Cours sur l’ Arboriculture fruitière
Chapitre I: Notions de base
Définition de l’arboriculture
L'arboriculture est la forme spécialisée de la culture des arbres,
arbustes et arbrisseaux en horticulture.
C’est un domaine de l'agriculture qui traite de la culture en
pépinières, des arbres et des plantes ligneuses. Spéc. Culture des
arbres fruitiers ou d'ornement.
L'arboriculture désigne l'activité humaine qui consiste à cultiver
des arbres. La discipline comprend l'étude de la physiologie
végétale, de la façon dont les arbres réagissent à leur
environnement et aux différentes techniques d'entretien.
Définition de l’arboriculture
L'arboriculture désigne l'activité humaine qui consiste à cultiver, à
tailler, ou à apporter des soins aux arbres. L’arboriculture fruitière
est une branche de l’arboriculture spécialisée dans la culture des
arbres fruitiers afin d'en récolter les fruits.
Ensemble des techniques liées à la culture, la connaissance, le
développement et à la croissance des arbres, arbustes et
arbrisseaux. L'arboriculture concerne essentiellement toutes les
techniques agricoles liées aux arbres.
Il existe deux types d'arboricultures :
D'une part, l'arboriculture fruitière requiert des compétences en
matière d'entretien des arbres fruitiers et de production de fruit en
verger.
D'autre part, l'arboriculture destinée aux arbres d'ornement se
focalise sur la décoration des espaces publics ou privés. Par ailleurs,
la production de plants d'arbres renvoie à la pépinière arboricole et
à l'horticulture.
Définitions des concepts
Arbre ou arbuste tige : arbre ou arbuste dont les branches partent
du sommet du tronc principal.
Bourgeon (ou oeil): renflement sur la tige d'une plante, contenant
à l'état embryonnaire un rameau, une feuille ou une fleur.
Bouton à fleur: sur un arbre fruitier, bourgeon qui donne
naissance à une fleur puis à un fruit. Le bouton à fleur est plus
gros et plus arrondi que l'œil à bois.
Brindille couronnée ou lambourde: petit rameau fin de 15 à 20
cm possédant un bouton à fruit à son extrémité.
Empattement: anneau de tissu épaissi à la base d'une branche
Gourmand: rameau indésirable, à croissance rapide, plein de
sève, apparaissant sur le tronc, les branches principales ou sous le
point de greffe.
Porte-greffe: une plante peut développer un système racinaire
pour le compte d'une autre plante greffée.
Pousse latérale: se dit d'une pousse née sur un rameau.
Rameau secondaire: rameau croissant à l'extérieur d'une tige.
Rejet (ou drageon): pousse émise à quelque distance du pied de
la plante ou née sur la souche ou sur les racines d'une plante
greffée.
Tronc : tige principale des arbres et de certains arbustes, à partir
de laquelle toutes les branches latérales se développent.
Rejet : jeune pousse qui naît à partir de la souche.
Recéper : rabattre un arbre ou un arbuste sur son tronc ou ses
branches principales.
Rajeunissement : renouvellement, ravalement, taille destinée à
renouveler une partie des branches ou des ramifications d’un
arbre ou d’un arbuste.
Rabattre : supprimer les branches d’un arbuste ou les gros
rameaux d’un arbre pour provoquer le départ de nouvelles
pousses, ou la suppression des branches secondaires et
raccourcissement des branches maîtresses en vue du sur-
greffage.
Nouaison : stade du développement des jeunes fruits,
influencé par la pollinisation des fleurs et la nutrition,
précédant la chute physiologique. Lors de la nouaison, les
fruits bien formés et nourris tiennent, les autres chutent
notamment sous climat froid en raison de l’absence d’insectes
pollinisateurs.
Marcescentes : se dit des feuilles qui se dessèchent sur l’arbre
sans tomber l'hiver.
Gourmand : rameau vigoureux qui dépasse les autres rameaux,
pousse vigoureuse, infertile se développant directement sur les
charpentières ou le tronc d’un arbre, utilise une quantité notable de
sève au détriment des organes fructifères, se dit aussi pour les
drageons.
Élagage : supprimer complètement ou partiellement certaines
branches d’un arbre pour lui donner une forme déterminée.
Écimage : étêtage, suppression de la cime, en tête d’un arbre ou
d’un arbuste.
Débourrement : stade où le bourgeon passe de l’état de repos au
début de la vie active par l’émission , soit de fleurs, soit de petites
feuilles.
Taillis : groupes de jeunes arbres subissant périodiquement tous
les 10 ou 30 ans une coupe au ras du sol pour leur faire émettre de
nombreuses tiges.
Têtard : végétal que l’on a tronqué à une certaine hauteur et qui
présente à sa partie supérieure une tête sur laquelle se
développent les pousses comme le saule, le peuplier.
Rajeunissement : renouvellement, ravalement, taille destinée à
renouveler une partie des branches ou des ramifications d’un
arbre ou d’un arbuste.
Latent : état d’un bourgeon qui attend une poussée de sève pour
évoluer , soit à bois, soit à fruit.
Habillage : taille à la plantation.
Fût : partie moyenne du tronc de l’arbre, comprise entre le sol et
les premiers rameaux.
Émondage : suppression, après sélection des branches inutiles
d’un arbre.
Désongletter : supprimer au sécateur ou à la serpette un onglet
qui n’a plus son utilité.
Chapitre II: Techniques de pépinière
Définition d’une pépinière
La pépinière est un site particulier destiné à la production et à
l’élevage des plants avant la mise en terre. L’objectif est d’obtenir
des plants de qualité, c'est-à-dire lignifiés, capables de résister aux
intempéries dès la plantation et aussi jeunes que possible. On en
produit en pots et à racines nues.
Conditions d’une pépinière
1. Choix du site de la pépinière et aménagement
Le relief et la topographie: Rechercher une surface aussi plane
que possible, bien dégagée, ensoleillée en pente légère, et à faible
régime de vents.
Le sol: Pour la production à racines nue, rechercher un sol
perméable et fertile, léger et sableux
L’eau: Disposer d’une possibilité d’approvisionnement en eau qui
peut être un puits, un forage, un cours d’eau, lac de façon
permanente.
L’accès: La pépinière doit être accessible en toute saison.
Le nettoyage correct de la surface et des alentours ainsi que
l’aplanissement de cette même surface est nécessaire.
La délimitation et la mise en place d’une clôture de protection
contre les animaux (grillage ou haie-vive).
La matérialisation de l’emplacement exact des planches pour les
plants en pots et les plants à racines nues, et des allées de
circulation(allées principales et allées secondaires) pour les
différents travaux.
la construction d’une ombrière pour abri durant l’exécution de
certains travaux
La confection de bassins de stockage d’eau pour éviter les
ruptures.
La construction d’un magasin de stockage et de gestion du
matériel de travail si nécessaire.
2. Matériels de pépinière
Le matériel d’arrosage : arrosoirs, seaux, puisette, cordes
Les outils: pioches, houes, pelles, binettes, râteaux, couteaux,
sécateurs, entonnoirs pour le remplissage des pots.
Le matériel de transport: brouettes, charrettes, véhicules,
caisses,
Les produits consommables: sachets plastiques, fongicide,
insecticides, fertilisants.
Les équipements spéciaux: pulvérisateurs, tamis, ombrières,
germoirs
2. Matériels de pépinière
Le matériel d’arrosage : arrosoirs, seaux, puisette, cordes
Les outils: pioches, houes, pelles, binettes, râteaux, couteaux,
sécateurs, entonnoirs pour le remplissage des pots.
2. Matériels de pépinière
3. Approvisionnement en semences et prétraitement
des graines
Les semences sont obtenues de deux façons principalement:
En les récoltant ce qui obéit à certaines règles: identification
des semenciers et planification des récoltes
En les achetant auprès des services compétents ( CNRF, UPPF,
Jardin d’essais) et autres semenciers agrès par la DCSEM
4. Production des plants
Production des plants à racines nues
Les plants à racines nues sont ceux qui sont produits dans des
planches directement dans le sol. On a recours à cette méthode là
où les conditions de climat et de site sont favorable (régions
humides, sols riches en nutriments).
Préparation des planches-Semis - Entretiens des planches -
préparation des plants avant plantation.
Production des plants en pots
Les conditions tropicales sèches requièrent que l’on utilise
beaucoup plus les plants produits en pots que ceux à racines nues.
Gaines/sachets/pots
Pour la production des plants, il faut utiliser des sachets plastiques de
couleur noire communément appelés «pots» ou gaines . Il en existe
de plusieurs dimensions (petit, moyen et gros) dont l’utilisation est
fonction de l’espèce à produire.
Précautions
Les pots sont remplis directement à la main ou à l’aide d’un
entonnoir.
Bien tasser les pots et laisser une réserve d’environ 0,5-1 cm
pour les semis.
Laisser une réserve d’environ 0,5-1 cm de hauteur
Préparation du substrat d’empotage
La terre à utiliser pour le remplissage doit être légère et riche en
éléments nutritifs. Il faut généralement mélanger plusieurs
composants pour obtenir de la terre d’empotage convenable.
Quant aux sols qui ne sont pas assez humifères, ils seront
additionnés de fumier bien décomposé, de compost ou de tourde.
Bien mélanger le tout et mouiller légèrement.
Sable tamisé
Fumier de vache à tamiser
Mélange et humification
Préparation du substrat d’empotage
Les pots remplis seront classés dans les planches de production. Par
exemple, une planche de 7 mètres de long sur 1m de large devrait
pouvoir contenir 1000 petits pots. Le classement peut se faire par
planche de 100, 200, 500 ou 1000 pots
Préparation de trous de semis
Arrosage après semis
Chapitre IV :Techniques de multiplication des
arbres
Multiplication par semis
Lorsqu’on sème une graine (pépins ou un noyau), on obtient un
arbre appelé sauvageon, dont les fruits n’ont qu’une très faible
valeur et ne rappellent presque jamais la variété qui a produit les
pépins ou le noyau. le sauvageon est utilisé comme porte-greffe.
Multiplication végétative
Elle est un mode de reproduction des végétaux à partir d'une
fragmentation. Elle permet d'obtenir des individus identiques entre
eux obtenus à partir d'un seul plant : le plant mère
Greffage
Le greffage consiste à transporter sur un végétal, appelé sujet, un
fragment de rameau ou greffon d’un autre arbre, dans des
conditions telles que les deux parties puissent se souder, croître
l’une sur l’autre et devenir un même arbre qui a toutes les qualités
du greffon.
Méthodes de greffage
Greffe par approche : La greffe par approche a pour but de
souder deux branches appartenant chacune à un arbre enraciné
Greffe en fente: on coupe la tête du plant, on fend légèrement le
tronc, puis on introduit dans la fente un ou deux greffons bien aoutés
et taillés en forme de lame de couteau, les écorces coïncidant
parfaitement ; on lie et on recouvre de mastic. La greffe en fente est
la plus employée ; elle s’applique plus spécialement aux arbres
fruitiers à pépins.
Greffe en écusson : elle se pratique sur les arbres fruitiers à noyau,
l’écusson est une plaque d’écorce prise sur un rameau de l’année
pourvu, en son milieu, d’un œil pris à l’aisselle d’une feuille. On
introduit l’écusson sous l’écorce du sujet préalablement incisé en
forme de T, puis on ligature avec un film en plastic transparent.
Greffe en couronne : On greffe en couronne les arbres trop gros
pour être fendus. Ce mode de greffage consiste à introduire les
greffons entre l’écorce et le bois ; pour plus de facilité, on peut
inciser l’écorce du sujet dans le sens vertical.
Greffe en couronne : On greffe en couronne les arbres trop gros
pour être fendus. Ce mode de greffage consiste à introduire les
greffons entre l’écorce et le bois ; pour plus de facilité, on peut
inciser l’écorce du sujet dans le sens vertical.
Greffe anglaise : on le porte-greffe et le greffon en biseau et en
sens opposé ; on pratique une légère entaille sur chacun des
biseaux ; on introduit les deux biseaux l’un dans l’autre et on
ligature.
Matériels de greffage
Greffage
• Préparation du PG : au moment du greffage le porte-greffe doit être
lignifié et avoir au moins la taille d’un crayon. A 2 semaines avant
greffage on nettoie le porte-greffe jusqu’à 50 cm en enlevant les
feuilles et les épines et on augmente et régularise l’arrosage, pour
que ça soit bien en sève le jour du greffage. Nettoyage de la tige (10j
avant greffage).
• Choix, prélèvement et transport du greffon : le greffon doit
présenter des yeux bien développés (bien gonflés). On peut
provoquer le gonflement des bourgeons en coupant de moitié les
feuilles sur le rameau sélectionné 10 jours avant le prélèvement.
Pour le transport il suffit d’emballer les greffons dans un siphon ou
un journal humide, on peut également les mettre dans une glacière.
Marcottage (aérien)
Cette technique consiste à pratiquer une incision sur une tige et à
entourer celle-ci d'un substrat de culture humide afin d'induire la
formation de racines. La marcotte sera ensuite détachée du pied mère
pour poursuivre sa vie indépendamment
Marcottage (sous terre)
Le marcottage consiste à coucher un rameau en terre sans le
détacher du pied mère ; la branche prend racine, et, détachée
l’année suivante, elle donne naissance à un pied nouveau.
Marcottage
pratiquer une incision annulaire sur le rameau ligneux,
préparer une feuille plastique contenant du terreau,
entourer la plaie (le rameau) avec le terreau emballé à
l’endroit de l’incision,
faire quelques trous sur la partie supérieure, arroser s’il n’y
a pas de pluie,
faire le sevrage après l’apparition des racines et repiquer
dans un sachet.
Durée : 45 jours
Bouturage
La bouture est un rameau de l’année garni de bourgeons que l’on
met en terre pour lui faire prendre racine ; le nouveau sujet conserve
toutes les qualités du pied mère
Aménagement d’un verger
Terrain et emplacement
Avant de procéder à la plantation il faut effectuer un sondage de
terrain pour voir quelles espèces y sont appropriées. Pour cela il faut
prendre en considération le relief, l'exposition et la nature du sol.
Éviter de planter un jeune arbre à la place d’un vieux arbre
Choisir le type de plantation ( carré, rectangle,…) selon la surface
disponible et l’entretien prévu.
Terrain et emplacement
Défrichement :
Il s’agit de se débarrasser des arbres indésirables ainsi que les arbustes et les
mauvaises herbes. Les résidus et les racines seront soigneusement brulés ou sortis
de la parcelle.
Mise en défens
Il est judicieux de protéger la parcelle avec une clôture, un mur ou une haie
dans le but d’éviter l’intrusion des animaux errants et des espèces indésirables
Bâtiment
On construit les bâtiments pour l’entrepôt du matériel, des engrais, de la récolte et
des produits phytosanitaires
Disponibilité en eau
Le verger doit avoir une source d’eau en quantité suffisante. L’eau doit être pure,
non salée (avec un taux de salinité inférieure à 1,5g/L) .
Terrain et emplacement
Disponibilité en eau
Le verger doit avoir une source d’eau en quantité suffisante. L’eau doit être pure,
non salée (avec un taux de salinité inférieure à 1,5g/L) .
Forage : nappe=2m à 9m – miniforage
Nappe profonde : forage par nappe phréatique 50m et Forage par mastrichien
>50m
Puits : disponibilité hebdo = πR² x h x n x 6j
n=nombre de réalimentation journalière H= lame d’eau
Brise-vents
Lorsque les BV permanents ne sont pas encore fonctionnels on peut utiliser des
BV individuels constitués de palissades (crin tins, paille) de 1m à 1,20 m de
hauteur disposés sur les côtés Est et Nord de la plante. Chaque côté fera 1 m de
longueur.
Préparation du site
Délimitation et piquetage du terrain
Préparation du site
Délimitation et piquetage du terrain
Ecartement exprimé en Lxl ; L=longueur sur la ligne,
l=longueur entre les lignes.
Densité : plants/ha
Ecartement = nombre d’arbres
Les écartements : si les arbres sont très serrés, ils vont
croitre trop en hauteur, difficulté de pénétrer pour faire les
traitements et la récolte, pas de fruit aux zones de contact. Si c’est
trop écarté, on constate une perte de l’espace. Néanmoins ce cas
nous permet de faire des cultures associées qui présentent encore un
problème : transfère des ennemies des arbres aux cultures vice-versa
Préparation du site
Méthodologie de Délimitation et piquetage du terrain
Il faut matérialiser un côté de la parcelle (le côté de base) avec
piquet et cordeau en se basant sur un alignement régulier du
champ (clôture, mur, chemin, limite de parcelle, …)
Ressortir les côtés latéraux avec la méthode de Pythagore, on
matérialise les deux côtés de la parcelle qui doivent être à angle
droit avec l’alignement de base
Matérialiser le 4e côté en faisant de telle sorte que sa longueur
soit égale à celle du 1e côté (coté de base)
Piqueter de part et d’autre les départs de rangers
A l’aide d’un décamètre et de piquet : marquer l’emplacement
des arbres.
Préparation du site
Trouaison
Préparation du site
Trouaison
Les dimensions :
pour les cultures pérennes (manguier, agrume), D=60cm et P=60cm.
Pour les cultures de papayer, bananier, goyavier ; D=50cm et P=50cm.
Remplissage après trouaison
remplir le trou de 2 pelles de terre, 1 pelle de matière organique,
laisser une margelle de 5cm (ceci permet de repérer le trou au moment du
repiquage et de stagnation de l’eau),
faire une cuvette circulaire à côté du trou avec la terre qui reste,
faire un épandage de phosphate, 200g de 0-46-0 (N=0,P=46,K=0, valable pour
toutes les cultures et avant le semis ou la plantation, il donne du poids à la
plante) ou 18-46-0 et le sulfate de potassium, 100g incorporer dans les 30 cm
de profondeur par bêchage, replacer le piquet au centre
Arroser immédiatement avec 40L d’eau et planter au lendemain sur la place du
piquet, de plus en cas de fumure non décomposée arroser 1 fois/semaine
pendant 1 mois avec une dose de 40L avant de planter.
Le meilleur fumier est le fumier de cheval qui est, suivi du fumier des bovins, il faut éviter
la fiente de volaille elle peut bruler la culture. Le fumier est évalué en volume.
NB : 1 brouette à ras= 4 seaux de 5L=2 bassines / 1 brouette pleine= 6-7 seaux
Plantation
Epoque:
Pour certaines espèces fruitières la plantation peut se faire
pendant toute l’année, bananier, passiflore, ananas, papayer.
Cependant il est recommandé de les mettre en terre 4 à 5 mois
avant la saison des pluies pour qu’elles puissent bénéficier les
bienfaits de l’hivernage. Les agrumes et les manguiers sont
également plantés à cette période.
Technique :
Il faut ajuster la motte pour que le collet soit au même niveau
que la surface de la cuvette, enlever le sachet et planter sans
oublier de bien tasser.
Ensuite on fait un épandage de 40 g de nématicide= 1 boite
d’allumette bien remplie (exemple : Furadan, Mocap,
Nemacur), irrigation immédiate de 20L
Entretien des fruitiers
Irrigation
Certaines plantes transpirent beaucoup plus que d’autres et les besoins augmentent
aussi avec l’âge.
Les plantes qui sont en croissance consomment beaucoup d’eau
Irrigation à la cuvette et à la double cuvette : pour les jeunes arbres (1 à 2 ans)
on fait une cuvette simple pour les arbres adultes on fait une double cuvette. La
cuvette doit avoir la même dimension que la frondaison (dimension du
feuillage). La cuvette va avoir le diamètre de la couronne. La double cuvette est
recommandée pour les espèces sensibles du sol (les agrumes). Dans le cas de la
double cuvette les calculs d’irrigation ne sont appliqués que pour le deuxième
rayon.
L’irrigation des arbres fruitiers par semaine
80L par semaine
60L 3 fois par semaine
40L 2 fois par semaine
La double cuvette est surtout recommandée pour les espèces qui sont sensibles aux
maladies du sol.
La surface irrigable est de : 𝑆𝑖 = 𝜋 𝑅2 − ²𝑟
Entretien des fruitiers
Irrigation
La dose standard d’irrigation est de 45L/m² de cuvette/3fois/semaine pour les sols
légers.
Elle est 45L/m² de cuvette/2fois/semaine pour les sols semi-légers
Avantage de la cuvette simple et double : c’est un système simple, il y a une
bonne gestion de l’eau, efficace contre les maladies du sol.
Inconvénients : ça demande beaucoup de main d’œuvre pour la distribution de
l’eau et l’entretien des cuvettes.
Entretien des fruitiers
Systèmes d’irrigation
1. Système gravitaire ou à la raie :
Il consiste à faire circuler l’eau d’arbre en arbre par des rigoles en commençant par
le bas de pente ou bien pour alléger en groupe de deux ou de trois. Une légère pente
est nécessaire et un canal d’amenée. Ce système ne convient pas aux sols
sablonneux
Avantages : simples et peu couteux
Inconvénients : gestion de l’eau difficile, ça consomme beaucoup d’eau, la main-
d’œuvre est importante
2. Aspersion :
Ce système peut être fixe ou mobile ; distance=portée + 3m on note que dans le cas de
l’aspersion les portées des sprinklers doivent se croiser d’au moins 3m de part et
d’autre.
Avantages : une bonne gestion de l’eau, peu de main d’œuvre, économie d’eau par
rapport à la raie, création de microclimat favorable à la culture
Inconvénients : les investissements sont élevés, la maintenance est assez technique,
ça favorise les maladies cryptogamiques. Il est inutilisable si l’eau est calcaire.
Ce système n’est pas recommandé pour les agrumes à cause du risque de la maladie de
gommose
Entretien des fruitiers
Systèmes d’irrigation
3. Système goutte à goutte
Ce système est assez sophistiqué et permet d’apporter l’eau à la demande.
Pour le goutteur : goutte à goutte, percolateur et gicleur. Avec ce système
la fertilisation et certains produits phytosanitaires sont incorporés dans
l’eau d’irrigation
Avantages : très bonne gestion de l’eau, économie, possibilité de
fertirrigation
Inconvénients : investissement élevé 1 à 2 millions, la maintenance est
très technique, ce système est inutilisable si l’eau est trop chargée (fer,
calcaire). Ça affaiblit le système racinaire quand il est trop localisé.
Entretien des fruitiers
Fertilisation des arbres fruitiers
But de la fumure
Il s’agit de maintenir ou d’améliorer le niveau de fertilité d’un sol.
L’apport de matière organique est de la plus haute nécessité. Une plante
n’aura aucun problème de nutrition dans un sol fertile. Les apports ne
consistent en fait qu’à restituer au sol les éléments minéraux exportés.
Pour les arbres adultes, elle consiste à restituer les éléments minéraux qui
sont exportés par les récoltes.
Types de fumure
Fumure de fond : Elle consiste à aménager un stock d’éléments
minéraux en profondeur avant la mise en place de la culture. Cette
opération ne se réalise qu’une seule fois.
Fumure d’entretien : Elle vise à restituer les éléments minéraux perdus
par lessivage. Cette restitution doit être faite en quantité et qualité pour
permettre une bonne assimilation par la plante.
Entretien des fruitiers
Fertilisation des arbres fruitiers
Types de fumure
Fumure de redressement : C’est une stratégie à long terme
permettant d’améliorer la qualité d’un sol de façon à limiter les coûts
devant l’importance des quantités d’engrais à apporter. On peut
remédier à la déficience dans le cas des sols pauvres en éléments
majeurs ou pour procéder à la restitution des réserves surtout en P et K.
Il est préférable de s’orienter vers les engrais les moins couteux :
exemple : engrais phosphorés.
Fumure de couverture : Elle est appliquée sur une culture déjà en
place. Elle n’est pas en général enfouie et concerne surtout les
éléments très mobiles dans le sol comme l’azote. Elle consiste à
apporter l’élément nutritif notamment l’azote nécessaire à la culture
surtout au stade critique.
Entretien des fruitiers
Fertilisation des arbres fruitiers
Plan de fumure
Le plan de fumure est basé sur une vision à long terme. Les besoins augmentent avec
l’âge et se stabilisent lorsque la plante atteint sa vitesse de croisière (plante adulte).
NB : les engrais phosphorés (P) agissent sur le développement des racines, les
engrais azotés (N) sur la croissance des feuilles et les engrais potassiques (K) sur le
grossissement, la maturation et le goût des fruits.
Entretien des fruitiers
Protection phytosanitaire des arbres fruitiers
Les plantes, comme tous les organismes vivants, subissent
l'action de divers parasites. Qu'ils soient végétaux ou animaux,
ces organismes nuisibles s'attaquent directement aux tissus des
plantes (champignons, insectes...) où ils leur font concurrence
sur le plan des ressources (air, eau, éléments nutritifs du sol...).
Entretien des fruitiers
Protection phytosanitaire des arbres fruitiers
La protection phytosanitaire des arbres met en jeux un ensemble de techniques,
toutes indispensables :
• La sélection du matériel végétal (variété et porte greffe sains) ;
• Choix de la variété et du porte greffe (peu sensible aux maladies) ;
• Choix du site (environnement défavorable aux maladies) ;
• Lutte chimique : Elle n’intervient qu’en cas de nécessité. Dans le cas d’une
lutte chimique, les meilleurs résultats seront obtenus par la démarche
suivante :
- Identifier correctement la maladie ou le ravageur à combattre ;
- Estimer l’importance de l’attaque pour savoir s’il est nécessaire de traiter ou
non ;
- Choisir le bon produit, le plus sélectif possible afin de préserver l’action
bénéfique des auxiliaires présents sur le verger (coccinelles, chrysopes, etc.) ;
- L’efficacité dépend du produit utilisé, de sa bonne répartition, du litrage de la
bouillie, du dosage de la matière active, de la qualité de la pulvérisation et du
pulvérisateur.
Entretien des fruitiers
Protection phytosanitaire des arbres fruitiers
Remarque : Il faut alterner les produits afin que les ravageurs ne développent
pas de phénomènes de résistance.
Plusieurs familles de produits chimiques sont commercialisées :
• Algicides contre les algues ;
• Avicides contre les oiseaux ;
• Bactéricides contre les bactéries ;
• Fongicides contre les champignons ;
• Herbicides contre les Mauvaises herbes ;
• Insecticides contre les insectes – (ovicides – larvicides – adulticides) ;
• Miticides ou acaricides pour lutter contre les acariens ;
• Nématicides pour lutter contre les nématodes ;
• Rodenticides pour lutter contre les rongeurs.
On distingue généralement le traitement préventif (introduction précoce d’une quantité
réduite) du traitement curatif (introduction d’une quantité massive).
Entretien des fruitiers
Travail du sol
Désherbage
Le désherbage consiste à détruire les mauvaises herbes des cultures.
Il doit être régulier car les arbres fruitiers ne supportent pas la
concurrence des mauvaises herbes surtout pour les jeunes plantations.
Il permet d’éviter la compétition racinaire avec les mauvaises herbes.
Il se fait de deux manières :
Manuel : avec des outils aratoires ;
Chimique : au moyen de produits chimiques appliqués sur le sol
ou sur les espèces nuisibles. Ce désherbage chimique reste une
opération délicate et tout erreur peut avoir des conséquences très
graves. Il est donc nécessaire de bien la maîtriser avant de l’utiliser
à grande échelle.
Entretien des fruitiers
Travail du sol
Binage
Il consiste à briser et ameublir la couche superficielle autour des plantes cultivées
par une action à faible profondeur (griffer). Cette opération a pour objectif d’aérer
le sol et de favoriser la pénétration de l’eau et des éléments minéraux en améliorant
l’état d’oxydation du sol. Cependant le binage est déconseillé pour certaines
espèces : exemple : le goyavier, le corossolier car leur système radiculaire est très
superficiel. La confection des cuvettes est combinée au binage et au désherbage.
Entretien des fruitiers
Travail du sol
Paillage
On l’applique dans la deuxième cuvette, il consiste à couvrir la cuvette et la double
cuvette d’une couche de paille sèche d’une épaisseur de 20 cm au moins. Le
paillage maintient l’humidité, assure la fraicheur aux racines, apporte de l’humus
en se décomposant et empêche aux mauvaises herbes de se développer. Il permet
d’économiser de l’eau. Dans le cas d’une bananeraie paillage sur toute la parcelle.
Tuteurage
Après la plantation, certains végétaux ont besoin de supports pour croitre dans de
bonnes conditions ; le tuteurage s'applique principalement aux plantes dont les tiges
sont souples, pas endurcis et qui risquent de faiblir sous le poids des fruits.
Entretien des fruitiers
Taillage
Taille de formation
Elle consiste à élaborer la charpente de l’arbre : ça se fait au jeune âge.
Elle commence à la pépinière et se termine à 2 ans après plantation
irrégulière.
Entretien des fruitiers
Taillage
Taille d’entretien
Elle se fait après les récoltes et consiste à enlever les gourmands, les
branches et brindilles mortes, et les branches basses, les branches
cassées et les panicules florales mortes, les momies (petit fruit qui ne
sont pas desséchés qui sont restés dans l’arbre et qui sont de tache
noire).
Entretien des fruitiers
Taillage
Taille de rajeunissement
Il s’agit de couper les branches charpentières à 30 cm du tronc en
prenant le soin de laisser une branche tire-sève. Les tailles doivent être
faites dans le sens oblique.