0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues55 pages

Dynamique des zones de divergence et convergence

Le document traite de la dynamique des zones de divergence et de convergence des plaques tectoniques, en comparant les dorsales océaniques Pacifique et Atlantique. Il explique la formation de la lithosphère océanique, les processus de métamorphisme hydrothermal, ainsi que les transformations minéralogiques lors de la subduction et de la collision des plaques. Les différentes structures géologiques résultant de ces processus, telles que les plis, failles inverses et nappes de charriage, sont également abordées.

Transféré par

lannelucmaeva
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues55 pages

Dynamique des zones de divergence et convergence

Le document traite de la dynamique des zones de divergence et de convergence des plaques tectoniques, en comparant les dorsales océaniques Pacifique et Atlantique. Il explique la formation de la lithosphère océanique, les processus de métamorphisme hydrothermal, ainsi que les transformations minéralogiques lors de la subduction et de la collision des plaques. Les différentes structures géologiques résultant de ces processus, telles que les plis, failles inverses et nappes de charriage, sont également abordées.

Transféré par

lannelucmaeva
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

intro

TH1B CH3 La dynamique des zones de divergence et de


convergence

Rappels :Les frontières de plaques sont marquées par des reliefs particuliers.
3

4
1B 1A

1C
I°) Dynamique des zones de divergence.
Comparaison des dorsales Pacifique et
Atlantique
Bathymétrie (en km) de part et d’autre de la dorsale Atlantique et Pacifique et vitesse d’expansion associée
PACIFIQUE ATLANTIQUE
Bilan
Comment est mise en place la lithosphère océanique au niveau des zones de divergence pour expliquer
l’hétérogénéité observée entre les dorsales Pacifique et Atlantique?

I-A) Formation de la lithosphère au niveau des dorsales.

Le renouvellement de la lithosphère océanique s'applique à toutes les dorsales mais les roches formées et
la morphologie de la dorsale varie en fonction de sa vitesse d'expansion de la dorsale et de son apport
magmatique. On caractérise ainsi deux types de dorsales : les dorsales rapides dont la vitesse est supérieure à
5 cm/an ( Pacifique) et les dorsales lentes dont la vitesse est inférieure à 5 cm/an (Atlantique)
Etude préalable de différents
documents
Réponses
1-Fonctionnement d’une dorsale rapide : la dorsale Pacifique
L'amincissement de la croûte à l’aplomb de la dorsale entraine une diminution de la pression,
facilitant la remontée rapide des péridotites chaudes du manteau asthénosphérique. La rapidité
du phénomène n’induit donc pas de diminution de température des péridotites. Cette
décompression adiabatique créent des conditions favorables à la fusion partielle des
péridotites (15 %) à l’origine d’une production assez importante de magma. A partir de ce
magma, cristallisent de nouvelles roches de composition chimique un peu différente de celle
de la péridotite. A la base de la croute cristallisent des roches plutoniques (grenues) : gabbros,
surmontées d’un complexe filonien ( gabbro + basalte / le gabbro cristallise en remontant dans
des fractures de la croute, au milieu des basaltes). La partie la plus superficielle de la croute
est composée de roches volcaniques partiellement cristallisées : des basaltes, issus d’une
remontée rapide du magma, refroidit brutalement par l’eau de mer, interrompant la
cristallisation. Les basaltes prennent l’aspect de « coussins » appelés basaltes en coussins ou
pillow-lavas.
La cristallisation des roches se réalise selon le principe de la cristallisation fractionnée,
c’est-à-dire par cristallisation progressive entrainant de fait une modification systématique de
la composition chimique du magma résiduel. Selon la vitesse du refroidissement, le
magma est à l’origine de roches plutoniques ou volcaniques.
L’accrétion océanique rapide ou « fonctionnement des dorsales rapides » est donc davantage
générée par l’activité magmatique quasi continue que par les mouvements tectoniques de
divergence, ce qui explique un relief peu accidenté et l’absence de rift (zone d’effondrement).
2- Le fonctionnement d’une dorsale lente.
PARTIE DU COURS CORRESPONDANTE

Malgré la baisse de pression, les conditions de fusion partielle de la péridotite sont donc rarement atteintes. Une partie
de la chaleur est en effet évacuée par la circulation de l’eau de mer froide ( hydrothermalisme) qui se réchauffe en
circulant dans les fractures jusqu’à la partie supérieure du manteau. Les eaux réchauffées sont ensuite expulsées par les
cheminées hydrothermales . Cette convection hydrothermale fait perdre 25 % de sa chaleur à la lithosphère.
La péridotite du manteau asthénosphérique visqueuse, remonte par convection, de manière lente, entrainant son
refroidissement. L’activité magmatique sous la dorsale est donc faible, intermittente voir absente. La faible quantité de
magma donne des lentilles de gabbro et une croute océanique désordonnée.
L’accrétion océanique (formation de la LO) est lente, essentiellement générée par les processus tectoniques de
divergence, expliquant le relief effondré et très accidenté des dorsales lentes : de grandes failles normales se forment en
raison du contexte de traction (de divergence), exhumant (mise en surface) le manteau profond ( péridotites). La
composition de la croute océanique ne reflète pas la stratification de la croute des dorsales rapides. En s’infiltrant dans
les fractures, l’eau de mer hydrate faisant évolue en serpentinite (péridotite hydratée)
B) L’évolution de la lithosphère océanique produite.
Dès qu’elles sont formées à l’axe des dorsales, les roches de la lithosphère océanique subissent des transformations
minéralogiques, lié au contact de l’eau de mer ou hydrothermalisme. Au contact de l’eau de mer, la composition
minéralogique des roches évolue. Les minéraux s’enrichissent en groupements OH (hydratation) et perdent aussi des
éléments chimiques, emportés par l’eau de mer.

Les roches de la lithosphère océanique s’hydratent, se modifient et se refroidissent par l’action de l’eau de mer. Ce
phénomène est appelé métamorphisme hydrothermal : transformation minéralogique à l’état solide par l’action de l’eau
de mer.
ILLUSTRATION:
TP Evolution de la composition des gabbros lorsqu’on
s’éloigne de l’axe de dorsale
Le gabbro est métamorphisé en méta gabbro à hornblende. Les nouveaux minéraux hornblende,
chlorite et actinote (de teintes vertes) sont formés dans des conditions de faible pression et faible
température. Ces conditions caractérisent le « faciès « ou « domaine » des « schiste vert ».
Autres modifications affectant la lithosphère océanique en s’éloignant du centre d’accrétion :
La lithosphère océanique s’hydrate, se refroidit, s’épaissit (sauf la croûte= 6 km max) et se densifie.
La densité de la lithosphère (d = 3,3) devient progressivement plus importante que celle de
l’asthénosphère, ce qui induit un phénomène de subsidence thermique (enfoncement lié à l’abaissement
de la température).
Ce phénomène est le moteur essentiel de la subduction qui enclenche le plongement de la lithosphère
océanique dans le manteau de la plaque sus-jacente.

Remarque : le poids des sédiments marins déposés au cours du temps sur la lithosphère et le contexte
compressif lié à la plaque adjacente renforcent la subduction.
II°) La dynamique des zones de convergence

II A) Les zones de subduction.

TP : contexte de subduction.
1 Indices géophysiques :
Une zone de subduction se caractérise par un relief particulier : fosse et cordillère, un faible flux géothermique à
l’avant et fort à l’arrière, une concentration de foyers sismique le long du plongement ( plan de Wadatti Béniof), et du
volcanisme dans la cordillère.
2 Transformations minéralogiques induites lors de la subduction : métamorphisme
de subduction.

Le plongement de la lithosphère océanique induit des transformations minéralogiques: les


métagabbros à hornblende sont métamorphisés en métagabbros à glaucophane (minéral
bleuté) dans un contexte « moyenne pression / moyenne T°C », caractérisant le faciès
« schistes bleus ». Entraînés encore en profondeur dans un contexte de forte pression et
moyenne température, définissant le faciès « Eclogite », les métagabbros à glaucophane
sont à leur tour métamorphisés en Éclogite : roche contenant de la jadéite et des grenats
(couleur bordeaux).
En s'éloignant de la dorsale, les gabbros s’hydratent. Lors de l’entrée en subduction, ils se
déshydratent.
3 Magmatisme à l’arrière des zones de subduction.

L’eau issue de cette déshydratation percole dans le manteau sus-jacent et hydrate la péridotite du manteau ,ce qui
abaisse son solidus. La péridotite peut alors entrer en fusion partielle et constituer un magma hydraté, responsable d’un
magmatisme dans la lithosphère continentale chevauchante.
Si le magma peut remonter en surface, il cristallise partiellement et sera à l’origine d’un volcanisme explosif
donnant des roches telles que l’andésite, ou la rhyolite (plus riche en silice)
Si le magma est retenu en profondeur, il cristallise totalement et forme des plutons (des massifs internes) de
granodiorites, roches proches des granites.

Remarque : Lors de leur ascension, les magmas traversent d’autres roches. A leur contact ils peuvent subir des
contaminations ( enrichissement en silice) à cause d’une fusion partielle des roches qui entourent la chambre
magmatique. Ceci explique aussi la diversité des roches formées (ex : andésite et rhyolite)

La mobilité des plaques lithosphériques résulte de phénomènes de convection impliquant à la fois les
plaques et l’ensemble du manteau.
L’augmentation de la densité est donc un facteur important contrôlant la subduction et par suite, les
mouvements descendants de la convection, qui participent à leur tour à la mise en place des mouvements
ascendants.
La convergence des plaques lithosphérique peut amener à une collision. Quels indices caractérisent le phénomène de
collision ?

II B) Les zones de collision.

L’affrontement de deux lithosphères de même densité et de même nature conduit à un


raccourcissement et à un épaississement des matériaux lithosphériques par
empilement.
Cet épaississement de la croute ou épaississement crustal se traduit par la formation d’un relief
observable, en surface ( d’altitude variable) et d’un relief non observable, en profondeur appelé racine
crustale.
Un indice de déformation souple, résultant de la collision:
les plis
Un indice de déformation cassante, résultant de la collision:
les failles inverses
Un indice de déformation cassante , résultant de l’action de
fortes contraintes opposées mais d’intensité différentes:
les chevauchements
Un indice de déformation cassante , résultant de l’action de très
fortes contraintes et d’intensité très différentes
les nappes de charriages
RESUME
Les plis : les roches sont déformées sous la contrainte
compressive, la structure est surélevée, épaissie et raccourcie
en longueur.
Les failles inverses : les roches se cassent selon une faille sous
l'effet de la contrainte compressive. Le bloc situé sur le plan de
faille remonte = la structure est raccourcie et épaissie
Les chevauchements : suite à la formation de failles donc de
deux blocs, un bloc remonte le long du plan de faille et
continue sa progression en glissant au-dessus de l'autre bloc. Le
principe de superposition n'est donc plus respect : un terrain
ancien vient recouvrir un terrain récent. Un contact anormal est
créé au niveau du plan de chevauchement. Les roches sont
empilées contribuant à l'épaississement et au
raccourcissement.
Les nappes de charriage : le mécanisme est le même que celui
des chevauchements mais sur le déplacement se réalise sur des
distances beaucoup plus grandes, dizaines de Km.

Vous aimerez peut-être aussi