Comptabilité
Approfondie
Elaboré par : CHEMMAME Samir
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Sommaire
Introduction: quelques notions élémentaires.
1. Définition de la comptabilité.
2. Les fonctions de La comptabilité générale
Chapitre 1. Le bilan, photographie comptable du patrimoine de
l’entreprise
Chapitre 2. L’évolution de la situation, Patrimoniale et la notion de
résultat
Chapitre 3. le compte de résultat, film de l’activité de l’entreprise
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L’entreprise : quelques notions élémentaires
Définition
• L’entreprise peut être définie comme une unité économique et juridique
combinant divers facteurs de production (capital, travail, matières…), afin de
produire des biens et des services marchands (destinés à être vendus sur un
marché), dans le but de réaliser un bénéfice (ou profit).
• L’entreprise peut appartenir à un propriétaire unique (entreprise individuelle), à
plusieurs associés (sociétés commerciales), à l’État (entreprises publiques) ou à
ses adhérents ou salariés (coopératives). Sur cette approche juridique de
l’entreprise.
Les transactions de L’entreprise
• La comptabilité a pour objet de mémoriser (enregistrer) les transactions nées des
relations d’échanges entre l’entreprise et ses différents partenaires, internes et
externes. Les transactions prennent la forme de flux réels de biens et de
services (flux matériels et immatériels) et de flux monétaires.
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Marchés financiers Marchés de
et apporteurs de matières premières,
capitaux d’approvisionnements,
(actionnaires, de services…
banques…) (F ou rnisse u rs)
Flux d’exploitation Marchés de
produits finis,
Marché du travail
de services
(Clients)
Marchés des
État biens
d’équipement
Flux monétaires
Flux réels
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Définition de la comptabilité
I. Définition
« La comptabilité est un système d’organisation de
l’information financière permettant :
• de saisir, classer, enregistrer des données de base
chiffrées ;
• et présenter des états reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entité à la date de clôture.
La comptabilité permet d’effectuer des comparaisons
périodiques et d’apprécier l’évolution de l’entité dans une
perspective de continuité d’activité. » 5
Quelques remarques
• La volonté de garantir la qualité, la clarté et l’homogénéité de
l’information comptable justifie la mise en place de la normalisation
comptable.
• Les états auxquels se réfère la définition du Système Comptable
Financier (SCF) sont appelés les documents de synthèse ; ce sont des
documents normalisés obligatoires, qui comprennent le bilan, le
compte de résultat, le TFT, l’EVCP et l’annexe.
• La comptabilité constitue un système d’information spécifique, qui
traite une information particulière : l’information financière (de
l’information exprimée en unités monétaires). Elle porte donc en priorité
sur des éléments quantifiables en monnaie.
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II. système information comptable
« Un système d’information peut être défini comme un ensemble d’éléments (matériels, logiciels,
personnels) permettant d’acquérir, traiter, mémoriser, communiquer des informations dans le but
d’assister les êtres humains dans les fonctions d’exécution, de gestion et de prise de décision. »
Le système comptable est une modélisation, une construction humaine visant à représenter une
organisation vivante et complexe ; en ce sens, la comptabilité est un système de représentation
des flux.
La définition suivante illustre bien cette conception du système d’information comptable :
« La comptabilité est un système d’information spécifique qui traite, avec des méthodes qui lui
sont propres, de l’information exprimée en monnaie.
Elle a deux rôles essentiels :
• fournir une représentation structurée des richesses d’une entité économique ;
• construire des informations (des agrégats) répondant à des besoins de gestion, donc
reflétant des concepts utiles à la connaissance et à l’action dans le domaine économique. »
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• La comptabilité doit permettre de fournir une information
financière diversifiée, adaptée aux besoins spécifiques
des différents utilisateurs. La diversité des attentes
d’information a conduit à distinguer deux types de
comptabilité : la comptabilité financière, qui a un
caractère obligatoire, et la comptabilité de gestion
(ou analytique), facultative.
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Les fonctions de La comptabilité
générale
• Le rôle de la comptabilité est de fournir des informations quantifiées sur
l’activité de l’entreprise et sa situation financière. Les chiffres comptables
sont indispensables à la gestion de l’entre- prise. Ils sont aussi utilisés à
l’extérieur par des personnes ou organismes qui cherchent à connaître la
situation de l’entreprise pour différentes raisons.
SERVICES DESTINATAIRES ENTITÉS
DE L’ENTREPRISE D ’IN FO R M A T IO N S E X T É R IE U R E S
ÉLABORÉES Tiers
En vue de la – A d m in is tra tio n fs c a le
préparation des – Banquiers
décisions – Fournisseurs
– Clients
RENDRE COMPTE – COB
– stratégiques – Greffe du tribunal
– de gestion – aux proprietaries de commerce
– courantes – aux salaries – Banque de France
– e tc .
Autorité des marchés financiers (AMF), autrefois commission des opérations de bourse : cet
organisme est chargé de la réglementation et de la surveillance des bourses de valeurs en
France.
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Situation Patrimoniale et documents de synthèse
• La réglementation comptable en vigueur impose
l’établissement de documents de synthèse en fin d’exercice
comptable : le bilan, le compte de résultat et une annexe.
Remarque
• Un exercice comptable comprend 12 mois consécutifs, et ne
coïncide pas nécessairement avec une année civile
• Nous laisserons l’annexe de côté pour l’instant, et nous
contenterons d’une présentation très simplifiée des deux autres
documents de synthèse : le bilan et le compte de résultat. Une
présentation détaillée des trois documents de synthèse sera
faite dans la série 4.
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Chapitre 1. Le bilan, photographie
comptable du patrimoine de l’entreprise
Définition
• Le bilan est un document comptable normalisé qui décrit la situation
patrimoniale de l’entre- prise, à un moment donné.
• Dans le langage courant, « faire le bilan », c’est recenser l’ensemble des éléments
d’une situa- tion donnée (positifs et négatifs) et en faire la synthèse. Pour une entité
économique, il s’agira de faire le point sur la valeur de ce qu’elle possède, ce qu’elle
doit, etc. L’idée est de proposer une représentation du patrimoine de l’entreprise,
analysé sous deux aspects :
• les avoirs (tout ce que l’entreprise possède) : du matériel, un local dont on est
propriétaire, de l’argent sur un compte bancaire, des stocks, des créances, etc. ;
• les ressources qui ont permis de financer ces avoirs : apports des associés, dettes,
etc.
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Les avoirs peuvent s’analyser comme différentes façons d’utiliser les ressources disponibles (à
quoi sert l’argent ?). On vérifiera toujours, pour une période donnée, l’égalité suivante :
Somme des avoirs (Somme des emplois) = Somme des ressources
Actifs PassIfs
Tout ce que l’entreprise possède Ressources
Total de l’actif = Total du passif
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Remarque
• L’activité est dite commerciale quand l’entreprise
achète et revend sans transformation des biens. Ces
biens sont alors qualifiés de marchandises. Il s’agit
de négoce.
• L’activité est dite industrielle quand l’entreprise
achète des biens qu’elle transforme avant de les
revendre : les matières premières achetées
participent à l’élaboration de produits finis destinés
à la vente.
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L’actif du bilan
Définitions
• « 1. Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur économique positive
pour l’entité, c’est-à-dire un élément générant une ressource que l’entité contrôle du fait
d’événements passés et dont elle attend des avantages économiques futurs.»
• « 2. Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu, soit pour être utilisé dans la
production ou la fourniture de biens ou de services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins
de gestion interne et dont l’entité attend qu’il soit utilisé au-delà de l’exercice en cours. »
• « 3. Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire sans substance physique. »
• « 4. Un stock est un actif détenu pour être vendu dans le cours normal de l’activité, ou en cours
de production pour une telle vente, ou destiné à être consommé dans le processus de production
ou de prestation de services, sous forme de matières premières ou de fournitures. »
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Définitions
• « L’avantage économique futur représentatif d’un actif est le
potentiel qu’a cet actif de contribuer, directement ou
indirectement, à des flux nets de trésorerie au bénéfice de l’entité.
»
• Les actifs sont ainsi classés selon leur fonction économique
(ou destination). Les biens et les valeurs destinés à rester
durablement dans l’entreprise, dans la mesure où ils concourent à
son activité, constituent l’actif immobilisé. Dans l’exemple de La
Marée Fraternelle, l’actif immobilisé comprend le camion, le
matériel et le magasin. Les éléments qui participent au cycle
d’exploitation et sont amenés à se renouveler fréquemment
constituent l’actif circulant (l’argent dans le cas de La Marée
Fraternelle).
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Remarque:
Dans le cas d’une activité industrielle, le cycle d’exploitation comprend trois phases et peut
être schématisé ainsi (en négligeant les stocks) :
Achats de matières Fabrication de Distribution de
premières produits finis produits finis
(Approvisionnement) (Production) (Vente)
Dans le cas d’une activité commerciale, on distingue deux phases :
Achats de Distribution de
marchandises marchandises
(Approvisionnement) (Vente)
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1. L’actif immobilisé:
On distingue trois types d’immobilisations :
• Les immobilisations incorporelles sont essentiellement des éléments
immatériels dont l’entreprise est propriétaire. Elles comprennent par
exemple les brevets, les licences, les logiciels, les marques, le fonds
commercial, etc.
• Les immobilisations corporelles sont des biens matériels possédés par
l’entreprise : terrains, constructions, matériel et outillage, mobilier, etc.,
dont la durée de possession prévue dépasse 1 an.
• Les immobilisations financières sont des avoirs à caractère financier :
participations dans d’autres sociétés par exemple, ou prêts consentis.
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2. L’actif circulant
• Les stocks et en-cours comprennent des éléments stockés destinés à
être consommés (matières premières et autres approvisionnements) ou
vendus (marchandises, produits finis).
• Les créances se composent notamment des créances clients, qui
représentent la part non encore encaissée du chiffre d’affaires réalisé.
Elles matérialisent les délais de paiement accordés aux clients de
l’entreprise (crédit client).
• Les Valeurs mobilières de placement (VMP) sont des titres (actions,
obligations, etc.) achetés à des fins spéculatives (placements à court
terme) ou dans une optique de gestion optimisée de la trésorerie
active.
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Remarque:
• Les actions détenues par l’entreprise sont classées soit en
immobilisations financières, soit en VMP, selon leur finalité.
• Les disponibilités correspondent à la trésorerie active de
l’entreprise, c’est-à-dire aux liquidités qu’elle détient en
espèces (caisse) ou sur un compte bancaire (banque postale
incluse).
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Le passif du bilan
• Le passif du bilan recense l’ensemble des sources
de financement de l’entreprise, classées selon
leur origine. On distinguera pour l’instant deux
grandes rubriques : les capitaux propres (passif
interne) et les dettes (passif externe).
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1. Les capitaux propres:
• Les capitaux propres sont des ressources propres à l’entreprise, qui appartiennent
à ses propriétaires (exploitant individuel, associés ou actionnaires). Ce sont des sources
de financement qui ont deux origines possibles ; on distingue en effet les ressources :
• apportées par les propriétaires : le capital (origine externe) ;
• générées par l’activité de l’entreprise : bénéfices antérieurs non distribués et mis en
réserves, et résultat de l’exercice non encore affecté (bénéfice ou perte) (origine
interne).
Remarque
• Le résultat de l’exercice mesure la création de richesse relative à un exercice
comptable. L’activité de l’entreprise peut générer une augmentation de
richesse (bénéfice) ou un appauvrissement (perte).
• Si l’activité de l’entreprise génère une perte, celle-ci figure avec un signe moins dans le
bilan (vient en diminution des capitaux propres).
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2. Les dettes:
• Les dettes sont des ressources prêtées par des tiers, qu’il
faudra rembourser. Elles constituent au sens du SCF le passif
externe.
« Un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur
économique négative pour l’entité, c’est-à-dire une obligation
de l’entité à l’égard d’un tiers dont il est probable ou certain
qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce
tiers, sans contre- partie au moins équivalente attendue de
celui-ci. L’ensemble de ces éléments est dénommé passif
externe. »
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Les dettes sont regroupées en trois catégories :
• Emprunts et dettes assimilées : emprunts auprès des
établissements de crédit par exemple ;
• Dettes fournisseurs : elles constituent la part non
encore réglée des achats, et matérialisent les délais de
paiement accordés par les fournisseurs ;
• Autres dettes : dettes fiscales et sociales par exemple
(montants dus aux organismes sociaux ou au Trésor
public).
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En résumé
• Le bilan décrit le patrimoine de l’entreprise, analysé en termes d’emplois et de ressources. En langage
non comptable, on pourrait dire que les ressources montrent d’où vient l’argent de l’entre- prise (origine des
flux), et que les emplois décrivent la façon dont l’argent est utilisé (destination).
• Voici la structure simplifiée d’un bilan (avant affectation du résultat de l’exercice) :
actif Exercice n n–1 passif Exercice n n–1
actif immobilisé capitaux propres
Immobilisations incorporelles X X Capital X X
Immobilisations corporelles X X R éserves X X
Immobilisations financières X X Résultat de l’exercice (bénéfice X X
ou perte)
Total I X X Total I X X
actif circulant dettes
S to cks X X Emprunts X X
Créances clients X X Dettes fournisseurs X X
VMP X X Autres dettes X X
Disponibilités X X
Total II X X Total II X X
Total actif x x Total passif x x
On vérifie toujours l’égalité suivante:
Total actif = Total passif
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Chapitre 2. L’évolution de la situation
Patrimoniale et la notion de résultat
La SARL XXX démarre son activité commerciale. Elle va donc établir des transactions
avec ses différents partenaires, et ces échanges vont modifier son patrimoine.
• Exercice
Énoncé
Intéressons-nous aux premières opérations de La Marée Fraternelle, réalisées au cours
de la 2e semaine de janvier :
1. Emprunt bancaire de 7 500 DA, en vue de financer de nouveaux investissements.
2. Achat d’une armoire frigorifique pour 8 000 DA, réglée au comptant.
3. Achat de 10 bacs de maquereaux pour un total de 200 DA, de 5 bacs de bars de
ligne pour un total de 500 DA et de 5 bacs de soles pour un total de 600 DA. Le
fournisseur (Port de pêche de Bouharoun) accorde un délai de paiement de 30 jours.
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a. Complétez le tableau ci-dessous pour mesurer l’incidence des opérations sur les postes du
bilan, en rajoutant des postes si nécessaire.
• L’application se traite selon le principe des menus déroulants. Il convient de créer un tableau
d’analyse comprenant onze colonnes de nombres et autant de lignes que d’opérations
proposées, y compris la création de l’entreprise et les premiers investissements
magasin matériel camion disponibilités capital Emprunts … …
Montant initial 100 000 15 000 25 000 1 000 100 000 41 000
Opération (1)
Opération (2)
Opération (3)
montant final
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b. Présentez le bilan de XXX à l’issue de cette première semaine d’activité.
Bilan simplifié de la marée Fraternelle au 16/01/n
Actif Passif
Actif immobilisé Capitaux propres
Total I Total I
Actif circulant Dettes
Total II Total II
Total actif Total passif
c. Quel est l’impact de ces opérations sur le patrimoine de l’entreprise ? L’entreprise est-
elle plus riche ou moins riche qu’avant ?
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Corrigé (a)
Stocks dettes
magasin matériel camion disponibilités capital Emprunts marchandises fournisseurs
Montant initial 100 000 15 000 25 000 1 000 100 000 41 000
Opération (1) 7 500 7 500
Opération (2) 8 000 – 8 000
Opération (3) 1 300 1 300
montant final 100 000 23 000 25 000 500 100 000 48 500 1 300 1 300
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Corrigé (b)
actif passif
actif immobilisé
Immobilisations corporelles capitaux propres
Magasin 100 000
Capital 100 000
Matériel 23 000
Camion 25 000
Total I 148 000 Total I 100 000
actif circulant dettes
Stocks marchandises 1 300 Emprunts 48 500
Disponibilités 500 Dettes fournisseurs 1 300
Total II 1 800 Total II 49 800
Total actif 149 800 Total passif 149 800
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Exercice
Les autres opérations de XXX pour le mois de janvier sont les suivantes :
4. Achat de sachets d’emballage pour 300 DA, réglés au comptant.
5. Ventes de 5 bacs de maquereaux pour un total de 500 DA, 5 bacs de bars
pour un total de 1 000 DA et 5 bacs de soles pour un total de 1 200 DA ;
les clients (des poissonneries et des restaurants) règlent pour moitié au
comptant, le reste à 30 jours.
6. Règlement d’une facture d’électricité pour 200 DA.
À la fin du mois, on constate les éléments suivants :
7. Il reste pour 200 DA de sachets non utilisés.
8. Le poisson qui reste en stock est invendable et devra être jeté (5 bacs de
maquereaux).
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• Contrairement aux opérations (1) à (3), les opérations (4) à (8) ont toutes
une incidence en termes de création de richesse :
• certaines génèrent des ressources (les ventes par exemple) et
augmentent le résultat ;
• d’autres constituent des coûts, qui viennent diminuer le résultat.
• Si les opérations qui génèrent des ressources ont une valeur supérieure à
celles qui constituent des coûts, alors on dira que le résultat de l’activité
est un bénéfice (création de richesse) ; dans le cas contraire, on parlera
de perte (destruction de richesse). Nous allons donc introduire une
colonne Résultat dans notre tableau de suivi des éléments du patrimoine.
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Remarque
• Tant que les sachets ne sont pas utilisés (consommés), ils font partie du patrimoine de
l’entre- prise et figurent en stock dans le bilan. Ce n’est qu’à partir du moment où ils
sortent du stock pour emballer du poisson qu’ils constituent une consommation, donc
un coût pour l’entre- prise. La valeur des sachets utilisés viendra en diminution du
résultat.
• Le raisonnement est similaire pour le poisson. Tant que le poisson n’est pas revendu, il
figure en stock dans le bilan. Dès que La Marée Fraternelle commencera à vendre, il
faudra « sortir » les bacs vendus du stock (baisse de la valeur du stock) et considérer
cette sortie comme une consommation. La valeur d’achat du poisson revendu
constitue un coût.
• Pour analyser l’opération (5), on procède en deux temps :
• (5) (a) On prélève du poisson dans le stock pour le vendre : cette sortie de stock est
un coût qui vient baisser le résultat.
• (5) (b) La vente du poisson génère une ressource qui vient augmenter le résultat
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Travail à faire
• Complétez à nouveau le tableau de suivi de la situation patrimoniale, en utilisant une colonne Résultat (pour noter
l’augmentation de richesse ou l’appauvrissement).
Stock Stock Dettes Créances
Magasin Matériel Camion Disponibilités capital Emprunts Résultat
poisson sachets fournisseurs clients
Montant initial 100 000 23 000 25 000 500 100 000 48 500 1 300 1 300
(4)
(5) (a) (1)
(5) (b) (2)
(6)
(7) (3)
(8) (4)
Total
(1) Rappel du coût d’achat du poisson revendu : 5 bacs de maquereaux pour 100 DA, 5 bacs de bars pour 500 DA et 5 bacs de soles pour 600 DA. La
valeur du stock diminue donc de 1 200 DA et ce coût vient s’inscrire dans la colonne Résultat avec un signe moins (appauvrissement).
(2) Détail du prix de vente du poisson : 5 bacs de maquereaux pour 500 DA, 5 bacs de bars pour 1 000 DA et 5 bacs de soles pour 1 200 DA. La ressource
tirée des ventes (2 700 DA) vient augmenter le résultat. Cette ressource a deux emplois : hausse des disponibilités et apparition d’une créance clients.
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Travail à faire:
• En vous aidant du tableau de suivi du patrimoine, présentez maintenant le
bilan de La Marée Fraternelle au 31/01/N.
• L’activité de négoce de poisson a permis de générer une ressource
supplémentaire s’élevant à 1 100 DA. Ce bénéfice figure dans les capitaux
propres. Le bilan permet de rendre compte des variations de richesse
(bénéfice ou perte) de l’entreprise, mais pas de comprendre d’où viennent
ces variations.
• En effet, le bilan ne donne pas de détail sur le bénéfice de 1 100 DA. Dans un
bilan, le résultat apparaît comme la variation des capitaux propres
entre le début et la fin de la période. Pour comprendre comment le résultat se
construit, un autre document de synthèse est nécessaire : le compte de
résultat.
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Chapitre 3. le compte de résultat,
film de l’activité de l’entreprise
• Le compte de résultat est un document normalisé qui détermine,
pour une période de temps donnée (l’exercice par exemple), la
formation du résultat des opérations de l’entreprise.
Définition
• « Le compte de résultat récapitule les charges et les produits
de l’exercice, sans qu’il soit tenu compte de leur date de paiement
ou d’encaissement… »
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Section 1. Définition des charges et des produits
1. Les produits:
Définition
• « Les produits comprennent :
• les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
• en contrepartie de la fourniture par l’entité de biens, travaux, services, ainsi que des
avantages qu’elle a consentis,
• en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers,
• exceptionnellement, sans contrepartie ;
• la production stockée ou déstockée au cours de l’exercice ;
• la production immobilisée ;
• les reprises sur amortissements, dépréciations et provisions ;
• les transferts de charges ;
• le prix de cession des éléments d’actifs cédés.
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• À ce stade du cours de comptabilité, il n’est pas nécessaire de
connaître l’ensemble de ces produits. Il est important en
revanche de bien comprendre que les produits sont des
ressources générées par l’activité d’une période
donnée, qui contribuent positivement à la formation du
résultat.
• Notez bien qu’un produit n’est pas nécessairement
encore encaissé : les clients XXX n’ont réglé que la moitié
des ventes ; peu importe la date d’encaissement du produit,
qui peut même être non encaissable (reprises sur
dépréciations et provisions).
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2. Les charges
Définition
• « Les charges comprennent :
• les sommes ou valeurs versées ou à verser :
• en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et services consommés par
l’entité ainsi que des avantages qui lui ont été consentis,
• en exécution d’une obligation légale,
• exceptionnellement, sans contrepartie ;
• les dotations aux amortissements, dépréciations et provisions ;
• la valeur d’entrée diminuée des amortissements des éléments d’actif cédés, détruits ou dis- parus,
»
• Les charges peuvent être définies comme des consommations de biens et de services, comme
des emplois définitifs. Elles constituent des coûts générés par l’activité de l’entreprise et contribuent
négativement à la formation du résultat de l’exercice.
• on ne tient pas compte de la date de décaissement de la charge (peu importe qu’elle soit
réglée ou pas), qui peut même être non décaissable (dotations aux amortissements,
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etc
3. Classification des charges et des produits et
décomposition du résultat de l’exercice
• Le résultat de l’exercice est la différence entre le total des
produits et le total des charges de l’exercice :
Résultat de l’exercice = total des produits de l’exercice – total des charges de l’exercice
(ressources produites) (moyens consommés)
Les produits et les charges sont classés en trois catégories, selon leur nature.
On distingue les éléments :
• d’Opérationnel : charges et produits liés à l’activité normale et courante de l’entité ;
• à caractère financier : charges et produits liés aux opérations de financement et de
placement (intérêts par exemple) ;
• à caractère extraordinaires : éléments qui ne sont pas liés à l’activité courante, non
récurrents.
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• Le résultat de l’exercice peut ainsi se décomposer en trois
résultats :
Résultat opérationnel = Produits opérationnels – charges opérationnels
Résultat financier = Produits financiers – charges financières
Résultat extraordinaire = Produits extraordinaires – charges extraordinaires
• Les éléments opérationnels et à caractère financier font partie de l’activité
courante de l’entité, et s’opposent ainsi aux éléments extraordinaire qui ont un
caractère non répétitif.
résultat courant = résultat opérationnel + résultat financier
• « Les produits et les charges de l’exercice sont classés au compte de résultat
de manière à faire apparaître par différence les éléments du résultat courant et
le résultat exceptionnel dont la réalisation n’est pas liée à l’exploitation
courante de l’entreprise. »
Décret comptable DC 14.
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Présentation du compte de résultat
Compte de résultat en Liste (présentation préférentielle)
Compte de résultat simplifié en liste
Exercice n Exercice n–1
Produits opérationnels (I)
Charges opérationnels (II)
a. résultat d’exploitation (I – II)
Produits financiers (III)
Charges financières (IV)
b. résultat financier (III – IV)
c. résultat courant (a + b)
Produits Extraordinaires (V)
Charges Extraordinaires (VI)
d. résultat exceptionnel (V – VI)
Impôt sur les bénéfices (VIII)
E. Total des produits (I + III + V)
f. Total des charges (II + IV + VI)
bénéfice ou perte (E – f)
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