, opérations et actifs
• Comme en comptabilité nationale, les agents économiques sont regroupés ici selon leur fonction
principale. Les catégories pertinentes à notre analyse sont :
les Entreprises, qui sont des entités produisant des biens et des
services en combinant essentiellement les facteurs capital et travail ;
les Ménages, qui se caractérisent par leur demande de biens de
consommation finale et leur offre de travail ;
les Administrations publiques, qui effectuent d’autorité des
prélèvements(T) et des transferts de revenus ;
les Institutions de crédit, qui assurent le financement des agents économiques;
le Reste du monde, qui regroupe tous les agents économiques non-résidents
dans le pays.
Opérations économiques
•En comptabilité nationale, les opérations économiques se classent généralement en trois catégories essentielles :
- Les opérations sur biens et services : elles retracent l’origine et la destination des biens et services en circulation dans une
économie.
- La destination des biens et services est triple : consommation (finale ou intermédiaire), accumulation (en biens durables et non
durables) et exportations.
- Les opérations de répartition : elles se réfèrent à la distribution des revenus primaires et à la redistribution des revenus
secondaires.
- Les opérations financières : elles concernent les modifications intervenues dans les créances et dettes des agents
économiques.
1.3. Prix et taux d’intérêt
• Dans une économie de troc, n’importe quel bien peut servir de numéraire. Avec n biens, on aurait
alors (n–1)(n/2) termes de l’échange ou prix relatifs.
• L’introduction de la monnaie comme numéraire dans l’analyse transforme tous les prix en prix
monétaires.
• Nous désignerons par P l’indice synthétique du niveau général des prix, qui est susceptible de
varier d’une période à l’autre en fonction de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie.
•Comme indiqué ci-dessous, l’inflation (ᴫ) est la mesure en pourcentage de la hausse du
niveau général des prix, au cours d’une période donnée :
•
• (2.1) 1 = (P1 – P0)/P0 (Ce qui implique P1/P0 = 1 + 1).
• Une autre distinction non moins importante est celle entre le taux d’intérêt réel (r) et le taux
d’intérêt nominal (i). Le premier est le rendement de l’épargne calculé en termes de biens ; le
deuxième est le rendement de l’épargne calculé en termes de monnaie.
Exemple
• Pour illustrer cette dernière distinction, admettons qu’un ménage s’abstienne de consommer une
unité de son produit – disons la chèvre – qui vaut aujourd’hui sur le marché P1 unités monétaires.
S’il utilisait ce montant pour acquérir par exemple des bons du Trésor, il aurait un revenu de
placement de P1 (1 + i).
• Ceci représente le rendement nominal de son épargne. A la période suivante, sachant que le prix
de la chèvre est de P2, il a le loisir de convertir le produit de son placement financier exactement en
P1 (1 + i)/P2 unités du bien initial. Il s’agit là du rendement réel de son épargne.
• ou encore : (1 + r) (1 +2) = (1 + i)
• 1 + r+ 2 + r2 = 1 + i.
• Si nous supposons que le terme (r,2 ) est assez négligeable dans l’expression
• (1 + r + 2 + r.2 = 1 + i), il s’ensuit que le taux d’intérêt réel et le taux d’intérêt nominal sont
reliés comme suit :
• (2.4) r=i–2 ce qui implique i = r + 2.
• La relation (2.4) stipule simplement que le taux d‘intérêt réel (r) est égal au taux d’intérêt
nominal (i) corrigé du taux d’inflation ().
• Il est évident que les deux taux d’intérêt sont identiques lorsque le taux d’inflation est nul.
•Cela est logique parce que le rendement nominal de l’épargne, constituée à la période 1,
ne sera effectif qu’au cours de la période 2.
1.5 La mesure du revenu national d’un pays
• On va d’abord définir le PIB (1) avant de passer en revue les trois façons de le calculer (2). On déduira alors une égalité
comptable importante (3).
•
1) Définition du PIB
• Le PIB a une définition unique mais peut être calculé de trois façons différentes, cohérentes entre elles.
• Produit intérieur brut ou PIB : valeur monétaire de l’ensemble des biens et services finaux produits sur le territoire d’un pays
pendant une période donnée.
• Tous les termes sont importants :
•
- ensemble des biens et services : le PIB est censé mesurer tout ce qui est produit comme richesse dans l’économie. Cela inclut donc
tous les biens et tous les services.
• Certaines activités sont cependant exclues du PIB à cause de la difficulté rencontrée pour les mesurer. C’est le cas des activités illicites et
•
• des activités domestiques.
•
- pendant une période donnée : le PIB est donc un flux. Ce n’est pas une mesure de la richesse totale mais de la richesse produite au
cours d’une période donnée. Les données sont en général disponibles à une fréquence trimestrielle ou annuelle.
•
- biens et services finaux : on exclut les consommations intermédiaires pour éviter de les compter deux fois.
•Par exemple, si on n’exclut pas les pneus du PIB, on va les compter lorsqu’ils seront
vendus à un constructeur automobile par le producteur de pneus et une seconde fois lors de
la vente des véhicules.
•Cette règle admet cependant une exception : si les pneus sont stockés, ils sont
considérés comme une consommation finale pour la période courante. Ils seront déduits du
PIB au moment où ils seront déstockés.
- produits sur le territoire : c’est la production des unités résidentes qui compte. Un Chinois
qui travaille au RDC ne fait pas augmenter le PIB Chinois mais le PIB RDC. En revanche, un
Congolais qui travaille en Chine fait augmenter le PIB Chinois.
- valeur monétaire : comme le PIB doit agréger des biens et services très différents, il faut les
exprimer dans une unité commune. Cette unité commune est une unité monétaire (dollar,
euro, CDF) et elle permet d’additionner des pommes, des poires, des machines outils; etc.
• On mesure donc la valeur des biens grâce à leur prix. C’est pourquoi on parle de PIB nominal. En
général si on parle de PIB, on a en tête le PIB nominal. Il existe pourtant d’autres PIB, comme nous
le verrons dans la suite de cette section.
• Le PIB mesure la production totale d’un pays. Il dépend donc de sa taille, ce qui ne facilite par les
interprétations. C’est pourquoi on utilise souvent le PIB par habitant, appelé aussi PIB par tête, ou
PIB per capita. Il s’agit simplement du PIB divisé par le nombre d’habitants.
• 2) Les trois modes de calcul du PIB
• Il existe trois façons de calculer le PIB qui aboutissent toutes au même nombre. Elles reposent
chacune sur une autre optique de la mesure de la richesse créée pendant une période donnée.
• 1ère optique : optique de la production
• C’est l’application directe de la définition du PIB que nous venons de commenter. On cherche à
mesurer la richesse produite dans l’économie. Dans ce cas, le PIB est simplement la somme des
valeurs ajoutées : PIB = S
VA
• La valeur ajoutée d’un bien correspond à la différence entre la valeur du bien ou du service et la valeur des
biens intermédiaires (inputs matériels) qui ont été nécessaires pour le réaliser.
• ex : si un livre vaut 10€, et qu’il a fallu 1,50€ de papier et 50 centimes d’encre pour l’imprimer, la valeur
ajoutée de ce livre vaudra 10 - 1,50 - 0,50 = 8€.
• 2ème optique : optique de la dépense
• Le PIB mesure le revenu d’une année, mais ce revenu va aussi être dépensé. Or, au niveau du pays dans
son ensemble, la dépense va être égale au revenu. On peut donc mesurer le PIB indirectement en
mesurant les dépenses.
• Une autre façon de présenter la même idée consiste à dire qu’on va mesurer la richesse au moment où elle
va être utilisée.
• Dans les deux cas on peut dire que le PIB va être égal à la somme des dépenses ou des utilisations. On dit
que le PIB est égal à la somme des demandes finales.
PIB = S Demandes finales
• Le PIB calculé par l’optique de la dépense est donc égal à la somme de la consommation finale, de
l’investissement (ou formation brute de capital fixe), de la variation des stocks et des exportations nettes.
• 3ème optique : optique des revenus
• Lorsque la richesse a été produite, elle doit être distribuée. Une troisième façon de la mesurer
consiste donc à calculer la somme des revenus des facteurs de production (salaires, revenus du
capital…).
• Plus précisément le PIB sera la somme des rémunérations des salariés versées par les unités
résidentes (revenus du travail) et des excédents bruts d’exploitation des unités résidentes (revenus
du capital), auxquels on ajoutera les impôts liés à la production et on soustraira les subventions
d’exploitation (revenus nets de l’Etat liés à la production).
• NB : Les trois mesures doivent donner exactement le même résultat.
Exemple : Le PIB RDC en 2010 (en millions CDF)
Optique de la production Optique de la dépense Optique du revenu
+ Impôts sur les 37894.5 Consommation finale des 83681 Excédent 124034
revenu mixte
importations
• Le PIBcf est une meilleure mesure de la production que le PIBpm parce qu’il est insensible
aux variations des prélèvements et subventions publics.
• En augmentant les impôts indirects, l’Etat fait augmenter le prix des biens, ce qui augmente le
PIBpm sans augmenter la quantité de biens produite.
• Le PIBcf reste quant à lui constant dans les mêmes circonstances.
3. L’identité comptable fondamentale
• Cette égalité est une définition, d’où le signe « ≡ ». Elle est donc toujours
vraie.
• On va compléter cette première égalité par une autre qui définira l’épargne.
•Par analogie avec le cas d’un consommateur individuel, l’épargne
(S) est définie par la différence entre le revenu et la consommation
(C). Or on sait que le PIB (Y) est aussi égal à la somme des
revenus. Par conséquent : S ≡ Y – C ……………..(2)
•Comme il s’agit aussi d’une définition, cette deuxième égalité est,
elle aussi, toujours vraie. Par conséquent, si on combine les deux
définitions, on obtiendra une expression toujours vraie.
• On remplace Y par sa valeur dans l’équation(2)
• S = ( C + I) – C , après simplification nous aurons S=I
• On obtient alors l’identité comptable fondamentale en
économie fermée sans Etat. Comme elle résulte de la combinaison
de deux égalités toujours vraies, elle est aussi toujours vraie.
• Conclusion: Elle traduit le fait que la production est répartie
entre les consommateurs et les entreprises. Ce qui n’est pas
consommé, donc épargné, peut être investi et vice versa.
• Une fois cette identité comptable comprise, on peut par le même
raisonnement l’étendre au cas d’une économie ouverte avec un Etat,
qui est beaucoup plus réaliste.
• On part de la définition du PIB par la dépense qui donne à
présent :
•
• Y ≡ C + I + G + NX (4)
• Où G représente les dépenses publiques et NX les exportations
nettes des importations, c’est-à-dire les exportations moins les
importations.
• En simplifiant et en réarrangeant, on obtient une identité comptable
intéressante :
•
•
• On définit toujours l’épargne comme la différence entre le revenu et
la consommation. Cependant, il faut à présent soustraire un prélèvement
important sur le revenu brut avant d’obtenir l’épargne : les impôts. Si on
note les impôts T, on peut écrire :
• S=Y-C-T (5)
•
• Remplaçons le revenu par sa valeur dans l’expression de l’épargne :
• S = (C + I + G + NX) - C - T (6)
• En simplifiant et en réarrangeant, on obtient une identité comptable
intéressante :
•
(S - I) + (T - G) =
NX
capacité de financement = solde de la
balance commerciale
•
Interprétation de l’équation
• On peut interpréter cette identité comme traduisant le fait que les
productions qui ne sont pas utilisées à l’intérieur des frontières du
pays peuvent être envoyées à l’étranger. En d’autres termes,
l’excédent commercial est égal à la somme de l’épargne privée et
de l’épargne publique.
• A l’inverse, si l’excédent budgétaire est négatif, c’est-à-dire si on
observe un déficit budgétaire, et si l’épargne privée ne le
compense pas, on observera aussi un déficit commercial. Il est
donc fort probable qu’un déficit budgétaire soit accompagné d’un
déficit commercial et réciproquement.
• C’est pourquoi on parle des déficits jumeaux ou « twin deficits ».
B. La comparaison du PIB dans le temps et dans l’espace
• Jusqu’à présent, nous avons calculé le PIB pour une période donnée et
pour un pays donné. Cela nous a permis d’observer comment il était utilisé
et réparti. On pourrait souhaiter aller plus loin dans l’analyse.
• En particulier, il serait instructif de pouvoir décrire son évolution au cours
du temps, pour mesurer la croissance. Il serait aussi intéressant de
pouvoir comparer les PIB de différents pays, ne serait-ce que pour avoir
une idée des écarts entre la RDC et la Belgique ou RDC et Nigeria ou soit
entre pays développés et en développement ;
• Ces deux comparaisons, dans le temps et dans l’espace, sont impossibles
avec le PIB nominal que nous avons défini plus haut et dont les raisons
ont été fournies.
• Raisons:
• 1) les prix évoluent au cours du temps;
Raisons non faire la comparaison
• - comparer des PIB nominaux, on ignore si les différences observées sont dues à des différences
de quantités ou de prix.
1) Le PIB réel
•Lorsque l’on souhaite comparer les PIB de deux années différentes, on souhaite
comparer la richesse produite pendant ces deux années. Or entre ces deux années, les prix
ont forcément changé. Cela peut être dû à l’inflation et/ou à des variations de prix relatifs,
mais une tonne de blé reste une tonne de blé quel que soit son prix.
•Dans ce cas, il faut donc trouver un moyen de neutraliser les mouvements de prix. Pour
ce faire, le plus simple est de partir d’un exemple simple.
1)Le PIB réel (1)
• Exemple: Supposons qu’une économie produise uniquement du blé et de l’acier.
• Le tableau suivant décrit l’évolution des quantités et des prix entre 2009 et 2010 :
•Pour calculer le taux de croissance entre deux années, on doit donc absolument
toujours utiliser le PIB réel. Par commodité, on se contente de parler du taux de croissance
du PIB, mais il faut entendre taux de croissance du PIB réel.
• Dans l’exemple, le taux de croissance du PIB est donné par :
•
• Taux de croissance = 100 × (PIB réel2010 - PIB réel2009) / PIB réel2009
= -14,29 %
Le taux de croissance est négatif, ce qui traduit une diminution de la
production du pays en termes réels.
Taux de croissance du PIB réel : 2000-2010
• On trouve les taux de croissance les plus élevés dans certains pays
en développement qui sont en train de décoller, comme la Chine ou
l’Inde. Le graphique ci-dessous illustre l’évolution du taux de
croissance dans ces trois pays.
• Dans l’exemple, le déflateur pour 2010 est égal à : 1300 / 600 = 2,167. Pour
l’année de base (2009), il est égal à un par construction.
•
Le PIB à parité des pouvoirs d’achat (PPA)
• Dans une large mesure, les problèmes qui se posent pour comparer les
PIB dans le temps se posent également lors des comparaisons dans l’espace.
En effet, les prix peuvent différer d’un pays à l’autre.
• ex : le coût de loyer est plus cher à Lubumbashi qu’à Kinshasa(RDC et
Paris)
• . De même, une coupe de cheveux est beaucoup plus chère à RDC qu’en
Afrique du Sud.
• Dans le cas des comparaisons entre des pays qui n’utilisent pas la
même monnaie, une complication supplémentaire apparaît.
• Pour convertir les deux PIB dans une unité commune, on utilise un taux de
change, qui est simplement le prix d’une monnaie exprimé dans une
autre.
• Compte tenu de l’imprécision des données, les organisations internationales préfèrent présenter
leurs résultats sous forme de classement. L’OCDE par exemple distingue ainsi les pays à revenu élevé
(Etats-Unis), élevé-moyen (Belgique), moyen-bas (Corée), et bas (Russie ou Mexique).
•
2) D’autres mesures du revenu
• Au lieu du PIB, on entend souvent parler du PNB ou Produit National Brut. Les deux agrégats
sont très proches l’un de l’autre et sont parfois utilisés indifféremment dans la discussion courante.
Il existe cependant une différence de taille entre les deux qui apparaît en comparant les deux
définitions :
• Produit national brut ou PNB : valeur monétaire de l’ensemble des biens et services finaux
produits par les facteurs de production nationaux pendant une période donnée.
• Ici, ce qui compte est la nationalité des détenteurs des facteurs de production et non le lieu de leur
activité.
• Depuis l’adoption des nouvelles normes de comptabilité nationale dans l’Union Européenne
(SEC95), le Revenu National Brut a remplacé le Produit National Brut.
• En toute objectivité, on devrait donc aujourd’hui parler de Revenu National Brut.
• Malgré ce changement, on continue donc de parler à la fois de PNB et de RNB, ces deux termes
étant presque synonymes.
PNB
• On obtient facilement le PNB (RNB) à partir du PIB. Il suffit d’y ajouter les
revenus perçus dans le reste du monde par des facteurs de production
nationaux et d’y soustraire les revenus versés aux facteurs de production
du reste du monde.
• PNB (RNB) = PIB + revenus des facteurs reçus du reste du monde -
revenus des facteurs versés au reste du monde
• La relation entre le PIB et le RNB en RDC en 2006 (en millions CDF)
Produit intérieur brut 31662,.8 316621,8
Rémunération des salariés reçue du reste
Revenus perçus du reste du monde du monde 5434,5
56145,3
•Pour une meilleure définition: le produit intérieur net mesure donc la richesse créée
nette de celle qui a été détruite au cours de la production. C’est donc une meilleure
mesure du revenu d’un pays. C’est pourquoi on l’appelle également revenu national.
•
IDH
• L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indice composite qui dépend certes du revenu
par habitant mais tient compte de la décroissance de l’utilité marginale du revenu, de l’espérance de
vie, du taux d’alphabétisation et du taux de scolarisation.
• Bien que le classement des pays en fonction de leur IDH soit globalement proche de celui obtenu à
partir de leur PIB par tête, on observe des différences.
•Ex : Le sultanat d’Oman a un PIBppa par habitant qui est presque quatre fois
plus élevé que celui de Cuba (22816 $ppa contre 6876 $ppa pour Cuba en 2008).
Pourtant, l’IDH de Cuba est supérieur à celui d’Oman (0,863 contre 0,846 en 2008).
•La différence s’explique par le fait que Cuba compense son PIB plus faible par des
efforts de scolarisation, dans le système de santé et par une répartition moins inégalitaire
des revenus.
•On constate cependant que la relation entre l’IDH et le PIBppa par tête est très nette,
surtout en dessous d’un certain niveau de revenu.
•
L’Inflation
• La solution réside dans la construction d’un indice de prix. Celle-ci se fait en trois
étapes :
- on définit le panier du consommateur moyen, c’est-à-dire la répartition de son budget entre les
différents biens et services qu’il consomme.
- on calcule le prix de ce panier de biens, à intervalle régulier (mois, année, Hebdomadaire …).
- on calcule l’indice des prix en rapportant le prix courant du panier à celui d’une année de base.
• La méthode semble très simple mais il faut garder à l’esprit que l’économie est composée de
milliers de biens.
• On suppose que le consommateur moyen consomme 4 baguettes de pain et 2 litres d’essence
chaque année. L’évolution du prix de ces deux biens est donnée dans le tableau suivant :
Prix de la baguette Prix de l’essence Prix du panier de biens Taux d’inflation
IPC
2008 1€ 2€ 8€ 100 -
2009 2€ 3€ 14 € 175 75 %
2010 3€ 4€ 20 € 250 43 %
•Pour calculer l’IPC, on commence par calculer le prix du panier de biens au cours des trois
années.
• Ppanier2008 = 4 × 1 + 2 × 2 = 8 €
• Ppanier2009 = 4 × 2 + 2 × 3 = 14 €
• Ppanier2010 = 4 × 3 + 2 × 4 = 20 €
• On choisit alors une année de base et on rapporte le prix du panier de biens de chaque année
à celui de l’année de base. C’est à ce moment là qu’on obtient l’indice des prix proprement dit. Ici
on a choisi 2008 comme année de base :
• IPC2008 = 100 × Ppanier2008 / Ppanier2008= 100
• IPC2009 = 100 × Ppanier2009 / Ppanier2008= 175 =(14 : 8)*100
• IPC2010 = 100 × Ppanier2010 / Ppanier2008= 250
• Comme l’indice des prix est un rapport entre deux variables mesurées dans la même unité, il
n’a lui-même pas d’unité.
•Il faut éviter les abus de langage. L’indice des prix ne mesure pas directement
l’inflation. Il faut pour cela franchir la dernière étape et calculer le taux de variation annuel de
l’IPC. Comme nous ne disposons que de données pour trois années, nous ne pouvons
calculer que deux taux d’inflation :
Pour mesurer le chômage, il est nécessaire de tracer une limite nette entre activité, inactivité et
chômage, afin de pouvoir classer les individus dans l’une de ces catégories.
Certaines situations sont cependant très floues :
- une personne qui travaille à temps partiel involontaire occupe un emploi mais elle est touchée
partiellement par le chômage.
- un chômeur en formation peut être considéré comme un actif, puisqu’il est chômeur, ou comme
inactif, puisqu’il suit une formation.
• Une première définition consiste à considérer comme chômeurs tous les individus qui
sont inscrits à l’ONEM (Office National pour l’EMploi), mais cette définition pose quelques
problèmes :
- - tous les chômeurs ne sont pas inscrits.
- - certains travailleurs au noir ne sont pas inscrits.
• les systèmes de prise en charge des chômeurs diffèrent d’un pays à l’autre, ce qui rend
délicates les comparaisons internationales.
•Plus précisément, le B.I.T. définit une personne en âge de travailler comme ayant 15
ans ou plus, le fait d’être sans emploi comme celui de ne pas avoir travaillé, ne serait-ce
qu'une heure, durant une semaine de référence, et le fait d’être immédiatement disponible
comme celui de pouvoir prendre un emploi dans les 15 jours prochains.
• Cette définition est précise et permet de clairement discriminer les individus actifs, inactifs et
au chômage. Elle permet surtout les comparaisons internationales.
Le circuit économique
• Les flux économiques
L’économie d’un pays peut être représentée sous la forme d’un circuit économique décrivant les
interactions entre les différents groupes d’agents économiques (ou secteurs institutionnels).
•Afin de mettre l’accent sur les caractéristiques essentielles, nous retenons ici une
représentation simplifiée comprenant quatre secteurs institutionnels : les ménages, les
entreprises, les administrations publiques et le reste du monde.
•
• Le système financier est composé de l’ensemble des marchés, des mécanismes et des institutions
qui permettent aux agents de financer leur déficit au moyen des surplus d’autres agents.
• Si l’agent en surplus finance sans intermédiaire l’agent en déficit, la transaction est une transaction
de financement direct.
• Si, par contre, le financement se fait grâce à l’intervention d’un intermédiaire spécialisé, il y a
financement indirect. Il y a donc ce qu’on appelle intermédiation financière.
• Pour financer leur déficit, les agents peuvent émettre des titres tels que des obligations ou des
actions, des bons, des hypothèques et d’autres types d’engagements.
• Ils peuvent aussi vendre des actifs financiers antérieurement acquis ou utiliser les fonds provenant
du remboursement d’une créance qui vient à échéance.
•Alors pour les agents en surplus financiers peuvent acquérir ces créances directement des
agents en déficit ou ils peuvent préférer acquérir des créances sur les intermédiaires
financiers, tels que, par exemple, les dépôts bancaires, les dépôts d’épargne, les polices
d’assurance-vie, les droits à pension ou les parts dans un fonds commun de placement.
•
La synthèse des flux économiques en économie ouverte
• La notion de circuit économique met en évidence la relation circulaire qui existe entre les concepts
de produit, de revenu et de dépense. En amont, le processus de production donne lieu à la
création de produits (PIB) et à la distribution de revenus (Y). Ces revenus peuvent ensuite être
dépensés pour acquérir les produits, traduisant ainsi en aval la demande (D).
• Il résulte de cette relation circulaire que le PIB, défini précédemment comme la somme des
valeurs ajoutées, peut être exprimé également comme une somme de revenus primaires
rémunérant les facteurs de production (RS + EBE) et des impôts liés à la production perçus
par l’Etat (TI) ou encore comme la somme des composantes de la demande intérieure finale
(Cp + Cg + Ip + Ig) et du solde des échanges extérieurs de biens et services (X – Z):
• PIB = Y = D.
• L’équation précédente peut donc être réécrite comme suit :
•
• (2.11 bis) PIB = RS + EBE + (TI – SUB) = Cp + Cg + Ip + Ig + X - Z.
• Le PIB indiqué ci-dessus est calculé aux prix du marché5. Cela signifie que la production est évaluée au
prix payé par l’acheteur, c’est-à-dire y compris les taxes sur les produits et déduction faite des éventuelles
subventions.
• En économie ouverte, le revenu Y peut revenir aux agents économiques résidents ou agents
non résidents. De façon similaire, les agents résidents peuvent recevoir des revenus des facteurs et
des transferts courants en provenance de l’étranger. Nous nous intéressons ci-après aux soldes
respectifs ou aux Revenus des Facteurs Nets (RFN) et aux transferts courants nets (TRN). Par
conséquent, le revenu national disponible brut (RNDB) est obtenu en ajoutant au PIB le flux net
de revenus primaires et de transferts courants :
•
• (2.12) RNDB = PIB + RNF + TRN
• ou encore par remplacement
•
• (2.12 bis) RNDB = (C + I) + [(X – Z) + RFN + TRN] (avec C = Cp + Cg et I = Ip + Ig).
•
•Le RNDB constitue une mesure du revenu que l’économie peut répartir entre
consommation et épargne. En effet, en réécrivant l’équation comme suit, on obtient :
•
• (2.13) RNDB – C = I + CA ou encore S = I + CA (avec CA = X – Z + RFN + TRN).
• Le terme CA est appelé solde de la balance courante ou solde courant de la balance des
paiements. Un solde positif de la balance courante traduit le fait que la nation détient des
créances sur le reste du monde ou prête à ce dernier. Un solde négatif est une indication
des dettes que la nation doit au reste du monde. En effet, lorsque l’épargne excède les
dépenses d’investissement, la nation dégage une capacité de financement. Si, au contraire,
l’épargne est inférieure à l’investissement, la nation accuse un besoin de financement :
Figure de flux économiques dans une
économie ouverte
• S – I = CA.
•
• En économie ouverte, les sources de financement de l’investissement total sont donc
l’épargne nationale (S) et les fonds empruntés au reste du monde (– CA) :
• (2.15) I = S – CA.
Reste du monde Nation
RNF + TRN
Opération
s
Z Cp + Cg courante
s
X PIB Y D
Ip + Ig
Opérations en
capital et de
CA S financement
Compatibilité des décisions et comportement des agents
• Les opérations auxquelles se livrent les divers agents économiques doivent être cohérentes entre
elles. Cette exigence, qui devra toujours être gardée présente à l’esprit, est traduite explicitement
par une comptabilité économique d’ensemble reflétée dans le tableau de la figure 2.3 ci-dessus,
appelé Tableau Economique d’Ensemble (TEE).
• Le TEE comporte trois parties :
• (i) Dans la partie supérieure sont enregistrées les opérations courantes (exportations,
importations, production, répartition des revenus et consommation finale);
• (ii) Dans la partie médiane sont dégagés les capacités ou besoins de financement sectoriels;
• (iii) Dans la partie inférieure sont reprises les opérations financières liées à l’utilisation des
capacités de financement (accumulation des créances) ou à la couverture des besoins de
financement (accumulation des dettes) par chaque secteur institutionnel.
Tableau économique d’ensemble
Nation Secteur Secteur Secteur Reste du Nation Secteur Secteur Secteur Reste du
Public Privé Financier Monde OPERATIONS Public Privé Financier Monde
- Sg Ig Sp Ip - CA Epargne Investissement - Sg Sp - CA
- - - Ip + Ig - - - -
•
Dépenses courantes + Épargne = Revenus courants.
Le taux de chômage
• La liste des bien considérés, fondée sur une étude détaillée des dépenses de consommation, vise à
représenter le panier de consommation moyen d’un consommateur type.
• Elle est révisée périodiquement. Chaque mois, les employés des instituts de statistiques observent
l’évolution des prix de ces biens, qui sont ensuite utilisés pour construire l’IPC.
• Cet indice est posé égal à 100 à la période choisie comme période de base.
•
Le solde de la balance des paiements
•La balance des paiements(BdP) est un document comptable qui retrace l’ensemble des
opérations effectuées avec l’étranger, pendant une période donnée, et qui ont une incidence
financière.
•Afin de faciliter l’interprétation du document statistique que constitue la balance des
paiements, les opérations de même nature sont généralement regroupées dans des balances
spécifiques dégageant différents soldes : solde de la balance commerciale, solde de la
balance des invisibles, solde des transactions courantes, solde des mouvements des
capitaux.
•De l’ensemble de ces transactions se dégage un solde dont l’importance est donnée par
un poste intitulé « variation de la position monétaire extérieure » qui constitue en fait le
solde (déficit ou excédent) de la balance des paiements.
Balance de Paiement(BD)
CHAPITRE 3: PRODUCTION ET EMPLOI
• 1. La fonction de production
• La production est en amont du processus économique. Elle est fondée techniquement sur la
combinaison de différents facteurs en vue de l’élaboration d’un bien ou d’un service de la manière la
plus efficace possible.
• La théorie économique tente de quantifier la liaison entre facteurs de production (inputs) et produit
final (output) par l’expression d’une fonction de production ; celle-ci exprime, pour une technique
donnée, la production maximale Q que l’on peut réaliser avec les facteurs dont on dispose.
• Cette fonction de production est certainement une simplification drastique. D’une part, le facteur
capital cherche à appréhender de manière globale tout équipement ou moyen de production un peu
élaboré (outils, machines, bureaux, bâtiments).
La demande de travail
•Une fois définie la relation technique entre produit et facteur variable, il faut maintenant
préciser à quel niveau l’entreprise représentative va fixer sa demande de travail. Le profit
maximal constitue le critère rationnel de décision de la quantité de travail que l’entreprise
choisit d’utiliser. Par définition, le profit () est la différence entre la recette totale (P.Q) et le coût
total de production (w.N). C’est cette différence que l’entreprise cherche à maximiser :
•
• (3.2) Maximiser = P.Q(N) – W.N.
• Admettons pour l’instant que les entreprises opèrent sur des marchés compétitifs des biens et
des facteurs ; ce qui implique qu’elles raisonnent à prix de vente P et à salaire nominal W
donnés.
• La quantité de main-d’œuvre N reste donc la seule variable stratégique en (3.2) qu’une
entreprise peut manipuler pour maximiser son profit. Elle n’envisagera donc d’engager un
travailleur que si son apport en recette (P.Q/N) est supérieur au salaire nominal W à lui
verser. La quantité de main-d’œuvre optimale est obtenue au point où :
• Elle n’envisagera donc d’engager un travailleur que si son
apport en recette (P.δQ/δN) est supérieur au salaire nominal W
à lui verser. La quantité de main-d’œuvre optimale est obtenue
au point où :
𝛿Q/𝛿N = W/P.
• Le terme 𝛿Q/𝛿N ci-dessus représente la productivité marginale du travail,
• (P.𝛿Q/𝛿N) = W ou alternativement
• où le signe « – » traduit le fait que la demande de travail diminue quand le salaire réel
augmente, et elle s’accroît quand le salaire réel diminue.
•
•
Fig: La courbe de demande de travail
L’offre de travail
• Dans les sociétés modernes, il est un fait que sans revenu, pas de consommation.
• où le terme W.N est le revenu généré par le travail, et PC représente la dépense totale de
consommation. Par ailleurs, la quantité totale de temps (T) dont le ménage dispose, est limitée pendant
une période donnée (jour, mois, année ou davantage) :
• T = l + N.
• (3.7) N = T – l.
• Dans la réalité, les gens veulent à la fois consommer et disposer de leur temps de loisir. Nous
admettons donc que le niveau de satisfaction totale U du ménage est fonction de biens C qu’il
consomme et du loisir l qu’il peut s’offrir
• (3.8) U = U(C, l).
• L’accroissement du salaire réel provoque une rotation de la droite de budget autour du point A,
donnant ainsi la nouvelle droite AB’ (voir figure 3.4 ci-après).
Fig: Variation du taux de salaire et offre de travail
•La hausse du salaire réel entraîne une diminution du temps de loisir et une augmentation
de l’offre de travail, comme le résume la fonction d’offre de travail suivante :
•
• (3.10) NS = NS(W/P).
• (+)
•
•Il s’agit
•
- du rôle des syndicats ;
- de l’existence des salaires d’efficience payés par les entreprises ;
- du salaire minimum légal édicté par l’Etat ; et
- de certaines réglementations du marché du travail.
Salaires réels, emploi et chômage d’équilibre
• Le paradigme de la concurrence parfaite ne rend pas compte d’un paradoxe majeur du marché du
travail, à savoir : l’existence simultanée des postes vacants et de certaines personnes sans emploi.
• Une série d’imperfections, d’origine tant économique qu’institutionnelle, font que les marchés du
travail peuvent se trouver en équilibre alors même que le chômage global excède le niveau du
chômage volontaire.
•Il arrive, d’une part, que les travailleurs excédentaires dans un secteur, quoique disposés à
travailler pour un salaire réduit dans un autre secteur, ne peuvent y être employés faute d’un
savoir-faire spécifique.
• D’autre part, certains travailleurs qualifiés sont simplement au chômage parce qu’ils ne
sont pas au courant de l’existence des postes vacants mieux payés dans leurs secteurs.
Ainsi, le chômage observé peut comporter une partie du chômage dit
• « frictionnel » et du chômage « structurel ».
• Le chômage frictionnel s’explique tout simplement par le temps qu’il faut à un chômeur pour trouver un emploi
correspondant à ses qualifications et à ses aspirations. Le volume du chômage frictionnel varie dans le temps
non seulement en fonction de la
• volonté des deux parties concernées – offreurs et demandeurs d’emplois – de se rencontrer
promptement, mais également sous l’effet du climat économique général.
• Le chômage structurel correspond à une inadéquation entre l’offre et la demande de travailleurs. Les
déséquilibres peuvent venir du fait que la demande d’une sorte de travail augmente alors que celle d’une
autre sorte diminue, et que les offres ne s’y ajustent pas rapidement.
•La discussion précédente sur la détermination du salaire peut être résumée par l’équation
suivante :
• (3.11) W = Pe F(u, z)
• (– ,+)
• dans laquelle W, le salaire nominal, dépend de trois facteurs :
le niveau des prix anticipé, Pe ;
le taux de chômage, u ;
une variable composite z représentant tous les autres facteurs affectant la détermination
des salaires.
Question: Pourquoi le niveau des prix
influencerait-il les salaires ?
• Tout simplement parce que, d’une part, les travailleurs ne se soucient pas du nombre de francs
qu’ils reçoivent, mais de la quantité de biens que leur salaire nominal permet d’acheter : c’est leur
salaire en termes de biens, W/P, qui leur importe.
• D’autre part, les entreprises s’intéressent aux salaires qu’elles paient en termes de biens vendus.
Les entreprises s’intéressent donc elles aussi à W/P.
• Si les travailleurs en même temps que les entreprises anticipaient que le niveau des prix P allait
doubler, ils se mettraient certainement d’accord pour doubler le salaire nominal W.
La détermination des prix
• Nous venons d’étudier la détermination des salaires pour un niveau donné des prix anticipés.
Nous allons maintenant examiner la détermination des prix pour un niveau donné des salaires.
• Les prix dépendent des coûts. Les coûts dépendent de la fonction de production. Nous allons
supposer ici que les firmes n’utilisent qu’un seul facteur de production variable, le travail, selon la
fonction de production suivante :
• Y = AN où Y est la production, N l’emploi et A la productivité du travail qui est
constante et égale à A = 1.
• Une telle fonction de production implique que produire une unité supplémentaire a pour coût
l’embauche d’un salarié supplémentaire, au salaire W.
• Cela revient à dire que le coût marginal de production est égal à W. Si le marché des biens était
parfaitement concurrentiel, le prix d’une unité de produit serait égal à son coût marginal : P serait
égal à W.
• ce phénomène veut dire que les firmes fixent leurs prix selon la règle suivante :
• P = (1 + Ѳ).W
• où Ѳ est la marge du prix par rapport au coût (« mark-up »). Si les marchés étaient parfaitement concurrentiels, Ѳ serait
égal à zéro et l’on aurait P = W. Dans le cas contraire, le prix est supérieur au coût marginal, c’est-à-dire que Ѳ est positif.
• Si l’on suppose que le salaire nominal est fonction du niveau courant des prix P, et non du niveau anticipé Pe,
l’équation W = Pe F(u, z) devient W = P F(u, z).
• (– ,+)
Si l’on divise les deux membres de cette dernière équation par le niveau des prix, on obtient :
•
• Cette relation inverse entre le salaire réel et le taux de chômage – appelée la relation WS,
• « wage-setting relation » – est représentée sur la figure 3.6 par la courbe décroissante WS.
• Quelles sont les implications de la détermination des prix ? Si l’on divise les deux membres de
l’équation P = (1 + Ѳ).W par le salaire nominal et en réarrangeant, on obtient :W/P = 1/(1 + Ѳ).
•
• La relation ci-dessus est dénommée la relation PS (« price-setting relation »). Elle est représentée
par la droite horizontale PS sur la figure ci-dessus.
•
•
CHAPITRE 4. CONSOMMATION, EPARGNE, INVESTISSEMENT,
CONTRAINTE BUDGETAIRE ET RESTE DU MONDE
• Dans le calcul du PIB selon l’optique de la demande, il a été fait appel aux composantes suivantes :
la consommation finale, l’investissement et les ventes nettes à l’étranger de biens et services.
• L’un des objectifs de ce chapitre est précisément de voir comment la théorie économique explique
le comportement des éléments constitutifs de la demande globale.
• Le point de départ est microéconomique. Il se fonde sur l’hypothèse de comportements rationnels.
• On admet, en effet, que les agents cherchent toujours l’optimum, au sens où ils s’efforcent
d’affecter au mieux les ressources dont ils disposent, compte tenu des possibilités qu’ils
disposent.
• Par exemple:, Quelqu’un qui prête aujourd’hui au voisin 100 épis de maïs, devra recevoir
demain 100(1 + r) épis de maïs. Réciproquement, s’il veut obtenir 100 épis de maïs demain, il devra
donc en prêter 100/(1 + r) aujourd’hui.
• Un épis de maïs demain équivaut à 1/(1 + r) épis de maïs aujourd’hui. Cela indique que la valeur
d’un bien demain est inférieure à sa valeur aujourd’hui.
• C’est pourquoi le taux qui mesure le coût de la consommation différée doit être positif.
• Les opérations de prêt et d’emprunt des agents économiques reviennent à transférer des
ressources dans le temps.
• L’emprunt anticipe l’affectation de certaines ressources, qui ne seront donc plus disponibles
demain. Au contraire, les agents qui prêtent reportent à plus tard la dépense de ressources
actuellement en leur possession.
• Ces deux actions établissent un lien entre le présent et l’avenir(futur) : les dettes devront être
remboursées et les créances accumulées seront un jour dépensées. Cette faculté d’emprunt et de
prêt est synthétisée dans la contrainte budgétaire intertemporelle des agents économiques.
La contrainte budgétaire intertemporelle des ménages