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Geogrphie Et Amenagement - Ens

Le document traite de l'aménagement du territoire, définissant ses principes, sa diversité et son lien avec le développement durable. Il souligne l'importance de la coordination, de la coopération et de la participation des acteurs dans les politiques d'aménagement, tout en abordant les outils et méthodes utilisés pour atteindre une répartition harmonieuse des populations et des activités. Enfin, il évoque la décentralisation comme un moyen d'améliorer l'appropriation locale des décisions d'aménagement.

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Geogrphie Et Amenagement - Ens

Le document traite de l'aménagement du territoire, définissant ses principes, sa diversité et son lien avec le développement durable. Il souligne l'importance de la coordination, de la coopération et de la participation des acteurs dans les politiques d'aménagement, tout en abordant les outils et méthodes utilisés pour atteindre une répartition harmonieuse des populations et des activités. Enfin, il évoque la décentralisation comme un moyen d'améliorer l'appropriation locale des décisions d'aménagement.

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GEOGRPHIE ET

AMENAGEMENT
MOUPOU Moïse
Professeur
L’aménagement du territoire
• Définitions, principes et diversité de l’aménagement
• de l’aménagement au développement durable
• La diversité des domaines de l’aménagement des territoires
• Quel avenir pour l’aménagement
• De nouveaux acteurs de l’aménagement
Définitions
• La géographie et l'aménagement du territoire sont des disciplines
scientifiques intimement liées. La première, au sens large a pour objet
l'étude des relations entre les sociétés, leur territoire et leur
environnement ; elle comprend la géographie physique et la géographie
humaine
• L'aménagement du territoire désigne aujourd'hui l'action publique
qui s'efforce d'orienter la répartition des populations, leurs
activités, leurs équipements dans un espace donné et en tenant
compte de choix politiques globaux. L'aménagement est l'une des
formes de l'appropriation d'un territoire.
Définitions
• L'aménagement du territoire regroupe les actions menées par les
pouvoirs publics afin de favoriser le développement des régions
formant le territoire national. Agissant sur une échelle plus vaste que
la politique de la ville, l'aménagement du territoire porte sur la
disposition spatiale des hommes et des activités.
Définitions, principes et diversité de
l’aménagement

• « Aménager le territoire vise d’abord à en améliorer les


performances » (Roger Brunet) dans le but de satisfaire les besoins
des hommes qui l’occupent.
• Aménager un territoire repose des principes tels que la solidarité,
l’équité.
• L’Etat doit veiller à ce que l’accès à tous les services publics soit aisé
pour chacun
Définitions, principes et diversité de
l’aménagement
• L’aménagement du territoire se présente alors comme une entreprise
de correction des obstacles que la nature et la distance opposent à la
sécurité et au développement des collectivités humaines
Les principes de l’Aménagement du
territoire
• La coordination
• La coopération
• La participation
• La fonction de coordination de l'aménagement du territoire résulte
directement de la loi concernant l’aménagement du territoire. Celle-ci n'est
possible que si une coopération entre et avec les politiques sectorielles est
assurée. La mise en œuvre d'une politique cohérente d'aménagement du
territoire exige par ailleurs l'implication des acteurs concernés à tous les
niveaux, ce qui répond au principe de la participation.
Les principes de l’Aménagement du
territoire
• En qualité de politique transversale interdisciplinaire, l'aménagement
du territoire est souvent confronté à divers problèmes résultant de la
compartimentation entre compétences, niveaux d'organisation et
secteurs.
• La coordination, ne peut être garantie que si les acteurs concernés
sont disposés à surmonter cette compartimentation et à s’intégrer
dans une démarche commune.
Les principes de l’Aménagement du
territoire
• La participation des acteurs est indispensable si l’on veut garantir la mise
en œuvre du programme directeur. Même si sa portée
juridique se limite à une orientation, le programme directeur introduit
déjà un certain nombre d’options qui seront précisées lors d’une
prochaine étape par les plans directeurs régionaux et les plans directeurs
sectoriels.
• Pour valablement préparer l’implication des différents acteurs dans une
mise en œuvre opérationnelle du programme directeur, il faut:
• mener un large débat politique autour du programme directeur permet aux
acteurs concernés de se familiariser avec la matière, de s’intégrer dans le
processus d’élaboration et de s’approprier le sujet.
• Procéder à des consultations des acteurs et des populations bénéficiaires
Principes d’aménagement durable
des territoires ;
• D'après le rapport Brundlandt « Our Common Future » publié en
1987, le développement durable se définit comme suit :
« LE DEVELOPPEMENT DURABLE EST UN DEVELOPPEMENT
REPONDANTAUX BESOINS ACTUELS SANS COMPROMETTRE LA
CAPACITE DES GENERATIONS FUTURES A REPONDRE AUX LEURS. »
Partant de cette définition, le développement durable se caractérise
par trois principes fondamentaux:
• La responsabilité des générations actuelles envers les générations futures
• La gestion rationnelle des ressources naturelles
• L’équivalence des intérêts sociaux, écologiques et économique
Principes d’aménagement durable
des territoires ;
• Le respect du principe de la responsabilité des générations actuelles
envers les générations futures exige que toute prise de décision
politique doive à l’avenir être précédée par une évaluation de ses
incidences probables, à moyen et à long terme, dans les domaines de
l’écologie, de l’économie et du social.
Principes d’aménagement durable
des territoires ;
• La gestion rationnelle des ressources naturelles
• Le taux d’exploitation des ressources renouvelables ne doit pas
dépasser leur taux de régénération.
• L’exploitation des ressources non renouvelables devra être réduite au
strict minimum et organisée de manière plus rationnelle du point de vue
écologique.
• le remplacement fonctionnel des ressources qui ne peuvent être régénérées,
devra être assuré par l’utilisation de ressources de substitution renouvelables,
tout en veillant à ce que leur exploitation n’excède pas la vitesse de leur
remplacement.
• L’apport de substances issues de l’activité humaine dans les milieux
naturels doit être modulé en fonction de la capacité d’assimilation de
l’atmosphère, de la géosphère, de la biosphère et de l’hydrosphère
Principes d’aménagement durable
des territoires ;
• La fréquence et la durée des interventions humaines dans
l’environnement doivent respecter la capacité de réaction et de
régénération du milieu naturel concerné.
• Le principe de la prévention devra être appliqué avec rigueur lors de
la mise en place d’équipements dont le dysfonctionnement pourrait
avoir des répercussions négatives sur le milieu naturel, ceci même
dans les cas où le risque d’un accident est considéré comme minime.
La réduction des flux d’énergie et de matériaux issus des activités
humaines.
Principes d’aménagement durable
des territoires ;
• L’équivalence des intérêts sociaux, écologiques et économiques
La gestion de l’environnement se fait dans un contexte socioéconomique
précis et ne pourra atteindre ses objectifs que si les intérêts sociaux,
écologiques et économiques sont pris en considération de manière équivalente,
ce qui implique la mise en place de démarches interdisciplinaires.
L’objectif central est donc de trouver une orientation politique,
économique et sociale permettant de développer durablement la société et
l’économie, en limitant l’usage des ressources naturelles, tout en respectant le
patrimoine culturel et en préservant la qualité de l’environnement. Cette
démarche doit également permettre d’assurer une répartition équitable
des richesses, en application du concept de cohésion économique, sociale et
territoriale à faire prévaloir dans le territoire
La diversité des domaines de l’aménagement des
territoires
• Les grands aménagements ruraux
• Les grands aménagements urbains
• Les aménagements des espaces azonaux (Montagnes, littoraux)
• La rénovation et la réhabilitation de l’habitat
• La reconversion des activités dans les espaces manufacturiers
• L’augmentation de l’efficacité économique à travers les grands
équipements d’utilité publique
Instruments et méthodes de
l’aménagement
du territoire
Objectifs
• Distinguer quatre types d’instrument : la prospective, le droit, la territorialisation
des investissements, notamment à travers les zonages, et l’organisation des acteurs.
• Comprendre comment ces instruments peuvent se combiner.
L’aménagement du territoire vise à une répartition harmonieuse des populations,
des activités et des réseaux dans l’espace. Quels sont les moyens dont il dispose
pour atteindre cet objectif ?
Les politiques d’aménagement du territoire peuvent s’appuyer sur plusieurs
types d’outils :
– des visions partagées du territoire futur ;
– une répartition territoriale des ressources (soit sous la forme
d’investissements localisés, soit sous la forme d’aides « conditionnées » à des
acteurs ou des projets) ;
– une réglementation de l’usage des sols ;
– une organisation particulière des acteurs (parce qu’on attend des effets liés à
une échelle ou un agencement particulier des acteurs).
LES OUTILS D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
• 1 LES DOCUMENTS DE REFERENCE
• LE POS Plan d’Occupation des Sols (POS) qui fixe les dispositions générales et les
servitudes d’utilisation et d’occupation des sols
• LE SDAU
• LE PDL
• LE PSU Plan Sommaire d’Urbanisation (PSU)
2- Les documents opérationnels d’urbanisme
• le Plan d’Urbanisme de détail (PUD)
• Le plan de secteur (PS)
• Le plan d’Aménagement (PA)
• Le plan de Lotissement (PL)
LES OUTILS D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
3- Les nouveaux documents techniques d’Aménagement urbain
• PLH (Plan local de l’Habitat)
• SDU (Schéma des déplacements urbains)
• PRU (Plan des réseaux urbains)
• PLE (Plan Local de l’Environnement)
• SDE (Schéma de de développement économique)
• SR (Schéma de référence)
• SDAMY (Schéma directeur de l’Aire Métropolitaine de Yaoundé)
• Entrée de Ville
LES OUTILS D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
4- PDU (Plan de développement Urbain
• SDU
• PLE
• Le certificat d’urbanisme
• Le permis d’implanter
• Le permis de construire
• Le permis de démolir
• Le certificat de conformité
Quelle est l’échelle de
l’aménagement
des territoires ?

Par commodité, comme par convention, sont souvent distinguées selon l’échelle
de leur intervention :
– l’échelle de l’architecture qui est celle du bâtiment ;
– l’échelle de l’urbanisme (ou de l’aménagement urbain), qui est celle du quartier ou de la ville ;
– l’échelle de l’aménagement des territoires, qui est celle de la région, de
l’État ou d’un ensemble d’État.
Dans cet ouvrage, nous nous intéresserons principalement à l’échelle régionale, nationale et internationale.
Selon les échelles, les compétences mobilisées sont différentes. S’il est assez rare qu’un spécialiste de
l’aménagement du territoire se proclame architecte (le bâtiment aurait de nombreuses malfaçons !),
l’inverse se produit parfois, ce qui est souvent aussi grave (même si c’est moins immédiatement visible). En
effet, l’aménagement du territoire mobilise un certain nombre de savoirs théoriques (sur l’économie locale,
l’environnement, la géographie, les transports, la science politique) et de savoirs pratiques (sur la
représentation imagée d’un projet, la manière d’organiser la prise de décision) qu’il faut maîtriser, ou au
moins, reconnaître. En effet, l’aménagement n’est pas un art solitaire et si parfois un nom ressort à propos
d’une politique, celle-ci ne peut être qu’œuvre collective.
La prospective
• L’aménagement du territoire ne peut pas se concevoir sans un discours sur le
futur.
1.1 L’invention de la prospective
La prospective est née formellement dans les années 1950 sous la plume d’un
philosophe engagé dans l’action, Gaston Berger. Il était notamment directeur
général de l’enseignement supérieur. La prospective va se diffuser rapidement,
au ministère en charge du Plan, institution alors chargée de réfléchir
au développement économique et aux investissements à réaliser pour le
favoriser. Les plans quinquennaux vont être établis, puis les plans triennaux…
Ils visent à susciter l’intervention forte de l’État en faveur des territoires blancs
de la carte : ceux dont on craint qu’ils puissent devenir « vides ».
Pourquoi faire de la prospective
?
Il faut se défaire d’une illusion : la prospective ne cherche pas à guider
fermement l’action publique par la production d’une image souhaitable
d’un futur. Les décisions publiques ne peuvent être prises en fonction
de ce seul travail, fût-il pertinent et brillant. Par ailleurs, il n’existe nul
guide unique pour organiser le futur : l’État n’a pas cette capacité ni ce
rôle. La prospective, cela sert d’abord à susciter des controverses,
bousculer les représentations habituelles des territoires et de l’action
publique.
Comment fait-on de la
prospective ?

En ouvrant largement la réflexion, notamment aux scientifiques. Les
universitaires peuvent prendre de la hauteur, favorisent la formulation
de nouvelles problématiques. Plus prosaïquement, ils sont aussi plus
détachés des jeux politiciens et des luttes d’influence internes à
l’administration… La prospective, c’est produire des idées et des
représentations, mais aussi les diffuser. Si le travail doit être robuste et
scientifiquement étayé, il ne faut pas attendre trop pour le mettre en
débat. Territoires 2040 a été accompagné par une multitude de débats,
de rencontres, d’expositions, de publications, etc. qui ont contribué à
alimenter le débat public. En effet, le succès de la prospective – bien
sûr difficile à mesurer – se mesure à la manière dont elle contribue à
faire évoluer les représentations et les pratiques d’acteurs très divers.
Les zonages
Le zonage est l’un des instruments privilégiés de l’aménagement du territoire. Il
consiste à déterminer des dispositions particulières pour un espace donné. Ces
dispositions particulières peuvent concerner la fiscalité (taxes supplémentaires
ou au contraire allégées) ou, plus souvent, les dépenses. Des zonages existent
pour les aides au logement (plus fortes dans les villes où le logement est cher),
pour les services de l’Éducation nationale (avec des zones d’éducation prioritaire
aux règles particulières et un encadrement pédagogique renforcé), pour la police
(des zones de sécurité prioritaire), pour les aides aux entreprises (avec les zones
de revitalisation rurale, par exemple). La liste des zonages est extrêmement
longue. Présentons un exemple : le découpage des « quartiers » de la politique de
la ville, avant de présenter les éléments de débat sur cet outil.
Les attendus de la
décentralisation
Une autre manière d’aménager les territoires consiste non à investir directement, ni même à contraindre juridiquement, mais à « orienter les conduites
», c’est-à- dire à créer des dispositifs qui invitent les acteurs à agir différemment.
Dans tous les pays, les débats sur la répartition des pouvoirs entre l’État, les instances supranationales et les différentes échelles de collectivités
territoriales ont au moins deux composantes :
– une composante politique. Les débats sont nombreux entre les partisans de pouvoirs centraux puissants et les promoteurs d’un pouvoir largement
distribué à l’échelle locale. En France, un débat de plus de deux siècles oppose ainsi
« Jacobins » et « Girondins » ;
– une composante liée à l’aménagement du territoire. Quelle est la manière la plus efficace de répartir les pouvoirs pour conduire les politiques utiles à
l’aménagement du territoire ?
Depuis quelques années, toutes les réformes qui visent à modifier la répartition des pouvoirs locaux ont ainsi une forte composante liée à l’aménagement
du territoire.
Le processus décentralisateur repose sur quelques postulats :
– le transfert de compétences de l’État au profit des collectivités territoriales permet une meilleure « appropriation locale » de leur mise en œuvre. La
décentralisation est ainsi considérée comme un approfondissement
démocratique ;
– la décision « locale » est jugée plus adaptée. Pour différentes dimensions de l’aménagement du territoire telles que les politiques d’urbanisme, les choix
en matière de transport ou encore la protection de l’environnement, la
décentralisation vient en quelque sorte corriger l’action d’un État que l’on juge trop brutal ou trop éloigné des préoccupations des habitants. La
décentralisation mise en œuvre à partir des années 2014 fait suite à de nombreux mouvements contre des décisions d’aménagement telles que la
construction des barrages réservoirs, des opérations de rénovation urbaine comme à Briqueterie II, de grands ensembles d’habitation SIC, MAETUR;
– les compétences peuvent être « découpées en tranche » et donc distribuées entre les différents échelons territoriaux ;
– le transfert de décision à l’échelle locale permet une action publique plus réactive et plus économe.
Les attendus de la
décentralisation
• La décentralisation est considérée comme un approfondissement démocratique car il permettrait
à la société locale d’être mieux « comprise » et « écoutée ». Toutefois, de très nombreuses
réformes signalent un doute sur ce postulat. Une loi de « démocratie de proximité » vise à
renforcer les processus participatifs : comme si le local n’était pas assez soucieux du… local. Par
ailleurs, le législateur incite souvent les élus locaux à ouvrir leurs délibérations aux acteurs de la
société civile (par exemple dans le cadre de la politique des pays), voire incite à la rencontre avec
les acteurs économiques (pour les systèmes productifs locaux par exemple).
Le législateur porte également une attention permanente à la « bonne échelle » des politiques
locales. Parce que les communes sont très nombreuses, le législateur a souhaité continûment
renforcer les coopérations intercommunales. Le développement de l’intercommunalité vise trois
objectifs d’aménagement du territoire : le rééquilibrage social des agglomérations en obligeant à
la coopération entre communes aux profils socio-résidentiels contrastés ; la réduction des
concurrences entre communes pour attirer les entreprises ; enfin, l’élaboration de politique
d’urbanisme concerté à une échelle supérieure à celle des « petites communes », notamment en
zone urbaine.
Réseaux de transports et de
communications
et aménagement du territoire
• Les réseaux de transport et de communication jouent un rôle majeur dans
l’aménagement des territoires.
• Le fort développement des réseaux, la montée des préoccupations
environnementales et une critique des éléments de justification des projets
d’infrastructure ont mis à mal le « mythe des grands travaux » dans les pays
développés.
• Toutefois, le niveau d’investissement dans les infrastructures reste élevé,
notamment pour maintenir à niveau leur efficacité. Par ailleurs, pour les réseaux
neufs, tels que la fibre optique, la question de leur déploiement dans les
territoires peu denses grâce à l’aide publique, se pose dans les termes
classiques de l’action aménageuse au service de la réduction des différentiels
d’accessibilité.
L’aménagement numérique du
territoire

« Le déploiement de réseaux de communications électroniques à très haut débit jusqu’à l’abonné représente pour
notre pays un enjeu majeur de
développement, tant sur le plan économique que social. La volonté du gouvernement de déployer, sur l’intégralité du
territoire, des réseaux optiques
destinés à remplacer à terme les actuels réseaux en cuivre s’appuie sur la création en décembre 2012 d’une Mission
Très Haut Débit. […] Pendant les 10 prochaines années ce Plan mobilisera 20 milliards d’euros, dont 3 milliards en
subventions pour soutenir les projets des collectivités territoriales.
Les opérateurs privés, naturellement inscrits dans une logique de retour rapide sur investissement, déploient leurs
réseaux optiques dans les zones les plus peuplées, où résident environ 60 % de la population française […]. Équiper le
reste du pays, et particulièrement les territoires les plus ruraux, nécessite l’intervention des pouvoirs publics et
particulièrement celle des collectivités territoriales. Faute de cet engagement, certains territoires pourraient ne pas
être desservis, générant ainsi une fracture numérique et d’importants déséquilibres économiques mais aussi sociaux.
[…] Le saut technologique vers les réseaux de desserte de deuxième génération en fibre optique est donc aujourd’hui
incontournable. (Par la fibre, on peut télécharger 100 photos de 300 méga-octets de données en 24 secondes contre 4
minutes avec l’ADSL.)
L’État subventionne les projets de réseaux à très haut débit portés par les collectivités territoriales en dehors des
zones très denses et des zones conventionnées, où les opérateurs privés déploieront leurs réseaux.
L’aménagement numérique du
territoire
• L’équipement numérique du territoire est un projet majeur de l’État en termes
d’aménagement du territoire.
• Le déploiement de la fibre optique est rentable pour les opérateurs dans les zones les
plus denses : les acteurs publics ne subventionnent donc pas les opérateurs qui y
déploient leur réseau.
• Dans le cas du réseau public de téléphone, l’État finançait l’ensemble du réseau
et appliquait ainsi une « péréquation » cachée entre investissements rentables
dans les zones denses et investissements déficitaires dans les zones plus
rurales. Maintenant que les opérateurs sont privés, le financement public des
réseaux dans les zones peu denses est clairement affiché.
• Pour le réseau de fibre optique, réseau encore « jeune », on retrouve les objectifs
autrefois promus pour les réseaux routiers et ferroviaires : maillage du territoire et
réduction des différentiels territoriaux d’accessibilité.
Aménagement du territoire et
développement économique

1. Le recul massif de l’interventionnisme public direct
1.1 Créer des pôles de croissance
1.2 Dissuader l’investissement dans les grandes villes : la
décentralisation industrielle
1.3 L’époque des « grands projets modernisateurs »
2. L’aménageur comme pompier
2.1 Les politiques d’urgence
2.2 Un bilan de long terme décevant
3. Le développement local
3.1 La fortune d’une notion
3.2 Le développement local en acte
4. L’aménagement au service de l’économie résidentielle
4.1 La théorie de la base
4.2 Les territoires de l’économie résidentielle
5. L’aménagement au service de l’innovation ?
5.1 La notion de technopôle
5.2 Le soutien à la compétitivité
5.3 Une politique du cadre de vie ?
Étude de cas : Les zones d’activités économiques
Villes et aménagement du
territoire
• Aménagement du territoire et services publics
1. L’aménagement sanitaire du territoire
1.1 La sécurité sociale et la diversité des territoires
1.2 L’offre de soin « de ville » face au libre choix d’installation
1.3 La politique hospitalière montre-t-elle l’exemple ?
2. L’aménagement universitaire du territoire
2.1 La carte universitaire face au boom du nombre d’étudiants
2.2 Réduction de l’accessibilité ou fin du saupoudrage ?
Étude de cas : L’aménagement du plateau de Saclay
7 Réduire les déséquilibres régionaux : Italie, Royaume-Uni, Allemagne
1. L’Italie, un échec patent
1.1 Un pays de violents contrastes
1.2 La politique pour le Mezzogiorno : 1950-1984
1.3 Un bilan très médiocre
2. Le Royaume-Uni : pour le Nord, un exercice toujours recommencé ?
2.1 Un pays pionnier
2.2 Dans les années 1980 : démantèlement et renouveau
2.3 Vers une nouvelle politique régionale ?
3. L’Allemagne : les défis de l’unité
3.1 Les héritages de la division allemande
3.2 Des investissements considérables pour l’Est
3.3 À l’Est, du nouveau
Aménager et ménager les
milieux
1. De la « protection de la nature » à l’anthropocène
1.1 L’aménagement comme protection
1.2 La notion d’anthropocène
1.3 Nouveaux mots d’ordre : développement durable et résilience
2. Aménager pour protéger face aux risques
2.1 Définition du risque
2.2 Prévenir les risques
3. Protéger les milieux
3.1 Les protections intégrales
3.2 Les aires de protections intégrées
3.3 La protection des liens : la trame verte et bleue
3.4 Resserrer l’urbanisation pour préserver les espaces naturels
4. Vers une écologie territoriale
4.1 Le métabolisme territorial
4.2 L’aménagement énergétique du territoire
SMART CITIES
- AKON city >> Sénégal
- HOPE City >> Ghana
- KONZA >> Kenya
- SHEBRO- Island >>Sierra Leone

AL SISSI >> Egypte


LES OUTILS D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
2- LES DOCUMENTS OPERATIONNELS D’URBANISME
- le Plan Directeur d’Urbanisation (PDU), qui vise déterminer les lignes
directives de l’aménagement d’une ville ;
- le Plan de Secteur (PS)
- Le plan d’aménagement
- Le plan de lotissement
LES OUTILS D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
• LES NOUVEAUX DOCUMENTS TECHNIQUES D’AMENAGEMENT URBAIN
• - Plan local de l’habitat
• Schéma de déplacement urbain
• Plan de réseau urbain
• Plan local de l’environnement
• schéma de développement économique
• Schéma de référence
• Schéma DAMY
• Entrée de la ville
de l’aménagement au développement durable

• Les Etats se sont attribués la mission de protéger certains espaces,


paysages, sites, monuments et lieux remarquables menacés de
dégradation irréversibles
• Sous l’égide des Nations Unies, l’idée de protection s’étend désormais
à l’ensemble de la biosphère
• La lutte contre les risques divers qui guettent les sociétés, le souci
public d’assurer le bien être des populations poussent les Etats à
corriger la nature, à modifier l’espace social
De nouveaux acteurs de
l’aménagement
• L’Etat, les groupes industriels et tertiaires fournisseurs d’ingénierie et de grands
systèmes d’équipement (ports, aéroports…)
• Les citoyens compétents qui exigent une participation accrue aux décisions
concernant l’aménagement de leur cadre de vie
• Les mouvements associatifs
• Les élus
• Acteurs économiques, sociaux et culturels des lieux aménagés
• Les chargés de mission
• Les experts et les bureaux d’études
La nécessité d’une formation
adaptée
• Avec le temps, le développement territorial fait face à des exigences toujours plus
élevées. En conséquence, les institutions de formation réagissent par une grande
flexibilité en réponse à ces attentes.
• L’adage voulant que «rien n’est aussi perpétuel que le changement» vaut
également pour le développement territorial.
• En effet, s’adapter sans cesse aux conditions sociales, économiques,
démographiques, politiques et juridiques en mutation permanente fait partie
intégrante du métier d’aménagiste, et ce tout en respectant les ressources
naturelles et l’héritage culturel.
La nécessité d’une formation
adaptée
• Les futurs aménagistes ne doivent pas rester esclaves de normes et de variantes
générées par ordinateurs.
• Il est beaucoup plus créatif et prometteur, de développer des idées à travers des
esquisses et une approche analytique pour faire avancer des conceptions.
• Il faut plus d’audace en aménagement du territoire. La population comme les
politiciens ont besoin que les professionnels leur transmettent des visions claires
pour pouvoir en discuter.
• Une place centrale doit être accordée à l’humain dans tout projet, toute
planification
Bibliographie

ALVERGNE C., MUSSO P., 2003, Les grands textes de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, Paris, La
Documentation française.
BARLES S., 2014, « L’écologie territoriale et les enjeux de la dématérialisation des sociétés : l’apport de l’analyse des flux de
matières », Développement durable et territoires [En ligne], vol. 5, n 1 | Février, mis en ligne le 4 février 2014. URL :
http://developpementdurable.revues.org/10090. [Une
conception et une méthodologie novatrices.]
BAUDELLE G., JEAN Y. (dir.), 2009, Europe, Aménager les territoires, Paris, Armand Colin, coll. « U ». [Un manuel original et
bien conçu.]
BAVOUX J.-J., BEAUCIRE F., CHAPELON L. et ZEMBRI P., 2005, Géographie des transports, Paris, Armand Colin, coll. « U ».
[De nombreuses questions sur l’aménagement du territoire et les transports.]
CARO P., DARD O. et DAUMAS J.-C., 2002, La politique d’aménagement du territoire. Racines, logiques et résultats, Rennes,
PUR. [Une mise en perspective historique, notamment sur les réseaux de transport et l’université.]
COUDROY DE LILLE L., VAZ C. et VORMS C., 2013, L’urbanisme espagnol depuis les années 1970, la ville, la démocratie, le
marché, Rennes, PUR. [Un ouvrage collectif, une réflexion intéressante sur l’inflation immobilière des années 2000.]
DAVEZIES L., 2012, La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, Paris,
Le Seuil, coll. « La République des idées ». [Essai d’un universitaire qui a
profondément renouvelé l’approche économique des territoires.]
Bibliographie
• DEPRAZ S., 2008, Géographie des espaces naturels protégés, Genèses, o principes et enjeux
territoriaux, Paris, Armand Colin, coll. « U ». [Un ouvrage de synthèse inédit et très clair.]
DESHAIES M., 2013, Atlas de l’Allemagne, Paris, Autrement. [De nombreuses informations sur
l’aménagement du territoire après la réunification.]
DESJARDINS X., GENEAU DE LAMARLIÈRE I. (dir.), 2016, L’aménagement du territoire en France,
Paris, La Documentation française. [Les différentes politiques publiques contribuant à
l’aménagement du territoire mises en perspective.]
DESPORTES M., PICON A., 1997, De l’espace au territoire, L’aménagement en France, xvi siècle au
xx siècle, Paris, Presses de l’école nationale des Ponts et Chaussées. [Un ouvrage original par son
approche de temps long, élégamment illustré.] Esprit, n 420, 2015, Dossier « Habiter la terre
autrement ». [Avec notamment les contributions de Philippe Descola et Catherine Larrière,
dossier pour comprendre les enjeux sociaux et politiques des nouveaux défis environnementaux.]
ESTÈBE P., 2015, L’égalité des territoires : une passion française, Paris, PUF, coll. « La ville en débat
». [Un essai vivifiant et caustique sur la pensée aménagiste.]
Bibliographie
• FRÉMONT A., ALLEMAND S. et HEURGON E., 2008, Aménagement du territoire, Changement de temps,
changement d’espace, Actes du colloque de Cerisy, Presses universitaires de Caen. [Ouvrage utile,
notamment les contributions d’Armand Frémont et de Pierre Veltz sur les enjeux universitaires.]
HALL P., TEWDWR-JONES M., 2010, Urban and Regional Planning, Londres,
Routledge, 5 éd. [Une synthèse remarquable, centrée sur la GrandeBretagne et les États-Unis.]
JEAN Y., VANIER M. (dir.), 2009, La France, aménager les territoires, Paris, Armand Colin, coll. « U ». [Un
ouvrage collectif stimulant. Une partie consacrée aux enjeux des différentes régions français.]
LAURENT E. (dir.), Vers l’égalité des territoires. Dynamiques, mesures, politiques, Paris, La Documentation
française. [Un rapport officiel sur l’égalité des territoires, des contributions de chercheurs et des
réponses
d’élus. Voir notamment les contributions sur la santé, les zonages et la ruralité.]
MERLIN P., 2002, L’aménagement du territoire, Paris, PUF, coll. « Premier Cycle ». [Une synthèse
magistrale par un universitaire engagé.] e eo e
RIVIÈRE D., 2004, L’Italie. Des Régions à l’Europe, Paris, Armand Colin, coll. « U ». [Une synthèse utile sur
un pays confronté à des contrastes régionaux majeurs.]
SUBRA P., 2014, Géopolitique de l’aménagement du territoire, Paris, Armand Colin, coll. « Perspectives
géopolitiques » 2 éd. [Une approche géopolitique originale et d’une grande clarté.]

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