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Commerce International

Le document traite du commerce international, en analysant son état actuel, les théories qui le sous-tendent, et les concepts clés tels que le libre-échange et le protectionnisme. Il souligne la croissance significative des échanges mondiaux depuis 1945, la concentration du commerce dans les pays développés, et l'importance croissante des échanges intra-régionaux. Les théories du commerce, notamment celles d'Adam Smith et David Ricardo, sont également abordées, mettant en lumière les avantages comparatifs et absolus qui justifient la spécialisation des pays.

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Commerce International

Le document traite du commerce international, en analysant son état actuel, les théories qui le sous-tendent, et les concepts clés tels que le libre-échange et le protectionnisme. Il souligne la croissance significative des échanges mondiaux depuis 1945, la concentration du commerce dans les pays développés, et l'importance croissante des échanges intra-régionaux. Les théories du commerce, notamment celles d'Adam Smith et David Ricardo, sont également abordées, mettant en lumière les avantages comparatifs et absolus qui justifient la spécialisation des pays.

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Le Commerce international

1
Le commerce international

I- Le commerce mondial : état des


lieux
II- Quelques concepts de base
III- Les théories du commerce
international
IV- Le libre échange et le
protectionnisme
V- Régionalisme et
multilatéralisme
[Link] 2
Commerce mondial: Etat des
lieux
Depuis 1945, une très forte croissance des
échanges internationaux au plan mondial :
 Les exportations mondiales ont progressé 2 fois plus vite que
la production mondiale.
 le volume des exportations / PIB mondial a été multiplié par
33 entre 1950 et 2010.
 C'est l'Europe, avec la construction européenne, qui a le plus
fort degré d'ouverture (la part des exportations et des
importations n'a cessé de croître dans le PIB).
 le commerce mondial est concentré dans les pays
développés (les PDEM - Pays Développés à Économie de Marché).

 une tripolarisation des échanges : Amérique du Nord / Europe


(Union Européenne) / Asie (Chine, Asie du Sud-est et Japon).
 L’U.E, Les E.U et la Chine cumulent la 1/2 du PIB mondial.

3
4
Le commerce mondial : Etat des
lieux
Cette expansion des échanges internationaux a été rendue
possible grâce à l'expansion du Libre-échange et à la réduction
des barrières douanières (accords du GATT puis OMC).
 Le commerce intra-régional représente la 1/2 du commerce
mondial (52% du commerce mondial) .
 Le commerce mondial progresse d'ailleurs avec le développement
des zones interrégionales : sur la base d'échanges entre ces
grandes zones régionales : 30% du commerce mondial.
 Les ¾ des échanges mondiaux concernent des biens : biens
primaires et biens manufacturés.
• Le volume des échanges primaires a augmenté mais la part des
échanges primaires a diminué dans le commerce mondial : elle a
été divisée par 2.
• . Les services représentent, eux, 22%. Le principal service, c'est le
transport (ransport des hommes, des marchandises).

5
Le commerce mondial : Etat
des lieux
Part des biens et services dans le
commerce mondial

6
Le commerce mondial : Etat
des lieux
 la libéralisation multilatérale du commerce
s’affirme sous l’égide de l’OMC
 les conflits commerciaux se multiplient et les
tensions s’avivent: entre zones d’intégration
régionales, entre grandes puissances, entre pays
du Nord et ceux du sud,,
 les enjeux se diversifient mais aussi les intérêts
immédiats apparaissent antagoniques.
 Les contraintes nées de ces nouvelles relations
d’interdépendances se révèlent à la fois
complexes et délicates à assumer.

7
Quelques concepts de
base
 Les théories du commerce international (C.I.) sont des
théories explicatives des échanges internationaux qui tentent d’expliquer
les différents flux d’échange entre les pays, la spécialisation dans certains
types de produits qui en résulte ainsi que les avantages de cette
spécialisation.
 Le libre-échange est une politique commerciale qui vise à réduire
tous les obstacles à la circulation internationale des biens et services.

 Une branche est un concept de comptabilité nationale, défini comme


le regroupement des unités élémentaires de production qui produisent le
même produit.
• o Le commerce international est dit interbranche lorsque deux pays

partenaires échangent (exportent et importent) des produits appartenant à


des branches distinctes.
8
Quelques concepts de
base
o Le commerce est dit intra branche lorsque deux pays partenaires
échangent (exportent et importent) des produits appartenant à la même
branche ou catégorie de produits. Ce type de commerce fait appel à des
spécialisations entre pays beaucoup plus fines que les échanges
interbranches. Les produits sont différenciés :
 par leur qualité : différentiation verticale
 par leurs caractéristiques réelles ou perçues par les consommateurs
différentiation horizontale
o Commerce intra-firme : Commerce de B&S intermédiaires
entre filiales de la même FMN. De laquelle résulte DIPP (Division
Internationale de processus de Production).

 ) qui gouvernent la spécialisation internationale des pays. Les techniques


de production sont données et les rendements d’échelle sont constants.
• :
9
Quelques concepts de
base
 Avantage absolu : d’après Adam Smith, chaque pays doit
valoriser son avantage absolu, c’est-à-dire la production
pour laquelle il est le plus efficace. Les coûts de production
étant par hypothèse mesurés en heures de travail, un pays
A dispose d’un avantage absolu sur le pays B dans la
production d’un bien donné si le pays A produit une unité
du bien considéré avec moins d’heures de travail que le
pays B.
 Avantage relatif ou comparatif : Repris et approfondis
par les théoriciens néoclassiques (Heckscher, Ohlin et
Samuelson), la théorie des avantages comparatifs (ou
avantages relatifs) montre que chaque pays a intérêt à se
spécialiser dans la production pour laquelle il est
relativement le plus efficace. Les coûts de production
étant mesurés en heures de travail, ce sont donc les
différences de productivité du travail (quantité produite par10
heure de travail
Les théories du commerce international

On distingue :
 les théories classiques du CI, appelés également
théories traditionnelles de la spécialisation,
 les nouvelles théories du CI.

Ces deux groupes de théories se différencient


notamment par le niveau d'analyse, les hypothèses
retenues et la nature des échanges expliqués

11
Les théories du commerce
international
Un courant précurseur : le mercantilisme
 le commerce international engendre un gain
national car il permet au pays de dégager un
excédent de sa balance commerciale.
 Le CI est par nature conflictuel : ce que les uns
gagnent, les autres le perdent

12
Les théories du commerce
international
 Les théories traditionnelles du commerce
international : l’échange international est fondé sur
l’échange de différences.
 La nouvelle théorie du CI s'est développée sur la base de
l’incapacité des théories traditionnelles à expliquer certaines
caractéristiques essentielles du CI contemporain à savoir :
 le développement des échanges internationaux entre pays
industrialisés les plus développés dont les dotations factorielles
sont peu différentes ;
 l’importance du commerce intrabranche ;
 la libéralisation graduelle des échanges, notamment dans le cadre
du GATT au lendemain de la seconde guerre mondiale
13
Les théories du commerce
international
Les théories classiques du CI :

1- La théorie des avantages absolus d’Adam Smith :


2- La théorie des avantages comparatifs de David Ricardo :
3-La théorie suédoise de l’échange international : Le modèle HOS :

• L’échange international est mutuellement avantageux si chaque pays se spécialise dans la production où il possède un avantage absolu en matière de coût.
• L’avantage absolu désigne la possibilité pour un pays de produire un bien avec moins de facteur de production par rapport au reste du monde.
• A. Smith (La Richesse des Nations, 1776) raisonne dans le cas de deux pays, produisant chacun deux biens, avec un unique facteur de production – le travail –mobile sur le plan national mais immobile internationalement. Les coûts de production unitaires étant mesurés en
heures de travail, un pays dispose d’un avantage absolu dans la production d’un bien lorsqu’il peut le produire avec moins d’heures de travail que le pays partenaire. Une meilleure utilisation des ressources productives est obtenue au niveau mondial, grâce à la spécialisation et à
la division du travail. L’ouverture des marchés permet d’élever le niveau général de la productivité des pays, engendrant un gain au niveau mondial.

14
Les théories classiques
du commerce international
Théorie de l’avantage absolu : Adam
Smith (La Richesse des Nations, 1776) :

• L’échange international est mutuellement avantageux si


chaque pays se spécialise dans la production où il
possède un avantage absolu en matière de coût.
• L’avantage absolu désigne la possibilité pour un pays de
produire un bien avec moins de facteur de production par
rapport au reste du monde.
• . Une meilleure utilisation des ressources productives est
obtenue au niveau mondial, grâce à la spécialisation et à la
division du travail. L’ouverture des marchés permet d’élever le
niveau général de la productivité des pays, engendrant un gain
au niveau mondial.

15
Les théories classiques
du commerce international
La théorie des avantages comparatifs de
David Ricardo :
 L’échange international résulte de
différences relatives de productivité.
(Principes de l’économie politique et de l’impôt,
1817)
 Ce n’est pas le niveau des coûts mais leur
structure qui gouverne la spécialisation
internationale. :
Même en l’absence d’avantage absolu, la
spécialisation peut se révéler avantageuse si
les pays se spécialisent dans le bien pour lequel
ils disposent de la productivité relative la plus16
Les théories classiques
du commerce international
Ce sont donc les différences de productivité du travail
(quantité produite par heure de travail) qui gouvernent la
spécialisation internationale des pays.
• • Dans le modèle de Ricardo, les prix internes sont
égaux aux coûts relatifs internes. « Ainsi, pour que deux
pays trouvent un bénéfice à l’échange, il faut qu’ils
puissent importer un produit relativement moins cher qu’il
ne leur coûterait à fabriquer nationalement, et à vendre à
l’étranger (exporter) un produit plus cher que ce qu’ils
pourraient le vendre en autarcie sur leur territoire national
» (Mucchielli, 1994).
• • Le modèle de Ricardo ne fournit aucune indication
quant à la répartition du gain né de l’échange
international.
17
Les théories classiques
du commerce international
 le CI est toujours un jeu à somme positive : les deux
pays obtiennent un gain à l’ouverture par référence à une
situation initiale d’ouverture. Ricardo justifie ainsi la
nécessité d’instaurer le libre-échange qui serait la
meilleure des politiques commerciales.
 Stuart Mill prolonge la théorie des avantages
comparatifs sur ce point et montre que :
 les prix internationaux des produits, qui résultent du niveau de
la demande mondiale, déterminent le gain né de l’échange pour
les différents pays.
 Dans le modèle de Ricardo, les prix internes sont déterminés par
les coûts – c’est-à-dire par les conditions d’offre –

Stuart Mill démontre que le prix international va, pour sa part,


être déterminé par les conditions de la demande mondiale.

18
Les théories classiques
du commerce international

Deux conclusions découlent des travaux de S. Mill :

 les pays qui ont un avantage comparatif dans les produits


fortement demandés au niveau international ont plus de
chance d’acquérir des gains élevés à l’échange. Ainsi :
 La spécialisation sur la base des avantages comparatifs n’est
favorable que si la demande étrangère est telle que le prix
international est supérieur au prix en autarcie.
 les pays sont confrontés à un risque de détérioration des termes
de l’échange, ces derniers étant définis par le ratio [indice des prix
à l’exportation/indice des prix à l’importation];
 les situations de répartition inégale du gain à l’échange
sont les plus courantes.

19
Les théories classiques
du commerce international
critiques de la théorie de Ricardo :
 le caractère statique du modèle ne permet pas d’expliquer
l’évolution de la spécialisation d’un pays
Ex. le Japon est passé d’une spécialisation fondée sur le textile à
une spécialisation fondée sur la sidérurgie puis sur l’automobile
et l’électronique ;
 le modèle de Ricardo ne permet pas d’expliquer :
 Les échanges entre pays ayant les mêmes niveaux relatifs de
productivité ;
 Le commerce intra-branche.
 l'origine des différences de productivité n’est pas explicitée.
20
Les théories classiques
du commerce international
La théorie néoclassique suédoise de
l’échange International : Le modèle HOS

Le modèle HOS (Heckscher, Ohlin et Samuelson) fonde l’échange


international sur des différences de dotations relatives des facteurs.

Approfondissement des travaux de Ricardo en expliquant


notamment l’origine des différences de coûts de production entre
les pays.
 D’après Ricardo, les différences de coûts s’expliquent par des
différences de productivité (donc de technologies de production).

 Heckscher (1919) explique ces disparités de coûts par des différences


de ressources productives entre nations (c’est-à-dire par des
différences de dotations en facteurs de production d’un pays à
l’autre), les technologies de productions pouvant être facilement
transférées d’un pays à l’autre.

21
Les théories classiques
du commerce international
 Ces inégalités factorielles internationales entraînent des écarts
de coûts relatifs de facteurs : le prix du capital (c’est-à-dire le
taux d’intérêt) sera plus élevé comparativement au prix du
travail (c’est-à-dire le salaire) dans les pays où le capital est
relativement moins

Ces différences de coûts relatifs des facteurs influencent les


prix des produits en fonction des intensités relatives de
facteurs utilisées dans leur production.

 La loi des proportions des facteurs, « loi d’Heckscher-Ohlin


», s’énonce ainsi : un pays a intérêt à exporter le bien dont la
production est intensive dans le facteur relativement
abondant dans ce pays et à importer le bien dont la
production est intensive dans le facteur relativement
rare (dans ce pays).
22
Les théories classiques
du commerce international
Enfin, lorsque la dotation factorielle d’un
pays évolue (suite par exemple à une
politique d’accumulation du capital), la
spécialisation du pays va se
déformer en direction du bien
intensif dans le facteur qui
augmente :
dynamique des avantages
comparatifs, (théorème de
Rybszynski) : cas du Japon et des NPI
23
Les théories classiques
du commerce international
critiques : du théorème HOS

 Paradoxe de Léontieff (1951) :


Léontief montre que les États-Unis, pays à l’époque relativement riche en capital
par rapport aux autres pays développés, doit exporter des biens plus intenses en
capital que les importations. Or, les exportations américaines s’avèrent plus
intenses en travail que les importations.

Ce résultat a suscité une double réaction :

 Selon Léontieff, les États-Unis seraient en réalité un pays relativement


abondant en facteur travail, dans la mesure où il faut prendre en compte non
seulement le nombre de travailleurs mais également leur efficacité : la
productivité d’un travailleur américain serait, à l’époque, trois fois supérieure
à celle d’un travailleur étranger.

 A l’inverse, d’autres auteurs ont vu dans le test de Léontieff l’invalidation de


l’approche en termes de dotations factorielles et se sont faits les défenseurs
de nouvelles théories, fondées sur la concurrence imparfaite.

24
L’approfondissement de la théorie
de l’avantage comparatif

Les déterminants de la spécialisation


internationale
 la qualification du travail
 l’avance technologique

Ceci permet d’expliquer :


 Le développement du commerce intra-
branche
 Le commerce entre pays proches en
termes de demande et de productivité
25
L’approfondissement de la théorie
de l’avantage comparatif

1- les approches néo-factorielle et néo-technologique


:
a- les approches néo-factorielle :
b- Les approches néo-technologique :
 Théorie de l’écart technologique de
Posner (1961)
 La théorie du cycle de vie de Vernon

2- L’échange intra-branche expliquée par les


caractéristiques de la demande et les structures de
marché
 La « demande représentative » de
Linder
26
 La « demande de différence » de
L’approche néo-factorielle (Keesing
1966)
la logique du modèle HOS + l’existence de capital
humain c’est-à-dire de travail qualifié en quantités
différentes selon les pays.
un pays relativement abondant (pauvre) en capital
exportera des biens intensifs en travail qualifié (non
qualifié).
 Les travaux de Keesing (1966) permettent de fournir une
explication au paradoxe de Léontieff.
 Keesing introduit le capital humain (par l’intermédiaire
de la variable « niveau de qualification de la main
d’œuvre) dans la mesure du capital total
 Ainsi, il montre que les Etats-Unis exportent des biens
relativement intensifs en capital ce qui est conforme aux
prédictions de la théorie HOS.
27
L’approche néo-technologique

Celle-ci explique la dynamique des échanges internationaux en termes


d’écart technologique entre pays et de cycle de vie des produits.
La théorie de l’écart technologique :
Posner (1961)
 L’innovation crée un avantage comparatif pour un pays qui
demeure tant que la propagation internationale de l’innovation ne
l’a pas éliminé.
 L’écart technologique entre les pays constitue le
déterminant du CI :
 les pays en avance exportent des biens intensifs en
nouvelles technologies
 Ils importent des pays les moins avancés technologiquement
des biens dont la production requiert des technologies
banalisées.
Le CI devient temporairement indépendant des rapports de coûts et
s’explique avant tout par l’innovation

28
L’approche néo-technologique
Krugman
Son analyse considère 2 groupes de pays :
 les pays du Nord : les seuls à innover
 les pays du Sud
Krugman montre que :
 les pays du Nord sont contraints d’innover de façon constante afin
de maintenir leur niveau de revenu,
 le monopole technologique des pays du Nord étant constamment
érodé par les transferts technologiques à destination des pays du
Sud, compétitifs au niveau international grâce à de bas salaires.
 Les hauts salaires dans les pays du Nord reflèteraient la rente de
monopole associé aux nouvelles technologies.
 Les travaux de Krugman contribuent ainsi à expliquer la
destruction nette d’emplois non qualifiés dans les pays
industrialisés qui résulte de l’ouverture au CI.

29
L’approche néo-technologique
La théorie du cycle de vie de Vernon 1966

le CI expliqué par la dynamique du monopole


d’innovation
Vernon identifie :
 quatre phases du cycle de vie d’un
produit : l’émergence, la croissance, la
maturité et le déclin.
 A chaque phase du cycle de vie
correspond une phase du CI.
30
L’approche néo-technologique
La théorie du cycle de vie de Vernon 1966
 La première phase : pas d’échange international :
le monopole vend et teste son produit sur le
marché national.
 la seconde phase: le monopole produit à la fois
pour son marché intérieur + l’exportation vers les
pays développés. Le recours à l’exportation
s’explique par :
 la baisse du prix de vente + l’effet d’imitation entraîne l’apparition
d’une demande dans les pays développés ;

31
L’approche néo-technologique
La théorie du cycle de vie de Vernon

 Apparition de la concurrence sur le propre territoire du


monopole,
recherche prolongement de son avance par l’exportation,
délocalisation de sa production dans les pays industrialisés
contourner les mesures protectionnistes.
 la 3ième phase : Une inversion des flux du CI survient au :
 le pays innovateur, qui était auparavant exportateur du bien,
l’importe à présent des pays développés Production par les
firmes imitatrices à moindre coût.
32
L’approche néo-technologique

La théorie du cycle de vie de Vernon


4ième phase : la firme innovatrice + les firmes
suiveuses délocalisent leur production dans les
PVD limiter les coûts de production.
Le pays innovateur et les pays développés
deviennent tous deux importateurs du bien.

33
L’échange intra-branche expliquée par les caractéristiques

de la demande et les structures de marché

 Les théories de la «demande représentative»


(Linder, 1961)
 de la « demande de différence » (Lassudrie-
Duchêne, 1971)
considèrent que ce sont les conditions
relatives à la demande et aux débouchés
des pays qui jouent un rôle déterminant.

34
L’échange intra-branche expliquée par les
caractéristiques

de la demande et les structures de marché

La « demande représentative » de
Linder
Le C.I. s’explique par des facteurs de demande :
 Un pays peut se constituer un avantage comparatif grâce à
l’existence d’une demande intérieure importante (principe
de la « demande domestique représentative ») des
économies d’échelle + un perfectionnement du savoir-faire
(Learning by doing).
 Le marché extérieur n’est qu’un prolongement du marché
national et l’échange international n’est que l’extension
des échanges régionaux.

35
L’échange intra-branche expliquée par les
caractéristiques

de la demande et les structures de marché

La « demande représentative » de
Linder
Plus les pays sont semblables, plus « la gamme
des exportables est identique ou incluse dans
la gamme des importables ».
La proximité des pays en termes de niveau
de développement permet un échange croisé
de produits similaires.

36
L’échange intra-branche expliquée par les
caractéristiques

de la demande et les structures de marché

La « demande de différence » de Lassudrie-Duchêne


Si les échanges croisés portent sur des produits semblables,
ceux-ci ne sont pas rigoureusement identiques mais bénéficient
d’une « qualité de différence ».
La différentiation des biens permet de satisfaire une demande dite
de variété ou de « demande de différence»
Conséquences :
 Améliorer la satisfaction des consommateurs
 Elargir le marché potentiel des entreprises.
Les analyses de Linder et Lassudrie-Duchêne vont constituer le point de
départ d’un nouveau courant de recherche qui s’appuie sur la
concurrence imparfaite.

37
L’échange intra-branche expliquée par les
caractéristiques

de la demande et les structures de marché

L’existence d’une spécialisation intrabranche

Une branche peut être globalement déficitaire dans un


pays tout en possédant des firmes compétitives, dont
certaines seront exportatrices.
 On peut ainsi observer une spécialisation
intrabranche, par exemple sur des « niches
technologiques ».
 l’essor des FMN fait éclater les processus de
production: DIPP commerce intra-firme
38
L’échange intra-branche expliquée par les
caractéristiques
de la demande et les structures de marché

La théorie des avantages comparatifs


(B. Lassudrie-Duchêne et J.-[Link])

 Elle considère les échanges d’un pays avec chacun de ses partenaires
commerciaux, ce qui conduit à un classement des avantages comparatifs
nationaux.
 Les avantages comparatifs deviennent bilatéraux. Un pays A peut
disposer d’un avantage comparatif dans une production par rapport à un
pays B, mais pas vis-à-vis d’un pays C. Par conséquent, A pourra
exporter le produit vers B et l’importer de C.
• Limites :
Elle ne permet pas pour autant d’expliquer les échanges croisés de produits
similaires (il est exclu qu’un même bien soit importé par A à partir de B et
qu’il soit en même temps exporté par A vers B).
39
La nouvelle théorie du
commerce international
La « nouvelle théorie » du CI abandonne le cadre de la
concurrence pure et parfaite au profit de celui de la
concurrence imparfaite, en introduisant notamment les
hypothèses de :
• rendements d’échelle croissants
• différentiation des produits.
Deux pays identiques en tous points (même technologie, même
dotation factorielle) peuvent trouver un intérêt à échanger
mutuellement : s’ils disposent chacun de deux productions qui font
l’objet d’économies d’échelle.
L’existence d’économies d’échelle est un facteur suffisant de la
spécialisation internationale.
40
La nouvelle théorie du
commerce international
Échanges internationaux et
rendements croissants
L’existence de rendements d’échelle croissants conduisent à des économies
d’échelle
 soit internes : au niveau de la firme,
 soit externes : au niveau de l’industrie.

 Dans le cas d’économies d’échelle externes, toutes les firmes d’un secteur
voient leurs coûts de production diminuer lorsque le secteur se développe
c’est-à-dire lorsque les quantités globales produites augmentent. Les
économies d’échelle externes sont compatibles avec la persistance de la
concurrence.
 La concentration géographique de la production d’une industrie réduit donc
les coûts moyens même si les entreprises restent de petite taille : on parle
alors d’économies d’agglomération.

41
La nouvelle théorie du
commerce international

L’existence d’économies d’échelle comme facteur


explicatif des spécialisations internationales fournit des
arguments en faveur du « protectionnisme éducateur » :
Frédéric List en 1841 (Système national d’économie )

42
La nouvelle théorie du
commerce international
Échanges internationaux et
différentiation des produits
(Chamberlin et Lancaster)
La différentiation des produits + l’hypothèse de rendements d’échelle
croissants, est l’un des points centraux d’explication du CI par la nouvelle
théorie.
 L’existence des coûts fixes limite le nombre de variétés produites dans
un pays Cette restriction disparaît grâce au CI. La participation à
l’échange international permet :
 un accroissement des quantités produites par les firmes, baisse
du coût moyen baisse du prix ;
 un élargissement de la gamme de produits offerte une plus
grande variété de produits à des prix plus bas
43
La nouvelle théorie du
commerce international
Échanges internationaux et
différentiation des produits
Avec la différentiation des produits, l’attention se porte
principalement sur la demande des consommateurs et ses
conséquences sur les stratégies des firmes. Deux types de
différentiation sont considérés :

- la différentiation horizontale : les produits de qualité comparable


mais qui diffèrent par leurs caractéristiques réelles ou perçues ;
- la différentiation verticale Les produits de qualités différentes. La
très grande majorité des modèles portent sur la différentiation
horizontale.
44
Échanges internationaux et différentiation des
produits (Rainelli, 2003)
Si deux pays ayant des répartitions des revenus différentes
s’ouvrent aux échanges internationaux:
 le nombre de variétés de biens disponibles dans chaque
pays augmente, Mais
 toutes les variétés produites en autarcie ne subsistent pas,
en raison du recouvrement partiel d’une gamme de
variétés par l’autre.
La forme précise des échanges internationaux dépend des
répartitions nationales des revenus :
 le pays avec le revenu moyen le plus élevé se spécialisera dans les
qualités supérieures,
 le pays avec le revenu moyen le plus faible produira des qualités
inférieures. »
45
Le libre échange et le
protectionnisme
Le protectionnisme :

Le protectionnisme est une politique


économique interventionniste menée par un
État, consistant à protéger ses producteurs
contre la concurrence des producteurs
d'autres États.

46
Le libre échange et le protectionnisme
Les buts du protectionnisme :
 Le maintien de l'emploi dans certains secteurs
d'activité ;
 La diminution du déficit commercial ;
 La défense du niveau de vie.

47
Le libre échange et le protectionnisme
Les mesures protectionnistes

1. Freiner les importations : barrières douanières,


normes contraignantes, freins administratifs...) ;
2. Encourager les exportations : subventions diverses,
incitations fiscales,…. ;
3. Privilégier les entreprises nationales dans les appels
d'offres de marchés publics ;
4. Empêcher les investisseurs étrangers de prendre le
contrôle d'entreprises nationales.
48
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de
protectionnisme
1. Les barrières tarifaires
2. Les barrières non tarifaires
3. Les mesures para-tarifaires
4. Les règlements administratifs
5. La manipulation du taux de
change.
6. L’esprit patriotique
49
Le libre échange et le protectionnisme

50
Le libre échange et le protectionnisme

Les instruments de
protectionnismes

1. Les barrières tarifaires :

Droits de douane
Augmentation du prix à
l’importation Préférence des
produits nationaux
[Link] 51
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme
 Les prohibitions commerciales
Des interdictions d’importer certains produits. Ces prohibitions reposent
parfois sur des raisons :
- Sanitaires ;
- Religieuses ;
- Morales ou écologiques ;
- L’embargo est une mesure administrative qui vise à empêcher la libre
circulation d’une marchandise (ex : un embargo sur les armes).
 Le contingentement :
un quota d’importation qui limite arbitrairement l’entrée des marchandises.
L’autorisation d’importer n’est valable que pour un nombre réduit de produits

52
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme
Mesures non tarifaires :
 Le blocus :
l’ensemble des mesures visant à l’isolement d’un
pays sur le plan économique. Pour des raisons
politiques, un Etat peut interdire les importations
en provenance d’un pays. Les Etats-Unis utilisent
parfois cette arme à l’encontre de pays jugés
dangereux (Irak, Lybie, Iran…).
53
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme

3- Mesures para-tarifaires :
• - Les subventions aux acheteurs : elles consistent
à accorder des facilités financières aux clients
(crédits bonifiés, déductions d'impôts, etc.).
• - Les subventions aux producteurs : elles visent à
donner un avantage (soit sous forme de prêts
bonifiés, soit sous forme de dons) aux producteurs
nationaux
54
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme

4- Les règlements administratifs :

Des règlements très pointilleux peuvent décourager les


exportateurs étrangers.
• Les Japonais utilisent cette forme de protectionnisme
déguisé en utilisant des normes de sécurité excessives.
• La France impose des modes d’emploi en langue
française, alors que beaucoup de pays n’utilisent que la
langue anglaise.
55
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme
•b5- La manipulation du taux de change.
• Une politique de change habile permet d’améliorer artificiellement le
solde commercial :
 une monnaie faible, les exportations sont favorisées + les importations
coûtent plus chères. Amélioration du solde de la balance
commerciale.
 une monnaie forte :
 défavorise les exportations,
 dégradation de la compétitivité-prix .
 les consommateurs de ces pays partent dans les pays à monnaie faible dépenser
leur argent en tant que touristes.
 le coût de la dette et des importations diminue, en particulier pour les matières
premières et les hydrocarbures.
56
Le libre échange et le protectionnisme
Les instruments de protectionnisme
6- L’esprit patriotique :

 Achat de produits nationaux : Certains Etats diffusent un


esprit protectionniste dans leur population. C’est le cas du
Japon. Le consommateur japonais est réticent à acheter des
produits étrangers.

 Passation de marchés publics : Un pays peut instituer dans


les politiques de passation des marchés publics une préférence
pour les produits fabriqués localement (ou pour les services des
entreprises locales).
57
Le libre échange et le protectionnisme
Les motivations du protectionnisme

 Les motivations pratiques


 Les points de vue
altermondialistes
 Le point de vue nationaliste
 Le point de vue du
protectionnisme européen

58
Les motivations de protectionnisme

1- Les motivations pratiques :

 L’argument de la balance commerciale.


 L’argument des représailles.
Si un pays concurrent a pris des mesures protectionnistes, on exerce des représailles en augmentant ses
tarifs douaniers.
 L’argument de l’indépendance nationale.
Certains régimes politiques souhaitent être indépendant des économies étrangères et isolent leur pays
par un tarif douanier élevé.
 L’argument de défense nationale.
Le pays interdit ou limite certaines importations en matière d’armes pour protéger sa propre industrie
d’armement. Par exemple, la France achète des avions Dassault, des chars ou des missiles français
(Thales, Lagardère…).
 L’argument du revenu.
Les tarifs douaniers assurent un revenu substantiel à l’Etat.
 L’argument de l’emploi.
Il faut protéger les entreprises nationales par des tarifs douaniers élevés car, si la concurrence est trop
forte ou jugée déloyale (dumping social), les entreprises nationales licencient leur personnel.

59
Le libre échange et le protectionnisme
Les motivations de protectionnisme
 L’argument des industries sénescentes.
• protéger les industries en déclin (textile ou sidérurgie dansles PDEM) par un tarif douanier élevé, afin
de les aider à se restructurer et à se moderniser.
• éviter des licenciements massifs dans ces industries vieillissantes.
 L’argument de dumping :
En général les protectionnistes invoquent une concurrence déloyale ou des pratiques de dumping
 Dumping environnemental :
la réglementation environnementale est moins contraignante qu'ailleurs.

 Dumping fiscal :

• Le dumping fiscal consiste, pour un État, à imposer faiblement les sociétés et les personnes présentes
sur son territoire.
 Dumping social :
On parle de dumping social lorsqu'un gouvernement réduit (ou supprime) les cotisations sociales, ou
bien que les autorités d'un pays conservent des normes sociales très souples

60
Les motivations de
protectionnisme
2- Les points de vue altermondialistes :
Le mouvement altermondialiste s'oppose à la concurrence internationale
entre les travailleurs qu'induit la baisse des tarifs douaniers entre les États
("libre échange").
• Certains altermondialistes reprennent les théories de l'économiste
Friedrich List:
• les pays développés ont d'abord construit leur industrie en utilisant le
protectionnisme, puis une fois leurs économies devenues largement
supérieures à celles des pays du tiers monde, ils ont ouvert leurs frontières
afin de bénéficier de la réciprocité, qui leur permet de prévenir l'émergence
de concurrents et d'acquérir des matières premières à moindre coût.
• Puisque le tiers monde ne peut pas bénéficier du protectionnisme qui a
permis l'émergence des économies puissantes, il est condamné à rester sous-
développé.

61
Les motivations de protectionnisme

D'autres altermondialistes préconisent le commerce


équitable :
Le commerce international n'est alors justifié qu'à la
condition de satisfaire :
 les travailleurs des pays en développement
 et les consommateurs des pays riches.
Le commerce équitable préconise l'organisation de la
production et du commerce en coopératives.
D'autres enfin préconisent la relocalisation des
activités économiques.
62
Les motivations de
protectionnisme
Plusieurs altermondialistes considèrent que le protectionnisme des pays
riches empêche les pays pauvres de rattraper rapidement leur retard :
 Si il y a abandon du protectionnisme par les riches
 Délocalisation de la très grande majorité des industries vers les pays
pauvres
 diminution forte du chômage
 Plus de budget pour leurs systèmes d'éducation et de santé.
D’ailleurs,
 même si la fin des mesures protectionnistes dans les pays riches :
 Augmentation temporaire du chômage
 Baisse du chômage, par la suite, puisque la baisse des prix des produits
manufacturés une hausse du pouvoir d'achat de la consommation
dans le secteur des services, qui lui resterait évidemment local.

63
Les motivations de protectionnisme

3- Le point de vue nationaliste :


D'autres, proche du nationalisme anti-mondialiste, avancent que :
 les pays développés seraient menacés par les pays émergents
 Ils devraient s'en protéger vu que ceux-ci auraient de meilleurs coûts de
production dans certains types d'activités.
 Le libre-échangisme dérégulé, loi de la jungle, met en concurrence
frontale, sans protection, les riches avec les pauvres
 les pays développés (qui ont capitalisé une avance technologique et financière)
avec les pays émergents
 les pays émergents profitent de l'ouverture des frontières pour envahir les
marchés
 les pays en situation de dépendance qui malgré un déficit de leurs échanges
peuvent causer du mal à certaines branches agricoles notamment des premiers.
 Les PVD sont également envahis discrètement par cex émergents.

64
Les motivations de protectionnisme

Le point de vue du protectionnisme européen


 Les défenseurs de ce projet mettent en avant :
le taux d'ouverture de 12 % de la zone régionale (88 % du commerce européen
se fait avec un membre de l’Union), taux assez faible pour permettre des
politiques économiques communes ainsi que des tarifs extérieurs plus protecteurs
pour les secteurs en difficultés (délocalisations).

 Les adversaires d'un tel projet mettent en avant :


 les méfaits du protectionnisme,
 la remise en cause de la concurrence,
 le risque de repli des États sur eux-mêmes. .
Selon eux, le marché auto-élimine les entreprises les moins rentables (cas du
textile) qui se délocalisent vers des pays où la main-d'œuvre est moins chère ; les
pays dits « développés » sont quant à eux voués à se spécialiser dans des secteurs
innovants, à forte « matière grise », et non concurrençables - pour le moment - par
les pays émergents.

65
Le Libre échange

Notion de libre échange


rapport économique fondé sur le principe que :
 plus les pays échangent des produits, des capitaux et
des services, plus leurs économies sont susceptibles
de prospérer.
 C’est le coeur de la mondialisation, la spécialisation
de la production est à l'avantage de toutes les parties.
Le libre-échangisme est donc une doctrine opposée
au protectionnisme.

66
Le Libre échange
modalités d’ententes de libre échange
 ALE (accord libre échange) :
les pays s'entendent pour abaisser les barrières commerciales existantes entre eux avec l'objectif de
faciliter le développement des échanges au sein de la zone.

 Une union douanière .


Établissement d’une politique commerciale commune à l'endroit des pays extérieurs à la zone.
L'intégration est plus forte.
Exemple: L'Union douanière et économique de l'Afrique centrale regroupant le Congo,
le Gabon, la République centre africaine et le Tchad.
 Le marché commun
il ajoute aux critères précédents
 la mobilité des facteurs de production,
 La mobilité des investissements
 La mobilité des travailleurs
67
Le Libre échange
modalités d’ententes de libre échange

 L'union économique
constitue quant à elle la dernière forme d'intégration. S'ajoute alors :
 des politiques fiscales communes.
 Une politique monétaire commune, ce qui facilite les échanges de toutes sortes.
Dans certains cas, les monnaies nationales peuvent être remplacées par une
monnaie commune. (cas de la zone €)
 L'Union européenne
l'exemple classique pour les deux derniers cas. Elle illustre aussi le caractère
dynamique du processus.

68
Le Libre échange
Arguments en défaveur du libre
échange
 Le libre-échange favorise les PDEM et aggrave le fossé les séparant des PED.
 Les pays industrialisés exportent des produits manufacturés à haute valeur
ajoutée, fixent le prix d’achat des produits agricoles et concentrent leurs IDE
dans les pays émergents d’Asie au détriment des pays africains.
 A l’inverse, les PED exportent des produits primaires à faible valeur ajoutée,
donc peu rémunérateurs, ce qui aggrave leur déficit commercial.
 Par ailleurs, les PED subissent une lente dégradation des termes de l’échange,
le prix de leurs exportations diminuant alors que le prix de leurs importations
en produits manufacturés augmente.
 Afin d’amorcer leur industrialisation, les PED sont alors contraints de
s’endetter profondément, mais tout ralentissement de leurs exportations les
met dans l’incapacité de pouvoir rembourser leurs dettes.
69
Le Libre échange
N.B. :
l’accroissement de mesures protectionnistes
aurait pour conséquence de :
générer un freinage de l’innovation,
 réduire les économies d’échelle des entreprises
 d’entraîner, à terme, un ralentissement mondial de
l’économie, résultant de la contraction des
échanges..

70
Régionalisme et multilatéralisme

Régionalisme
L'intégration régionale lie :
 des pays géographiquement proches
 entre lesquels les relations économiques tendent à s'affranchir des frontières politiques.
Cette intégration prend des formes institutionnelles variées mais qui ont toujours pour finalité de lever des
obstacles aux échanges à l'intérieur de la zone considérée.

Les accords favorisent:


 l'intensification de l'ensemble des flux économiques,
 services,
 investissement direct,
 capitaux financiers.
Une pression s'exerce alors en faveur de changes fixes qui peut conduire, comme en Europe, à l'Union monétaire

N.B. :En effet, s'il existe des cas rares de traités de libre-échange entre pays éloignés (Etats-Unis-Israël; UE-
Afrique du Sud),
la plupart des zones se constitue entre pays voisins. Un des succès de l'UE vient justement du caractère compact
de ses contours.

71
Régionalisme et multilatéralisme :

Avantages et limites du régionalisme :


Les raisons du succès des accords régionaux tiennent en un mot, celui de « préférence
».
Dans le processus régional, les Etats pensent pouvoir :
 mieux contrôler la libéralisation, en choisissant les partenaires et les
biens à libéraliser :

Cette possibilité de contrôle est précieuse dans un contexte d’internationalisation


de la chaîne de production, où l’on n’échange plus des produits finis, mais des
composants ou sous-ensembles de ces produits. Désormais, 40% des exportations
mondiales sont le fait d’échanges « verticaux » du même bien à divers stades de la
production. Dans ce contexte, les accords régionaux créent des chaînes régionales
de valeur ajoutée, notamment grâce aux règles d’origine, qui édictent les
conditions à remplir pour qu’un bien puisse bénéficier de la préférence tarifaire.

72
Régionalisme et multilatéralisme :

Avantages et limites du régionalisme


Pour les économistes, la libéralisation vis-à-vis de l’ensemble
des partenaires, sans distinction, comme à l’OMC, entraîne :
 une baisse des prix : due à une réallocation des facteurs et à la
possibilité de faire jouer les rendements d’échelle,
 une augmentation du nombre de produits disponibles ;
 et, à terme, une incitation pour les firmes à innover en raison
d’une concurrence accrue.
Ainsi, le régionalisme et la préférence présentent des inconvénients :
 les gains purement économiques d’un accord régional sont faibles
et dépendent de la perte représentée par le fait de se priver de
fournisseurs bon marché mais lointains (effet de diversion).

73
Régionalisme et multilatéralisme :

Avantages et limites du régionalisme


Les PED espèrent en signant un accord régional, des effets :
 sur la croissance ou
 Sur IDE

Contre exemple : Pour le textile, dans l’ALE nord-américain (Alena), les


Etats-Unis ont ainsi repris d’une main ce qu’ils accordaient de l’autre, en
octroyant une préférence tarifaire élevée aux exportations mexicaines de
vêtements, au prix de règles d’origine restrictives qui obligeaient en
pratique les Mexicains à acheter aux filateurs américains. D’ailleurs, le
texte même de l’accord de libre-échange fait une quinzaine de pages,
tandis que l’annexe sur les règles d’origine en fait trois cents. Les accords
régionaux sont vraiment, au sens propre, du « sur-mesure ».

74
Régionalisme et multilatéralisme :

Conclusion
L'analyse économique admet que,
dans certains cas, ces accords
puissent élever le bien-être des pays
participants et, pourquoi pas, de
l'ensemble du Monde, elle considère,
néanmoins qu'ils ont peu de chances,
d'apporter de meilleurs résultats qu'un
libre-échange généralisé et non
discriminatoire (Siroën 2000). 75
Régionalisme et multilatéralisme :

La réhabilitation de la distance dans


l'analyse des relations commerciales
Cette analyse est paradoxale :
 le progrès technique a permis une baisse constante et spectaculaire des coûts de transport ou de
communication pourtant
 Les travaux empiriques tendent à montrer que les flux d'échange restent fortement influencés par la
distance géographique même si celle-ci intègre aussi des proximités historiques, culturelles ou
linguistiques.
Quelques remarques peuvent contribuer à expliquer ce paradoxe :
 L'inertie : les flux d'échange continuent à donner une importance à la proximité qui, normalement,
ne serait plus justifiée par les coûts de distance
 La baisse des coûts de transports permet à de nouveaux biens d'être échangés à des coûts de
transport qui, tout en restant élevés, ne sont plus prohibitifs
 L'importance persistante et, peut-être, renforcée, de la proximité dans les contacts personnels
entre dirigeants et, surtout, entre les firmes et les clients (Krugman, (1995).

76
Régionalisme et multilatéralisme
Notion de multilatéralisme

le multilatéralisme comme un projet politique visant à:


 encourager la coopération ;
:
 accroître l'interdépendance entre les États.

Le multilatéralisme a été investi de vertus positives et


est présenté aujourd’hui comme une méthode
privilégiée pour la conduite des affaires internationales

77
Régionalisme et multilatéralisme

Arguments en faveur du multilatéralisme


Le système mondial de l'OMC permet d'abaisser les obstacles
au commerce par voie de négociation et d'appliquer le
principe de la non-discrimination . Il en résulte une réduction :
 des coûts de production (car les importations utilisées
dans la production sont moins chères)
 des prix des produits finis et des services,
 et, en définitive, un abaissement du coût de la vie. La
libéralisation des échanges abaisse le coût de la vie.

78
Régionalisme et multilatéralisme
Arguments en faveur du multilatéralisme

 Les produits alimentaires sont mois


chers
 Le textile habillement est moins
cher
 Baisse des prix des autres
marchandises
 les services également
N. Sentel 79

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