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Figures de style : définitions et exemples

Le document présente une liste de figures de style classées par ordre alphabétique, accompagnées de définitions et d'exemples. Ces figures modifient le langage ordinaire pour le rendre plus expressif et incluent des catégories telles que l'analogie, l'animation, et l'opposition. Chaque figure est expliquée avec des exemples littéraires pour illustrer leur utilisation.

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Figures de style : définitions et exemples

Le document présente une liste de figures de style classées par ordre alphabétique, accompagnées de définitions et d'exemples. Ces figures modifient le langage ordinaire pour le rendre plus expressif et incluent des catégories telles que l'analogie, l'animation, et l'opposition. Chaque figure est expliquée avec des exemples littéraires pour illustrer leur utilisation.

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Figures de style

• Voici les principales figures de style, classées


par ordre alphabétique, que vous allez sûrement
rencontrer dans les textes littéraires que vous
avez à étudier. En face de chaque terme, vous
pouvez lire une définition de la figure de style
ainsi que, la plupart du temps, un exemple
littéraire ou non littéraire. Cette liste se limite
aux figures de style exclusivement (et ne
s’étend pas au vocabulaire littéraire).
• Qu’est-ce qu’une figure de style ?
-C’est d’abord une manière de s’exprimer. Une
figure modifie le langage ordinaire pour le rendre
plus expressif. Il existe des figures d’analogie,
d’animation, de substitution, de pensée,
d’opposition, de construction, de sonorités,
d’insistance et d’atténuation ……
Allégorie (féminin) : Figuration d’une abstraction
(exemples : l’Amour, la Mort) par une image, un
tableau, souvent par un être vivant.
Allitération (féminin) : C’est la répétition de sons
identiques. À la différence de l’assonance, le terme
« allitération » est réservé aux répétitions de
consonnes. Exemples : « Pour qui sont ces serpents
qui sifflent sur vos têtes ? » ou encore « La
chasseresse sans chance / de son sein choie son
Amplification (féminin) : L’amplification se fonde
sur une gradation entre les termes d’une
énumération ou dans la construction d’un
paragraphe.
Anacoluthe (féminin) : L’anacoluthe est une
rupture de construction. Exemple dans Athalie de
Racine (Acte I, scène 4) : « Vous voulez que ce Dieu
vous comble de bienfaits / Et ne l’aimer jamais ? »
Analepse (féminin) : En narratologie, c’est un
retour sur des événements antérieurs au moment
de la narration.
Anaphore (féminin) : Une anaphore est un
procédé qui consiste à commencer par le même
mot les divers membres d’une phrase. Exemple
dans Horace de Corneille (acte IV, scène 6) :
« Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! /
Antithèse (féminin) : Une antithèse est un
procédé qui consiste à rapprocher deux pensées,
deux expressions, deux mots opposés pour
mieux faire ressortir le contraste. Exemple
dans Ruy Blas de Victor Hugo (acte II, scène 2) :
« […] un homme est là / qui vous aime, perdu
dans la nuit qui le voile ; / qui souffre, ver de
terre amoureux d’une étoile […]. »
Antonomase (féminin) : C’est une figure par
laquelle on remplace un nom commun par un
nom propre, et vice-versa. Exemple : « un
Harpagon », pour désigner un avare, est une
antonomase. C’est aussi le cas lorsqu’on
remplace un nom par une périphrase : « la
capitale de la France » pour désigner « Paris ».
Aposiopèse (féminin) : Une aposiopèse
(ou réticence) est une rupture dans la suite
attendue des enchaînements de la phrase. Exemple
dans L’Énéide de Virgile : « Osez-vous, sans ma
permission, ô vous, bouleverser le ciel et la terre et
soulever de telles masses ? J’ai envie de vous… !
Mais il faut d’abord apaiser les flots déchaînés… »
(Chant I). L’aposiopèse ne doit pas être confondue
avec la suspension qui n’interrompt pas mais
retarde « vers la fin de l’énoncé l’apparition d’une
partie essentielle de l’énoncé. » (Source : G.
Mounin, Dictionnaire de la linguistique, cité par
le Dictionnaire International des Termes Littéraires)
Assonance (féminin) : C’est la répétition d’une
même voyelle dans une phrase ou un vers.
Asyndète (féminin) : C’est la suppression des
particules de coordination dans l’ordre grammatical
ou sémantique. Exemple dans Les Caractères de La
Bruyère (« Ménalque ») : « […] Ménalque se jette
hors de la portière, traverse la cour, monte
l’escalier, parcourt l’antichambre, la chambre, le
cabinet ; tout lui est familier, rien ne lui est
nouveau ; il s’assit, il se repose, il est chez soi. ».
La parataxe est, quant à elle, une forme d’asyndète
qui consiste à juxtaposer deux propositions qui
devraient être unies par un rapport syntaxique de
subordination.
Catachrèse (féminin) : C’est une figure qui
consiste à employer un mot par métaphore pour
désigner un objet pour lequel la langue n’offre pas
de terme propre. On dit couramment que la
Chiasme (masculin) : On dit qu’il y
a chiasme lorsque des termes sont disposés de
manière croisée, suivant la structure A-B-B-A.
Exemple dans Les Fleurs du Mal de Baudelaire :
« Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon […] »
(« Le balcon »).
Comparaison (féminin) : Une comparaison est
une mise en relation de deux termes à l’aide d’un
terme comparant (comme, tel, semblable à, etc.).
Ellipse (féminin) : Une ellipse consiste à omettre
volontairement certains éléments logiquement
nécessaires à l’intelligence du texte. En
narratologie, l’ellipse passe sous silence des
événements, ce qui accélère considérablement la
narration.
Énallage (féminin) : Une énallage est une figure
qui consiste à employer une forme autre que celle
qu’on attendait. Il peut s’agir d’un échange de
pronom personnel, de mode, de temps ou d’un
genre à la faveur d’un autre.
Euphémisme (masculin) : L’euphémisme est une
figure très connue qui consiste à remplacer une
expression littérale (idée désagréable, triste) par
une forme atténuée, adoucie. Exemple canonique :
« Il a vécu. » pour « Il est mort ».
Hypallage (féminin) : Une hypallage est une figure
qui attribue à certains termes d’un énoncé ce qui
devrait logiquement être rattaché à d’autres
termes de cet énoncé. Exemple dans Phèdre de
Racine (Acte IV, scène 1) : « Phèdre mourait,
Seigneur, et sa main meurtrière / Éteignait de ses
Hyperbole (féminin) : Comme l’euphémisme,
l’hyperbole est une figure très connue. Elle
consiste à mettre en relief une idée au moyen
d’une expression exagérée. L’hyperbole est
donc une exagération exprimée par
l’accumulation, par l’emploi d’intensifs ou par
l’emploi de mots excessifs. Ainsi, la phrase
« Je meurs de faim » est une hyperbole.
Hypotypose (féminin) : L’hypotypose est une
figure qui se fonde sur l’animation d’une
description et qui est destinée généralement à
faire voir au lecteur quelque chose.
L’hypotypose permet de se représenter une
scène ou un objet.
Ironie (féminin) : L’ironie est une figure très
courante qui consiste à affirmer le contraire de
Litote (féminin) : Une litote consiste à dire
moins pour suggérer davantage. La litote
s’oppose à l’euphémisme. Exemple : l’énoncé
« Il n’est pas laid. » pour dire « Il est beau. » est
une litote.
Métaphore (féminin) : Selon C. Perelman, « la
métaphore n’est qu’une analogie condensée,
grâce à la fusion du thème et du phore. […] ».
Exemple dans Les Fleurs du Mal de Baudelaire :

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage


Prennent des albatros, vastes oiseaux des
mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes
blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux. […].

Une métaphore est filée ou continuée quand


elle est développée dans un texte.
Métonymie (féminin) : La métonymie consiste
à désigner un objet ou une idée par un autre
terme que celui qui lui convient. La
compréhension se fait grâce à une relation de
cause à effet entre les deux notions (exemple :
« boire la mort » pour « boire le poison »), ou
de contenant à contenu (exemple : « boire un
Oxymore (masculin) : L’oxymore est une alliance
de mots dont le rapprochement est inattendu.
L’oxymore fait coexister deux termes de sens
contraires à l’intérieur d’un même syntagme.
Exemple dans Le Cid de Corneille : « Cette obscure
clarté qui tombe des étoiles […] » (acte IV, scène
3).
Parataxe (féminin) : La parataxe est l’absence de
subordination entre les propositions.
Paronomase (féminin) : Une paronomase consiste
à employer côte à côte des mots dont le sens est
différent, mais le son à peu près semblable.
Exemples : « Qui vivra verra. » ou encore « Tu
parles, Charles ! ». La paronomase utilise des
paronymes (des mots qui se ressemblent par leurs
sons).
Polyptote (masculin) : Un polyptote consiste à
employer plusieurs formes grammaticales (genre,
nombre, personnes, modes, temps) d’un même
mot, dans une phrase. Exemple dans l’Oraison
funèbre d’Henriette-Anne d’Angleterre de Bossuet :
« […] Madame se meurt ! Madame est morte !
[…] ». Ou encore « Tel est pris qui croyait
prendre. »
Prétérition (féminin) : C’est lorsqu’on affirme
passer sous silence une chose dont on parle
néanmoins.
Stichomythie (féminin) : La stichomythie est la
partie du dialogue, au théâtre, où les interlocuteurs
se répondent vers pour vers. C’est en fait la
succession de répliques de même longueur.
Synecdoque (féminin) : La synecdoque est le fait
Référence: http://www.etudes-litteraires.com/bac-
francais/figures-de-style.php

MERCI POUR VOTRE


ATTENTION

Élaboré par : zghari oussama

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