VIH / SIDA
Dr MAHER
ISPITS SAFI
HIV… = Human Immunodeficiency virus
Découverte du VIH-1
1981: Homosexuels américains:
Pneumonies à Pneumocystis carinii +
Sarcome de Kaposi
1982: Toxicomanes, Hémophiles, Afrique, Haïti
1983: Montagnier et Gallo: VIH- 1
Quelques définitions
VIH :
Virus de l'Immunodéficience Humaine
SIDA :
Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise
VIH et lymphocytes CD4
• Virus = micro-organisme qui ne peut se reproduire que
dans une cellule vivante
• Rétrovirus = virus dont le génome est constitué d'ARN
(génome humain = ADN)
• Les lymphocytes CD4 ont un rôle central dans le système
immunitaire.
• Le VIH infecte de préférence les lymphocytes CD4 et les
détruit progressivement
• La réplication du VIH est continue
Morphologie du VIH-1
Contexte épidémiologique national
• Epidémie hétérogène concentrée
• 10 nouvelles infections/jour
• 4 décès dus au sida/jour
• 120 à 150 enfants infectés /VIH chaque année, soit
• 1 enfant né infecté tous les 3 jours
Le VIH attaque les cellules CD4 protectrices du système immunitaire.
Quand il perd trop de cellules CD4, la personne est moins capable de
résister à l’infection
Peut développer de graves infections opportunistes (IO)
Modes de transmission
du VIH
• Transmission sexuelle
• Transmission par le sang et les dérivés du
sang
• Transmission de la mère à l’enfant.
Le VIH ne se transmet pas par :
• Les gestes de la vie courante :
– Manger dans le même plat qu’une PVVIH
– Boire dans le même verre
– Serrer la main d’une PVVIH
– Embrasser une PVVIH
– Travailler dans un même bureau
• Les sanitaires, les serviettes et savonnettes partagées
• Les combinés de téléphones
• Les piqures d’insecte
Transmission sexuelle
Type de rapport Risque
Anal réceptif 0,5 – 3,2 %
Vaginal réceptif 0,05 – 0,15 %
Vaginal et anal insertif 0,03 – 0,09 %
Fellation Non quantifié
Risque selon le rapport sexuel
– Rapport insertif < Rapport réceptif
– Rapport oro-génital < Rapport vaginal
– Rapport vaginal < Rapport anal
Facteurs modulant le
risque de transmission sexuelle
– Type de rapport Premier rapport
– Genre Saignement pendant le
– IST rapport
– Lésions génitales Charge virale du partenaire
– Rapport durant les sexuel
règles Circoncision
Transmission par le sang
et les dérivés du sang
• Risque transfusionnel
– La sécurité transfusionnelle est assurée au Maroc
– Le risque résiduel est très faible mais non nul
(1 / 2.000.000 en France)
• Risque de l’échange de matériel chez les usagers de drogue par
voie intra-veineuse
• Risque de l’utilisation de dispositifs invasifs mal stérilisés
• Risque de l’exposition accidentelle au sang.
Transmission par échanges de seringues chez les
Usagers de Drogue par voie Intraveineuse (UDI)
Risque de transmission sanguine
Exposition per-cutanée Contact muqueux ou
peau lésée
VIH 0,30% 0,04%
VHC 3% non quantifié
VHB 30% non quantifié
Risque de transmission de la mère à
l’enfant
Grossesse(T3+) Travail Allaitement
5-10 % Accouchement 5-10 %
10-20 %
La charge virale de la mère est un facteur important influençant la
transmission
Le risque de transmission à l’enfant est :
• 25 à 40% en l’absence de traitement
• 1% sous traitement et sans allaitement
Trois phases
Phase de séroconversion (4 à 8 semaines)
+ CVP élevée transitoirement
+ CD4 souvent > 500/mm3
Phase intermédiaire (2 à 12 ans)
+ CVP faible
+ CD4 > 200/mm3
Phase finale : SIDA maladie
+ CVP élevée
+ Effondrement CD4
Evolution de l'infection à VIH
Catégorie A: Primo - infection
- Apparition des symptômes : 1 - 6 semaines
- Fréquence des symptômes : 50 - 70 %
- Tableau clinique : Syndrome mononucléosique
+ non spécifique
+ banal
+ peut passer inaperçu
Syndrome général : fièvre, arthralgies, myalgies
Adénopathies disséminées
Pharyngite érythémateuse
Manifestations cutanées : rash
- exanthème tronculaire roséoliforme
Manifestations digestives :
- diarrhée aigüe
- nausées, vomissements
- hépatosplénomégalie
Manifestations neurologiques :
- céphalées
- encéphalite
- neuropathie périphérique
- PRN de Guillain - Barré
Rarement
- Ulcération aphteuse de la bouche ou œsophage
- Candidose orale ou œsophagienne
Penser au VIH si contexte particulier !
Syndrome des lymphadénopathies
généralisées persistantes
• Définition :
Présence d’au moins deux adénopathies extra-inguinales évoluant depuis
plus de 6 mois sans cause évidente locale ou générale.
• Caractère :
+ mobiles + indolentes
+ symétriques + diamètre 1-2 cm
Localisation :
- cervicale antérieure ou postérieure
- rétro-occipitale
- sous-mandibulaire
- axillaire
Exceptionnellement :
- médiastin
- mésentérique
- rétropéritoine
Catégorie B
- Fièvre ( 38,5°c) ou diarrhée supérieure à 1 mois
- Leucoplasie chevelue de la langue
- Purpura thrombocytopénique idiopathique
- Zona récurrent
- Neuropathie périphérique
- Angiomatose bacillaire
- Candidose oro-pharyngée
- Candidose vaginale persistante ou qui répond mal
au traitement
- Dysplasie du col, carcinome in situ
- Salpingite surtout si compliquée par des abcès
tubo-ovariens
Catégorie C:
La maladie est clairement liée à une
IMMUNODÉPRESSION SÉVÈRE qui se traduit par des
infections à :
• champignons
• parasites
• bactéries
• virus
Et des cancers (sarcome de Kaposi)