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Cours Géotechnique

La géotechnique est l'étude des propriétés des sols et des roches, essentielle pour la construction et l'ingénierie civile. Elle s'appuie sur des sciences comme la géologie et la mécanique des sols pour analyser et concevoir des fondations, des murs de soutènement, et d'autres ouvrages. Les ingénieurs géotechniciens interviennent à toutes les étapes d'un projet, de l'étude de site à la réalisation des travaux.

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Cours Géotechnique

La géotechnique est l'étude des propriétés des sols et des roches, essentielle pour la construction et l'ingénierie civile. Elle s'appuie sur des sciences comme la géologie et la mécanique des sols pour analyser et concevoir des fondations, des murs de soutènement, et d'autres ouvrages. Les ingénieurs géotechniciens interviennent à toutes les étapes d'un projet, de l'étude de site à la réalisation des travaux.

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Géotechnique

Mme. Masrour Ilham


Génie
Géotechniq
ue avant le
XVIIIe
siècle
● Les origines de l’ingénierie géotechnique
remontent à l’antiquité, mais sa
véritable compréhension a émergé au
18ème siècle.
● Avant cela, il s’appuyait sur des
expériences passées et des pratiques
expérimentales sans fondement
scientifiques.
● Des structures ont été construites sur la
base de ces expériences, certaines
ayant résisté au temps, tandis que
d'autres se sont dégradées (Skempton,
1985)
● Des digues datant d’environ 2000 avant
JC ont été construites dans le bassin de
l’Indus pour protéger la ville de Mohenjo
C’est quoi une digue
Une digue est une structure construite pour empêcher l'eau de franchir une certaine limite, souvent utilisée pour
protéger des zones situées en contrebas contre des inondations. Les digues sont généralement des ouvrages en
terre, en béton ou en pierres, et elles sont essentielles pour la gestion des eaux dans les environnements côtiers,
les rivières ou les zones exposées à des crues.
● À partir d’environ 2700
avant JC, plusieurs
pyramides ont été
construites en Égypte,
dont la plupart ont été
construites comme
tombes pour les
pharaons du pays et
leurs épouses pendant
les périodes de l’ancien
et du moyen empire
● La construction des
pyramides a posé de
J'ai un peu sauté
l'investigation des
fondations, mais
personne ne le saura
jamais !
● L’un des exemples les plus
célèbres de problèmes liés à
la capacité portante du sol
dans la construction de
structures antérieures au
18ème siècle est la tour
penchée de Pise en Italie
● La construction de la tour a
commencé en 1173 après JC
lorsque la république de pise
était florissante et s’est
poursuivie en plusieurs
étapes pendant plus de 200
ans
J'ai un peu sauté
l'investigation des
fondations, mais
personne ne le saura
jamais ! ● La tour s’est inclinée dans le
passé vers l’est, le nord,
l’ouest et, en fin vers le sud
● Des recherches récentes ont
montré qu’une couche
d’argile faible existait à une
profondeur d’environ 11 m
sous la surface du sol dont
la compression a provoqué
l’inclinaison de la tour
● Il est devenu plus de 5m
hors d’aplomb avec la
hauteur de 54m
● La tour a été fermée en
J'ai un peu sauté
l'investigation des
fondations, mais
personne ne le saura
jamais !

● Environ 70 tonnes
métriques de terre ont été
extraites lors de 41
extractions distinctes qui
s’étendaient sur la largeur
de la tour
● Au fur et à mesure que le
sol s’est installé pour
remplir l’espace résultant,
l’inclinaison de la tour s’est
atténuée
● La tour penche maintenant
de 5 degrés. Le
Après avoir rencontré plusieurs problèmes liés aux
fondations lors de la construction au cours des siècles
passés, les ingénieurs et scientifiques ont commencé à
aborder les propriétés et les comportements des sols
de manières plus méthodique à partir du début de
18ème siècle
Sur la base de l’importance et de la nature des études
dans le domaine de l’ingénierie géotechnique, la
période s’étendant de 1700 à 1927 peut être divisée en
quatre grandes périodes (Skempton, 1985) :
 Préclassique (1700 à 1776 après JC)
 Mécanique classique des sols-Phase ꓲ (1776 à 1856
après JC)
La Géotechnique
La géotechnique est l'ensemble des activités liées aux applications de la mécanique des
sols, de la mécanique des roches et de la géologie de l'ingénieur.
La géotechnique s'appuie principalement sur deux sciences :
• la géologie qui retrace l'histoire de la terre, précise la nature et la structure des
matériaux et leur évolution dans le temps,
• la mécanique des sols et des roches qui modélise leur comportement en tant que
déformabilité et résistance des matériaux.
Domaine d’application
La géotechnique joue un rôle essentiel dans l'acte de construire
pour tous les travaux de bâtiment, de génie civil et
d'aménagements. On peut citer :
• les fondations des ouvrages : bâtiments, ponts,
usines, silos...
• les ouvrages de soutènement
• la stabilité des pentes naturelles et des talus
• les terrassements : routes, autoroutes, voies
ferrées...
• les V.R.D. et chaussées
• les tunnels et travaux souterrains
• les barrages et notamment digues et barrages en
terre
• les ouvrages fluviaux, portuaires et maritimes
• l'hydrogéologie et la protection de l'environnement
Les Sols et Leur
Rôle dans les
Ouvrages de
Génie Civil
Les Sols Supportent des Ouvrages
• Fondations Superficielles :
o Les fondations superficielles sont généralement utilisées pour les constructions légères, comme les maisons individuelles
ou les petits bâtiments. Elles sont situées à une profondeur de quelques dizaines de centimètres et reposent sur la couche
de sol en surface.
• Fondations Profondes :
o Les fondations profondes sont nécessaires lorsque le sol en surface ne peut pas supporter le poids de la structure. Par
exemple, dans des zones avec des sols meubles ou instables, ou lorsque des charges lourdes sont impliquées.
Les Sols Sont Soutenus par des Ouvrages
Murs de Soutènement :
Ces structures sont conçues pour retenir le sol en pente et empêcher les glissements de terrain. Elles sont souvent
utilisées dans les terrains en pente, les routes ou autour des bâtiments.
Les Sols Sont Soutenus par des Ouvrages
Rideaux de Palplanches :
Les rideaux de palplanches sont des structures verticales, souvent en acier, qui sont enfoncées dans le sol pour créer une
barrière. Ils sont utilisés pour retenir des sols ou des eaux dans des applications telles que les excavations ou les travaux
côtiers.
Les Sols Constituent Eux-Mêmes des Ouvrages
Remblais :
Les remblais sont des matériaux (terre, sable, granulats) qui sont placés pour créer des surfaces élevées ou des
plateformes de construction. Ils sont utilisés pour préparer le terrain avant la construction.
Les Sols Constituent Eux-Mêmes des Ouvrages
Digues :
Les digues sont des structures construites le long des rivières, des lacs ou des côtes pour protéger les terres contre les
inondations. Elles jouent un rôle essentiel dans la gestion des eaux.
Les Sols Constituent Eux-Mêmes des Ouvrages
Barrages :
Les barrages sont des ouvrages qui retiennent l'eau pour créer des réservoirs, générer de l'électricité ou contrôler les
cours d'eau. Ils nécessitent une compréhension approfondie des propriétés des sols pour assurer leur stabilité.
L'intervention du géotechnicien est
nécessaire à tous les stades d'élaboration
d’un projet et de la réalisation des travaux :
• Étude d'impact, d'environnement et de
pollution
• Recherche et choix d'un site
• Avant-projet et mise au point du projet
• Assistance technique à la maîtrise d'œuvre
• Contrôle des travaux liés au terrain
• Auscultation des ouvrages
• Diagnostic sur les désordres ou les
sinistres d'ouvrages
Domaine d'activité et moyens
Les activités du géotechnicien se développent dans
les domaines :
• De l'ingénierie (études, maîtrise d’œuvre
spécialisée, contrôles...)
• Des sondages et forages de reconnaissance
• Des essais et mesures in situ et en laboratoire
Le géotechnicien dispose des moyens en personnel et
en matériel nécessaires à la réalisation de ces
activités :
• Ingénieurs et techniciens : études, direction des
prestations de sondages et
d'essais, contrôles de réalisation des ouvrages
• Laboratoires d'essais, équipes de mesures et
d'instrumentation
• Ateliers de sondages, forages, essais in situ
Géotechnique : Sciences annexes
La géotechnique s’appuie sur plusieurs sciences :

La géologie: est l'étude de la Terre, de ses matériaux, de sa structure et de son histoire. Dans le contexte de la
géotechnique, elle aide à comprendre la nature des sols et des roches qui composent le sous-sol.
Importance :
 La géologie permet d'identifier les types de sols présents sur un site, tels que les argiles, les limons, les sables
ou les graviers.
 Elle fournit également des informations sur les couches géologiques, les failles, les zones sismiques et
d'autres caractéristiques qui peuvent influencer la construction.
 Par exemple, une connaissance approfondie des formations géologiques permet d'anticiper les risques de
glissements de terrain ou d'inondations, et d'adapter les conceptions de fondations en conséquence.
Géotechnique : Sciences annexes
La géotechnique s’appuie sur plusieurs sciences :

La Mécanique des milieux continus: est l'étude des propriétés mécaniques des matériaux, y compris leur résistance, leur
déformation et leur comportement sous charge.
Rôle en Géotechnique :
Dans le domaine de la géotechnique, la M.M.C. est cruciale pour évaluer la résistance et le comportement des sols et
des roches en fonction des charges appliquées par les structures.
Elle aide à concevoir des éléments structuraux capables de supporter les charges et les contraintes, tout en assurant la
stabilité de l'ensemble du système.
Géotechnique : Sciences annexes
La géotechnique s’appuie sur plusieurs sciences :

La mécanique des sols: est une branche de l'ingénierie qui se concentre sur le comportement des sols en réponse à des
charges, à l'humidité et à d'autres facteurs environnementaux.
Études et Applications :
Cette discipline applique les lois de la mécanique et de l'hydraulique, adaptées aux caractéristiques uniques des sols.
Les ingénieurs en géotechnique utilisent les principes de la mécanique des sols pour analyser les propriétés de
résistance des sols, la consolidation, le drainage et le comportement en termes de stabilité.
Les prérequis en résistance des matériaux (R.D.M.) et en hydraulique sont essentiels, car ils fournissent les bases
nécessaires pour comprendre comment les sols réagissent aux différentes charges et conditions hydrauliques.
Rapport Géotechnique

STEP STEP
Un e
01
reconnaissance
Une conclusion
qui donnera
04
géologique
parmi toutes les
U STEP
ne STEP
05
solutions
02
reconnaissance
géotechnique et
possibles la plus
économique mais
hydraulique
USTEP
ne étude des totalement STEP

03
sollicitations compatible avec06
mécaniques des la sécurité.
terrains
Récapitulatif

QU’EST CE QUE LA GEOTECHNIQUE ?

La Géotechnique est l’ensemble des activités liées aux applications de la Mécanique des Sols, de la
Mécanique des Roches et de la Géologie de l'ingénieur.

 La Mécanique des Sol: étudie plus particulièrement le comportement des sols sous leurs aspects
résistance et déformabilité. A partir d'essais de laboratoires et in situx de plus en plus perfectionnés

 La géologie: est l'étude de la Terre, de ses matériaux, de sa structure et de son histoire.


Récapitulatif
LES DOMAINES D'APPLICATION

On peut citer par exemple :

- les fondations des bâtiments, des ouvrages d'art, des ensembles industriels ...
- les ouvrages de soutènement (murs, rideaux de palplanches, ...),
- les tunnels et travaux souterrains dans les sols,
- les barrages et digues en terre,
- les terrassements des routes, autoroutes, voies ferrées,

LES DIFFÉRENTS SOLS:

 Les sols peuvent supporter les ouvrages : fondations superficielles, fondations profondes, ...

 Être supportés : murs de soutènement, rideaux de palplanches, ....

 Constituer l’ouvrage lui-même : remblais, digues, barrages,


Chapitre I :
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
DES SOLS
Définition des sols - éléments constitutifs d’un sol

En géologie, une roche désigne tout matériau de


l’écorce terrestre, quel que soit son état. Cela
inclut :
•Solide et consolidé : par exemple, le granite
sain, où les particules sont fortement soudées.
•Solide mais meuble : comme le sable, dont les
grains ne sont pas soudés.
•Liquide : comme le pétrole, présent sous
forme fluide dans le sous-sol.
•Gaz : tels que les gaz naturels enfermés dans
des formations rocheuses.
Définition des sols - éléments constitutifs d’un sol
En géotechnique, le terme roche désigne spécifiquement
une formation géologique dont les éléments sont fortement
soudés entre eux, comme le granite sain.

Et Pour les sols en géotechnique, ils sont définis comme des


formations géologiques dont les éléments ont des liaisons :

•Nulles : par exemple, dans le sable ou le gravier, les


particules sont indépendantes les unes des autres.

•Faibles : comme dans le limon ou l’argile, où les particules


sont faiblement liées.

•Les matériaux de transition entre sols et roches sont


nommés SIRT (Sols Indurés et Roches Tendres).

roches altérées pour géologue sols pour le géotechnicien


D’où proviennent les sols ?
la désagrégation physique et Des fragments de roche de même
mécanique des roches composition que la roche mère gravier,
consolidées sable, limon

la décomposition physico-
chimique de la roche ou Des nouveaux composés : argiles
des fragments de roche
D’où proviennent les sols ?

Arène granitique : grains de quartz + grains de


Granite (Roche) : quartz + mica blanc + feldspath
mica blanc + particules d’argile
Éléments constitutifs d'un sol
Les vides entre les grains peuvent être remplis
Phase d'eau, de gaz, ou des deux.
Liquide
Le gaz est généralement de l'air lorsque le sol est
sec, ou un mélange d'air et de vapeur d'eau quand le
Phase
Phase Gazeuse
sol est humide, ce qui est le cas le plus fréquent.
Solide L'eau peut partiellement ou totalement occuper les
vides entre les grains. Lorsque tous les vides sont
remplis d'eau, le sol est qualifié de saturé. Dans
les régions tempérées, les sols à quelques mètres de
sol = phase solide + phase liquide + profondeur sont souvent saturés. Quand il n'y a
phase gazeuse. pas d'eau, le sol est considéré comme sec.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide Sols grenus d > 60 μm Sols fins d < 60 μm
Cailloux, grave, sable Limon, argile
Nom et symbole Taille (mm)
Sol très grossier Gros blocs IBo > 630
Blocs Bo 200–630
Cailloux Co 63-200
Grave (Gr) Grave cGr 20-63
Grossière
Grave mGr 6,3-20
moyenne
Sol grossier Grave fine fGr 2,0-6,3
Sable (Sa) Sable cSa 0,63-2,0
grossier
Sable moyen mSa 0,2-0,63
Sable fin fSa 0,063-0,2
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Sols grenus d > 60 μm Sols fins d < 60 μm
Cailloux, grave, sable Limon, argile

Nom et symbole Taille (mm)

Limon (Si) Limon cSi 0,02-0,063


grossier

Limon mSi 0,0063-0,02


moyen
Sol fin
Limon fin fSi 0,002-
0,0063

Argile CI ≤ 0,002
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Première classification de description générale des sols
Argile (moins de 2 µm) :
 Composée
Limon (2 µm desà 60plus
µm)petites
: particules du sol.

 Possède
Sable
Plus(60 desàle
propriétés uniques dues(60
à saque
Gravier (2µm
fin que
mm 2à sable,
mm)
60 mm) :mais plus grossier
et Cailloux mm
 taille microscopique
Particules
l'argile.
à 200 mm) (grande
: visibles à l'œil nu. plasticité et une

 capacité
Retient
Capable
Particules élevée
peu
de de ce
d'eau,
retenir
plus rétention
qui mais
l'eau,
grossières. d’eau).
en fait un excellent
moins

 Utilisée
Utiliséesdans
matériau
plastique de des applications pour
quedrainage.
dans l'argile.
la construction critiques,
les
 comme
Couramment
Souvent l'étanchéité
[Link]ésentutilisé
dansdeslesbarrages
dans et danscar
la construction
sols agricoles, la
pour
il
 construction.
fabriquer
favorise
Assurentune dustabilité
la béton
bonne et des mortiers.
croissance
mécanique des
desplantes.
structures.

La composition granulométrique du sol est essentielle


pour comprendre :
• Son comportement mécanique
• Sa capacité de rétention d'eau
• Sa résistance dans divers environnements
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles
Les argiles sont des minéraux constitués principalement de phyllosilicates d'aluminium hydratés. Ces
phyllosilicates sont des minéraux en couches, ce qui signifie qu'ils sont formés de feuillets ou de couches d'atomes
organisés dans une structure régulière.
Couches d’éléments
Tétraèdre de silice

Il s'agit de la brique de base de la structure des argiles :

•Atome de silicium (Si) : situé au centre du tétraèdre.

•Atomes d'oxygène : situés aux sommets du tétraèdre. Ce


motif se répète pour former des réseaux cristallins dans les
argiles.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles
Couches d’éléments

Octaèdre d'aluminium ou de fer

•Atome d'aluminium (Al) ou de fer : placé au centre de


la structure octaédrique.

•Ions OH⁻ (hydroxyles) : situés aux sommets de


l'octaèdre, ils entourent l'atome central et jouent un rôle
dans la liaison entre les couches.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles Les feuillets 2/1
Les feuillets 1/1
Couches d’éléments

Feuillets élémentaires : Les feuillets sont des couches minces de minéraux empilés qui
composent la structure des argiles.

•Les feuillets 1/1 (à gauche) : Ce sont des empilements simples d'une couche de silicium (Si)
et d'une couche d'aluminium (Al). La distance entre deux feuillets est d'environ 0,72 nm.

•Les feuillets 2/1 (à droite) : Ces feuillets sont constitués de deux couches de silicium
entourant une couche d'aluminium. La distance entre les feuillets est d'environ 0,96 nm.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles
Propriétés des Argiles
•Structure Lamellaire :
Les argiles possèdent une structure en couches (lamellaire) qui leur confère une grande surface spécifique. Cela leur permet
d'interagir efficacement avec d'autres substances, ce qui est crucial pour leurs propriétés d'échange d'ions.
•Charges de Surface :
Les argiles présentent des charges négatives permanentes sur leurs surfaces, résultant de modifications dans leur structure
cristalline, appelées substitutions isomorphes. Ces charges négatives attirent des cations positifs tels que Na+, K+, Ca2+, et
Mg2+.
•Cations Échangeables :
Les cations à la surface des argiles sont faiblement liés, ce qui signifie qu'ils peuvent être facilement remplacés par d'autres
cations présents dans l'eau ou dans la solution. Cela permet aux argiles d'échanger des éléments avec leur environnement.
•Intercalation d'Eau :
Entre les feuillets d'argile se trouve une couche d'eau contenant des cations échangés, qui sont hydratés, c'est-à-dire entourés de
molécules d'eau.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide La double couche de Stern modélise l'interaction des ions avec les
Structure des argiles surfaces des particules d'argile en milieu aqueux.
Physico-chimie des argiles
•Couche de Helmholtz : C'est la première couche d'ions (cations
échangeables) fixée près de la surface des feuillets d'argile. Ces
cations, fortement attirés par les charges négatives (anions) de la
surface, ont une position relativement fixe et sont généralement
hydratés, entourés de molécules d'eau.

•Couche Diffuse : Située au-delà de la couche de Helmholtz, la


couche diffuse présente une concentration de cations qui diminue
progressivement. Contrairement à la couche de Helmholtz, les cations
dans cette zone sont plus mobiles, et leur concentration varie avec la
distance à la surface. La structure lamellaire des argiles permet à cette
couche diffuse d'être plus étendue que celle observée avec d'autres
matériaux, comme les surfaces métalliques.
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles

Kaolinite [AL4(SiO4O10)(OH)8]

Les liens d’hydrogènes étant très forts

l’eau ne peut s’infiltrer entre les unités de


base
Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles

Montmorillonite [AL2(Si4O10)(OH)2, nH2O]

Faible liaison entre les deux feuillets

Intercalation des molécules d’eau


Éléments constitutifs d'un sol
Phase solide
Structure des argiles

Ions K+ L’ILLITE [KxAL2(Si4-x ALxO10)(OH)2]

Ions K+ sont intercalés entre les feuillets tétraédriques

ce qui renforce les liaisons plus forte

l’eau ne peut s'intercaler.


Éléments constitutifs d'un sol
Phase liquide

Les différents états de l’eau sont:

L’eau de constitution des minéraux : C'est


l'eau qui fait partie intégrante de la structure
chimique des minéraux du sol.

L’eau adsorbée : "eau de double couche" très


visqueuse, elle n'est pas déplacée par les forces
de gravité, elle fait partie de la phase solide du
sol
Éléments constitutifs d'un sol
Phase liquide

A partir de la nappe on a successivement :

• l’eau libre : eau de la nappe qui circule dans les vides du sol sous l'effet de la gravité
• l’eau capillaire : retenue par les forces de capillarité, s'élève au-dessus de la surface piézométrique,
on distingue :
 Eau capillaire continue, remplit la totalité des pores
 Eau capillaire isolée, remplit une partie des pores qui contiennent de l'eau, de la
vapeur d'eau, de l'air
Éléments constitutifs d'un sol
Phase gazeuse

La phase gazeuse est composée :

• Air dans un sol "sec"

• Mélange d'air et de vapeur d'eau dans les sols humide


IDENTIFICATION DES SOLS
Volumes et masses du modèle élémentaire
Masses

m
IDENTIFICATION DES SOLS
Paramètres physiques

e (indice des vides) =


Vv
Vs

n (porosité) =
Vv
V
mw
w (teneur en eau massique) =
ms
Vw
Sr (degré de saturation) =
Vv
Relations
entre les
paramètres
physiques
Exercice n°1 :
Un échantillon cylindrique d'argile saturée compacté a un
diamètre de 70 mm, une hauteur de 18.75 mm et une masse de
155g. la densité des grains solides est de 2.6
1. déterminez l’indice des vides et le poids volumique de cet
échantillon si sa teneur en eau est de 19%
2. déterminez le poids des grains solides
3. déterminez le pourcentage de l’air contenu dans l’échantillon
cylindrique.
g=10N/kg
Exercice n°2 :
Un échantillon de sol de volume Vt = 1000 cm3 pèse
1875 g, après séchage à l'étuve sa masse devient
1677 g.
Sachant que la densité des grains solide est de 2.66,
calculer la teneur en eau (w), la masse volumique
sèche (d), la porosité (n), le degré de saturation (S r)
et la masse volumique du sol saturé (sat).
Exercice n°3 :

Un échantillon d'argile de volume Vt =


105 cm3 pèse 143 g, à l'état sec
l'échantillon pèse 111.3 g. Calculer w et
Sr avec Gs=2.7 (Gs=s/w).
Exercice n°4 :
Un échantillon d'argile inorganique
saturée de volume 21.4 cm pèse 36.7 g,
3

après le séchage le volume devient 13.8


cm et la masse du sol est de 23.2 g.
3

On demande de calculer pour ce sol


dans son état naturel w, Gs, e, sat et d .
Exercice n°5 :
Démontrer les formules suivantes :
Exercice n°6 : (à envoyer)
Démontrer les formules suivantes :
Chapitre II :
STRUCTURE ET
IDENTIFICATION DES SOLS
CARACTERISTIQUES DIMENSIONNELL
FORME
On peut distinguer trois catégories de formes :

les particules
sphériques / cubiques les particules en plaquettes les particules en
(arrondies / anguleuses) aiguilles
CARACTERISTIQUES DIMENSIONNELL
DIMENSION

Supposons un sol dont les grains solides ont des dimensions peu différentes les
unes des autres.
Suivant la taille des grains on définit les catégories de sols suivantes
STRUCTURE DES SOLS
STRUCTURE DES SOLS PULVÉRULENTS (sols grenus)
Prélèvement des échantillons
échantillon global quantité totale de matériau prélevée au hasard
dans le stock de granulats.
M ≥ 9xD0.5

prélèvement une fraction de l'échantillon global.


M ≥ 0.1xD

échantillon quantité de matériau nécessaire pour essais.


M ≥ 2x masse pour essai
M ≥ 2D
Quartage
Echantillonneur
Teneur en eau
La teneur en eau se détermine par deux pesées.
Première pesée à l'état initial
masse de I' échantillon humide mh
Deuxième pesée, après passage à I'étuve à 105°C pendant 24 heures
masse sèche de I' échantillon ms.

mh  ms
w%  x100
ms
Masse volumique apparente γ
Méthode par immersion dans l'eau :

 Recouvrir un échantillon de masse m (0,1 et 0,5 kg)


d'une couche de paraffine (0,88 g/cm3).
 mp et vp masse et volume de la couche de paraffine.

 m’p masse de l'échantillon recouvert de paraffine (pesée

hydrostatique)
 calculer le volume de l’échantillon recouvert de paraffine,
 Le volume de paraffine étant connu, on en déduit le
volume V de l' échantillon
Masse volumique apparente γ en vrac
 Peser un récipient vide de masse M1 et de
volume connu (VT),
Verser à l'intérieur le matériau par couches
successives, en le répartissant sur toute la
surface et sans tassement,
Araser avec soin à l'aide d'une réglette
plate,
 Peser le récipient rempli : M2,
 Calculer :
ρ= (M2-M1)/VT
Masse volumique des particules solides γs
Masse volumique des particules solides γs

On mesure le volume des grains solides, V s, à l'aide


du pycnomètre.
γ s sable et argile : 26 à 28 kN/m3
Granulométrie
L'analyse granulométrique consiste à déterminer la distribution
dimensionnelle des grains constituant un granulat dont les dimensions
sont comprises entre 0,063 et 125 mm. On appelle :

• REFUS sur un tamis : la


quantité de matériau qui
est retenue sur le tamis.

• TAMISAT (ou passant) :


la quantité de matériau qui
passe à travers le tamis.
Granulométrie
PRINCIPE DE L’ESSAI:
• L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série
de tamis un matériau en plusieurs classes granulaires
de tailles décroissantes.

• Les masses des différents refus et tamisats sont


rapportées à la masse initiale du matériau. Les
pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme
graphique.
Granulométrie
CLASSES GRANULAIRES :

• Un granulat est caractérisé du point de vue granulaire par sa


classe d/D.
• Le premier désigne le diamètre minimum des grains d et le
deuxième le diamètre maximum D.
• Lorsque d est inférieur à 0.5 mm, le granulat est désigné 0/D.
• Si un seul chiffre est donné, c'est celui du diamètre maximum
D exprimé en mm.
Granulométrie
CLASSES GRANULAIRES :

Il existe cinq classes granulaires principales caractérisées par


les dimensions extrêmes d et D des granulats rencontrées
(Norme NFP18-101):
• Les fines 0/D avec D ≤ 0,08 mm,
• Les sables 0/D avec D ≤ 6,3 mm,
• Les gravillons d/D avec d ≥ 2 mm et D ≤ 31,5 mm,
• Les cailloux d/D avec d ≥ 20 mm et D ≤ 80mm,
• Les graves d/D avec d ≥ 6,3 mm et D ≤ 80 mm,
Granulométrie
RÉSULTATS :
• Peser le refus du tamis ayant la plus grande
maille : soit R1 la masse de ce refus.
• Poursuivre la même opération avec tous les
tamis de la colonne pour obtenir les masses des
différents refus cumulés …
• Les masses des différents refus cumulés Ri sont
rapportées à la masse totale de l'échantillon m1.
• Les pourcentages de refus cumulés ainsi
obtenus, sont inscrits sur la feuille d'essai. Le
pourcentage des tamisats cumulés sera déduit.
Granulométrie
courbe granulométrique de trois agrégats 4/32
différents (1kg chacun)
Rapport correct entre les grains de différents dimensions : BON

Trop de gros grains : MAUVAIS

Trop de grains fins : MAUVAIS


Granulométrie
TRACÉ DE LA COURBE GRANULOMÉTRIQUE
Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisats cumulés sur une feuille semi-
logarithmique :
• en abscisse : les dimensions des mailles, échelle logarithmique
• en ordonnée : les pourcentages sur une échelle arithmétique.
• La courbe doit être tracée de manière continue.
Granulométrie
Courbe granulométrique
Granulométrie
Courbe granulométrique
Granulométrie
Courbe granulométrique
Refus cumulés en % = (masse refus cumulé [Masse
retenue ] en g / masse totale ) * 100

Tamisat cumulé = 100 - Refus cumulés en %


Granulométrie
TRACÉ DE LA COURBE GRANULOMÉTRIQUE

1. Sable à majorité de grains fins, 4. gravillon 5/10 à granulométrie continue


2. Sable normal, 5. gravillon 5/25 à granulométrie discontinue
3. Sable plutôt grossier
Granulométrie
Granulométrie

Le coefficient d’uniformité de Hazen, Cu est défini comme suit : Cu = D60/D10 Où:


D60 : diamètre du grain [mm] correspondant à 60% de passant sur la courbe granulométrique.
D10 : diamètre du grain [mm] correspondant à 10% de passant sur la courbe granulométrique.
Plus le coefficient est petit, plus le sol est uniforme
Si Cu ≤ 5 uniforme ou serré
5 ˂ Cu ≤ 20 semi-étalée
Cu ≥ 20 étalée
Granulométrie
Un autre paramètre souvent utilisé est le coefficient de courbure, Cc :

Un sol avec un coefficient de courbure entre 1 et 3 est considéré comme bien


gradué si le Cu est plus grand que 4 pour les graviers et 6 pour les sables.

Continue (sol bien gradué) 1 ˂ Cc ≤ 3


Discontinue (sol mal gradué) Cc ˂ 1 Cc ˃ 3
Granulométrie
MODULE DE FINESSE

Les sables doivent présenter une granulométrie telle que les éléments fins ne
soient ni en excès, ni en trop faible proportion.
Le caractère plus ou moins fin d'un sable peut être quantifié par le calcul du
module de finesse (MF).
Le module de finesse est d'autant plus petit que le granulat est riche en
éléments fins.
Granulométrie
MODULE DE FINESSE
Norme Française [NFP 18-540] Le module de finesse est égal au 1/100e de la somme des refus cumulés
exprimée en pourcentages sur les tamis de la série suivante : 0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5 mm.

100Mf = ∑ Refus cumulés en % des tamis 0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5 mm

Norme Européenne [EN 12620] Le module de finesse est égal au 1/100 de la somme des refus cumulés
exprimée en pourcentages sur les tamis de la série suivante : 0.125 - 0.25 - 0.5 - 1 - 2- 4 mm.

100FM = ∑ Refus cumulés en % des tamis 0,125 - 0,25 - 0,50 - 1 - 2 - 4 mm


Granulométrie
MODULE DE FINESSE

Lorsque MF est compris entre :


• 1.8 et 2.2 : le sable est à majorité de grains fins,
• 2.2 et 2.8 : on est en présence d’un sable préférentiel,
• 2.8 et 3.3 : le sable est un peu grossier. Il donnera des bétons
résistants mais moins maniables.
Sédimentométrie
Principe
Lors d’une analyse granulométrique, la méthode par tamisage n’est plus adaptée pour les
particules les plus fines d’un sol (inférieur à 80 µm). C’est pourquoi on peut combiner à la
granulométrie par tamisage une granulométrie par sédimentation. Le but de cet essai est de
déduire la distribution granulométrique des particules très fines en mesurant leur vitesse de
décantation.

Procédé
Mesurer la densité d’une solution ( eau et particule) suspension à plusieurs intervalles de
temps (24h)
Mesurer une hauteur de décantation [étalonnage du densimètre]
Calculer la vitesse de décantation des particules supposées sphériques [loi de Stokes]
Sédimentométrie
Mode opératoire
 La première étape de l’essai consiste à préparer une suspension composée de 80g du matériau que l’on
a au préalable tamisé à sec à 80µm, 60mL d’un défloculant comme l’hexamétaphosphate de sodium,
et 440mL d’eau déminéralisé.
 Cette suspension doit être laisser au repos pendant 24 heures. Il faut ensuite mélanger la suspension à
10 000 tr/min pendant 15min.
 On peut alors verser la suspension mélangée dans une éprouvette graduée et rajouter de l’eau
déminéralisé jusqu’à atteindre 2L.
 Après avoir agité la suspension dans l’éprouvette on mesure la densité en fonction du temps de
sédimentation à l’aide d’un densimètre.
 Les prises de mesures sont réalisées pour les temps de sédimentation suivants : 30s, 1min, 2min, 5min,
10min, 20min, 40min, 80min, 4h, et 24h.
Sédimentométrie
Mode opératoire

Éprouvette de 2L Lecture du Densimètre hors


avec la suspension densimètre eau
Sédimentométrie
Interprétation
Comme expliqué précédemment, les particules fines vont sédimenter à différentes vitesses en
fonction de leur diamètres respectifs. Pour déduire ces diamètres équivalents, on utilise la loi
de Stokes (énoncé par le physicien George Gabriel Stokes en 1851) :

 Vs (cm/s) représente la vitesse de sédimentation


 D (cm) représente le diamètre des grains
 g (cm/s²) représente l’accélération de la pesanteur
 ρ (g/cm3) représente la différence de densité entre la particule et le fluide
 µ ([Link]-2) représente la viscosité du fluide
COEFFICIENT D’APLATISSEMENT
OBJECTIF:

L'élaboration des bétons de ciment, ainsi que la réalisation des corps de


chaussées, nécessitent de n'utiliser que des granulats ayant une forme assez
ramassée, à l'exclusion des granulats plats.
• En effet, ceux-ci ne permettent pas de réaliser un béton très compact, et, par
ailleurs, en technique routière, ils ne peuvent être utilisés car ils conduisent à
des couches de roulement trop glissantes.
• La détermination du cœfficient d'aplatissement est l'un des tests permettant
de caractériser la forme plus ou moins massive des granulats.
COEFFICIENT D’APLATISSEMENT
DEFINITION:
La forme d'un granulat est définie par trois
grandeurs géométriques :
La longueur L,
L'épaisseur E,
La grosseur G, dimension de la maille
carrée minimale du tamis qui laisse
passer le granulat.
Le cœfficient d'aplatissement A d'un
ensemble de granulats est le pourcentage
pondéral des éléments qui vérifient la
relation: G/E>1.58
COEFFICIENT D’APLATISSEMENT
PROCEDURE :
Le CA s’obtient en faisant une double analyse granulométrique, en utilisant
successivement, et pour le même échantillon de granulats :
• une série de tamis normalisés à mailles carrées,
• une série de tamis à fentes de largeurs normalisées :

Correspondance entre classes granulaires d/D et largeur E des grilles


à fentes
COEFFICIENT D’APLATISSEMENT
PROCEDURE :

• Tamiser l’échantillon sur les tamis,


• Peser et éliminer tous les grains passant au tamis de 4 mm et retenus sur
celui de 80 mm,
• Peser et retenir séparément tous les grains de fraction di/Di comprise entre
4 mm et 80 mm est pesé,
• Puis le refus de chaque classe granulaire est tamisé sur le tamis à fente
d’écartement E correspondant. Le passant à travers chaque grille est pesé.
COEFFICIENT D’APLATISSEMENT
EXPRESSION DE CA :
Pour un classe granulaire di/Di donnée, on peut définir un coefficient
d’aplatissement partiel :

• avec Ri = masse de chaque classe granulaire di/Di ,


• mi = masse passant à travers le tamis à fente d’écartement E,
• Le coefficient d’aplatissement global A s’exprime en intégrant les valeurs
partielles déterminées sur chaque classe granulaire :
20 à 40 % forme défavorable (plate ou allongée)
 5 et 20 % forme favorable (sphérique, cubique, nodulaire)
Equivalent de sable
Le but de l’essai :
Il rend compte globalement sur la qualité des éléments fins dans un échantillon et effectué sur une fraction
d’un granulat passant au tamis à mailles carrées de 2mm.

Le principe de l’essai :
L’équivalent de sable est un indicateur caractérisant la propreté d’un sable ou d’un granulat

Appareillage
• Deux éprouvettes graduées, en matière plastique
• Un tube laveur
• Machine à secouer les éprouvettes (Agitateur)
• Entonnoir, tamis, balance, Chronomètre, réglette de
mesure et piston.
• La solution lavant
Equivalent de sable
L’exécution de l’essai :

Remplit les deux


éprouvettes de Frapper chaque éprouvette contre la paume
Verser la quantité de sable tarée de la main et laisser reposer 10 min pour
solution lavant
à l’aide de l’entonnoir éliminer les bulles d’air
jusqu’à première
repère
Equivalent de sable
L’exécution de l’essai :

Boucher les éprouvettes et Laver et remplir les éprouvettes avec le tube laveur
puisses fixés sur la machine en rinçant le bouchon, lavant les parois intérieures de
d’agitation (90 cycles en 30s) toutes les éprouvettes et laver la masse du sable en y Laisser reposer 20 min en évitant
Remettre l’éprouvette en faisant remonter et descendre lentement le tube ainsi toute vibration
position vertical sur la table les fines remontent en surface Reposer 20 min en évitant toute
d’essai Pour faire remonter les éléments argileux vibration
Fermer le robinet lorsque la solution attient le
deuxième trait et on sort le tube laveur
Equivalent de sable
L’exécution de l’essai :

Mesurer à l’aide du règle t la


hauteur h1 du niveau supérieur Mesurer h2 à l’aide d’un piston taré à Travers le
du floculat par rapport au fond floculat
de l’éprouvette
Equivalent de sable
Expression des résultats :
Equivalent de sable
Interprétation des résultats :
ESv ESpiston Nature et qualité

ESv < 65 ES < 60


Sable argileux : risque de retrait ou de gonflement à
rejeter pour des bétons de qualité.

65 ≤ ESv < 75 60 ≤ ES < 70


Sable légèrement argileux de propreté admissible pour
des bétons de qualité courante

75 ≤ ESv < 85 70 ≤ ES < 80


Sable propre à faible pourcentage de fines argileuses
convenant parfaitement pour des bétons de qualité.

ESv ≥ 85 ES ≥ 80
Sable très propre : l'absence de fines argileuses risque
d'entraîner un défaut de plasticité du béton.
Indice de densité
L'indice de densité aide à caractériser la stabilité d'un sol, notamment pour les fondations et les remblais, et
permet de prévoir le comportement du sol sous des charges mécaniques.

1. Préparation des Échantillons de Sol


Prélevez suffisamment de sol représentatif de l’échantillon à tester. Assurez-vous que le sol est sec (en séchant l'échantillon
à l'étuve à 105°C pendant 24 heures si nécessaire) pour garantir des résultats reproductibles.

2. Détermination de l'Indice des Vides Maximal (emax​)


L'indice des vides maximal représente l’état le plus lâche possible du sol.
Procédure :
[Link] un cylindre calibré de volume V avec l'échantillon de sol en le versant doucement depuis une certaine hauteur
(généralement 10 à 15 cm) sans le tasser.
[Link] le sol sans le compacter.
[Link] le sol contenu dans le cylindre pour obtenir la masse du sol sec M sol​.
[Link] la densité sèche ρsec​avec la formule :
Indice de densité
5. Utilisez la relation entre la densité des particules solides ρs (obtenue avec un pycnomètre) et la densité
sèche pour obtenir emax​:

3. Détermination de l'Indice des Vides Minimal (emin​)


L'indice des vides minimal représente l’état le plus compact possible du sol.
Procédure :
[Link] à nouveau le cylindre avec l'échantillon de sol sec, mais cette fois-ci, compacte-le avec un appareil de
compactage ou en appliquant une vibration (par exemple, avec un vibrateur de laboratoire) pendant un temps défini.
[Link] la surface.
[Link] le sol contenu dans le cylindre et calculez la densité sèche ρ sec​.
[Link] emin​de la même manière que emax​, en utilisant :
Indice de densité
4. Détermination de l'Indice des Vides Actuel (e)
Pour l’indice des vides actuel, prenez un échantillon du sol dans l’état actuel de compactage.
[Link] sa densité sèche ρsec​de la même manière que précédemment.
[Link] la relation :

5. Calcul de l’Indice de Densité (Id​)


Avec les valeurs obtenues pour emax​, emin​, et e, vous pouvez calculer l’indice de densité :

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