0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
150 vues26 pages

Plab 019

Le document présente un programme de lutte contre la bilharziose urogénitale, une maladie parasitaire causée par le schistosoma hæmatobium, qui affecte principalement les régions tropicales. Il aborde l'épidémiologie, les signes cliniques, les complications, ainsi que les objectifs de dépistage et de chimiothérapie pour contrôler la maladie. Des stratégies de lutte contre le mollusque hôte intermédiaire et des modalités de suivi post-traitement sont également décrites.

Transféré par

elhayaniayoub9
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
150 vues26 pages

Plab 019

Le document présente un programme de lutte contre la bilharziose urogénitale, une maladie parasitaire causée par le schistosoma hæmatobium, qui affecte principalement les régions tropicales. Il aborde l'épidémiologie, les signes cliniques, les complications, ainsi que les objectifs de dépistage et de chimiothérapie pour contrôler la maladie. Des stratégies de lutte contre le mollusque hôte intermédiaire et des modalités de suivi post-traitement sont également décrites.

Transféré par

elhayaniayoub9
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MINISTERE DE LA SANTE

DELIGATION PROVINCIALE DE OUARZAZATE


IFCS OUARZAZATE

PROGRAMME DE LUTTE
CONTRE LA BILHARZIOZE
URO- GENITALE (BUG)

Année 2016-2017
Mr :Biskrane
I/ la maladie

La bilharziose urogénitale est une affection parasitaire due à la


présence dans les veines de la vessie d’un vers de la classe des
trématodes et du genre schistosoma et de l’espèce hæmatobium.
Elle appartient à un groupe de maladies désignées sous le nom de
Schistosomiases.
Les autres espèces de schistosomes reconnues chez l’homme sont :
S. mansoni : (Sambon 1907) bilharziose intestinale
S. intercalatum : (Fischer 1934) bilharziose intestinale
S. japonicum : (Katsurada 1904) bilharziose hépatosplénique
La schistosomiase est l’une des principaux problèmes de santé des
régions tropicales et subtropicales. Elle sévissait à l’état endémique
dans plusieurs pays. La maladie gagne du terrain et sa gravité
augmente.
2/ EPIDEMIOLOGIE
2-1/ l’agent pathogène :
C’est le schistosoma hæmatobium
Caractéristiques propres :
-ver plat d’environ, 1,5cm de long, menu de deux ventouses
-se fixe sur la paroi des veines de la vessie, à l’intérieur des quelles il vit.
-durée de vie d’un schistosome femelle dans l’organisme est probablement de
4à16ans en moyenne.
Les schistosomes sont des vers sexués
le male mesure de 1à 1,5 cm. de forme cylindrique et fondue sur toute la longueur.

de la femelle .
la femelle est filiforme, cylindrique et se tient par une gouttière formée par le
corps du male. Elle pond des œufs volumineux (0,1 mm environ) et menu d’un
éperon terminal.
2-2/ l’hôte intermédiaire : le mollusque hôte intermédiaire de la bilharziose
urogénitale est un gastéropode pulmoné appartenant au genre Bulinus. Il s’agit du
type B. truncatus, truncatus
2-3/ cycle du schistosome :

Grâce à leurs éperon terminal, les œufs traversent la paroi des vaisseaux
sanguins puis la paroi de la vessie ; ils sont rejetés dans le milieu extérieur avec les
urines. Pour que ces œufs libérés puissent éclorer deux conditions sont nécessaires :
leur mise en contact avec l’eau
la température de l’eau soit au minimum à 18¨
Par la suite chaque œuf donne naissance à une larve ciliée :
le miracidium qui a une vie libre d’environ 24 h dont la taille est proche de celle de
l’œuf , le miracidium doit rencontrer pendant cette période l’hôte intermédiaire :
Bulinus truncatus. ce lui ci traverse les téguments du mollusque, il perd ses cils et se
transforme en une sorte de sac : le sporocyste primaire. le sporocyste engendre dans sa
cavité des sporocystes –fils qui parasitent l’hépato-pancréas du mollusque. à
l’intérieure des sporocystes- fils se développe un nouveau type de larve : la cercaire.
la cercaire qui constitue la forme infestante pour l’homme, quitte le mollusque hôte .
Pendant plusieurs semaines le mollusque contaminé libère chaque jour des centaines de
cercaires. si elles n’atteignent pas un hôte humain au bout de 48h elles meurent.
cycle du schistosome (suite)
Grâce à l’action conjuguée de contractions musculaires et sécrétions
glandulaires, la cercaire pénètre activement à travers la peau de l’homme qui se
lave, ou se baigne dans l’eau contaminée. Par la suite, elle gagne le foie par la
circulation sanguine et lymphatique en 8 j. là, elle grandie, devient un vers
adulte après un mois. Male et femelle s’accouplent, gagnent les veines vésicales
ou la femelle pond ses œufs et le cycle recommence
.
2-4/facteurs favorisants la transmission

L’eau joue un rôle important à diverses étapes de la transmission de la


schistosomiase. elle est en premier lieu contaminée par des personnes infectées ce qui
dépend surtout des coutumes locales et de certaines pratiques agricoles tenant à
l’ignorance ,à la médiocrité des conditions d’assainissement et de l’absence d’un
approvisionnement en eau saine .
La présence conjointe d’eau à écoulement lente, d’une végétation appropriée, d’une
température adéquate (18¨ au minimum) et de nourriture organique, favorise
l’implantation des mollusques aquatiques qui transmettent la maladie.
.
3/ CLINIQUE :
3/1 Signes
La bilharziose vésicale évolue en trois phases :
3-1-1/ la pénétration des cercaires à travers la peau peut entraîner
-une prurit assez importante ,mais rarement rapportée à sa cause ,
-des picotements et des brûlures , quelques jours après
-appariation des manifestations cutanées d’allergie plus ou moins intenses .
3-1-2/ La période de maturation des vers qui débute 1 à 2 mois après
l’infestation se traduit par :
-l’apparition d’accidents toxiques (hyperleucocytose)
-une fièvre irrégulière
-des maux de tête
-des nausées et des troubles digestifs
3-1-3/ le passage des œufs a travers la parois vésicale débute environ 2 mois
après l’infestation et se traduit par
-l’existence d’une hématurie
- associée le plus souvent à des manifestations inflammatoires urinaire.
Cette phase va durer tant que le malade est porteur de vers adultes capables de
pondre. La longévité des schistosomes pouvant dépasser 10 ans ; la bilharziose est
donc en fait une maladie chronique
3-3 / LES COMPLICATIONS :
Complications vésicales :
- Cystite aigue ou chronique , Pericystite subaiguë
- Lithiase vésicale
-tumeurs bénignes
Complications urétérales :
- Sténose uni ou bilatérale
- Dilatation des urétérale
Complications rénales:
-néphrite, Hydronéphrose
- Néphrite ascendante entraînant des insuffisances rénales
Complications urétrales
- Urétrorragie -Rétrécissement urétral
Complications génitales
Chez l’homme :
- Epididymite
- Prostatite
Chez la femme
- Endométrite , Ovarite, Avortements répétés
Il faut cependant noter que chez certains sujets, la BUG est cliniquement muette et
n’est découverte qu’à l’occasion d’un examen systématique
1/ OBJECTIFS DU PLAB :
Les objectifs découlent de 2 principes primordiaux
- empêcher l’homme à infecter le mollusque par le dépistage et la prise en charge
chimiothérapique et une éducation sanitaire soutenue
- empêcher le mollusque de contaminer l’homme par la destruction des mollusques
(l’assainissement de base)
Ainsi les objectifs se déterminent selon 3 axes :
1-1/ objectif du dépistage :
- confirmer l’absence ou la présence de la maladie
- identifier les porteurs de schistosome
- terminer l’incidence de la maladie et sa gravité
- délimiter les foyers d’infection existants
1-2/ objectifs de la chimiothérapie
- guérison totale des porteurs d’œufs de schistosomiase
- diminution de l’intensité de l’infection (individuelle et géographique)
- réduction du potentiel de la transmission
1-3 I E S
Ces éléments permettent de contrôler la maladie
1-3/ objectif de la surveillance malacologique
- identifier les cites du bullin
- connaître leur répartition dans l’espace
- identifier l’influence du climat sur le comportement de l’hôte ( PH,
T°..)
- connaitre les variations saisonnières de l’hôte
- déterminer la période probable de la transmission
- définir les mesures appropriées de destruction
-

III/ LUTTE CONTRE LE PARASITE


A/ le dépistage :
Le dépistage est basé sur le prélèvement et la recherche dans les urines
d’œufs de schistosoma hæmatobium ,Il s’effectue selon 3 modes :
Un dépistage sélectif passif, dans les formations sanitaires fixes
et actives lors des circuits de surveillance effectués par les itinérants
Un dépistage de masse, au cours d’une enquête au tour d’un cas
dépisté ou d’une intervention de chimiothérapie
: Un dépistage intensif

1
/ le dépistage sélectif : (DS)
il s’agit de prélever un échantillon d’urines chaque fois qu’un consultant présente
certains symptômes particuliers

- une hématurie ou relatant une hématurie récente


- des émissions fréquentes d’urines
- des brûlures ou des douleurs à la miction
2/ Le dépistage de masse : (DM)
Ce type de dépistage inclut :
- les prélèvements faits dans le cadre d’une enquête au tour d’un cas
- les prélèvements faits dans le cadre d’une opération organisée de chimiothérapie
de masse. Ce genre d’opération ne peut être organisé que dans un foyer de
transmission de la maladie ou la prévalence dépasse 4 °/° et qui n’excède pas une
population de plus de 10 000 habitants
3/ Le dépistage intensif : (DI)
Dans le cas de foyers importants de transmission de la
maladie, tant sur le plan de la population touchée ou exposée
au risque, que sur le plan de l’espace couvert par l’aire
d’endémie, il convient pour réaliser à des coûts supportables
une opération de dépistage et de traitement des malades
atteints de bilharziose, d’organiser un DI
Ce dernier fait appel à une équipe de 6 agents, monovalente
dans sa fonction, qui assure les prélèvements et l’examen des
urines, la consultation et le traitement sur place
CHIMIOTHERAPIE

1/ le PRAZIQUANTEL
Commercialisé très récemment sous le nom de BILTRICIDE ; Le praziquantel est
efficace sur toutes les espèces pathogènes pour l’homme (s. Hæmatobium, s.
mansoni, s. japonicum et s. intercalum)
Il est administré par voie orale en prise unique à raison de 40mg/ kg. Le médicament
est bien toléré
-2/ L’OLTIPRAZ : également efficace et doit être administrer en prise unique
MODALITÉS DE PRISE EN CHARGE :
- l’enregistrement du malade au secteur
- le déclenchement de l’enquête épidémiologique
- l’administration du traitement
Selon le mode de dépistage les modalités de prise en charge sont différenciées
2-1/ l’enregistrement et administration du traitement :
2-1-1/ malade diagnostiqué dans le cadre du dépistage sélectif actif ou passif :
Le résultat de l’examen des urines peut être soit négatif, dans ce cas le bon de
prélèvement MP. 1 ayant accompagner le prélèvement doit être retourner directement
au secteur avec mention « résultat négatif 3 », soit positif : dans ce dernier cas ,le
laboratoire établit une fiche individuelle de cas de bilharziose B.chimio.1et la transmet
le plus rapidement possible sous couvert du médecin chef du SIAAP à l’animateur
responsable du programme qui doit en prendre connaissance et la transmet au C/S :
a/ Au niveau du centre de santé :
Une fois informé de l’existence du cas, le major doit procéder à :
- l’enregistrement du cas sur le cahier d’enregistrement des cas de bilharziose
B.chimio. 2 (niveau C/S)
- l’enquête épidémiologique à laquelle il doit faire participer le chef du secteur
intéressé
- la rédaction complète de la fiche individuelle de cas qu’il doit remettre au chef du
secteur
- la convocation du malade au centre de santé pour subir un examen médical et
recevoir traitement
2-2 / l’enquête épidémiologique : (EE)
L’enquête épidémiologique est entreprise systématiquement chaque fois qu’un cas est
dépisté dans une zone considérée comme indemne ou dans celle ou l’état d’avancement
du programme de lutte est assez avancé .
2-2-1/ objectifs :
- déterminer l’origine probable de l’infection
- dépister d’autres cas, et éventuellement l’existence de foyers de transmission
- évaluer la situation épidémiologique, on vu d’entreprendre les mesures correctives
qui s’imposent
2-2-2/ Comment conduire une enquête :
Tout cas de bilharziose confirmé par la présence d’œufs de S. hæmatobium dans les
urines devra faire l’objet d’une enquête minutieuse dès la notification du résultat au
secteur intéressé.
L’enquête se fait au lieu de résidence du malade par l’infirmier chef de secteur et le
major de la C/S de rattachement ou par l’animateur des activités de lutte contre la
bilharziose.
Pour aider l’enquêteur à mener les investigations nécessaires auprès du malade, un
minimum de questions a été normalisé dans un formulaire d’enquête (modèle B. sch.
4)
L’exploitation et l’analyse permettent de déterminer l’origine probable de l’infection et
de donner une classification au cas enquêté.
Quatre situations à envisager :cas autochtone, reinfestation ,importé, non classé
CAT en cas d’hospitalisation éventuelle :
Assistance respiratoire par les moyens disponibles
Administrer de l’atropine à forte dose le plus rapidement possible, :
- en IVD directe en cas d’urgence ou en perfusion (SG iso ou SS iso)
- par voie IM ou S/C dans les autres cas
Ce ci tous les 15à 20 mn jusqu'à obtention de signes d’atropinisation francs (rougeur
du visage, sècheresse de la bouche, mydriase, tachycardie)
- administrer un antidote type CONTRATHION
NB/ le traitement doit être administré en surveillant particulièrement : le pouls et
pupilles, tout en veillant sur l’assistance respiratoire

Certains incidents peuvent se produire au cours du traitement, il s’agit notamment :


Des nausées, des maux de tête, de l’anorexie, des vomissements, des coliques
abdominales
C/ Contrôle parasitologiques post- traitement /
C-1/ périodicité du contrôle
Afin de pouvoir juger de l’efficacité du traitement, administré, le malade est soumis
périodiquement à un examen bactériologique des urines selon le rythme suivant :
- le premier contrôle est effectué 4 mois après le traitement
- le deuxième est effectué 12 mois après le traitement (ou 8 mois après le 1er contrôle)
Il s’agit d’un prélèvement d’urine pendant 3jours consécutifs à chaque contrôle
Les contrôles doivent être réguliers de préférence sur des urines fraîches ne contenant
aucun conservateur
La numérotation des œufs est obligatoire avec la distinction quantitative des œufs
viables et des œufs morts.
Tous les œufs viables sont soumis à un test d’éclosion pour voir s’il y a présence de
miracidium.
NB/ la négativité des urines d’un malade est prononcé après 3 examens pendant 3 jours
consécutifs qui confirme l’absence de l’œuf
IV/ Actions contre l’hôte intermédiaire :

1/ principe :
La lutte contre l’hôte intermédiaire de la bilharziose repose
essentiellement sur la neutralisation du mollusque au niveau de son
biotope par une action mécanique, biologique, ou chimique de
façon à l’empêcher de continuer à développer l’infection et à
éliminer les cercaires qui parasitent l’homm e.
2/ objectif :
- Réduire la densité de l’hôte intermédiaire à un niveau nul
notamment dans les points de contact homme / eau
- interrompre la chaîne de transmission
- diminuer le risque de ré infestation dans le cadre d’une action
combinée à la chimiothérapie
3/ moyens : les moyens actuellement disponibles pour détruire le
mollusque hôte intermédiaire sont
- la lutte écologique
- la lutte chimique
- la lutte biologique
1/ lutte écologique :
1-1/ définition :
La lutte écologique consiste à détruire le mollusque H I de la
bilharziose en modifiant la biologie dans laquelle il vit par des
actions naturelles.
2-1/ Principe :
Puisque l’hôte intermédiaire a besoin d’eau, il est évident que toute
réduction des démontions et des nombres de gîtes ou il peut se
reproduire, diminuera leurs population total et par conséquent tendra
à faire régresser le taux des infestations humaines.
Les résultats auxquels conduit la modification du milieu ont plus de
chance d’être constants et durables que ceux des méthodes
chimiques.
3/1 qu’est ce qu’on entend par un gîte ?
collection d’eau au niveau de laquelle un mollusque se développe
et se multiplie.
On distingue 2 types de gîtes :
- gîtes dits ouverts (eaux courantes : oueds, canaux d’irrigation)
- gîtes dits fermés (eaux stagnantes)
2/ Lutte biologique :
La prolifération des mollusques pourrait être enrayée par des prédateurs comme les
canards, les poissons, ou encore par des parasites ou par des maladies de mollusque
freinant leur multiplication
3/ Lutte chimique
L’utilisation de molluscicide pour la destruction des mollusques s’est révélée jusqu'à
présent être le moyen le plus efficace pour prévenir la transmission de la bilharziose.
Principaux produits utilisés
1/ molluscicide d’origine chimique :
Le produit retenu au Maroc est le niclosamide commercialisé sous le nom de
BAYLUSCIDE qui a une très grande action sur les mollusques, les œufs et les
cercaires tout en étant dépourvu de toxicité pour l’homme.
2/ molluscicide d’origine végétale :
On a signalé que plusieurs plantes de différentes parties du monde possèdent des
propriétés molluscicide, elles peuvent être utiles dans les zones rurales pour
combattre la schistosomiase avec les moyens disponibles sur place. Le mieux étudié
des composés d’origine végétale est l’endod « extrait de phytolacca dodécandrie ».
Des essais pratiques assez importants, effectués en Ethiopie ont donnés des résultats
encourageants
C-2/ Technique de prélèvement des urines pour recherche des œufs de bilharzie :
1 / Définition :
C’est une technique qui consiste à prélever un échantillon d’urine en vue de rechercher les
œufs du s. Hæmatobium chez une personne suspecte de BUG
2/ Indications :
- Chez tout patient présentant :
-Une hématurie
-Une dysurie
-Pollakiurie
- contrôle post- traitement d’un bilharzien
- dépistage de masse ou intensifs de malades porteurs d’œufs de schistosoma
3/ Matériel :
- fiche individuelle de prélèvement B schis 1 ou collective B schis 2 ou MP1
- seringue à usage unique
- un flacon qui peut se fermer hermétiquement
- un haricot si nécessaire
- étiquette
- de quoi écrire
- liquide conservateur : composition :
300 ml de formol à 35 °/°
-100 ml de glycérine
-eau distillée 1 L
a/ Mode d’action :
- le formol agit sur la vitalité des œufs, inhibe la fermentation permettant la conservation des
urines pendant plusieurs mois
- la glycérine protège les œufs contre l’action corrosive du formol
Pour les urines franchement hématuriques, l’adjonction de liquide conservateur n’est pas
recommandée car il précipite l’hémoglobine donnant ainsi un aspect noirâtre aux urines se qui
rend la recherche des œufs impossible. L’examen des urines doit se faire le plus rapidement
possible dès la réception des urines.
4/ Comment procéder :
- prélever les urines entre 11h et 17 h (période ou ils sont très riches en œufs )
- soumettre le consultant à un effort pour augmenter le flux d’élimination des œufs :
- Pour les adultes : 20 flexions rapides des membres inférieurs
- pour les enfants les faire courir au moins 50 m
- effectuer le prélèvement juste après l’épreuve de force
- ajouter si nécessaire le liquide conservateur à raison d’une goutte par ml d’urine
à l’aide de la seringue en plastique
- la quantité d’urine à prélever entre 50 - 200cc, mélangé pour homogèniser
- remplir lisiblement le B schis 1 ou MP1
- numéroter le flacon contenant les urines
- noter le prélèvement sur le carnet du patient
- l’avertir de la date où il devrait se présenter pour le résultat

Vous aimerez peut-être aussi