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Sécurité de Travail V11 2020

La santé et la sécurité au travail sont des enjeux cruciaux pour les entreprises, influençant à la fois le bien-être des employés et la productivité. Le document définit des concepts clés tels que l'hygiène, la sécurité, le risque et les différents types d'accidents et de maladies professionnelles, tout en proposant des mesures de prévention adaptées. Les risques sont classés en électriques, mécaniques et chimiques, avec des recommandations spécifiques pour chaque catégorie afin de garantir un environnement de travail sûr.

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Sécurité de Travail V11 2020

La santé et la sécurité au travail sont des enjeux cruciaux pour les entreprises, influençant à la fois le bien-être des employés et la productivité. Le document définit des concepts clés tels que l'hygiène, la sécurité, le risque et les différents types d'accidents et de maladies professionnelles, tout en proposant des mesures de prévention adaptées. Les risques sont classés en électriques, mécaniques et chimiques, avec des recommandations spécifiques pour chaque catégorie afin de garantir un environnement de travail sûr.

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Sécurité de travail

1
Introduction

La santé et la sécurité au travail deviennent une préoccupation croissante des chefs

d’entreprises, car au-delà des impératifs humains et sociaux, ces sujets constituent des enjeux

économiques et juridiques. Les accidents du travail et les maladies professionnelles ne doivent

plus être perçus comme une fatalité, mais bien comme un dysfonctionnement de l’entreprise.

La mise en place d’un système de gestion de la santé et de la sécurité au travail peut contribuer

de manière efficace à réduire et anticiper les risques et accroître la productivité de l’organisme.

2
1.1 Définitions

1.1.1 Hygiène :
Définition 1 : l’hygiène, c’est l’ensemble des moyens collectifs ou individuels, les principes et les pratiques
visant à préserver ou à favoriser la santé.
1.1.2 Santé :
La santé est une notion de nature polysémique et évolutive, c’est à la fois :
* L’absence de maladie
* Un état biologique souhaitable
* Un état complet de bien-être physique, mental et social (définition de l’OMS – 1946),
* La capacité d’une personne à gérer sa vie et son environnement, c’est-à-dire à mobiliser les ressources
personnelles (physiques et mentales) et sociales en vue de répondre aux nécessités de la vie.

La santé au travail est le résultat de l’influence de l’environnement professionnel sur un individu.


3
1.1.3 La sécurité :

Définition 1 :
C’est la situation dans laquelle quelqu’un ou quelque chose n’est exposé :
- À aucun danger,
- À aucun risque d’agression physique, d’accident, de vol ou de détérioration.

Définition 2 :

C’est l’ensemble des mesures législatives et administratives qui ont pour objet de garantir
les individus et les familles, contre certains risques appelés risques sociaux.

4
1.1.4 Plaintes :

On se plaint quand on ne se sent pas bien. Ces plaintes peuvent avoir diverses causes : travail de

routine, mauvaises conditions de travail, fatigue, mauvaise position, contrainte de travail trop élevée,

odeur désagréable, problèmes familiaux, harcèlement, être surestimé ou sous-estimé, température, ...

Les plaintes sont des signaux essentiels de mal-être des travailleurs et elles doivent être prises

sérieusement en considération dès leurs apparition .

Exemple : un ouvrier se plaint de maux de dos, bien qu’il ne doive rien porter durant son travail.

Suite à une analyse, il apparaît que sa table de travail est 10 cm trop basse. Après une adaptation, tout

revient dans l’ordre.


5
1.1.5 Danger :
Cause ou source ayant le potentiel de provoquer des préjudices ou des dommages : des blessures
humaines, un mauvais état de santé, des dégâts matériels, des dommages à l’environnement ou
plusieurs de ces causes.
Les dangers peuvent se matérialisés par des :
- Produits dangereux : inflammables, toxiques, explosifs…
- Réactions chimiques dangereuses : incompatibilité, corrosion, dégagement de produits toxiques.
- Conditions opératoires extrêmes : pression, températures, rayonnement, électricité…
- Erreurs de conception non détectées
- Énergie potentielle : la hauteur
- Énergie électrique : conducteur nu sous tension
- Énergie pneumatique : gaz sous pression
- Énergie mécanique : organe mobile 6
1.1.6. Dommage

Le dommage est une lésion physique ou atteinte à la santé, aux biens ou à

l’environnement.

Exemples :

- Fractures

- Allergie

- Intoxication

- La mort
7
1.1.7. Risque :
Le « risque » est la possibilité de survenance d’un dommage résultant d’une
exposition à un danger. Le risque est la composante de deux paramètres : la « gravité
» et la « probabilité ».
Plus la gravité et la probabilité d’un événement sont élevées, plus le risque est élevé.
1.1.8. Situation dangereuse :
Une situation dangereuse immédiate sur le lieu de travail qui, si l’on n’y fait rien, peut
avoir un accident comme conséquence. Par exemple : un couvercle de puits non placé,
un trou dans le sol qui n’est pas protégé, un échafaudage sans balustrade, etc.

8
1.1.9. Presque accident ou quasi accident :

Un événement non voulu, qui n’a pas eu de lésion ni de dégât comme conséquence mais

qui aurait pu, dans des circonstances moins favorables, mener à un accident.

Par exemple : sur un chantier, un marteau tombe de l’échafaudage et manque d’un

cheveu un travailleur occupé à travailler en dessous de l’échafaudage. Il n’y a pas de

dégât ou de lésion mais cela aurait été le cas dans des circonstances moins favorables.

9
2-Accident de travail
Accident survenu, quelle qu'en soit la cause, par le fait ou à l'occasion du travail à toute personne
salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs
ou chefs d'entreprise.

3-Maladie professionnelle
Une maladie professionnelle est la conséquence de l’exposition plus ou moins prolongée à un risque
qui existe lors de l’exercice habituel de la profession.
Exemples :
-Brûlure : Affections professionnelles provoquées par le fluor, l'acide fluorhydrique et ses sels
minéraux.
-Arthrose : Affections provoquées par les vibrations et chocs transmis par certaines machines-outils,
outils et objets et par les chocs itératifs du talon de la main sur des éléments fixes.
10
Exercice :
Identifier : Dangers - Situations dangereuses - Évènements déclencheurs – Dommages

Situation 1 :
Monsieur A travaille au fond d'une tranchée en terre de 3 mètres de profondeur. Il dégage
de la terre tombée au fond de la tranchée. Un engin lourd conduit par monsieur D passe au
bord de la tranchée et la fait s'écrouler. Monsieur A est enseveli.
Situation 2 :
Un salarié réalise des travaux de soudures dans un réservoir métallique fermé pour le
stockage des carburants. Un ventilateur alimenté par un courant électrique assure le
renouvellement d'air et l'évacuation des fumées de soudures. Une coupure du courant
alimentant le ventilateur est survenue. Le salarié ne s'est pas aperçu de l'arrêt de l'extracteur
d'air pollué. Après un certain temps il tombe asphyxié par les fumées de soudure.
Situation 3 :
M. ALI réalise un travail de nettoyage en dessous d'une voiture. Brusquement le cric se
détache et la voiture tombe sur M. Ali.
11
Situation 4 :
M. Tahar vient d'être nommé à un nouveau poste de travail. La boite vitesse réclame un
graissage périodique de ses engrenages. Afin d'effectuer cette opération, il ouvre le
couvercle et dépose de la graisse sur les engrenages en mouvement à l'aide d'une
spatule. La spatule se coince dans les engrenages, se brise et les éclats sont projetés sur
son visage.

12
Chapitre 2 - Principaux risques

Les risques peuvent être classés selon 3 types:

a) Electrique
b) Mécanique
c) Chimique

13
I- Electrique :

Le passage du courant électrique à travers le corps, même de faible intensité,


est dangereux, provoquant des excitations musculaires violentes pouvant
entraîner des séquelles temporaires ou permanentes, ou pire, la tétanisation et la
mort immédiate. Les accidents d’origine électrique, s’ils sont relativement plus
rares et en diminution par rapport à d’autres risques, sont beaucoup plus
souvent mortels que tous les autres types d’accidents répertoriés.

14
15
Les installations électriques de toute nature doivent être conçues en vue de préserver la sécurité des
personnes et la prévention des incendies et explosions :

Protection contre les contacts directs : mise hors de portée des personnels
- par éloignement (respect des distances de voisinage)
- au moyen d’obstacles (présence d’écran, armoires électriques fermées)
- par isolation (gainage des câbles)

Protection contre les contacts indirects


- par l’emploi de matériel à double isolation (protection de l’utilisateur en cas de défaillance de la première
enveloppe).
- par l’utilisation de la très basse tension (réduction du courant à un niveau non dangereux).
- par l’utilisation de dispositifs à coupure automatique type disjoncteur (mise hors tension rapide de
l’installation en cas de défaut).

Prévention des brûlures, incendies et explosions d’origine électrique


- par l’emploi de matériels conformes aux normes
- par le respect des règles d’installation

16
II- Mécaniques :

Heurts par les parties mobiles en mouvement des machines, écrasement par des chutes
d’objets ou des véhicules, coupures et perforations par les outils de travail, projections
de particules solides (copeaux de métal, de bois, de roche) ou de matière
incandescente, contraintes posturales et visuelles et gestes répétitifs …

17
Prévention des risques
•Automatisation des interventions
•Conception de machines sûres
•Capotage et cratérisation des équipements
•Mise en place de barrières physiques ou immatérielles
•Sécurisation des commandes
•Arrêt d'urgence
•Respect des vérifications périodiques et maintien en conformité des équipements de travail
•Tenue et prise en compte des registres des contrôles techniques et des rapports de vérification
•Procédure de remise en service après une opération de maintenance ou une modification de l'équipement
•Procédures d'intervention sur les organes en mouvement
•Poste ergonomique, adapté au salarié
•Emploi de personnel stable, formé
•Rythme de travail permettant le respect des temps de sécurité
•Elaboration et affichage des procédures en cas d'accident
•Matériel de premiers secours présent, adapté, contrôlé
•Secouristes formés.
•Gants et chaussures de sécurité
•Protection spécifique adaptée aux autres risques.
18
III- Chimiques :
Exposition à des substances chimiques par inhalation, ingestion ou contact cutané,
produits gazeux, liquides ou solides, cancérigènes, mutagènes, toxiques, corrosifs,
irritants, allergisants…

3.1. Prévention des risques


•Éviter les risques, si possible en les supprimant
•Évaluer les risques et les combattre à la source
•Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou ce qui l’est moins (principe de
substitution des produits dangereux par des produits présentant moins de risques)
•Privilégier les mesures de protection collective (ventilation et assainissement de l’air,
système clos, mécanisation, encoffrement…) par rapport aux mesures de protection
individuelle.
•Former et informer les salariés sur les risques et leur prévention, sans négliger les
mesures d’hygiène et d’urgence.

19
3.2. Classification et symboles
Le SIMDUT (Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail) regroupe les
produits chimiques en six grandes catégories, selon leurs propriétés ou les risques qu’ils représentent.

Catégorie A - Gaz comprimés


Un gaz sous pression ou refroidi et contenu dans une bouteille est un gaz comprimé.
Ces produits doivent être entreposés et manipulés avec beaucoup de précaution. Un contenant
percé, endommagé ou soumis à la chaleur risque d’exploser.

C’est aussi le cas des bouteilles de gaz brisées à la suite d’une chute ou autrement. Les fuites
peuvent être dangereuses puisque le gaz qui s'échappe est très froid et peut causer des gelures.
Toutes les bouteilles de gaz comprimé doivent être bien attachées lors de leur entreposage ou de
leur utilisation. Une chaîne est souvent utilisée pour les empêcher de tomber.

Exemples : air comprimé, dioxyde de carbone (extincteurs), gaz propane, oxygène, oxyde
d'éthylène et gaz de soudage.

20
Catégorie B - Matières inflammables et combustibles (solides, liquides ou gaz)
Les matières inflammables brûlent ou s'enflamment facilement, tandis que les matières
combustibles doivent être chauffées avant de s’enflammer.
• Les matières qui brûlent à 37,8 ºC sont considérées comme étant inflammables ;
• Les autres sont des matières combustibles.

La règle générale consiste à garder ces matières éloignées des sources de chaleur (par exemple la
veilleuse de votre appareil de chauffage, qui peut enflammer des vapeurs d’essence, le soleil, qui
aura le même effet sur des chiffons imbibés de solvant, etc.).
Exemples : Gaz propane, butane, acétylène, éthanol, acétone, térébenthine, kérosène, peintures
sous forme d’aérosol, vernis, ammoniac, chlore…
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Catégorie C - Matières comburantes
Il faut de l'oxygène pour que survienne un incendie. Les comburants aident l'incendie à se
propager en fournissant un apport d'oxygène ou permettent aux matières qui ne brûlent pas
normalement à s'enflammer soudainement (combustion spontanée). Dans certains cas, la
seule présence d’une matière comburante peut causer un incendie, même sans étincelle ni
flamme.
Il faut prendre soin de garder ces matières loin des matières inflammables ou combustibles
puisqu'elles augmentent le risque d'incendie.
Exemples : gaz (oxygène, ozone), liquides (acide nitrique, acide chromique) et solides
(chromate, permanganate de potassium)

22
Catégorie D - Toutes ces matières peuvent entraîner des blessures.
D1 Matières ayant des effets toxiques immédiats et graves
Ces matières sont extrêmement toxiques et immédiatement dangereuses pour la vie et la santé.
Elles peuvent entraîner des effets graves (empoisonnement, évanouissement, coma ou décès)
quelques minutes ou heures après l’exposition.

Il faut s’assurer que ces matières portent toujours l’étiquette appropriée et éviter toute
exposition. L’ingestion accidentelle représente un problème sérieux – prenez soin que ranger
ces matières loin des lieux où vous mangez et buvez.
Exemples : monoxyde de carbone, cyanure de sodium, acide sulfurique, toluène d’isocyanate
(TDI) et acrylonitrile.

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D-2 - Matières ayant d'autres effets toxiques
Ces matières sont toxiques mais leurs effets ne se perçoivent pas rapidement. À long
terme, il peut s’agir notamment du cancer, d’allergies, ou des changements de l’ADN.

Certaines matières sont intégrées dans cette catégorie parce qu’une exposition prolongée
à des concentrations faibles a des effets moins graves ou temporaires, comme une
irritation de la peau ou des yeux. Il faut éviter tout contact avec ces matières.

Exemples : fibre d'amiante, mercure, ammoniac, acétone, benzène, propane, silice, plomb
et cadmium.
24
D-3 – Matières infectieuses
Ces matières sont des organismes, tels que des bactéries, des virus, qui peuvent rendre les
personnes ou les animaux malades.

Comme pour celles de la catégorie D, il faut éviter tout contact avec ces matières et s’assurer
qu’elles soient bien étiquetées. On doit aussi les manutentionner avec soin.
Les matières infectieuses se retrouvent dans les hôpitaux, les laboratoires, les installations de
recherche.

Exemples : virus du VIH/sida et de l'hépatite B,...

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Catégorie E - Matières corrosives
Ces matières peuvent entraîner des brûlures graves, voire des dommages permanents aux
tissus humains (peau, yeux et poumons), en plus de s’attaquer aux vêtements et même aux
métaux.
Il faut se garder avec soin de tout contact avec des matières corrosives.
Portez des vêtements de protection appropriés (lunettes de sécurité, gants, chaussures et
vêtements de protection) et assurez-vous que des douches oculaires et autres se trouvent à
proximité et fonctionnent correctement.
Les matières corrosives les plus communes sont des acides tels que les acides sulfuriques
et nitriques, des bases telles que l'hydroxyde d'ammonium, la soude et la potasse
caustiques, ainsi que l’ammoniac, le chlore et le dioxyde d’azote.
26
Catégorie F - Matières dangereusement réactives
Ces matières peuvent :
• réagir très violemment et rapidement avec l'eau pour former un gaz toxique ;
• réagir avec elles-mêmes lorsqu'elles sont secouées ou échappées, ou lorsque la température et
la pression augmentent ;
• s’associer entre elles de façon vigoureuse;
• se dissocier (se décomposer);
• perdre leur humidité et devenir plus denses (se condenser).
Les matières réactives peuvent être très instables et dangereuses si elles ne sont pas manipulées
correctement, en raison de leur réactivité rapide.
Exemples : acrylate d'éthyle, styrène, chlorure de vinyle, peroxyde de benzoyle, acide picrique
et chlorure d'aluminium.
27
28
29
Formation
• La loi exige qu’elle doive dispensée à tous les travailleurs qui se servent de produits contrôlés, les
manutentionnent ou doivent se tenir à proximité.

L’objectif global est de communiquer aux travailleurs les connaissances qui leur permettront de
comprendre comment protéger quotidiennement leur santé et leur sécurité et de mettre ces principes en
pratique.

1. Information sur le contenu des étiquettes.


2. Formation en matière de méthodes de travail : entreposage, manutention, utilisation et élimination
des produits, mesures d’urgence et conduite à tenir lors de situations inhabituelles.

30
CHAPITRE 3-
MANAGEMENT
DES RISQUES

Il doit être continu et faire l’objet de mises à jour


annuelles ou à l’occasion de modifications de la
production, d’agrandissement des locaux, …
31
Définition
Un système de management de la santé et de la sécurité au travail (SMS) est un dispositif de
gestion combinant personnes, politiques, moyens et visant à améliorer les performances
d'une entreprise en matière de santé et de sécurité au travail (S&ST).

C’est une démarche volontaire qui vise à :


 anticiper les changements,
 augmenter la réactivité et la performance de l'entreprise dans la prévention des risques en
S&ST,
 limiter les dysfonctionnements en S&ST,
assurer une cohérence globale avec les autres démarches de management.
32
Les avantages attendus :
•diminuer les accidents et les maladies professionnelles,
•assurer la prévention et la protection des salariés et des salariés des
entreprises extérieures,
•agir sur les situations dangereuses pour éviter l’accident,
•améliorer la gestion de la santé-sécurité,
•favoriser et pérenniser les bonnes pratiques,
•améliorer la motivation du personnel et les conditions de travail,
•donner un moyen de contrôle de la gestion en place
33
DÉMARCHE DE MAITRISE DES RISQUES

1 - Préparation de la démarche

2 - Evaluation des risques : identification –


classement

3 - Elaboration du programme d’actions

4 - Mise en œuvre des actions de


prévention

5 - Réévaluation des risques

34
Comment…?

Faire l’inventaire des unités de travail (postes, familles de postes, métiers ou


lieux de travail)

Identifier les situations dangereuses liées à chaque unité de travail

Estimer pour chaque situation dangereuse :


 La gravité des dommages potentiels
 La fréquence d’exposition des salariés aux dangers
 Le niveau de maîtrise

35
Evaluer les risques
Il faut définir le risque au poste de travail pour chaque situation dangereuse et l’évaluer en
fonction :
 De la nature du danger et de la gravité de ses conséquences éventuelles, par exemple :
Faible : dommage mineur, accident bénin
Modérée : accident avec arrêt sans séquelles
Grave : accident avec séquelles
Très grave : risque mortel

 De la probabilité d’apparition, fonction de la fréquence, de la durée d’exposition, du


nombre de salariés exposés :
Très improbable
Possible mais assez improbable,
Probable,
Très probable, inévitable à plus ou moins long terme.
36
Classer les risques : pour déterminer les priorités de plan d’action en fonction de la gravité
potentielle et de la probabilité d’apparition
Les risques peuvent être classés de 1 à 5.
-Mesures correctives non prioritaires : 1 et 2
-Mesures correctives moyennement prioritaires : 3 et 4
-Mesures correctives prioritaires : 5

37
Elaboration du programme d’actions et mise en œuvre des actions de
prévention
La mise au point du programme d’actions consiste à rechercher des solutions respectant
les principes généraux de prévention.

Le programme de prévention des risques professionnels devra tenir compte des éléments
d’ordre technique, organisationnel et humain.

Il devra planifier l’ensemble des actions de prévention, établir des priorités d’action et
décrire les mesures envisagées permettant de supprimer ou de réduire le risque.
38
2. Etudes de cas
Exemple 1 :
a) Analyse du risque

39
b) Evaluer le risque

40
C) Suppression/Réduction du risque

41
X. DÉMARCHE D'ANALYSE D'UN ACCIDENT
Arbre de causes
Il présente l’ensemble des faits (événements, états…) ayant provoqué l’accident tout en indiquant les
liaisons logiques (et chronologiques) qui unissent ces faits entre eux. En d’autres termes, l’arbre est une
représentation de l’enchaînement des causes qui ont provoqué directement ou indirectement la blessure.
Pour chaque fait recueilli les questions simples suivantes :
 Quelle est la cause de ce fait ?
 A-t-elle été nécessaire à la production de ce fait ?
 A-t-elle été suffisante, c’est-à-dire n’y a-t-il pas eu d’autres causes elles-mêmes nécessaires?...

42
Recherche
Le recueil des données doit permettre de décrire le déroulement de
l’accident en termes concrets et objectifs. Pour ce faire, le praticien
s’appliquera à recueillir des faits tangibles en se gardant bien de les
interpréter ou d’émettre une opinion à leur sujet. Ce souci d’objectivité est
essentiel à l’application de la méthode d’analyse.
L’expérience montre que les faits ainsi recueillis sont de deux types :
 Ceux qui présentent un caractère inhabituel par rapport au déroulement du
travail (en effet, si tout s’était passé comme à l’ordinaire, l’accident ne se
serait pas produit) ;
 Ceux qui présentent un caractère permanent et qui prennent une part
active dans l'apparition de l’accident par l’intermédiaire ou avec le
concours de faits inhabituels.

43
Exemple

44
Exercice

45
46
47
48
49
50
51
52
Correction :

53
Etudes de cas
Pour rendre service à un client le chef d'atelier d'un garage accepte de terminer la réparation d'un camion,
il corme cette tâche à PIERRE, un aide nouvellement embauché. PIERRE doit remonter le moteur à
l'aide d'une chèvre ‘machine à élever’, à laquelle il suspendra le moteur.
Il ignore l'existence d'élingues ‘corde ‘ appropriées, et utilise une corde servant à tracter les véhicules et
qui trame à terre. PIERRE pousse la chèvre près du camion et ne sait comment présenter le moteur dans
le camion. Il va demander de l'aide au chef d'atelier qui lui demande de se débrouiller seul, car ses
collègues sont occupés.
PIERRE pousse le moteur pour l'emboîter en plaçant son bras dessous pour le guider, il éprouve
beaucoup de difficultés quand soudain la corde casse, le moteur lui écrase le bras.
Etablir l’arbre des causes, en posant pour chaque événement les questions suivantes : Pourquoi
l'événement s'est produit ? - Y a-t-il d'autres faits qui ont initié l'événement en question ?

54
Correction

Nouvel Ignorer les


embauche élingues Moteur
Elinguer suspendu
avec corde Moteur
Trouver tombe
une corde La corde
casse
Bras
Tracter les Mauvaise écrasé
véhicules état corde Emboite le
moteur
Bras sous
Collégues moteur
occupés
Travailler
seul
Rendre Travail
service client urgent

55
Calcul d’indicateurs
L’indice et le taux de fréquence d’accidents
Le taux de fréquence est le nombre d’accidents avec arrêt de travail supérieur à un jour, survenus au cours
d’une période de 12 mois par million d’heures de travail, alors que l’indice de fréquence est le nombre
d’accidents de travail pour 1 000 salariés.
a) le nombre moyen de travailleurs sur poste
b) le nombre moyen d’heures travaillées par semaine
c) le nombre moyen de semaines travaillées par année
d) le nombre d’accidents (événements) pour l’année

x 1 000 000

x 1 000

56
Indicateur de gravité
Le taux de gravité représente le nombre de journées indemnisées pour 1 000 heures
travaillées, c’est à dire le nombre de journées perdues par incapacité temporaire pour
1 000 heures travaillées.

x 1 000

57
Taux de blessures

58
Exemple
Une compagnie de 60 employés qui travaillent 48 semaines par
année et ce , à 40 heures par semaine, l’année précédente cette
compagnie a enregistré 10 accidents de travail avec arrêt et 30
jours perdues par incapacité temporaire.

Calculez les différents indicateurs.

59
CHAPITRE 4-
ÉQUIPEMENTS DE
PROTECTION

60
Les équipements de protection individuelle : "E.P.I."

"E.P.I." : Equipement de protection individuelle : dispositif ou tout moyen

équipement destiné à être porté ou tenu par le travailleur en vue de le protéger

contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé au travail ou sa

sécurité, ainsi que tout complément ou accessoire destiné à cet objectif.

61
Ils permettent à chacun de travailler dans de bonnes conditions de sécurité

62
63
64
65
Combinaisons Mécanicien
La combinaison de mécanicien permet d’éviter tout risque de brûlure ou tâche de graisse.

Gants mécanicien
L’usage de gants de mécaniciens auto est nécessaire pour éviter tout risque d’accident (brûlure, blessure).

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68
69
70
71
72
Le sauvetage secourisme
du travail

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78
Obstruction des voies aériennes

79
Agir face à une obstruction partielle des voies aériennes
-ne jamais pratiquer de techniques de désobstruction ;
-installer la victime dans la position où elle se sent le mieux ;
-encourager à tousser ;
-administrer de l’oxygène par inhalation, si nécessaire ;
-transmettre un bilan pour avis médical ;
-surveiller attentivement la respiration de la victime

80
Obstruction totale des voies aériennes

81
82
83
Où apprendre les bases du secourisme ?

Des formations aux bases du secourisme sont dispensées par:

•Protection Civile.
•Croissant Rouge

Le Croissant Rouge Tunisien organise annuellement des formations au


secourisme destinées au grand public, à partir de 12 ans.

84
85
86
CHAPITRE 5
NORMES, RESPONSABILITES ET
RÉGLEMENTATION DE SÉCURITÉ

87
Les normes de type A sont des normes de sécurité de base qui traitent des termes de base, des principes de
conception et des aspects généraux pouvant être appliqués aux machines.
Exemple de norme de type A : EN ISO 12100 – Principes généraux de conception

Les normes de type B sont des normes de sécurité technique de base qui traitent des aspects de sécurité ou
d’un type de dispositif de protection pouvant être utilisé pour une série de machines. Il existe néanmoins deux
types de normes B, les normes de type B1 pour certains aspects de sécurité et les normes de type B2 pour les
dispositifs de protection.

Exemples de normes de type B1 : EN ISO 13855 – Positionnement des moyens de protection


Exemples de normes de type B2 : EN 953 – Protecteurs fixes

Les normes de type C sont des normes pour la sécurité des machines qui indiquent des exigences de sécurité
détaillées sur une machine précise ou un groupe de machines.
Exemples de normes de type C :
EN 693 – Presses hydrauliques
EN 415 – Machines d’emballage
EN 12409 – Machines de thermoformage

88
En Tunisie, le dispositif normatif relatif à la Santé et Sécurité au Travail est géré par une
institution nationale de normalisation appelée INNORPI chargée d’élaborer les normes
techniques touchant les domaines de la sécurité des produits, des machines et de la gestion de
la Santé et Sécurité au Travail dans l’entreprise.
Exemples :
OHSAS 18001 : Santé Travail. (ISO 45001)
AFNOR/E90H : Effets des vibrations sur l'homme.
AFNOR/S70AGE1 : Vêtements de protection.
Norme EN 292-1 : Estimer le risque.
Norme EN 105 : Gravité d’un dommage.
Norme NF C 18-550 : Les prescriptions de sécurité vis-à-vis du risque électrique lors
d’opérations sur les véhicules.

89
L’ OHSAS 18001
L’ OHSAS 18001 indique la méthode de mise en place d'un management de la santé et de la
sécurité au travail.
L'objectif est d'obtenir une meilleure gestion des risques afin de réduire le nombre d'accidents, de
se conformer à la législation et d'améliorer les performances.
Il s'agit de l'abréviation d’Occupational Health and Safety Assessment Series, ce qui signifie Sécurité
et Santé au travail.

L’OHSAS 18002 explique les exigences de ce référentiel et décrit les démarches à entreprendre pour
mettre en œuvre et certifier un système de management.

L’OHSAS 18001 est un référentiel (et non pas une « norme internationale ») élaboré en qualité d'outil
pour auditer les entreprises. Structure du référentiel L'OHSAS a une structure très similaire à aux
normes ISO 9001 et 14001, et est basé sur l’amélioration continue.

90
Les axes sont les suivants :
• Une politique santé & sécurité qui engagent à tous les niveaux de l'organisation entière dans
une considération plus prononcée des problèmes de sécurité
• Une planification basée en partie sur l'identification des dangers, donnera une vision plus
avancée concernant l'évaluation et la maîtrise des risques
• La mise en œuvre et opérations sur tous les éléments de l'organisation pour une pro activité
optimisée et immédiatement opérationnelle
• La vérification et les actions correctives pour un traitement et un contrôle systématique
• La revue de Direction pour contrôler et orienter les actions

91
ISO 12100 :2010
L'ISO 12100 :2010 spécifie la terminologie de base, les principes et une méthodologie en
vue d'assurer la sécurité dans la conception des machines.

Elle spécifie les principes de l'appréciation du risque et de la réduction du


risque pour aider les concepteurs à atteindre cet objectif.

L'ISO 12100 :2010 est également destinée à servir de document de base pour l'élaboration
des normes de sécurité de type B ou de type C.

92
ISO 13857 :2008

L'ISO 13857 :2008 établit des valeurs en matière de distances de sécurité, tant dans un
environnement industriel que public, afin d'empêcher l'atteinte des zones dangereuses des
machines.

93
Iso 45001 : 2018
ISO 45001 est une Norme internationale qui spécifie les exigences que doit remplir un système de
management de la santé et la sécurité au travail, avec des lignes directrices pour son utilisation, pour
permettre à un organisme d’améliorer de façon proactive sa performance SST en termes de
prévention des blessures et des problèmes de santé.

ISO 45001 sera applicable à toute organisation, quels qu’en soient la taille, le type et la nature.
Toutes ses exigences sont destinées à être intégrées dans les processus de gestion d’une organisation.

ISO 45001 permet à une organisation d’intégrer, au travers de son système de management de la
santé et sécurité au travail (SMS), d’autres aspects ayant trait à la santé et la sécurité, comme le bien-
être des travailleurs.
94
Un système de management de la santé et sécurité au travail (SMS) fondé sur ISO
45001 permettra à une organisation d’améliorer sa performance SST de différentes
façons :

• En mettant en place et en appliquant une politique et des objectifs SST


• En établissant des processus systématiques qui tiennent compte du « contexte », des
risques et opportunités et des exigences juridiques et autres
• En déterminant les dangers et les risques SST associés à ses activités et en cherchant à
les éliminer, ou à les maîtriser pour en minimiser les effets potentiels
• En instaurant des mesures de maîtrise opérationnelle pour gérer ses risques SST et les
exigences juridiques et autres
• En prenant mieux conscience des risques SST
• En évaluant les performances SST et en cherchant à les améliorer en adoptant des
mesures appropriées
• En veillant à ce que les travailleurs jouent un rôle actif dans les questions SST

95
Ces mesures combinées établiront la réputation de l’organisation en tant que lieu de
travail sûr et pourront avoir les autres avantages directs suivants :
• Meilleure aptitude à réagir en termes de conformité réglementaire
• Réduction du coût d’ensemble des incidents
• Diminution des temps d’immobilisation et du coût des perturbations de la
production
• Réduction du coût des primes d’assurance
• Réduction de l’absentéisme et de la rotation du personnel
• Adoption d’un référentiel international (qui peut être un critère positif pour les
clients attachés aux principes de responsabilités sociétales).

96
Les obligations de l’employeur

• Prendre les mesures nécessaires et appropriées pour:

- la protection des travailleurs

- les préventions des risques professionnels.

• Veiller à la protection de la santé des travailleurs sur les lieux du travail;

• Garantir des conditions et un milieu de travail adéquats;

• Protéger les travailleurs des risques inhérents aux machines, au matériel et ceux aux produits utilisés;

• Fournir les moyens de prévention collective et individuelle adéquats et initier les travailleurs à leur

utilisation;

• Informer et sensibiliser les travailleurs des risques de la profession qu’ils exercent;


97
Les obligations de l’employé

•Exécuter les instruction relatives à la protection de sa santé et de sa sécurité ainsi que celles des salariés

travaillant avec lui dans l'entreprise,

•Utiliser les moyens de prévention mis à sa disposition et veiller à leur conservation;

•Participer aux cycles de formation et aux activités d’information et de sensibilisation relatives à la santé

et la sécurité au travail que l’entreprise organise ou y adhère;

•Informer immédiatement son chef direct de toute défaillance constatée susceptible d'engendrer un

danger à la santé et à la sécurité au travail,

•Se soumettre aux examens médicaux qui lui sont prescrits.

98
La mission du responsable de sécurité

•Veiller à l'application des dispositions légales, réglementaires et conventionnelles relatives à la


sécurité au travail,
•Superviser l'exécution des programmes de sécurité au travail,
•Contrôler les lieux de travail pour détecter les sources de danger et les signaler afin de prévenir la
survenance des risques et de s'assurer de l'utilisation des moyens de prévention,
•Identifier les causes d'accidents de travail et de présenter les propositions visant à les prévenir et à
garantir la sécurité des travailleurs dans l'entreprise
•Initier les travailleurs à l'utilisation des équipements de prévention
•Procéder à la sensibilisation et à la diffusion de l'éducation préventive auprès des travailleurs.

99
Le comité de santé et de sécurité au travail

•Elaborer les projets de règlements et de prescriptions relatif à la santé et à la sécurité


au travail dans l'entreprise
•Assurer les tâches d'information, de sensibilisation et de formation dans le domaine de
la santé et de la sécurité au travail
•Proposer les programmes de prévention des risques professionnels au sein de
l'entreprise et assurer le suivi de l'exécution des programmes adoptés
•Effectuer les enquêtes à l'occasion de chaque accident de travail grave ou maladie
professionnelle et proposer les mesures nécessaires pour la maîtrise de ses causes.

100
Chapitre 6 – Les
Incendies

101
Un incendie est un feu violent et destructeur pour les activités

humaines ou la nature. L'incendie est une réaction de combustion

non maîtrisée dans le temps et l'espace.

102
Comment se déclenche un incendie ?

Le feu est une réaction chimique pour laquelle trois éléments sont nécessaires : une
matière combustible, de l’oxygène et une température d’inflammation. Cette
température d’inflammation peut être atteinte en présence d’une flamme, d’une
étincelle, d’une source de chaleur, d’un frottement...Ces trois éléments sont
généralement présentés dans un triangle, le triangle du feu.
Les trois côtés du triangle du feu sont :
1. la matière combustible
2. l’oxygène
3. la source d’inflammation

103
Il y a beaucoup de matières comburantes. Elles sont subdivisées en trois catégories :
• Les matières solides (par ex. vêtements, matériel d’emballage, chiffons sales)
• Les matières liquides (par ex. essence, diesel, peinture, diluant pour peinture)
• Les matières gazeuses (par ex. gaz naturel, propane).

On a normalement 21 % d’oxygène dans l’air. C’est suffisant pour qu’un processus de


combustion démarre. Si la teneur en oxygène dans l’air est plus élevée (par exemple, en
cas de fuite d’une bonbonne d’oxygène), la combustion sera plus rapide.

104
Il y a beaucoup de sources qui peuvent mener à un incendie ou une explosion :

- Feu ouvert (bout de cigarette incandescent, étincelles de soudage)

- Étincelles dues à un court-circuit ou de l’électricité statique

- Augmentation de la chaleur suite à du chauffage ou du frottement.

105
Modes de propagation

Un incendie passe par une phase de développement, puis de régression, entraînant une
élévation suivie d’une baisse de température. Selon le mode d’inflammation et la nature
du combustible, le développement sera plus ou moins rapide.
La sévérité du feu et la durée de ces phases dépendent de plusieurs paramètres :
 Quantité et répartition des matériaux combustibles (charge incendie) ;
 Vitesse de combustion de ces matériaux ;
 Conditions de ventilation (ouvertures) ;
 Géométrie du compartiment ;
 Propriétés thermiques des parois du compartiment.

106
107
Démarrage du feu (1re phase)
La rapidité de démarrage d’un incendie sera fonction du combustible en cause, de sa
forme, de la ventilation du lieu et du type de source d’allumage.
Durant la phase de feu couvant, la température est localisée au point d’ignition ; les
premiers gaz et la fumée apparaissent.
Déclenchement de l’incendie (2e phase)
Au cours de la deuxième phase, où le foyer est vif mais encore localisé, le rayonnement ou
le contact des flammes atteint les matières proches, les gaz chauds se dégagent et
emplissent le volume, annonçant la troisième phase.
Embrasement généralisé (3e phase)
Les gaz chauds accumulés portent les combustibles présents à leur température
d’inflammation et l’ensemble du volume s’embrase brutalement (flash-over).
L’incendie atteint son point maximal. La présence de gaz inflammables peut également
provoquer des déflagrations plus ou moins violentes.
Retombée du feu (4e phase)
La violence du feu décroît avec la disparition progressive du combustible.
108
Prévention et protection

Un incendie peut être évité si l’on s’arrange pour que le triangle du feu ne soit pas
fermé. On peut le faire en éliminant un des trois facteurs (oxygène, combustible et
source d’inflammation).

A- Matière combustible :
Dans un environnement avec de l’oxygène où une source de chaleur peut se transformer
en source d’inflammation, il faut éviter la présence de matières combustibles.
B-Oxygène
Il n’est généralement pas possible d’éliminer l’oxygène, mais on peut dans certains cas,
diminuer la teneur ou le volume en oxygène. L’oxygène ne brûle pas lui-même mais
entretient le processus de combustion et peut augmenter considérablement le danger
d’incendie (par ex. éviction d’oxygène par l’azote dans les silos).
109
C-Protection
Quelques dispositifs de protection active :
– les détecteurs, réagissant à la fumée, à la chaleur, ou aux flammes, déclenchent une
alarme sonore et la mise en œuvre de certains équipements ;
– les consignes de sécurité et le balisage favorisent l’évacuation des occupants ;
– le système de désenfumage évacue les fumées toxiques, facilitant l’évacuation des
occupants sans dommages et l’intervention des secours ;
– les moyens de lutte, extincteurs ou RIA, permettent l’attaque immédiate du feu ;
– les sprinklers, réseau d’extinction automatique, attaquent sans délai le feu naissant

La protection passive regroupe les moyens mis en œuvre pour limiter les effets
- stopper la progression des fumées ;
- éviter la propagation des flammes ;
- maintenir la stabilité au feu des éléments de structure le plus longtemps possible
malgré l’action d’un incendie ;
- contenir les effets thermiques le plus longtemps possible à la zone sinistrée.
110
Les principales recommandations pour une bonne sécurité

111
112
113
Procédés d’extinction
Le refroidissement :
Il s’agit de l’absorption de l’énergie calorifique émise par le foyer. L’objectif est d’abaisser
la température du combustible en dessous de la température d’inflammation afin de bloquer
la distillation des gaz inflammables
L’étouffement :
Le principe consiste à abaisser la teneur en oxygène aux alentours du foyer afin de rendre
l’atmosphère incomburante. (terre, produits chimiques, battage)
L’isolement :
Voisin du mode d’action de l’étouffement, l’isolement sépare physiquement les gaz de
distillation par rapport à l’oxygène de l’air
L’inhibition :
Il s’agit de bloquer la réaction chimique du feu en empêchant de passer à la séquence
suivante.

114
Agents extincteurs :
L'eau :
On ne rencontre quasiment pas d'extincteur à eau pure.
La mousse :
Les extincteurs à mousse ont une conception identique aux extincteurs
à eau avec additif, car il s'agit du même mélange. Cependant ici la
solution est mélangée à l'air au niveau du diffuseur, qui est composé
d'un simple tube mousse (un long tube doté d'une ouverture à son
origine pour faire entrer l'air par l'effet Venturi) formant de la mousse
à bas foisonnement (mousse lourde).
Poudre :
Les extincteurs à poudre contiennent une poudre chimique qui agit de
plusieurs manières, principalement en étouffant le feu et en isolant le
combustible .Cependant, elle n'a strictement aucun pouvoir
refroidissant.

115
Poudres BC (feux de classes B et C) :
Elle est composée principalement de bicarbonate de sodium ou de bicarbonate de potassium
(85-95%) qui sous l'effet de la chaleur se décomposent en donnant notamment du CO2. Ils
ont également une action inhibitrice sur les réactions chimiques au sein de la combustion.

Poudre ABC (feux de classes A, B et C) :


Elle est composée principalement (jusqu'à 95%) de phosphate ou sulfate d'ammonium, de
phosphate monoamonique ou de carbamate ou bicarbonate de sodium. Les sels
d'ammonium, outre de dégager du CO2 et d'être de meilleurs inhibiteurs que ceux de
sodium/potassium, ont la propriété de fondre sous l'effet de la chaleur et de former à la
surface des solides une croûte les isolant de l'air. C'est ce qui rend cette poudre utilisable
aussi bien sur les feux de classe A, B ou C.
Dioxyde de carbone :
Le dioxyde de carbone (CO2) agit principalement par étouffement, en diminuant fortement
la concentration d'oxygène alimentant le feu.
Halon :
Celle des extincteurs dont le contenu appartient à la famille des halons. 116
Classe du feu Exemple Type extincteur
A bois, tissus, papiers, plastique, carton à eau, à poudre, à
mousse
B hydrocarbures, solvants, l'essence, alcools,
à eau, à poudre, à gaz, à
graisses, huiles, peintures mousse
C butane, propane, l'acétylène, gaz naturel, gaz
à poudre
manufacturé
D poudre d’aluminium, phosphore, la poudre de à poudre
magnésium, sodium, titane
Feu équipement électrique à gaz
d'équipement
électrique
(ancienne
classe E)

117
Type
Avantages Inconvénients
d'extincteur
•Efficace contre feux de classes A et B.
Eau + •Additif irritant pour le corps.
•Crée une pellicule étanche isolant de l'air.
additif •Corrosif (notamment pour circuits électriques).
•Agit par refroidissement.
•Efficace contre feux de classe B, et dans une moindre
mesure A.
•Isole de l'air. •Additif irritant pour le corps.
Mousse
•Agit par refroidissement. •Corrosif (notamment pour circuits électriques).
•Eteint entièrement les flammes sans risque de
redémarrage.
•Poudre abrasive, cause des dommages.
•Extincteur le plus rapide à éteindre les feux. •Diminue la visibilité sur les lieux
•Très efficace pour les feux de gaz de grande ampleur •N'éteint pas forcément de manière définitive,
Poudre
(classes ABC) et les feux électriques. nécessite parfois de compléter avec de la mousse.
•Seuls extincteurs utilisables par températures négatives. •Risque de tassement pour la poudre si exposé aux
vibrations.
•Gaz volatile, notamment face à la chaleur (courte
•Ne laisse aucun résidu, et ne cause aucun dégât.
durée d'action).
•Pratique pour les feux de classe B, en milieu électrique,
Gaz •Efficace seulement contre les petits feux ou feux
électronique (informatique, etc.) et en cuisine.
naissants.
•Refroidit les équipements en surchauffe.
•Risque de gelure si projeté directement sur le corps.

118
CHAPITRE 7-
AMÉNAGEMENT DES
ATELIERS ET MESURES
COMPLÉMENTAIRES

119
Éclairage

120
Ambiance thermique

Les locaux doivent être maintenus à une température convenable. La norme NF

EN ISO 7730 précise les « conditions de confort ».

Les locaux sociaux et les bureaux doivent être maintenus à une température de

20 °C à 22 °C.

121
Bruit
Le code du travail indique de réduire le bruit au niveau le plus bas possible.
Il impose aussi d’évaluer l’exposition sonore des travailleurs et de la comparer aux seuils
d’actions suivants :
- le niveau global de 80 dB pour 8 heures de travail ou de 135 dB en crête est considéré
comme le seuil au-dessus duquel l’ouïe est en danger ;
- le niveau global de 85 dB pour 8 heures de travail ou de 137 dB en crête est considéré
comme le seuil au-dessus duquel existe un risque appréciable de surdité professionnelle.

Si le niveau est extrêmement élevé [par exemple supérieur à 130 dB], toute exposition,
même de très courte durée, est dangereuse et peut conduire à des surdités professionnelles
à caractère irréversible. 122
123
Captage des gaz d’échappement
Le débit d’aspiration des gaz d’échappement dans le cas d’un capteur pouvant être placé à proximité
immédiate de l’échappement peut être estimé par la formule suivante :
Q = 1,2 x Vh x 0,0363 x n
Q : débit d’aspiration en m3/h.
Vh : cylindrée du véhicule en l.
n : régime du moteur en tours/min.
0,0363 : facteur approximatif prenant en compte l’augmentation du volume des gaz et la conversion des
unités.
Le coefficient de 1,2 correspond à l'introduction de 20 % d’air de l'atelier.
Remarque : cette formule s’applique lorsque les moteurs tournent sans charge.

124
Circulations à l’extérieure

- Privilégier une circulation en sens unique en séparant également les flux d'entrée et de sortie du
site.
- Séparer les circulations piétons/véhicules au minimum par un marquage au sol. Pour la circulation
des piétons, il est recommandé de réduire les distances de déplacement à l’extérieur. De plus, des
allées seront marquées au sol, signalées par des panneaux et éclairées (détecteurs de présence).
- Organiser le stationnement des véhicules pour une sortie de leur emplacement en marche avant.
- Aménager et éclairer les zones de chargement/déchargement pour faciliter les manœuvres et les
opérations de manutention.
- Aménager les croisements pour faciliter la visibilité, par exemple par des miroirs.
- Conserver les voies de circulation dégagées ainsi que les aires de stationnement.
125
126
Circulations à l’intérieur
- Définir des allées de circulation et des zones de travail.
- Définir et matérialiser visiblement des allées de
circulation, en séparant celles réservées aux piétons de
celles prévues pour les véhicules.
- Privilégier la circulation en marche avant ; pour les
véhicules automobiles, il est conseillé d’entrer et de sortir
du garage en marche avant (par deux portes différentes).
- Maintenir les ateliers propres et rangés.
- Avoir un sol non glissant, facile à nettoyer dès que se
produisent des flaques d’huile ou des dépôts de graisse et
obturer les siphons de sol.
- Eviter l’encombrement des sols.
- Effectuer le nettoyage régulier des locaux et des postes de
travail
- Prévoir les arrivées d'énergies, huiles, graisses et
évacuations en aérien pour éviter les encombrements.
127
Stockage des outils

Servante des outils : contient l’outillage usuel nécessaire

aux opérations de maintenance afin d’éviter les

déplacements des opérateurs dans l’atelier. Il est conseillé

de vérifier périodiquement le contenu et l’état des outils.

Il ne faut pas oublier que même les outils usuels sont

souvent très lourds.

128
Ponts élévateurs
Les mesures de sécurité concernant l’utilisation des ponts élévateurs :
–la résistance de la dalle supportant le pont élévateur doit être vérifiée avant l’installation du pont
élévateur.
–un dispositif de sécurité automatique doit équiper les appareils pour empêcher toute descente
intempestive.
–un dispositif de retenue du véhicule efficace est prévu dès la montée.
–la zone de déplacement de la plateforme doit être délimitée et maintenue dégagée en permanence.
–le respect des points de levage du véhicule.

129
Cas des ponts élévateurs à 2 colonnes à bras pivotant :
–ils doivent être munis d’un dispositif de verrouillage des
bras mobiles interdisant la modification de l’angle formé
par ceux-ci sous un effort latéral, une fois les points de
prise sous coque du véhicule définis. Ce verrouillage doit
être automatique,
–le personnel doit être mis en garde contre le risque de
renversement des véhicules, surtout lorsqu’on enlève un
organe lourd tel que le moteur ou le pack batteries d'un
véhicule électrique.
Arrêter immédiatement tout pont élévateur qui présente une
anomalie de fonctionnement et notamment si
l’appareil :monte par saccades, monte ou descend plus
lentement qu’habituellement ou présente une fuite d’huile. 130
Colonnes. Crics. Vérins. Chandelles

– Les utiliser uniquement sur un sol nivelé, sec et propre,


– Vérifier que la charge à lever ne puisse s’échapper, ce qui implique de
placer un support adapté à la pièce à lever, et effectuer un arrimage si
nécessaire (par exemple, en cas de défaut de stabilité),
– Remplacer les élingues présentant des traces d'usure,
– Soumettre à des vérifications périodiques l'ensemble des équipements de
levage.

131
Fosses de visite des ateliers mécaniques

Compte tenu du nombre très important de chutes de personnel causées par l’utilisation des fosses

de visite dans la profession, il est recommandé aux chefs d’entreprise de privilégier d’autres

moyens garantissant aux travailleurs un accès sûr et de plain-pied aux véhicules, et de condamner

leurs fosses. Pour y répondre de nombreux types de ponts élévateurs existent tels que ponts à

colonnes, vérins de sol encastrés et colonnes mobiles de levage. Dans le cas exceptionnel du

maintien d'une fosse de visite.

132
Véhicules hybrides, électriques
Avant chaque opération sur un véhicule électrique ou hybride, il faut définir :

– Les caractéristiques de l’équipement électrique : type de véhicule, type et tension des batteries,
courant continu et/ou alternatif, présence de machine électrique, de pile à combustible, etc.,

– La nature de l’opération : opérations d’ordre électrique (action sur la batterie ou le moteur


électrique par exemple) ou d’ordre non électrique (carrosserie, entretien, opérations sur les
pneumatiques...),

– Le type d’opération (hors tension, au voisinage, sous tension, opération particulière...),

– L’état du véhicule (véhicule accidenté, batterie choquée ou endommagée...).

133
Il est conseillé de dédier un espace
spécifique à la réparation et à l’entretien des
véhicules électriques et hybrides dans
l’atelier. Cet espace doit être matérialisé par
la pose d’un balisage matérialisé à 1 m
autour de la périphérie

Le Code du travail impose de prendre en compte la notion de voisinage, dès lors que deux pièces
nues en champ libre présentent une différence de potentiel supérieure à 60 V en courant continu ou 25
V efficaces en courant alternatif. Il est recommandé d’appliquer la même délimitation de zone si la
capacité nominale de la batterie est supérieure à 180 Ah et ce, quelle que soit la tension.

Les équipements qui présentent ce risque, doivent être repérés par le symbole « Danger ;
Électricité » placé sur le système de stockage de l’énergie ou sur le carter de protection.

Sur les véhicules les plus récents, les câbles sont identifiés par une gaine de couleur orange
134
.
Opérations sur batteries
Pour les batteries dont les bornes ne sont pas protégées (bornes d’indice de protection non IP2X ou
IPXXB), les opérations de nettoyage du corps de la batterie, de vérification de l’électrolyte ou la
manipulation des batteries nécessitent la pose préalable de protections.
– le potentiel référencé à la masse (« borne -») du véhicule doit être déconnecté en premier.
– une protection isolante doit être posée sur les conducteurs laissés en attente.
– l’opération ne doit porter que sur un potentiel à la fois.
– lors de la reconnexion, c’est la borne positive qui doit être reconnectée en priorité.

Pour les batteries dont les bornes sont protégées (bornes d’indice de protection IP2X ou IPXXB), les
opérations peuvent être réalisées par des personnes averties (formées mais non habilitées).

135
Véhicules fonctionnant au carburant gaz naturel (GNV) ou avec des gaz de pétrole
liquéfiés (GPL)

Certains véhicules utilisent comme carburant le gaz naturel appelé le GNV (gaz naturel pour

véhicules aussi appelé GNC pour gaz naturel comprimé) ou encore le GPL (mélange de butane et de

propane).

En fonction de la configuration des locaux, de la ventilation et des détections installées, il faudra

s’interroger sur le nombre de véhicules amenés à stationner dans l’atelier.

136
Locaux de travail (GNV) ou (GPL)

- Ventilation : naturelle ou mécanique


- Détection: consiste à mesurer les concentrations de gaz dans la gamme de 0 à 100 % de la LII (limite
inférieure d’inflammabilité).Les détecteurs sont reliés à une centrale d’alarme. Deux seuils de détection sont
généralement retenus : un 1er seuil à 10 % de la LII et un 2e à 25 % de la LII.
- Matériel électrique : doit être conforme à la zone à risque d’explosion.
- Chaufferie : le chauffage devra prendre en compte les atmosphères explosives. Si une chaufferie doit être
installée, elle le sera de préférence dans un local spécifique, séparé et isolé de l’atelier pour éliminer toute
source d’allumage.
- Équipements : prendre en compte le risque éventuel d’explosion. On préconisera donc que : l’outillage
pneumatique soit utilisé de préférence, l’utilisation d’un aspirateur-extracteur adapté pour les gaz
inflammables, …

137
Chapitre 8 –
Démarche
ergonomique

138
Qu’est-ce que l'ergonomie?

L’ergonomie traite de l’adaptation des conditions de travail aux capacités et

caractéristiques de la personne active, et des capacités d’adaptation de cette

personne à sa fonction. L’ergonomie ne se préoccupe pas seulement de l’adaptation

des moyens de travail aux dimensions corporelles; elle s’intéresse aussi à une

organisation du travail à mesure humaine, ainsi qu’au contenu et à l’environnement

du travail.

139
Intérêts de l’ergonomie?

• Bien-être au poste de travail


• Augmenter la productivité
• Moins d’accidents et de maladies

140
141
142
Exemples

Déterminer la hauteur de l’estrade AB


sachant que la hauteur DF = 260 cm, la
longueur du bac est de 50 cm et que la
distance CE =100 cm.

Avec :
CD = 89,4 + 50 = 139,4 cm
CB = 145,2 + 2,5 = 147,7 cm

AB = 15,18 cm
143
CONCEPTION DES POSTES DE TRAVAIL ET LEURS ENVIRONNEMENTS

a) Prévention des accidents:


b) Prévention des altérations de la santé

L’analyse du travail portera plus particulièrement sur les quatre points suivants :
 La description et le découpage des différentes composantes de la tâche ;
 La recherche des différentes exigences visuelles, leurs conséquences sur la
définition générale de la posture ;
 La description de l’activité gestuelle et des forces exercées ;
 Les relations entre la tâche étudiée et celle des autres postes liés.
144
Choix de la posture de travail

Avec :
A : assis;
D : debout ;
A/D : assis- debout ;
D / ACD : Debout avec
chaise disponible.

145
Hauteur du plan de travail
La détermination de la hauteur du plan de travail est très importante dans la conception des postes de travail. Si le
plan de travail est trop haut, il faut pour compenser lever les épaules, ce qui entraîne des crampes douloureuses au
niveau des omoplates, dans le cou et les épaules. Si la hauteur du plan de travail est au contraire insuffisante, le dos
sera trop courbé, ce qui provoquera des douleurs dans les muscle du dos. Il faut donc que le plan de travail soit situé à
une hauteur adaptée à la taille de l’opérateur, que celui-ci travaille assis ou debout.

La hauteur la plus appropriée, dans les cas d’un travail manuel debout est de 5 à 10 cm au- dessus du niveau du coude.

146
Travail de bureau

147
148
Etude de cas

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161
‫ملخص التقارير األولية لحادث الحافلة المنكوبة بمنطقة عين السنوسي‬
‫********************************************************‬

‫تقرير التفقدية العامة لوزارة النقل تضمن أّن الحافلة المنكوبة عمرها ‪ 17‬عاما و انطلق العمل بها سنة ‪2002‬‬
‫نفس التقرير تضمن معاينة أولية للجنة الفحص الفني و دونت أن الحافلة لم تشهد أي عملية صيانة منذ ‪ 4‬أشهر و هو ما جعلها في حال عطب على مستوى‬
‫تسّر ب مضخة هواء الفرامل ‪-‬‬
‫ضعف الفرامل الخلفية ‪-‬‬
‫على الجهة الخلفية يسارا و الجهة االمامية يمينا و يسارا )‪ ( amortisseurs‬ضعف أداء كابح الصدمات ‪-‬‬
‫)‪( direction mauvaise état‬خلل في وحدة تحكم مقود الحافلة ‪-‬‬

‫‪ .‬تقرير التفقدية العامة لوزارة التجهيز عاين عدد ‪ 03‬حفر على مستوى مكان انحراف الحافلة عن طريقها سوى ‪ 3‬امتار‬
‫‪ ..‬الحفر كانت محل تظلم من طرف مستعملي الطريق منذ فترة فاقت السنتين رغم وجودها في تقرير حادث حافلة ‪ 2017‬في نفس المكان و لم يتم اتخاذ أي إجراء إلصالحها‬

‫تقرير التفقدية العامة لوزارة الداخلية تضمن ان التفطن للحادث كان مصادفة من طرف دورية متنقلة للحرس الوطني و لوال وجودهم و قيامهم باسعافات أولوية لبعض المصابين‬
‫‪.‬لكانت الحصيلة تتجاوز الـ‪ 35‬ضحية‬
‫الحماية المدنية حلت على عين المكان بعد ‪ 52‬دقيقة من الحادث و ‪ 41‬دقيقة من نداء دورية الحرس الوطني المتنقلة‬

‫تقرير التفقدية العامة لوزارة الصحة تضمن وفاة عدد ‪ 02‬مصابين بعد نقلهم إلى المستشفى الجهوي بباجة‬
‫‪.‬كما تمت معاينة نقص حاد في التجهيزات و األدوية و نقص طاقة االسعافات األولية‬

‫عدد الضحايا ‪ (26‬آخر تحيين)‬

‫اإلسراع بتحديد المسؤوليات بخصوص مسببات هذا الحادث الفظيع علما وأن النيابة العمومية أذنت منذ األمس بفتح تحقيق موضوعه القتل عمدا تم بمقتضاه تكليف الفرقة األولى ‪-‬‬
‫لألبحاث المركزية للحرس الوطني بالعوينة للقيام بالتساخير الضرورية لألبحاث‪.‬‬
‫‪ - 2‬مراجعة الشروط الحالية للقيام بالنقل العرضي وتنظيم الرحالت ومنها تحديد العمر األقصى للحافالت الممكن استعمالها والتسريع في اصدار كراس شروط يتعلق بنشاط النقل‬
‫السياحي وذلك بالتنسيق بين كل األطراف المعنية‪.‬‬
‫‪ - 3‬مراجعة منظومة سياقة العربات و ذلك بإصدار امر يتعلق برخص السياقة‪ ،‬و ينص على أحكام جديدة ستمكن من تحسين مستوى التكوين و السياقة و يعوض األمر عدد ‪142‬‬
‫لسنة ‪ 2000‬المؤرخ في ‪ 24‬جانفي ‪2000.‬‬
‫‪ - 4‬إقرار شهادة كفاءة مهنية إجبارية‪ ،‬باإلضافة إلى رخصة السياقة من الصنف المطلوب‪ ،‬لسواق الشاحنات الثقيلة والحافالت لتكون شرطا أساسيا لممارسة السياقة وإصدار‬
‫النصوص الترتيبية الخاصة بذلك في أقرب اآلجال‪.‬‬
‫‪ - 5‬مراجعة التشريع الخاص بالفحص الفني للعربات في اتجاه مزيد تدعيم مراقبة تجهيزات السالمة للعربات وفي إطار المالءمة مع ما هو معتمد دوليا وتدعيم مراكز الفحص الفني‬
‫بما يمكن من مزيد ضمان التأكد من توفر كل شروط السالمة بالعربات‪.‬‬
‫‪ - 6‬استعمال اآلالت الرقمية لمراقبة السرعة ومدة السياقة ومدة الراحة بما يضمن نجاعة تطبيق التراتيب الخاصة بذلك و التأكد من توفر المؤهالت البدنية لسواق الشاحنات الثقيلة‬
‫والحافالت‪.‬‬
‫‪162‬‬
‫‪ - 7‬اإلسراع باتخاذ كل اإلجراءات والتدابير الكفيلة بالتوقي من حدوث مثل هذه الفواجع في كامل مناطق الجمهورية وبالخصوص في المناطق شديدة الخطورة باعتبار طبيعتها الجبلية‬

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