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DIAPOS COURS AT DE MR SANOGO Actualisées

La sécurité sociale est une technique de protection sociale qui vise à protéger les individus contre divers risques de la vie, en s'appuyant sur des principes de solidarité. Elle comprend différents systèmes de protection, tels que les assurances privées et les mutuelles, et est juridiquement reconnue dans de nombreux pays. En Côte d'Ivoire, plusieurs régimes de sécurité sociale existent, gérés par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), qui couvre divers risques professionnels et sociaux.

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Djigui layko Sangaré
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DIAPOS COURS AT DE MR SANOGO Actualisées

La sécurité sociale est une technique de protection sociale qui vise à protéger les individus contre divers risques de la vie, en s'appuyant sur des principes de solidarité. Elle comprend différents systèmes de protection, tels que les assurances privées et les mutuelles, et est juridiquement reconnue dans de nombreux pays. En Côte d'Ivoire, plusieurs régimes de sécurité sociale existent, gérés par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), qui couvre divers risques professionnels et sociaux.

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PROPOS

INTRODUCTIFS
LA NOTION DE SECURITE
SOCIALE
 La sécurité sociale se définit comme une
technique de protection sociale des individus
contre les risques inhérents à la vie
 Cette notion s’est construite sur l’expérience
et est le résultat d’une maturation historique
 Elle fait appel à une technique de protection
plus élaborée, accessible à un grand
nombre, elle fait appel à la solidarité,valeur
sociale fondamentales des sociétés et des
peuples.
NOTION DE SECURITE SOCIALE

 Plusieurs systèmes de sécurités se sont


succédés ou superposés:
 - La famille
 - la charité envers les pauvres
 - et les sociétés d’assurances pour les riches
Depuis des décennies,
plusieurs techniques de
protection des individus ont
été utilisées:
 Les techniques
individualistes;

 Les techniques collectives


de protection sociale.
Les techniques
individualistes de protection
sociale font appel à l’effort
individuel ou à la générosité
d’autrui.
Il s’agit de :
- de l’assistance
- de l’épargne,
- et de l’assurance
Les techniques dites
collectives sont apparues à
travers:
-les assurances privées
- les mutuelles
- les assurances sociales
- la sécurité sociale
La viabilité de celles-ci
repose sur la loi des grands
nombres
Enfin, la sécurité sociale qui
est définie, comme la
protection que la société
accorde à ses membres, grâce
à une série de mesures, contre
le dénuement économique et
social dans lesquels
pourraient les plonger,
en raison de la
réduction sensible de
leur gain, la maladie, la
maternité, les accidents
du travail et les
maladies
professionnelles, le
chômage, l’invalidité, la
vieillesse et le décès.
Le principe de la sécurité
sociale est consacré
juridiquement dans la
plus grande majorité des
Etats dans le corps de la
Constitution ou du moins
dans le préambule de ce
texte.
la Conférence Internationale
du Travail a adopté le 28 juin
1952 la convention N°102
qui fixe la norme minimale
en la matière, en définissant
la gamme de prestations qui
en forme le noyau.
Selon cette
convention, neuf (9)
risques à savoir
1. LA MALADIE (soins médicaux)
2. LA MALADIE (indemnisation)
3. LA VIEILLESSE
4. LES AT/MP
[Link] MATERNITE
6. L’INVALIDITE
[Link] CHARGES DE FAMILLE
8. LE DECES
[Link] CHOMAGE
doivent être couverts
dont trois
obligatoirement pour
qu’on puisse parler de
sécurité sociale dans un
pays.
Tous les régimes généraux
de sécurité sociale qui ont
été instaurés dans les pays
francophones reposent sur
le principe du système
contributif .
Dans un premier temps la
protection a été organisée en
faveur des travailleurs
salariés.
Mais le système permet
aux travailleurs qui, pour
différentes raisons sortent
du champ d’application de
ce régime, de continuer
leur assurance à titre
volontaire.
Les personnes à la charge de
l’assuré sont admises au titre
sa propre assurance.
La majorité des régimes de
sécurité sociale reconnaissent
comme personnes à charge:
- L’époux ou l’épouse du
travailleur
- Les enfants à la charge du
travailleur
- Les ascendants du travailleur.
Les prestations définies
par la convention n° 102
sont regroupées dans les
différentes branches d’un
système de sécurité
sociale dont la gestion est
confiée à des Caisses (ou
Instituts).
Ces Caisses servent :
des prestations familiales
et des prestations de
maternité.
- des IJ et rentes pour
les risques
professionnels (AT/MP)
- des pensions
(prestations de
vieillesse, d’invalidité et
de survivants).
Le droit à une prestation est
subordonné à certaines
conditions dont entre autres:
- La réalisation de
l’éventualité
- Le demandeur doit se trouver
dans la situation prévue par le
régime.
l’éventualité s’est
réalisée, les services
compétents de la
Caisse procèdent à la
détermination de la
forme et du montant de
la prestation
appropriée.
On distingue deux formes
de prestations :
- Les soins médicaux
- Les prestations en
espèces pour compenser la
perte, ou la diminution de
gain, ou l’augmentation
des charges.
En Côte d’Ivoire, plusieurs
régimes de sécurité sociale sont
organisés par l’Etat à savoir :
Le régime de sécurité
sociale en faveur des
fonctionnaires géré par la
CGRAE en ce qui concerne
la vieillesse et la Mutuelle
des fonctionnaires pour
les soins de santé
Le régime de sécurité
sociale en faveur des
Parlementaires et
Agents de l’Assemblée
Nationale dont la gestion
est concédée à la CNPS
Les Assurances Privées.
Les Établissements
spéciaux chargés de la
couverture sociale de
corps professionnels
spécifiques (militaires,
policiers)
Et le régime de Sécurité
Sociale en faveur des
Travailleurs du Secteur
Privé qui est géré par la
Caisse Nationale Sociale
(CNPS)
L’ensemble des régimes sus
indiqués , en terme de
personnes protégées,
couvraient en 2000 environ 30
% de la population active
estimée à 7 974 000 et moins
de 15 % de la population totale
qui était estimée à 15 857 000
habitants.
La CNPS sert des Prestations au titre de
quatre (4) branches de couverture, à
savoir :

1- La branche des PF ;
2- La branche de l’Assurance
Maternité.
3- La branche des AT/MP ;
4- La branche de l’Assurance
Vieillesse
Elle est aussi chargée de
la gestion des régimes
complémentaires ou
spéciaux obligatoires ou
volontaires de retraite qui
peuvent être créés par
décret.
LE FINANCEMENT DES
BRANCHES
Il se fait par des cotisations.
Ces cotisations sont assises sur
l’ensemble des salaires, y compris
les avantages en nature et
indemnités diverses, versées par
l’employeur.
LE TAUX DE COTISATION PAR
BRANCHE
AT/MP: De 2 à 5% sur un salaire
mensuel plafonné à 70 000f
PF: 5% sur un salaire mensuel
plafonné à 70 000f
Assurance maternité: 0.75% sur
un salaire mensuel plafonné 70 000f
Retraite: 14%
ACCIDENT DU TRAVAIL

Qu’estce que cette idée peut


évoquer chez les travailleurs ?
 Tout d’abord : évènement aléatoire, fortuit
 Dommage vis-à-vis des personnes, des
biens ou de l’environnement.
Dans le langage usuel :
 Distinction avec incident accident
dont les conséquences sont bénignes
 A l’opposé de la catastrophe incident
de grande ampleur touchant un grand
nombre de personnes.
 Puis, l’accident est un fléau social
L’accident danger pour l’individu et
une lourde charge pour la collectivité

 Ensuite, l’accident est un fléau non fatal


Il existe des systèmes de prévention
(gestion à faire, comportements à adopter ou
à ne pas adopter pour éviter l’accident).
 Enfin, dans la conception sociale du terme,
l’accident est un risque lié à l’activité
professionnelle. On parle d’Accident du
Travail et de Maladie Professionnelle.

Le risque lui-même étant défini comme


« l’exposition à un danger potentiel,
inhérent à une situation ou une
activité. »
En d’autres termes, c’est l’activité qui
est génératrice du risque.
CHAPITRE I LE RISQUE SOCIAL
« ACCIDENT DU TRAVAIL »

I. « ACCIDENT DU TRAVAIL » :
EXPRESSION GENERIQUE
II. DES CHIFFRES GLOBAUX
III. LA REPARTITION DES ACCIDENTS
IV. LES TENDANCES
CHAPITRE II. HISTOIRE DE LA
LEGISLATION
CHAPITRE III :
LES BENEFICIAIRES DE LA
LEGISLATION

I. LE CRITERE DE L’ACTIVITE
PROFESSIONNELLE

II. LE CRITERE DU RATTACHEMENT AU


TERRITOIRE
CHAPITRE IV :
L’ACCIDENT DU TRAVAIL

I. QU’ENTEND T- ON PAR « ACCIDENT » ?

II. LE CARACTERE PROFESSIONNEL DE


L’ACCIDENT

III. LA PREUVE DE L’ACCIDENT DU TRAVAIL


CHAPITRE V :
L’ACCIDENT DE TRAJET

I. PRECISION SUR LES TERMES DU TEXTE

II. LA PREUVE DE L’ACCIDENT DE TRAJET


CHAPITRE VI :
LES MALADIES PROFESSIONNELLES

I. CONDITIONS DE PRISE EN CHARGE

II. PROCESSUS DE RECONNAISSANCE


CHAPITRE VII:LES
FORMALITES A ACCOMPLIR
EN CAS D’AT

I. LES DIFFERENTES FORMALITES

II. LE ROLE DE LA CNPS


CHAPITRE VIII
L’INDEMNISATION DU RISQUE
PAR LA CNPS

I. LES PRESTATIONS SERVIES A LA VICTIME


PENDANT LA PERIODE D’INCAPACITE
TEMPORAIRE
II. LES PRESTATIONS SERVIES A LA VICTIME
PENDANT LA PERIODE D’INCAPACITE
PERMANENTE
III. LES PRESTATIONS SERVIES AUX AYANTS-DROIT
DE LA VICTIME EN CAS D’ACCIDENT MORTEL
CHAPITRE IX :
LES INCIDENCES D’UNE FAUTE A
L’ORIGINE DE L’ACCIDENT DU
TRAVAIL

I. LA FAUTE INTENTIONNELLE

II. LA FAUTE INEXCUSABLE

III. LA FAUTE D’UN TIERS


CHAPITRE 1

ANALYSE DU RISQUE
SOCIAL AT
L’ACCIDENT DU TRAVAIL:
TERME GENERIQUE
ACCIDENT DU TRAVAIL

- ACCIDENT DU TRAVAIL

RISQUES PROFESSIONNELS - ACCIDENT DE TRAJET

- MALADIES
PROFESSIONNELLES
LES RISQUES
PROFESSIONNELS

 SONT REDUITS AUX SEULS


ACCIDENTS DU TRAVAIL
P O U R Q U O I?

UNE RAISON UNE RAISON


HISTORIQUE STATISTIQUE
RAISON HISTORIQUE

LE RISQUE D’AT EST LE 1er A AVOIR


ETE GARANTI
(ENVIRON 20 ANS AVANT LES
PREMIERES MP ET UN DEMI SIECLE
AVANT LES AT –TRAJET)
RAISON STATISTIQUE

Ainsi sur 100 dossiers


risques professionnels

Accidents du travail 87

Accidents de trajet 12

Maladies professionnelles 1
- LA REPARTITION DES AT/MP DANS LES
PRINCIPALES BRANCHES D’ACTIVITE
 C’est le taux de fréquence des accidents qui
permet :
- d’apprécier la fréquence des accidents
- Et de constater que dans telles ou telles
branches d’activité, les accidents sont plus
fréquents que dans telles ou telles autres
branches.
 La formule:Tx de fréquence = Nbre
d’AT/MP avec arrêt X 1. 000. 000 / Nbre
d’heures travaillées

SECLIBEL TF
activite maritime 9,326
transport_terrestre,aeriens 8,088
exploitat forestie. avec scier 7,311
electricite generale 6,242
industrie manufacturiere 5,751
Agriculture 5,564
agro industrie 5,111
agricole scierie 4,924
exploitation forestiere 4,808
agricole insdustrie 3,902
commerce 3,804
agricole pur 3,424
batiment et t.p 3,154
agricole forestier 2,850
industrie extractive 2,822
clinique/cabinet medical/infir 2,459
hotel-restaurant 2,399
service public et ministere 1,462
etablissement public autonome 1,423
etablissement financier 1,241
ambassade/chag{ d'affaire 1,161

Administration générale, économique et 1,138


sociale et services de prérogative publique
gens de maison 1,123
groupe cooperatif/syndicat/civ 0,828
bureau d'etude 0,793
institution internationale 0,642
profession liberale 0,576
pharmacie/etab pharmaceutique 0,301
hopitaux etablis sanit public 0,279
association confessionnelle 0,237
enseignement prive 0,160
assurance volontaire 0,000
elevage 0,000
3,729
LES BRANCHES LES PLUS
DANGEREUSES SONT LES SUIVANTES :

- Activité maritime.
- Transport
- Industrie forestière
- Electricité
- Industries manufacturières
Au contraire les branches les moins dangereuses
sont:
- L’élevage
- Les assurances
- L’enseignement
- Les professions libérales
L’indice de gravité des tx IPP
Il faut noter également que c’est dans le
bâtiment et les T.P. que les accidents sont
les plus graves.
Cette donnée est fournie par l’indice de
gravité des IPP qu’on calcule de la manière
suivante : Indice de gravité = total des taux
d’IPP X 1.000.000 / Nbre d’heures travaillées
SECLIBEL TG
industrie extractive 0,470
agro industrie 0,393
service public et ministere 0,318
ambassade/chag{ d'affaire 0,274
electricite generale 0,269
enseignement prive 0,267
batiment et t.p 0,264
transport_terrestre,aeriens 0,250
assurance volontaire 0,205
hopitaux etablis sanit public 0,184
Agriculture 0,133
institution internationale 0,124
exploitation forestiere 0,115
exploitat forestie. avec scier 0,105
association confessionnelle 0,105
etablissement public autonome 0,098
clinique/cabinet medical/infir 0,091
etablissement financier 0,088
elevage 0,085
gens de maison 0,084
industrie manufacturiere 0,082
activite maritime 0,078
bureau d'etude 0,046
agricole scierie 0,043
Administration générale,
économique et sociale et 0,036
services de prérogative publique
agricole pur 0,028
commerce 0,026
profession liberale 0,017
pharmacie/etab pharmaceutique 0,014
agricole forestier 0,011
groupe cooperatif/syndicat/civ 0,005
agricole insdustrie 0,000
hotel-restaurant 0,000
0,164
LA REPARTITION DES AT SUIVANT LA
QUALIFICATION PROFESSIONNELLE ET L’AGE

- Le personnel ouvrier représente 40 %


des salariés mais 75 % des accidents.

- La fréquence des AT est supérieure à la


moyenne dans les tranches d’âge
inférieures à 30 ans.
- Cette fréquence devient inférieure à la
moyenne à partir de 30 ans.
Par contre, la gravité des accidents augmente
avec l’âge.
L’explication étant d’ordre physiologique : la
faculté de récupération de l’organisme
diminue lorsque l’homme avance en âge
LA REPARTITION DES AT SUIVANT LE
SIEGE DES LESIONS

- Les accidents touchent les mains,


les pieds et les yeux. Mais, ils sont
peu graves.
- Au contraire, les accidents à la tête
ou avec des localisations multiples
sont peu fréquents mais
généralement graves.
L’ACCIDENTE DU TRAVAIL EST LE
PLUS SOUVENT:

- UN OUVRIER

- DU BATIMENT OU DES T.P.

- AGE DE MOINS DE 30 ANS


CHAPITRE 2

HISTOIRE DE LA
LEGISLATION
LA LEGISLATION A.T
La fin du 19ème siècle et le début du 20ème
voient se multiplier les législations AT
destinées à garantir les salariés de
l’industrie contre ce risque.
POUR

UNE RAISON D’ORDRE UNE RAISON D’ORDRE


MORAL PRATIQUE
Considération d’ordre moral
 Le développement du machinisme sans
mesures de sécurité entraînait la
multiplication des « estropiés du
travail »
 Et la classe ouvrière était sacrifiée sur
l’autel du progrès dont toute la société
était censée bénéficier
 Ceci, bien entendu apparaissait
contraire à la justice sociale la plus
élémentaire.
Considération d’ordre pratique

 Il est apparu que pour résoudre


juridiquement le problème, il fallait
procéder à une léger aménagement de
la responsabilité civile
Recours de la victime avant 1898

Mais de quel recours la victime d’un AT


disposait-elle avant 1898?
Avant1898:Responsabilité
personnelle de l’employeur
 Tout travailleur victime d’un AT ne
pouvait obtenir réparation que s’il
démontrait que la cause était
imputable à l’employeur et que celui-ci
avait commis une faute
( sur le fondement de l’article 1382 du
code civil)
Article 1382
 ‘’Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à
autrui un dommage, oblige celui par la FAUTE
duquel il est arrivé à le réparer’’

Avant 1898

Action

Victime Employeur

Réparation

SI FAUTE ETABLIE REPARATION INTEGRALE


La réparation était aléatoire

 Or les règles de la responsabilité supposent


que soit établie la preuve de la faute d’autrui

 La réparation était aléatoire: elle se traduit


par le versement de dommages-intérêts
La réparation était aléatoire

 Or les règles de la responsabilité supposent


que soit établie la preuve de la faute d’autrui
 Ce qui signifie qu’elles ne sont d’aucun
recours dans trois cas:
- lorsque l’auteur fautif est insolvable
- lorsque la cause de l’accident est inconnue
- lorsque l’accident est causé par la victime
elle-même
La réparation était aléatoire
D’autres raisons encore font que l’article 1382
est difficilement applicable:
-l’autonomie de la volonté

-Nul n’est sensé ignorer la loi

-La procédure longue et coûteuse


La réparation était aléatoire
 La réparation était aléatoire: elle se traduisait
par le versement de dommages-intérêts

 Le droit commun de la responsabilité s’avère


donc le plus souvent incapable d’aider la
victime à supporter elle-même les
conséquences économiques de l’AT
La recherche de solutions

Cette incapacité a naturellement conduit à la


recherche de solutions
La loi du 09 avril 1898:
notion du risque
professionnel
 L’employeur devient responsable du seul fait

qu’il a confié à un ouvrier un travail


comportant un risque d’accident.
 Sa responsabilité n’est plus engagée
 La réparation est forfaitaire selon un tarif et
proportionnelle au salaire de la victime
 L’employeur peut s’assurer auprès d’une
compagnie d’assurances
Article 1384, alinéa 1er

‘’On est responsable non seulement du


dommage que l’on cause par son
propre fait, mais encore de celui qui
est causé par le fait des personnes
dont on doit répondre, ou des choses
que l’on a sous sa garde’’
Action

1898: Victime Employeur


Réparation

RESPONSABILITE AUTOMATIQUE MAIS REPARATION FORFAITAIRE

Compagnie d’assurance
Pri
m es
Action
réparation Employeur

Directe
Atténuation du lien
de responsabilité
Victime
Loi du 25 octobre 1919

Cette loi pose le principe d’une réparation des


dommages causés par les maladies
professionnelles avec ladoption de deux
tableaux au départ:
- Les maladies causées par le plomb
- Les maladies causées par le mercure
Loi du 1er juillet 1938:
Notion de risque
d’autorité
Selon cette loi les salariés sont garantis, non
plus en raison de la nature des travaux qui
leur sont confiés, mais du fait de leur statut
de salariés titulaires d’un contrat de louage
de service
Loi du 30 octobre 1946:
Notion de risque social.
L’évolution sera achévée avec l’intégration de la législation AT dans la
Sécurité Sociale. La loi du 30 octobre 1946 efface le lien de
responsabilité entre l’employeur et l’accidenté, et substitue à ce lien
une obligation de réparation mise à la charge exclusive des
Organismes de Sécurité Sociale financées par les contributions
patronales
Les AT, AT-trajet et MP sont considérés comme des
risques sociaux,au même titre que la maladie et
leur réparation se fonde dorénavant sur le
principe de l’assurance obligatoire, non plus sur
la notion de responsabilité
Loi du 30 octobre 1946:
Notion de risque social.
Néanmoins la responsabilité de
l’employeur subsiste dans le cas
d’une faute intentionnelle ou
inexcusable de sa part
Loi du 30 octobre 1946:
Notion de risque social.
La priorité est donnée à la prévention et à la
réinsertion
Exposé des motifs:
« ….la réparation sous forme d’indemnités journalières ou
de rentes ne doit être considérée que comme
subsidiaire… La législation doit tendre d’abord à prévenir
l’accident ou la maladie ,ensuite lorsque l’accident ou la
maladie est survenu, à restituer à la victime sa capacité
de travail…. »
Depuis
1946
Caisses de sécurité
sociale coti
sati
on s

Employeur

Disparition du lien de responsabilité


employeur/ victime

Victime
L’intégration de la législation
AT à la Sécurité sociale
 Cette intégration a été réalisée par la loi du
30 octobre 1946. Elle a amélioré de façon
sensible le sort des victimes
 Les principales innovations apportées par le
législateur sont:
L’intégration de la législation
AT à la Sécurité sociale
Les principales innovations apportées par le
législateur sont:
-La création d’une assurance accidents du

travail
-L’amélioration de l’indemnisation des victimes

-L’amorce d’une politique de prévention


La naissance de l’assurance
AT en CI
En CI, c’est un décret du 24 février 1957 qui a
posé les principes de la réparation AT
Ces principes ont été très largement inspirés de la
legislation métropolitaine
-Octroi de soins medicaux

-Versement d’indemnité journalières

-Service de rentes en cas d’incapcité permanente

ou de décès
La naissance de l’assurance
- AT en CI
La gestion du risque était confiée à la CCPF et
aux compagnie d’assurances.
-En 1968,la CC est devenue CNPS dans le cadre

de la loi du 20 décembre 1968 qui instituait le code


de prévoyance sociale.
-Plusieurs autres textes se sont succédés à ce

jours pour modifier le CPS


-La réparation AT est donc intégrée en CI au

système de sécurité sociale


-Il en est de même dans l’ensemble des Etats

francophones d’Afrique
En conclusion
 Il faut retenir que le système de reparation des
AT repose historiquement sur un « compromis »
- d’un côté la prise en charge d’un risque, sans
que le salarié n’ait à établir la faute de
l’employeur. L’accident est présumé imputable
au travail = présomption d’imputabilité
- d’un autre côté, une réparation forfaitaire
excluant la possibilité d’agir contre l’employeur
pour obtenir réparation du préjudice= principe
d’immunité de l’employeur
En conclusion
Ce système est apparu très favorable au
salarié. En effet, Il lui épargne la difficile
charge de la preuve.
La protection au titre des AT s’accompagne
en oute d’une protection en matière de droit
du travail, contre le licenciement
Quelques exceptions
Le principe d’immunité connaît quelques
exceptions:
-En cas de faute intentionnelle

-En cas de faute inexcusable

-En cas d’accident de trajet avec tiers

responsable
CHAPITRE 3

LES BENEFICIAIRES
DE LA LEGISLATION
Les critères de determination des
presonnes protégées

Les personnes protégées sont déterminées en


fonction de deux critères
- Un critère professionnel
- Et un critère territorial
Le critère de l’activité professionnelle

 La protection est assurée à toute personne


salariée ou travaillant pour un employeur à
quelque titre ou à quelque lieu que ce soit
A - Les salariés
L’art 66 alinéa 1 .du Code de
Prévoyance Sociale qui
définit l’accident du travail
mentionne son applicabilité
aux travailleurs soumis aux
dispositions du code du
travail
et plus précisément
à l’article 2 de la loi
n°2015-532 du 20
Juillet 2015 portant
Code du travail,
Au sens des
dispositions du
Code du travail,
 estconsidéré comme travailleur, ou
salarié quelque soit son sexe, sa race
et sa nationalité, toute personne
physique qui s’est engagée à mettre
son activité professionnelle
moyennant rémunération, sous la
direction et l’autorité d’une autre
personne physique ou morale,
publique ou privée, appelée
employeur…
Précision réglementaire

Certaines législations précisent «… quels que


soient le montant et la nature de la rémunération,
la forme, la nature ou la validité du contrat… »
Les salariés

 C’est la catégorie de travailleurs la plus


nombreuse qui travaille pour compte d’un ou de
plusieurs employeurs
 En Côte d’Ivoire, sont couverts les salariés des
entreprises industrielles, commerciales et
agricoles
Les incertitudes sur l’existence d’un contrat de travail

Mais il existe un grand nombre de cas pour


lesquels on n’a pas de certitudes sur l’existence
d’un contrat de travail
Pour trancher, la jurisprudence vérifiera:
-l’existence d’un lien de subordination
-Si le travail est rémunéré
L’existence d’un lien de subordination

C’est le critère qui est retenu pour caractériser la


relation salariale et donc déterminer la reconnaissance
de l’accident en accident de [Link] constitutive d’un
lien de subordination « l’exécution d’un travail sous
l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des
ordres et des directives, de contrôler l’exécution du
travail et de sanctionner les manquements de son
subordonné »
Il appartient à la victime d’apporter la preuve de sa
dépendance
L’existence d’un lien de subordination

-Le fait qu'une personne ne soit pas déclarée n’est


pas exclusif de l’application de la législation
-Lorsque le contrat est nul
L’existence d’une rémunération

Le montant de la rémunération importe peu. Elle


doit être effective et non symbolique sinon il
s’agirait de travail bénévole
La nature de la rémunération est également
indifférente
B – L’extension de la
législation à certaines
personnes(art 67 CPS)
Les membres des sociétés
coopératives ouvrières de
production;
Les Présidents Directeurs
Généraux des sociétés
anonymes;
Les apprentis;
Les élèves des établissements
d’enseignement technique;
Les stagiaires de rééducation
professionnelle;
Les détenus exécutant un
travail pénal.
C – Les assurés
volontaires(art.70
CPS)
Les salariés ci-
dessus cités sont
tous couverts par la
législation.
A contrario, cela
signifie que d’autres
travailleurs ne sont
pas assurés contre le
risque d’accident.
C’est pourquoi
l’[Link] permet à
ceux-ci de s’assurer
volontairement
moyennant le paiement
d’une cotisation à leur
charge.
Le critère territorial

- Les AT survenus en CI: dès lors que la victime est


l’une des personnes protégées, la législation
s’appliquera à tous les AT survenus sur le territoire
national
-Les AT survenus à l’étranger à l’occasion d’un
détachement temporaire du travailleur sont soumis à
la législation ivoirienne de sécurité sociale en vertu
des conventions internationales
-Les AT survenus aux travailleurs expatriés ne
relèvent plus de la législation nationale
CHAPITRE 4

L’ACCIDENT
DU TRAVAIL
Article 66 du code de la prévoyance sociale

 ‘’Est considéré comme un accident


du travail, quelle qu’en soit la
cause, l’accident survenu par le fait
ou à l’occasion du travail’’…
Article 66 du code de la prévoyance sociale

Une définition dont l’imprécision est


frappante et qui laisse en suspens un
certain nombre de questions:
-Quand peut on établir qu’il ya
accident et non maladie?
-Qu’est ce que à l’occasion du travail?
Article 66 du code de la prévoyance sociale

Deux raisons à cette imprécision


-La première est d’ordre social

-La seconde est d’ordre pratique

Cette imprécision des textes a pour


conséquence le recours à la justice
Article 66 du code de la prévoyance sociale

Et si le pouvoir judiciaire n’a pas à se


substituer au pouvoir législatif, il est
communément admis que la
jurisprudence est source de droit
puisqu’il est de son devoir de
trancher, y compris dans les cas où le
texte n’est pas assez précis pour
trancher.
Article 66 du code de la prévoyance sociale

C’est ainsi qu’un grand nombre de


circonstance « d’accidents professionnels »
sont soumis aux tribunaux qui ont eu à
préciser le texte surtout auniveau de la
définition des expressions:
-Accident

-Survenu par le fait ou à l’occasion du travail


Article 66 du code de la prévoyance sociale
Ces précisions sont extrêmement importantes
car contrairement aux autres assurances
sociales,il n’ya pas en assurances AT/MP, de
conditions administratives ,telles que la
justification d’une certaine durée d’activité
salariée.
Autrement dit,il n’existe pas de conditions
d’ouverture de droits en AT.
La législation s’appliquera dès que le fait
accidentel entrera dans le cadre de l’article 66
du CPS
Qu’entend t’on par accident

C’est un arrêt du 21 février 1912 de la


Cour de Cassation Française qui a
donné de l’accident et de l’accident
seul,une définition précise
1-l’La définition
accident est de
l’accident
légalement caractérisé
par l’action violente et
soudaine, d’une cause
extérieure, provoquant
une lésion de
l’organisme humain.
- l’action violente et soudaine
« violence » signifie : choc brutal
physique occasionnant une
lésion corporelle : blessure,
plaie, bosse, fracture, entorse,
mort …
mais que décider dans les cas de
chocs emotionnels? Par exemple
pour une attaque cardiaque
contractée par un gardien en
voyant un camion de transport
plonger dans la lagune avec ses
passagers?
La décision à prendre est
positive car le texte de l’article
66 ne précise pas « accidents
physiques » ce qui signifie à
contrario que les accidents
d’origine émotionnelle peuvent
tout à fait entrer dans le cadre
de la définition légale.
Comparaison accident et maladie

Après avoir appréhendé le terme violence,


il nous reste à voir celui de la soudaineté
qui, elle, en est véritablement le trait
caractéristique
C’est la soudaineté qui distingue
l’accident de la maladie.
Comparaison accident et maladie

Autrement dit, dès lors qu’il sera possible


de fixer une date certaine à l’apparition de
la lésion, il y aura bien un accident.
Si par contre, cela n’est pas possible, il y
aura au contraire maladie
Comparaison accident et maladie

Malheureusement, il reste un cas où le


point de départ de la lésion est difficile à
situer: c’est l’hypothèse de l’état
pathologique préexistant qui va se trouver
brusquement, soudainement aggravé par
le travail
Les tribunaux ont statué dans le sens
favorable aux salariés.
- La lésion de l’organisme
humain
Il est absolument nécessaire que le
travailleur ait été atteint dans son
intégrité physique.

La seule déchirure des vêtements ou


encore le bris des outils de travail
n’entraînent pas réparation.
Les appareils de prothèse
La solution retenue a introduit une double
reserve en ce qui concerne les seules lunettes,
les autres appareils étant pris sans difficultés:
Pour que le bris de lunettes soit réparé au titre
des AT, il faut:
-Que le salarié ait été victime d’une lésion
physique
-Que les lunettes aient été en position
d’utilisationau moment de l’accident.
Cette lésion peut être:
- APPARENTE OU NON
- INTERNE OU EXTERNE

Dans tous les cas, elle doit


être constatée
médicalement
- La cause extérieure
La cause extérieure est
l’élément matériel
provoquant directement
l’accident
Exemple : l’outil de travail qui blesse le
travailleur
La cause extérieure
Dans la conception
traditionnaliste, tout accident
devait avoir été provoqué par
une cause extérieure
A l’heure actuelle,la notion de
cause extérieure est de plus
en plus abandonnée par la
jurisprudence
- La cause extérieure
Les tribunaux reconnaissent
qu’il ya AT dans les hypothèses
de faux mouvements, de
malaises ou de décès subits
Où est la cause extérieure?
Aujourd’hui la JP se contente
d’exiger « la brusque survenance
d’une lésion » (au temps et au
lieu du travail)
2- Le caractère professionnel de l’accident
L’article 66 indique que
l’accident est
« professionnel » s’il
survient
- soit par le fait du travail
- soit à l’occasion du travail
L’accident survient « par
- Le
le fait dufait du»,
travail
lorsquetravail
le travail est à
l’origine directe de
l’accident , lorsque le
salarié est effectivement
en train d ’exécuter son
travail.
Exemples classiques
Exemples classique de ce type d’accident est
celui du salarié qui se blesse avec son outil de
travail.
Dans les territoires sous administration belge,on
en restait là: l’AT était uniquement celui qui se
produit « dans le cours et par le fait du travail ».
Mais l’article 66 du CPS ajoute « … ou à
l’occasion du travail », et des Etats tels que la
RD Congo, le Rwanda et le Burundi ont repris la
même formule.
-A l’occasion du travail

l’accident survient à l’occasion du travail


lorsque le salarié se trouve:
- sur le lieu du travail et en dehors du temps
de travail
- hors du lieu du travail mais dans le temps
du travail
-hors du lieu du travail et du temps de
travail.
Ces critères de temps et de
lieu du travail sont
difficilement applicables pour
les salariés dont le lieu de
travail n’est pas fixe.
Pour ces salariés dits
travailleurs «itinérants » on
utilise le critère du lien de
subordination.
Le temps de travail
Il s’agit de la plage horaire de travail de
l’entreprise. Il n’est pas nécessaire que cette
plage horaire soit exclusivement consacrée au
travail proprement dit. La protection continuera
de jouer par exemple pendant un temps de
pause autorisé, pendant une réunion syndicale
autorisée ou pendant le temps que le salarié
peut passer aux toilettes
L’essentiel est qu’il ne se soustraie pas
délibérément à l’autorité de son employeur.
Le lieu de travail
Au sens le plus strict,le lieu de travail est limité
au poste de travail.
En fait il s’étend à toute les dépendances de
l’entreprise, et jusqu’à la grille de sortie
Il peut même être étendu au délà de cette limite,
par exemple lorsqu’un salarié se rend chez un
fournisseur. Pour délimiter ce genre de
situation,la jurisprudence donne du lieu de
travail une définition précise: c’est « tout endroit
où le salarié se trouve ,ou se rend, par ordre de
son employeur ou dans l’intérêt de l’entreprise »
Combinaison des critères de temps et de
lieu
- Accidents survenus en dehors du temps mais
sur les lieux de travail: la plage horaire est
dépassée. Mais la protection peut jouer en
raison de contraintes inhérente au travail
- Accidents survenus en dehors du lieu de
travail mais pendant le temps de travail: en
dehors des cas où le salarié est envoyé par
son employeur à l’extérieur, et dans l’intérêt
de l’entreprise, les cas entraînant une
décision de prise en charge sont très rares.
Combinaison des critères de temps et de
lieu
- Enfin, certains accidents survenant en dehors
du temps et en dehors du lieu de travail,
bénéficieront de la législation: ainsi l’agent de
bureau, qui après sa journée de travail, va
poster le courrier de l’entreprise, reste
protégé jusqu’à la poste.
En pareil cas, le maintien de la protection se
justifie par le fait que jusqu’à la poste, l’agent
exécute un travail et reste sous la
subordination de son employeur.
Cas particulier des salariés itinérants ou en
mission
On pourra parler d’AT si l’accident est « dû aux
actes de la vie professionnelle »
La JP précise qu’il ya mission « pendant tout le
temps où l’envoyé en mission n’a pas recouvré
sa pleine indépendance,ni interrompu la mission
pour un motif indépendant de l’emploi
« QUELLE QU’EN SOIT LA CAUSE »
Une telle disposition inscrite dans la définition
de l’AT abouti à prendre en charge des accidents
qui ne sont que très indirectement liés à
l’exercice de l’activité professionnelle de la
victime ( ivresse, bagarre au cours du travail
etc…..)
Donc, la cause importe peu. Elle retrouve
cependant une grande importance lorsqu’il
s’agit d’une faute
LA RELATION DE CAUSE A EFFET
Vérifier la relation de cause à effet signifie
verifier si les lésions présentées par la victime
sont bien imputables au fait accidentel dont il
est question.
LA PREUVE DE
L’ACCIDENT DU
TRAVAIL
 En matière d’AT/MP, la victime
ne doit prouver que
l’existence des lésions qu’elle
invoque.
 On parle de présomption

d’imputabilité
 Ainsi, " Toute lésion qui se produit dans un
accident survenu par le fait ou à l’occasion du
travail doit être considérée comme un accident
du travail, sauf s’il est apporté la preuve que
cette lésion a une origine totalement étrangère
au travail’’.
 Ces présomptions son tirées
des faits ci-après :
 - ‘’La prompte déclaration du
fait accidentel à un tiers’’
 - ‘’La constatation médicale
des lésions le jour même de
l’accident’’.
 Il
appartient à la Caisse
de prouver qu’il n’y a
pas accident de travail
au sens de l’article 66
du Code de Prévoyance
Sociale
 Par exemple, en prouvant
l’origine non professionnelle
des lésions : absence de
relation de cause à effet ; ou
encore, que le salarié était
hors de l’enceinte de
l’entreprise, et dans son
intérêt personne etc.
CHAPITRE 5

L’ACCIDENT DE
TRAJET
La définition de l’accident de
trajet est donnée par l’article
66 al2 du CPS:
Il s’agit de l’accident qui
survient sur le trajet aller et
retour compris entre la
résidence du salarié et son
lieu du travail
 cette définition ne
s’appliquera pas lorsque
le trajet aura été
interrompu ou détourné
pour un motif dicté par
l’intérêt personnel ou
indépendant de l’emploi.
1) Les extrémités du
trajet protégé

(lieu de travail, et
résidence).
-LE LIEU DE TRAVAIL

- C’est le poste de travail,


- Les locaux de l’entreprise
et toutes ses dépendances
pour les travailleurs
sédentaires.
 Pour les travailleurs
itinérants, le lieu de travail
est, ‘’tout endroit où ils se
trouvent, ou se rendent sur
ordre de l’employeur et dans
l’intérêt de l’entreprise’’
C’est à partir de la
grille de sortie que
commence ou se
termine le trajet
protégé.
- La résidence
C’est le lieu de l’habitation
principale.
Il est admis que le trajet
commence dès que le
salarié a franchi le seuil
de sa résidence.
2) Le trajet emprunté
Le trajet doit être: Habituel, Le
plus direct; le plus court, le plus
commode
S’il existe plusieurs trajets
possibles, aussi pratiques, aussi
commodes les uns que les
autres, il n’est pas nécessaire
d’en emprunter obligatoirement
un seul de façon habituelle ; la
protection jouera sur chacun
d’entre eux.
3) Les détours et
interruptions
Les détours et interruptions enlèvent
au trajet la protection légale.
Néanmoins, et par exception, le trajet
restera protégé lorsque les détours ou
les interruptions auront été liés à
l’emploi ou indépendants de la
volonté de la victime.
4 ) Les accidents de
mission
‘’Est également considéré
comme accident du travail,
l’accident survenu pendant les
voyages dont les frais sont mis
à la charge de l’employeur en
vertu de l’article 26.1 du Code
du Travail’’.
LA PREUVE DE L’AT-TRAJET
Dans un premier temps, il exige en
effet que la victime fasse la preuve
 Que son accident est un accident de trajet.
 On admettra en effet la prise en charge au
titre professionnel, ‘’lorsque l’enquête
permettra à la Caisse de disposer de
présomptions suffisantes’’.
 En claire, cela signifie que c’est
bien la Caisse qui assure toute
l’instruction du dossier.
 En Côte d’Ivoire, sur ce point le
législateur a retiré l’enquête des
attributions de la Caisse dans les
hypothèses d’accidents graves.
Cette enquête est toujours de la
responsabilité de l’Inspection du
travail.
 Pour le moment, rappelons simplement que
les présomptions sur lesquelles la Caisse
peut fonder sa prise en charge doivent être
graves, précises, et concordantes. Et qu’il
s’agit comme en matière d’accident de
travail de la prompte déclaration du fait
accidentel et, de ‘’la constatation
médicale des lésions le jour même de
l’accident’’.
CHAPITRE 6

LES MALADIES
PROFESSIONNELLES
Définition

Une maladie est « professionnelle » si elle


est la conséquence directe de l’exposition
d’un travailleur à un risque physique,
chimique, biologique,ou résulte des
conditions dans lesquelles il exerce sont
activité professionnelle
Définition

Contrairement à l’AT, la MP est la


conséquence de l’exposition plus ou moins
prolongée à un risque qui existe lors de
l’exercice habituel de la profession.
Exemple: absorption quotidienne de petites
doses de poussières ou de vapeurs
toxiques; ou exposition répétée à des agent
physiques ( bruits, vibrations etc…).
Définition

Il est presque toujours impossible de fixer


exactement le point de départ de la
maladie,d’autant plus que certaines MP
peuvent ne se manifester que des années
après le début de l’exposition au risque et
même parfois très longtemps après que le
travailleur ait cessé d’exercer le travail
incriminé
Définition

Dans ces conditions,les données concernant


le lieu, la date, et la relation de cause à effet
sont difficiles à préciser
La matérialité de la MP ne peut pas etre etablie
par la preuve qui est impossible à apporter
Le droit à réparation se fonde sur des critères
médicaux et techniques de probabilité et des
critères administratifs de présomption
Définition

Il faut noter qu’il ya aussi des MP d’origine


accidentelle qui sont considérées comme
des AT. C’est le cas de certaines
intoxications provoquées par l’eclatement
d’une bobonne de gaz ou l’exécution de
travaux dans une citerne ayant contenu des
produits toxiques
Définition

Il existe aussi des MP consécutives à des


AT. Exemple du tétanos suite à une
blessure accidentelle souillée
Reconnaissance du caractère
professionnel des maladies

La législation de la sécurité sociale a établit


un certain nombrs de conditions
médicales ,techniques et administratives
qui doivent être remplies pour qu’une
maladie puisse être reconnue comme
professionnelle
LES 3 PROCEDES JURIDIQUES DE
REGLEMENTATION DES M.P.

- LE SYSTEME DE LA LISTE

- LE SYSTEME SANS LISTE

- LE SYSTEME MIXTE
[Link] CONDITIONS DE PRISE EN
CHARGE D’UNE M.P. art 124 CPS

- Affection figurant sur la liste réglementaire;

- Exposition habituelle au risque;

- Constatation médicale dans un certain délai.


- La liste des maladies
professionnelles

Elle se présente sous


forme de tableaux, que
l’article 124 regroupe
en quatre catégories.
Exemple: tableau MP

Maladies provoquées par Délais de Travaux susceptibles de


l’inoculation de la rage prise en provoquer ces maladies
charge
Toutes manifestations de la rage 6 mois Travaux susceptibles de
mettre en contact avec des
animaux atteints ou suspects
de rage, ou avec leurs
dépouilles

Affections imputables à la séro Travaux de laboratoire de


ou vaccinothérapie antirabique 2 mois diagnostic de la rage
Catégorie 1

Les maladies qui


résultent d’une
intoxication provoquée
par les émanations ou
bien les manipulations
d’agents nocifs
Catégorie 2

Cette deuxième
catégorie concernent
les infections
microbiennes.
Catégorie 3

Il s’agit de maladies qui


résultent, soit de l’ambiance
qui entoure le travailleur
(exemple : le bruit), soit
d’une attitude particulière
qui lui est imposée.
Catégorie 4
Elle constitue une particularité:
peuvent être reconnues comme
professionnelles les affections
microbiennes ou parasitaires,
susceptibles d’être contractées à
l’occasion du travail dans les
zones reconnues comme
particulièrement infectées.
- La condition d’exposition au
risque.
L’article 124 prévoit que le
travailleur ne peut bénéficier
de la législation, que s’il a
été exposé au risque ‘’de
façon habituelle’’.
 Leterme exposé de façon
habituelle devait
s’entendre d’une certaine
régularité et d’une
certaine durée dans
l’exposition au risque.
- Le délai de prise en
charge

Le délai de prise en charge


correspond en principe à
la période d’incubation de
la maladie.
 Il
s’entend de la période
durant laquelle, après la
cessation de l’exposition
au risque, la maladie doit
se révéler et être
médicalement constatée.
En effet la maladie
professionnelle peut être
constatée
- Soit lorsque l’assuré effectue le travail
l’exposant au risque cette possibilité ne
pose aucun problème, la forclusion ne peut
jamais être opposée à la victime

- Soit après la cessation de


l’exposition au risque, notamment en
cas de cessation d’activité, ou de
changement d’emploi.
Exemple du charbon
professionnel (infection
microbienne)
Délai de prise en
DELAI DE
charge: 30
jours 1/4 PRISE EN CHARGE 30/4
EXPOSITION AU RISQUE FORCLUSION

31/3 1/5

La constatation médicale doit intervenir au plus tard le 30 avril


CHAPITRE 7

LES FORMALITES A
ACCOMPLIR EN CAS
D’AT
- Par la victime
 La victime est bien entendu

la première personne
concernée par un AT/MP et
dans certaines législations,
elle est la première à devoir
agir.
 Ainsi,
en France, elle doit d’abord
informer son employeur (sauf cas
de force majeure) de son
accident, et ceci, dans un délai
de 24 heures. En cas de décès,
ce sont les ayants droit qui
doivent avertir l’employeur.
 Cette obligation de première
déclaration par la victime, à
l’employeur, se retrouve, aussi dans
les législations du Cameroun, de la
Guinée, du Niger et du Togo.
 Elle est assortie d’un délai de 24

heures à compter de la date de


l’accident.
 Quant au Code du Mali, dans
son article 80, il la limite aux
seuls accidents de trajet,
dont la victime (ou ses
ayants droit), doit prévenir
l’employeur dans les 48
heures.
 Quoiqu’il en soit, ils sont
assez peu nombreux
aujourd’hui, les pays africains
qui imposent cette obligation
à la victime. Parmi ces pays ,
figure la Côte d’Ivoire.
 En outre, elle n’est assortie
d’aucune sanction, ce qui paraît
normal puisqu’en dissimulant
l’accident, la victime se sanctionne
elle-même en faisant obstacle au
versement des prestations.
LA TOUTE PREMIERE
FORMALITE IMPOSEE
DANS CERTAINS PAYS

AVERTIT
VICTIME EMPLOYEUR
(24 OU 48h)

PAS DE SANCTIONS
- Par l’employeur

Obligation de
déclarer
l’accident (art71
Cette obligation est assez
stricte à plusieurs égards,
puisqu’à la fois:
- L’employeur doit
déclarer l’accident ,
quoiqu’il pense de ses
circonstances;
- La
déclaration d’accident doit être
consignée par écrit pour être
adressée aux Agences de la
CNPS;
- Celles –ci est soumise à un
certain délai (de 48 heures)
 Il en est ainsi également au
Cameroun, au Gabon, et au Mali.
Toutefois, en cas de refus
ou de négligence de sa
part, la victime ou ses
ayants droit disposent
d’un délai de deux ans
pour déclarer l’accident à
la CNPS.
 Notons tout de même que le
Cameroun est plus généreux :
3 ans, mais que le Gabon est
beaucoup plus strict : deux
mois.
 Il faut préciser, ce délai se
compte du jour où
l’employeur a connaissance
de l’accident, et qu’il ne
comprend ni les dimanches
ni les jours fériés.
ORGANISME DE SECURITE

8h
4
n
t io
ara
écl
D
-Soit
EMPLOYEUR D.A.T. D.A.T.
-soit

cla
ra
tio
n
FEUILLE 48
h
AT/MP
INSPECTION DU
TRAVAIL

VICTIME
Les sanctions en
cas de non
déclaration ou de
déclaration tardive
 Le code de prévoyance sociale ivoirien ne
retient aucune sanction; d’autres, les plus
nombreux, posent le principe d’une
amende ; enfin il en est certains, et c’est
par exemple le cas au Tchad et à
Madagascar, qui prévoient une peine
d’emprisonnement à l’encontre de
l’employeur.
Autres formalités incombant à
l’employeur

Il lui est aussi demandé de


faire dispenser à la victime les
soins de premières urgences,
d’aviser le médecin de
l’entreprise et, le cas échéant,
de diriger la victime sur un
centre médical .
- Par le médecin traitant
Il est tenu de donner à la victime,
lors d’une 1ère consultation, un
certificat médical qui décrit les
lésions et qui doit donner une
idée de l’étendue et des
conséquences de l’accident. De
même, à la fin de l’incapacité
temporaire, il doit établir un
certificat final qui indique les
UTILITE DU C.M.I.
- Aide à la prise de décision: permet
d’établir la matérialité du fait accidentel

- Permet d’évaluer l’incapacité en durée et


en gravité
C’est pourquoi il est requis La plus grande
attention à cette étape :
 Pas d’erreur de côté (droit ou gauche),

 Pas d’approximation de vocabulaire,

 Pas de description floue des lésions

 Etc….

Sinon la prise en charge des lésions peut être


compromise.
 Pour le paiement des actes
médicaux, le médecin remplit le
feuillet qui le concerne. Les
feuillets, envoyés par le médecin
à la CNPS, permettront
ultérieurement le paiement des
soins. Le salarié ne fait aucune
avance d’argent.
 En cas de rechute c’est à la victime ou à ses
ayants droit de demander une nouvelle feuille
d’accident à la CNPS qui statue sur la prise en
charge. Le praticien établit un certificat médical
selon les mêmes modalités que le certificat initial.
Lorsque la prise en charge est acceptée, l’assuré
bénéficie des mêmes prestations qu’après l’AT
initial.
 Enfin, en ce qui concerne l’envoi des
certificats, la réglementation prévoit
l’envoi direct par le médecin à la
CNPS.
TRANSMISSION DU C.M.I.

SOIT: C.M.I VICTIME

MEDECIN C.M.I EMPLOYEUR C.M.I C.N.P.S.

SOIT:
C.M.I VICTIME

MEDECIN C.M.I C.N.P.S.

(SELON LES LEGISLATIONS)


La CNPS
si l’essentiel de son rôle
consiste dans le versement des
prestations, encore faut-il
qu’elle ait la certitude que les
circonstances accidentelles qui
lui sont exposées entrent bien
dans le cadre des définitions de
l’accident du travail, de trajet
ou de la maladie
La décision de prise en
charge ou non du dossier
 A l’occasion des chapitres consacrés à la
définition de l’accident de travail, et de
l’accident de trajet, nous nous sommes
rendus compte que dans un grand nombre
de cas, la décision de prise en charge ne va
pas de soi, parce que les circonstances
semblent être ‘’à la limite’’ des textes.
 L’article 77 du CPS permet à la CNPS de
recourir à la procédure d’enquête en cas
d’accidents graves ou mortels. Cette enquête
est en effet systématique lorsque la lésion
entraîne ou paraît devoir entraîner, la mort,
ou une incapacité permanente. L’enquête est
cependant laissée à la discrétion de
l’inspecteur du travail. Cette disposition se
retrouve dans la loi Tchadienne et la loi
Malgache.
Suivant la loi
Camerounaise,
l’enquête doit aussi être
diligentée en cas
d’accident de trajet.
 Il convient donc de faire une distinction
entre deux types d’enquête : une enquête
légale, obligatoire dans des cas bien
précis et une enquête administrative
laissée à l’initiative de la Caisse pour les
cas ‘’hors texte’’.
ENQUETE LEGALE ENQUETE
ADMINISTRATIVE
Obligatoire dans au moins 2 Non prévue par les textes
cas:
-décès; Intervient quand les autres
-incapacité permanente à prévoir
moyens d’information ont été
(éventuellement, en accident de
trajet, selon les pays) épuisés, ou plus simplement:
Rarement
en cas de besoin
menée par un
agent de l’institution de
Menée par la caisse
sécurité sociale
contradictoire
 Le certificat médical initial et la
déclaration de l’employeur sont
réceptionnés par le service
« accidents du travail » de la
CNPS. La Caisse peut contester
le caractère professionnel de
l’accident.
Aucun délai ne lui
est imposé pour
prendre une
décision.
 EnFrance, elle est obligée
de se prononcer
 Dans un délai de 30 jours à
compter de la date à laquelle
elle a eu connaissance de
l’accident :
 Faute de réponse dans ce délai,
l’accident est réputé professionnel
 Sauf, si à l’inverse, dans les 30 jours,

en cas de nécessité d’examen ou


d’enquête complémentaire, elle en a
informé la victime ou ses ayants droit
et l’employeur par lettre
recommandée avec accusé de
réception
 Dans un nouveau délai de deux
mois à compter de cette
notification d’enquête
complémentaire et en l’absence de
décision de la Caisse, le caractère
professionnel de l’accident est
reconnu ; en cas de rejet les voies
de recours sont indiquées :
 En cas de rejet administratif,
contestation de la matérialité de
l’accident et de son caractère
professionnel, la voie est celle du
contentieux général : commission de
recours gracieux, et tribunal.
 En cas de rejet médical, contestation

de l’imputabilité des lésions décrites à


l’accident du travail, la voie de recours
est l’expertise médicale
CHAPITRE 8

L’INDEMNISATION DU RISQUE
PAR LA CAISSE
Les prestations
servies à la victime
pendant la période
d’incapacité
temporaire
Les prestations
en nature
Les principes généraux

- La CNPS garantit la gratuité


totale des soins.
- La victime munie d’une feuille
de soins n’a pas à avancer
d’argent; la CNPS se substituera
à elle pour régler les praticiens
et fournisseurs: C’est le principe
du tiers payant.
TIERS PAYANT ET TICKET
MODERATEUR
30% 70%

Réglé directement par la caisse au fournisseur

Payé par l’assuré au fournisseur et non


remboursable par la sécurité sociale
 - Pour que les prestations
soient servies il faut et il
suffit de pouvoir qualifier les
circonstances d’accidents de
travail ou de trajet: absence
de conditions d’ouverture de
droits.
Les prestations en nature sont:
- L’assistance médicale, chirurgicale et
dentaire, y compris les examens
radiographies, les examens de laboratoire
et
-Laanalyses;
fourniture de produits pharmaceutiques
- L’entretien dans un centre médical ou
hospitalier
-La fourniture ,l’entretien et le
renouvellement des appareils de prothèses
ou d’orthopédies;
-Enfin ,le transport de la victime du lieu de
l’accident à la formation sanitaire la plus
proche ou à sa résidence
2) Les
prestations en
espèces
La période d’indemnisation
La CNPS versera à la victime des
indemnités journalières à partir du
lendemain de l’accident, le jour de
l’accident devant être payé par
l’employeur.

Le paiement des IJ se poursuivra tant


que le repos sera médicalement
prescrit, jusqu’aux dates suivantes et
y compris celles- ci
-La veille de la reprise effective
du travail, et même si l’état de
la victime nécessite encore des
soins ;
- La date de guérison ou de
consolidation, et même si
l’assuré n’a pas repris son
travail;
- La date de décès , s’il
intervient pendant la période
d’incapacité.
Les éléments de calcul de l’IJ
Le décompte de l’IJ est lié à la
détermination des éléments suivants:
 Le nombre de jours de repos

 Le nombre de jours ouvrables dans le mois

précédant l’accident
 Le nombre de jours de préavis auquel peut

prétendre la victime
 Le salaire journalier perçu par la victime
La détermination du montant
des indemnités journalières
(ij)pour cent pendant la période
Cent
correspondant au préavis, puis 50
pour cent jusqu’au 28 ème jour
suivant l’accident (seulement dans la
mesure où les 28 premiers jours
d’incapacité n’ont pas été absorbés
par le préavis) , enfin deux tiers à
partir du 29 ème jour d’incapacité,
voire à l’expiration du préavis.
Exemple :

Accident du travail survenu à Mr


Yao le 11 mai 2003.
- nombre de jours de repos: 90
jours
- nombre de jours de préavis: 15
jrs salaire journalier: 5 600 F
- nombre de jours ouvrables: 25
1)Calcul du salaire journalier de Mr Yao
140 000 F : 25 = 5 600 F
2) L’indemnité journalière correspondant
au plein salaire journalier (15 jours de
préavis)
5 600 F * 15 = 84 000 F
3) l’indemnité journalière correspondant au ½
salaire journalier (28-15=13 jours)
(5 600 *13)/2 = 36 400 F
4) l’indemnité journalière correspondant aux 2/3
du salaire journalier (90-28= 62 jours)
(5 600 * 62 *2)/3 = 231 467 francs
l’indemnité journalière totale
84 000 F+36 400 F + 231 467 F = 351 867
Les prestations
servies pendant la
période d’incapacité
permanente
(la rente).
La rente d’incapacité
permanente
Son point de départ est fixé au
lendemain de la date de
consolidation . Par
consolidation, il faut entendre
le moment où , la lésion se fixe
et prend un caractère
permanent , de sorte que:
-Un traitement n’est plus
nécessaire, si ce n’est pour
éviter
une aggravation
- Il est possible d’apprécier
un certain degré
d’incapacité permanente
consécutive à l’accident du
travail (taux d’IPP).
CALCUL DE LA RENTE

SALAIRE ANNUEL DE Taux d’incapacité


BASE permanente

Salaire utile X Taux de rente


LE SALAIRE MINIMUM
– SI LE TAUX D’I.P.P. EST AU MOINS EGAL A
10%

– LES SALAIRE UTILE NE PEUT PAS ËTRE


INFERIEUR AU SALAIRE MINIMUM
Pour calculer la rente, la CNPS utilise
une méthode complexe, puisque le
montant de la rente est à la fois:
. Dégressif par rapport au salaire, ceci
par le jeu de plafonds successifs
. et progressif par rapport au taux
d’incapacité. Ainsi:
LA RENTE ANNUELLE = SALAIRE UTILE
* TAUX IPP UTILE
Le salaire utile
Il tient compte:
 Du salaire annuel de la victime
 Du salaire minimum (SM)

 Du premier plafond = 7 fois le SM

 Du second plafond = 28 fois le SM


Il se détermine de la façon
- Le salaire annuel de la victime est
suivante:
intégralement retenu jusqu’à un premier
intégralement retenu jusqu’à un premier
plafond (=7SM)
- Puis ,s’il dépasse ce premier plafond , le
dépassement sera retenu mais seulement
dans la proportion d’un tiers, et ceci tant
que l’on n’atteint pas un second plafond
- Lorsque celui ci est supérieur au second
plafond, la fraction qui dépasse n’est jamais
retenue pour le calcul de la rente.
LE DOUBLE
MontantPLAFONNEMENT
du salaire

Partie du salaire non retenue


2nd plafond

Partie du salaire retenue pour 1


3

1er plafond

Partie du salaire retenue intégralement


DETERMINATION DU SALAIRE UTILE SI S.A.B. (SALAIRE
ANNUEL DE BASE) INFERIEUR AU SALAIRE MINIMUM

TAUX I.P.P. < 10% TAUX I.P.P. ≥10%


Salaire utile= S.A.B. Salaire utile= salaire minimum.
Détermination du salaire utile
si S.A.B supérieur ou égal au
salaire minimum
 On retient:
 La totalité du salaire jusqu’à concurrence de 7
fois le minimum

 1/3 du salaire, pour sa partie comprise entre 7 et


28 fois le minimum

 Rien, au delà de 28 fois


Le taux utile

Il est obtenu de la façon


suivante:
la partie du taux d’IPP qui
n’excède pas 50% est divisée
par 2 ; on ajoute au résultat
obtenu la partie du taux d’IPP
qui excède 50% après l’avoir
multipliée par 1,5.
DETERMINATION DU TAUX DE
RENTE

TAUX D’I.P.P. = 70%

Taux de rente = 50% +(20%x 1.5)


2
= 25%+ 30%

= 55%
Exemple

A la suite de l’accident de travail,


Mr Yao a une incapacité
permanente partielle de 70% .
Son salaire annuel acquis en
2002 est fixé à 7 000 000 francs.
Le salaire minimum est de 950 000 f (1er plafond=
6 650 000 f, 2ème plafond = 26 600 000 f )
1) Calcul du taux utile
25+[70-50*1,5]
25+30= 55%
2) calcul du salaire utile
étant donné que le salaire annuel de Mr Yao
dépasse le premier plafond, alors son salaire utile
sera égal à:
7SM+(SA-7SM)/3
soit 6 650 000 f + 116 667 f = 6 766 667 f
3) calcul de la rente annuelle (RA)
RA= Su *Txu = (6 766 667 f *55 )/100 = 3 721 667
f
4) détermination de la rente trimestrielle
LA NOTION DE RECHUTE
EN ACCIDENT DU TRAVAIL

 Ilva sans dire qu’il ne peut y


avoir de rechute sans
consolidation ou guérison
préalable de l’accident.
 Rappelons les définitions :
 - guérison = retour à l’état antérieur à l’accident
 - consolidation : persistance de séquelles qui
ne peuvent être améliorées. Le plus souvent,
cette date correspond à la fin des traitements.
Après consolidation, les traitements ne sont
indemnisés au titre de l’AT que dans la mesure
où ils permettent d’éviter une aggravation des
séquelles.
Analysonsensemble
quelques principes.
 Si l’aggravation de la lésion entraîne,
pour la victime la nécessité d’un
traitement médical, qu’il y ait ou non
nouvelle incapacité temporaire, la
caisse statue sur la prise en charge
de la rechute .
 Lors de la rechute, il n’y a pas de
présomption d’imputabilité comme lors de
l’accident initial : la charge de la preuve est
renversée ; c’est à la victime qu’il convient
de faire la preuve que les manifestations
alléguées au titre de la rechute son bien en
rapport avec l’accident initial ou ses
séquelles.
Il faut bien distinguer la rechute
 de l’aggravation des séquelles ne justifiant pas
de modification de traitement ni d’arrêt de travail
et qui relève alors d’une révision du taux d’IPP

 et des accidents successifs mettant en cause la


même symptomatologie (par exemple lumbagos
récidivants) survenant à l’occasion de nouveaux
efforts pendant le travail et constituant alors de
nouveaux accidents du travail.
 L’acceptation de la rechute, après avis du
service médical, ouvre une nouvelle
période d’indemnisation en accidents du
travail avec ses prestations en nature en
tiers payant et ses indemnités journalières
éventuelles ; elle se termine par une
guérison ou une consolidation avec le
même processus.
LES A.T. MORTELS
Prestations liées à
l’inhumation de la
victime
•L’allocation de frais funéraire
Son montant est le plus souvent fixé par rapport
au salaire minimum
•Le remboursement des frais de transport du
corps
Ces deux prestations interviennent lorsque le
décès de la victime s’est produit à l’occasion d’un
déplacement professionnel.
Leur calcul repose toujours sur le salaire utile de
la victime qui aurait servi à déterminer la rente
d’incapacité permanente.
FIXATION DE L’ALLOCATION DE
FRAIS FUNERAIRES (3
POSSIBILITES)

[Link] des frais exposés, Mais


avec application éventuelle d’un
maximum

[Link] forfaitaire

3. Somme proportionnelle au salaire de la


victime
FRAIS DE TRANSPORT DU
CORPS
-Accident survenu en déplacement
professionnel à Abidjan

-Lieu de résidence: Daloa

-La famille demande que le corps soit


ramené à Bouaké

-Les frais supplémentaires, exposés


pour le transport Daloa-Bouaké, sont
supportés par la famille
Les rentes de
survivants
Elles seront versées aux
ayants droits de la victime. Ce
Le conjoint survivant
sont:

 Les orphelins

 Les ascendants

Leur calcul repose toujours sur le


salaire utile de la victime.
La rente du conjoint
survivant
La veuve et le veuf bénéficient du
même traitement. Pour tous les
deux , il faut que le mariage ait
été antérieur à l’accident. Fixé en
pourcentage du salaire utile, le
montant de la rente s’élève à 30
% du salaire utile.
Les rentes d’orphelins.
Y ont droit les enfants qui étaient
à la charge de la victime au
moment de l’accident. La rente
correspondant à chacun des
enfants est de :
- 15% du salaire utile pour les
deux premiers enfants
- 10% du salaire utile pour les
autres enfants.
Les rentes d’ascendants (père
et mère de la victime)

fixées à 10% du salaire utile de


la victime, leur versement
suppose que l’ascendant était à
la charge de la victime au
moment de l’accident et que le
décès de celle-ci le laisse sans
ressources suffisantes.
BENEFICIAIRES DES
RENTES DE SURVIVANTS
CONJOINT

rente

A.T. MORTEL

rente
rente

ENFANTS ASCENDANTS
RENTES D’ORPHELIN EN % DU
SALAIRE UTILE (MAJORITE DES
LEGISLATIONS)

NOMBRE MONTANT RENTE


D’ENFANTS
ENFANT 1 15%
ENFANT 2 15%
ENFANT 3 10%
CHAQUE ENFANT
10%
SUPPLEMENTAIRE

Si l’orphelin de père et de mère: 20% pour chaque enfant


Exemple :
malheureusement , Mr Yao décède
des suites de cet accident du travail
. Il laisse derrière lui :
- sa mère (dont il s’occupe
financièrement)
- sa femme (mariée légalement
avant l’accident)
- ses trois enfants de moins de 21
ans.
Comment déterminer les droits des
1- Les droits globaux
= 80%
- L’épouse = 30% du salaire
utile
- Les enfants= 15% + 15% +10%
soit 40% du salaire utile
- La mère = 10% du salaire utile
2- Les droits de
l’épouse

6 766 667 *30 /100 = 2 030


000 F
3- les droits de chaque
enfant

1er enft =6 766 667 *15/100 = 1 015


000 F

2ème enft =6 766 667 *15/100 = 1


015 000 F

3ème enft =6 766 667 *10/100 = 676


4- Les droits de
l’ascendante

la mère = 6 766 667 *10/100= 676


667 F
CHAPITRE 9

LES INCIDENCES D’UNE FAUTE À


L’ORIGINE DE L’ACCIDENT DU
TRAVAIL
Lorsqu’on se réfère à la
définition de l’AT , on
peut penser à une totale
disparition des règles de
la responsabilité civile à
travers
l’expression « quelle
qu’en soit la cause »
Si la faute ne sert pas à
définir l’A T, son existence,
à l’origine de l’accident,
aura une incidence sur les
droits de réparation, au
titre de la législation
professionnelle.
Deux types de fautes
 La législation ivoirienne permet de distinguer deux types de
fautes pouvant « moduler » la réparation allouée. Ce sont la
faute intentionnelle, et la faute inexcusable.

 Ces fautes peuvent être commises par la


victime elle-même, par l’employeur, ou par
l’un de ses « préposés ».
LA FAUTE
INTENTIONNELLE
 La faute intentionnelle est tout d'abord
caractérisée par un acte volontaire, ou par
une omission volontaire, entraînant un
dommage corporel.

 Mais surtout, la faute intentionnelle


implique de la part de son auteur une
intention de nuire.
La faute intentionnelle de
la victime
Cette faute de la victime peut être :

- Dirigée contre elle-même


(exemple :mutilation volontaire
- La faute intentionnelle de la
victime peut encore être dirigée
contre autrui; exemple le cas d'une
bagarre, au cours de laquelle le
provocateur a été blessé
- Enfin, ce peut être un acte de
malveillance: Exemple au sabotage
dont l'auteur est victime.
Conséquences

Aucune prestation ne doit être


réglée pour les accidents qui
résultent de la faute
intentionnelle de la victime. (Art
113 CPS)
Faute intentionnelle de l'employeur ou
de l'un de ses « préposés ».

L'article 116 du Code Prévoyance Sociale ivoirien


dispose : "si l'accident est dû à la faute
intentionnelle de l'employeur ou de l'un de ses
préposés, la victime ou des ayant droits
conservent, contre l'auteur de l'accident, le droit
de demander réparation du préjudice causé,
conformément aux règles du droit commun,
dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé
application de la législation A.T/MP".
Recours de la Caisse

La Caisse peut se retourner contre


l'employeur, ou contre son préposé
si l'auteur de la faute est le préposé.
Cette action a pour objet, le
remboursement des prestations
versées par la Caisse à l'occasion de
l'accident.
Action de la
victime
La victime, dont le préjudice
n'est pas entièrement réparé par
les prestations de la caisse peut
agir selon les règles de la
responsabilité civile pour
obtenir réparation des troubles
de l'existence.
LA FAUTE INEXCUSABLE

La faute inexcusable comporte 5


éléments fondamentaux.
La gravité exceptionnelle
de la faute
Cette gravité exceptionnelle s'entend de la gravité de la faute
elle-même, et non de ses conséquences.
Par ailleurs, elle s'apprécie par rapport aux obligations qui
pèsent sur l'auteur, et en particulier, elle sanctionne les
manquements graves aux règles de prudence et de sécurité.

Par exemple, commet une faute inexcusable l'employeur qui


affecte un salarié mineur à des travaux pénibles. Ou encore
celui qui fait utiliser par ses salariés un matériel défectueux.
L'acte ou l'omission
volontaire
Ce deuxième élément implique que l'auteur
ait agi avec discernement.
Par exemple, l'omission volontaire existe
dans le cas où l'employeur omet
sciemment de donner des ordres pour
l'exécution d'une manœuvre dangereuse.
La conscience du danger

Elle signifie que l'auteur aurait


dû en avoir conscience, par
comparaison à un homme
normalement conscient de ses
actes.
L'absence de causes
justificatives
Les causes justificatives sont appréciées
très strictement.
Il devait y avoir urgence des travaux à
l'occasion desquels la faute a été
commise ;
et, ces travaux urgents devaient être
destinés à éviter un danger plus grave, ou
à assurer la bonne marche de l'entreprise.
L'absence d'intention de
provoquer le dommage.
La faute inexcusable doit exclure toute
intention de provoquer l'accident, et d'en
vouloir les conséquences. Dans le cas
contraire, on serait en présence d'une
faute, non pas inexcusable, mais
intentionnelle
- La qualité des auteurs de
la faute inexcusable
La faute inexcusable présente la
particularité de ne pouvoir être commise
que par trois auteurs: l'employeur,la
victime, dont la qualification ne pose pas
de problème et le "substitué à l'employeur
dans la direction du travail
Conséquences de la faute
inexcusable
 Faute inexcusable de la victime
La conséquence proprement dite, c'est la
diminution de la rente dans une
proportion variant avec la gravité de la
faute (et non de ses conséquences).
Faute inexcusable de l'employeur
ou de l'un de ses substitués

* Conséquence à l'égard de la victime (art


114 CPS)

C'est une majoration de la rente et là


encore, le montant de la majoration varie
selon le degré de gravité de la faute et non
en fonction de ses conséquences.
* Conséquences à l'égard des
ayants droit (AT mortel)

Il s'agit encore d'une majoration des rentes


et dans une limite qui est telle que:
 Rentes + majoration = (au maximum)

salaire annuel de base.


* Conséquences à l'égard de la caisse

 C'est la Caisse qui verse la rente et la


majoration.
 Elle récupère le montant de cette
majoration par l'imposition d'une
cotisation supplémentaire.
LA FAUTE DU TIERS
RESPONSABLE
La législation ivoirienne prévoit que le
tiers responsable d’un accident du travail
engage sa responsabilité civile vis-à-vis
de la victime, et, par ricochet, envers la
sécurité sociale.
L’article 117 du code de prévoyance
sociale

L’article 117 du code de prévoyance sociale


dispose :
« Si l'accident est causé par une personne autre
que l'employeur ou ses préposés, la victime ou
ses ayants droit conservent contre l’auteur de
l'accident le droit de demander réparation du
préjudice causé, conformément aux règles du
droit commun, dans la mesure où ce préjudice
n’est pas réparé par l’application du présent
titre. »
OBLIGATIONS ET RECOURS DE LA
CAISSE

La caisse est tenue de servir à la victime


ou à ses ayant droits les prestations et
indemnités prévues par le présent titre.
Elle est admise de plein droit à intenter
contre l'auteur de l'accident une action en
remboursement des sommes payées par
elle. ( VIA LES CIES D’ASSURANCES)

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