COURS DE BIOCHIMIE MEDICALE
PAR
Fridolin KODONDI Kule-Koto
Professeur Ordinaire
PLAN DU COURS
MODULE I
• Introduction: Rappel de la définition de biochimie et des
méthodes utilisées en Biochimie
• Chapitre 1: Importance de la Biochimie en pratique médicale
MODULE II
• Chapitre 2 : Généralités sur la biochimie médicale
MODULE III
• Chapitre 3: Importance médicale du métabolisme hydro –
électrolytique.
• Chapitre 4: Troubles de l’équilibre acido-basique
MODULE IV, V, VI
• Chapitre 5: Troubles du métabolisme des protéines
SUITE
MODULE VII
• Chapitre 6: Déviations métaboliques des glucides
MODULE VIII
• Chapitre 7: Désordres du Transport des lipides
plasmatiques
MODULE IX, X, XI
• Chapitre 8: Troubles du métabolisme des
hormones
INTRODUCTION
• Rappel de la définition de la Biochimie
• Méthodes utilisées en Biochimie
BIOCHIMIE : DEFINITION
Biochimie est la Science des bases chimiques de la vie
Etant donné que la cellule est l’unité structurale des
systèmes vivants,
on peut définir sur le plan pratique la biochimie
comme la science qui étudie les constituants chimique
des cellules vivantes, c’est-à-dire les réactions et les
transformations que ces constituants subissent dans
l’organisme.
OBJECTIF DE LA BIOCHIMIE
La compréhension complète à l’échelle
moléculaire de tous les processus chimiques
associés aux cellules vivantes.
Pour atteindre cet objectif , les biochimistes
ont cherché à :
• isoler les nombreuses molécules cellulaires
• déterminer leurs structures chimiques
• analyser leurs fonctions biologiques
PRINCIPALES METHODES UTILISEES POUR ATTEINDRE CES
OBJECTIFS
• Méthodes de séparation et de purification des
molécules biologiques
• Méthodes pour déterminer la structure des
biomolécules
• Préparations pour l’étude des réactions
biochimiques
MÉTHODES DE SÉPARATION ET DE PURIFICATION DES
MOLÉCULES BIOLOGIQUES
Electrophorèse: gel d’agarose, acétate de cellulose,
gel d’amidon, gel de polyacrylamide, gel SDS-
polyacrylamide
Iso-focalisation
Ultracentrifugation
Chromatographie: papier, couche mince, en phase
gazeuse et en phase liquide…
MÉTHODES POUR DÉTERMINER LA STRUCTURE DES
BIOMOLÉCULES
• Spectrophotométrie: UV, visible, infrarouge et
spectroscopie de résonance magnétique
nucléaire (RMN)
• Méthodes de séquençage spécifiques (pour
les protéines, pour les acides nucléiques)
• Utilisation des enzymes qui coupent à des
endroits spécifiques
PREPARATION POUR L’ETUDE DES REACTIONS BIOCHIMIQUES
Etude sur l’animal entier: souris, rats, singes,
chimpanzés…
Organe isolé sous perfusion: cœur, reins,
poumons….
Coupes fines des tissus
Homogénats
Organites cellulaires isolés
Gènes isolés
MODULE 1
POINT 1 IMPORTANCE MEDICALE DE LA BIOCHIMIE
POINT 2 CONTRÔLE DE QUALITÉ DES EXAMENS DE
LABORATOIRE
RELATION ENTRE BIOCHIMIE ET SCIENCES DE LA VIE
La compréhension des sciences de la vie nécessite des
connaissances en biochimie. Ainsi:
Génétique: biochimie des acides aminés
Physiologie: explorations des fonctions des organes
Immunologie: utilisations des techniques biochimique
Pharmacologie: le métabolisme des médicaments
nécessite des réactions catalysées par des enzymes.
Pathologie : inflammations, lésions
OBJECTIFS DE LA MEDECINE
• Les préoccupations (objectifs) de la médecine:
- compréhension et préservation de la santé
- compréhension et traitement des maladies
• La biochimie a un impact sur ces deux objectifs, les
études biochimiques contribuent au diagnostic et à
la thérapie.
RAPPEL : DEFINITION DE LA SANTE
Selon l’OMS:
Etat de bien être physique, mental et social complet et non
seulement comme l’absence de maladie ou d’infirmité.
Point de vue biochimique
Une situation où l’ensemble des réactions extra et
intracellulaires de l’organisme se déroulent dans des
conditions physiologiques optimales.
= processus biochimique normal de l’organisme, associé
aux principes psychologiques et sociaux.
RELATION ENTRE BIOCHIMIE, NUTRITION ET SANTE
• Apport alimentaire optimal d’un certain nombre de
substances chimiques est l’une des conditions
principales du maintien de la santé (vitamines ,
certains éléments minéraux, acides aminés, acides
gras et l’eau…)
• L’étude de ces substances chimiques nécessite
l’intervention de biochimie et de nutrition
INTERATION ENTRE BIOCHIMIE ET MEDECINE
Cette relation est considérée comme une vaste
avenue à double sens
Les études biochimiques ont éclairé de nombreux
aspects physiologiques et pathologiques
Réciproquement, l’étude de différentes situations
saines et pathologiques a ouvert de nouveaux
domaines d’étude en biochimie
ECHANGES A DOUBLE SENS ENTRE BIOCHIMIE ET LA
MEDECINE
protéines lipides glucides eaux + minéraux
Maladies génét Maladies C.V. Diabète Troubles hydroélect
La connaissance des composants biochimiques a aidé la compréhension de maladies
figurant dans la partie inférieure.
Réciproquement l’étude des maladies qui figurent en bas du schéma a fait progresser
de nombreux domaines en biochimie.
EXEMPLES D’ECHANGES A DOUBLE SENS ENTRE BIOCHIMIE ET
MEDECINE
Métabolisme des protéines et des maladies
génétiques
- La connaissance de la structure des protéines était
nécessaire pour élucider la différence entre l’Hb A1
et l’Hb S (drépanocytose)
- De même l’analyse de la drépanocytose a contribué
à la compréhension de la structure et des fonctions
de l’Hb A1 et d’autres protéines
BIOCHIMIE MEDICALE: DEFINITION
Etude des troubles des processus métaboliques
de l’organisme
Application à la médecine des méthodes
chimiques employées au laboratoire pour
- le diagnostic des maladies
- le contrôle et la prévention des maladies.
BASES BIOCHIMIQUES DES MALADIES
La plupart des maladies, sinon toutes, sont des
manifestations d’anomalies:
- de molécules,
- de réactions chimiques ou
- de processus biochimiques
Les facteurs qui sont à la base de maladies
modifient une ou plusieurs réactions chimiques ou
bien des molécules de l’organisme
PRINCIPALES CAUSES DES MALADIES
Les principaux facteurs responsables de maladies agissant sur les
mécanismes biochimiques de la cellule ou de l’organisme.
- Agents physiques
- Agents chimiques
- Agents biologiques
- Manque d’oxygène
- Réactions immunologiques: maladies autoimmunes
- Déséquilibres nutritionnels: déficits ou excès
- Déséquilibres endocriniens: déficits ou excès
AGENTS PHYSIQUES
Traumatisme mécanique
Températures extrêmes
Variations brusques de la pression atmosphérique
Radiations
Choc électrique
AGENTS CHIMIQUES
Résidus des pesticides
Médicaments vétérinaires
Métaux lourds
Toxines naturelles
Substances toxiques des emballages
Aliments fumés (benzopyrène)
Additifs alimentaires (produits de synthèse)
AGENTS BIOLOGIQUES
Virus spécifiques
- à l’homme (EBOLA, hépatite B),
- aux animaux (coronavirus: SARS COV1, SARS
COV2),
- aux plantes( virus de la mosaïque de tabac)
Bactéries
Champignons
Parasites
RELATION BIOCHIMIE ET GENOME HUMAIN
Il est maintenant possible d’isoler n’importe quel
gène et de déterminer sa structure et sa fonction.
Les méthodes de recherche des gènes responsables
des maladies se sont beaucoup améliorées
De nombreux domaines qualifiés d’omiques ont
émergé directement du projet génome humain
Ainsi: transcriptomique , protéomique, glycomique,
lipidomique
DOMAINES DE LA BIOCHIMIE MEDICALE
• Biochimie instrumentale (aspect technique)
=étude des instruments et matériel
• Biochimie analytique (aspect analytique)
=étude de différentes méthodes d’analyses
• Biochimie physiopathologique (aspect clinique)
=étude de la liaison des paramètres biologiques
utilisés avec la médecine clinique
(biochimie nutritionnelle, biochimie endocrinienne…)
Chapitre 2 BIOCHIMIE MEDICALE : GENERALITES
• Echantillons biologiques et conservation
Point 2: CONTRÔLE DE QUALITE DES EXAMENS
DE LABORATOIRE
• Caractères généraux
• Critères d’une analyse biochimique
• Types de contrôle de qualité
A) CARACTERES GENERAUX
1) Prélèvement sans défaut du matériel biologique:
(nature et conditionnement du réceptacle)
2) Opérations connexes :
étiquetage des tubes : noms et numéro du
malade sur le tube.
rédaction correcte de la demande : types
d’examens à effectuer.
acheminement vers le laboratoire : durée,
température du milieu, avec ou sans chocs.
CARACTERES GENERAUX
(suite)
3) Les analyses biochimiques:
- méthodes utilisées (chimiques, enzymatiques)
- réactifs et matériel (micropipette, appareillage…)
4) Regroupement des résultats du malade.
B) CRITERES DE QUALITE D’UNE METHODE D’ANALYSE
• Une méthode d’analyse médicale possède
trois qualités essentielles :
- la fiabilité
- la praticabilité
- l’efficacité.
FIABILITÉ D’UNE MÉTHODE D’ANALYSE
• Etudier ses performances analytiques, c’est-à-dire
ses possibilités et ses limites, de manière à l’utiliser
correctement et à interpréter valablement les
résultats fournis.
• Les indicateurs utilisés pour apprécier la fiabilité :
précision et exactitude
PRECISION D’UNE ANALYSE
• concordance d’une série de mesures d’un même
échantillon :
- dans une même série de manipulations: répétabilité
- au cours de plusieurs séries de manipulations:
reproductibilité
Moins une technique est précise, plus les résultats sont
dispersés.
EXPRESSIONS DE LA PRÉCISION
• l’écart-type () ou déviation – standard (DS)
• le coefficient de variation (CV)
EXACTITUDE D’UNE ANALYSE
• C’est la concordance entre le résultat trouvé et le
résultat vrai ou le plus probable.
• Pour apprécier l’exactitude d’une méthode :
- corrélation avec une méthode de référence
- surcharge des échantillons avec une quantité connue
du composé à doser
- mélanger de solutions de concentration connue, etc.
PRATICABILITÉ D’UNE MÉTHODE
= aptitude à être réalisée dans un laboratoire
donné et dans des conditions données.
EFFICACITÉ D’UNE MÉTHODE
= Aptitude à déceler une variation physiopathologique
• Indicateurs pour déceler les variations
physiopathologiques
- valeurs usuelles
- intervalles de référence.
- interférences possible (médicamenteuses ou autres).
• Pour le médecin, une méthode d’analyse est efficace si elle
lui apporte les informations lui permettant d’effectuer un
dépistage, un diagnostic ou le suivi de ses patients.
C) TYPES DE CONTROLE DE QUALITE
• Au niveau du laboratoire :
= contrôle de qualité à usage interne ( intra-laboratoire)
Il permet de :
- réduire l’erreur fortuite ou aléatoire
- déceler l’erreur systématique pour la corriger
• Au niveau régional
= contrôle de qualité à usage externe.
Il permet de:
- vérifier la qualité du laboratoire et la performance d’une technique
appliquée par différents laboratoires.
- situer ses résultats par rapport à ceux des autres laboratoires, donc
de contrôler leur exactitude.
- abandonner une technique donnant de mauvais résultats.
CONTRÔLE DE QUALITÉ À USAGE INTERNE
• Graphique le plus utilisé en biologie
clinique est celui de LEVEY – JENNINGS.
INTERPRETATIONS
• Tout résultat situé au niveau de la ligne de X ou de
part et d’autre de cette ligne est considéré comme
correct la méthode est sous contrôle.
• Tout résultat situé entre + S et 2 S ou entre - S et - 2S
est encore valable, mais c’est un signe d’alarme.
• Tout résultat situé au delà de + 2 S est faux et la
méthode est hors du contrôle. Il faut rechercher la
cause de ce hors contrôle (dérive d’appareillage,
étalon défectueux, réactifs périmés ...).
CONTRÔLE DE QUALITÉ AU NIVEAU NATIONAL
• Des pools de sérums, d’origine animale ou
humaine, stabilisés par lyophilisation sont
distribués aux laboratoires participant au
contrôle.
• Ces sérums sont dosés quotidiennement.
• Les résultats sont rassemblés et envoyés à
l’organisme responsable qui les traite
statistiquement
MODULE 2.
ECHANTILLONS BIOLOGIQUES
•Urines
•Sang
•Selles
•Epanchements
•Organes
URINES
Quantité normale: 1,5 l /j anurie, oligurie,
polyurie
Rappel physiologique:
Formation des urines: néphrons.
Elaboration des urines: trois processus:
- Filtration glomérulaire
- réabsorption tubulaire
- Sécrétion tubulaire
FILTRATION GLOMÉRULAIRE
Les liquides et les solutés: pression hydrostatique,
et perméabilité membranaire.
Urine primitive: ni cellules sanguines, ni protéines.
En revanche, on y trouve : glucose, urée, acide
urique, sodium, chlore, potassium, bicarbonates,
calcium, phosphore...
RÉABSORPTION TUBULAIRE
Transport actif (cotransporteur) : glucose, acides
aminés, acide lactique, vitamines, la plupart des
ions.
Transport passif: diffusion facilitée et l’osmose, du
milieu plus concentré vers le milieu le moins
concentré, sans utiliser l’ATP: HCO3-, Cl-
L’urée et l’acide urique ou la créatinine sont
réabsorbés incomplètement
RÉABSORPTION INCOMPLÈTE
Certaines substances sont réabsorbées
incomplètement pour l’une de trois raisons
suivantes :
• Pas de transporteurs protéiques ;
Liposolubilité ;
• Leurs molécules sont trop grosses pour traverser les
pores de la membrane plasmique des cellules
SÉCRÉTION TUBULAIRE
(Au niveau de tubule contourné proximal, le tubule
rénal collecteur, tubule contourné distal.)
• pH sanguin : sécrétion des ions H+ dans le filtrat par
les cellules tubulaires et rétention des ions HCO3- et K+
Le pH sanguin s’élève, l’urine draine l’excès d’acidité.
• pH sanguin : réabsorption des ions Cl– et les ions H+,
excrétion des ions HCO3- dans l’urine .
Composition des urines: substances filtrées et
substances sécrétées.
PRÉLÈVEMENT DES URINES
• Urines de 24H fraîchement prélevée dans un
récipient propre (Flacons sans détergents).
• Echantillon destiné aux ECBU: prélevé au milieu de
la miction ( sécrétions urétrales ou vaginales).
• Désinfection du gland, de grandes lèvres ou méat
(antiseptique doux: chlorexidine)
CENTRIFUGATION DES URINES
• Environ 15 ml d’urines à 2000 tours/min pendant 5
min
• Verser l’urine surnageante
• Prélever le culot avec l’anse de platine (flambée et
refroidie) ou le mettre sur une lame porte-objets
• Ne pas colorer
• Couvrir avec une lame couvre-objets sans
provoquer des bulles d’air et examiner au faible
grossissement x 10, puis au moyen x 45
INTERPRÉTATIONS DES RÉSULTATS
Abondance approximative de certains éléments
en appréciant leur nombre par champ
microscopique:
• Leucocytes
• cellules épithéliales
• cristaux
EXAMENS DES URINES
• Examens macroscopiques
• Examen des urines par les bandelettes
• Examens biochimiques de routine
• Examen microscopique de l’urine ou examen
du sédiment urinaire
• Etude bactériologique
1) EXAMENS MACROSCOPIQUES
Volume d’urines
• Oligurie : grande transpiration (exercices physiques
intenses), diarrhées profuses, vomissements
incoercibles de grossesse.
• Anurie : néphrite aiguë, décompensation cardiaque,
rétention urinaire (obstruction au niveau urétral: calcul
vésical, sténose urétral, urétrite gonococcique...)
• Polyurie: boissons ou d’aliments liquides, d’alcool ,
diabète insipide , diabète sucré ou néphrite.
EXAMENS MACROSCOPIQUES
(SUITE)
Couleur de l’urine et pigments biliaires
• Urine fraîche = claire, couleur jaune- pâle ou
intense
• Couleurs anormales: rose, brun, gris
EXAMENS MACROSCOPIQUES (suite)
Existence d’un trouble dans les urines
• Urines normales = claires et limpides
• Légère opacification ou turbidité : sédiment urinaire
(mucus, cellules épithéliales, leucocytes, etc.
• Après acidification par quelques gouttes d’acide
acétique:
- disparition du trouble de phosphate: dépôt de
phosphate non-pathogène.
- persistance de trouble: présomption d’une infection.
Dans ce cas, il faut faire l’ECBU.
EXAMENS MACROSCOPIQUES (suite)
• Existence des filaments visibles
La présence des filaments visibles: urétrite associée
parfois à une prostatite.
LA CLAIRANCE
La notion de clairance domine la biologie néphrotique
C’est le rapport entre la quantité de cette substance apportée p
le plasma au niveau de rein et la quantité de cette substance
éliminée par le rein.
C’est le coefficient d’épuration plasmatique: nombre de ml de
plasma totalement épurés par le rein dans l’unité de temps (p
min).
La clairance glucose est nulle (glycosurie = 0)
sauf chez le diabétique si la glycémie atteint ou dépasse 1,80
g/l.
COMPOSITION CHIMIQUE DES URINES
• 95% environ d’eau et à 5% de solutés
• Solutés normalement présents: urée, Na+, K+ , HPO42
-
, créatinine (un produit de la créatine phosphate
du tissu musculaire squelettique) et l’acide urique
• En pathologie: glucose, protéines, érythrocytes, des
leucocytes (du pus) ou des pigments biliaires
comme la bilirubine
2. EXAMEN DES URINES PAR LES BANDELETTES
• Bandelettes conservées dans un flacon
hermétiquement clos à la température inférieure à
3° degré Celsius
• Urines fraîches, à la T° ambiante
(fermentation ammoniacale : transformation de
l’urée en NH3, O2 et H2O et son odeur devient
désagréable et piquante)
EXAMEN DES URINES PAR LES BANDELETTES
• Odeur des urines
L’odeur aromatique (acides volatils: acides oxalique, citrique,
lactique, phénol, corps cétoniques).
• pH urinaire
Le pH ↘(déchets acides): fièvre, acidose diabétique,
intoxications .
Le pH ↗:hyperchlorhydrie, alcalose métabolique
• Densité :peut varier de 1,001 à 1,035
3) EXAMEN MICROSCOPIQUE DE L’URINE OU EXAMEN DU
SÉDIMENT URINAIRE
ut: reconnaître avec précision la composition d’un trouble urinaire
Sédiment urinaire: hématies, leucocytes et cellules épithéliales.
Urine : < 5 hématies/mm³ et <10 leucocytes/mm³.
Leucocyturie : présence des leucocytes indique une néphrite
interstitielle.
Cellules épithéliales squameuses: origine urétrale.
Cylindres allongés ( d’oromucoïdes dits de Tamm-Horsfall
sécrétés par les cellules épithéliales tubulaires distales) :
protéinurie et un effort physique.
Cristaux: souvent une présence banale.
4) ETUDE BACTÉRIOLOGIQUE
L’étude bactériologique permet la mesure quantitative de
bactéries :
• > 105 bactéries/ml a une signification pathologique.
• < 105 bactéries/ml : une contamination et un nouvel examen.
Problèmes courants :
• La confrontation des résultats de l’analyse du sédiment et de
l’examen bactériologique est indispensable.
• une bactéurie sans leucocyturie plaide en faveur d’une
contamination
• une pyurie sans germe justifie la recherche de bacille de Koch.
5) EXAMENS BIOCHIMIQUES DE ROUTINE
• Protéinurie
Protéinurie normale < 3 g pour les urines de 24
heures.
Protéinurie > 3 g : indique un syndrome néphrotique
• Electrolytes
Les électrolytes couramment dosés: Na+ et K+.
Normalement les excrétions varient en fonction des
apports alimentaires et le rapport Na /K > à 1.
Un rapport < à 1 : en faveur d’hyperaldostéronisme.
EXAMENS BIOCHIMIQUES DE ROUTINE
(SUITE)
Excrétions azotées
Trois dosages sont le plus utilisés en routine :
• L’urée : le rapport de l’urée urinaire sur l’urée
plasmatique est souvent supérieur à 20.
• La créatinine : le taux de la créatinine urinaire
reflète le catabolisme.
• Acide urique : son dosage est justifié en cas de
goutte, lithiase urique.
MATIERES FECALES (fèces)
• Exploration des enzymes de la digestion
(pancréas et foie).
• Recherche des parasites
• Recherche du sang
• Recherche des bactéries, culture, etc.
• Consistance
• Coloration
• pH
• Composition des matières fécales
LE SANG TOTAL: VEINEUX, CAPILLAIRE, ARTÉRIEL
• Le sang veineux est prélevé dans les veines
superficielles du coude avec une aiguille en
acier inoxydable.
• Le sang capillaire est prélevé à la pulpe du
doigt, au lobe de l’oreille, au cordon ombilical
ou au talon pour les enfants.
• Le sang artériel est réalisé à l’artère humérale
ou fémorale
PLASMA ET SERUM
• Le plasma : constitué d’eau, des sels
minéraux, des molécules organiques (glucides,
protides et lipides), fibrinogène.
sang et anticoagulant
• Le sérum : liquide surnageant obtenu après
coagulation sanguine par la centrifugation ou
rétractation du caillot de fibrine contenant les
éléments figurés. Le sérum ne contient pas de
fibrinogènes.
LIQUIDES DE PONCTION
= épanchements : accumulations anormales ou
pathologiques du liquide interstitiel ou vasculaire
dans les cavités ou espaces lacunaires
On peut grouper les liquides de ponction:
• Transsudats : liquides filtrant à travers une paroi du
fait d’une compression : pauvres en protéines
(ascite, liquide pleural…)
• Exsudats : liquides résultant d’une inflammation
avec modification de la perméabilité membranaire
(riches en protéines).
EPANCHEMENTS
• Cavité pléurale: pleurésie (tuberculose, décomp.
cardiaque)
• Cavité péritonéale: ascite (cirrhose du foie, péritonite
• Cavité péricardique: épanchement péricardique
(péricardite, décompensation cardiaque)
• Articulations : hydarthrose (arthrite ou inflammation
de l’articulation (bacille de Koch, gonocoque),
rhumatisme articulaire aiguë .
• Espaces lacunaires : œdèmes (décompensation
cardiaque, hypoalbuminémie.)
• Liquide céphalo-rachidien: atteinte cérébro-spinale
LIQUIDES D’EPANCHEMENT ETUDIES EN BIOCHIMIE
MEDICALE
Les plus couramment étudiés: liquides provenant de
péritoine (ascite), Plèvre, Spinal
Les plus rares: liquides d’hydrocèle, épanchements
péricardiques ou synoviaux.
Le taux de protéines oriente le diagnostic de la nature
transsudative ou exsudative de l’épanchement
Un transsudat est pauvre protéines au contraire d’un
exsudat riche en protéines reflétant le degré de
l’inflammation locale
TENEUR EN PROTEINES DES LIQUIDES
D’EPANCHEMENT
Un liquide d’ascite typiquement transsudatif
contient 5 g/l de protéines
Ce taux peut s’élever ultérieurement selon une
éventuelle inflammation surrajoutée.
Par contre un liquide d’épanchement pleural, ou
synovial , d’origine tuberculeuse pourra contenir 35
à 40 g/l de protéines, voire davantage.
PRÉLÈVEMENT DE LCR
Examen d’un liquide d’épanchement,
• Procéder à son prélèvement avec une aiguille stérile. Ce
prélèvement est très souvent en même temps évacuateur ( act
thérapeutique)
Avant l’évacuation, prévoir
• 4 ml pour la recherche bactériologique (tube stérile)
• 10 ml pour la recherche hématologique et biochimique (tube
propre, pas nécessairement stérile).
• Noter avec soins le volume total ponctionné, ceci donne l’idée
sur la gravité de l’affection.
SITUATIONS PATHOLOGIQUES DE DEMANDE
D’EXAMEN DU LCR
Atteinte cérébro-spinale :
- convulsions,
- malaria cérébrale, trypanosomiase, méningite,
- hémorragie cérébrale, hémiplégie ou paraplégie,
- certaines intoxications (saturnisme...)
- encéphalites, etc.
ASPECTS MACROSCOPIQUES
LCR NORMAL
L’aspect macroscopique suffit souvent à lui seul à pose
un diagnostic et à instituer un traitement:
Le LCR normal est rendu: « clair comme eau de roche
Il contient très peu de protéines 0,2g/l
Un LCR d’aspect normal doit toujours subir l’examen
cyto-bactériologique du fait de la fréquence des
méningites à liquide clair, tuberculeuses ou virales le
plus souvent.
ASPECT MACROSCOPIQUE
LCR ROSE
Un LCR rosé ou sanglant évoque
- d’abord la piqure vasculaire,
- mais aussi parfois l’hémorragie méningée en
faveur de laquelle plaide l’absence de
coagulation après quelques minutes
Tout LCR contenant du sang est inutilisable en
Biochimie (faux résultats de protéines totales,
chorures et glucose)
ASPECT MACROSCOPIQUE
LCR TROUBLE
Un LCR trouble est rendu: «eau de riz »
• Un LCR trouble ou purulent pose le diagnostic de
méningite aigue.
C’est une urgence bactériologique (mise en route
d’une hémoculture
• Les résultats biochimiques sont moins importants
Un LCR jaune, plus au moins foncé, visqueux indique
une forte protéinorachie
ETUDE BIOCHIMIQUE DU LIQUIDE-
CEPHALORACHIDIEN
Tout LCR arrivant en Biochimie doit être considéré comme
une urgence.
Les paramètres habituellement dosés sont:
• Les protéines totales (microprécipitation en milieu acide,
puis dosage turbidimétrique, comme les protéines urinaires)
• Le glucose (méthode enzymatique comme dans le sang et
les urines)
• Les chlorures (méthode coulométrique comme dans le
plasma
LES BIOPSIES
• Ponctions d’organes: foie, rate, muscle, muqueuse
intestinale, moelle osseuse.
• Sur ces biopsies: examens anatomo-pathologiques
(examens histologiques, biochimiques,...).
ANTICOAGULANTS ET CONSERVATEURS
• Les anticoagulants complexant le calcium
- Les oxalates : oxalate de Na, d’ammonium, de potassium
- Les citrates trisodiques cristallisés
- EDTA (Ethylène diaminetétracétates)
• Les anticoagulants inhibant les enzymes de la coagulation.
- Héparine de Na, d’NH4OH et Li
- Héparinoïdes de synthèse.
• Les conservateurs inhibant les enzymes de la glycolyse
- NaF : fluorure de Na
- Monoiodocétale de sodium.
CONSERVATION DES PRELEVEMENTS
• Le plasma et le sérum se conservent en tubes
bouchés plusieurs jours à + 4° C.
• Congelés à -20° C ou - 80° C, ils se conservent
indéfiniment.
• Ce qui permet de préparer le sérum de contrôle.
ETALON PRIMAIRE OU SOLUTION STANDART
• Solution obtenue par dissolution d’une quantité
exactement pesée d’une substance chimique de
pureté déterminée
• Etalon primaire sert à établir l’opération
élémentaire de l’étalonnage de l’appareil
• C’est la relation de proportionnalité entre la
concentration C du produit à doser et la réponse de
l’appareil.
SERUM - CONTROLE
Sérum qui sert à contrôler la qualité des examens:
• Sérum de contrôle normal (valeurs normales)
• Sérum de contrôle pathologique (valeurs
pathologiques)
MODULE 3
IMPORTANCE MÉDICALE DU MÉTABOLISME HYDRO-
ÉLECTROLYTIQUE
ET TROUBLES DE L’EQUILIBRE ACIDOBASIQUE
POINT 1 : METABOLISME HYDROMINERAL
=ensemble des transferts d’eau et de constituants minéraux
- entre l’organisme et le milieu extérieur
- entre les différents compartiments de l’organisme
• L'eau est un élément essentiel à la vie et cela se voit à
l'importance de ce liquide dans la composition du corps
humain.
• Minéraux: cofacteurs des enzymes, nécessaires aux
réactions métaboliques.
QUANTITÉ TOTALE DE L’EAU DE L’ORGANISME
L’eau dans un organisme adulte représente 65 % du
poids total.
• Cela correspond à 45 litres d'eau pour une personne de
70 kg.
• Chez les femmes, ce taux est de 55 % ( tissus adipeux)
• Chez le bébé , l’eau représente 78 %
Fluides intracellulaires :25 l.
Fluides extracellulaires:15 l ( fluides vasculaires
interstitiels, cérébro-spinaux, humeur aqueuse
oculaire)
Le sang a un volume d’un peu plus de 5 l.
RÉPARTITION DE L'EAU DANS LE CORPS HUMAIN
• Cette eau n'est pas répartie uniformément dans le corps
humain, certains organes en contiennent plus que
d'autres :
• Poumons : 78 % ;
• Sang : 79 % ;
• Cerveau : 76 % ;
• Muscles lisses : 75 % ;
• Os: 22,5 % ;
• Tissus adipeux : 10 %.
BALANCE HYDRIQUE
Apports Pertes
• Boissons 1500 ml Urines 1500
• Aliments (eau) 750 ml Fèces 50
• H2O (métabolis 250 ml Resp –persp 950
2500 ml
2500 ml
Chaque jour, le corps humain élimine 2,5 litres d'eau à travers la respiration,
la sueur, l'urine...
Il faut donc remplacer ce volume d'eau par la boisson et l'alimentation pour
éviter la déshydratation
COMPOSITION DES FLUIDES BIOLOGIQUES
• 95% de la quantité des solutés des fluides
biologiques sont ionisés.
• Les quantités de cations et d’anions y constituent
des charges totales équivalentes.
• Les concentrations de composants ioniques des
compartiments cellulaires et extracellulaires sont
différentes.
• Ces différences sont entretenues par les
transports actifs dépendant des pompes ATPases
COMPOSITION DES COMPARTIMENTS
HYDRIQUES
• Les deux secteurs hydriques extra et intracellulaire
sont séparés par la barrière cellulaire à perméabilité
sélective.
• L’eau extracellulaire contient surtout du Na+ et très
peu de K+.
• L’eau intracellulaire contient surtout du K+, un peu de
Mg, phosphate, Na+ et cl-.
NOTIONS D’IONOGRAMME SANGUIN
• L’ionogramme plasmatique normal est fixe.
• Il se présente comme suivant : mEq / l
Na+ 143 103 Cl-
K+ 5 27 CO3H-
Ca+ 5 16 prot -
Mg++ 2 2 HPO4-
1 SO4
6 R - COO -
155 155
310 mEq / l
DOSAGE DES ELEMENTS DE L’IONOGRAMME
• Le dosage de différents ions est réalisé par
photométrie de flamme ( Na+, K+, cl-)
• En pratique courante, on dose habituellement :
Na+, K+ , Ca++ , Cl - .
• On ne dose pas en pratique courante :
HPO4-, SO4- - et R - COO - (anions organiques).
L’IONOGRAMME URINAIRE
• Dosage de Na+ : 100 - 180 mEq
• Dosage de K+ : 60 - 80 mEq.
• Le rapport Na/K reste supérieur à 1.
IMPORTANCE DE L’IONOGRAMME
Appréciation de
- Etat d’hydratation,
- Osmolalité,
- Risque cardiaque lié surtout à la kaliémie:
phénomènes de la polarisation membranaire et
dans la conduction cardiaque
- Etat de la fonction respiratoire
- Etat de la fonction rénale (insuffisance rénale
chronique: créatininémie , bicarbonates et
chlorures et le trou anionique .)
TROU ANIONIQUE
• =somme des anions non dosés dans
l’ionogramme sanguin (sulfates, phosphate,
lactate, pyruvate, acides cétoniques.)
• = la différence entre la somme des deux
cations habituellement dosés (Na+ et K+), et la
somme des deux anions (HCO3 - et Cl -.)
INTERPRETATIONS DU TROU ANIONIQUE
• Valeur N.:(143 + 5 ) - (103 + 27 ) = 18 mEq/l.
• T.A. : - acidose métabolique.
- acidose rénale (SO4- - et PO4- - )
- l’acidose lactique
- acidose diabétique (acides cétoniques).
- dans les intoxications aux salicylés
- dans les intoxications par le méthanol
• T.A. : diminution des anions indosés par dilution
ou hypo-albuminémie, le myélome multiple
LA PRESSION OSMOTIQUE
• =la pression opposable au passage du solvant
à travers la membrane semi-perméable
• Le mouvement de l’eau à travers la
membrane semi-perméable par la différence
de concentration en particules de deux
solutions.
• La pression osmotique est proportionnelle au
nombre de particules en solution : ions des
électrolytes, molécules entières ou associées.
NOTION D’OSMOLALITE
• Une osmole est la pression osmotique exercée
par une particule gramme dissoute dans 1 l
d’eau. Concentrations faibles, on utilise la
milliosmole ( mosm = 10 -3 osm ).
• La concentration osmolaire par litre de solvant
est l’osmolarité.
• Tandis que la concentration osmolaire par
masse ( Kilogramme) de solvant est
l’osmolalité.
HOMÉOSTASIE DU VOLUME DES FLUIDES
EXTRACELLULAIRES
• Trois mécanismes :
- l’excrétion rénale de sodium
- les gradients d’osmolalité et pressions
hydrostatiques.
- la résistance vasculaire périphérique.
osmolalité des fluides extracellulaires: ADH
volémie: système rénine angiotensine -
aldostérone.
MOUVEMENTS HYDRIQUES DANS LE SECTEUR
EXTRACELLULAIRE
• Echanges d’eau (membrane capillaire)
- pression osmotique des protéines (P.O)
- pression hydrostatique du sang (P.S.).
• Les pressions sont exprimées ici en Cm3 d’eau.
- (Artères): P.O = 28 P.S = 32
- (Veines): P.S = 12 PO = 28
PATHOLOGIES CONCERNANT LE VOLUME ET LA
COMPOSITION ÉLECTROLYTIQUE DES FLUIDES
• Etats d’hypovolémie : réduction de l’eau totale
du corps déshydratations
- Déficits hormonaux
- Déficits rénaux
- Pertes extrarénales
Etats d’excès de volume des fluides
perturbation des forces de starling (œdèmes)
excès hormonaux avec augmentation de
réabsorption rénale de Na.
PATHOLOGIES DU M.H.E (suite)
• Anomalies de l’équilibre potassique
des troubles de l’excitabilité des muscles
cardiaques
• Etats d’hypokaliémie:
- faiblesse musculaire,
- des paralysies.
• Etats d’hyperkaliémie:
- En cas d’insuffisance rénale chronique
- Dans l’hypoaldostéronisme.
PATHOLOGIES DU M.H.E (suite)
• Perturbation de l’osmolalité
• Les états d’hypoosmolalité sont provoqués par :
- une diminution de la natrémie
- une hypovolémie
- les œdèmes.
• Les états d’hyperosmolalité résultent d’une
augmentation anormale de la concentration des
solutés dans les fluides extracellulaires de
l’organisme.
- tous les états d’hypernatrémie sont
hypertoniques.
LA CALCÉMIE
Le calcium total présent dans l’organisme.
• C’est à la fraction ionisée (+ 50% du calcium total) qu
revient l’essentiel de l’activité biologique du calcium.
• Valeurs normales 2,25 à 2,75 mmol/L.
• Pathologie :
↗ modérée : ostéolyse tumorale ou, infectieuse et
hypervitaminose D ;
↘: rachitisme , hypoparathyroïdie; carences
protéiques ;
TROUBLES DES CHLORURES
• Valeur normale : 107 mEq/L ou mmol/L.
• Pathologie
↗: Déshydratation :Diabète insipide; Infection ; Acidose
rénale.
↘: Déperditions salines ; vomissements, diarrhées ;
Insuffisance surrénalienne chronique ;
Régime sans sel et insuffisance rénale.
POINT 2
TROUBLES DE L’EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
IMPORTANCE DES
TROUBLES DE L’EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
contexte médical très particulier:
double urgence
• du point de vue technique: mauvaise
conservation
• du point de vue médical : + l’hématocrite,
l’ionogramme plasmatique, et dosage de
l’hémoglobine bilan de réanimation.
PARAMÈTRES DE L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
• pH
• PCO2
• HCO-3 (réserve alcaline).
• pO2
HOMEOSTASIE DE L’EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
• Contrôle des propriétés physico-chimiques
des fluides extracellulaires:
activité biochimique de l’organisme
le pH artériel varie peu : 7,36 - 7,42 (7,39)
Les pH artériels < 6,8 et > 7,8 sont mortels
• variations du pH :
- conséquence d’un mécanisme pathologique
- concentration en protons est déterminante.
ORIGINES DES PROTONS DANS L’ORGANISME
• production du CO2 (cycle de Krebs)
• Production des acides organiques (lactate,
acides cétoniques…)
• production des acides fixes : SO4, HPO4.
• uréogénèse
QUANTITÉ DE PROTONS GÉNÉRÉE
Chez un adulte normal :
• production de CO2 : 15 – 20 moles
• production des acides organiques 2,5 moles
• uréogenèse 1,1 moles
CO2 + 2NH4 CO(NH2) 2 + H2O + 2H+
• acides fixes 0,1 mole.
un blocage dans l’élimination respiratoire du CO2 provoque
rapidement une acidose, alors qu’en cas de décompensation
rénale aiguë, l’acidose prend plusieurs jours à se développer.
IMPORTANCE DES TAMPONS
• Le pouvoir tampon = capacité de s’opposer à
des variations du pH lorsque de petites
quantités d’acides ou de bases sont ajoutées
à la solution.
• Solutions tampons efficaces = quantités
égales d’acide faible et de sa base conjuguée.
• Tampon des fluides extracellulaires et du sang
= système bicarbonate – acide carbonique
MÉCANISMES PHYSIOLOGIQUES DE RÉGULATION DE
L’ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
• Régulation pulmonaire,
• Sécrétions digestives : salive, suc digestif,
suc pancréatique
• Sécrétions rénales: excrétion plus ou
moins grande d’ions H+, rétention ou
excrétion d’ions HCO3-
PHYSIOPATHOLOGIE DES DÉSÉQUILIBRES ACIDO-
BASIQUES
• La connaissance de l’équation d’Henderson
Hasselbalch rappelée ci-bas
pH= 6,1 +log (HCO3)
pCO2
• permet de voir que le pH est directement lié à
la valeur du rapport :
(HCO3)
pCO2
VARIATIONS DU pH
Les variations du pH peuvent être la conséquence:
d’une diminution des bicarbonates responsables
d’une acidose métabolique
d’une augmentation des bicarbonates responsable
d’une alcalose métabolique
d’une diminution de la pCO2, responsable d’une
alcalose respiratoire
d’une augmentation de la pCO2, responsable d’une
acidose repiratoire
PERTURBATION DE LA VALEUR DU pH
• En cas de perturbation de la valeur du pH, l’organisme
met en place un système de compensation qui a pour
but de ramener le rapport HCO3/pCO2 à une valeur
normale avec le système tampon.
• Le système de régulation du pH se fait dans un premier
temps par le système tampon (réactions chimiques
instantanées), puis le relai est pris par l’intervention
des moyens physiologiques qui sont le poumon, les
reins et le tube digestif pour une restauration du pH.
RAPPEL SYSTEMES TAMPONS PLASMATIQUES
Les systèmes tampons de l’organisme les
mieux étudiés sont ceux du sang:
• Système acide carbonique-bicarbonate
• Système protéines-protéinates
• Système tampon phosphate
PERTURBATIONS DECOMPENSEES DU pH
• Un pH qui est en dehors des valeurs de référence
correspond à une perturbation décompensée
• Si malgré le déséquilibre acido-basique, le pH est
maintenu à l’intérieur des valeurs de révérence on
dira que la perturbation est compensée
DECOMPENSATION DU pH
• Variations du rapport HCO3- / PCO2 entrainant la
diminution du pH
• Il y a acidose ou alcalose décompensée suivant
que l’un des termes du rapport varie seul ou que les
deux varient parallèlement avec variation de pH.
• Il peut donc y avoir acidose ou alcalose, sans
variation de pH (dans ce cas, elles sont dites
compensées).
ACIDOSE OU ALCALOSE RESPIRATOIRE
• Trouble portant sur la pCO2
• Valeurs normales de la pCO2 : 35 - 45 mmHg
5,5-5,8 kPa
En dessous de 35 mmHg, il y a hyperventilation
alvéolaire
Au-dessus de 45 mmHg, il y a hypoventilation
alvéolaire.
ACIDOSE OU ALCALOSE MÉTABOLIQUE
• Trouble portant sur le CO3H -.
• Normalement, la concentration plasmatique
de bicarbonate standard est comprise autour
du 27 mEq/l.
1) ACIDOSE RESPIRATOIRE
• L’acidose respiratoire correspond à une
diminution de l’élimination du CO2 avec
augmentation de la CO2 avec augmentation
de la pCO2( hypercapnie) et diminution du pH
sanguin.
• Quand il y a augmentation de la pression
partielle de l’acide carbonique , d’où
abaissement du rapport HCO3- / PCO2.
ETIOLOGIES DE L’ACIDOSE RESPIRATOIRE
Diminution des mouvements de la cage thoracique avec principale
causes:
Atteinte de la paroi par des traumatismes et une atteinte
nerveuse ou musculaire par dystrophies musculaires,
myasthénie, poliomyélite ou curarisants.
Diminution de la surface alvéolaire disponible avec comme
pathologies les bronchopneumopathies chroniques obstructives
ou bronchopneumopathies restrictives par fibrose pleurale ou
plumonaire ou œdème aigu du poumon, maladie SARS COVID 1
Mucoviscidose avec hypersécrétion bronchique
SUITE
• Air vicié par augmentation du CO2, (grottes, caves…)
• Insuffisance respiratoire aiguë avec hypoxémie et
détresse respiratoire (cause toxique, médicamenteuse,
traumatique)
• Hypoventillation par inhibition des centres respiratoires
(AVC , hypotension intracranienne, atteinte bulbaire
par annesthésiques, morphiniques, tranquilisants,
barbituriques ou alcool)
TABLEAU BIOLOGIQUE DE L’ACIDOSE
RESPIRATOIRE
Les examens sanguins et urinaires montrent:
• Un pH artériel d’autant plus diminué que l’atteinte
est aiguë
• Une pCO2 augmentée
• Des bicarbonates augmentés et des chlorures
abaissés
• pH urinaire est très diminué
TRAITEMENT DE L’ACIDOSE RESPIRATOIRE
• Des analeptiques respiratoires peuvent être prescrits
associés ou non à une ventilation assistée.
• L’oxygénothérapie est à administrer avec précaution
chez les insuffisants respiratoires car la stimulation
centrale due à l’hypercapnie est alors diminuée
• Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique,
(acétazolamide), qui s’opposent à la réabsorption de
HCO3, sont dangereux car ils entrainent une
décompensation rapide chez l’insuffisant respiratoire.
2) ALCALOSE RESPIRATOIRE
• Elle correspond à une diminution de la pCO2
(hypocapnie) dont l’origine est respiratoire
• L’alcalose respiratoire résulte d’un départ de
gaz carbonique qui tend à élever le rapport
HCO3- / pCO2.
ETIOLOGIES D’ALCALOSE RESPIRATOIRE
En cas de pCO2 par hyperventilation
alvéolaire et parfois par un abaissement de la
pression partielle en O2.
• Les causes en sont:
Une anxiété ou une douleur intense
Hyperventilation d’origine centrale ou
hypoxique qui peut être anoxique ou anémique.
Hyperventilation mécanique
TABLEAUX BIOLOGIQUE ET CLINIQUE
Le tableau biologique associe les éléments suivants:
• Un pH artériel augmenté
• Une pCO2 diminuée
• Une diminution des bicarbonates associée à une
augmentation chlorure de sodium.
• L’urine devient alcaline avec une forte bicarbonate de
sodium
Le tableau clinique est caractérisé par une
hyperventilation dans les états d’anxiété
3) ALCALOSE MÉTABOLIQUE.
Quand CO3H - : Alcalose métabolique.
Elle est peu fréquente. Elle est due à une
alcalinisation provoqué par un excès de
bicarbonates ou une perte d’ions H+
ETIOLOGIES D’ALCALOSE METABOLIQUE
• Elévation du taux des bicarbonates par administration
excessive de ceux-ci au cours de certains traitements ou
régimes particuliers comme chez les buveurs du lait, les
régimes végétariens
• Déperdition digestive d’acide chlorhydrique par
vomissements répétés, lavages gastriques, aspiration
duodénale.
• Dans certains hypercorticismes: hyperaldostéronisme
• Ingestion excessive des substances à effet
minéralocorticoïde: acide glycyrrhizique de la réglysse
TABLEAU BIOLOGIQUE ET CLINIQUE
Les dosages sanguins et urinaires montrent:
• Un pH sanguin augmenté mais rapidement compensé
• Des bicarbonates augmentés
• Une pO2 diminuée
• Une hypokaliémie et le pH urinaire qui peut être augmenté
Le patient présente une respiration lente associée à une
hyperexcitabilité neuromusculaire due à l’hypocalcémie ionisé
• En cas l’alcalose, le calcium ionisé se fixe en plus grande
quantité sur les protéines
TRAITEMENT
Il est avant tout étiologique. La réanimation
visera à :
• Éliminer facilement les bicarbonates sous
perfusion
• Corriger l’hypokaliémie
4) ACIDOSE MÉTABOLIQUE.
Quand CO3H - : Acidose métabolique.
Elle est caractérisée par une diminution des
bicarbonates plasmatiques et donc une baisse
du pH
Elle correspond à un trouble du métabolisme
dû à l’accumulation d’acides (anions indosés
ou trou anionique) ou à une perte excessive
de bases.
ETIOLOGIES
Il s’agit habituellement de surcharges, dans la plupart des cas
endogènes, en acides avec augmentation du trou anionique:
Augmentation des corps cétoniques (acitocétose diabétique
et jeûne prolongé)
Acidose lactique: conséquence d’une anoxie cellulaire au
cours des états de choc sévères, exercices musculaires, mal
épileptique, cirrhoses
Acidose rénale: accumulation des acides par suite d’un
trouble d’élimination rénale (phosphates, sulfates)
suite
Apports d’acides exogènes au cours des intoxications
par:
• l’éthylène glycol, le méthanol les salicylés
• l’apport excessif de chlorure d’ammonium, de
chlorhydrate , de lysine, et de méthionine utilisées
dans le traitement des alcaloses.
Pertes digestives en bicarbonate (diarrhées et
vomissements) pertes rénales (diurétiques inhibiteurs
de l’anhydrase carbonique: acétazolamide)
TABLEAU BIOLOGIQUE
L’analyse des gaz du sang et l’ionogramme présente
différentes perturbations:
Le pH sanguin artériel est inférieur à 7,35 sauf s’il y a
compensation
Les bicarbonates sont très diminués, < 15 mmol/l
La pCO2 et CO2 sont très diminués du fait de la
compensation
Un trou anionique est toujours présent dans les acidoses par
perte de bicarbonates. Il est plus important dans
l’acidocétose et l’acidose lactique.
TABLEAU CLINIQUE
Deux formes peuvent être différenciées:
• les formes légères qui sont soit asymptomatiques
soit associées à une asthénie ou à des nausées
• les formes graves qui présentent une hyperpnée
avec une respiration profonde
• L’acidose peut aboutir à un état de choc,
obnubilation et un coma.
TRAITEMENT
• Le traitement est étiologique
• La réanimation d’une acidose se fait le plus
souvent dans le cadre d’une urgence avec
perfusion d’alcalinisants et d’une hydratation, et
si nécessaire épuration extra-rénale.
Module 4
PROTÉINES ET ENZYMES PLASMATIQUES EN
PATHOLOGIE
Point 1 : PROTEINES PLASMATIQUES
PROTEINES
= Constituants fondamentaux de toutes les cellules.
Rôle essentiel comme enzymes
Substances unissant cellules tissus organes
Beaucoup d’hormones sont des protéines.
Transport d’oxygène
homéostasie du volume sanguin
défense contre les infections
spécificité héréditaire leur est liée.
PROTEINES PLASMATIQUES
Origines diverses:
• le foie : sérumalbumine, fibrinogène
• Lymphocyte, plasmocyte: immunoglobulines
• organe ou tissu : enzymes sériques.
Rôles
• Fonction de transport (hormones, enzymes et
métaux ,médicaments)
• Maintien de la pression oncoctique (albumines)
• Propriétés anticorps (immunoglobulines)
MÉTHODES DE DOSAGE DES PROTÉINES
PLASMATIQUES
Biuret : avec CuSO4 et pH coloration violette (550 nm)
Simple, rapide, universelle.
• Réfractométrie : l’indice de réfraction des protéines du
sérum clair ( méthode rapide).
• Microprécipitation en milieu acide et dosage
néphélométrique.
Agent précipitant : acide trichloracétique
viscosité: polyéthylène glycol (homogénéité et la
bonne dispersion).
PROTEINEMIE : VALEURS NORMALES
Sujet normal adulte:
La protéinémie mesurée sur sérum :71 g/l (SD ± 0,35)
mais mesurée sur le plasma, elle est majorée du fibrinogène dont la concentration normale se situe entre 200
mg pour 100 ml.
Chez le nouveau-né: 50 g/l et la valeur adulte n’est atteinte qu’au bout de 6 à 8 mois.
PROTÉINOGRAMME
Fractionnement des protéines plasmatiques
Principales méthodes:
- électrophorèse de zone
- immunoélectrophorèse
- dosages immunochimiques
La méthode d’immunoélectrophorétique est
beaucoup plus spécifique et permet de
distinguer 25 constituants différents dans le
sérum humain à condition de disposer d’un
antiserum polyvalent.
ELECTROPHORESE DE ZONE DU SERUM
Support: papier, acétate de cellulose, gel d’amidon , gel d’agar
Tampon véronal pH 8,6 et force ionique 0,1
Révélation par un colorant anionique en milieu acide et
mesure densitométrique ou photométrique du colorant
Séparation des protéines sériques normales en 5 fractions: -
Albumine 60 %
- globulines α1 4 % - globulines α2 8 %
- globulines β 12 %
- globulines γ 16 %
ELECTROPHORESE DE ZONE DU PLASMA
En plus des 5 fractions, on note un constituant
supplémentaire: le fibrinogène situé entre les
fractions β et γ
L’électrophorèse de zone pratiquée dans un
gel d’agar ou d’amidon procure une
séparation meilleure
PATHOLOGIES EN ELECTROPHORESE DES PROTEINES
Les dénutritions (hypo-albuminémie sans altération de la
répartition des globulines).
Les réactions inflammatoires (augmentation des globulines alpha 1
et alpha 2)
Le syndrome néphrotique: fuite des protéines à l’exception de la
globuline beta et augmentation de la vitesse de sédimentation et de
fibrogène. protéinurie ≥ à 3 g/l avec protéinémie 20-30 g/l)
Les réactions immunitaires: IgG, IgA et IgM élevées avec tâche
renforcée et très étalée en cas maladies infectieuses et
parasitaires:malaria, trypanosomiase
Les paraprotéinémies
LES PARAPROTEINEMIES: DEFINITION
• Le terme paraprotéine qui signifie protéine aberrante
a été créé pour désigner certaines anomalies des
immunoglobulines
• Une paraprotéine est un composant homogène
appartenant à une des classes des immunoglobulines,
qui apparaît sur le tracé électrophorétique dans la
zone où migrent les globulines γ.
• Il s’agit de la production excessive d’une seule
protéine (IgG, IgA ,IgM) par un clone cellulaire
PARAPROTEINES: EXPLICATIONS
• Clone cellulaire: une population homogène de cellules qui
proviennent toute d’une même celllule souche.
• Ce qui est aberrant, ce n’est pas la structure de la
protéine, mais bien la production désordonnée de
quantités énormes d’une seule immunoglobuline par des
cellules immunologiquement compétentes qui se libèrent
de la régulation qui préside normalement à leur
multiplication
• Les sujets porteurs d’une paraprotéine sont souvent
hyperprotéinémiques
PRINCIPALES PROTEINES DU SERUM HUMAIN
• Albumine (maintien de pression oncoctique)
• Globulines du groupe α1
• α2 globulines
• Globulines du groupe β
• immunoglobulines
GLOBULINES DU GROUPE α1
Elles regroupent:
Foetoprotéines : augmenté en cas de tumeur, grossesse
multiple
Orosomucoïde ou α1 glycoprotéine ou encore
mucoprotéine: protéine riche en glucides liés (galactose,
mannose, fucose et l’acide neuraminique), dosée en
clinique (augmenté en cas des réactions inflammatoire,
abaissé en cas de syndrome néphrotique
α1 antitrypsine et lipoprotéines α1
LES GLOBULINES ALPHA 2
Elles regroupent :
Haptoglobuline : affinité pour l’hémoglobine synthèse
accrue dans les états inflammatoires
Céruloplasmine: protéine de couleur bleue porteuse de
8 atomes de cuivre
Transporteur spécifique de cuivre Sa décifience
entraine des dépôts de Cu
Macroglobuline α 2 :Constituant majeur des globulines
alpha 2, rôle mal connu
LES GLOBULINES DU GROUPE BETA
On trouve dans ce groupe :
• La transférrine ou sidérophiline
• Le fibrinogène
• La protéine C –réactive
• Les beta lipoprotéines: lipoprotéines légères, LDL
PROTEINE C-REACTIVE
• Protéine absente du sérum chez le sujet normal
• Elle y apparaît au cours des réactions inflammatoires
• Son nom vient de la capacité de réagir avec le
polysaccharide C du pneumocoque avec lequel elle se lie
pour former un précipité
• Mode opératoire: on superpose dans un tube capillaire l
sérum à tester et un sérum de lapin qui a été immunisé
par la protéine C-réactive. En cas de présence de protéin
C réactive du sérum, il se forme un précipité mesurable
LES IMMUNOGLOBULINES
• Ce sont les globulines.
• On distingue : Ig G, Ig A, Ig M, Ig D, Ig E, qui se
distinguent par leurs propriétés physico-chimiques
et leur spécialisation en matière de réponse
immunitaire.
• Les trois premières sont abondantes dans le sérum
et leurs fonctions sont bien connues
FONCTIONS DES IMMUNOGLOBULINES
• Ig G: réponse à un antigène soluble (toxine bactérienne).
• Ig M:réponse à un antigène particulaire, macromoléculaire
bactérien
-immunoglobulines volumineuses.
-synthétisées localement (inflammation synoviale).
- taux élevés ( polyarthrite rhumatoïde, processus irritatif
ou inflammatoires.
• Ig A : Ig de sécrétion (intestin, glande salivaire, larmes,
sueurs, lait et sécrétions génito-urinaires.
Point 2: ENZYMES SERIQUES
• Notions générales
• Quelques enzymes spécifiques
NATURE DES ENZYMES PLASMATIQUES
• On peut distinguer deux catégories d’enzymes
plasmatiques:
Enzymes spécifiques du plasma:
Enzymes non spécifiques du plasma
ENZYMES SPÉCIFIQUES DU PLASMA
Ils sont spécifiques en ce sens qu’ils sont plus actifs dans le
plasma que dans les tissus:
• Enzymes de la coagulation sanguine et de la dissolution du
caillot sanguin
• La lipoprotéine lipase
• Deux autres enzymes d’origine hépatique: la
pseudocholinestérase et la céruloplasmine
La pseudocholinestérase est un terme qui distingue la
cholinestérase non spécifique plasmatique de celle du tissu
nerveux, responsable de la destruction de l’acétylcholine
ENZYMES NON SPECIFIQUES DU PLASMA
• Ce sont des enzymes libérés dans le plasma à la
suite d’une mort cellulaire ou d’une blessure
• Bien que ces enzymes n’aient aucune fonction
physiologique dans le plasma, leur présence ou leur
concentration peut orienter le diagnostic et le
pronostic de maladies et de blessures affectant
certains tissus ou encore sur la réponse au
traitement
ENZYMES SERIQUES: DEFINITION
= véritables marqueurs tissulaires (nature et
l’étendue du tissu endommagé, le suivi de la
lésion).
lyse tissulaire (infarctus du myocarde, des
hépatites toxiques).
: souvent mais pas toujours
• perméabilité membranaire.
: diminution ou leur absence du tissu
d’origine (c’est le cas d’enzymopathies
génétiques).
ISOENZYMES OU ISOZYMES
• Certains enzymes existent dans les cellules sous plusieurs
formes moléculaires actives ayant toutes la même activité
enzymatique
• Ils sont différents par des facteurs physicochimiques
(utilisables pour étudier leur répartition) comme:
- constance d’affinité pour un substrat
- charge électrique,
- pH optimum d’action.
• C’est ainsi que CPK ou LDH existent sous différentes formes
aisément séparables par électrophorèse
CONDITIONS DE PRELEVEMENT
• Sérum ou plasma non hémolysé (10 µl)
(activités transaminasiques des globules
rouges dix fois plus élevées)
• Sang total recueilli sur héparinate de lithium
(à l’exclusion de fluorure)
• Conservation à 4° 24 H à l’abri de
l’évaporation en tube bouché
ENZYMES SERIQUES D’ORIGINE MUSCULAIRE ET
CARDIAQUE
Créatine Phosphate Kinase (CPK)
Elle catalyse la réaction réversible :
CPK
Créatine + ATP Créatine phosphate +ADP
Trois isoenzymes formant des dimères M (muscle)
et B (Brain).
CPK MM : muscles squelettiques,
CPK BB : cerveau,
CPK MB : spécifique du myocarde.
VALEURS NORMALES DE CPK
Chez l’adulte: 15 U.I
Chez le nourrisson: valeur triple.
Activité très élevée ( X 10 ou 100) en cas de :
• Myopathies type Duchenne: dystrophie musculaire
( tare congénitale)
• Maladies cardiaques :
- Infarctus du myocarde (élevée de façon constante
(jusqu’à 500 U.I.) .
- Dans ce cas , on dose l’isoenzyme MB.
Un pourcentage > 10% est très significatif.
ENZYMES SERIQUES D’ORIGINE CARDIAQUE ET
HEPATIQUE : TRANSAMINASES SÉRIQUES
Transaminase glutamique oxaloacétique (TGO) ou Aspartate
aminotransférase (ASAT)
Transaminase glutamique pyruvate (TGP) ou Alanine
aminotransférase (ALAT)
Exploration Cellule hépatique et cellule myocardique.
cétoglutarate + aspartate TGO oxaloacétate + glutamate
cétoglutarate + alamine TGP pyruvate + glutamate
LACTO-DÉSHYDROGÉNASES ( L D H )
Lactate + NAD Pyruvate + NADH
Activité normale: de 115 30 U.I./l
Taux de LDH : marqueur de cytolyse
LDH plasmatique :
• maladies hépatiques,
• hépatites virales
• ictères par obstruction
ENZYMES SERIQUES D’ORIGINE ESSENTIELLEMENT HEPATIQUE
GT (glutamyl- transpeptidase ou – transférase).
• Dans les tissus comme le rein, le pancréas...
• L’enzyme circulante dans le plasma est d’origine
hépatobiliaire: cancer de foie , alcoolisme chronique.
• L’alcool stimule la biosynthèse hépatique de la GT
Chez l’homme: 16 U.I/l et chez la femme 11 U.I./l.
Phosphatases Alcalines (PAL)
Chez l’adulte : 25 - 90 U.I./ l.
Chez le nourrisson 70 - 250 U.I./ l.
• En pathologie hépatique, l’obstruction des voies biliaires :
hyperphosphatasémie.
ENZYMES D’ORIGINE SALIVAIRE OU PANCREATIQUE
Les analyses des sécrétions salivaires et pancréatiques
concourent au diagnostic et à la connaissance des
pathologies du pancréas externe.
On distingue deux types de lésions:
• Obstruction des canaux excréteurs entraînant le reflux des
sécrétions dans la circulation en cas de lithiase des canaux
pancréatiques et de cancer de la tête de pancréas
• Les insuffisances sécrétoires des cellules exocrines
s’observent en cas de pancréatite.
TYPES D’ENZYMES D’ORIGINE SALIVAIRE OU
PANCREATIQUE
Amylase
• L’origine de l’amylase sérique est salivaire et pancréatique.
• Activités normales : 75 - 150 unités Somogyi. La valeur est
élevée en cas de pancréatite et oreillons.
Lipase
• Activité normale: 90 - 300 m U.I. / ml.
• La lipase pancréatique : pancréatites, des ulcères parfois et
inconstamment au cours du cancer du pancréas.
• Elle serait normale au cours des oreillons.
les enzymes protéolytiques
ENZYMES SERIQUES DU CANCER
PSA : Prostate Specific Antigen
• C’est une enzyme qui a été caractérisée au début
des années 1970
• C’est une glycoprotéine produite par les cellules
épithéliales de la prostate et qui permet d’éviter au
liquide séminal de coaguler et qui est responsable
de la liquéfaction du sperme.
ORIGINES DE PSA DANS LE SANG
• Le PSA est sécrété par les cellules normales de la
prostate et par les cellules tumorales.
• Cependant l’architecture normale de la prostate ne
laisse filtrer qu’une infime quantité de PSA dans le
sang.
• La concentration sanguine de PSA est 10 fois
moindre qu’au sein de la glande prostatique ou
dans le sperme
TAUX PLASMATIQUES DE PSA
Un taux plasmatique de PSA inférieur à 1,5 – 4
ng/ml est rassurant
Un PSA inférieur à 3 ng/ml est considéré comme
normal pour les hommes de moins de 70 ans
Le PSA augmente avec l’âge.
Un taux de PSA de 6,5 ng/ml peut être considéré
comme un taux rassurant pour les hommes de plus
de 70 ans
BIOMARQUEURS DES CARDIOMYOPATHIES
• Enzymes: ASAT, ALAT, CPK, CPKMB, LDH
• Protéines : troponine, chémérine, BNP et NT-
proBNP
CHEMERINE
• La chémérine est une adipocytokine pro-
inflammatoire exprimée et sécrétée majoritairement
par les adipocytes
• la chémérine augmente l’apoptose des
cardiomyocytes
TROPONINES
• Les Troponines sont des protéines structurelles du
système contractile des myocytes
• Les troponines sont des protéines intracellulaires;
par conséquent, leur présence dans le sang est un
indicateur sensible et particulier de dommages des
cellules cardiaques
BNP et NT-proBNP
• NT-pro BNP : N-terminal pro-brain natriuretic peptide
(peptiques natriurétiques cérébraux)
• Ces marqueurs font partie de la famille des peptides
natriurétiques. Le NT-proBNP, sans activité physiologique
connue à ce jour, est, avec le BNP, le produit de clivage
d’un précurseur, le proBNP. Ils sont majoritairement
secrétés par les cardiomyocytes. Le BNP a une action
antagoniste du système
rénine-angiotensine/aldostérone/vasopressine exerçant
ainsi des effets diurétique, natriurétique et vasodilatateur
MODULE 5: HEMOGLOBINE ET BILIRUBINE
Point 1 HEMOGLOBINE
•Etude de l’hémoglobine et des hémoglobinopathies
•La méthémoglobine
•La réaction de la glycation
ETUDE DE L’HEMOGLOBINE ET DES
HEMOGLOBINOPATHIES
Le dosage de l’hémoglobine relève en principe
du labo d’Hématologie
• Dosage de l’hémoglobine totale
érythrocytaire
• Mise en évidence de Hb dans les urines et les
selles
• Dosage de Hb plasmatique
• Dosage de la carboxy-hémoglobine (Hb CO)
• Dosage de la methémoglobine (Meth Hb)
• Hémoglobinoses
DOSAGE DE L’HÉMOGLOBINE TOTALE
ÉRYTHROCYTAIRE
• Seule méthode adoptée : dosage colorimétrique de
la cyanméthémoglobine après dilution du sang total
par le réactif de DRABKIN regroupant trois
éléments :
• Ferricyanure de K oxydant l’Hb en méthémoglobine
(Met Hb)
• Cyanure de K engendrant quantitativement la
cyanmethémoglobine
• Détergent évitant la précipitation des globines
DOSAGE DE L’HÉMOGLOBINE TOTALE ÉRYTHROCYTAIRE
(SUITE)
• Coloration rouge, très stable, lue à 540–542 nm
• Dosage se pratiquant directement sur sang total
hépariné.
• Etalonnage réalisé sur des préparations commerciales
de cyanmethémoglobuline de titre vérifié par dosage
de leur fer.
• Trois constantes érythrocytaires (à partir des
résultats de ces mesures, un calculateur
incorporé à l’appareil les fournit)
CONSTANTES ÉRYTHROCYTAIRES
• Volume globulaire moyen (VGM)= Hématocrite Ht /Nombre de GR = 90
fl à l’état normal
(le fl= fentolitre ou µ3 microcube est égal à 10-15 litre)
• Teneur corpusculaire Moyenne en Hb (TCMH)
= taux de Hb/Nombre de GR
=30 pg 3 à l’état normal (le pg = picogramme = 10-15 g)
• Concentration Corpusculaire Moyenne en Hb
CCMH= TCMH/VGE Ou encore
Hb / Nombre de GR Hb
__________________ = ____ = 33 % (ou 0,33 0,03)
Ht / Nombre de GR Ht
MÉTHODE DE DOSAGE IDÉALE
• L’Hb contient 0,34 % de fer. Méthode de référence:
minéralisation d’un échantillon, puis dosage très préci
du fer par photométrie d’absorption atomique.
Non adaptable aux dosages en séries, ni aux cas
urgents.
• En pratique : un hémoglobinomètre simple est associé
à l’appareil des « gaz du sang»
DOSAGE DE HB EN HÉMATOLOGIE
Rarement pratiqué seul : des appareils automatiques
plus ou moins sophistiqués associent sur 1 ml de
sang total hépariné les paramètres suivants :
• Dosage de Hb par la méthode de Drabkin
• Numération globulaire (GR, GB , parfois plaquettes)
• Hématocrite (par mesure de la conductivité
électrique du sang total)
MISE EN EVIDENCE DE Hb DANS L’URINE ET LES SELLES
• Dépister l’hémorragie occulte: importance diagnostique en
cancérologie urinaire et digestive.
• on utilise les propriétés peroxydasiques de Hb selon la
réaction générale :
H2O2 + accepteur d’oxygène incolore
en présence de Hb peroxydase donne un dérivé coloré +
H20
• Accepteurs les plus habituels: benzidine, l’o-toluidine (33’
diméthyl-benzidine), la diphénylamine…
• Ces réactifs imprègnent des bandelettes commercialisées
DOSAGE DE Hb PLASMATIQUE
• Apprécier une hémolyse extra-vasculaire chronique,
on préfère doser l’haptoglobine Hp : en effet, il se
constitue un complexe Hp-Hb qui détruit
rapidement Hb plasmatique dans le système
réticulo-endothélial hépatique.
• Le taux normal de Hb plasmatique: 10 et 50 mg/l
Il ne doit pas dépasser 100 mg/l.
• Mais la meilleure façon d’apprécier le degré
d’hémolyse est de mesurer l’activité G6PD, enzyme
érythrocytaire, dans le plasma sanguin.
DOSAGE DE LA CARBOXY-HEMOGLOBINE (Hb CO)
L’intoxycation oxycarbonée est donc l’équivalent
d’une anoxie aigue.
• L’Hb CO peut être dosée sur sang total hépariné à
l’abri de l’air, dans les 2 heures qui suivent le
prélèvement.
• Le dosage de CO dans le sang par voie chimique
(réduction d’un sel de palladium) ou mieux, en
CPG ou spectrophotométrie infra-rouge n’est pas
accessible en urgence, mais complète plus tard le
dossier toxicologique.
INTERPRETATIONS DES RESULTATS
• HbCO s’exprime en pourcentage = nombre de ml
par 100 ml de sang.
• Le sujet sain: 0,1 - 0,5 ml HbCO ( valeur variable en
fonction de la pollution atmosphérique).
• Une intoxication chronique commence à 1 ml ; au-
delà de 3 ml, c’est une intoxication aigue, le risque
mortel par intoxication oxycarbonée apparaît pour
8 à 9 ml de HbCO pou 100 ml de sang.
DOSAGE DE LA METHEMOGLOBINE (Met Hb)
• Dans cette hémoglobine, le Fe++ a été oxydé en Fe++
+, il est devenu inapte à transporter O2
• Met Hb peut être identifiée en électrophorèse pH 7,1
• Elle est plus lente que Hb.
TYPES D’HEMOGLOBINE
Chez un sujet sain: trois variantes d’hémoglobine
• Hb A1 ( 2 2 ) 98 %
• Hb A2 (22) 2 %
• Hb F (22) à l’état de traces
A la naissance prédomine l’hémoglobine F (22)
En quelques mois après la naissance Hb F disparaît
progressivement pour faire place à l’équilibre ci-
dessus
PATHOLOGIES DE L’HEMOGLOBINE:
HÉMOGLOBINOPATHIES
Anomalies qualitatives: synthèse d’une Hb anormale
HbS, HbC, HbE (mutation pontuelle sur un gène)
Drépanocytose ou anémie sicklanémique:
Déformation de l’hématie en faucille =sickle cell d’où le
nom d’hémoglobine S où valine remplace glutamine en
position 6 de la chaine )
Anomalies quantitatives : défaut de synthèse d’une
chaîne de globine
• Thalassémies de type α, β ou Y
METHODES CLASSIQUES D’ANALYSES DES HÉMOGLOBINES
PATHOLOGIQUES
Principe: sous l’effet d’un champ électrique, les molécules
se séparent en fonction de leur charge et de leur taille
•Electrophorèse : -sur gel de cellulose
-sur gel d’agarose
-sur gel de polyacrylamide
-electrofocalisation
•Chromatographie
•Immunodosages
- immunodiffusion radiale (Mancini)
- électroimmunodiffusion (Laurell)
- Immunonéphélémétrie laser
LA GLYCATION DES PROTEINES
• La glycation désigne l’attachement non
enzymatique de sucres (glucose) aux groupements
amines de protéines ou lipides.
• La glycation se distingue de la glycosylation où
l’attachement de sucres est un processus
enzymatique.
• La réaction de glycation est connue sous le nom de
réaction de MAILLARD.
HÉMOGLOBINE GLYQUEE
• C’est la forme glyquée de l’hémoglobine (Hb A1c), elle est le
reflet de la glycémie
• Comme la demi-vie d’un globule rouge est de 60 jours, le
taux d’hémoglobine glyquée (Hb A1c) reflète la glycémie
moyenne des 6 à 8 semaines précédant le dosage
• La fraction d’Hb A1c chez une personne non diabétique: 5%
de la concentration de glucose sanguin.
• La glycation est accrue dans les cas d’hyperglycémie
chronique (diabète).
• La fixation des oses (glucose, galactose) sur les protéines du
cristallin entrainent une opacification (cataracte).
CONSEQUENCES DES PRODUITS TERMINAUX DE LA
GLYCATION (PTG)
• Altérations tissulaires en cas de diabète sucré:
glycation accrue
Les PTG pourraient être impliqués dans d’autres
processus du vieillissement.
• Accumulation des protéines plasmatiques dans les
parois de vaisseaux sanguins contribue à la
formation des athéromes.
• Les cellules endothéliales et les macrophages
possèdent des récepteurs des PTG à leur surface.
POINT 2 BILIRUBINE
BILIRUBINE: FORMATION
La bilirubine provient :
• en majeure partie du catabolisme de l’hémoglobine des
globules rouges âgés
• et pour une part non négligeable du catabolisme
- des pigments tétrapyrroliques rejetés par les
érythroblastes en maturation dans la moelle osseuse.
( Érythropoièse avortée)
- de différentes autres hémoprotéines comme
cytochrome P450
DEGRADATION DE L’HEMOGLOBINE
Après 120 jours, le globule rouge âgé est détruit.
Sujet sain: destruction 1 à 2 x 106 érythrocytes/h
L’hémoglobine libérée est captée par les cellules du système
réticuloendothélial du foie, rate et moelle osseuse sous forme de
complexe hémoglobine-haptoglobine.
- la globine est dégradée en AA qui sont réutilisés
- le fer de l’hème rentre dans le pool global du fer
- la fraction porphyrique de l’hème est dégradée dans les cellules
réticulo-endothéliales du foie, de la rate et de la moelle osseuse.
Hèmebiliverdinebilirubine
CATABOLISME DE L’HEME
• Le catabolisme de l’hème des hémoprotéines
s’effectue dans les fractions microsomiales des
cellules par hème oxygénase conduisant à la
formation de biliverdine
• Celle-ci est réduite en bilirubine par biliverdine
réductase
ABSORPTION DE LA BILIRUBINE PAR LE FOIE
• La bilirubine est transportée dans le plasma liée à
l’albumine.
• Certains composés (antibiotiques et autres
médicaments) peuvent déplacer la bilirubine de
son site et causer des effets cliniques notables.
• Dans le foie la bilirubine est absorbée au niveau
de la surface sinusoïdale des hépatocytes par le
système de transport facilité.
CONJUGAISON DE LA BILIRUBINE
• La bilirubine n’est pas polaire, elle persisterait dans
des cellules liée à des lipides si elle n’était pas
rendue hydrosoluble
• Les hépatocytes convertissent la bilirubine en une
molécule polaire excretables dans la bile par l’acide
glucuronique (glucuroconjugaison)
• La glucuroconjugaison est catalysée par
glucuronyltransférase spécifique, localisée
principalement dans le réticulum endoplasmique
CYCLE ENTEROHEPATIQUE DES UROBILINOGENES
• Quand la bile atteint l’iléon et le côlon, la bilirubine est
réduite par les enzymes bactériennes intestinales en
urobilinogène (β glucuronidases)
• Dans le tube digestif, une fraction des urobilinogènes est
réabsorbée et réexcrétée à travers le foie
• En cas de surproduction de pigments biliaires (pathologie)
l’urobilinogène peut aussi être excrété dans l’urine
• L’urobilinogène (incolores )du tube digestif est normalement
oxydé en urobilines (composés colorés) et excrétées dans les
fèces
CARACTERISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES DE LA BILIRUBINE
• A cause de son hydrophobicité, seule la bilirubine
non conjugué traverse la barrière hémato-
encéphalique du SNC
• Ainsi l’encéphalopathie due à l’hyperbilirubinémie
(ictère nucléaire) ne se produit qu’en présence de la
bilirubine non conjuguée
• En raison de son hydrosolubilité, seule la bilirubine
conjuguée peut passer dans les urines.
•
DOSAGE DE LA BILIRUBINE
Méthode de Van den Bergh par l’application du test
d’Ehrlich pour la recherche de la bilirubine dans les urines
• Réaction d’Ehrlich: couplage de l’acide sulfanilique avec le
chlorure de diazonium (sulfanilique diazoté) donne en
présence de la bilirubine un composé azoïque
(azobilirubine) violet – rougeâtre.
• Pour doser la bilirubine totale, il faut solubiliser la
bilirubine avec le méthanol
• Bilirubine indirecte: bilirubine libre (non conjuguée
BILIRUBINE INDIRECTE
• =bilirubine libre (non conjuguée) qui va au
foie
• Elle n’est pas hydrosoluble
• Il faut d’abord l’extraire avec du méthanol
avant de le coupler avec le réactif diazo.
• Chez les malades atteints d’un ictère
hémolytique
BILIRUBINE DIRECTE
• Bilirubine conjuguée est hydrosoluble
• Elle peut réagir directement avec le réactif
diazo
• Chez les malades atteints de l’obstruction
biliaire
• La séparation et le dosage de bilirubine libre
et conjuguée peuvent se faire à l’aide de la
HPLC
HYPERBILIRUBINEMIE
Taux sanguin de bilirubine 1 mg/dl (17,1
µmol/L ) = origine de l’ictère
- surproduction de la bilirubine
- atteinte hépatique
- obstruction des canaux excréteurs du foie
L’accumulation 2 à 2,5 mg/dl: elle diffuse dans
les tissus (jaunisse ou ictère)
VALEURS NORMALES - VARIATIONS PHYSIOPATHOLOGIQUES
• Chez un sujet sain: 5 et 10 µmol, au maximum
17,1 µmol avec très peu de bilirubine
conjuguée et pratiquement pas de bilirubine
libre.
• L’augmentation du taux de la bilirubine dans
le sang entraîne un ictère
CLASSIFICATION DES ICTÈRES PAR LES CLINICIENS
• Ictères pré-hépatiques: ictères hémolytiques
et survenant sur un foie sain.
• Ictères hépatiques ou médicaux : lésions
hépatocytaires de l’hépatite, cirrhose,
surcharges hépatocytaires ( tumeurs qui
envahissent le foie)
• Ictères post-hépatiques ou chirurgicaux:
obstruction biliaire extra-hépatique ( calcul du
cholédoque et cancer de la tête du pancréas).
CLASSIFICATION DES ICTÈRES PAR LES BIOLOGISTES
• Ictères à bilirubine libre regroupant
essentiellement les ictères hémolytiques.
• Ictères à bilirubine conjuguée qui
correspondent aux ictères hépatiques et post-
hépatiques.
• Ictères mixtes (environ 50 % libre et 50 % de
conjuguée).
PATHOLOGIES DE LA BILIRUBINE NON CONJUGUEE
Anémies hémolytiques
Causes importantes d’hyperbilirubinémie non
conjuguée
Ictère physiologique du nouveau né: cause la plus fréquente
d’hyperbilirubinémie non conjuguée
Elle résulte d’une hémolyse périnatale accrue et d’une immaturité du
système hépatique d’hyperbilirubinémie d’hyperbilirubinémie de
capture, de conjugaison et de sécrétion de la bilirubine
PATHOLOGIES DE LA BILIRUBINE NON CONJUGUEE
(suite)
• Hyperbilirubinémie toxique (non conjuguée):
Elle peut résulter d’un dysfonctionnement
hépatique induit par des composés toxiques
(chloroforme, paracétamol , virus de
l’hépatite, la cirrhose et l’intoxication par
l’amanite phalloïde)
PATHOLOGIES DE LA BILIRUBINE CONJUGUEE
• L’obstruction des voies biliaires ou intrahépatique est la
cause la plus fréquente d’hyperbilirunémie conjuguée
• Les cas les plus communs: calcul biliaire et le cancer de
la tête du pancréas
• Le terme d’ictère cholestatique regroupe toutes les
formes d’ictère par obstruction extra hépatique.
UROBILINOGENE ET BILIRUBINE URINAIRE
• Ce sont des indicateurs cliniques
• Normalement il y a des traces d’urobilinogène dans les
urines.
• En cas d’obstruction complète des voies biliaires, il n’y a
pas du tout d’urobilinogène dans l’urine parce que la
bilirubine ne passe plus dans l’intestin, où elle peut être
convertie en urobilinogène.
• Dans ce cas, la présence de bilirubine conjuguée dans
l’urine, en l’absence d’urobilinogène, évoque un ictère par
obstruction intra ou post-hépatique.
MODULE 6
PARAMETRES BIOLOGIQUES DIVERS DU
METABOLISME DES PROTEINES
ACIDE URIQUE
ACIDE URIQUE
• Produit final du catabolisme des purines (adénine et
guanine) présentes dans des aliments (aliments
riches en protéines, bières, boissons sucrées…
• Espèce humaine et singes supérieurs ne possèdent
pas l’enzyme uricase qui dégrade l’acide urique en
allantoïne.
• D’où accumulation sous forme des urates
(articulations, tissus goutte)
PROPRIETES DE L’ACIDE URIQUE
• Très peu soluble dans l’eau
• Il n’est pas conjugué
• Excrété comme tel dans les urines
• Dans le plasma, il est sous forme énolique
(lactime)
• Sur les trois OH dont les hydrogènes ont des
propriétés acides, un seul se trouve sous
forme d’urate monosodique dont la solubilité
ne dépasse pas 50 à 80 % en présence de Na+
SON INTERET EN BIOCHIMIE MEDICALE
• Paramètre très souvent demandé en pratique
courante associé à l’urée et créatinine, au glucose,
au cholestérol et triglycérides pour
réaliser le bilan de santé d’après 40 ans appréciant
la fonction rénale et le risque athérogène
Le dosage associé d’acide urique plasmatique et
urinaire permettent , connaissant la diurèse, de
calculer la clairance de l’acide urique (rhumatologie
et néphrologie)
SON INTERET EN BIOCHIMIE MEDICALE
• L’analyse de l’acide urique dans le sang :
diagnostic de la goutte
• Hyperuricémie: élevation du taux de l’acide
urique dans le sang (production élevée ou
défaut d’élimination par les reins).
DOSAGE COLORIMETRIQUE DE L’ACIDE URIQUE
Méthode de Folin ( courante)
- Après élimination des protéines sériques par l’acide
trichloracétique
- dosage par réduction d’un réactif phosphotungstique
en milieu alcalin. (650 – 700nm).
DOSAGE ENZYMATIQUE DE L’ACIDE URIQUE
• Acide urique + uricase allantoïne + CO2 + H2O2
• Le peroxyde d’hydrogène formé peut être dosé
par un deuxième système enzymatique faisant
appel à la peroxydase ou à une catalase.
VALEURS PLASMATIQUES NORMALES D’ACIDE
URIQUE :
Dans le système nouveau des unités internationales
• Chez l’homme : 260 30 mmole / l
• Chez la femme : 210 30 mmole / l
• Chez l’enfant : 130 15 mmole / l.
Dans le système ancien:
• Chez l’homme 3,5 – 7,5 mg/dl
• Chez la femme 2,6 -6 mg/dl
• Chez la femm 1,6 -8 mg/dl
• Le taux d’acide urique diminue chez la femme
enceinte durant les 5 premiers mois de
grossesse
• Chez l’adulte de plus de 80kg , le taux d’acide
urique est directement correlé au poids
TAUX BAS D’ACIDE URIQUE
• Rarement observé
• Traduit certaines anomalies des reins comme
syndrome de Fanconi
• Mauvais fonctionnement des enzymes
• Insuffisance hépatique sévère
• Une intoxication au plomp
• Médicament hypo(uricémiant (allopurinol)
TAUX ELEVE D’ACIDE URIQUE
• La goutte
• Une leucémie
• Maladie rénale
• État de déshydratation
• Acidose diabétique myéloome mmmumltiple
• Calculs rénaux
• Médicaments hyper uricémiants
(hydrochlorothiazides)
SYMPTOMES DE L’HYPERURICEMIE
Les symptômes sont généralement:
• Les douleurs articulaires
• Les crampes musculaires
• Démangeaisons, nausées ou vomissements
Quand un individu présente un de ces symptômes, il est
conseiller de voir son médecin.
Sinon, on pourra observer:
• Des attaques de goutte
• Des calculs rénaux
• Insuffisance rénale
TRAITEMENT DE LA GOUTTE
• Les crises de goutte sont traitées par les anti-
inflammatoires non stéroïdiens et la colchicine. Les
premiers inactivent la voie de la cyclo-oxygénase ;
• La colchicine bloque le cytosquelette des cellules
inflammatoires, de ce fait, leur migration et leur
activation sont inhibées.
• Les deux types de traitement ont pour but
d’arrêter la libération des médiateurs de
l’inflammation.
TRAITEMENT DE FOND
• Traitement de fond peut être entrepris en tenant
compte des complications de l’hyperuricémie.
• Traitement de choix pour le traitement: allopurinol.
• inhibition de la xanthine-oxydase qui catalyse la
synthèse de l’acide urique et diminution de la
vitesse de synthèse des bases puriques.
• Médicament d’actualité: mebuxostat cristers
HYPERPHÉNYLALANINÉMIES
HYPERPHÉNYLALANINÉMIES
Déficit de l’enzyme nécessaire à la transformation
de PHE en TYR.
Trois conséquences :
• accumulation PHE dans les cellules et les liquides
biologiques (sang….)
• voies métaboliques accessoires (sangurines)
• perturbation d’autres métabolites :
- biosynthèse catécholamines et mélanines
(tyrosine)
- acide amino-butyrique (acide glutamique).
SIGNES CLINIQUES
• A la naissance: enfant normal
• convulsions, lésions cutanées, éczématiformes,
troubles digestifs.
• développement psychomoteur
• absence traitement arriération mentale.
• cheveux clairs et les yeux bleux
• Odeur corporelle de « gîte de souris » ou de moisi
• Forme la plus sévère: phénylcétonurie classique
• Hommes hyperphénylalaninémiques: déficit de la
spermatogénèse.
MANIFESTATIONS NEUROLOGIQUES EN ABSENCE DE
TRAITEMENT
L’enfant peut avoir des troubles du
comportements qui se traduisent par
• Une hyperactivité
• Une agressivité
• Difficulté d’interaction avec l’entourage ou
son environnement
Troubles semblables à l’autisme
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE L’HYPERPHENYLCETONURIE
• L’accumulation de phénylalanine développe
des voies accessoires de transformation qui
donnent principalement naissance à l’acide
phénylpyruvique, excrétée dans les urines.
• Acide phénylpyruvique (urines) + Fecl3
couleur vert olive
• Odeur moisie de gîte des souris des urines
MALADIES DEPISTEES 0A LA NAISSANCE EN FRANCE
• Phénylcétonurie (1/16000) 1972
• Hypothyroïdie congénitale 1/3200) 1975
• Hyperplasie congénitale des surrénales
1/19.000 depuis 1995
• Drépanocytose 1-5/10.000
• Mucoviscidose 1/5000 depuis 2002
• Homocystinurie (HCY) 2023
TRAITEMENT DES HYPERPHENYLALANINEMIES
• Comme pour beaucoup des maladies héréditaires,
traitement = symptomatique.
Il faut :
• réduire l’apport alimentaire en phénylalanine
(il existe des produits diététiques avec un taux réduit
en phénylalanine)
• augmenter celui de la tyrosine
On conseille au patient de consommer plus des produits
végétaux
UREE
UREE: ORIGINES
• Différents animaux excrètent l’azote en excès sous
forme d’ammoniaque, d’acide urique ou d’urée
• L’urée est le principal produit final du catabolisme
de l’azote chez l’homme.
• En effet le muscle génère plus de la moitié du pool
total de l’organisme en acides aminés libres et le
foie est le site des enzymes du cycle de l’urée
nécessaires pour se débarrasser des excès d’azote.
UREE ET L’EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
• L’excrétion de l’ammoniaque produit par les
cellules tubulaires rénales facilite la conservation
des cations et la régulation de l’équilibre acido-
basique.
• La production d’ammoniaque, à partir des acides
aminés intracellulaires rénaux, augmente lors de
l’acidose métabolique et diminue lors de l’alcalose
métabolique
INTOXICATION PAR L’AMMONIAC
• L’ammoniac produit par les bactéries intestinales, qu
est absorbé dans le sang de la veine porte tout
comme l’ammoniac produit par les tissus est
rapidement retiré de la circulation par le foie qui le
convertit en urée
• Il n’ya normalement que des traces d’ammoniaque
dans le sang périphérique: 10 à 20 µg/dl
• C’est essentiel, car l’ammoniac est toxique pour le
SNC
DOSAGE DE L’UREE: METHODE CHIMIQUE
• Méthode à la diacéthylmonoxime ( DAM )
• DAM en un milieu acide donne le diacétyle et
l’hydroxylamine
• Le diacétyle en milieu acide réagit avec l’urée
pour donner le diazine, chromogène (520 nm)
DOSAGE DE L’URÉE: MÉTHODE ENZYMATIQUE
• L’uréase hydrolyse l’urée en CO2 et ammoniac
• L’ion NH4+ est dosé par voie enzymatique en
présence de cetoglutarate, de
glutamodésydrogénase et du système NADH - NAD
servant d’indicateur.
VALEURS NORMALES ET VARIATIONS
PHYSIOPATHOLOGIQUES
• chez l’adulte: 5 mmoles sain disposant d’une
ration protéique normale
• La fourchette normale: 2,5 et 8,33 mmol.
Nourrisson: vers 2,5 mmol, l’enfant: 4 mmol.
Après 50 ans: 8,33 mmol est normale.
• Ces valeurs sont de 25% inférieures chez les
femmes.
MALADIES METABOLIQUES ASSOCIEES AUX
REACTIONS DU CYCLE DE L’UREE
• Les défauts de la voie de biosynthèse de l’urée
entraînent une hyperammoniémie, une
encéphalopathie et une alcalose respiratoire
• Les déficiences en enzymes du cycle de l’urée
entrainent l’accumulation des précurseurs de
l’urée, principalement sous forme d’ammoniaque
et de glutamine
SIGNES CLINIQUES D’INTOXICATION PAR
L’AMMONIAC
• Les symptômes cliniques communs à toutes les maladies
du cycle de l’urée comprennent des vomissements, une
aversion pour les aliments riches en protéines, une ataxie
intermittente, une irritabilité, de la léthargie et un
important retard mental.
• Le tableau clinique le plus grave correspond à des enfants
nés à terme qui semblaient normaux atteints au départ,
mais sont atteints progressivement de léthargie, de
l’hypothermie et d’apnée à cause du taux plasmatique
élevé en ammoniac.
TRAITEMENT
• Un régime hypoprotidique peut permettre une
amélioration significative et prévenir ainsi en
grande partie les lésions cérébrales.
• L’objectif des traitements diététiques est un apport
suffisant en protéines, en arginine et du point de
vue énergétique permettre la croissance et le
développement tout en minimisant les
perturbations métaboliques associées à ces
maladies.
CREATININE
CREATININE: FORMATION
• La créatinine est formée dans les muscles aux
dépens de la phosphocréatine par une
déshydratation non enzymatique irréversible
accompagnée d’une perte de groupement
phosphate.
• La glycine, l’arginine et la méthionine participent
toutes à la biosynthèse de la créatine
• Produit de déshydratation de la créatine est
sécrété dans le plasmam, puis éliminé dans les
urines.
• Plus une personne a une masse musculaire
importante, plus son taux de cratinine sera
important
DOSAGE DE LA CREATININE: MÉTHODE CHIMIQUE
• JAFFE la créatinine réagit le picrate alcalin
pour former une coloration orangée lisible à
510 nm.
• Déféquer au préalable les protéines par
l’acide trichloroacétique ( urines, sérum ou
plasma)
MÉTHODE ENZYMATIQUE
• Basée sur l’utilisation de la créatininase
bactérienne et de l’NADH comme indicateur
VALEURS NORMALES DE LA CRÉATININÉMIE
• chez l’homme: 70-105 µmol/l, (0,8 – 1,3 mg/dl)
• chez la femme: 44-88 µmol/l. (0;6 -1,1 mg/dl)
• La créatinine est le paramètre sanguin dont le taux
est le plus fixe.
• Ce taux varie en fonction de l’age, sixe et la masse
musculaire
INTERET DE DOSAGE DE CRÉATININE
• La créatinine plasmatique et urinaire sont les
paramètres fondamentaux de la pathologie
néphrologique lors des insuffisances rénales.
• Ces dosages sont très utiles , car les malades
ne présentent le plus souvent aucun
symptôme.
• Sauf quand la maladie est déjà très avancéé.
• La maladie rénale ne provoque pas de douleur
MEDICAMENTS AUGMENTANT LE TAUX DE
CRÉATININE
• Les antibiotiques aminosides
• Les cytotoxiques ,
• des immunosuppresseurs
• Le lithium
• les produits de contrast iodés
SYMPTÔMES DE L’HYPER-CRÉATININÉMIE
• Symptômes subtiles au début
• L’individu présente une fatigue inhabituelle
• Troubles de sommeil
• Perte d’appétit
• Des nausées
• Douleurs ou crampes musculaires
• Des oedèmes des chevilles, des pieds, des
mains
ACIDES AMINES
DOSAGE DES ACIDES AMINÉS
Méthodes de dosage utilisées autrefois:
• Formoltitration de SORENSEN
• Dosage des complexes cuivriques des acides
aminés.
Mais ces méthodes sont aujourd’hui
abandonnées.
METHODES ACTUELLES DE DOSAGE DES ACIDES AMINES
• Condensation avec le DNFB (1 fluoro – 2 – 4
dinitro benzène) donne un complexe coloré en
jaune absorbe à 420 nm.
• Condensation avec la ninhydrine
La réaction a lieu à chaud en milieu tamponné pH
5,5 .
Le réactif de ninhydrine doit être conservé à
l’abri de l’air et de la lumière à 4° C.
MODULE 7
DEVIATIONS METABOLIQUES DES GLUCIDES
METABOLISME GLUCIDIQUE:DEFINITION
• C’est l’ensemble des processus biochimiques
responsables de la synthèse, de la dégradation et
de la transformation des glucides dans l’organisme.
• Les glucides sont hydrolysés ou isomérisés en
glucose (ou en fructose), puis dégradés en pyruvate
par la voie de la glycolyse , la voie des pentoses
phosphate.
PRINCIPAUX HEXOSES
• Le glucose , le fructose et le galactose sont les
principaux hexoses absorbés dans le tractus gastro-
intestinal.
• Ils dérivent respectivement de l’amidon, du
saccharose et du lactose alimentaires.
• Le fructose et le galactose peuvent être convertis
en glucose, principalement dans le foie
SECRETION DES HORMONES
• L’insuline est sécrétée en réponse directe à
l’hyperglycémie.
• Elle stimule le stockage du glucose sous frome de
glycogène hépatique et facilite l’entrée du glucose
dans les tissus .
• Le glucagon est sécrétée en réponse à
l’hypoglycémie, il active à la fois la glycogénolyse et
la néoglucogenèse dans le foie, entrainant la
libération de glucose dans le sang.
TROIS VOIES DE DÉGRADATION DE GLUCOSE
Voie de la glycolyse
• Glycolyse aérobique (cycle de Krebs fournissant des ATP)
• glycolyse anaérobie lactique (acide lactique)
• glycolyse anaérobie alactique (éthanol)
Voie des pentoses phosphates, source des réducteurs
NADPH et ribose phosphate pour la synthèse des nucléotides
et des acides nucléiques
Voie de synthèse de son polymère de stockage, le glycogène
dans le foie et les muscles par polymérisation de son G6P
GLYCOLYSE
• Toutes les enzymes de la glycolyse se trouvent
dans le cytosol
• Le glucose entre dans la voie glycolytique grâce à
sa phosphorylation en glucose-6-phosphate
catalysée par hexokinase qui utilise l’ATP comme
donneur de phosphate.
• La glycolyse est aussi bien la voie principale du
métabolisme de glucose que celle du fructose, du
galactose et d’autres glucides de l’alimentation
DESTINEES DE PYRUVATE
• Le pyruvate formé dans le cytosol est transporté
dans la mitochondrie par le mécanisme de symport
de proton
• Dans la mitochondrie, le pyruvate est transformé en
acétylCoA pyruvate déshydrogénase avec thiamine
comme cofacteur
• Le pyruvate peut aussi, selon les conditions , être
fermenté en lactate en anaérobie ou en éthanol
chez les microorganismes
PATHOLOGIES DU METABOLISME GLUCIDIQUE
Les pathologies directes du métabolisme glucidique
(glucose, fructose, galactose ) liées au déficit en insuline
ou enzymes de dégradation sont responsables de :
• diabète sucré (mellitus)
• Intolérance au fructose
• fructosurie
• intolérance au lactose
• galactosémie
GLYCOLYSE DANS DES CELLULES CANCEREUSES
• Dans des cellules cancéreuses, la glycolyse fournit
de grandes quantités de pyruvate qui est réduit en
lactate produisant un environnement acide autour
de la tumeur
• En cas de carence en thiamine dans l’alimentation ,
on peut assister à une déficience de l’activité de la
pyruvate déshydrogénase conduisant aussi à
l’acidose lactique .
TRANSPORTEURS D’ELECTRONS PRODUITS
DANS CYCLE DE CREBS
Une molécule d’acétyl CoA catabolisé par les
enzmes du cycle citrique produit trois NADH,
FADH, GTP
Mais comme une molécule de glucose produit 2
acétyl coA:
3 NADH X 2 : 6 NADH
1 FADH2 X 2 : 2 NADH
1 GTP X 2 : 2 NADH
conversion pyruvate en acétylcoA: 2 NADH
BILAN ENERGETIQUE DU CYCLE DE CREBS
Les équivalents réducteurs produits dans le cycle
citrique sont transférés à la chaîne respiratoire où
ils sont réoxydés pour la formation des ATP.
Ainsi 3 NADH………9 ATP X 2 ……..18 ATP
1 FADH……….2 ATP X 2 ……….4 ATP
1GTP …………1 ATP X 2 ………..2ATP
Conversion pyruvate en acétylcoA:
2 NADH : 6 ATP
Total …………………………………30 ATP
BILAN ENERGETIQUE DE DEGRADATION DE
GLUCOSE
Cytosol: 6 ATP
- production ……………………………2 ATP utilisables
- production de 2 NADH/2ATP … 4 ATP
Mitochondrie: catabolisme de 2 molécules
pyruvate donne ………………. 30 ATP
Total…………………………………….36 ATP
INHIBITEURS DE LA RESPIRATION
• Les poisons tels que H2S, CO et cyanure inhibent le
complexe IV de la chaîne respiratoire et peuvent,
par conséquent, causer l’arrêt total de la respiration
TROIS VOIES D’UTILISATION DE L’ÉNERGIE
CORPORELLE
• Métabolisme basal (énergie au repos)
• Métabolisme de l’activité physique
• Métabolisme thermique des aliments
(digestion)
VOIE DE PENTOSES PHOSPHATES
• Une autre route de métabolisme de glucose
• La voie des est plus complexe que la glycolyse
• Les enzymes de ces réactions sont cytosoliques
• Elle produit du NADPH, nécessaire à la synthèse des
AG et au maintien de glutathion réduit à activité
antioxydante.
• Elle aboutit à la synthèse du ribose phosphate pour la
formation des nucléotides et des acides nucléiques
DEFICIT ENZYMATIQUE DE LA VOIE DE PENTOSE
PHOSPHATE
• La glucose -6-phosphate déshydtogénase est la
première enzyme de la voie des pentoses
phosphates
• La déficience génétique de cette enzyme entraîne
l’hémolyse des érythrocytes
• Elle est responsable de l’anémie hémolytique
ACTION ANTIRADICALAIRE DE GLUTATHION
PEROXYDASE
• Les peroxydes qui se forment lors de l’altération
des lipides membranaires et des lipoprotéines
plasmatiques sont réduits en acides gras par la
glutathion peroxydase, une enzyme dépendante du
sélénium.
• Le glutathion oxydé est ensuite réduit par la
glutathion réductase dépendante de NADPH
DEFICIT EN G6PD
• En cas de déficit en GP6D, fournisseur des
NADPH, au cours du métabolisme des
pentoses, la cellule est exposée à l’action des
radicaux libres.
• Le déficit en G6PD est un problème de santé
publique
• Certains africains, les Grecs et les asiatiques
sont porteurs du gène de carence en G6PD
EXEMPLES DE CAS DE CARENCE EN G6PD
• Ainsi les Grecs savaient que certains d’entre eux,
lorsqu’ils mangeaient des fèves, pouvaient faire des
ictères hémolytiques très sévères.
• Les disciples de Pythagore redoutant ce risque, ou
obéissant à un rituel, préféraient « affronter une
armée de Crootoniates que de traverser un champ
de fèves »
VOIE DE NEOGLUCOGENESE
• =processus de synthèse de glucose ou de
glycogène à partir de précurseurs non glucidiques.
• Les substrats principaux sont: AA, lactate, glycérol,
propionate.
• C’est une voie essentielle quand les glucides ne
peuvent être apportés par l’alimentation.
• Elle se déroule dans le foie et le rein.
IMPORTANCE DE LA VOIE DE NEOGLUCOGENESE
• Elle est nécessaire pour le système nerveux et les
érythrocytes.
• Une insuffisance de la néoglucogenèse est
habituellement fatale
• Elle est responsable de l’hypoglycémie provoquant
un dysfonctionnement cérébral qui peut entraîner
le coma ou même la mort.
PRELEVEMENT DES ECHANTILLONS SANGUINS
• Le sang veineux est prélevé dans les veines
superficielles du coude avec une aiguille en
acier inoxydable.
• Le sang veineux est prélevé dans les veines
superficielles du coude avec une aiguille en
acier inoxydable.
• La glycolyse est inhibée par le fluorure
GLYCÉMIE: DEFINITION
C’est la concentration du glucose dans le sang ou le
plus souvent dans le plasma
Elle est généralement présentée par
• mmol/l du sang (système d’unité international)
• mg/dl du sang (système d’unité ancien)
TAUX SANGUIN DU SUCRE
• 0,7 – 1,1g/l du sang à jeun dans le système ancien
4,5 - 5,55 mmol/l en système d’unité international)
• Inférieur à 1,4 g/l du sang pour la glycémie post-
prandiale
• Quand la glycémie est basse, celle-ci est inférieure à
0,7 g/l, on parle alors d’hypoglycémie.
HOMEOSTHASIE DE LA GLYCEMIE
Le taux de la glycémie reste constant
La constance de la glycémie est le résultat d’un
équilibre entre deux phénomènes opposés :
• l’apport des glucides et
• leur utilisation tissulaire.
ORIGINES DU GLUCOSE SANGUIN
• La glycémie: alimentation, néoglucogenèse et
glycogénolyse.
• Néoglucogenèse : conversion en glucose ou
en glycogène des substrats non glucidiques
( AA glycogènes , lactate, glycérol …)
• Le glucose est aussi formé par glycogénolyse
du glycogène hépatique.
TRANSPORT DU GLUCOSE
• Adipocytes et cellules musculaires squelettiques:
système spécifique favorisé par l’insuline (GLUT4)
• Intestin grêle: différents aspects de transport
membranaire (symport Na-glucose).
Dans le cerveau, le rein, les érythrocytes, le foie:
simple diffusion facilite par l’intermédiaire des
perméases (GLUT 2)
REGULATION DELA GLYCEMIE
• L’insuline joue un rôle prédominant dans la régulation de
la glycémie qui s’ajoute aux effets directs de
l’hyperglycémie qui augmente l’entrée du glycose dans le
foie.
• Cette hormone est produite par les cellules β des ilots de
Langerhans du pancréas en réponse à l’hyperglycémie.
• Ces cellules sont complètement perméables au glucose
via le transporteur GLUT 2 et le glucose est phosphorylé
par la phophoskinase.
SECRETION DE L’INSULINE
• L’augmentation du glucose sanguin augmente le flux
métabolique vers la glycolyse, le cycle de Krebs, et la
formation de l’ATP.
• L’augmentation de la concentration de l’ATP inhibe les
canaux K+ sensibles à l’ATP causant une dépolarisation de
la membrane cellulaire, ce qui accroit l’influx Ca++, il y a
ainsi stimulation de la sécrétion de l’insuline par
exocytose.
• Ainsi la concentration de l’insuline dans le sang suit celle
du glucose.
FACTEURS DE LIBERATION DE L’INSULINE
Parmi les substances qui provoquent la libération de
l’insuline dans le sang, on peut citer:
• L’hyperglycémie
• Les acides aminés
• Les acides gras
• Les corps cétoniques
• Le glucagon
• La sécrétine
• Les médicaments de la famille de sulfonylurées
MEDICAMENTS FAVORISANT LA SECRETION DE
L’INSULINE
• Les médicaments tels que tolbutamide et le glyburide serven
à stimuler la sécrétion d’insuline dans le diabète de type 2.
• Ils agissent en inhibant les canaux K+ sensibles à l’ATP.
• L’adrénaline et la noradrénaline empêchent la libération de
l’insuline
• L’insuline diminue instatanément la glycémie en augmentant
l’entrée du glucose dans le tissu adipeux et le muscle suite au
recrutement des transporteurs du glucose (GLUT4) de
l’intérieur de la cellule vers la membrane plasmique.
ACTION DES HORMONES SUR LA GLYCÉMIE
• L’antéhypophyse sécrète des hormones qui
tendent à élever la glycémie et agissent donc
comme antagonistes de l’insuline.
• Ce sont l’hormone de croissance, ACTH (hormone
adrénocorticotrope) et d’autres hormone
diabétogènes
• Les glucocorticooïdes stimules la néoglucogénèse.
Ils agissent comme antagonistes de l’insuline.
• L’adrénaline stimule la glycogénolyse
DÉPENDANCE DES DIVERS TISSUS VIS-À-VIS DU GLUCIDE
• variable.
• Le SNC étroitement dépendant ( le glucose
étant sa principale source d’énergie).
• Les autres tissus peuvent utiliser d’autres
sources d’énergie.
METHODES CHIMIQUES DE DOSAGE DE LA GLYCEMIE
• Le pouvoir réducteur du glucose s’exerce en milieu
alcalin à chaud sur les sels cuivriques, ferriques ou
mercuriques.
Formation des dérivés furfuraliques : par chauffage
en milieu acide, le glucose forme un dérivé du
furfural qui avec une amine cyclique
(orthotoluidine) donne un composé coloré.
DOSAGE ENZYMATIQUE
• des méthodes mettant en jeu l’association glucose
oxydase - peroxydase
G. Oxydase Peroxydase
Glucose + H2O H2O2 H 2O + D
+ DH
incolore coloré
D est un chromogène ( 4-aminophenazone).
.
Méthodes mettant en jeu les coenzymes nicotinamides
comme indicateurs.
HK G6P
• Glucose + ATP Glucose 6 P 6 phosphoglucophosphate
DH
NADP NADPH
Glucose DH
• Glucose Gluconolactone
NAD NADH
• Dans les deux cas, on suit à 340 nm la cinétique d’apparition
du coenzyme nicotinique réduit.
• La méthode à l’hexokinase est la méthode de référence.
INTERPRETATIONS DES RESULTATS
• Glycémie à jeun
- Méthodes spécifiques : 0,70 - 0,80 g/l
- Méthodes non spécifiques: autour de 1,1 g/l
• Glycémie en cours de la journée (post
prandiale)
- Méthodes spécifiques : inférieur à 1,4g/l
- Méthodes non spécifiques: 1,10 - 1,40g/l.
EPREUVE D’HYPERGLYCEMIE PROVOQUEE PAR
LA VOIE ORALE
• Selon les directives de l’O.M.S., il faut qu’à
l’occasion de l’ingestion de 100 g de glucose dilué
dans 300 ml d’eau
- prélever le sang avant l’ingestion
- et toutes les 30 min après l’ingestion jusqu’à 2H.
- déterminer la glycémie de ces 5 échantillons.
RESULTATS
La glycémie chez un individu normal présente les valeurs
suivantes :
• 1,00g/l à jeun
• 1,80g/l après 30 min.
• 1,60g/l après 60 min.
• 1,40g/l après 90 min.
• 1,20g/l après 120 min.
Ce sont surtout les glycémies déterminées à 90 et 120
min. auxquelles on attache beaucoup d’importance.
LA GLYCEMIE POST PRANDIALE
CHEZ L’HOMME
• Glycémie à jeun: 4,5 et 5,5 mmol/l.
• Glycémie post-prandiale (après un repas sucré):
6,5 à 7,2 m mol /
• En cas de famine, glycémie: 3,3 – 3,9 mmol/l
• Diminution soudaine de la glycémie: convulsions,
comme après administration d’une dose
excessive de l’insuline en raison de dépendance
directe du cerveau vis-à-vis de l’apport en
glucose.
GLYCÉMIE POST PRANDIALE CHEZ LES AUTRES MAMMIFERES
• La glycémie est beaucoup plus élevée chez les
oiseaux (14 mmol /l) et beaucoup plus basse
chez les ruminants (2,2mmol/l.)
GLYCOSURIE
Après filtration glomérulaire, le glucose est réabsorbé
vers le sang par transport actif des tubules rénaux.
• Mais en cas d’hyperglycémie (diabète), le filtrat
glomérulaire peut contenir plus de glucose que le
rein ne peut en réabsorber et cela entraîne une
glycosurie
• Il y a glycosurie quand la glycémie du sang veineux
dépasse 10 mmol/l : c’est le seuil rénal du glucose.
HYPOGLYCÉMIE PENDANT LA GROSSESSE
• Pendant la grossesse, la consommation fœtale
de glucose augmente.
• il y a un risque d’hypoglycémie maternelle et
éventuellement fœtale , s’il y a de longs
intervalles entre les repas ou pendant la nuit
Chapitre 7
TROUBLES DU METABOLISME DES LIPIDES
Point 1
GENERALITES
LES LIPIDES: DEFINITION
• Groupe hétérogène des composés:
graisses, huiles, stéroïdes, cires
• Apparentés par leurs propriétés physiques et chimiques:
- Insolubles dans l’eau
- Solubles dans les solvants non polaires
(éther, chloroforme …)
• Grande valeur nutritionnelle: énergie et vitamines liposolubles
• rôle d’isolants électriques permettant la propagation rapide des
ondes de dépolarisation le long des nerfs myélinisés,
• Combinaisons de lipides et de protéines (lipoprotéins) servent à
transporter les lipides dans le sang
IMPORTANCE MÉDICALE DES LIPIDES
Les troubles du métabolisme des lipides constituent un
problème prioritaire de santé publique.
• Ces anomalies atteignent 3 à 4 % de la population
générale contre 2 % pour le diabète.
• Biochimie des lipides = nécessaire pour la compréhension
de plusieurs domaines médicaux (obésité, diabète sucrée,
l’athérosclérose).
• Peroxydation des lipides contenant des AGP conduit à la
formation des radicaux libres qui endommagent les tissus
et causent des maladies.
ORIGINES DES LIPIDES PLASMATIQUES
Ils proviennent soit des lipides alimentaires ou de la
synthèse à partir de l’acétylcoA provenant des glucides
(sources des acides gras à longues chaînes)
Quatre classes principales de lipides sont présentes dans
le plasma: triacylglycérols 16 %, phospholipides 30 %,
cholestérol 14 %, esters de cholestérol 36 %
On trouve aussi une fraction plus faible d’AG non
estérifiés à longue chaine (FFA): 4 %. Cette dernière étant
sur le plan métabolique la plus active des lipides
plasmatiques
AXES DE CIRCULATION DES LIPIDES PLASMATIQUES
• Le premier axe concerne le transport des lipides du
tube digestif vers le tissu adipeux
• Le second axe: leur transport à partir du tissu
adipeux vers les tissus périphériques et le foie
• Le troisième assure la distribution des lipides
d’origine hépatique vers les tissus périphériques et
les tissus adipeux
TRANSPORT DES LIPIDES PLASMATIQUES VERS LES
TISSUS
• Les lipides issus des intestins sont transportés sous
forme de chylomicrons et ceux provenant du foie ,
sous forme de VLDL vers la plupart des tissus où ils
sont oxydés et vers des tissus adipeux où ils sont
stockés
• Les lipides sont mobilisés à partir du tissu adipeux
sous forme d’acides gras libres (FFA: free fatty
acids) attachés à l’albumine sérique.
TRANSPORT DES LIPIDES SYNTHETISES PAR LE FOIE
• Le foie synthétise les triglycérides, les
phospholipides et cholestérol et les déverse dans le
plasma sous la forme d’aggrégats
macromoléculaires stabilisés
• Les triglycérides d’origine hépatique sont véhiculés
principalement par les VLDL (pré-β-lipoprotéines de
très faible densité) et que le cholestérol est surtout
transporté par les β-lipoprotéines de faible densité
(LDL)
PATHOLOGIES LIEES AU TRANSPORT DES LIPIDES
• Les perturbations du métabolisme lipoprotéique causent
diverses hypo ou hyper lipoprotéinémies
• La plus courante étant le diabète où le déficit en insuline
cause une mobilisation excessive de FFA et la sous
utilisation des chylomicrons et des VLDL conduisant à
l’hypertriacylglycérolémie.
• La plupart des autres états pathologiques affectant le
transport lipidique sont dus à des anomalies
héréditaires, certaines sont à l’origine de
l’hypercholestérolémie et d’une athérosclérose précoce
Point 2
LES LIPOPROTEINES
ELECTROPHORÈSE DES LIPOPROTÉINES
• Les lipoprotéines peuvent être séparées selon
leurs propriétés électrophorétiques en
lipoprotéines , et pré .
GROUPES PRINCIPAUX DE LIPOPROTEINES
PLASMATIQUES
Chylomicrons : dérivés de l’absorption intestinale du
triacyl glycérol
VLDL ou pré - lipoprotéines, issues du foie et
impliquées dans l’exportation du triacylglycérol
LDL ou lipoprotéines: représentent l’étape finale
du catabolisme des VLDL
HDL ou lipoprotéines impliquées dans le transport
du cholestérol ainsi dans le métabolisme des VLDL et
des chylomicrons.
COMPOSITION DES LIPOPROTEINES EN LIPIDES
• Le triacylglycérol (triglycéride) est le lipide
prédominant dans les chylomicrons et dans
les VLDL,
• Elles font courir un risque athérogène élevé.
• Alors que le cholestérol et les phospholipides
sont prédominants respectivement dans LDL
et HDL.
DISTRIBUTION PROTEIQUE DES LIPOPROTEINES
Les protéines des lipoprotéines sont appelées :
apoprotéines.
• Apoprotéine A : HDL ( lipoprotéine):,
• Apoprotéine B (B 100): LDL ( lipoprotéine):
• Apo CI, CII, CIII, sont des polypeptides plus petits
(Masse moléculaire 7000 à 9000 Da) transferables
entre différentes lipoprotéines
• Apo E se trouve dans les VLDL, HDL, chylomicrons
RÔLES DES APOLIPOPROTÉINES
• Elles peuvent faire partie de la structure de la lipoprotéine
c’est le cas de l’apo B
• Ce sont des cofacteurs enzymatiques, c’est le cas de l’apo C II
pour la lipoprotéine lipase
• Ce sont des inhibiteurs enzymatiques comme Apo C II et Apo
C III pour la lipoprotéine lipase
• Elles servent enfin des ligands dans l’intersection avec les
récepteurs des lipoprotéines dans les tissus, c’est le cas de
l’apo B 100 pour les récepteurs LDL
• L’apo D est supposé jouer un rôle important dans les maladies
neurodégénératives.
LIPOPROTEINE B48
• Les champignons renferment une forme tronquée
de Apo B (B48) qui est synthétisé dans l’intestin
alors que B 100 est synthétisé dans le foie.
• Apo B100 est une des plus longues chaînes
polypeptidiques connues comportant 4536 AA avec
une masse moléculaire de 550 000 Da.
• Apo B48 représente 48 % de B 100
Point 3
TRIACYLGLYCEROLS (TRIGLYCERIDES)
TRIGLYCERIDES: ORIGINES
Les triglycérides, en période post prandiale, émergent des entérocytes pour
constituer des chylomicrons transportées vers les tissus périphériques.
Par définition, les chylomicrons sont trouvés dans le chyle, formé
exclusivement dans les vaisseaux lymphatiques chylifères qui drainent
l’intestin
Ils sont responsables de tous les lipides alimentaires provenant de l’intestin
vers la circulation.
Les VLDL plasmatiques sont d’origine hépatique. Ce sont des du transport
des triacylglycérols à partir du foie vers les tissus extrahépatiques.
Les triacylglycérols des chylomicrons et les VLDL sont hydrolysés par la
lipoprotéines lipase.
FORMATION ET SECRETION DES CHYLOMICRONS PAR LES
CELLULES INTESTINALES ET DES VLDL PAR LE FOIE
• L’apolipoprotéine B synthétisée dans le RER est incorporé
dans les lipoprotéines au sein du REL, principal site de
synthèse de triacylglycérol.
• Après addition de résidus de sucres, dans l’appareil de Golgi,
les lipoprotéines sont libérées de la cellule par pinocytose
inverse.
• Les chylomicrons entrent dans le système lymphatique
conduisant au canal thoracique.
• Les VLDL sont sécrétés dans les sinusoïdes hépatiques à
travers les fenêtres de l’endothélium des vaisseaux sanguins.
TRIGLYCERIDES: DOSAGE
Les chylomicrons confèrent au plasma une
lactescence après un repas (post prandiale).
Le dosage est enzymatique
VARIATIONS PHYSIOLOGIQUES
Valeurs de triglycérides: ethnie, mode de vie,
habitudes alimentaires
• Valeurs normales
- chez l’homme : 0,8 mmol.
- chez la femme : 0,6 mmol.
• Les triglycérides s’élèvent dans :
- le diabète sucré
- la goutte
- les maladies hépatiques (syndrome de cholostase) ...
INTERPRÉTATIONS DU DOSAGE DES TRIGLYCÉRIDES
• Tout résultat sortant des normes invite à
doser
- le cholestérol - HDL,
- les apoprotéines A et B,
- à pratiquer l’électrophorèse des lipoprotéines
sériques sur acétate de cellulose ou agarose
pour apprécier l’équilibre HDL , VLDL et LDL.
ASPECTS CLINIQUES DE TRIACYLGLYCEROL
• Un déséquilibre entre le taux de formation des
triacylglycérols et leur exportation conduit à la
stéatose hépatique
• Pour diverses raisons, les lipides peuvent
s’accumuler en trop grande quantité dans le foie
conduisant à la stéatose non alcoolique pouvant
évoluer vers une cirrhose , un hépatocarcinome et
une insuffisance fonctionnelle hépatique
ALCOOL ET STEATOSE HEPATIQUE
• L’alcoolisme conduit tout d’abord à une stéatose
hépatique alcoolique par accumulation des
graisses, puis à la stéatohépatite alcoolique et
finalement à la cirrhose.
• NB L’alcool inhibe le métabolisme de certains
médicaments comme les barbituriques, en agissant
comme compétiteur des enzymes dépendantes du
cytochrome P450
FACTEUR DE RISQUE
• L’ obésité et en particulier sa forme abdominale, est
un facteur de risque accru de mortalité,
d’hypertension artérielle, lipidémie, le diabète
sucré (type 2); hyperglycémie, hyperlipidémie
ACIDES GRAS (AG)
• Les AG existent sous forme d’esters (graisses et
huiles naturelles), mais aussi sous forme non
estérifiée comme acides gras libres.
• Il existe des AGS et AGI
• Les acides gras peuvent être oxydés en acétyl coA
(β oxydation) ou estérifiés avec le glycérol en
triacylglycerol (graisse), qui constituent la principale
réserve énergétique de l’organisme.
LES AGI D’IMPORTANCE PHYSIOLOGIQUE ET
NUTRITIONNELLE
• Acides monoénoïques (une double liaison)
- acide palmitoléiques (Huile de palme )
- acide oléique (Huile d’olive)
• Acides diénoïques (2 doubles liaisons)
- acide linoléïque (Huile de maïs, arachide, graine de
coton, soja …)
• Acides triénoïques (3 doubles liaisons)
- acides linolénique (graines: maïs, soja, tournesol)
• Acides tétraénoïques (4 doubles liaisons)
- acide arachidonique (huiles des poissons)
LES AGI D’IMPORTANCE PHYSIOLOGIQUE ET
NUTRITIONNELLE (suite)
• Acides pentaénoïques (5 doubles liaisons)
- acide timnodonique (huiles de poisson, foie de Morue)
• Acides hexaénoïques
- acide docosahexaénoïque (huiles de poisson,
phospholipides des cérébraux)
• La plupart des AGI naturels ont des doubles liaisons cis.
• La consommation des acides gras trans nuit à la santé
car elle est associée à une augmentation de risque de
maladies cardiovasculaires, diabète sucré.
ACIDES GRAS PLASMATIQUES
• L ’apparition des AGL (FFA ou AG non estérifiés) dans le
plasma résulte de la lipolyse des triacylglycérols dans le
tissu adipeux ou l’activité de lipoprotéine lipase lors de la
capture triacylglycérols plasmatiques dans les tissus.
• On les trouve liés à l’albumine sérique qui est un facteur de
solubilisation très efficace.
• Les taux plasmatiques des acides gras libres sont très faibles
dans des conditions de nutrition optimale et atteignent 0,7
à 0,8 µEq/ml en cas de jeûnes . En cas de diabète non
stabilisé, le taux peut atteidre 2 µEq/ml de plasma.
Point 4
LES PHOSPHOLIPIDES
LES PHOSPHOLIPIDES
Principaux constituants de lipides membranaires
• Phosphatidylcholines (Lécithines) plus
nombreuses
• phosphatidyl éthanolamine (céphaline)
• phosphatidylsérine .
La phosphatidylsérine joue un rôle dans
l’apoptose (mort cellulaire programmée)
suite
• Phosphatidylinositol = précurseur de seconds messagers, clivé
en diacylglycérol (DAG) et en inositol triphosphate (IP3)
Acide phosphatidique = précurseur de phosphatidylglycérol
qui à son tour, peut donner naissance à la cardiolipine
(dans les mitochondries = responsable de dysfonctionnements
mitochondriaux lors du vieillissement ou dans des situations
pathologiques comme l’infarctus du myocarde,
l’hypothyroïdisme)
Lysophospholipides = dans les lipoprotéines oxydées et
responsables d’un effet promoteur de l’athérosclérose.
GLYCOSPHYNGOLIPIDES
• Les glycosphyngolipides contiennent de la
sphyngosine, acide gras, et des restes glucidiques. On
les trouve dans le feuillet externe de la membrane
plasmique avec leurs chaînes oligosaccharides
orientées vers l’extérieur. Ils font partie du glycocalyx
de la surface cellulaire et jouent un rôle important
dans l’adhérence et la reconnaissance intracellulaire
comme récepteurs des toxines bactériennes et
comme substances intervenant dans les groupes
sanguins ABO
MALADIES ASSOCIEES AUX PHOSPHOLIPIDES ET
SPHYNGOLIPIDES
• Les phospholipides et les sphyngolipides sont
impliqués dans différents processus pathologiques
comme le syndrome de détresse respiratoire
néonatal, la sclérose en plaques et les
sphyngolipidoses
• Ces maladies sont caractérisées par la présence des
quantités anormales des phospholipides et des
sphyngolipides dans les tissus, souvent dans le
système nerveux (LCR) et les lysosomes.
DESCRIPTION DE CES MALADIES
• Le dipalmitoyl lécithine est un constituant essentiel du surfactant
du poumon. Son absence cause le syndrome d’insuffisance
respiratoire du nouveau-né.
• Dans la sclérose en plaques il y a à la fois perte de phospholipides
(plus particulièrement de plasmalogènes d’éthanolamine) et de
sphyngolipides dans le liquide céphalorachidien. C’est la
démyélinisation des neurones.
• Les lipidoses sont des maladies héréditaires dues à une altération
du catabolisme (groupe des maladies lysosomiales) se traduisant
par des caractéristiques comme l’accumulation des lipides dans les
neurones (dégénérescence avec diminution de l’espérance de vie)
Point 5
LE CHOLESTEROL
CHOLESTÉROL PLASMATIQUE
Le cholestérol est présent dans les tissus et le
plasma soit comme cholestérol libre, soit sous une
forme de réserve d’ester de cholestérol.
Il se trouve dans des aliments comme: jaune d’œuf,
viande , foie et le cerveau
Dans le plasma, les deux formes de cholestérol sont
transportés dans des lipoprotéines
TRANSPORT PLASMATIQUE DU CHOLESTROL
• Les LDL servent de véhicule au cholestérol et aux esters de
cholestérol vers de nombreux tissus.
Molécules les plus riches en cholestérol
risque athérogène très élevé.
• Le cholestérol libre est éliminé des tissus par les HDL, il est
transporté au foie pour y être éliminé du corps, soit tel quel,
soit une fois transformé en acides biliaires (transport
inverse du cholestérol).
HDL sont des facteurs de protection contre l’athérosclérose.
IMPORTANCE MEDICALE DU CHOLESTEROL
• Le cholestérol est le principal constituant des
calculs biliaires
• Il a surtout un rôle majeur dans divers processus
pathologiques en étant un facteur de genèse de
l’athérosclérose ainsi que des maladies cardio-
vasculaires.
ROLES DU CHOLESTEROL
• C’est le stéroïde le plus connu à cause de son
association avec l’athérosclérose et les maladies
cardiaques. C’est un composé important sur le plan
biochimique, car il est précurseur des stéroïdes qui
comprennent les acides biliaires, les hormones, les
hormones sexuelles, les vitamines D, les glucosides
cardiotoniques et certains alcaloïdes.
• Constituant important de la membrane plasmique
et des lipoprotéines plasmatiques
DOSAGE DU CHOLESTEROL
• Son dosage fait intervenir trois types
d’enzymes
• Triglycérides
Chol. Chol. Peroxydase
+ CHOL H2O2 + chromogène chromogène
• CHOL estérase Total oxydase réduit oxydé
(prise d’essai) incolore coloré
• L’intensité finale de la coloration ou sa vitesse
d’apparition est proportionnelle à la quantité de
cholestérol initialement présent.
VALEURS NORMALES DU CHOLESTEROL
• Chez l’adulte sain autour de 30 ans, le taux de
cholestérol plasmatique: 5 mmol (1,8 g/l).
• En réalité, la fourchette de normalité de la
cholestérolémie totale: 2,5 - 6,8 mmol.
• Après 40 ans, la cholestérolémie s’élève un peu :
0,025 mmol chez la femme 0,04 mmol chez
l’homme
TAUX SERIQUE DE CHOLESTEROL
• Le taux de cholestérol sérique est corrélé avec
l’incidence de l’athérosclérose et des maladies cardio-
vasculaires coronariennes.
• Un taux élevé de cholestérol plasmatique supérieur à
5,2 mmol/l est considéré comme un facteur majeur
favorisant l’athérosclérose.
• L’athérosclérose est caractérisé par un dépôt de
cholestérol et d’esters de cholestérol des
lipoprotéines plasmatiques dans les parois artérielles.
REDUCTION DU TAUX DE CHOLESTEROL PAR DES
MEDICAMENTS
• Les statines abaissent le taux de cholestérol plasmatique et
préviennent les maladies cardiaques.
• Les statines inhibent la HMG-CoA réductase et régulent
l’activité des récepteurs des LDL.
• On utilise actuellement: atorvastatine, simvastatine,
fluvastatine et pravastatine
• L’ézétimibe réduit le taux de cholestérol en inhibant l’absorptio
intestinale, tandis que les fibrates (chlofibrates, gemfibrozil et
acide nicotinique) abaissent le taux de triacylglycérol
plasmatique en diminuant la sécrétion hépatique de VLDL
FACTEURS AGISSANT SUR LE TAUX DE CHOLESTEROL
Les facteurs alimentaires ont un rôle bénéfique sur le taux du
cholestérol et consistent à remplacer les AGS par les AGPI et
AGMI
Le mécanisme impliqué dans l’abaissement du taux de
cholestérol par les AGPI concerne l’augmentation du nombre
de récepteurs des LDL.
Cela entraîne une augmentation du catabolisme des LDL qui
sont les principales lipoprotéines athérogéniques.
Autres facteurs: manque d’exercice, absorption d’eau douce
plutôt que d’eau dure, le stress émotionnel et le café
MODULE 7
TROUBLES DU METABOLISME DES HORMONES
- point 1: généralités
- point 2: hormones hypothalamohypophysaires
- point 3: Exploration biologique des hormones
thyroïdiennes
- point 4: hormones surrénaliennes
- point 5:Exploration biologique des hormones gonadique
A. Hormones ovariennes [Link] testiculaires
Point 1
GENERALITES
SYSTEME ENDOCRINIEN ET SYSTEME
NERVEUX
• Différenciation cellulaire de l’organisme: mise en
place de tissus spécialisés.
• Parallèlement à cette différenciation cellulaire:
développement des systèmes d’intégration
capables de coordonner les activités de ces
différents tissus dans l’organisme:
- le système nerveux
- le système endocrinien
DIFFÉRENCES ENTRE CES DEUX SYSTÈMES
D’INTÉGRATION CELLULAIRE
_________________________________________________________
système nerveux système hormonal
_________________________________________________________
- Information Médiateur chimique Hormone
- Transport Cellule nerveuse Voie sanguine
- Cible Récepteurs non sp Récepteurs sp
- Temps d’action Bref Long
_________________________________________________________
• Cependant, les progrès réalisés en endocrinologie ont permis de
montrer qu’une distinction tranchée ne peut être maintenue
POINTS COMMUNS ENTRE LES DEUX SYSTEMES
• Existence des récepteurs spécifiques dans la
transmission de l’influx nerveux entre 2 neurones.
• Un certain nombre de molécules peuvent fonctionner
comme médiateurs chimiques au niveau de synapse et
dans le sang (noradrénaline et aussi divers peptides)
• Il existe de systèmes communs de transduction entre
les récepteurs membranaires et effecteurs
intracellulaires
• Neurones sécrétrices des hormones (ADH)
MESSAGE HORMONAL
DÉFINITION
• Hormone vient d’un mot grec qui veut dire
exciter, et à ce titre elle pourrait inclure un
nombre presque infini de composés actifs
biologiquement.
• Une hormone est toute molécule produite par
des cellules glandulaires et sécrétées ensuite
dans le milieu intérieur.
LES PHÉROMONES
Substances ou constituants de l’écosystème qui
permettent la communication entre les individus de même
espèces animales (messages chimiques):
Moyens de communication (insectes)
Marquage territorial (lion)
Reproduction (chien)
Hiérarchisation sociale (chèvre)
BIOSYNTHÈSE ET SÉCRÉTION
Trois cas selon la structure chimique des hormones:
• La majorité : structure protéique ou polypeptidique:
pré-hormone ou pré(pro)hormone, qui constitue une
chaîne protéique plus longue que celle de l’hormone
définitive (ex: insuline).
• Hormones stéroïdes: corticosurrénale et glandes
génitales (à partir de cholestérol)
• Voies de biosynthèse particulière: catécholamines et
les hormones thyroïdiennes
CATÉCHOLAMINES ET HORMONES
THYROÏDIENNES
• Les catécholamines dérivent de la tyrosine par
hydroxylation et décarboxylation.
• Les hormones thyroïdiennes se forment par
iodation de résidus tyrosyl au sein d’une grosse
protéine: thyroglobuline.
• La condensation de deux résidus iodotyrosyl
dans la thyroglobuline donne la triiodothyronine
et la tétraiodothyronine libérées par protéolyse.
RÉGULATION DES HORMONES
Sécrétion hormonale est sujette à des mécanismes
de contrôle:
- rétrocontrôle négatif ou feed-back négatif
(intervient dans le cas de circulation des hormones
hypophysaires et hypothalamiques en réponse au
taux hormonal périphérique).
TRANSPORT DES HORMONES
• L’ADH circule sous forme libre et liée à la neurophysin
• Les hormones stéroïdiennes sexuelles circulent sous
forme libre et liée à la SHBG (Sex Hormone Binding
Globulin) ;
• Les cortico-stéroïdes sont liés aux CBG (Corticosteroid
Binding Globulin)
• Les thyronines: TBG (Thyroxine Binding Globulin).
• La GH circule liée à la GHBP (GH binding protein)
MODE D’ACTION DES HORMONES
• Hormones agissant sur les récepteurs membranaires
(formation de l’AMPc: second messager des activités
biologiques) Ex: TSH, adrénaline, glucagon
• Hormones à action membranaire, sans intervention de
l’adényl-cyclase. (modifiant la perméabilité à divers
métabolites). Ex: insuline
• Hormones à action intracellulaire: le noyau est le site
d’action. Ex: hormones stéroïdes, dérivés des vit A et D.
DOSAGE DES HORMONES
• Les hormones étaient dosées par la méthode radio
immunologique.
• Mais afin d’éviter l’emploi des produits radioactifs,
on utilise aujourd’hui des méthodes enzymo-
immunologiques.
DOSAGE DES RÉCEPTEURS
• Actuellement, on a réussi à isoler les récepteurs
à l’état pur et à les doser comme les hormones.
• L’intérêt du dosage des récepteurs réside dans
la prévision du traitement hormonal.
Point 2
• HORMONES HYPOTHALAMOHYPOPHYSAIRES
MODULE 13
• BIOCHIMIE ET PHYSIOPATHOLOGIE ENDOCRINIENNE
COURANTE
HORMONES HYPOTHALAMIQUES
L’hypothalamus sécrète un certain nombre de facteurs
appelés releasing factors ayant des actions sur
l’adénohypophyse:
• GHRH (Somatolibérine)
• SRIF ou GHRiH (Somatotrophin Release Inhibiting
Factor, somatostatine)
• C R H ( Cortico Releasing Hormon)
• GnRH (Gonadotrophin releasing hormon)
• TRH (Thyroid Releasing Hormon)
HORMONES HYPOPHYSAIRES
• TRH cellules thyréotropes: sécrétion de la TSH et de
la prolactine.
• GHRF GHRH ou somatolibérine, soit GRiH. (SRIF) =
Somatotrophin Release inhibiting factor
(somatostatine)
cellules somatotropes: GH
• GnRH cellules lutéotropes hypophysaires en
produisant la LH et la FSH.
• CRH cellules corticotropes: l’ACTH (adreno
corticotrophie hormon ).
• L’hypophyse intermédiaire est responsable de la MSH
(hormone stimulante des mélanocytes)
HORMONES DU LOBE INTERMÉDIAIRE DE
L’HYPOPHYSE
• Peu développé chez l’homme et la quantité
d’hormone en très petite quantité.
• La sécrétion de la MSH est provoquée par le même
facteur que celui de l’ACTH (CRH).
• Leurs sécrétions évoluent parallèlement et l’excès
d’ACTH s’accompagne d’un excès de MSH avec
hyperpigmentation.
HORMONES POSTHYPOPHYSAIRES
• ADH et ocytocine.
• L’ADH élève la pression artérielle ( vasoconstriction
périphérique) et a un effet antidiurétique.
• L’ocytocine provoque la contraction de l’utérus.
PHYSIOPATHOLOGIE DE L’HYPOPHYSE
• Les hyperpituitarismes regroupent le prolactinome, la
maladie de cushing, l’acromégalie.
• Le prolactinome (syndrome aménorrhée –
galactorrhée) se traduit par une hyperprolactinémie.
• Il faut soupçonner une hyperprolactinémie chez la
femme devant une galactorrhée.
• L’écoulement du lait peut être constant ou épisodique,
l’intensité variable, spontanée ou provoqué par la
pression du sein.
• L’hyperprolactinémie sans galactorrhée n’est pas
exceptionnelle chez des femmes présentant des
LA PROLACTINE
• Prolactine sécrétée par les cellules lactotropes de l’hypophyse.
• Rôle: préparation et maintien de la lactation.
• Sécrétion de la prolactine: régulée par des facteurs centraux et
exogènes.
• La dopamine exerce un contrôle inhibiteur sur les cellules
lactotropes.
• Les opiacées endogènes, les œstrogènes (pilules) favorisent la
sécrétion de la prolactine.
• Facteurs exogènes de sécrétion: stress, exercice physique,
hypoglycémie, stimulation mamelonnaire (succion, pincement).
• Toutes les substances interrompant la transmission
dopaminergique comme les neuroleptiques, les tranquillisants e
les antidépresseurs tricycliques sont des stimuli
pharmacologiques.
VALEURS NORMALES
• Chez l’homme : 5 - 12 µg/ml
• chez la femme : 8 - 18 µg/ml
• Au cours d’une grossesse: augmentation
progressive jusqu’à 200 µg/l
HYPERPROLACTINEMIES
L’hyperprolactinémie provoque:
• Chez la femme: la stérilité, l’aménorrhée, la
galactorhée, troubles de la libido
• Chez l’homme: l’impuissance sexuelle, diminution
de la libido, oligospermie, gynécomastie, la plupart
du temps sans galactorrhée.
TRAITEMENT DE L’HYPERPROLACTINÉMIE
• Supprimer la croissance de la tumeur
• Corriger les manifestations cliniques
• Actuellement le traitement de choix est la
bromocriptine autant pour la microadénome chez la
femme que le macroadénome chez l’homme.
• Parlodel R bloque la sécrétion de la prolactine en excès
HORMONE DE CROISSANCE
• Régie principalement par la GH (growth hormon).
• Action reliée à un facteur de croissance IGF
(somatomédine).
• IGF synthétisé principalement par le foie
• GH stimule l’augmentation de la masse tissulaire par le
biais de l’IGF:
• Somatomédines: incorporation des sulfates /cartilages et
ainsi permettent la croissance par l’élongation des os.
• Autres facteurs de croissance: état de santé, nutrition,
hérédité, hormones thyroïdiennes et gonadiques,
LA SÉCRÉTION DE L’HORMONE DE CROISSANCE
Deux facteurs:
• un stimulateur: GHRH (growth hormone
releasing homorne),
• un inhibiteur: somatostatine GHIF (growth
hormon inhibiting factor).
• sécrétion: stress, hypoglycémie, exercice
violent, administration de la dopamine, de
glucagon
• sécrétion: hyperglycémie postprandiale.
ACROMEGALIE
• Maladie rare, prévalence : 5 cas par 100.000.
Caractéristiques: - épaississement des tissus
mous (nez, langue, main)
- croissance osseuse (arcades
sourcilièr
- perturbations métaboliques
(diabète, I. cardiaque)
- effets compressifs (céphalées,
hémianopsie bitemporale).
• Acromégalie: excès de sécrétion de la GH après la
fusion des épiphyses.
GIGANTISME
• Si l’hypersécrétion survient plus tôt, elle cause
le gigantisme.
• Ces excès de sécrétion sont presque toujours
causés par un adénome hypophysaire.
• Dans 20 à 40% des cas, l’adénome secrète
aussi la prolactine.
TRAITEMENT DE L’ACROMEGALIE
• But: normaliser la production de la GH
• La chirurgie demeure la méthode de choix.
• Si la chirurgie ne suffit pas, l’octréoïde
(sandostatin), composé synthétique de la
somatostatine, peut être utilisé pour réduire le taux
d’hormone de croissance en attendant l’effet de la
radiothérapie.
Point 3
HORMONES THYROIDIENNES
FONCTION THYROÏDIENNE
• Dépend de la TSH: synthèse et sécrétion de T4
etT3.
• La TSH (Thyreostimuline hormone) stimule le
transfert des iodures du sang vers la thyroïde
et la libération des hormones iodées.
• La sécrétion de la TSH est contrôlée par une
hormone hypothalamique: TRH (thyrotropin
releasing hormon)
HORMONES THYROIDIENNES
• Les concentrations sériques normales sont :
• - pour la T4 : 90 10 ng / ml ( en S.I. : 100 nmol / l )
• - pour la T3 : 2,1 0,2 ng / ml ( en S.I. : 3 nmol / l ).
• - pour la Tr3
PHYSIOPATHOLOGIE
• dominée par :
• le goitre, le cancer, la thyroïdite, les maladies
auto-immunes de la thyroïde liées à
l’hyperstimulation fonctionnelle par auto-
anticorps anti-récepteurs à TSH stimulant la
croissance et l’activité folliculaire.
LA THYROÏDITE D’HASHIMOTO
• Maladie thyroïdienne la plus fréquente.
• Tout goitre diffus ou nodulaire avec une fonction
normale ou diminuée est d’abord et avant tout une
thyroïdite d’Hashimoto.
• Elle frappe surtout les femmes (5 femmes / 1
homme) avec une prévalence exceptionnelle dans
certaines familles et est souvent associée à d’autres
maladies auto-immunes.
LA MALADIE DE GRAVES-BASEDOW
Caractérisée par la triade :
• goitre diffus, hyperthyroïdie et ophtalmopathie.
• Présence des TSI (Thyroid Stimulating
Immunoglobulins) qui se lient au récepteur de TSH.
• Ils stimulent la croissance (goitre) et la synthèse
d’hormone thyroïdienne avec conséquences
l’hyperthyroïdie et inhibition de la sécrétion
endogène de TSH.
Point 4
HORMONES DE LA SURRENALE
FONCTION SURRENALIENNE
• l’ACTH stimule le cortex surrénalien sous l’influence
du CRH (corticotropin releasing hormon), avec
sécrétion des cortico-stéroïdes (cortisol,
androgènes) et à un degré moindre de
l’aldostérone.
• la sécrétion de l’ACTH est pulsatile, accusant des
pics plus marqués dans les dernières heures de la
nuit.
• La variation diurne du cortisol constitue un reflet
du cycle circadien.
HORMONES DE LA SURRENALE
• Médullosurrénale : cellules groupées en amas. catécholamines: -
adrénaline (épinéphrine)
- noradrénaline (norépinéphrine)
formées à partir de la thyrosine.
• Corticosurrénale
- zone glomérulée: minéralocorticoïdes (aldostérone)
- zone fasciculée: glucocorticoïdes.
- zone réticulée: glucocorticoïdes, hormones sexuelles surrénalien
MINÉRALOCORTICOÏDES
• Aldostérone: la plus puissante, la plus abondante (95% de la production des minéralocorticoïdes).
• Principale fonction.
régulation des concentrations d’électrolytes (réduction de
l’excrétion de Na+ en intervenant sur la synthèse de l’enzyme de transport de Na + ).
MÉCANISMES DE SÉCRÉTION DE L’ALDOSTÉRONE
• système rénine-angiotensine
• concentration plasmatique d’ions Na et K
• corticotropine (ACTH)
• facteur natriurétique auriculaire (FNA)
(auriculine ajuste la PA en s’opposant aux
effets du système rénine-angiotensine).
LES GLUCOCORTICOÏDES
• Cortisol: sécrété en quantités notables
• Effet métabolique: néoglucogenèse ( formation du
glucose à partir des molécules non glucidiques
comme les AA, glycérol…).
• La corticosurrénale sécrète des androgènes qui sont
responsables des caractères sexuels secondaires ( la
libido chez la femme adulte …)
LES CATÉCHOLAMINES
Adrénaline stimule le cœur et agit sur le
métabolisme cellulaire (hyperglycémie).
Noradrénaline:
- vasoconstriction périphérique.
(vaisseaux de la peau et des viscères ;
- Inhibition de la contraction des muscles
lisses viscéraux
- Dilatation des bronchioles
PHYSIOPATHOLOGIE DE LA SURRENALE
• Maladie de CUSHING
• Maladie d’Addison
• Phéochromocytome
• Hyperandrogénies
MALADIE DE CUSHING
Cause: tumeur : hypophyse: ACTH
corticosurrénale: glucocorticoïdes.
Caractérisée par:
- hyperglycémie persistante (diabète stéroïde, obésité
tronculaire)
- perte des protéines musculaires et osseuses
ostéoporose
- rétention d’eau et de sel, (hypertension et œdème).
Signes cushingoïdes: arrondissement lunaire du visage et
redistribution de graisse au niveau de l’abdomen, arrière du cou
(bosse du bison).
MALADIE D’ADDISON
Déficience en cortisol et en aldostérone due à une
destruction des surrénales.
Ce trouble entraîne:
• une grande fatigabilité et une mélanodermie due
à l’hypersécrétion d’ATCH et de MSH . Cette
pigmentation prédomine aux plis, aux cicatrises et
sur les muqueuses.
• l’hypotension est due à la baisse du cortisol
• Perte pondérale et troubles digestifs fréquents.
SIGNES BIOLOGIQUES
La formule sanguine montre une leucopénie avec
lymphocytose et éosinophilie.
Le sodium abaissé (en deçà) de 135 mmol/L)
Le potassium élevé (au-delà de 4-5 mmol/L).
Le calcium souvent élevé en raison de l’état de
déshydratation.
La glycémie souvent basse ou franchement effondrée.
Le cortisol est en général abaissé lorsque le patient est
symptomatique
LE PHÉOCHROMOCYTOME
• Hypersécrétion des catécholamines.
• Caractérisée par une hyperglycémie, accélération de la
fréquence cardiaque, des palpitations, l’hypertension, la
nervosité.
• Evoqué devant toute hypertension s’accompagnant de
sueurs, et de troubles de rythmes cardiaques.
• Diagnostic: dosage urinaire des catécholamines et dérivés
méthoxylés.
• Tumeur responsable de 0,5% des cas d’HA et est curable
chirurgicalement.
LES ANDROGENES
Les principaux androgènes sont :
- Testostérone dont le taux de production est de 7
mg/24 h
- DHA (déshydroépiandrostérone): 8 mg/24 h
- Sulfate de DHA
- Androstenedione : 2,2 mg/ 24 h
- Androstenediol : 2,2 mg/24 h
La testostérone est de loin l’androgène le plus
important, par son activité biologique.
HYPERANDROGENIES
Physiopathologie: deux grands types de mécanisme
• Androgènes en excès
- administration au sujet des hormones mâles
- diminution du taux de Tebg circulante
- Hyperproduction d’hormone mâle soit par les surrénales
soit par les ovaires (tumeur, ovaires polykystiques ...).
• Excès de consommation avec hyperactivité de 5
réductase
SIGNES CLINIQUES
Excès de pilosité: hypertrichose et hirsutisme.
• L’hypertrichose: nombre et vitesse de pousse des
poils situés dans des endroits pileux chez la femme:
creux axillaires, pubis
• Hirsutisme (symptôme et non une maladie):
apparition de poils aux endroits normalement
glabres chez la femme: lèvre supérieure, menton,
poitrine, partie supérieure et inférieure du bras et
de la jambe.
SIGNES CLINIQUES (suite)
• Virilisation: fœtus femelle (pseudo hermaphrodisme
masculin), enfant (puberté précoce), adulte (hypertrophie
clitoris et grandes lèvres)
• Troubles des règles spanioménorrhée et aménorrhée
symptômes très classiques de l’hyperandrogénie
• Associé au symptôme prémenstruel : tension douloureuse
des seins (mastodynie), ballonnement et douleurs
pelviennes, modification de l’humeur,
augmentation de l’appétit, rétention hydrosodée (jambes
lourdes, céphalées).
AUTRES SIGNES CLINIQUES
• Acné: excès de sécrétion de sébum. Celui-ci peut
s’infecter provoquant ainsi des lésions d’acné.
• Raucité de la voix: plus grave et rauque.
• Golfs frontaux à ne pas confondre avec l’alopécie.
Chez l’homme, l’hyperandrogénie se manifeste par
l’impuissance, la baisse de la libido et la gynécomastie.
POINT 5
EXPLORATION BIOLOGIQUE DE LA FONCTION
GONADIQUE
POINT 3
• LA STERILITE: EXPLORATION BIOLOGIQUE ET
TRAITEMENT
ORGANES DE SECRETION DES HORMONES STÉROÏDES
SEXUELLES
Les hormones stéroïdes sexuelles sont synthétisées
par différents organes :
• les corticosurrénales: hormones responsables des
caractères sexuels secondaires.
• les testicules: testostérone (maintien de la
spermatogenèse et est impliquée dans l’activation
des spermatozoïdes)
• les ovaires: progestérone et oestrogènes
FONCTION GONADIQUE
Chez la femme
• FSH: la croissance et la maturation du follicule.
• LH: joue surtout un rôle dans l’ovulation, transformation du corps
jaune et le maintien de la sécrétion des œstrogènes et
progestérone.
Chez l’homme:
• FSH stimule la spermatogenèse
• LH: sécrétion de la testostérone. Il n’y a pas, comme chez la femme,
de rétrocontrôle positif.
• Sécrétion de LH: freinée par la testostérone, alors que la FSH est
contrôlée par l’inhibine d’origine testiculaire (cellules de sertoli).
A. HORMONES OVARIENNES
HORMONES OVARIENNES
• La sécrétion des hormones ovariennes chez la
femme suit un tableau complexe qui se répète
pendant toute la vie sexuelle de la femme en
dehors de la grossesse, selon un cycle d’environ 28
jours (cycle menstruel)
BIOSYNTHÈSE DES HORMONES OVARIENNES
• Ovaires: œstrogènes et progestérone.
• Progestérone: intermédiaire dans la voie de
biosynthèse des œstrogènes ne devait être excrétés.
• L’ovaire est constitué de deux types cellulaires: la
progestérone provient d’un groupe cellulaire dépourvu
d’enzymes permettant sa transformation en œstrogène
(17 hydroxylase et de desmolase).
• Après l’ovulation, la vascularisation de la granulose
permet sa sécrétion dans le sang.
RÉTROCONTRÔLE POSITIF ET NÉGATIF DES
OESTROGENES
• Au début du cycle menstruel, le follicule en maturation provoque des taux
sériques d’œstrogène (sensibilisation au GnRH des cellules gonadotropes.
• Cette augmentation de la sensibilité: responsable des pics de FSH et de LH au milieu
du cycle.
• Par ailleurs, la sécrétion de FSH et de LH est régie au milieu par rétroaction
négative des oestrogènes.
• Les anovulants à base d’œstrogènes agissent par rétrocontrôle négatif.
• La sécrétion de la FSH et la LH subit aussi l’influence :
- du stress
- de l’effort physique intense
- des variations importantes du poids.
(L’aménorrhée secondaire de la marathonienne, de l’anorexique et de l’obèse
illustre ces influences).
LA CONTRACEPTION CHIMIQUE
L’utilisation des œstrogènes et des progestatifs de
synthèse (éthinyl-oestradiol):
empêche la maturation folliculaire (empêche
l’ovulation) ou
altère le mucus cervical dont la qualité devient
inadéquate pour la mobilité des spermatozoïdes.
rend les voies sexuelles inaptes à la bonne
progression des spermatozoïdes.
PROBLEMES LIES A LA PRISE DES
CONTRACEPTIFS
• Tendance à la prise de poids avec diminution de
tolérance au glucose.
• Le taux des triglycérides tend à augmenter, ainsi que
la concentration des VLDL.
• Au niveau du métabolisme hépatique : facteurs de
coagulation, des protéines de transport
• Le risque thrombo-embolique augmente avec un excès
pondéral, une absence d’activité physique, de
l’hypertension, un diabète ou une dyslipémie.
PHYSIOPATHOLOGIE
• Aménorrhées: aux divers niveaux de contrôle de
fonction ovarienne (ovaires - hypophyse -
hypothalamus S N C (aménorrhée pshychogène)
• Dysovulations: infertilité, syndrome prémenstruel
ou une pathologie des organes cibles (fibrome :
tumeur faite d’un tissus fibreux , polype : tumeur
bénigne qui se fait dans une muqueuse).
PHYSIOPATHOLOGIE (suite)
• Hirsutisme : syndrome des ovaires polykystique ou d’une
tumeur sécrétante.
• Insuffisances gonadiques chez la jeune femme (dysgénèsie
gonadique, pathologie autoimmune, cause iatrogène:
radiation, chimiothérapie, virus),
• Insuffisances gonadiques avant la puberté : atrophie
vaginale, disparition de la glaire cervicale.
• Si les insuffisances gonadiques globales: absence de
pilosité sexuelle (pubienne et axillaire) , et de
développement des seins.
STÉRILITÉS FÉMININES
= le couple demeuré sans enfant après 2 ans de
rapports réguliers sans contraception.
• Etiologies des stérilités féminines (Luis Blases):
- stérilités hormonales : 20 - 35 %
- stérilités par lésion des trompes: 25 - 40 %
- stérilités par endométriose : 20 - 25 %
- stérilités utérines : 2 - 3%
- stérilités due au col utérus : 5 - 7%
STÉRILITÉS HORMONALES
Troubles de règles: anomalie de l’ovulation
• Stérilités d’origine ovarienne
ovaire ne contient aucun follicule: stérilité définitive:
anomalie chromosomique ou ménopause précoce.
• Stérilités hypothalamohypophysaires
hormones insuffisamment sécrétées, production de
prolactine en excès, médicaments (neuroleptiques) ,
facteurs psychologiques: (choc affectif, décès d’un pare
SIGNES CLINIQUES
• Absence des règles ou aménorrhée.
• Troubles plus discrets du cycle: règles
survenant 3 à 6 fois par an.
TRAITEMENT DES STÉRILITÉS
• Médicaments inducteurs de l’ovulation: hormones
hypothalamo hypophysaires défaillantes sécrétion de
FSH et LH.
• HMG (human menopausal gonadotrophins)
commercialisé sous différents noms : Inductor R pergona
R
ou Humegon R.
• Inconvénient: induction de la croissance de plusieurs
follicules (risque de grossesses multiples).
• Parlodel R bloque la sécrétion de la prolactine en excès.
Point 5
• METHODES DE DIAGNOSTIC BIOLOOGIQUE DE
LA GROSSESSE
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DE LA GROSSESSE
• Milieux biologiques : plasma sanguin, urines et
liquide amniotique.
• Objectifs :
- diagnostiquer la grossesse avec certitude dès
la 4ème semaine,
- suivre la constitution et la vitalité de l’unité
foeto-placentaire,
- apprécier les chances de survie et le degré de
maturité du fœtus.
HORMONES PLACENTAIRES UTILISÉS POUR LE DIAGNOSTIC
• HCG = Human Chorionic Gonadotrophin.
décelable dans les urines par méthode
immunologique et confère la certitude de la
grossesse.
• Intérêt: surveillance de l’évolution des
grossesses molaires.
• Elle croit vers un maximum entre 2-10ème
semaine puis chute.
PRINCIPE DE LA RÉACTION IMMUNOLOGIQUE DE LA
HCG
• Inhibition d’agglutination: Des globules rouges recouverts
de HCG traités par un sérum anti HCG s’agglutinent et se
déposent au fond du tube en couche uniforme.
• En présence de la patiente,
• S’il y a peu ou pas d’HCG, la couche uniforme de globules
au fond du tube revêt un aspect typique le test est alors
négatif : la femme n’est pas enceinte.
• En tube à fond rond :
• urine + sérum (AC) anti HCG + GR imprégné
extérieurement de HCG dépôt d’un voile au fond du
tube
H C S = Human Chorionic
Somatomammotrophin
• Appelé aussi HPL, Hormone placentaire lactogène.
• Elle apparaît dans le plasma entre 6ème semaine, croit
lentement jusqu’à la 20ème semaine, plus
rapidement jusqu’à terme.
• C’est le témoin fidèle de la fonction placentaire.
OESTRIOL PLASMATIQUE
• Il reflète l’activité enzymatique du foie du fœtus.
• 10ème semaine 0,2 mmole
• 19ème semaine 5 mmole
• 38ème semaine 50 mmole
• Toute chute dans cette croissance reflète la mort
fœtale in utero.
PROGESTÉRONE PLASMATIQUE
• 11ème semaine 80 nmole.
• 38ème semaine 630 nmole.
• C’est un bon reflet de la croissance placentaire.
B. HORMONES TESTICULAIRES
HORMONES TESTICULAIRES
Le tissu testiculaire endocrine:
- cellules interstitielles de Leydig: testostérone
- cellules de Sertoli (spermatogenèse, petite quantité
d’œstrogènes et synthèse de l’inhibine).
Les anomalies de fonctionnement de l’axe hypothalamo-
hypophyso-testicule:
- pendant la période embryonnaire,
- au cours du développement pubertaire,
- au cours de la vie adulte.
DOSAGE DES HORMONES
• Les investigations hormonales du testicule sont
couplées à des investigations complémentaires :
radios, échographies, scanner, caryotype...
• Le dosage de l’endrostanediol urinaire reflète
l’utilisation périphérique de la testostérone par
les cellules cibles.
MODÈLES PATHOLOGIQUES
1. Ambiguïtés sexuelles: ectopie testiculaire bilatérale (testicule
formé dans l’abdomen: intervention chirurgicale), micropénis,
gynécomastie avec aspect à prédominance féminin
2. Précocités pubertaires: apparition des signes de virilisation
(développement pilaire, pubien et pénien avant 10,5 ans).
3. Retards pubertaires: absence de développement sexuel après
15 ans
4. Tumeurs endocrines du testicule: 2 % des cancers masculins.
EXPLORATION D’UNE IMPUISSANCE
• Perte de sens génital chez l’homme, insuffisance
testiculaire (castrés)
• Impuissance - origine psychogène
- origine organique.
• Acte sexuel: série de réflexes d’ordre sensoriel,
physique et imaginatif nécessitant l’intégrité
fonctionnelle du système nerveux.
CAUSES D’IMPUISSANCE
• Infections génito-urinaires (urétrite postérieure)
• Affections générales : diabète, hyperthyroïdie,
dénutrition, gynécomastie.
• Affections : tumeurs testiculaires,
surrénaliennes.
• Gêne psychologie due aux toxicomanies (alcool,
morphine, cocaïne), abus de calmant
• Surmenage physique ou intellectuel.
EXPLORATION D’UNE IMPUISSANCE
• Examen clinique avec un bilan neurologique et
vasculaire vascularisation génitale
• Bilan métabolique à la recherche d’un diabète
• Bilan hormonal :
- dosage des gonadostrophines : LH FSH
- Te: Testostérone
- PRL: Prolactine
SPERMOGRAMME
• Exploration fonction exocrine du testicule.
• Sperme recueilli par masturbation: après une
période d’abstinence de 3 jours
• Etude des spermatozoïdes :
- concentration nombre /ml 3
- mobilité : % âge des formes mobiles et évolution
de cette mobilité dans le temps
- normalité : pourcentage de formes anormales.
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
Thanks !
Aksanti !
Melesi
Matondo mingi
Tuasakidila
Sia koli sî
Grazie !
Obrigado !
Danke !