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Support de Cours Proba

Le document présente une introduction à la théorie des probabilités, incluant son histoire et ses applications dans divers domaines. Il aborde également les notions d'ensembles, de dénombrement et les opérations sur les ensembles, telles que l'union, l'intersection et la différence. Enfin, il explique les concepts de complémentarité et de différence symétrique dans le cadre des ensembles.

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Le document présente une introduction à la théorie des probabilités, incluant son histoire et ses applications dans divers domaines. Il aborde également les notions d'ensembles, de dénombrement et les opérations sur les ensembles, telles que l'union, l'intersection et la différence. Enfin, il explique les concepts de complémentarité et de différence symétrique dans le cadre des ensembles.

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Licence 1

Théorie de
probabilité
YOUSSOUF Ali Bamba
Introduction
1- Histoire
● Le concept de probabilité est né au 16 e siècle suite aux études réalisées sur les jeux de hasard. Les
premiers écrits sont l’œuvre de l’italien Girolamo Cardano (1501-1576).
● Quant aux fondements théoriques, ils ont été posés à partir des travaux des français:
 Le polymathe Blaise Pascal (1623-1662)
 Pierre de Fermat ( mort le 12 janvier 1665)
 Le suisse Jacques Bernoulli (1654-1705)

● Avec le progrès technique Au 19 e siècle, la théorie des probabilités s’étend au-delà des jeux de
hasard. Par son ouvrage « Théorie analytique des probabilités » 1812, Pierre-Simon Laplace en
fait une branche à part entière des mathématique.
● Le russe Andrei Nikolaevich considéré comme le père de la théorie des probabilités moderne,
formalise la probabilités à l’aide de la théorie de la mesure.
Introduction
2- généralité
La probabilité est une évaluation de la possibilité qu’un événement a lieu (la possibilité de
faillite d’une entreprise, la possibilité qu’un client achète mon produit, la possibilité que
le barça perde)
La théorie des probabilité est considéré comme une branche des mathématiques dont
l’objectif est de décrire et de prévoir le hasard.
Elle s’applique à des expériences dont l’ensemble des résultats possible est connu, mais
prédire avec certitude un résultat précis est impossible. Elle est donc liée à la notion
d’incertitude.
Exemple : tester l’efficacité d’un nouveau produit sur une population
De ce fait, les probabilités peuvent intervenir dans tous les secteurs d’activité.
Chapitre I: généralité sur les
ensemble
01 02
Notion Opération sur les
d’ensemble ensembles

03
Différence et
04
complémentari Ensemble fini

1- Notion d’ensemble et de
dénombrement
a- Définition
● Un ensemble est une collection d’objets appelés éléments. Ces éléments peuvent
être ordonnés ou non, en nombre fini ou infini. Il est généralement désigné par
une lettre majuscule.
Exemple :
Soit A l’ensemble des couleurs de l’arc-en-ciel
 A = {rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet }
Soit B l’ensemble constitué des 5 premiers entiers naturels non nuls,
 B = { 1, 2, 3, 4, 5}
1- Notion d’ensemble et de
dénombrement
●Un ensemble E est fini lorsqu’il admet un nombre fini d’éléments.
Ex : E Ensemble des résultats possibles d’un lancé de dé : E = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
Le nombre d’éléments de E est appelé le cardinal de l’ensemble et il est noté :
Card(E) ou | E |
Exemples :
L’ensemble E des joueurs d’une équipe de foot est un ensemble fini.
Alors Card (E) = 11.
L’ensemble ℕ des entiers naturels n’est pas un ensemble fini.
1- Notion d’ensemble et de
dénombrement
b- Dénombrement
• Dénombrer, c’est compter le nombre d’éléments que contient un ensemble fini,
c’est à dire en déterminer le cardinal.
• Lorsqu’on veut calculer la probabilité d’un évènement d’une expérience
aléatoire, il est nécessaire de dénombrer tous les résultats de l'univers des
possibles
• On peut calculer le nombre de résultats possibles d’une expérience aléatoire à
plusieurs étapes à l’aide des permutations, des arrangements et des
combinaisons.
• Il existe plusieurs modes de représentation qui permettent de dénombrer les
résultats possibles. Ces méthodes s’appliques par le biais des principes additifs
ou multiplicatifs.
2- Opérations sur les ensembles
a- Parties d’un ensemble
Définition
L’ensemble des parties d’un ensemble E est un ensemble dont les éléments sont les parties de E.
Cet ensemble dont les éléments sont les sous-ensembles de E est noté Ῥ(E)
1- A⸦ E  A ∈ Ῥ(E)
Il est à noter que l’ensemble vide est une partie (vide) de E et à ce titre constitue l’un des
éléments de Ῥ(E).
2- Ø ∈ E (ici Ø est un élément)
3- Ø ⸦ Ῥ(E) (ici Ø est un ensemble)
D’une façon générale le nombre de parties d’un ensemble E constitué de n élément est égal à
4- card(E) = n  card(Ῥ(E)) =
2- Opérations sur les ensembles
a- Parties d’un ensemble
Exemple
Un ensemble E constitué de 3 éléments x, y et z.
E= {x, y, z}
Dans ce cas, Ῥ(E) est constitué des =8 éléments suivants:
Ῥ(E) = {{Ø}, {x}, {y}, {z}, {x, y},{x, z}, {y, z}, {x, y, z}}
2- Opérations sur les ensembles
b- Inclusion
● Soit A et B deux partie d’un ensemble E.
On dit que A est inclus dans B si chaque élément de A est un élément de B
On note A ⸦ B. on dit aussi que la partie A est contenue dans B ou que A est un sous-ensemble
de B. en d’autre termes:
A ⸦ B  [ (pour x ∈ E); x ∈ A  x ∈ B]
● Soit A et B deux parties d’un ensemble E.
Dire que A n’est pas inclus dans B signifie qu’il existe au moins un élément x de A tel que x ∉B
et on écrit A ⊄B.
Pour tout ensemble A, on a toujours: Ø ⸦ A et A ⸦ A
2- Opérations sur les ensembles
b- L’intersection
Définition
L’intersection de deux ensembles A et B est le sous-ensemble de A et de B dont les
éléments appartiennent à la fois à A et à B. On la note A ∩ B et on a :
A ∩ B = {x ∈ Ω / x ∈ A et x ∈ B}.
On la représente par le diagramme de Venn suivant :
Exemple 1 :
• Considérons les deux ensembles A et B où :
– A est l’ensemble des techniciens de gestion,
– B est l’ensemble des chefs de famille.
L’intersection de A et B est l’ensemble des
techniciens de gestion qui sont chefs de
famille.
2- Opérations sur les ensembles
b- Ensembles disjoints :

En mathématiques, deux ensembles sont dits disjoints s'ils


n'ont pas d'éléments en commun.
Exemple
{1; 2; 3} et {4; 5; 6} sont deux ensembles disjoints.
• On dit que deux ensembles A et B sont disjoints si
leur intersection est vide, c’est-à-dire A ∩B=Ø.
2- Opérations sur les ensembles
c- La Réunion :

• La réunion de deux ensembles A et B est l’ensemble dont les éléments

• On la note A ∪ B et on a : A ∪ B = {x ∈ Ω / x ∈ A ou x ∈ B}.
appartiennent soit à A, soit à B, soit à l’ensemble A ∩B.

On peut expliciter cette propriété par l’exemple suivant :


Exemple
La réunion des deux ensembles A et B définis par les critères d’appartenance suivantes :
• A : « employé ayant une ancienneté supérieure à 5 ans »
• B: « chef de service »

• Cette réunion est l’ensemble ayant pour critère d’appartenance : ’’Chef de


service ou employé ayant une ancienneté supérieure à 5 ans’’.
• Nous comprenons que, les éléments de la réunion sont soit chef de service,
soit employé ayant plus de 5 ans d’ancienneté, soit les deux.
2- Opérations sur les ensembles
c- La Réunion :

Exemple :
Soit deux ensembles A={a, b} et B = {b, 1, 2}. La réunion de ces deux
ensembles est {a, b, 1, 2}.
Application 1:
On considère les deux intervalles A= [-2; 3] et B=]0; 5].
Déterminer A ∩ B et A ∪ B .

En mathématique dans la définition de la réunion ou l’union de deux


ensembles, l’opérateur logique « ou » n’est pas exclusif. Dire que x ϵ A ∪
B signifie que x appartient à « au moins un des deux »
Donc « x appartient à A » ou « x appartient à B » ou « appartient aux deux
ensembles ».
2- Opérations sur les ensembles
d- La Différence :

• La différence de deux ensembles A et B est l’ensemble dont les


éléments appartiennent à A mais non à B. On la note A\ B et on a :
A\B = {x ∈ Ω / x ∈ A et x ∉ B}.
On la représente par le diagramme de Venn suivant :
2- Opérations sur les ensembles
d- la Différence d’ensemble:

Soient deux ensembles A et B. l’ensemble F = A-B, appelé différence A moins


B est l’ensemble constitué par les éléments qui appartiennent à A et qui
n’appartiennent pas à B.

Application 2
Soient A un ensemble constitué de 6 éléments a, b, c, d, e, f et B un ensemble
constitué de 4 éléments e, f, g, h.
Déterminer l’ensemble F différence de A\B.
2- Opérations sur les ensembles
d- la Différence symétrique:

• La différence symétrique de deux ensembles A et B est l’ensemble dont les éléments


appartiennent soit à A, soit à B mais non à A∩B.

• On la note A ∆ B et on a : A ∆ B = {x ∈ Ω / x ∈ AUB et x ∉ A∩B}.


Autrement dit
Soient deux ensembles A et B. l’ensemble F = A ∆ B, appelé différence symétrique A
delta B, est l’ensemble constitué par les éléments qui appartiennent à A ou B mais qui
n’appartiennent pas aux deux.
x ∈ F = A ∆ B  (x ∈ A et x ∉ B) ou (x ∈ B et x ∉ A)
2- Opérations sur les ensembles
d- la Différence symétrique:

• A ∆ B = (A \ B) ∪ (B \ A)
= (A∪B) \ (A∩B)
= (A ∩∪ (B ∩
= { x ∈ F / x ∈ A ou x ∈B}
Application 3:
Soient A un ensemble constitué de 6 éléments a, b, c, d, e, f et B un ensemble
constitué de 4 éléments e, f, g, h.
Déterminer l’ensemble F différence symétrique de A ∆ B.
2- Opérations sur les ensembles
d- la Différence symétrique:

Dans le référentiel U déterminez l’ensemble E ∆ F


2- Opérations sur les ensembles
d- la Différence symétrique:

L'ensemble des parties de U muni de l'opération de différence symétrique est un groupe


commutatif, avec ø pour élément neutre, et où chaque sous-ensemble de U est son propre
opposé, c'est-à-dire que pour tous sous-ensembles A, B, C de U, on a :
 (associativité) : la différence symétrique de trois ensembles ne dépend pas de l'ordre
dans lequel les opérations sont effectuées, le parenthésage n'est pas nécessaire :
(A ∆ B) ∆ C = A ∆ (B ∆ C) et on peut écrire A ∆ B ∆ C.
 (commutativité) : la différence symétrique de deux ensembles ne dépend pas de l'ordre
dans lequel ces ensembles sont pris :
ΑΔ Β = Β ΔΑ
 Ø est élément neutre : la différence symétrique de l'ensemble vide et d'un autre
ensemble
redonne cet ensemble :
A ∆ Ø =A
2- Opérations sur les ensembles
d- la complémentaire d’un ensemble :

Soient U un ensemble quelconque et A une partie


quelconque de U. On appelle complémentaire de A par
rapport à U (ou de A dans U) ou encore différence de U et
de A l’ensemble des éléments qui appartiennent à U mais
pas à A.
Cet ensemble se note: ou U \ A ou ou
2- Opérations sur les ensembles
d- la complémentaire d’un ensemble :

La loi de Morgan
= ∩
= ∪
Rappel:

• Un ensemble E est inclus dans F si et seulement si


Pour x, x ∈ E  x ∈ F on notera E ⸦ F

• E = F si et seulement si pour x, x ∈ E  x ∈ F
On a donc E=F  (E ⸦ F et F ⸦ E)

• Complémentaire d’une partie

= {x ∈ E; x ∉ A} c’est le complémentaire de A par rapport à E


Soit un ensemble A une partie de E
2- Opérations sur les ensembles
d- la complémentaire d’un ensemble :
La loi de Morgan
= ∩

Démonstration Si x ∈ F  x ∈ ( ∩ )
= ∩

 x ∉ A ou x ∉ B
Soit E = et F= ∩  x ∈ et x ∈

 x ∉ (A ∪ B)
 x ∉ (A ∪ B)
Si x ∈ E  x ∈ ( )

 x ∉ A ou x ∉ B
 x ∈ ()

 x ∈ et x ∈
x∈E

x ∈(∩) x ∈ F  x ∈ E , alors F ⸦ E
x∈F
(E ⸦ F) et (F ⸦ E)  E = F
Si x ∈ E  x ∈ F, alors E ⸦ F
D’où = ∩
2- Opérations sur les ensembles
d- la complémentaire d’un ensemble :

La loi de Morgan
= ∪

Démonstration Si x ∈ F  x ∈ ∪

 x ∉ A et x ∉ B
 x ∈ ou x ∈

Si x ∈ E  x ∉ (A ∩ B)  x ∉ (A ∩ B)
Soit E = et F= ∪

x∈

 x ∈ et x ∈
x∈ x∈E

 x ∉ A ou x ∉ B
x ∈ F  x ∈ E , alors F ⸦ E

 x ∈ ou x ∈ (E ⸦ F) et (F ⸦ E)  E = F
x ∈(∪)
D’où = ∪
x∈F

Si x ∈ E  x ∈ F, alors E ⸦ F
2- Opérations sur les ensembles
A∪B ou
l’union de A et B, est l’ensemble des éléments qui ou , le complémentaire de A, l’ensemble des éléments
sont dans A ou dans B ou dans les deux. qui ne sont pas dans A.

A∩B E⸦F
l’intersection de A et B, est l’ensemble des Un ensemble E est inclus dans F si et seulement si
éléments qui sont dans A et dans B. Pour x, x ∈ E  x ∈ F on notera E ⸦ F

A\B
la différence A moins B, est l’ensemble des
éléments qui sont dans A, mais pas dans B

A∆ B
la différence symétrique de A et B, l’ensemble
des éléments qui sont soit dans A soit dans B,
mais pas dans A∩B
3- Propriété des ∩ et ∪ pour trois
ensembles
1) A ∪ B = B ∪ A
2) A ∩ B = B ∩ A
• Commutatives
3) A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C
4) A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C

• associative

5) A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)
6) A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)

• Distributive
3- Propriété des ∩ et ∪ pour trois
ensembles
 Pour tout sous-ensemble A de E , A ∩ A = A, A ∩ E = A et A ∩ Ø = Ø.

 Pour tout sous-ensemble A de E , A ∪ A = A, A ∪ E = E et A ∪ Ø = E, A ∪ = E.

 Pour toutes parties A et B de E , A ∩ B ⊂ A ⊂ A ∪ B.

 Si A,B et C sont trois parties de E , A ⊂ B ⇒ (A ∩C ⊂ B ∩C ) et (A ∪C ⊂ B ∪C )


Exemple récapitulatif
Considérons l'ensemble Ω, l'ensemble de tous les résultats qui peuvent être obtenus en faisant la somme
de deux dés. Soient les sous‐ensembles de Ω:
• A les résultats pairs
• B les résultats 6
• C les résultats 12
• D les résultats divisibles par 11
Écrire les éléments des sous‐ensembles obtenus par les opérations suivantes :

Les ensembles complémentaires Intersection


les résultats impairs les résultats pairs et 6
les résultats > 6 les résultats pairs et 12
les résultats 12 B les résultats 6 et 6
les résultats non divisibles par 11 B les résultats 6 et 12
Ω D: tous les résultats et divisibles par 11
4- Les Ensembles finis
Définition
Un ensemble fini est un ensemble qui contient un nombre fini d’éléments. C’est-à-dire
Que les éléments de cet ensemble sont dénombrable.

4.1- Le Cardinal
Soit A, B et E, trois ensembles finis. Le cardinal d’un ensemble fini E est le nombre
d’éléments de E. il est noté card(E).
Le cardinal d’un ensemble est aussi appelé la taille.

 Soit A⸦ E, alors card( = card (E) – Card (A)

 Card (A ∪ B) = card (A) + card (B) – card (A ∩ B)

 Si A et B sont disjonts alors : card ((A ∪ B) = card (A) + card (B)


4- Les Ensembles finis
4.1.1 Principe Additif
Propriété
Soit E1, E2,…,Ep, p ensembles finis deux à deux disjoints. Alors:
Card ( ∪ ∪,..,∪ ) = Card ( ) + Card () +…+ Card ()
Généralisation
Soit n ∈N et , ,… une suite d’ensemble finis deux à deux disjoints c’est dire
pour i, j ∈ N et i, on a ∩ = ∅, alors :
Card ( =
Card ( ∪ ∪ … ∪ = Card()
4- Les Ensembles finis
4.1.1 Principe Additif
Exemple

Si on a un ensemble E, on cherche à dénombrer le nombre


d’éléments de E. On établit ainsi une classification. Ici il y a 3
classes : A, B, et C. Dans A il y a 4 éléments, dans B il y a 3
éléments et dans C il y en a 5. On note le nombre d’éléments de
E (le cardinal de E) de cette manière : Card (E).
Card (E) = Card (A) + Card (B) + Card (C)
4- Les Ensembles finis
4.1.1 Principe Additif

Exemple 2 :
Dans une classe, deux options sont proposées : latin et théâtre. On sait
que, 16 élèves pratiquent le latin, 14 le théâtre, 5 pratiquent les deux
options et 8 n’en pratiquent aucune. Calculer le nombre d’élèves de
cette classe.
4- Les Ensembles finis
4.1.1 Principe Additif
Correction
Soit L l’ensemble des élèves pratiquant le latin et T
l’ensemble des élèves pratiquant le théâtre. On a alors :
Card (L) = 16
Card (T) = 14
Card (L ꓵ T) = 5
Card ( ꓵ ) = 8
Toutes conditions ne sont pas remplies, L et T ne sont pas
disjoints. On en déduit le nombre d’élèves de la classe en
utilisant le principe additif sur des ensembles disjoints, soit
: 11 + 5 + 9 + 8 = 33.
4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Soit p ensembles finis E1, E2,…, Ep. Alors on a :


Card (E1 × E2 ×…× Ep) = Card (E1) × Card (E2) ×…× Card (Ep).
Produit cartésien
Le produit cartésien de A et B, noté A, est un ensemble constitué des couples (a, b) tel que a ∈
A et b ∈ B.

Exemple : A = {1, 2, 3} et B = { a, b, c, d}
A = {(1,a), (1,b), (1,c), (1, d), (2, a), (2, b), (2, c), (2,d), (3,a), (3,b), (3,c), (3,d)
Si A et B sont deux ensembles finis, alors:
card(A) = card(A) * card(B)
= 3*4= 12
4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Généralisation
Soit n ∈N et , ,… une suite d’ensemble finis deux à deux disjoints c’est dire pour i, j ∈ N et i,
on a ∩ = ∅, alors :

Card(,… ) = Card () * Card(*…*card(


4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Exemple
Exemple 3
On considère les trois ensembles suivants :
E1 = {femme, rousse, femme brune, femme blonde}
E2 = {robe rouge, robe noire, robe blanche}
E3 = {renard roux, renard noir, renard blanc}
Les femmes choisissent une robe et un renard de façon aléatoire
4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Correction
On appelle produit cartésien :
E1 × E2 × E3, l’ensemble de tous les triplets formés d’un élément de E1, d’un
élément de E2 et d’un élément de E3.
Intuitivement, on peut penser qu’il existe 3 × 3 × 3 = 27. On peut également
résoudre ce problème par la méthode du réseau
4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Exemple :
Un restaurant propose sur sa carte 3 entrées, 4 plats de résistance et 2 desserts.
a) Combien de menus différents composés d’une entrée, d’un plat et d’un dessert peut-on
constituer ?
b) Même question si le dessert est une tarte aux pommes imposée.
4- Les Ensembles finis
4.1.2 Principe Multiplicatif

Réponses :
a) Soit E l’ensemble des entrées, P celui des plats et D celui des desserts. On considère
alors les triplets de la forme (entrée, plat, dessert) éléments de E × P × D.
D’après le principe multiplicatif, on a :
Card (E × P × D) = Card(E) × Card(P) × Card(D) = 3 × 4 × 2 = 24.
Il existe 24 menus différents.
b) Card (E × P) = Card(E) × Card(P) = 3 × 4 = 12.
Il existe 12 menus différents dont le dessert est une tarte aux pommes
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